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Tribune libre

Sacres sans mandat pontifical : Mgr Strickland en faveur de la Fraternité Saint-Pie X

Sacres sans mandat pontifical : Mgr Strickland en faveur de la Fraternité Saint-Pie X

Dans un texte au ton dramatique, Mgr Joseph Strickland inscrit la décision de la FSSPX dans une situation d’« urgence » ecclésiale.

S’appuyant sur l’image historique de la ligne tracée dans le sable à l’Alamo, il affirme que l’Église se trouve aujourd’hui devant un choix fondamental : non pas entre victoire et défaite, mais « entre fidélité et reddition ».

Pour lui, le cœur du problème réside dans une inversion des priorités :

« Lorsque des hommes qui contredisent ouvertement l’enseignement catholique sont tolérés, promus, voire célébrés – tandis que ceux qui demeurent attachés à la tradition sont restreints, marginalisés ou ignorés – quelque chose est renversé. Lorsque la confusion est tolérée et que la fidélité doit mendier pour survivre, l’autorité cesse de faire ce pour quoi elle existe. »

Il souligne que la FSSPX ne demande « ni nouveauté ni pouvoir », mais simplement des évêques – condition indispensable à la survie du sacerdoce et des sacrements :

« Sans évêques il n’y a pas de prêtres, sans prêtres il n’y a pas de sacrements, et sans sacrements l’Église ne survit pas réellement. »

Selon lui, la question n’est pas celle de l’obéissance à un Pape en particulier, mais celle de l’obéissance au Pape en tant que vicaire du Christ, garant de la Foi et donc de la Tradition. Il insiste :

« On leur dit d’attendre. D’avoir confiance. D’être patients. La patience est une vertu. Mais elle ne signifie pas regarder mourir le sacerdoce pendant que ceux qui en ont la charge refusent d’agir. L’obéissance est sainte. Mais elle n’a jamais signifié coopérer à l’érosion de la Foi. Il vient un moment où continuer d’attendre devient une forme de reddition. Ce moment est arrivé. »

Son propos n’est pas présenté comme un appel à la rébellion, mais comme un appel à la fidélité, même coûteuse :

« Je n’appelle personne à quitter l’Église. J’appelle l’Église à se souvenir d’elle-même. (…) Car Notre-Seigneur ne nous demandera pas si nous étions à l’aise. (…) Il demandera si nous avons aimé la vérité plus que notre propre sécurité. »

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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