Une autre droite est possible…
La droite la plus bête du monde, et désormais la plus méchante aussi, est-elle en train d’ouvrir un boulevard à Jean-Luc Mélenchon (qui est déjà donné au second tour alors même que tout porte à croire que les sondages, incapables de localiser ses électeurs, le sous-estiment) ?
L’affaire Bardella
L’« affaire Bardella » va évidemment laisser des traces sévères, encore que sans doute pas celles auxquelles on s’attend. L’opinion journalistique commune, qui brille invariablement par son incapacité à comprendre les enjeux réels, nous dit que M. Bardella est fini et que le clan Le Pen (qui essaye dans le même temps de réintégrer Mme Maréchal) reprend le contrôle de la PME familiale. Il nous semble au contraire que Bardella va s’en tirer – non pas grâce à, mais malgré, sa désastreuse défense qui consiste à nier ce qui semble pourtant probable à la plupart des observateurs.
D’une part, en effet, à l’heure des chambres d’écho sur les réseaux sociaux, ne seront touchés par les révélations de Mediapart que ceux qui lui étaient déjà hostiles, ses partisans préférant attaquer en retour le messager, selon cette idée absurde mais tenace qu’un tort en annulerait un autre. D’autre part, l’immense majorité de ceux qui seraient susceptibles de voter pour lui ne considère d’évidence pas que des préjugés plus bêtes qu’autre chose soient un crime impardonnable, surtout quand ils ont été exprimés par un adolescent.
Sans doute aurait-il été plus habile pour M. Bardella de reconnaître les faits tout en niant qu’ils aient les implications qu’on voudrait leur donner (en déclarant qu’« ils [Mediapart] auront à justifier de la probité des preuves qu’ils avancent et de la prescription », son avocat a d’ailleurs confessé à mi-mots qu’ils n’étaient pas faux…). Pour autant, on voit que depuis trois semaines toute la droite pro-israélienne et ses médias-relais font bloc pour sauver le soldat Jordan, dont tout tend à laisser croire qu’il a été soralien – Soral lui-même s’en est vanté – et qu’il est entouré de gens qui n’ont pas cessé de l’être ; mais qui a cet avantage insigne pour eux d’être soumis au régime de Tel-Aviv comme aucun personnage de Houellebecq ne l’a jamais été à l’islam.
La véritable conséquence est selon nous ailleurs. Elle est double. D’une part, on voit désormais mal comment le RN échapperait à la fracture, dans la mesure où beaucoup d’observateurs supposent que c’est le clan Le Pen qui est à l’origine des fuites. Mme Le Pen montrerait ainsi une nouvelle fois son incapacité pathologique à s’entourer. Une fois encore, elle lâcherait avec violence celui dont elle s’était entichée, l’imposant contre toute justice et toute raison comme sa tête de liste pour les européennes à l’âge de 23 ans, lui qui n’avait ni diplômes ni compétences ni expérience de vie ni quoi que ce soit justifiant ce népotisme.
Comment continuer à diaboliser LFI ?
D’autre part, l’affaire Bardella va moins handicaper ce dernier que donner un élan formidable à Jean-Luc Mélenchon. D’abord par un coup de billard à deux bandes : si le RN explose, voire dépose deux candidatures, alors même qu’on sait désormais qu’il est pour sa part très surestimé dans les sondages (qui continuent à le redresser bien que son vote ne soit plus sous-déclaré), LFI s’approche mécaniquement de la première place. Ensuite, et surtout, par un coup à trois bandes : toute la stratégie médiatique de ce qu’on nomme, paresseusement mais non sans raison, le « système » consistait en effet à réhabiliter moralement le RN. Pour cela il fallait que le péché d’antisémitisme soit repris par quelqu’un d’autre : et c’est ainsi qu’on accuse rituellement LFI, depuis déjà des années mais surtout depuis le 7-Octobre, d’être antisémite. Le RN s’est d’ailleurs joint à la meute des aboyeurs, de manière d’autant plus indécente que lui-même avait été victime d’accusations bidon pendant des décennies. Mais il va devenir très très compliqué audit « système » d’expliquer que LFI est antisémite dans le même temps où il continuera à asséner que le RN de M. Bardella est, lui, judéophile. Il va donc lui falloir mettre en veilleuse les accusations contre LFI, dont chacun voyait déjà qu’elles étaient partiellement diffamatoires. Dénoncer les massacres, les destructions, les humiliations rituelles commises à Gaza par les Israéliens n’est évidemment pas « antisémite », quand bien même leurs auteurs seraient juifs. C’est, au contraire, un devoir d’humanité.
Ce qui nous mène directement à la seconde raison pour laquelle il nous semble que M. Mélenchon a désormais, si rien ne se passe, toutes les chances de l’emporter. La droite la plus bête du monde est désormais devenue également la droite la plus méchante du monde. Non seulement cela est mal, mais c’est politiquement suicidaire.
Applaudir les massacres et les mutilations
Depuis trois ans, elle défend de manière « inconditionnelle » un régime génocidaire (ou para-génocidaire, se battre sur les mots n’a pas grand intérêt : le fait est que Gaza est aujourd’hui à peu près dans le même état que le ghetto de Varsovie en 1944…). On préfère ne pas s’interroger sur ses motivations. De là où il est, De Gaulle doit être en train de pleurer, à moins que ce ne soit de vomir, en regardant ce que sont devenus ceux qui osent se réclamer de son héritage. Georges Bidault et Pierre Sergent aussi… Lorsque l’histoire de ces événements sera écrite, et à quelques courageuses exceptions près, la droite française sera jetée à la place qui lui revient moralement : la poubelle.
Ce n’est pas tout. En moins d’une semaine, les mêmes qui avaient applaudi à la destruction des hôpitaux et des universités palestiniennes, et détourné le regard (en langage djeune, qui « avaient piscine »), eux les grands défenseurs des chrétiens d’Orient, lorsque des centaines de chrétiens palestiniens étaient tués par Tsahal, ceux-là mêmes se sont mis à applaudir à la répression sanguinaire du mouvement lycéen. La police de Macron, la plus barbare d’Europe, capable de mutiler et de s’en vanter face caméra, avec le soutien là encore inconditionnel du ministre de la Police, éborgne en effet – mutile, gaze, rafle au hasard, comme même la police des mollahs n’oserait pas le faire – des jeunes dans la rue. Et la droite lepéno-phillipo-zemmouro-retailliste applaudit. Elle en redemande. Ses tweets abjects sont archivés par la gauche mélenchoniste, qui les ressortira, et elle a raison, en temps utile – que ce soit à un mois du premier tour, ou lorsque la macronie sera jugée (ce qui n’est qu’une question de temps).
Dans tous les cas, c’est le même raisonnement absurde : comme le camp d’en face est méchant, on peut tout lui faire. Pour éviter les procès d’intention, spécifions donc que, oui, bien sûr, les lycéens qui manifestent, parfois brûlent et caillassent aussi, et qu’ils sont effectivement l’avant-garde de ce que M. Mélenchon appelle la « Nouvelle France ». De même que le 7-Octobre est évidemment une attaque terroriste abjecte contre les Israéliens. Mais voilà : on ne mutile pas des manifestants, même s’ils brûlent des poubelles, et on ne raye pas non plus un territoire entier de la carte même si des terroristes s’y abritent. Si le Royaume-Uni avait rasé l’Irlande du Nord, et pourquoi pas l’Irlande du Sud aussi, à cause des attentats de l’IRA, il aurait été, à juste titre, placé au ban des nations. C’est la différence entre la civilisation et la barbarie.
Soutenir le fanatisme israélien est ici du même ordre que soutenir le fanatisme de la police, celui de cet agent qui a osé déclarer face caméra que faire une balayette à un de ses collègues était « bien sûr », pour lui, « largement » passible de l’éborgnement. La police française est elle aussi barbarisée : en la soutenant sans critique, la droite française sombre dans l’abjection.
Un fanatisme suicidaire
Or, cette abjection est politiquement suicidaire. Le peuple français n’est pas, lui, barbare. L’« ancienne France » n’est pas barbare. Elle ne veut pas mutiler sa jeunesse mais défendre, ou recouvrer, sa civilisation. Or, aucun candidat n’existe à cette heure qui comprenne cela. Tous se battent pour savoir qui dira la chose la plus ignoble envers la jeunesse en révolte, ou envers les musulmans. Mais, même avec le renfort des boomers radicalisés dans la défense de leurs retraites géantes, cela ne fait pas une moitié des électeurs. Par millions, dégoûtés d’autant de vilénie morale, les Français qui auraient pu voter à droite se réfugieront dans l’abstention, voire voteront « en face ». C’est écrit d’avance. L’électorat de M. Mélenchon, lui, y compris la jeunesse et les personnes issues de l’immigration musulmane – mais évidemment pas que – ira, pour sa part, voter comme un seul homme pour celui qui les aura défendus, seul contre tous. Et on voit mal Mme Le Pen, dont le sort politique est lié à celui de son lieutenant, lui rétorquer alors, carte ultime du système, « bouh ! antisémite ! »…
Si la droite ne sort pas de l’ornière morale dans laquelle elle s’est placée – la violence d’Etat comme seul horizon – elle perdra inévitablement la présidentielle de 2027. Puis elle disparaîtra dans les poubelles de l’histoire. Il est par conséquent urgent de prouver qu’une autre droite est possible.
