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Histoire du christianisme / L'Eglise : Vie de l'Eglise

Saint Irénée de Lyon, docteur de l’Eglise

Saint Irénée de Lyon, docteur de l’Eglise

Le Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints a proposé au Pape d’accorder un avis positif à la proposition du dicastère de faire de l’ancien évêque de Lyon un docteur de l’Église. Le Saint-Père l’a annoncé officiellement ce vendredi 21 janvier.

Le Pape a déclaré saint Irénée docteur de l’Église, avec le titre de Doctor unitatis, « Docteur de l’unité ».

« Saint Irénée de Lyon, originaire d’Orient, a exercé son ministère épiscopal en Occident : il a été un pont spirituel et théologique entre les chrétiens d’Orient et d’Occident. Son nom, Irénée, exprime cette paix qui vient du Seigneur et qui réconcilie, rétablissant l’unité ». « Que l’enseignement d’un si grand Maître encourage de plus en plus le cheminement de tous les disciples du Seigneur vers la pleine communion ».

Né entre 130 et 140 probablement à Smyrne (dans l’actuelle Turquie), Irénée fut le deuxième évêque de Lyon, entre 177 et 202. Il est l’un des Pères de l’Église et le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien systématique. Il s’est illustré par sa dénonciation du gnosticisme. Il est mort martyr, victime d’un édit de l’empereur romain Septime Sévère.

À un moment critique de l’histoire de l’Église, alors qu’à la fin du IIe siècle le Siège Apostolique a voulu imposer une expression unique de la lex orandi (concernant la date de célébration de Pâques) à un groupe de clercs et de fidèles, rejetant ainsi d’autres traditions liturgiques, saint Irénée est intervenu et a respectueusement fait des remontrances au Pape Victor Ier (+197), lui rappelant la magnanimité et la modération pastorales de ses prédécesseurs, en particulier celle du Pape Anicet (+168), qui malgré une perspective liturgique différente de St. Polycarpe (disciple de l’Apôtre Jean) permit néanmoins à une autre tradition liturgique de se poursuivre sans être perturbée (cf. Eusèbe de Césarée, Historia ecclesiastica V : 23). Le pape Victor Ier semble avoir écouté l’appel fraternel de saint Irénée.

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