Depuis quelques jours, dans l’agglomération de La Rochelle, des bus affichent une publicité pour le nouveau livre de Philippe de Villiers. Le président de l’entreprise invoque un dysfonctionnement chez l’entreprise gestionnaire de la régie publicitaire.
Ici La Rochelle a sollicité la communauté d’agglomération, l’autorité de tutelle du réseau, qui invoque un dysfonctionnement du côté de la régie publicitaire, sous-traitée depuis près d’un an à l’entreprise, Cityz Media. Philippe de Villiers n’étant pas candidat à la présidentielle, « ils l’ont considéré comme un livre d’auteur classique », regrette Bertrand Ayral, vice-président de l’agglomération de La Rochelle.
Contactée par Ici La Rochelle, l’entreprise Cityz Media estime n’avoir commis « aucune erreur ».
« Cette publicité ne comporte aucun contenu politique ». « Philippe de Villiers n’est pas candidat à l’élection présidentielle, et d’ailleurs, il n’est membre d’aucun parti politique ». « Après, on peut ne pas l’aimer. Dans ce cas-là, il ne faut pas acheter son livre. Mais on pourrait avoir le même débat avec tous les auteurs, et avec tous les produits. Si on n’aime pas les cannelés, on n’en achète pas. C’est la même chose. »
L’agglomération annonce le retrait de cette publicité. Mais tout ce tapage permet un effet Streisand. L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire où la tentative de cacher, censurer ou retirer une information produit l’effet inverse : elle attire une attention massive et amplifie sa diffusion
