Communiqué du Syndicat de la famille :
Le Syndicat de la Famille exprime sa profonde inquiétude après la décision rendue le 12 mars 2026 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) imposant aux États membres de délivrer des documents d’identité correspondant au « genre vécu » par des personnes qui estiment “être nées dans le mauvais corps”, une idée sans fondement scientifique.
Sous couvert de garantir la libre circulation des citoyens européens, la Cour impose de facto une conception subjective du sexe, au mépris de la réalité objective, et de la souveraineté des États-membres.
Cette décision est particulièrement grave pour plusieurs raisons.
1. Promotion d’une idéologie aux conséquences humaines majeures
La fragilisation des identités sexuées, issue de l’idéologie du genre, entraîne en particulier de nombreux adolescents à remettre en cause leur propre identité. Les pays gangrenés par cet activisme constatent l’augmentation exponentielle du nombre de ceux qui recourent à des bloqueurs de puberté et à des traitements hormonaux, voire même chirurgicaux, dont l’impact sur la santé et les conséquences sont largement irréversibles.
2. Remise en cause du rôle de l’état civil
L’état civil n’a pas vocation à enregistrer des identités ressenties, mais à constater des faits objectifs, au premier rang desquels le sexe. Transformer cette institution fondamentale en outil d’auto-déclaration identitaire fragilise la sécurité juridique et la cohérence du droit, mais aussi la sécurité des citoyens par les détournements de cette possibilité à des fins criminelles.
3. Ingérence dans les choix démocratiques des États-membres
En prétendant imposer la redéfinition du sexe, la CJUE porte gravement atteinte à la souveraineté des Etats-membres pour tout ce qui touche à la famille et au sociétal alors que ces domaines ne sont pas du ressort de l’Union européenne suivant le TFUE.
4. Double dérive de l’Union européenne
Ce faisant, la CJUE contribue à la double dérive de l’Union européenne : la primauté systématiquement donnée à l’individu au détriment de l’ensemble de la société, à commencer par les plus vulnérables, et le déni de la réalité sexuée de l’être humain.
Le Syndicat de la Famille appelle les responsables politiques français et européens à prendre enfin la mesure de ces dérives anthropologiques, sociales et juridiques, et à y mettre un terme. Pour Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat, “l’Union européenne doit notamment supprimer de l’ensemble de ses textes toute mention de “l’identité de genre” comme terme non défini et non définissable juridiquement, et d’origine purement idéologique”.
