Communiqué d’Alliance Vita:
Face à l’absence de consensus politique, Alliance VITA appelle le gouvernement à suspendre le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté pour donner lapriorité aux soins.
Hier, en séance publique, les sénateurs ont d’abord supprimé l’article 4 de la proposition de loi, qui fixait les conditions d’accès à l’« assistance médicale à mourir », avant de supprimer dans l’article 2 la possibilité de suicide assisté et d’euthanasie et d’y substituer un « droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance ».
Cette séquence parlementaire met en lumière l’absence manifeste de consensus en faveur de la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. À l’inverse, les soins palliatifs — dont l’examen avait été relégué après celui de l’ « assistance à mourir », dans une inversion préoccupante des priorités — font l’objet d’un large accord.
Le gouvernement et les élus, qui invoquent sans cesse la recherche de compromis et de consensus, seraient bien inspirés de concentrer leurs efforts là où l’unanimité existe : garantir un accès effectif aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire. Nous en sommes pourtant encore très loin, malgré la stratégie décennale présentée en avril 2024.
Pour Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA : « L’urgence est claire : voter une véritable loi de programmation des soins palliatifs, seule à même de garantir les moyens humains et budgétaires nécessaires pour tenir les engagements annoncés. En l’absence d’un accès équitable aux soins palliatifs, dans un contexte sanitaire déjà fortement dégradé, le risque est fort de voir des Français se tourner vers une mort administrée faute de soins appropriés ».
Enquête après enquête, les Français expriment avant tout leur attente d’un système de santé réparé. L’acharnement à vouloir légaliser le suicide assisté et l’euthanasie a souvent été justifié par l’argument d’une opinion publique prétendument majoritaire et d’un consensus social. Les sondages récents, comme les débats parlementaires eux-mêmes, démontrent aujourd’hui que ce consensus n’existe pas.
Les sénateurs, les députés et le gouvernement doivent désormais en tirer les conséquences : suspendre le débat sur toute forme d’« aide à mourir » et revenir à la priorité des priorités, l’accès aux soins palliatifs pour tous.
Les Français ont besoin de soins, pas d’euthanasie.
