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Liberté d'expression

Olivier Nora, ce PDG de Grasset, payé 1M€ pour une société dont le chiffre ne s’élève plus qu’à 12M€

Olivier Nora, ce PDG de Grasset, payé 1M€ pour une société dont le chiffre ne s’élève plus qu’à 12M€

115 écrivains parus chez Grasset ont annoncé mercredi soir quitter cette maison d’édition pour dénoncer le licenciement de son PDG Olivier Nora, “une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale” dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable. Parmi ces écrivains, citons Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder, Anne Sinclair, Laure Adler, Caroline Fourest, Pascal Bruckner ou Vanessa Springora. On ne les regrettera pas.

Olivier Nora est d’abord un héritier avant d’être le génie vanté par une certaine gauche. Son père Simon Nora était directeur du groupe Hachette, tandis que son oncle Pierre Nora était chez Gallimard. Son frère Fabrice Nora a été nommé en 2002 à la tête du groupe Le Monde, sa soeur Judith Nora a eu deux enfants avec l’actuel président du directoire du journal, Louis Dreyfus (aujourd’hui compagnon de Camille Kouchner), son autre soeur Constance Nora, directrice de la communication au Club Med, Dominique Nora, journaliste à Libé, puis directrice de la rédaction de L’Obs. La plupart des Nora ont été des membres du club Le Siècle.

Vincent Bolloré répond dans le JDD à cette petite caste bobo :

Bien que n’ayant aucune fonction chez Hachette mais étant qualifié par certains, responsable d’un « séisme », il me paraît intéressant de résumer ce que j’ai appris sur ce sujet. Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l’honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal qui débarquera en librairie à cette date. Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l’année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset. En entreprise comme en démocratie, la majorité décide in fine

Ce différend a eu lieu sur fond de performances économiques de la Maison Grasset très décevantes : le chiffre d’affaires, qui était de 16,5 millions d’euros en 2024, est descendu à 12 millions en 2025 et le résultat opérationnel, qui était de 1,2 million d’euros en 2024, a diminué de moitié pour ne représenter plus que 0,6 million en 2025. Pendant ce même temps, la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830 000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté.

Pourtant, le départ d’Olivier Nora qui dirigeait Grasset et ses 38 salariés (sur 33 000 que compte le groupe Lagardère…) provoque un bruit médiatique extraordinaire, un « séisme » affirment certains médias. Comment est-ce possible ? Alors que la situation financière et sociale de millions de Français est, elle, actuellement réellement préoccupante, comment cette affaire peut-elle faire tant de vacarme ?

Simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup. Cela n’empêchera pas, heureusement, les dirigeants de Hachette de prendre les mesures de gestion normales et de bon sens !

N’ayons pas peur ! Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés. J’aime depuis mon enfance et grâce à ma famille profondément la littérature et suis attaché à aider ses auteurs à pouvoir être diffusés. Quant aux attaques concernant mon « idéologie », je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent.

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