Outre l’objection de conscience sur l’avortement et l’euthanasie, le pape a défendu l’institution familiale lors de ses voeux au corps diplomatique, dénonçant la GPA et l’euthanasie :
[…] La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.
C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.
De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”, que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et en altérant le projet relationnel originel de la famille.
De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie. […]
À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. Une société n’est saine et avancée que lorsqu’elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s’efforce activement de la promouvoir. […]
