Mgr Varden commente son expérience à la conférence Amoris Laetitia et la possibilité de la sainte communion pour les divorcés/remariés :
« Une préoccupation pastorale principale dans de telles situations est de rappeler la perspective plus large, en permettant aux personnes qui souffrent de découvrir le sens potentiellement fécond de leurs épreuves, ce qui peut servir à atténuer l’égoïsme et à purifier l’amour. Le mariage, pas moins que la vie monastique, est une école de conversion.
Concernant les relations “irrégulières”, je trouve que nos communautés catholiques les accueillent généralement de manière mature et bienveillante. Il peut être libérateur pour les personnes dans de telles situations de se trouver dans un cadre où leur “irrégularité” est reconnue, non relativisée ; et où elles sont néanmoins accueillies avec une amitié chrétienne, habilitées à contribuer à la communauté.
Je pense à l’exemple de nombreuses personnes fidèles que je connais qui, dimanche après dimanche, s’avancent pour recevoir une bénédiction au moment de la communion, sachant qu’elles ne peuvent pas accéder au sacrement, mais s’en remettant à la miséricorde de Dieu à l’œuvre dans l’Église. Leur exemple de fidélité contribue beaucoup à édifier la communauté chrétienne. Il témoigne du réalisme vital du sacrement et de la vertu de l’espérance. L’exil sacramentel soutenu dans le temps peut préparer un retour joyeux à la maison. Christ nous a donné ses commandements rigoureux pour nous éduquer et nous libérer de nous-mêmes, “afin que nous ne vivions plus pour nous-mêmes, mais pour lui qui est mort et ressuscité pour nous” (Quatrième Prière eucharistique). Son intention est de nous faire grandir en stature vers une vie nouvelle, divinisée. Cette vie doit toujours être l’objectif que nous proposons aux gens, non une simple affirmation humaine — bien que nous en ayons tous un peu besoin aussi. »
