Partager cet article

Tribune libre

Analyse critique de l’exhortation apostolique Laudate Deum

Analyse critique de l’exhortation apostolique Laudate Deum

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Commentaire sur l’exhortation apostolique Laudate DEUM
On trouvera ce document ici.

L’auteur n’a pas cherché à défendre le texte mais revenir à la source afin de voir par lui-même si les critiques qui en sont faites sont justifiées. Pour éviter les incompréhensions : elles le sont amplement mais il est préférable de ne pas partir sur des ‘on-dits’.

Il n’est pas question ici de se pencher sur le bien-fondé des arguments scientifiques pour / contre afin d’éviter les dialogues de sourds. Ceux qui ont tenté d’argumenter ont observé que « l’écologie » radicale est une véritable religion dont les adeptes sont fermés à la raison – on aura une idée de ce qui motive cette attitude dans l’analyse. D’autres remarques pertinentes sont possibles mais ne seront pas, ou peu, évoquées ; le lecteur est invité à compléter selon ses propres connaissances en essayant de rester aussi factuel que possible.

L’analyse se base donc presque exclusivement sur les propos tenus par l’auteur lui-même. Rappelons tout de même que l’enjeu n’est pas considérable car la valeur « hiérarchique » d’une « exhortation » n’est pas très élevée. En voici cependant les lignes de force ; les numéros sont des références aux paragraphes du texte, en général très partielles.

le MEPRIS (8…)
Le vocabulaire utilisé pour parler de scientifiques de haut niveau (Nobel…), non subventionnés, qui mettent en jeu leur propre carrière pour défendre ce qu’ils estiment la vérité, n’est pas digne d’un pontife. S’ils ont tort, que l’on montre en quoi, sinon pourquoi les rejeter ?

l’APPROXIMATION et la SPECULATION
Beaucoup de définitions critiques manquent, ce qui rend les propos vagues ou librement interprétables ; des confusions évidentes tendent à questionner la pertinence des propos (ex: Gaz à Effet de Serre, assimilés au seul CO2) ; aucune quantification ne vient à l’appui de qualificatifs tels que « énorme » ; les prophéties d’augmentation « du niveau des mers » ou « des températures » sont toujours au futur et reprennent des chiffres antérieurs de « prédictions » pour des périodes déjà échues et contredites par les faits.

la PEUR, l’ÉMOTION (17…)
Les propos tenus utilisent le champ lexical de la manipulation : il n’est pas fait appel à la raison mais à l’émotion, la peur. On peut relever une mention incongrue au covid dont on sait maintenant qu’il s’agissait d’une manipulation : la critique est actuellement au niveau de chefs d’États.

la SELECTION des références (23…)
« L’oubli » de problèmes cruciaux (gaspillage, obsolescence programmée, terres rares…) et l’absence de toute mention explicite au véritables responsables (trop riches ? trop puissants ? « bienfaiteurs » au secours des finances du Vatican ?) jette un doute sur la sincérité de l’exhortation.
On relèvera que les mentions des « conférences internationales » éludent soigneusement celle de Pékin 1995 avec sa « santé reproductive », pourtant le fer de lance de la politique eugéniste en cours et danger principal pour la survie de l’humanité. Il est même possible de lire ce texte comme un encouragement déguisé à l’avortement.

l’IDOLÂTRIE (27…)
Le mythe du « bon sauvage » est pris sans recul, avec sa conséquence mécanique oubliée de superstition, d’idolâtrie, de paganisme… et de sacrifices humains.

l’ACCUSATEUR (29…)
Les « fausses informations » mentionnées ne sont pas définies, ce qui tend à accepter la définition dominante (justement celle de « ceux qui influencent l’opinion ») : celles qui ne correspondent pas au discours officiel. Et toujours sans préciser les principaux responsables.

l’INCOHERENCE (40…)
L’exemple des solutions efficaces trouvées par certaines « puissances émergentes » mentionne le covid sans relever que ces solutions sont venues des pays qui refusaient les injonctions internationales ; on n’ose pas penser ici que l’exemple implicite puisse désigner la Chine…

la défense de la VIOLENCE et la DICTATURE (58, 59…)
Ce point est particulièrement saillant dans les parties 4 et 5 qui concernent les conférences COP**. Notons que l’auteur « ignore » le fait que les « énergies renouvelables » ou « propres » sont de grosses consommatrices de charbon comme le démontre l’exemple allemand. Aucune mention des
conditions inhumaines d’extraction des terres rares et leur gaspillage.

l’INDIFFERENCE envers les populations pauvres (49)
L’interdiction, les restrictions des énergies fossiles condamnent les populations des pays les plus pauvres qui en ont un besoin vital. Merci de mourir en silence…

l’encouragement à un CONFLIT MONDIAL…
…qu’on préfère penser involontaire. La coercition, la violence ouvertement soutenues dans ce texte sont pourtant bien éloignées de l’esprit évangélique. L’appel à une DICTATURE mondiale en vue d’une quasi INTERDICTION du CO2 met pourtant face à face les deux plus gros émetteurs : Chine et États Unis. Pour préserver leurs intérêts ils sont tous deux prêts à mobiliser toute leur puissance, ce qui signifie un conflit NBC. C’est une manière de résoudre le problème : éliminer la population mondiale pour la protéger…

la COUARDISE
Tout le poids de l’ire de cette exhortation est dirigé vers les populations occidentales qui n’ont pourtant pas le choix de leur mode de vie. On aurait pu avec davantage (ô combien!) de pertinence suggérer d’acheter de préférence local (alimentation, habillement…) pour limiter les dépenses en
transport des marchandises ; parler de la folie du remplacement de matériels électroniques en parfait état mais qu’un marketing agressif pousse à jeter… Désigner, on peut rêver, les responsables qui orchestrent cette gabegie. Le lecteur cherchera sans succès toute suggestion dans ce sens.

l’ATHEISME, le PAGANISME
Dans la 6ème partie, pourtant explicitement spirituelle, le lecteur cherchera sans succès le mot « prière » ou ses équivalents, et ne verra Dieu évoqué qu’en référence à la Nature (7 fois). Il apprendra que l’homme « est uni » à la Nature et non établi au-dessus pour en prendre soin. Il est
invité à un « anthropocentrisme situé » (?) et à « se repenser ». La comparaison avec Ge 3 est tentante.

Partager cet article

1 commentaire

  1. On est effectivement loin de la mission prophétique de l’Eglise qui devrait plutôt prêcher l’amour du Créateur et la nécessité pour l’humanité de respecter le droit naturel et la Vérité et le monde aura par surcroît les éclairages nécessaires pour mener les affaires temporelles. Quelle crédibilité a le pape en matière d’emprunte carbone ?
    Le pape s’est déjà gravement fourvoyé en se faisant l’apôtre de la vaccination pour tous, alors que plus personne n’ose affirmer aujourd’hui que la vaccination n’est pas responsable de nombreux décès (AVC, myocardites, Cancers fulgurants, thromboses etc…), qu’elle n’empêchait pas la contagion et qu’il aurait fallu confier aux médecins le soin de proposer au cas par cas en fonction du bénéfice-risque pour chaque patient la vaccination.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services