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Tribune libre

Rappel de quelques obligations au sein de l’Église

Rappel de quelques obligations au sein de l’Église

En ce temps de Carême, il est aussi important de rappeler certaines obligations au sein de l’Église. Durant les dernières décennies, ces obligations n’ont pas été rappelées par beaucoup de prêtres et laïcs, en partie à cause d’une certaine idée de la «conciliarité» qui donnait beaucoup de libertés, comme l’expliquait le Pape Emérite Benoît XVI en 2019. Dans ce court article on va en voir trois.

La première est l’obligation d’assister à la messe le dimanche et les jours de fête de précepte. Dans le Code de Droit Canonique on lit :

«Can. 1246 – § 1. Le dimanche où, de par la tradition apostolique, est célébré le mystère pascal doit être observé dans l’Église tout entière comme le principal jour de fête de précepte. Et de même doivent être observés les jours de la Nativité de Notre Seigneur Jésus Christ, de l’Épiphanie, de l’Ascension et du très Saint Corps et Sang du Christ, le jour de Sainte Marie Mère de Dieu, de son Immaculée Conception et de son Assomption, de saint Joseph, des saints Apôtres Pierre et Paul et enfin de tous les Saints.

§ 2. Cependant, la conférence des Évêques peut, avec l’approbation préalable du Saint-Siège, supprimer certaines fêtes de précepte ou les reporter au dimanche.

Can. 1247 – Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Messe; de plus, ils s’abstiendront de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur ou la détente convenable de l’esprit et du corps.«

La deuxième est la pratique de la pénitence tous les vendredis de l’année, car on se rappelle de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ. Jusqu’il y a quelques décennies, les vendredis étaient des jours d’abstinence, on ne mangeait pas de viande. A présent, dans beaucoup de diocèses il est permis de manger de la viande les vendredis mais dans ce cas il faut pratiquer la pénitence autrement. Dans le Code de Droit Canonique on lit :

«Can. 1249 – Tous les fidèles sont tenus par la loi divine de faire pénitence chacun à sa façon; mais pour que tous soient unis en quelque observance commune de la pénitence, sont prescrits des jours de pénitence durant lesquels les fidèles s’adonneront d’une manière spéciale à la prière et pratiqueront des œuvres de piété et de charité, se renonceront à eux-mêmes en remplissant plus fidèlement leurs obligations propres, et surtout en observant le jeûne et l’abstinence selon les canons suivants.

Can. 1250 – Les jours et temps de pénitence pour l’Église tout entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême.

Can. 1251 – L’abstinence  de  viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ.»

La troisième concerne l’habit des religieux et des clercs. Dans le Code de Droit Canonique on lit :

«Can. 284 – Les clercs porteront un habit ecclésiastique convenable, selon les règles établies par la conférence des Évêques et les coutumes légitimes des lieux

Can. 669 – § 1. En signe de leur consécration et en témoignage de pauvreté, les religieux porteront l’habit de leur institut selon la forme prescrite par le droit propre.

§ 2. Les religieux clercs d’un institut qui n’a pas d’habit particulier adopteront le vêtement du clergé selon le can. 284.»

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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5 commentaires

  1. Merci pour ce nécessaire rappel.

    Sur un autre sujet (relations entre époux), Gabrielle Vialla a rappelé avec raison qu’il faut joindre l’esprit à la forme de la loi. Cependant, dans notre monde toujours plus permissif, il se trouve plus de monde pour négliger la loi (ou au moins prendre prétexte de son esprit s’en affranchir partiellement), que pour l’appliquer de manière rigide. Cela sera toujours mieux vu et excusé dans le monde, sous prétexte de tolérance, par opposition à une présumée rigidité ou intolérance. D’où l’intérêt de ces rappels doctrinaux.

  2. Vous parlez d’un temps où on avait la foi et respectait le Christ et son Église !

    Depuis que les conciliaires ont modifié le catéchisme, pareil pour les sacrements et interdit la Messe Catholique le Saint Sacrifice du Christ, il n’y a plus aucune obligations au seing de l’Église, on tutoie aussi le Christ comme du temps du Club Med dans les années soixante. On ne se met plus à genoux devant Dieu et jeun et abstinence c’est de l’arriérite pour reprendre le vocabulaire des conciliaires. Chacun y va de sa créativité comme chez les protestants et avec toutes celles en plus du pontificat de Bergoglio c’est devenu comme un club plutôt qu’une religion. Quant aux vêtements des clercs (eces) pour la messe Paul6, après les jeans les collants et la mode Castelbajac pour le nouveau clergé … on ne DOIT PAS arrêter l’élan missionnaire pour la «nouvelle évangélisation » !

  3. À PROPOS DES OBLIGATIONS RELIGIEUSES

    Merci, Monsieur l’abbé Pagès pour vos nécessaires rappels pharisiens.
    Vous récitez avec une maîtrise parfaite les articles du Code de Droit Canonique.
    Vous les citez de la même manière que les Pharisiens du temps de Jésus récitaient la Loi et les préceptes que leurs ancêtres avaient ajoutés à l’envi aux dix commandements. Relisez donc les condamnations légalistes des scribes et des pharisiens dans
    – la guérison de l’aveugle-né (Jean 9, 1-41),
    – les épis de blé froissés par les disciples un jour de sabbat (Luc 6, 1-5),
    – le catalogue des prescriptions du bon pharisien (Parabole du pharisien et du publicain, Luc 18, 9-14)
    – les réfutations de Jésus concernant les diverses observances légalistes (Matthieu 23, 15-23)
    – la réaction de Jésus face aux dérives réglementaires des pharisiens et des scribes (Luc 11, 43-44 et 11, 52)

