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France : Politique en France

La liturgie traditionnelle, élément important du patrimoine culturel immatériel ?

La liturgie traditionnelle, élément important du patrimoine culturel immatériel ?

Question écrite du député RN Marie-France Lorho au ministère de la culture sur la protection accordée à la liturgie tridentine comme élément important du patrimoine culturel immatériel (PCI) français et mondial :

Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la culture sur la protection accordée à la liturgie tridentine comme élément important du patrimoine culturel immatériel (PCI) français et mondial. La liturgie tridentine respecte les critères de la convention pour la sauvegarde du PCI exposé dans son article 2. En effet, c’est une pratique rituelle et une expression qui se manifeste par des objets et dans des espaces culturels qui leur sont associés. En outre, des communautés et des groupes la reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.

À ce jour, bien que le Comité intergouvernemental de sauvegarde du PCI ait ajouté plusieurs pratiques rituelles sur la liste représentative du PCI de l’humanité, il n’a pas encore ajouté celle-ci. La France a aussi déjà inscrit plusieurs pratiques rituelles à son inventaire du PCI, telle la crémation des Trois Sapins à Thann, le défilé du dieu Ganesh à Paris ou encore le gi pangi (un rite de passage féminin businenge) ; il n’a néanmoins pas encore inscrit la liturgie tridentine, alors même que cette liturgie était majoritairement utilisée par le passé.

Mme la députée interpelle Mme la ministre sur la cohérence de cette inscription, cette liturgie ayant notamment engendré des œuvres d’art en rapport avec le Concile de Trente (peintures, manuscrits enluminés, architectures, objets d’art). Par ailleurs, en 2017, une étude évaluait à 230 les lieux en France où la liturgie tridentine était pratiquée. Cela constitue un groupe d’environ 50 000 personnes. Cette pratique rituelle respecte tous les critères pour l’inclusion à inventaire du PCI. Elle correspond notamment à la définition de l’article 2 de la Convention ; elle appelle à une sauvegarde ; elle est reconnue comme faisant partie du patrimoine culturel par une communauté unanime ; elle est régulièrement pratiquée et apprise au sein de la communauté ; enfin, elle est associée à des objets, des documents et des archives.

Cette pratique rituelle culturelle qui date du XVIe siècle permet de rendre intelligibles des pans entiers du patrimoine culturel français, il donne par exemple son sens à l’architecture de milliers d’églises et chapelles. Cette liturgie préserve également des éléments du patrimoine, à l’image du chant grégorien. Mme la députée demande à Mme la ministre si le Gouvernement considère que la liturgie tridentine est un patrimoine rituel au sens de la convention. Elle lui demande s’il considère que ce patrimoine respecte les critères qui pourrait appeler à sa préservation.

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11 commentaires

  1. On peut se demander si la chèvre qui sert de sinistre de l’inculture est intéressée par le sujet

  2. Cette pratique rituelle ne date pas du tout du XV ème siècle.
    Mais elle remonte au III ème et IV èmes siècles. (Saint Damase)
    Contrairement au rite concocté par Paul VI et son acolyte Mgr Bugnini, rite qui, lui, est protestant-compatible, ce qui veut tout dire, Luther rejetant la théologie du Sacrifice de la Messe renouvelant de manière non sanglante le sacrifice du Christ sur la Croix.

    • Mgr Bugnini, par la publication de multiples éléments probants remis par un enquêteur entre les mains de Paul VI, faisait partie de la liste des prélats présumés francs-maçons. Il semblerait même que certains passages de la nouvelle liturgie lui avaient été dictés par son supérieur en loge.

  3. Il faudrait demander l’inscription aussi à l’UNESCO comme patrimoine immatériel de l’humanité…

  4. génial !

  5. La cerise sur le gâteau

    Et dire que quand cette idée fût émise ailleurs, il y a quelques années, certains se moquèrent.

    Le temps fait son œuvre

    Les occupants du Vatican vont en avaler leur chapeau.