John Falstaff
NB: le pseudonyme collectif de John Falstaff réunit des universitaires et conseillers politiques, observateurs de longue date de la vie politique française, et souhaitant participer au débat sur l’élection présidentielle. Leur boîte courriel est ouverte pour les réactions et commentaires.
Des églises forcées à Marseille
Communiqué de l’archevêque :
Hier, notre ville, comme bien d’autres en France, a été la proie de violences inacceptables : en marge des manifestations prévues, des magasins ont été pillés, des églises forcées, l’hôtel de ville envahi et dégradé, un commissariat saccagé, des membres des forces de l’ordre agressés. Avec toute l’Église de Marseille, je souhaite exprimer mon soutien et ma solidarité aux personnes qui ont été blessées et aux commerçants qui ont été victimes de ce vandalisme. J’appelle chacun à ne pas se laisser emporter par l’engrenage de cette violence : notre ville et notre pays méritent mieux que cela. Avec tous les croyants, nous prions pour que cessent ces troubles et que la paix revienne.
Marseille, le 18 octobre 2026
+ Cardinal Jean-Marc Aveline
Archevêque de Marseille
Le Procès Staline sort à Paris le 24 octobre
Le Procès Staline : le Politburo juge son tyran
Le nouveau film de l’association Ermonia sera projeté à Paris le samedi 24 octobre, au cinéma Le Brady.
Staline agonise, veillé par les hommes qui l’ont servi pendant trente ans. C’est par cette scène que s’ouvre Le Procès Staline, nouveau film de l’association de cinéma indépendant Ermonia, qui sera projeté à Paris le samedi 24 octobre 2026, de 16 h à 17 h 30, au cinéma Le Brady (39 boulevard de Strasbourg Paris).
Le film
Alors que Staline s’apprête à signer la déportation de millions de Juifs, son Politburo (Beria, Molotov, Kaganovitch, Malenkov), terrorisé par sa paranoïa, décide de le juger et de le condamner selon sa propre logique.
Tourné en quasi huis clos, Le Procès Staline adapte Procès et mort de Staline, pièce de l’écrivain catholique italien Eugenio Corti, auteur du célèbre roman Le Cheval rouge. Corti y dépeint un Staline manipulateur et cynique, face à des lieutenants tout aussi redoutables.
À travers la relation de Staline avec son entourage, faite de tendresse contrainte et de non-dits, le film montre ce que la violence politique détruit jusque dans la sphère privée. Le film se referme sur le message de Fatima, évoqué à demi-mot.
Yves-Marie Adeline tient le rôle-titre.
Ermonia
Ermonia est une association de cinéma indépendant qui réalise depuis plusieurs années des films à petit budget portés par de fortes convictions. Le Procès Staline est, selon l’association, son projet le plus abouti.
Informations pratiques
Film : Le Procès Staline
Production : association Ermonia
Réalisation : Ambroise Boulangé
Adaptation de : Procès et mort de Staline, d’Eugenio Corti
Avec : Yves-Marie Adeline (Staline)
Durée du film : 55 mn
Musique originale : Olivier Quil
Projection à Paris : samedi 24 octobre 2026, de 16 h à 17 h 30
Lieu : cinéma Le Brady, 39 boulevard de Strasbourg, Paris 10e
Précédente projection : Angers, le 8 octobre 2026
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« Je pensais être parti pour Jérusalem. C’était un voyage au bout de ma nuit » : Journal d’un jeune en vrac
Les éditions Fayard publient le Journal d’un jeune en vrac, un récit signé Martin Jubert. À 18 ans, le bac en poche, Martin a tout pour réussir. Ou presque. Il lui manque l’essentiel : un sens à la vie. Aussi, derrière cette trajectoire idéale, les addictions prennent le dessus. Une nuit, après une énième soirée qui tourne mal, il touche le fond. Au petit matin, une décision radicale : prendre son sac, son bourdon et partir à pied de Notre-Dame de Paris jusqu’à Jérusalem. Sur près de 4 000 kilomètres, Martin va affronter ses addictions, ses illusions et les injonctions de sa génération; réseaux sociaux, plaisirs immédiats, vies toutes faites, pour tenter de se reconstruire.
Au gré des rencontres, Martin affronte ses démons et les illusions de sa génération afin de trouver un sens à sa vie.
Je croyais manquer d’eau. Je découvrais que je manquais de bien d’autres choses. Suis-je né pour vivre de désert ? Suis-je fait pour être comblé de tout ? Toute notre vie consiste à remplir : remplir les silences, remplir les blessures, remplir les absences, remplir les soirées, remplir nos verres.
Le désert, lui, refuse obstinément de se laisser combler. Au contraire, il oblige à regarder le vide. Ce vide me faisait peur. Il ne me restait plus que moi-même et c’était déjà beaucoup trop. Je ne voulais plus penser. Je ne voulais plus réfléchir. Je voulais seulement avancer jusqu’au prochain village, emmagasiner un peu d’eau, boire un çay brûlant, échanger avec des inconnus avant de reprendre la route.
Mais une autre soif remontait. Une soif infiniment plus ancienne que celle de l’Anatolie. Elle n’avait rien à voir avec la chaleur. Elle me poursuivait depuis bien plus longtemps. Je l’avais simplement laissée derrière moi quelques semaines. Ou plutôt, j’avais cru l’avoir laissée derrière. C’était une illusion. […]
Je marchais la bouche sèche, le crâne battant, les jambes molles, et je comprenais que le désert ne faisait que révéler ce qui me brûlait depuis des années. La soif n’était pas seulement dans ma gorge. Elle était devenue presque toute ma vie. Elle était dans cette impossibilité à rester seul avec moi-même. Dans cette panique devant le silence, dans cette manie de remplir chaque vide, dans cette envie de tout éteindre dès que le réel devenait trop.
Je pensais être parti pour Jérusalem. C’était un voyage au bout de ma nuit.
Général André Coustou : « Le chaos en France est voulu ! »
Dans un entretien choc de 43 minutes, le général André Coustou revient sur le week-end de chaos que la France a connu le 17 octobre et qui s’est poursuivi dimanche et la nuit dernière. Ce chaos qui continue et se poursuit en violences dans différents endroits du pays est selon lui souhaité et organisé par l’État. On sait en effet que tout le week-end les forces de l’ordre mobilisées n’étaient pas en nombre suffisant pour contenir des manifestants venus dans le seul objectif de piller et de casser.
Le général Coustou est interviewé par Armel Joubert des Ouches
Pour la presse internationale, la France s’enfonce dans un syndrome du déclin
“Au lendemain d’une journée de manifestation et de violences d’une intensité rarement vue en France ces dernières années”, Emmanuel Macron, qui n’avait jusque-là fait “qu’égrener de petites phrases de réaction” sur la crise des lycéens, “a été forcé de réagir plus longuement à la télévision ce dimanche soir”, constate Le Temps. Mais à part les condamnations de rigueur,
“rares ont été les annonces concrètes alors que la droite demandait un acte fort, comme l’instauration de l’état d’urgence”. “Tout juste a-t-il annoncé que les préfets pourraient, en coordination avec les maires, interdire certains rassemblements ou mettre en place des couvre-feux”.
Pour Blick :
“Il a aussi promis que le chef du gouvernement réunirait bientôt les partis politiques, les syndicats et les représentants des jeunes pour discuter des revendications sur le pouvoir d’achat et l’éducation”. “Mais à part ça ? Rien. Aucune réponse concrète”.
Au lendemain de “certaines des pires émeutes qu’ait connues la France depuis des décennies”, Emmanuel Macron “s’est engagé dimanche à répondre à certaines revendications des manifestants, mais sans donner de précisions”. Il a certes indiqué “qu’il s’efforcerait de baisser le prix des carburants – une revendication majeure de certains manifestants – lors d’un déplacement diplomatique dans le Golfe Persique cette semaine”, mais il n’a présenté “aucune concession concrète” aux manifestants, se contentant d’affirmer qu’à six mois de la présidentielle, la France avait besoin “d’ordre, d’apaisement et pas d’une escalade”.
“Des affrontements ont éclaté entre la foule et les forces de l’ordre place de la République, dans le centre de Paris”. “Des vélos électriques ont été entassés dans certaines rues et incendiés. Des bouteilles et des pierres ont été jetées et d’épaisses volutes de fumée s’élevaient des poubelles en feu. La police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes”.
“le conflit ne montre aucun signe d’essoufflement” et qu’il y a “urgence” à ramener le calme dans le pays. Mais face au défi, Emmanuel Macron “est apparu quelque peu impuissant, se limitant à des formules de circonstance”.
“la révolte actuelle a dépouillé ce centriste de 48 ans des derniers restes de son capital politique national”, déjà bien entamé par “sa décision désastreuse de convoquer des élections anticipées en 2024”.
Le Soir estime que le président français porte “sa part de responsabilité dans ce désastre ».
