D’un lecteur du Salon beige majeur et… vacciné :
Il y a une incohérence politique à défendre à la fois l’obligation vaccinale au nom du caractère sacré et non négociable de la vie, et l’élargissement de l’euthanasie au nom de la liberté individuelle. Dans le premier cas, l’État affirme que la protection de la vie justifie de contraindre les citoyens, même contre leur volonté. Dans le second, il considère que la liberté individuelle prime au point d’autoriser l’abrègement volontaire de la vie avec un cadre légal.
On ne peut pas, d’un côté, invoquer la responsabilité collective pour limiter la liberté individuelle, et de l’autre, invoquer la liberté individuelle pour relativiser la valeur de la vie. Cela donne l’image d’un État qui applique les principes différemment selon l’objectif politique poursuivi.
Soit la vie humaine est une valeur supérieure qui justifie la contrainte publique, soit l’autonomie individuelle est la valeur suprême. Mais on ne peut pas faire primer l’une ou l’autre selon les circonstances sans fragiliser la cohérence du discours politique.
