Annoncé dès dimanche dernier, l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, signé officiellement mercredi 17 juin, à distance par Donald Trump et Massoud Pezeshkian prévoit notamment « la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ». Les Etats-Unis et l’Iran s’engagent également à « garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban ». Dans un communiqué publié le 15 juin, Joseph Aoun, le président libanais note que
« le Liban espère que cette évolution marquera le début d’une voie plus large qui promeut la stabilité dans la région, préserve la souveraineté des États et les droits de son peuple, et permet aux Libanais d’avoir le temps de reconstruire ce qui détruit et de restaurer leur vie normale dans un pays stable ».
Au lendemain de la signature de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, Benjamin Netanyahou déclarait qu’ « Israël maintiendrait sa zone de sécurité au sud du Liban aussi longtemps que ses besoins en matière de sécurité l’exigeraient, malgré la demande de l’Iran d’un retrait israélien et le libellé vague d’un mémorandum d’entente américano-iranien promettant de préserver « l’intégrité territoriale » du Liban », selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth. Dans sa déclaration officielle du 16 juin, le premier ministre israélien a été clair : « nous resterons dans les zones de sécurité aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour défendre notre pays ». Les frappes israéliennes se poursuivent d’ailleurs dans le Sud-Liban. Enfin, l’armée israélienne a annoncé officiellement agrandir la zone tampon jusqu’ « à une profondeur d’environ 10 kilomètres à l’intérieur des territoires libanais ».
Donald Trump persiste et signe. Mardi 16 juin, en marge du sommet du G7 à Evian, le président américain a déclaré à des journalistes
« j’ai suggéré à Israël de laisser la Syrie s’occuper du Hezbollah parce que, franchement, je pense qu’elle ferait un meilleur travail. Si Israël ne peut pas faire le boulot sans tuer tout le monde, elle [la Syrie] le fera. »
Déjà, le 7 juin, sur NBC, Donald Trump avait exprimé son souhait d’entrainer la Syrie dans le conflit au Liban.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
