Partager cet article

Tribune libre

Entre foi et mauvaise foi

Entre foi et mauvaise foi

Même le journal « La Montagne » de ce dimanche reconnaît la ferveur de la foule au passage du Pape sur les Champs Élysées !

Ce n’est pourtant pas l’habitude de ce quotidien au service de la franc-maçonnerie de faire l’éloge du monde catholique. Mais là, il serait bien difficile de nier l’évidence : un réveil spirituel est entrain de naître en France. En voyant tous ces croyants acclamer Léon XIV qui se dirige vers une cathédrale improvisée sur la place de la Concorde, on ne peut s’empêcher de repenser à l’entrée triomphale de Jésus-Christ dans Jérusalem. Comme à l’époque, tous ces gens assoiffés de Dieu qui gardaient au fond de leur cœur une profonde espérance ont pu laisser éclater leur joie sans la moindre retenue. Au milieu d’une foule unanime, ils ne craignaient plus rien !

Depuis quelques années déjà, on nous parle de cette demande de baptême d’adultes et même d’adolescents, demande qui augmenterait chaque année. Surtout, il y a ce regain de ferveur pour des pèlerinages qui drainent des foules le long de nos chemins, redonnant vie à des lieux autrefois vénérés. Dans ce sens, la venue de Léon XIV en France résonne un peu comme le révélateur de ce réveil. A Paris, à Lourdes, à Metz, des croyants se sont retrouvés des quatre coins de notre pays pour accueillir le Pape. Ce dernier a su répondre à leur enthousiasme en les encourageant à exprimer publiquement leur foi :

« La parole de l’Église a toute sa place dans le débat public en France, elle possède par nature une autorité prophétique. Même si elle n’est pas toujours entendue, elle y est attendue. Même si elle n’est pas suivie sur des questions essentielles qui touchent aux fondements de la civilisation, elle est nécessaire. N’en doutez pas ! »

Evidemment, face à tant d’enthousiasme et d’espérance dans l’avenir de la France, il fallait bien que des hommes politiques bien-pensants et des journalistes endoctrinés viennent déverser leur fiel !
Ainsi, un membre du conseil municipal de Metz, où le pape a été accueilli lundi, a dénoncé un énorme déploiement de moyen comparant Léon XIV à une rock star. Sur les Champs Élysées, d’autres ont reproché a des prêtres de transformer la célèbre avenue en confessionnal à ciel ouvert. De son côté, l’inénarrable Patrick Cohen a déclaré sur France-Inter que la visite du Pape en France avait été un fiasco qui n’avait intéressé qu’une minorité de français. Et puis, il y a cette journaliste de « Libération » invitée sur le plateau de BFM-TV qui atteint tous les records de mauvaise foi en commentant ainsi la soirée au Stade de France :

« Étrange évènement avec des chevaux à plumes et des costumes pas très réussis. Ça faisait un peu bas de gamme, un peu Puy du Fou. J’ai été effrayée par l’enthousiasme des fidèles autour du souverain pontife. On est presque dans l’idolâtrie : le plus grand péché dans la Bible, c’est l’idolâtrie ! »

En l’écoutant, on ne peut s’empêcher de penser aux pharisiens critiquant Jésus. Comme elle, ils s’appuyaient sur des textes bibliques pour reprocher à Jésus de guérir des malades le jour du Sabbat. Dans son étroitesse d’esprit, elle est persuadée que toute cette ferveur se concentre sur la personne de Léon XIV alors qu’il n’est que le révélateur d’une foi déjà vivante chez la plupart de ces croyants. Par sa présence, il a juste permis à cette attente de Dieu dissimulée au fond des cœurs d’éclater au grand jour. En réalité, tous ces hommes politiques et ces journalistes bien-pensants sont les nouveaux pharisiens de la religion humaniste !

Heureusement au-delà de leur haine, il restera de cette visite les images d’un peuple qui a retrouvé confiance en sa vocation de témoin du Christ. En rappelant que notre pays comme l’Europe se sont construits sur des hommes et des femmes qui ont osé témoigner de leur foi au péril de leur vie, Léon XIV a invité indirectement la jeunesse française à oser défendre publiquement leur attachement aux valeurs chrétiennes malgré les risques encourus.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Partager cet article

Publier une réponse