Ces jours-ci, dans le diocèse de Milan, débute une initiative promue par la pastorale des jeunes, qui propose cinq cours en ligne pour découvrir l’histoire, la pensée et les traditions du bouddhisme, en préparation des Journées mondiales de la jeunesse de Séoul, en 2027.
Un cours d’apologétique destiné à fournir un regard critique sur une religion fausse et dangereuse, de plus en plus répandue en Occident ? Pas du tout. On peut lire dans la brochure de présentation que
« le bouddhisme constitue l’une des plus importantes traditions religieuses et philosophiques de l’humanité et représente, dans le contexte contemporain, un interlocuteur privilégié pour la réflexion sur des questions fondamentales telles que le sens de l’existence, l’expérience de la souffrance, la recherche du bonheur, l’éthique du vivre-ensemble et le rapport entre l’intériorité et le monde ».
Imagine-t-on saint François Xavier se faire expliquer par des bouddhistes le sens de l’existence et le chemin du bonheur ?
D’ailleurs, comme le confirme le diocèse lui-même dans le document Foi et accueil : l’oratoire comme lieu de rencontre interreligieuse,
« les identités elles aussi sont en chemin, c’est pourquoi il faut éviter toute restriction préconçue à l’égard d’un renouvellement qui apparaît de plus en plus nécessaire dans la société pluraliste actuelle, où il existe un risque que l’appel à une relation exclusive avec le Christ se traduise par des formes de relations excluantes ».
Voilà pourquoi « l’oratoire tient à ce que personne ne soit empêché de cultiver son propre cheminement de foi ». Sic.
Sauf que, sous la bannière dorée du bouddhisme, se dissimule une tout autre réalité.
