L’abbé Lelièvre, postulateur de la cause des 32 bienheureuses martyrs d’Orange, propose une grande prière pour les malades le 11 février prochain, fête de Notre-Dame de Lourdes, pour obtenir un miracle qui permettra la canonisation de ces martyrs
Sous la Révolution française, elles furent arrêtées et rassemblées à la prison d’Orange, accusées « d’avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition. » Ce qu’elles vécurent le jour de leur mort existe dans les archives:
« 5h: lever et méditation, prières de la messe – 7h: déjeuner – 8h: litanies des saints et autres prières – 9h: plusieurs sont convoquées au tribunal et elles se disent un joyeux adieu – Celles qui restent prient pour celles qui partent et méditent un chemin de croix. – 18h: le roulement de tambour annonce que les condamnées montent à l’échafaud. Les prisonnières qui restent disent les prières des agonisants. Quand le tambour cesse, elles chantent le « Te Deum. » Aucune n’avait peur, aucune ne signa le serment qui lui eût épargné la mort. Elles chantent même un hymne dont le refrain est plein d’humour: « Bien loin que la guillotine me cause quelque frayeur, mon Dieu me fait voir en elle un moyen très précieux qui, par une voie nouvelle, me conduit droit aux cieux. »
Trente-deux d’entre elles furent décapitées. 20 autres furent sauvées par le décret de la Convention qui arrêtait les massacres.
