Le 7 juillet, Emmanuel Macron était le premier chef d’Etat européen à se rendre à Damas, pour rencontrer le président Syrien, Ahmed Al-Charaa. « La Syrie a besoin de tous ses enfants et chacun doit y trouver sa place » a déclaré Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien. « Sans doute est-ce là un grand défi, car il vous faut rassembler les Syriens, convaincre ceux qui ont fui que leur avenir est désormais ici ».
Plusieurs protocoles d’accords avec des entreprises françaises ont été signés, notamment au sujet de l’exploitation du port de Lattaquié, de la construction du pont d’Idleb. Les sujets gaziers et pétroliers n’ont pas été oubliés. On notait dans la délégation, la présence de Patrick Pouyanné, PDG de Total Energies et de Rodolphe Saadé, PDG de la CMA-CGM.
La France rend des pièces de musée
Vingt-trois pièces des musées de Damas, Alep, Lattaquié et Palmyre avaient été prêtées par la Syrie à l’Institut du monde arabe en 2011, juste avant le début de la guerre. Après 16 ans, elles ont été enfin rendues à la Syrie, à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron à Damas. Parmi les œuvres, figuraient notamment, la Déesse al-Lât montée sur un chameau, un Bas-relief aux dieux syriens datant tous les deux du Ier siècle ou encore la Statuette omeyyade de femme couronnée datant du au VIIIe siècle.
Depuis 1979, la Syrie était considérée par les Etats-Unis comme un état « parrain du terrorisme ». Le 8 juillet dernier, Marco Rubio, secrétaire d’État américain a annoncé qu’après avoir levé les sanctions, « le président Trump a informé le Congrès de l’intention de son administration de retirer la désignation de la Syrie en tant qu’État parrain du terrorisme à l’issue d’une période de préavis de 45 jours. Il s’agit là d’une nouvelle mesure historique prise par le président Trump pour offrir au peuple syrien une chance de renouer avec la grandeur ». « Nous avons tourné la page d’un chapitre sombre de l’histoire de la Syrie » s’est réjoui Assaad al-Chaibani, ministre syrien des affaires étrangères.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