  6. A Monsieur (?) “souvenirdeblainville”: dommage que vos propos soient une calomnie gratuite. Il suffit de lire avec attention le Missale Romanum de saint Paul VI pour constater que la “théologie du Sacrifice de la Messe renouvelant de manière non sanglante le sacrifice du Christ sur la Croix” y est clairement maintenue. Il suffit aussi de lire le Cathécisme de l’Eglise Catholique pour avoir confirmation que cette doctrine est intangible. Je regrette que, pour “défendre” le “rite traditionnel”, on utilise pour argument l’invective contre le rite actuel de l’Eglise Catholique, liturgie approuvée par saint Paul VI, par saint Jean-Paul II et requise par un Concile oecuménique. Cette manière de faire est extra Ecclesiam.

    • Mon Révérend Père,
      Je vous félicite de tenir – comme moi – l’intangibilité de la théologie du Sacrifice de la messe, mais une “tribune” récemment publiée dans le journal “La Croix” montre que ce n’est pas l’avis de tous les défenseurs du nouveau rite.
      Par ailleurs, le principal rédacteur du nouveau rite, le père Bugnini a lui-même déclaré qu’un des objectifs de la nouvelle liturgie était de gommer les aspects pouvant déplaire aux protestants. La participation de pasteurs protestants à l’élaboration du nouveau rite est d’ailleurs avérée. Et de nombreux protestants ont déclaré, lors de sa promulgation, qu’ils se sentaient prêts à célébrer ce qu’ils appellent “la Cène” avec ce nouveau rite (alors qu’ils ne peuvent employer le rite traditionnel).
      Ce sont là des faits : des faits objectifs, et non des “invectives”.
      Ils semblent clairement justifier qu’on puisse parler d’un rite “protestant-compatible”.
      Permettez-moi également de vous rappeler que l’appréciation selon laquelle le nouveau rite s’éloignerait “de façon impressionnante” de la théologie catholique de la messe n’a pas été portée à la légère par de simples fidèles du rang, mais par deux cardinaux de premier plan : les cardinaux Ottaviani et Bacci (dans leur “Bref examen critique”).
      Enfin, vous savez sans doute à quel point la définition de la messe donnée dans la première édition du nouveau missel (article 6 de l’ “Institutio Generalis”) a choqué des théologiens catholiques de premier plan (notamment le cardinal Journet). Il a fallu, de toute urgence, changer cet article 6 dans une deuxième édition. Mais si la définition de la messe ainsi donnée au début du nouveau missel a été rectifiée (de façon à mentionner le sacrifice), le rite lui-même n’a pas été rectifié. Or c’est évidemment la première définition qui indique l’esprit dans lequel ce rite a été concocté, et non la définition rectifiée.
      Encore une fois, mon Père, ce sont là des faits.
      Des faits pénibles, mais des faits.

    • Il suffit aussi de lire le Bref Examen Critique du nouvel ordo missae du Cal Ottaviani pour comprendre que vos affirmations sont malheureusement erronées. Derrière les mots équivoques de la nouvelle liturgie se cachent les réalités du terrain qui en sont issues, à savoir “les licences innombrables qu’elle autorise implicitement, par les insinuations qu’elle favorise et par ses atteintes manifestes à la pureté de la foi… Le Saint Siège, avec une hâte inexplicable, a permis ou même encouragé, par l’intermédiaire du Comité pour l’application de la Constitution sur la liturgie, une infidélité toujours croissante aux textes conciliaires”.

  7. Dès que sa collaboratrice ne lui écrit plus ses questions écrites, la rigueur et la pratique de madame lorho sont beaucoup plus molles…

    IVG : la députée Marie-France Lorho met de l’eau dans son vin
    https://www.ledauphine.com/societe/2022/06/29/ivg-la-deputee-marie-france-lorho-met-de-l-eau-dans-son-vin

    https://www.calameo.com/read/006224544df2b05cce743?fbclid=IwAR1oZC_2uSKTYKl8_fEdja4PHmfe0d8vYNjLyoMTmwWmxrF7P0xab6L3XQA

    • Me concernant je n’ai aucune considération pour les politiciens
      Car il arrive toujours un temps où ils mollissent, retournent leur veste, trahissent
      Ils sont des hommes à l’image des curés.
      Cependant si je ne suis pas meilleur qu’eux, permettez-moi de dire qu’elle a posé une question sur laquelle hélas vous faites un hors sujet dommage. Mais qui doit être posée et avec un chanoine du Latran poudré à l’image de certains au Vatican, il vont avoir des crises.
      Car oui cela appartient au patrimoine immatériel et matériel de l’humanité.

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