Partager cet article

Culture de mort : Euthanasie

La réponse ministérielle à l’ONU n’est pas très convaincante!

La réponse ministérielle à l’ONU n’est pas très convaincante!

Communiqué de la Fondation Lejeune à propos de la réponse de la France au Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU:

Le 27 août 2025, la ministre déléguée chargée des personnes handicapées, Mme Parmentier-Lecocq, a répondu à l’interpellation des Nations-Unis sur le projet de légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en France. Le 23 juin dernier, l’ONU, à travers son Comité des droits des personnes handicapées, avait exprimé sa crainte d’une “violation du devoir de respecter, protéger et garantir le droit à la vie des personnes handicapées“.

Cette réponse de la ministre s’inscrit dans une procédure de suivi du Comité, extrêmement rare, traduisant l’importance de la préoccupation des experts des droits des personnes handicapées, et venant renforcer le signal d’alerte lancé par de nombreux collectifs et associations de personnes porteuses de handicap, de juristes et de soignants sur les dangers du texte en cours de débat et sur les dérives inévitables.

Cette interpellation onusienne exprime également, dans le langage diplomatique, une protestation contre une intervention de la ministre des personnes handicapées au printemps. Le 13 mai dernier, la vidéo de Mme Parmentier-Lecocq, publiée sur son compte X, invoquant ladite Convention pour justifier l’euthanasie des personnes porteuses de handicap, relevait d’une manipulation. Une fake news, dénoncée par la Fondation Jérôme Lejeune au moment des faits, et que le Comité ne laisse pas non plus passer, demandant expressément au gouvernement français de ne pas instrumentaliser la Convention relative aux droits des personnes handicapées pour justifier l’euthanasie.

Pas de surprise, ni de nouveauté dans les réponses apportées par la ministre française, qui se contentera pour cette demande de rappeler le choix du gouvernement français de ne pas utiliser les termes “euthanasie” et “suicide assisté“, insistant sur sa préférence pour le terme “aide à mourir“, sémantique arbitraire qui ne saurait convaincre le Comité.

La Fondation Jérôme Lejeune se félicite d’avoir contribué à attirer l’attention du Comité des droits des personnes handicapées sur les dangers de cette proposition de loi. Elle salue l’interpellation du Comité qui vient réaffirmer l’importance de protéger les personnes porteuses de handicap contre ce texte, à l’aube de son examen au Sénat. La Fondation s’en remet à présent à la sagesse des sénateurs, devant lesquels elle sera auditionnée le 4 septembre.

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services