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Valeurs chrétiennes : Education

Inspections commandos dans les écoles libres : la réponse du ministre

Inspections commandos dans les écoles libres : la réponse du ministre

En juin, le député LR Patrick Hetzel avait interrogé le ministre de l’Education nationale sur les scandaleuses inspections qui s’étaient déroulés dans les lycées libres. La réponse du ministre a été publiée en ligne.

Texte de la question

M. Patrick Hetzel interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les conditions dans lesquelles sont parfois effectuées les inspections par les services académiques dans les écoles hors contrat. Ainsi, il est rapporté à M. le député que, contrairement aux écoles sous contrat, les inspections ont souvent lieu sans annonce préalable et peuvent durer toute une journée. Il serait même arrivé qu’il y ait dix inspecteurs pour une école de quatre-vingt-dix élèves. Est-il possible que certains inspecteurs se soient autorisés à fouiller dans les affaires personnelles des élèves comme celles du personnel ? Il arrive de plus en plus souvent que les inspecteurs imposent de se retrouver seuls avec les élèves pour s’entretenir avec eux et refusent la présence de toute personne de l’école pour assister aux entretiens. Une directrice qui a tenté de s’y opposer s’est vue menacée de voir son école fermée. Les questions posées sont vécues par les élèves comme une intrusion dans la vie privée des familles : accès internet à la maison, présence ou non d’une télévision, conversation sur la sexualité en famille, lieux de scolarisation des autres enfants de la fratrie… Alors que les écoles hors contrat sont déclarées légalement et connues des services de l’éducation nationale, les inspections devraient permettre aux établissements par des échanges de progresser. Or ces inspections sont vécues, de plus en plus souvent, par les élèves, les équipes pédagogiques et les familles comme une épreuve traumatisante. Aussi, il lui demande ce qu’il prévoit pour créer un cadre propice aux échanges constructifs et éviter toute forme de dérive.

Texte de la réponse

Depuis 2018, le régime juridique relatif aux établissements d’enseignement privés hors contrat a été profondément rénové : en premier lieu par la loi nº 2018-266 du 13 avril 2018 visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements d’enseignement privés hors contrat ; puis par la loi nº 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance ; et enfin par la loi nº 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. La refondation des modalités de contrôle de l’ouverture et de l’activité des établissements privés hors contrat, quel que soit le caractère propre qu’ils revendiquent, permet désormais une action efficace de la puissance publique en la matière. Ainsi, ce régime juridique tend aussi bien à promouvoir le droit à l’éducation qu’à garantir la sécurité des élèves accueillis au sein de ces établissements. La compétence de l’autorité académique pour assurer ce contrôle trouve son fondement dans l’article L. 442-2 du code de l’éducation ; ce contrôle vise un double objectif. D’une part, vérifier dans quelle mesure ces établissements permettent à leurs élèves de maîtriser, à l’issue de la période de l’instruction obligatoire (de 3 à 16 ans), l’ensemble des exigences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. D’autre part, il s’agit de s’assurer que les conditions de fonctionnement de ces mêmes établissements ne portent pas atteinte à l’ordre public et qu’elles offrent des garanties suffisantes en matière de prévention sanitaire et sociale, comme de protection de l’enfance et de la jeunesse. Conformément à l’article L. 241-4 du même code, un mandat est donné en ce sens par l’autorité académique aux équipes chargées de l’inspection des établissements d’enseignement privés hors contrat. Un guide pratique relatif au régime juridique applicable à l’ouverture, au fonctionnement et au contrôle des établissements d’enseignement privés hors contrat, librement accessible sur Internet, est par ailleurs diffusé depuis mars 2022 (v. https://www.education.gouv.fr/bo/22/Hebdo18/MENF2209703A.htm). C’est dans ce cadre que les inspecteurs inscrivent leur action. Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse porte une attention toute particulière à l’organisation et au déroulement de contrôles réguliers des établissements privés hors contrat.