En dix ans de pouvoir, il n’a dessiné ni un meilleur horizon pour les lycéens, ni rendu moins difficile la vie des classes moyennes, ni résolu le sentiment de sécession qui règne parfois dans les banlieues”. “Le pays s’est appauvri. Au bord de la crise financière, il s’enfonce dans un syndrome du déclin”. “Les partis politiques de gouvernement, qu’il entendait transcender en prenant le meilleur de la gauche et de la droite, ne s’en sont jamais remis, favorisant l’émergence de deux forces radicales qui polarisent le pays à l’extrême”. “Dans six mois, si tout continue comme ça, il est à craindre que la France écope de la double peine : l’extrême droite au pouvoir et, dans la foulée, le chaos”.
Un maire du Maine-et-Loire décroche le portrait d’Emmanuel Macron dans sa mairie
À la suite des événements survenus en France ce week-end, j’ai décidé de mettre les drapeaux de la mairie de Longué-Jumelles en berne.Je condamne avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations commises par ceux qui bafouent nos lois, saccagent nos villes et méprisent les valeurs de la République.
Face à cette crise, j’ai également décidé, en tant que maire de Longué-Jumelles, de décrocher le portrait du président de la République dans la mairie. Je considère que son attitude face à cette situation est indigne de la gravité des événements et des attentes de nos concitoyens.
Camp des saints, Fleuves de sang : ouvrir les yeux ou disparaître
Editorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :
À l’occasion de la manifestation du 17 octobre, face au déclin de la mobilisation lycéenne, une partie de la gauche a ressorti la rengaine de la convergence des luttes, espérant agglomérer dans la rue lycéens, étudiants, fonctionnaires, salariés et « banlieusards ».
Le mouvement lycéen s’essouffle : que les étudiants prennent le relais ! C’est un peu ce à quoi l’on a pu assister cette semaine. À l’approche de la Toussaint, la lutte des classes fait pâle figure face aux vacances, et le « mouvement social » a finalement tenté de répercuter la « colère » lycéenne vers les facultés, qui n’ont pas toutes deux semaines de congés à l’automne.
Le samedi 17 est aussi censé rassembler les « Gilets jaunes », en réalité essentiellement les figures gauchisantes qui se sont fait une notoriété sur le dos d’un mouvement anti-fiscal parasité par la gauche.
Les syndicats seront de la partie, et La France insoumise aussi. S’il semble bien que l’on se trouve en fin de cycle pour ces mobilisations, c’est bien le parti mélenchoniste qui joue le plus gros ici.
En soutien aux lycéens depuis plusieurs semaines, les troupes insoumises se voient reprocher le grabuge en marge des manifestations, un désordre qu’elles cautionnent à défaut de l’orchestrer.
Dans la rue, Mélenchon se fait déborder par sa gauche, cette extrême gauche autonome qui n’a pas de mandat en jeu et le ramène à son statut d’apparatchik : parlementaire pendant 33 ans.
Convergence et union de rien du tout
Rallier tous les mécontents : les travailleurs, les étudiants, les « racisés », est devenu une rengaine incontournable à gauche. Faute de grève générale, faute de syndicats de masse et même de parti capable de dépasser les 20 % à une élection, les gauches de souche trotskiste théorisent une « convergence des luttes ». Comprendre : les mécontents vont s’unir contre les puissants.
Dans la réalité, la sauce ne prend pas. Les contestataires « diversitaires » (de banlieues) comme les lycéens sont largement imprégnés par le consumérisme et séduits par un discours racial pas toujours compatible avec le reste de la gauche, les syndicats défendent leurs syndicats, les partis cherchent à capter un électorat. Quant aux travailleurs « gilets jaunes », on se demande ce qui les rapproche de ces catégories, si ce n’est la colère, qui n’est absolument pas un dénominateur suffisant.
Cette obsession pour la « convergence des luttes » fait écho à l’union des droites.
Désirée par les bases militantes et souvent par les franges plus radicales, celle-ci est sans cesse rejetée par les états-majors de partis, qui savent que plus il y a de monde, moins la part du gâteau est grosse. La prime à la majorité reste encore trop importante pour envisager une quelconque union de ce côté de l’échiquier politique. À gauche comme à droite, la perspective de la marginalisation pousse à s’imaginer étendre l’assiette militante ou électorale.
Pour les uns, il faut agréger plus de colère, pour les autres, se rassembler. Dans les deux cas, cela ne fonctionne pas. Et à la fin, c’est le centre qui l’emporte.
Les émeutes qui ont suivi la mobilisation des gauches du 17 octobre devraient agir comme une piqûre de rappel pour la France. Même si la situation se calmera dans les jours à venir, il est évident que le poids démographique, l’incurie politicienne et l’idéologie gauchiste laissent couver des lendemains sanglants.
Loin d’être une mobilisation populaire, les manifestations du 17 octobre ont laissé place à une convergence des colères, et non des luttes, entre l’extrême gauche autonome (antifa, anarchistes…) et les diversitaires.
Les cortèges sans heurts des syndicats et des politiques institutionnels ne sont pas ici en cause, même si, évidemment, ceux-ci défendent souvent les casseurs et soufflent sur les braises.
L’exécutif aura été tellement éculé qu’il a fini par admettre son échec, et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a même présenté sa démission, refusée par le président Macron.
En Macronie, on ne démissionne pas, comme l’a déjà montré la pathétique fausse démission de la ministre de l’Écologie Monique Barbut.
Gérald Darmanin, passé de l’Intérieur à la « Justice », admet lui aussi un échec. Il y a quatre ans, il désarmait les Français avec son « Opération nationale d’abandon simplifié d’armes à l’État ».
Des lendemains qui saignent
L’épisode des violences urbaines (émeutes, pillages…) sera rapidement évacué.
Les auteurs s’en sortiront majoritairement sans condamnation et les responsables politiques resteront en liberté.
La fin de la « chienlit » pourrait d’ailleurs être sifflée par les dealers et, plus généralement, par les petites mafias ethniques qui savent que le grabuge nuit à leurs affaires.
À court terme, c’est la présidentielle de 2027 qui pourrait être une nouvelle occasion de chaos. À long terme, c’est une intensification des épisodes de violence qui se produira.
Il ne faut pas être devin pour l’écrire en 2026. Jean Raspail l’avait prédit dans le Camp des saints, Enoch Powell dans son discours des « fleuves de sang » l’avait aussi écrit.
Lire ou relire ces ouvrages est indispensable ; les faire connaître est d’utilité publique. Les promoteurs de ces livres éprouvent aujourd’hui la douleur d’avoir eu raison.
Paradoxalement, avec un RN en tête des études d’opinion et une petite bascule droitière dans certains médias, la leçon n’est pas comprise.
Avec les années, la normalisation et la progression de l’antiracisme, le rouleau compresseur assimilationniste semble avoir détruit toute lecture ethnique du problème.
Le visionnage des images de violences urbaines en France ne laisse pourtant aucun doute.
Le modèle d’intégration et d’assimilation républicaine est un leurre. Le soutenir est criminel.
La confrontation, mais avant cela les confrontations, est inéluctable.
Ce n’est pas le constat d’un écrivain réactionnaire ou d’un éditorialiste nationaliste, mais celui d’un ministre de l’Intérieur de centre gauche. En octobre 2018, Gérard Collomb quittait Beauvau avec cette mise en garde : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Je crains que demain, on ne vive face à face. »
L’ancienne liturgie, une expression plus juste et plus précise de notre foi dans les dogmes eucharistiques
Dans un entretien accordé à AdVaticanum, Mgr Fernando Rifan, administrateur apostolique de l’Administration apostolique personnelle de saint Jean-Marie Vianney, aborde l’avenir de la messe traditionnelle en latin, sa réconciliation avec Rome, sa succession et les défis auxquels l’Église est confrontée au Brésil. Il a été ordonné prêtre par Mgr Antônio de Castro Mayer le 8 décembre 1974 et formé dans le diocèse qu’il gouvernait comme si l’ancienne messe n’avait jamais été abolie. La majorité des paroisses du diocèse de Campos adoptèrent exclusivement l’ Usus antiquior. Après le décès de Mgr de Castro Mayer en 1991, Mgr Licínio Rangel fut consacré sans mandat pontifical et devint, plus tard, le premier administrateur apostolique, une fois la paix rétablie avec Rome.
Vous étiez parmi ceux qui ont porté à Rome la lettre de l’Union sacerdotale après le pèlerinage jubilaire de l’an 2000. Le cardinal Darío Castrillón Hoyos l’a lue devant Jean-Paul II, et l’on raconte que le pape a pleuré. Pourriez-vous reconstituer le déroulement des événements : les deux réunions de 2001, la décision de ne plus être aligné sur la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, le décret Animarum bonum de janvier 2002 ? Quel a été le plus grand dilemme de conscience ?
La première réunion de 2001 a rassemblé les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et de l’Union sacerdotale de l’époque. Par la suite, les prêtres de la FSSPX se sont retirés des discussions, si bien que ce n’est qu’à la deuxième réunion que nous avons repris le dialogue avec le Saint-Siège. Malheureusement, un esprit de méfiance envers les autorités romaines a toujours prévalu parmi les prêtres de la FSSPX. Une fois le retrait de la Fraternité surmonté, nous avons repris le dialogue, qui a heureusement abouti à la levée de l’excommunication de Dom Licínio et, quelques mois plus tard, à l’accord de Rome pour la création d’une administration apostolique personnelle sur le territoire du diocèse de Campos. Cette solution nous a grandement réjouis, et le 23 janvier, le décret Animarum bonum a été officiellement publié.
