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Culture de mort : Avortement

250 000 avortements chaque année, cela ne leur suffit pas

250 000 avortements chaque année, cela ne leur suffit pas

Selon nos avortueurs, il y a encore trop de bébés qui naissent en France.

Le 7 septembre, le ministère de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées a rendu publique sa feuille de route en matière de santé sexuelle, qui propose « 22 actions pour renforcer la prévention et l’accès aux droits et aux soins ».

Alors que l’avortement est désormais inscrit dans la Constitution française, il figure parmi les 5 « grandes priorités » et est concerné par plusieurs des 22 actions listées.

Le gouvernement entend

  • « lutter contre la désinformation en santé sexuelle » et prévoit à cette fin une « campagne nationale d’information ».
  • « améliorer l’accès à l’IVG ». Les délais ont pourtant été plusieurs fois repoussés, le délai de réflexion supprimé et les sages-femmes sont désormais autorisées à pratiquer des avortements.
  • « assouplir les conditions de conventionnement requis pour l’activité d’IVG hors établissements de santé autorisés à la gynécologie obstétrique ou à la chirurgie »,
  • « assouplir la prise en charge des complications d’une IVG médicamenteuse réalisée à domicile en permettant à tout établissement autorisé en gynécologie-obstétrique ou en chirurgie d’intervenir, sans obligation pour la patiente de se rendre dans l’établissement signataire de la convention »,
  • « engager les travaux de modernisation des forfaits afférents à l’IVG »
  • « soutenir la montée en charge des centres de santé dans le champ de l’IVG instrumentale ».
  • « engager les travaux permettant la prescription des médicaments abortifs pour une délivrance directe en officine en dehors du seul cadre de la téléconsultation »
  • « supprimer le délai de carence en cas d’arrêt de travail lié à une IVG »
  • « permettre la prise en charge des transports lorsqu’il n’existe pas de structure de proximité réalisant la méthode d’IVG choisie par la patiente ».
  • « outiller les établissements de santé pour l’établissement de protocoles / procédures facilitant la prise en charge des profils particuliers de femme (femmes approchant la fin de délai légal de recours, mineures, femmes sans droits ouverts, femmes éloignées de l’offre, etc.) ».

L’Exécutif veut aussi faire évoluer la loi :

« Malgré sa constitutionnalisation en 2024, l’IVG est encore marquée par une stigmatisation persistante, nourrie notamment par l’existence d’une clause de conscience spécifique et par des délais d’accès plus restrictifs que dans plusieurs pays européens (Pays Bas, Espagne, Royaume-Uni) ».

Ainsi, que les médecins exercent leur liberté de conscience serait « stigmatiser » les femmes. Et il faudrait s’aligner sur les délais en vigueur chez certains de nos voisins européens.

« La réévaluation du cadre légal apparaît nécessaire pour garantir pleinement l’effectivité du droit à l’IVG, notamment concernant les délais de recours et la clause de conscience spécifique »

Le ministère de la Santé prévoit, à l’horizon 2027-2028, de saisir le Conseil national consultatif d’éthique et de

« proposer au législateur l’extension du délai légal d’accès à l’IVG et la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG au regard de la constitutionnalisation récente de la liberté de recourir à l’IVG et en vue d’harmoniser la législation française avec celle des voisins européens »

Récemment, on homme a été condamné pour avoir forcé sa compagne à avorter. Que prévoit le ministère pour garantir une vraie liberté d’accueillir un enfant ?

Source : Gènéthique

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