Concernant l’avortement, je note ce passage du rapport des états généraux de la bioéthique, à propos des neurosciences :
Certaines applications des neurosciences posent des questions plus spécifiques. Ainsi, les neurosciences sont de plus en plus employées en recherche pour mener des « diagnostics de conscience », c’est-à-dire, pour mesurer l’activité cérébrale d’une personne et déceler si elle est dans un état végétatif, un état de conscience minimale ou dans le coma. Certaines mesures pourraient conduire à arrêter de soigner une personne qui n’est a priori plus consciente et ne pourra être guérie, alors même que ces mesures comportent une marge d’erreur non négligeable. Ces mêmes technologies sont employées en recherche pour déterminer le moment de l’apparition de la conscience chez l’humain, de l’embryon jusqu’au jeune enfant. Les résultats de ces mesures peuvent avoir des conséquences sur le droit à l’avortement ou sur la prise en charge de la douleur chez les bébés par exemple.
En somme, si la mesure de l’activité cérébrale permet de déterminer le niveau de conscience d’une personne humaine ou d’un animal, la détermination de ce niveau de conscience pourrait être utilisée, et même instrumentalisée, pour définir ou refuser certaines prises en charge.