Il n’y avait cependant aucun point douloureux qui troublait notre conscience. Au contraire, la situation irrégulière dans laquelle nous nous trouvions était, en elle-même, un fardeau pour notre conscience.
Vingt-quatre ans après la régularisation, qu’avez-vous gagné que vous n’auriez pas pu conserver en situation irrégulière ? Qu’avez-vous perdu, le cas échéant ? Feriez-vous le même choix aujourd’hui ?
Je vois que notre reconnaissance a été véritablement providentielle. Le risque de demeurer dans une situation irrégulière est de s’y habituer et d’en faire une norme de la catholicité. Malheureusement, telle est la position de ceux qui rejettent toute possibilité de régularisation canonique.
En repensant à notre histoire, je constate que nous avons acquis la paix de la conscience et la certitude de la bénédiction divine, si bien que, grâce à Dieu, nous n’avons aucun regret. Et nos prêtres en étaient véritablement ravis. Notre propre histoire nous a enseigné que la tunique sans couture du Christ ne peut et ne doit pas être déchirée sous de faux prétextes d’amour pour l’Église.
En juillet 2021, lors de la publication de Traditionis custodes par le pape François, Votre Excellence a déclaré que « les justes ne doivent pas payer pour les pécheurs » et que le motu proprio ne concernait pas Campos, car l’Administration s’appuie sur sa propre loi fondatrice, qui n’a jamais été nommée et n’a donc pas été abrogée. Cinq ans plus tard, Votre Excellence demeure le seul évêque au monde dont l’ensemble du troupeau vit selon l’ancien rite en pleine communion avec Rome. Dites-nous, en tant que cet évêque, quel a été l’impact concret de Traditionis custodes au Brésil, dans les diocèses où vos prêtres exercent également leur ministère avec la permission de l’ordinaire du lieu, et dans les nombreux endroits où l’ancienne messe a été réduite, déplacée ou supprimée ? Et, considérant Campos du point de vue de la restriction qui ne vous a jamais concerné, que devrait faire un pape aujourd’hui concernant l’ancien rite, s’il souhaite à la fois l’unité et la justice ?
En réalité, concernant les conséquences possibles de Traditionis custodes, notre situation particulière n’a pas changé, l’Administration apostolique étant régie par un droit particulier, tandis que les mesures du motu proprio ont été promulguées avec force normative pour l’Église universelle, sans porter atteinte aux facultés et droits acquis par nous ou par les autres instituts. Quant à nos apostolats extérieurs, pour nous, membres de l’Administration apostolique, il n’y a eu aucune restriction, les évêques connaissant généralement notre fidélité au Magistère vivant de l’Église et notre adhésion au Concile Vatican II, interprété selon ce Magistère. Il me semble donc évident que les évêques accueillent toujours favorablement les apostolats pour la messe selon l’usus antiquior lorsqu’ils perçoivent, au sein des groupes qui les désirent, un véritable esprit de communion et un amour sincère pour l’Église et pour le Pape.
Quant à l’avenir de l’ancien rite, ou à ce qu’il convient de faire, je pense que le mieux est de prier. Je crois que la préservation de la messe de saint Pie V est un grand bienfait pour l’Église, mais je reconnais qu’avant toute chose, nous devons surmonter la polarisation dans le domaine liturgique afin de retrouver une véritable paix liturgique.
Mgr de Castro Mayer était avec Mgr Marcel Lefebvre à Écône en 1988 ; Votre Excellence était vous-même présente lors de ces consécrations. Il est décédé en 1991, avant que les prêtres de Campos ne retrouvent la pleine communion. Que pense Votre Excellence qu’il aurait dit de la réconciliation de 2002 et de l’Église de Campos telle qu’elle existe aujourd’hui, avec deux évêques dans la même ville, tous deux en communion avec le Successeur de Pierre ?
Je crois fermement que Dom Antônio, par sa bienveillance, aurait été favorable à notre reconnaissance. Tant durant mes années de séminaire qu’après mon ordination, ayant travaillé à ses côtés comme secrétaire particulier, je peux témoigner de la dévotion légitime et filiale que Dom Antônio portait au Vicaire du Christ. C’est pourquoi la position que nous avons adoptée en 1981, puis aggravée en 1988, fut un regrettable accident de parcours, corrigé par la suite. L’erreur est humaine ; se corriger et pardonner est chrétien ; persévérer dans l’erreur est diabolique.
Le pape saint Jean-Paul II a promis la succession épiscopale lors de la création de l’Administration. Il vous a été demandé de rester en fonction jusqu’en avril 2027 environ, afin de préparer la nomination d’un successeur. Y aura-t-il un autre évêque pour la paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney, consacré et régnant selon l’ancien rite ?
C’est ce que nous espérons vivement. Je sais toutefois que le processus de sélection des évêques est très complexe et délicat, et qu’il exige un long travail de discernement et de consultation. Nous sommes donc dans l’attente. Tout dépend du Saint-Père, le Pape.
Vous avez toujours affirmé que la messe traditionnelle n’était ni une question de nostalgie ni un symbole politique. Selon vous, pourquoi la messe romaine traditionnelle est-elle belle, non seulement esthétiquement, mais aussi théologiquement ? Quel impact a-t-elle sur le prêtre et sur les fidèles laïcs ?
Voici les raisons pour lesquelles nous chérissons l’ancienne liturgie : une expression plus juste et plus précise de notre foi dans les dogmes eucharistiques ; la sécurité ; la protection contre les abus ; le bénéfice pour toute l’Église ; une contribution à la réforme de la crise liturgique ; la richesse et la solennité des rites ; une plus grande précision et rigueur dans les rubriques (ne laissant aucune place aux « ambiguïtés, libertés, créativités, adaptations, réductions et instrumentalisations », comme le déplorait le pape saint Jean-Paul II – Ecclesia de Eucharistia, n° 10, 52, 61) ; le sens du sacré ; une plus grande richesse et précision dans les formules des prières ; le respect ; l’humilité rituelle et personnelle ; l’élévation et la noblesse des cérémonies ; le respect ; la beauté ; le bon goût ; la piété ; la langue sacrée ; la tradition ; et un droit légitime reconnu par l’Autorité suprême de l’Église. Telles sont les raisons pour lesquelles nous préservons un si riche trésor de la liturgie de l’Église.
La synodalité est désormais le langage de travail de l’Église. De votre point de vue, Excellence, que faut-il en penser ? Et lorsque de jeunes catholiques brésiliens disent qu’ils souhaitent plus de doctrine, une liturgie plus respectueuse et moins de politique, la machine synodale les écoute-t-elle ?
Il existe, en effet, une forte demande dans certains secteurs de l’Église pour un nouveau style de gouvernance, où les laïcs joueraient un rôle plus actif. Ce désir, en soi, ne pose pas de problème, à condition de bien rappeler que l’Église est une société parfaite, visible et hiérarchisée, au sein de laquelle existent certaines charges qui confèrent ce que l’on appelle le « pouvoir de gouvernance », et que ces pouvoirs ne peuvent être exercés que par des ministres ordonnés. C’est pourquoi ceux qui font de la synodalité une tentative de « démocratisation » de l’Église se trompent, comme l’a justement dit le pape François : « Le mot “synodalité” ne désigne donc pas une méthode plus ou moins démocratique, et encore moins une méthode “populiste”, d’être Église. Ce sont là des déviations. » De plus, il faut également préciser que la synodalité ne peut servir à exiger des changements doctrinaux au sein de l’Église. Il convient de citer ici une déclaration du Saint-Siège de 2022 concernant le Chemin synodal allemand, dans laquelle il est affirmé qu’« il ne serait pas licite d’instaurer dans les diocèses, avant un accord au niveau de l’Église universelle, de nouvelles structures officielles ou de nouvelles doctrines, qui constitueraient une blessure à la communion et une menace pour l’unité de l’Église ». Telle est la position officielle de l’Église, et c’est aussi la nôtre. […]
Le gouvernement enclenche un tour de vis sécuritaire en réponse aux guérillas urbaines
…en Italie :
En réaction, le gouvernement procédera à un tour de vis sécuritaire. Un décret sera prochainement adopté pour étendre la détention provisoire aux mineurs dès 14 ans, une poursuite automatique des violences contre les agents publics et des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Des amendes jusqu’à 15.000 euros pourraient viser les auteurs de dégradations commises en groupe ainsi que l’obligation d’une caution financière pour les organisateurs de manifestations à risque. Autant de mesures qui pourraient être appliquées dès la manifestation du 24 octobre prochain à Turin contre la hausse des dépenses militaires, et le 30 octobre lors de la grève générale à l’appel des syndicats.
Angers, le 17 octobre, chronique d’un blanc de l’ouest
D’un lecteur :
Samedi 17 octobre je décide d’aller regarder de plus prêt la très attendue reprise du mouvement des gilets jaunes dans le cloaque mondialisé nommé Angers. Ce phénomène m’intéressait au plus haut point car j’avais participé à plusieurs événements lors du mouvement originel de 2018 (je me rappelle d’une confession sur le trottoir par un prêtre de l’Institut du Bon Pasteur en plein milieu d’une émeute urbaine à Babylo… Paris).
