Pour la seule année 2026, qui n’est pas terminée, la Grande-Trappe de Soligny (Orne), le carmel de Compiègne (Oise), Notre-Dame du Port du Salut (Mayenne), ont fermé.
La sociologue Isabelle Jonveaux a examiné les monastères contemplatifs catholiques et livre ses résultats dans La Vie.
Sur ces 20 dernières années, près d’un tiers des monastères (environ 30 %) ont fermé. Les monastères de femmes sont proportionnellement plus touchés : 32 % d’entre eux ont fermé, contre 21 % des monastères d’hommes. Et cela s’accélère : jusqu’en 2015, il y avait environ moins de quatre fermetures par an. Le chiffre moyen tourne aujourd’hui autour d’une petite dizaine par an.
Les carmels ont connu 40 % de fermetures en 20 ans (34 ont fermé sur les 85 existants). Les proportions sont similaires chez les Clarisses (environ 40 % de fermeture) et les Visitandines (30 %). Les Trappistes connaissent également un taux élevé (36,4 %). En revanche, les Dominicaines (8 %) et les Bénédictins et Bénédictines (hommes et femmes confondus, 18 %) sont moins touchés.
Point intéressant de cette étude, la crise ne touche pas de façon uniforme les monastères :
En 2007, il existait 244 monastères de langue française, 36 mêlant français et latin et 23 monastères pour le latin exclusivement.
- Parmi les monastères dont la langue de l’office était le français en 2007, 34 % ont fermé.
- Ce chiffre descend à 19 % pour ceux qui utilisaient le français et le latin,
- il tombe à 0 % pour ceux dont l’office était exclusivement en latin…
