Mgr Stanislaw Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a rappelé aux dirigeants gouvernementaux leur responsabilité dans la protection de la vie humaine dans son discours lors de la Marche annuelle pour la vie et la famille à Varsovie.
« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».
S’adressant aux responsables politiques du pays, il a poursuivi :
« Appelés à servir l’humanité et le bien commun, ils doivent prendre résolument le parti de la vie, notamment en matière de réglementation. C’est le devoir des députés et des sénateurs ; c’est aussi le devoir de la Diète [chambre basse du Parlement]. C’est le devoir de tous ceux qui bénéficient d’un large soutien populaire et qui, par conséquent, doivent aussi faire preuve d’un plus grand respect pour la vie. »
La Pologne est l’un des rares pays européens à protéger encore les enfants à naître en interdisant la quasi-totalité des avortements. Les seules exceptions concernent les cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.
L’archevêque a déclaré que tout député qui vote pour légaliser l’avortement ne peut pas recevoir la communion.
« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste. Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion ».
D’autres responsables catholiques aux États-Unis ont adressé des avertissements similaires à des élus catholiques, notamment l’archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, concernant l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Bien que Mme Pelosi se dise fervente catholique, elle défie ouvertement et à plusieurs reprises les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et soutient l’avortement. Face à son refus persistant de se repentir et à son obstination, Mgr Cordileone lui a signifié en 2022 qu’elle ne pouvait plus communier dans son diocèse.
Cet article date de 2023, mais il n’a rien perdu de sa pertinence.