Vers 13h j’assiste au vaudeville habituel au boulevard du Maréchal Foch : quelques policiers spécialisés dans le maintien du désordre (mais ont-ils désordre euh des ordres ?) font reculer avec des gaz lacrymogènes le conglomérat hétéroclito composé de travestis, de collégiens/lycéens/étudiants instrumentés ou non, de syndicalistes de la CGT, de quelques personnes portant des gilets jaunes et de nombreux ninjas (des antifas™ ? Des black-blocs ? Des »wesh-wesh » ? Je suis perdu… Ils portent presque tous les mêmes déguisements) qui, quant à ces derniers, répondent par des jets de projectiles et par des éléments de mobilier urbain enflammés par leurs soins.
Le peuple souverain est refoulé juste en face de la mairie mais fort heureusement le Kairos frappe : un mariage très laïc et républicain oriental sort au même moment et la convergence des luttes/union des drouaches se fait enfin. La mariée, toute de blanc immaculée, est escortée par les citoyens vers son carosse aux cris des »youyou » et des »houhouhouhouhou ».
Vive les mariés !
Ce moment de liesse populaire passé le cortège peut revenir exactement d’où il est venu (nous sommes au-delà du Logos) et on peut enfin apprécier le boulevard saccagé sans suffoquer sous les gaz, les larmes me viennent… Émotion ou réaction due à mon parfum préféré ? Entre les 2 possibilités mon coeur balance.
Je peux désormais observer les drapeaux présents : l’inénarrable drapeau républicain bleu blanc rouge (tant disputé entre les gauchistes et les droitardés), le drapeau palestinien que l’on voit partout (sauf à Gaza ou bien seulement sur les cercueils), le drapeau des fiers DZ, celui du royaume du Maroc et un drapeau étrange noir-arc-en-ciel antifa/LGBT.
Le cortège arrive alors boulevard du Roi René et les oukases suivantes sont entonnées en alternance : »on mange tous des lutti tutti frutti » (ou bien est-ce »siamo tutti antifascisti » ? Je ne parle pas le rital), »ACABeuh » (acronyme de : »tous les policiers sont des enfants illégitimes » en langue Inglish), « à bas l’état, les flics et les fachos », »la jeunesse emmerde le Front National », etc.
La bonne humeur règne dans ce cortège apartisan.
Je décide de m’éloigner un peu pour prendre de la hauteur par rapport à ces slogans au ras des pâquerettes et ayant peu de rapport avec les revendications sociales attendues et me dirige vers le belvédère de la promenade du bout du monde pour regarder le défilé investir les voies de berge en contre-bas.
Soudain je me rends compte que le cortège va certainement passer devant les Halles Coeur de Maine où une charcuterie controversée sévit au vu et su de tous depuis des années en vendant d’excellents pâtés en croûte à l’anis en toute impunité. Je me rends donc à une entrée de ses Halles vers 13h55 environ et tombe nez à nez avec les ninjas rencontrés plus tôt qui sont en tête de cette colonne infernale. Ils sont en train d’agresser des personnes asiatiques qui les empêchent de pénétrer dans les lieux en quémandant du pain et en insultants des fachos (cette scène a réellement eu lieu et a été réalisée sans trucages). Je filme cette rencontre du 3e type mais un ninja à lunettes et à la couleur de cheveux et au sexe indéterminés me pousse pour que je m’éloigne en me disant de ne pas filmer et de dégager et me menace de casser mon téléphone chinois à 60e. Je m’exécute à regret car je ne sais pas de quel côté aurait été la trentaine d’autres ninjas qui nous entouraient. Bien évidemment aucuns policiers à l’horizon pour défendre le complexe, les commerçants ou votre journaliste de terrain. Je suppose que la police était en train de persécuter des automobilistes à ce moment-là mais il paraît que le commissariat d’Angers était attaqué alors peut-être que leur absence très remarquée était justifiée (lol). Heureusement un fier prolétaire DZ a filmé la scène et l’a publié sur sa chaîne youtube :
(Sur cette même chaîne les vidéos de l’attaque de la gare et des livraisons nocturnes du 17 octobre valent leur pesant de pâte à tartiner el mordjene)
Je décide de voguer vers d’autres Cieux mais me fait suivre un petit moment et une personne me dit : »vas-y cours en*ulé » je fais alors demi tour et relève mes lunettes de soleil afin d’essayer de repérer le grossier personnage et d’avoir une explication car je ne suis pas sodomite. Hélas je ne vois personne, manifestement le courage à ses limites.
Plus tard, en fin de journée, je prendrai le tramway un moment et serai entouré par 5 ninjas au teint mat parlant une langue des pays de l’est et je penserai à la folle théorie conspirationniste qui dit que George Soros finance des black-blocs étrangers.
Ce pays est un sketch.
Vive le Roy.
Le pape nomme les membres de la commission consultative théologique du Vatican
Le pape Léon a nommé aujourd’hui plus de 20 membres au sein de la Commission théologique internationale, conseillant la Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Certains d’entre eux remettent en question l’enseignement de l’Église sur l’ordination et la sexualité, selon The Catholic Herald :
Le Royaume-Uni est représenté par Sara Parvis, professeur agrégé à la Faculté de théologie de l’Université d’Édimbourg. Les États-Unis sont quant à eux représentés par deux membres : Emmanuel Anatolios, directeur du département de théologie de l’Université de Notre-Dame, et Boyd Taylor Coolman, professeur agrégé au département de théologie du Boston College.
Créé par le pape Paul VI, le Centre international de théologie (ITC) opère sous l’égide du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) et a pour président le cardinal Victor Manuel Fernández, préfet du DDF. Mgr Piero Coda, haut fonctionnaire du Vatican, occupe le poste de secrétaire de l’ITC, fonction qui semble inchangée.
Bien que n’étant pas un rôle prépondérant, l’appartenance au CTI confère à ses membres une influence significative sur le travail théologique de la Doctrine de la Foi et, par conséquent, sur celui du Saint-Siège. De ce fait, la nomination de membres en désaccord avec l’enseignement catholique sur certains points est toujours notable.
L’intégration de Sara Parvis a suscité des interrogations, compte tenu de ses positions favorables à l’ordination des femmes au diaconat – une question sur laquelle l’Église s’est toujours prononcée contre. « Le rétablissement du diaconat pour les femmes offrirait une vocation nouvelle et spécifiquement ecclésiale, qu’elle soit ou non liée à la vocation à la vie religieuse », affirmait-elle dans un essai publié en 2024.
Une autre membre, Claudia Leal Luna – professeur à l’Institut pontifical de théologie Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille à Rome – a soutenu que l’enseignement moral de l’Église devait être actualisé pour mieux refléter la société et les réalités de la biologie. Commentant le décret du Vatican de mars 2021 qui rejetait la possibilité de bénir les unions entre personnes de même sexe, Luna a affirmé que le dialogue de l’Église catholique avec la pensée moderne sur la sexualité était insuffisant. « Cela signifie », a-t-elle déclaré, « que la morale sexuelle de la tradition chrétienne doit encore progresser sur certains plans, conformément à la philosophie, à la psychologie, à la sociologie et même à la biologie des dernières décennies. »
Luna a poursuivi :
« D’un autre côté, au sein des institutions, il existe toujours un noyau dur qui veille à l’interprétation de la loi et tend à prôner une interprétation plus restrictive. Ce que nous, catholiques, pouvons exiger, c’est qu’on nous dise non seulement ce qui est exclu, mais aussi ce qui est inclus. Je suis convaincu que la sensibilité des catholiques du monde entier est profondément choquée par ce texte [qui rejette les bénédictions pour les couples de même sexe]. »
Parmi les nouveaux membres figure également le théologien autrichien Jan-Heiner Tück, proche du cardinal Christoph Schönborn. Pendant de nombreuses années, les idées théologiques de Schönborn ont ouvert la voie aux théologiens hétérodoxes, notamment par sa remise en question de l’enseignement catholique sur l’homosexualité et le célibat des prêtres, encourageant ainsi de nombreux jeunes disciples. Son influence sur les synodes importants du Vatican et sur le Catéchisme actuel a également fait de lui une figure incontournable au Vatican, et ses arguments conservent encore du poids même après sa retraite de l’archidiocèse de Vienne au début de l’année dernière.
De par sa nature consultative, le CTI reste généralement discret et publie ses documents de façon irrégulière. Ces dernières années, ses publications ont été peu nombreuses, la plus commentée étant sans doute le texte d’avril 2025 qui appelle à une date commune pour Pâques, partagée par tous les chrétiens.
La Commission a également publié, début septembre de cette année , un texte axé sur les questions écologiques, appelant à une conversion écologique et à une fraternité œcuménique pour répondre aux enjeux climatiques. Elle y décrit l’Eucharistie comme une « école écologique » d’où émane « une spiritualité capable de soutenir et d’encourager la conversion écologique dont nous avons si urgemment besoin en tant que famille humaine ».
