Delphine Prénat-Molimard s’indigne dans l’émission «Points de Vue» :
«Je suis en colère car j’ai fait 15 ans d’études pour qu’on me demande de proposer la mort à des patients».
«Même si ce n’est pas le soignant qui injecte le produit létal directement au patient, on reste complice quelque part. On est là pour permettre cela. Ce n’est pas la place du soignant».
Cet acte qui va «à l’encontre de la logique de soignant» s’illustre au Canada où l’euthanasie a été autorisée en 2016 :
«Selon une enquête, avant la légalisation de l’euthanasie, 70% des médecins – toutes disciplines confondues – étaient favorables à une évolution de la loi».
Pourtant aujourd’hui, comme elle l’affirme, «même pas 3% de ces soignants la pratiquent». L’euthanasie représentait à elle seule près de 5% des décès du pays en 2023.
«C’est une chose de déclarer qu’on est partant et c’en est une autre de le faire».