    « Scribes et Pharisiens hypocrites » dit-il. Ce n’est pas rien tout de même : Hypocrites !
    Oh ! Certes, ils suivent scrupuleusement ce qu’ils nomment la Loi. C’est justement ce que Jésus leur reproche, parce qu’ils ignorent le commandement premier de l’Amour. Rappelons-nous que la première personne à qui il annonce qu’il est le Messie, ce n’est ni un scribe ni un pharisien, gens à la vie et à la conduite exemplaires mais une Samaritaine ; vous savez cette femme à la vie et à la conduite dissolues qui n’avait pas la bonne religion et qui vivait avec un homme qui n’était pas son mari après qu’elle en ait connu cinq ! En voilà bien une qui n’observait pas la Loi !

    Cela pose question, non  ?

    Nous lisons dans les Actes des apôtres (Ac 13, 39) : « Quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse ».

    Alors je m’interroge : Le Code de Droit Canonique que vous professez avec autorité est-il supérieur à l’enseignement de Jésus ?

    Ce faisant, je sens venir l’argument massue de la déliquescence de la discipline personnelle et de l’abandon de l’exigence au prétexte de la tolérance. Pourquoi pas, tant qu’on y est, me prêter la prière suivante : « Seigneur, puissé-je mourir comme le bon larron après avoir mené une vie de patachon ».

    Mon propos n’est évidemment pas celui-là. Notre de vie de chrétien nous fait devoir d’une rigueur, d’une droiture, ne serait-ce que pour donner à notre prochain une image de ce qu’est un chrétien. « Aime et fais ce que tu veux » n’est pas de moi mais de Saint Augustin. Ah ! Il est vrai que, à son époque, il n’existait pas de Code Droit Canonique !
    Voilà sans doute ce qui vous autorise, monsieur l’abbé Pagès, de prêcher la lutte contre les musulmans dans un message publié dans le Salon Beige au cours de la Semaine Sainte.

    Dans Marc 7,6, on peut lire : « Jésus leur répondit: Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple m’honore des lèvres. Mais son cœur est éloigné de moi. »

    N’oublions pas que « c’est sur l’Amour que nous serons jugés », ainsi que le disait Jean de la Croix et pas après un contrôle de connaissances des articles du Code. Là encore, lisons Matthieu 25, 31-46 : dans son enseignement, Jésus appelle « bénis de mon Père » ceux qui ont pris soin des affamés, des assoiffés, des étrangers, des pauvres, des malades et des prisonniers car « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».

    Le Code Droit Canonique ne constitue qu’une aide ou éventuellement un guide pour nous éviter un chemin où nous pourrions nous fourvoyer puisqu’il n’est qu’un document humain dont la rédaction a attendu près de mille-neuf-cents années pour voir le jour ! Ce qui est PREMIER pour le chrétien, ce sont les paroles et l’enseignement du Christ dont j’ai l’hérétique audace de penser que les vêtements des clercs (Can. 284) ne sont pas son principal souci.

    • Il serait utile de lire un peu attentivement avant de commenter : cet article n’est pas de l’abbé Pagès, que vous insultez ainsi gratuitement.

      Et sinon le droit canonique n’a pas été élaboré au XXe siècle. Un droit de l’Église apparaît entre le Ier et le IVe siècle dans les coutumes des premières communautés chrétiennes, mais aussi dans les règles prises par les évêques, successeurs des apôtres, qui règlent les litiges grâce à leur iurisdiction. Très tôt, ce droit puise dans les conciles : assemblées d’évêques, dont les décisions sont appelées canons (du grec kanôn = règle), d’où l’appellation « droit canonique » pour désigner le droit de l’Église. Si les conciles concernent d’abord la foi, dès le IIIe siècle, ils posent des règles juridiques. Plusieurs « collections canoniques », qui compilent les canons les plus importants — par exemple la collectio Dyonisiana de Denys le Petit (†ca 540) — contribuent à leur donner une portée générale. Le droit de l’Église puise aussi dans le pouvoir législatif du pape qui emprunte son titre de pontifex maximus à l’ancienne titulature religieuse de l’empereur ; imitant la pratique impériale, il formule des lettres-décrétales (decretalis) qui sont des réponses à des questions posées par des évêques ou des communautés. Ces décrétales acquièrent une force supérieure, à mesure que se renforce la suprématie de l’évêque de Rome (siège de Pierre et caput orbis).
      https://droitcanonique.fr/blog/fiches-pratiques-2/post/sources-du-droit-canonique-quelques-reperes-58

  4. Cet anonyme catholique a bien raison, respecter au moins pendant le temps du Carême le jeûne et l’abstinence.
    Pas de quoi s’offusquer et s’emballer comme un pharisien !

    C’est bien si l’Abbé Pages contre l’avis de Mahomet pourrait aussi éviter aux femmes musulmanes d’être battues par leurs maris musulmans au moins pendant la Semaine Sainte (Catholique).

    Je connais peu de femmes mais beaucoup d’hommes qui ont une vie dissolue et ça ne leur ferait pas de mal non plus de se tenir convenablement par la même occasion (si se n’est pas pour l’amour du Christ) au moins pour leur famille (et consulter leurs médecins pour éviter également de diffuser les microbes, Sida et autres et à leurs femmes enceintes notamment pour que leurs enfants, petites victimes innocentes, ne naissent pas avec des cancers et des maladies incurables pour une vie misérable et de douleurs).

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