1000 raisons de croire en Jésus
Il y a 5 ans était publié le livre Dieu, la science, les preuves qui était une enquête sur une question très limitée : « Dieu existe-t-il ? » : c’est devenu un best-seller qui a aujourd’hui dépassé les 500.000 exemplaires vendus (300.000 en France et 200.000 dans le monde) et qui a suscité une autre enquête, autour d’une deuxième question : « Si Dieu existe, qui est-il ? » C’est ainsi qu’est née il y a 3 ans l’action 1000 raisons de croire en Jésus, qui a conduit à publier 1000 emails décrivant des raisons de croire précises entre mai 2023 et août 2026, à éditer un magazine trimestriel (dont la couverture s’affiche ces jours-ci sur tous les kiosques de France) et finalement à publier le 15 octobre dernier un nouveau livre de synthèse qui est comme le petit frère et la suite de Dieu, la science, les preuves.
La 4ème de couverture présente cette « enquête sans précédent » comme « une invitation à aborder en toute liberté une des questions les plus décisives de l’histoire humaine : Jésus est-il vraiment ressuscité ? Car si c’est le cas, tout change. Absolument tout. »
En effet, la réponse à cette question est binaire : c’est oui ou c’est non. Il n’y a pas de moyen terme. Si c’est non, le christianisme repose sur une imposture, et l’homme qui a le plus marqué l’histoire du monde l’aura fait sur la base d’une fake news. Si c’est oui, il faut en mesurer toutes les conséquences. Car d’abord, il s’agit du plus grand miracle de tous les temps. Ensuite, il ne peut venir que de Dieu. C’est aussi la mise en lumière, de manière unique, de Jésus lui-même qui, par ses actes et ses paroles, s’est révélé l’égal de Dieu. Enfin, il ouvre une perspective inouïe. Car il ne s’agit pas seulement du retour à la vie d’un homme torturé, flagellé, crucifié, transpercé et mis au tombeau, mais de la naissance d’un monde nouveau, inauguré par son corps glorieux et incorruptible, qui ouvre à tous ceux qui lui sont unis l’espérance d’une vie éternelle.
Si le Christ est ressuscité, alors le christianisme est vrai : la mort est vaincue, l’amour est la valeur suprême, et la vie sur terre n’est qu’une brève préparation à la vraie vie en Dieu, qui n’aura pas de fin. Ce n’est plus le même monde. Et, en toute logique, nous devrions en tenir compte dans nos vies.
Le dilemme est donc clair. Mais est-il possible de le trancher ? Comment y parvenir ?
En matière religieuse, la confusion est immense à la surface de la Terre. Les chrétiens sont les plus nombreux, mais ils représentent moins d’un tiers de l’humanité, et ils sont eux-mêmes divisés en plusieurs Églises. Viennent ensuite les musulmans, puis les personnes sans religion, les hindous, les bouddhistes et toute une série de croyances diverses. Ce qui frappe, c’est que la plupart sont absolument convaincus que leur vision du monde est la vraie. Pourtant, puisque ces visions se contredisent sur des points essentiels, il est objectivement certain que l’écrasante majorité des habitants de la planète se trompe au moins en partie en matière religieuse.
Que faire alors dans ce contexte ?
Les auteurs du livre, convaincus que le dossier est éloquent, proposent de débattre publiquement des raisons de croire avec tous les autres courants de pensée et cela commence dès lundi avec un premier débat entre Olivier Bonnassies et Ghaleb Bencheikh, islamologue, président de la Fondation de l’Islam de France (FIF), connu également pour avoir animé pendant des années, de 2000 à 2019, l’émission Islam le dimanche matin sur France 2.
Venez nombreux suivre ce débat entre Olivier Bonnassies et Ghaleb Bencheikh le lundi 19 octobre à 19h30 à l’Espace Bernanos, 4 rue du Havre 75009 Paris sur le thème « raisons de croire en Dieu et d’adhérer à une religion »

Ce débat sera suivi par un autre débat la semaine suivante avec Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, qui est également un essayiste médiatiquement bien connu.
Venez donc également assister au débat d’Olivier Bonnassies avec Tareq Oubrou le lundi 26 octobre à 19h30 à l’Espace Bernanos, 4 rue du Havre 75009 Paris sur le thème « La conscience, l’Univers et la révélation : les 3 sources de la foi »

Ces deux rendez-vous ont pour but de lancer un débat public qui permettra d’évaluer la pertinence de la thèse du livre, qui est que la foi chrétienne est vraie, qu’il y a 1000 raisons d’y croire et que rien ne peut lui être comparé.
Prix Cognac 2026 pour Douze balles pour Marie-Thérèse. La fine gâchette de Paul Beaupère a fait mouche !
Prix « Cognac » 2026 Du Meilleur Roman Francophone au festival du polar à Cognac pour la 31ème édition attribué à Paul Beaupère pour Douze balles pour Marie-Thérèse !
Le Festival Polar de Cognac a été créé en 1996 par Bernard Bec. À ses débuts, l’événement était exclusivement dédié au roman et à la bande dessinée. Cependant, un tournant majeur a eu lieu en 2010 : le festival s’est ouvert au cinéma, à l’audiovisuel et au spectacle vivant.
Aujourd’hui, il possède la particularité unique d’être le seul festival à présenter et récompenser cinq arts différents, la littérature, la bande dessinée, le cinéma, la télévision, le théâtre.
Paul Beaupère bien connu des jeunes lecteurs pour ses livres Les aventures de la famille Saint-Arthur, Les chroniques de Follebreuil, Les aventures de Plumsèche, … signe ici son premier roman policier, qui n’est clairement pas pour les enfants !
DOUZE BALLES POUR MARIE-THERESE
Un premier thriller déjanté : » l’histoire d’une veuve septuagénaire et tireuse d’élite qui se mue en justicière impitoyable. Dans la lignée corrosive du roman de Pierre Lemaître Le Serpent majuscule et de l’humour acide des frères Coen, Paul Beaupère livre avec Douze balles pour Marie-Thérèse un roman noir jubilatoire qui réinvente le genre. Imaginez une femme âgée joueuse d’orgue, férue de Scrabble et de Bach, transformée en bras armé d’un flic borderline : voici l’odyssée sanglante et hilarante de Marie-Thérèse, une vosgienne solitaire qui abat des criminels impunis à raison d’une balle par mois… »
Douze balles pour Marie-Thérèse, un polar bien mené, avec un langage assez vert parfois qui stupéfait mais surtout ne refermez pas le livre, à cause des jurons de Marie-Thérèse et de son langage fleuri ! Vous rateriez quelque chose.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/policierespionnage/30005-douze-balles-pour-marie-therese.html
Douze balles pour Marie-Thérèse, Paul Beaupère, Editions City, 368 pages, 20€
Retrouvez toute l’oeuvre de Paul Beaupère :
https://www.livresenfamille.fr/425_paul-beaupere
Bonne lecture !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« Il faut donner aux forces de l’ordre et aux magistrats la capacité de traiter ces individus comme des terroristes »
Message de Louis de Bourbon :
Des images de désolation proviennent des grandes villes de France : j’en suis très profondément indigné.
Ces scènes de violence sont insupportables. Elles ont estompé les justes revendications, empêchent la majorité de s’exprimer, et font oublier les vrais motifs d’un malaise social profond. J’apporte mon soutien et ma compassion à tous les Français, manifestants, riverains, commerçants, policiers, pompiers et gendarmes, qui ont eu à subir cette violence.
L’analyse ne peut pas rester superficielle. En réalité, depuis bien des années, nous constatons que de nombreux mouvements sociaux et populaires sont gangrénés et parasités par des groupes terroristes. Car en effet, ces bandes terrorisent les populations, terrorisent les commerçants, terrorisent les représentants de l’ordre. Ces individus ont compris que notre État est faible et que toute démonstration de force le fait reculer.
La violence est un mode d’action. Samedi, le manque d’effectif de police et de gendarmerie, constaté dans de nombreux quartiers, a révélé un grand manque d’anticipation des autorités. Voire, ce qui serait pire, une véritable déroute des responsables politiques qui se refuseraient d’assurer la sécurité des Français.
Entre la peur de la confrontation, ou la volonté de laisser pourrir la situation, rien n’est fait et des centaines de Français ont été laissés à l’abandon. Pillages, violences envers des particuliers, incendies criminels, destructions de biens collectifs : tout cela s’est fait dans une impunité révoltante. Il faut que le pouvoir recouvre son autorité avant que ne surviennent de pires situations. Pour cela, il faut donner aux forces de l’ordre et aux magistrats la capacité de traiter ces individus comme des terroristes.
Des mesures exemplaires, constantes dans le temps, doivent s’appliquer à ces groupes afin de dissuader quiconque de se joindre à eux. Il faut que les manifestations puissent se dérouler sans que cela ne se termine dans ce chaos.
Le pouvoir se légitime par l’autorité qu’il manifeste et l’ordre qu’il fait régner. À l’approche des 800 ans du sacre de saint Louis, je prie pour la France et lui consacre toute mon attention.
Liban : Chrétienté-Solidarité a visité l’établissement des Saints Coeurs de Fakiha Ras-Baalbeck
Communiqué de Chrétienté Solidarité :
Pour la seconde fois cette année, Chrétienté-Solidarité a visité l’établissement des Saints Coeurs de Fakiha Ras-Baalbeck.
Nous y parrainons plus de 50 élèves (et près de 80 en tout pour la région de Ras-Baalbeck et Kaa).