Le nombre de contrôles est en augmentation constante, tout comme le nombre d’établissements privés hors contrat ouverts et les effectifs d’élèves qui y sont scolarisés. Ainsi, au cours de l’année scolaire 2021-2022, 650 inspections ont été menées et tous les établissements nouvellement ouverts ont été contrôlés. Le directeur de l’établissement peut être préalablement informé de la date du contrôle et de ses modalités. Toutefois, le contrôle peut aussi être effectué sans délai et de manière inopinée. De même, l’autorité académique peut décider si l’inspection sera réalisée par les inspecteurs de l’éducation nationale ou s’il apparaît pertinent d’y associer d’autres services de l’État afin de procéder aux contrôles relevant de leurs compétences. Ainsi, en pratique, la taille des équipes chargées de l’inspection de ces établissements peut être différente d’un établissement à l’autre, les inspecteurs de l’éducation nationale étant exceptionnellement en nombre supérieur à trois ou quatre. Les inspections constituent également des temps d’échange permettant aux établissements de progresser et de délivrer un enseignement toujours plus qualitatif aux élèves. Au demeurant, les inspections, dans leur grande majorité, conduisent à des rapports positifs, parfois accompagnés de conseils d’amélioration. En revanche, dans les cas où des manquements sont constatés, une mise en demeure est adressée à l’établissement assortie de recommandations pour permettre à l’établissement de remédier aux manquements dans les délais qui lui sont fixés. Dans ce cas, l’établissement fait l’objet d’une nouvelle inspection permettant de s’assurer qu’il a mis en œuvre les actions nécessaires. Ces pistes de remédiation sont toujours fournies dans le respect de la liberté pédagogique des établissements privés hors contrat. L’administration centrale du ministère accompagne les services académiques dans la mise en œuvre de ce cadre rénové de contrôle de ces établissements. Non seulement il existe le guide pratique mentionné plus haut, mais des formations sont également proposées aux académies pour rappeler ce cadre ainsi que les pratiques à observer lors des inspections. Elles sont plus particulièrement destinées aux inspecteurs de l’éducation nationale et aux services administratifs, dans une optique d’amélioration des processus d’instruction des demandes d’ouverture et d’inspection des établissements privés hors contrat.

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7 commentaires

  1. Circulez, il n’y a rien à voir ! Surtout pas le KGB en action !
    C’est atterrant de voir une loi justifiée contre l’islamise être clairement tournée contre le catholicisme.

  2. Bla bla bla que ne feront-ils pas pour écraser la Loi qui est au-dessus de leurs lois fécondes zé multiples.

  3. Tintin chez les Soviets ?

  4. Et autant pour ceux qui applaudissait à l’arrivée de ce personnage intronisé par le groupe Biderberg. Les premières déclarations qui semblaient répondre aux inquiétude légitimes de l’ensemble de la population n’étaient qu’un rideau de fumée.
    La leçon qu’on en tire est qu’il fera encore pire que son prédécesseur, par exemple en réservant les “classes d’élite” (s’il y en a) aux élèves issus de l’immigration afin de faire cesser ce ‘scandale’ de l’existence d’élèves français intelligents et bien formés. Pas sûr que les intéressés aient la capacité de suivre pour la plupart: le critère est purement ethnique.

  5. c’est une réponse à la question ? (vous pouvez répéter la question?)
    c’est se foutre des gens, tout simplement ( bonne idée de Tintin chez les soviets)

  6. et les enfants, réalise-t-il le traumatisme que cela représente pour eux?
    C’est un manque total d’empathie, et il est à la tête du ministère de l’éducation.

    Les résultat des écoles hors contrat les indisposent alors qu’il devrait les prendre en exemple.

  7. Pour faire des esclaves (‘vous n’aurez plus rien et vous serez heureux’, contrôle social pour notre bien, caméras pour notre bien, injections pour notre bien…..), il faut des moutons et donc que le QI moyen descende, descende et descende encore.

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