Gratiné :
un homme originaire du Congo a été interpellé par les forces de l’ordre après une tentative d’agression sexuelle dans un hall d’immeuble. Récemment sorti de prison pour viols, il était sous le coup d’une OQTF.
[…] Dans l’attente de l’audience, une expertise psychiatrique et une expertise psychologique ont été ordonnées par la justice.
Dépourvu de papiers d’identité, le suspect, visiblement alcoolisé, a néanmoins décliné son identité. Il s’agit d’un certain Pablo T., 43 ans, natif du Congo, en situation irrégulière et visé par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Il a été condamné à huit ans de prison pour viol en 2000 selon une source policière, puis s’est vu octroyer une autorisation de sortie en 2005 pour rendre visite à sa cousine, qu’il a violé. Il a alors été condamné à quinze ans de prison, ce qui ne l’a pas empêché de récidiver en 2018 en agressant sexuellement une visiteuse dans la prison. L’homme a néanmoins été libéré le 2 août 2022, à la fin des différentes peines auxquelles il avait été condamné, notamment celles prononcées pour les faits de viols et d’agression sexuelle. Il était soumis à un suivi socio-judiciaire.
Pablo T. se présente comme de nationalité congolaise, mais avait précédemment déclaré être Angolais et serait arrivé en France en 1992 alors qu’il était mineur. D’après nos informations, ses parents, de nationalité angolaise, se sont réfugiés au Congo, puis en France, où leurs enfants les ont rejoints. En situation irrégulière, il a logiquement fait l’objet d’une mesure de placement en CRA (Centre de rétention administrative) et d’une reconduite à la frontière le 4 août 2022 par le préfet de l’Orne, à sa sortie du centre de détention d’Argentan. Après son passage en CRA, il a néanmoins été remis en liberté le 30 septembre 2022 par le juge des libertés et de la détention de Rouen, sans être expulsé du territoire français, car ni les autorités congolaises ni les autorités angolaises ne le reconnaissent comme l’un de leurs ressortissants. Il a par ailleurs effectué plusieurs démarches pour être reconnu comme apatride.