Accompagnant, pour cette visite, la délégation de la Ville de Camaret-sur Aygues dans le Vaucluse (jumelée avec Ras-Baalbeck) nous y avons reçu, une fois encore, un magnifique accueil et pu apprécier le travail toujours aussi remarquable de Sœur Randa et de son équipe éducative de grande qualité.
Chaque journée commence par l’hymne national libanais
et une prière
.
Les élèves y reçoivent un enseignement complet. Au-delà des matières fondamentales, la formation spirituelle est au cœur du programme ainsi que le développement physique. Nous avons pu ainsi assister à une belle présentation d’exercices de psycho-motricité.
Une élue de Camaret a eu la joie de pouvoir renconter la filleule qu’elle a récemment parrainée grâce à Chrétienté-Solidarité
Malgré cette ambiance de travail et de joie, les difficultés financières des familles et de l’école sont immenses et mettent en danger sa pérennité.
Soutenez et faites connaître l’action de Chrétienté-Solidarité, pour 200€/an (66% de déduction fiscale) et, si ce n’est pas déjà le cas, vous aussi, parrainez un enfant : https://chretientesolidarite.fr/parrainage/
Vous pouvez aussi faire un don qui nous permettra d’aider des projets éducatifs pour les élèves chrétiens du Liban : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/
Blasphème au Gabon, promu par l’ambassade de France
Dans un courrier daté du 14 octobre, adressé à l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, le chanoine Bertrand Bergerot (ICRSP) dénonce « La Messe de la Nature », présentée par les organisateurs comme « une parodie de culte catholique ». Le spectacle porté par l’association culturelle gabonaise VaPa Scripta est prévu le 5 novembre 2026 à 19 heures.

Le chanoine Bertrand Bergerot exprime sa « stupéfaction » et son « indignation » devant ce qu’il qualifie de « spectacle blasphématoire ». Pour le curé de Notre-Dame de Lourdes, la parodie annoncée tourne les choses saintes en dérision. Il rappelle que l’Institut français du Gabon (IFG) devrait, à ses yeux, faire rayonner la culture française et favoriser la découverte de jeunes talents gabonais.
Le prêtre soulève également la question du financement :
« Beaucoup de nos compatriotes, dont la plupart ne sont d’ailleurs pas pratiquants, ont été scandalisés tout comme moi que l’Institut Français, financés par leurs impôts, propose ce genre de spectacle dans un pays à majorité catholique. »
Prêtre Français installé au Gabon depuis des années, il juge cette programmation préjudiciable à l’image de son pays.
Les gabonais « ne veulent pas de cette néo-colonisation que certains voudraient leur imposer avec condescendance par la culture ou des idéologies contraires à leurs convictions profondes. »
Emmanuel Macron : « Comment des Français peuvent faire cela à la France ? »
Dans son allocution d’hier soir, le président de la République est apparu totalement inapte à sa fonction, ne comprenant rien à la situation conflictuelle de la France, conséquence dramatique de l’immigration et de l’islamo-gauchisme.
En regardant ces images, nous nous sommes tous demandé, qu’ont-ils dans la tête ? Comment des Français peuvent faire cela à la France ? Pourquoi brûler la mairie de Limoges, l’office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ? Comment peuvent-ils en arriver là ? Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse.
Des « Français » ?
Éric Zemmour n’a pas eu peur des mots :
« Ce que nous avons vu hier, c’est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui entrent dans les villes ».
Derrière les émeutes, il y a aujourd’hui une alliance entre l’extrême gauche révolutionnaire et la racaille. L’extrême gauche violente existe depuis deux siècles. Mais aujourd’hui elle descend dans la rue avec la racaille. Les images parlent d’elles-mêmes.
Hier soir, après l’intervention du chef de l’Etat, les pillards avaient repris leurs exactions.
D’Halloween au jour des défunts : vivons la Toussaint !
Du 31 octobre au 2 novembre, trois journées nous invitent à contempler, sous différents angles, la victoire du Christ sur le mal et sur la mort.
– Le 31 octobre – Halloween : la veillée de Toussaint
– Le 1er novembre – La Toussaint
– Le 2 novembre – Commémoration des défunts
Vous avez dit « Halloween » ?!
Certes, aujourd’hui cette fête est souvent associée aux monstres, à la mort, aux sorcières et autres représentations du mal. Mais Le mot « Halloween » vient de l’anglais « All Hallows’ Eve », qui signifie « veille de la Toussaint ».
Nous pouvons nous réapproprier cette fête en vivant cette soirée comme une véritable veillée de prière qui nous conduira à la Toussaint !
Installons-nous devant notre coin prière et adorons le Seigneur en communion avec tous les saints du ciel.
Décorons notre maison avec des images pieuses, des représentations des saints.
Alors, de la veillée d’Halloween à la fête de la Toussaint, et jusqu’à la commémoration de nos défunts, nous verrons un même chemin d’espérance se dessiner :
1. Le Christ a vaincu le mal et la mort, et les saints qui nous ont précédés nous montrent comment vivre dès ici-bas dans l’amitié de Dieu.
2. Les saints partagent désormais la victoire du Christ. Nous les contemplons dans la gloire du Ciel pour mieux suivre leurs pas.
3. Cette victoire nous encourage à confier nos défunts, ainsi que notre propre mort, à la miséricorde de Dieu, dans l’espérance de nous retrouver un jour tous ensemble dans son Royaume.
Quelques idées à prévoir pour ces 3 jours de Toussaint : c’est ici :
https://bons-outils.webnode.be/toussaint/
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
A quel moment l’Etat considère qu’il perd le contrôle ?
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, qui n’a toujours pas démissionné (il aurait présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée), déclarait le 6 octobre dernier :
« Nous n’avons pas perdu le contrôle. Perdre le contrôle, c’est si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions. »
10 jours après, nous pouvons donc dire que l’Etat a perdu le contrôle de la situation.
🔴🇫🇷 ARCHIVE
Laurent Nunez, le 6 octobre dernier :
« Nous n’avons pas perdu le contrôle. Perdre le contrôle, c’est si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions. » https://t.co/1vR9hxsacA— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) October 17, 2026
Chaos en France : des dirigeants étrangers dénoncent l’immigration
Le Premier ministre hongrois :
Des vidéos et images choquantes arrivent de France. Des bâtiments historiques ont été détruits, des centaines de policiers ont été blessés, et d’énormes dégâts matériels ont été causés au milieu de la vandalisme et de la violence croissants des derniers jours. Face à cette destruction insensée et à cette violence injustifiée, il est peut-être désormais clair pour tous pourquoi la Hongrie prône l’approche la plus stricte possible en matière de migration, et pourquoi nous ne relâcherons pas notre protection des frontières ou notre politique d’immigration sous quelque pression que ce soit. Je suis ravi que le sommet de l’UE actuel ait clairement montré que la grande majorité des pays européens se sont réveillés et veulent rompre avec les politiques permissives du passé. Nous espérons qu’il n’est pas trop tard. Qu’il n’y ait aucun doute : la protestation pacifique et légale est une chose ; le vandalisme et la violence en sont une tout autre. La première est un droit fondamental ; la seconde est un crime grave. L’Europe que nous aimons tous est en grave difficulté aujourd’hui. Il est aussi de notre responsabilité d’aider à préserver notre continent comme l’endroit le plus merveilleux du monde pour nos enfants et petits-enfants. L’Europe peut compter sur la Hongrie. J’exprime ma solidarité totale avec le peuple français.
Le Premier ministre polonais :
La Pologne ne répétera pas les erreurs des autres pays européens et ne paiera pas non plus pour elles. Nous défendons fermement notre frontière contre l’immigration illégale, nous avons notre propre politique d’asile (nous n’acceptons pas les demandes), nous expulsons ceux qui enfreignent le droit polonais. Sur la question de la sécurité, nous serons impitoyables. C’est ce que j’ai dit aux dirigeants de l’Europe à Bruxelles.
Le vice-président des Etats-Unis :
Les libéraux occidentaux ont importé le tiers-monde en France et dans d’autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont ignoré les questions fondamentales d’assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela mènerait à cela et ils n’ont pas écouté. Je prie pour que la France, un beau pays de gens incroyables, arrête cette folie avant que davantage de ses monuments emblématiques ne brûlent. Et j’espère que les Américains sont attentifs. C’est l’avenir que les démocrates du Congrès souhaitent pour votre pays.
La France est en flammes ! L’immigration de personnes venant d’un monde totalement différent, des personnes portant la haine dans leur cœur, a brisé ce grand pays d’autrefois. Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu’il ne soit trop tard !
Cisjordanie : un maire communiste français blessé
Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries, participait samedi à une récolte d’olives à Taybeh, aux côtés de représentants français, belges et polonais. Il a été pris pour cible et blessé lors d’une attaque de colons israéliens. Il se trouvait aux côtés d’une délégation comprenant des diplomates français, belges et polonais, eux aussi visés par les assaillants.
La présence de l’élu dans ce village de Cisjordanie occupée s’inscrit dans un rapprochement entre les deux communes.
