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Culture de mort : Euthanasie / L'Eglise : L'Eglise en France

On ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort

On ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort

Sur France Inter, l’évêque de Nanterre, Mgr Rougé, réagit aux annonces d’Emmanuel Macron :

 

 

« On a l’impression que dans la start-up nation, les personnes non-productives n’ont plus le droit de cité ».

« Ça veut dire qu’on va ouvrir massivement la possibilité de recourir aux gestes létaux dans les Ehpad » et « le scandale des Ehpad d’il y a quelques mois serait peu de chose à côté de cette ouverture ».

Le président de la République dit vouloir éviter les termes de « suicide assisté » ou d’« euthanasie », préférant le terme d’« aide à mourir ». L’évêque de Nanterre lui y voit un « euphémisme ».

« Ce projet de loi, c’est l’euthanasie et le suicide assisté (…), c’est à la fois la solution belge et la solution suisse ».

Ce futur projet de loi « est une très mauvaise surprise ». Il rappelle que lorsque le chef de l’État « 

a récemment réuni les responsables des cultes, des médecins et des personnes engagées sur ce sujet, il a annoncé une grande loi sur les soins palliatifs, à l’intérieur de laquelle il pensait introduire une disposition pour répondre à des situations inextricables ».

Monseigneur Rougé considère que le futur texte représentera « 

le contraire : il y [aura] une grande loi pour l’euthanasie et le suicide assisté, avec quelques dispositions mineures de soutien aux soins palliatifs ». « Cette inversion de ce qu’il nous avait annoncé est à la fois triste et préoccupante ».

Emmanuel Macron affirme qu’une aide à mourir « serait une vraie révolution d’humanité et de fraternité ». Monseigneur Matthieu Rougé considère qu’on

« ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort ». « Quand le pronostic vital est engagé, la mort n’est pas déjà là ».

« Aujourd’hui le véritable progressisme qui permettrait sans doute au président d’entrer dans l’histoire, c’est de promouvoir massivement les soins palliatifs alors qu’un quart des départements en est dépourvu », « le progrès en humanité en France aujourd’hui serait un plan massif sur les soins palliatifs ».

 

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3 commentaires

  1. Bien dit

  2. oui mais si les évêques avaient appeler à ne pas voter pour cet ectoplasme on n’en serait peut-être pas là

  3. D’accord, je m’oppose à une « loi » sur l’euthanasie. Mais quelle est la réponse des biens pensants , face à un homme, une femme inerte dans un lit jours et nuits. Qu’il faut nourrir, laver, soigner et qui ne sait plus parler ni penser par lui-même. Quelle solution ???? Nous en sommes arrivés à un stade ultime grâce à l’acharnement thérapeutique. A quoi cela a t’il servi ? Tout cela parce que nous avons nourris une « peur » de la mort.

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