La basilique Saint-Remi à Reims abrite les reliques du saint évêque Remi.
Le 30 avril, la ville de Reims a annoncé la fermeture de la nef pour une durée indéterminée après l’apparition d’un glissement de toiture provoqué par la rupture des accroches soutenant une partie de la couverture. Les autorités craignent désormais des chutes d’éléments et une fragilisation plus large de l’édifice. En effets, les experts redoutent des conséquences sur la nef, les arcs-boutants ainsi que sur le cloître du musée Saint-Remi. Si le chœur et certaines chapelles demeurent accessibles au culte, l’inquiétude grandit autour des reliques de saint Remi conservées dans ce sanctuaire.
La conseillère municipale Anne-Sophie Frigout (RN) reproche au maire, en poste depuis 2014, d’avoir tardé à agir malgré les alertes techniques successives :
« Vous avez vu sur, deux mandats, les rapports techniques s’empiler sur votre bureau. Et nous découvrons aujourd’hui que la situation est telle qu’il faut fermer une partie de la basilique au public car le toit menace de s’effondrer. Elle est pourtant un trésor national. » « Pourquoi n’a-t-elle pas eu droit à une campagne médiatique d’ampleur alors que vous allez régulièrement sur des plateaux de TV parisiens ? Quand vous dites “j’ai interpellé l’État à plusieurs reprises ces dernières années”, depuis quand exactement ? Et avec quelle insistance ? Avec quel résultat ? »
« Qu’avez-vous fait en tant que propriétaire ? Car il faut le rappeler, la basilique Saint-Remi appartient à la ville de Reims, elle est notre propriété ». « Vous êtes le maître d’ouvrage, vous avez la responsabilité d’entretenir, de sécuriser, de prévenir. Quand un tel bâtiment culturel, religieux, historique est en danger depuis 20 ans, ce n’est pas l’État qui a failli en premier, mais bien le propriétaire. Vous essayez d’échapper à vos responsabilités en vous défaussant sur l’État. »
