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France : Société

Un tableau préoccupant de la santé périnatale en France

Un tableau préoccupant de la santé périnatale en France

La mortalité infantile qui augmente est le signe d’un pays qui s’effondre. Emmanuel Todd l’a montré :

En 1976, Emmanuel Todd avait étudié la remontée des taux de mortalité infantile en URSS et en avait déduit l’effondrement rapide du régime soviétique. Ce qui fit beaucoup rire. Mais en 1989, c’est la chute du mur de Berlin. “La mortalité infantile c’est le décès d’enfant de moins d’un an. Ce sont les êtres les plus fragiles et les performances dans ce domaine sont un indicateur avancé et très sensible de l’efficacité économique, de l’intégration familiale.

Hausse de la mortalité périnatale et infantile, inégalités sociales et territoriales, santé mentale des mères dégradée… Les dernières données publiées par Santé publique France et le ministère de la Santé dessinent un tableau préoccupant de la santé périnatale en France.

La santé périnatale affiche une évolution « contrastée » en France, a résumé Élodie Lebreton, épidémiologiste au sein de l’Unité périnatalité, petite enfance et santé mentale de Santé publique France (SPF), lors d’une conférence de presse ce 7 juillet. Si quelques indicateurs comme le tabagisme s’améliorent, plusieurs tendances inquiètent, notamment concernant la mortalité.

En 2024, le taux de mortalité périnatale (soit le nombre d’enfants nés sans vie ou morts au cours des sept premiers jours, rapporté à l’ensemble des naissances, à partir de 22 semaines d’aménorrhée) atteint 11,2 pour 1 000, selon des données hospitalières reprises par la Drees. Une augmentation qui a commencé dès 2021 (ce taux se situait alors à 10,6 pour 1 000), mais « particulièrement » marquée entre 2023 et 2024 (+ 0,4 point).

En 2019, la France se classait au 16e rang sur 28 pays pour la mortinatalité périnatale calculée à partir de 24 semaines d’aménorrhée. Un mauvais classement qui se serait encore dégradé et la place désormais aux 21e et 22e rangs européens.

Mais pour les autorités françaises, il est plus important de promouvoir l’euthanasie, pour les bébés via l’avortement, pour les personnes âgées avec l’aide à mourir…

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