Le Dr Gérard Chaput, ancien médecin militaire et conseiller des forces spéciales, le général Guillaume Venard, 34 ans dans l’Armée de Terre, l’abbé Christian Venard, ancien aumônier militaire, signet un livre à trois pour Fortifier l’humain, en vue de répondre à cette question, sommes-nous capables de vivre dans un monde en guerre ?
Dans un monde traversé par la violence, l’épuisement psychique et la perte de repères, une question s’impose : comment tenir, résister et continuer à servir sans être brisé ? A l’heure du burn out, des violences psychiques, du spectacle de la violence dans nos rues, de la fin de la cohésion nationale du terrorisme voire de la guerre, il est nécessaire de sortir de notre petit confort de bourgeois capitaliste et de se préparer au monde qui naît sous nos yeux.
Forts de leur expérience au coeur de la guerre, du commandement et de l’accompagnement des blessés, ces trois auteurs qui ont eu des parcours, notamment opérationnels, exceptionnels – médecin militaire, aumônier aux armées et officier de l’armée de Terre – proposent une réponse originale : la « densification » de l’être humain ou comment fortifier l’individu contemporain. Ni essai abstrait ni simple manuel de résilience, ce livre explore les conditions concrètes d’une solidité durable. Corps, psychisme, sens : les auteurs développent une approche globale pour renforcer la capacité à affronter le stress, surmonter les traumatismes, exercer l’autorité et cultiver une véritable discipline intérieure.
À travers des réflexions nourries par le terrain et des outils directement applicables, cet essai ouvre une voie exigeante mais profondément actuelle : former des hommes et des femmes capables de durer, de décider et d’agir au service du bien commun.
On ne « guérit » pas d’un traumatisme psychique (encore moins d’un enchaînement de traumas…), on apprend à vivre avec – la lecture de ce livre est une aide incomparable d’ailleurs. Telle une blessure du corps, la blessure psychique se referme, mais elle laisse des fragilités qu’il faut savoir repérer, des cicatrices qu’il faut parfois avoir la simplicité de « montrer », pour permettre à son entourage de comprendre, d’accepter.
