La Conférence des évêques de France diffuse un visuel pour encourager les fidèles à interpeller les parlementaires concernant la loi sur la fin de vie :

Par ailleurs, l’épiscopat publie une tribune dans La Croix, soulignant :
[…] Enfin, évoquer une « loi de fraternité » quand il s’agit de faire mourir, de donner la possibilité de s’administrer une substance létale, ou d’inciter un soignant à le faire contre sa conscience, est un mensonge. La fraternité, valeur centrale de notre République, ne consiste pas à hâter la mort de ceux qui souffrent ou à forcer des soignants à la provoquer, mais au contraire à ne jamais abandonner celles et ceux qui vivent ces moments si difficiles et douloureux.
La fraternité invite à refuser définitivement la tentation de donner la mort, et, dans le même temps, à s’engager résolument pour développer effectivement les soins palliatifs sur tout le territoire, à renforcer la formation des soignants, à soutenir les aidants, à rompre la solitude et à reconnaître que la vulnérabilité fait partie de la condition humaine.
La vie est un mystère à accueillir
Aussi, nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthique de leurs débats et de leurs votes. Nous comptons sur la décision personnelle et courageuse de nos élus nationaux. La vie, à toutes ses étapes et jusqu’à la fin, n’est pas une cause que l’on porte comme une autre, avec des idées toutes faites et l’orgueil de nous croire tout-puissants, mais un mystère à accueillir, avec une écoute attentive de ceux que la souffrance transperce et avec humilité : il faut beaucoup d’humilité pour un peu d’humanité. […]
