Dans Ouest-France, Jeanne-Emmanuelle Hutin rapporte les propos du médecin Magali Jeanteur, fondatrice des Éligibles, portant la voix des personnes souffrant d’un handicap :
« Cette loi est très violente pour nous. Elle nous met en danger. Notre vie est difficile. Il y a des jours où on peut être tenté de baisser les bras. Si ce jour-là, l’aide à mourir est plus facile que l’aide à vivre, on craint que beaucoup d’entre nous soient tentés de mettre fin à leurs jours ».
Le Front de gauche anti-validiste, lui aussi, s’alarme :
« Si la loi est définitivement adoptée, la demande de mort via l’accès à l’aide à mourir deviendra donc la démarche la plus simple et la plus rapide auxquelles les personnes handicapées auront accès. »
Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies (CRDP) a interpellé la France. Car, « les conditions d’éligibilité recoupent indirectement la définition du handicap ». « En l’absence d’alternatives à l’aide médicale à mourir il n’y a pas de réel choix pour les personnes handicapées » ,
résume la Fondapol.
« Ce texte privilégierait l’autodétermination individuelle sur la prise en charge des personnes vulnérables. Il produirait des effets dévastateurs sur les personnes en situation de handicap. »
