Des élections législatives se sont déroulées en Bulgarie. La coalition « Bulgarie progressiste » est arrivé très largement en tête, et de façon spectaculaire. La coalition Bulgarie progressiste, qui remporte la majorité absolue des sièges (une première depuis 1997) est conduite par Roumen Radev : l’homme qui était le président de la République, et qui a démissionné en janvier dernier (trois semaines après l’introduction de l’euro) en ayant compris que s’il voulait que la Bulgarie suive une autre politique il lui fallait conquérir le vrai pouvoir, au lieu de tenter jour après jour de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement européiste.
Roumen Radev a commencé sa carrière dans l’armée de l’air. Pilote de chasse sous l’URSS, il s’est par la suite hissé au grade de major-général en 2014. Jusqu’en 1990, il était membre du Parti communiste bulgare. En 2016, candidat sans étiquette, il reçoit le soutien du Parti socialiste (BSP). Sa carrière bascule en décembre 2025, lorsque les Bulgares exigent le retrait du budget présenté par le gouvernement. Un autre sujet s’impose : la corruption qui ronge le pays. Face à la population, l’exécutif démissionne.
Roumen Radev saisit cette opportunité pour annoncer la création de son mouvement ainsi que sa candidature aux élections législatives.
Pendant sa campagne, Roumen Radev n’a pas cherché à dissimuler ses affinités avec le Kremlin, allant jusqu’à projeter une image de lui et de Vladimir Poutine sur écran géant pour clôturer son dernier meeting.
Dimanche soir, il s’est montré plus modéré, prônant la reprise d’un “dialogue pragmatique” avec Moscou. Roumen Radev qui s’était opposé à l’entrée dans la zone euro de son pays et à l’aide à l’Ukraine a tenté de rassurer : “Bulgarie Progressiste prône une voie européenne pour la Bulgarie, une Bulgarie forte au sein d’une Europe forte.” Et d’ajouter : “Je ne suis ni pro-russe, ni pro-américain mais pro-bulgare”.