L’impunité des barbares…
Des terroristes israéliens frappent des diplomates et élus européens près de Taybeh, village chrétien 🇵🇸
Bernard Baudoux, maire français de 78 ans, jeté au sol et battu avec des barres de fer. Des diplomates belges et polonais ont aussi été molestés https://t.co/BK3PO5Eq2X
— Alfred Lanning (@alfred_lanning1) October 18, 2026
Bernard Baudoux, French mayor of Aulnoye-Aymeries, has spoken after a settler attack in Taybeh, West Bank. He describes being ‘thrown to the ground’ despite wearing his mayor’s sash which clearly represent French colours, ‘in order to protect’ the people around him. https://t.co/WPHo0ffbKA
— Middle East Eye (@MiddleEastEye) October 18, 2026
Communiqué du cabinet du Premier ministre israélien:
Nous appelons à la prudence avant de tirer des conclusions des rapports d’aujourd’hui selon lesquels des diplomates européens auraient été attaqués par des Israéliens masqués en Judée-Samarie. Toute violence contre des diplomates est inacceptable. Plus l’accusation est grave, plus la demande de preuves convaincantes est forte.
Voici ce que nous savons :
- La délégation diplomatique est entrée dans une zone sensible avec un historique de confrontations sans coordination préalable avec les FDI, comme l’a officiellement confirmé l’armée. Une telle coordination est essentielle pour protéger les diplomates en visite et prévenir la violence.
- La visite incluait Bernard Baudoux, maire du Parti communiste français qui avait auparavant hissé le drapeau palestinien sur son bâtiment municipal, incitant les autorités françaises à ordonner son retrait.
- Des images publiées montrent des individus masqués confrontant un véhicule diplomatique. D’autres images montrent une fenêtre brisée et une personne allongée au sol. Ces images seules ne permettent pas d’établir la séquence complète des événements ou la responsabilité individuelle. Ces circonstances font encore l’objet d’une enquête.
- La police israélienne et les enquêteurs médico-légaux ont lancé une enquête pour établir les faits et identifier les responsables.
Ces rapports interviennent alors que des inquiétudes se font jour concernant une campagne coordonnée visant à salir Israël et les résidents juifs de Judée-Samarie pendant la récolte annuelle des olives, en s’appuyant sur des gros titres sensationnalistes avant que les faits complets n’émergent.
Nous pourrions voir d’autres allégations dans les prochains jours. Au moment où les preuves seront pleinement examinées, les dommages à la réputation causés par des conclusions prématurées pourraient déjà être faits.
Nous appelons le public et les journalistes responsables à exiger des preuves vérifiables, à rejeter les ouï-dire et à refuser de transformer des allégations non prouvées en une inculpation collective des résidents juifs de Judée-Samarie.
Le cocktail de l’islamo-gauchisme et d’un État complice par lâcheté conduit droit à la guerre civile
Parmi le florilège de commentaires sur les évènements d’hier, relevons celui de Yann Baly, président de Chrétienté Solidarité, de retour du Liban :
De retour du Liban après 10j de mission pour Chrétienté Solidarité, voilà ce que je découvre à Paris à proximité du métro Rambuteau, vers 19h00. Incendie et pompiers pris à partie par des tirs de mortier par une foule haineuse. Drapeaux algériens et palestiniens. Le cocktail de l’islamo-gauchisme et d’un État complice par lâcheté conduit droit à la guerre civile.
Comme l’islamo-progressisme et la défaillance de l’État ont conduit le Liban à la guerre. Mes amis libanais m’ont prévenu : la France de 2026, c’est le Liban de 1973, 2 ans avant l’explosion. Il est urgent de prendre la mesure du danger et d’utiliser les moyens exorbitants dont dispose encore l’État pour éviter le pire.
Nous sommes prévenus. Et depuis longtemps.

Le maire de Lyon, Emmanuel Grégoire, complice des racailles et des islamo-gauchistes, devrait être en prison :
Exfiltration tendue pour le maire de Lyon Grégory Doucet après son point presse devant l’office de Tourisme. De nombreux Lyonnais et commerçants l’interpellent vivement https://t.co/CtNXAGpsNw
— Lyon Mag (@lyonmag) October 18, 2026
🔴 « Vous devez démissionner ! »
Un commerçant qui a passé la nuit à surveiller son magasin en Presqu’île s’en prend au maire de Lyon, Grégory Doucet, aux lendemains de la manifestation du 17 octobre
#lyon #Manifestation17Octobre https://t.co/aNSjRteQsu
— actu Lyon (@actufr_lyon) October 18, 2026
Bruno Gollnisch, ancien vice-président du FN, a déclaré :
Ayant représenté Lyon et sa région durant des années, à l’Assemblée nationale, au Parlement européen, au Conseil régional Rhône-Alpes, je vois l’émeute, l’incendie, le pillage, qui ravagent cette ancienne capitale des Gaules, naguère réputée pour sa convivialité, comme ils ravagent tant de villes de France. Je constate le résultat d’une évolution que mes amis et moi avions été les seuls à dénoncer durant des décennies, dans l’espoir d’en préserver nos compatriotes, sous les insultes, les quolibets, les menaces, les agressions, même physiques, de toute nature. La « gauchisation » des esprits par l’enseignement, les médias, l’université ; la destruction de l’autorité et de la famille ; l’impunité dont jouissent les bandes ethniques et les casseurs d’ultra gauche depuis très longtemps portent les fruits amers qu’ont devait en attendre. L’insouciance des notables, voire leur complicité, se payent très cher. Aller chercher chez eux les meneurs pour qu’ils rendent compte de leurs agissements criminels, c’est la première mesure du rétablissement d’un ordre qui requiert de toute façon une réforme profonde de notre société.
Les barbares ont profané Paris :
Cette France « colorée » sur la statue de Jeanne d’Arc qui hurle « on est français » « on gagné » ! J’aime et j’oublie le manque de respect apparent pour la Statue ! J’aime ! https://t.co/HWOZiEr9pt
— Yves Pozzo di Borgo (@YvesPDB) October 17, 2026
Un couple a été dépouillé par des fauteurs de trouble dans le quartier de la place de la République, à Paris.
Les deux victimes, toutes deux âgées de 80 ans, ont été trouvées en légère tenue sur la voie publique….
Nous sommes arrivés à une étape irréversible….— Dosinda (@Dosinda961308) October 18, 2026
Le président de la République réunira à 17h30 le Premier ministre et les ministres du gouvernement concernés. Ensuite il s’exprimera. Mais s’il n’annonce pas la dissolution de La France Insoumise et l’expulsion des immigrés, cela ne servira à rien.
🇫🇷 Apocalypse Now à Paris. Ces images de la France sont diffusées dans le monde entier. C’est tout ce qu’il restera de Macron: le chaos, les flammes, les pillages, la destruction. https://t.co/dbATxJy3kK
— 🇺🇸Trump Times 🇺🇸 (@VirginiePerez15) October 17, 2026
Les troupes d’occupation ont détruit la mairie de Limoges. Les immigrationnistes peuvent pleurer à chaude larme, ils ne récoltent que le fruit de leur complicité :
🇫🇷 LIMOGES, 17 OCTOBRE 2026.
La mairie en flammes et un immense drapeau palestinien brandi au milieu des manifestants.
Quelle image terrible de la France d’aujourd’hui !!! 😡Quand un symbole de notre République brûle, c’est bien plus qu’un bâtiment qui est attaqué. C’est notre patrimoine, notre histoire, nos institutions.
La République ne doit jamais céder devant la violence et le chaos !
Vite l’armée !!!!
#MelenchonCoupable
#Limoges #République #Violences #France— Zohra Rose Bitan 🌹🎗️SoutienFD0🦩 (@ZohraBitan) October 17, 2026
🫵🏻🔴 Cette vidéo édifiante a été tournée par un policier depuis l’intérieur de la mairie de Limoges prise d’assaut par les émeutiers avant d’être incendiée hier en ce 17 Octobre.
Faites savoir et montrer bien au monde, à vos proches, vos amis le genre de sauvages auxquels nos forces de l’ordre sont confrontés.
#17Octobre https://t.co/q5hw7bnAIC
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) October 18, 2026
Les idiots utiles de l’immigration, de l’accueil de l’étranger, de la journée mondiale du migrant, etc., sont tout autant coupables que les hypocrites du gouvernement, qui subventionnent le gauchisme depuis des décennies. En 2025, le ministère de l’Intérieur a versé 918,9 millions d’euros à 1 264 associations au titre de l’immigration, de l’asile et de l’intégration. C’est le triple du montant de 2016. L’asile concentre à lui seul 833,7 millions d’euros. Pourtant, selon le rapport de l’Assemblée nationale, il n’existe « aucune base de données » recensant aussi ce que versent les autres ministères et les collectivités. Un seul opérateur, le Groupe SOS Solidarité, a touché près de 105 millions d’euros.
« Je suis Marocain, on va tous niquer ce qu’il y a en France (…) moi je suis algérien faites vos sous et taillez-vous ». https://t.co/q2ZZa4bu76
— Damien Rieu (@DamienRieu) October 18, 2026
When the left and Islam join forces you get a kind of Civil War.
#Marseille #France https://t.co/VHB81mYfPY
— Geert Wilders (@geertwilderspvv) October 17, 2026
L’État a demandé aux citoyens de renoncer à se défendre eux-mêmes en échange de sa protection. Mais que reste-t-il de ce contrat lorsque la protection fait défaut et que le droit de se défendre n’a jamais été aussi strictement encadré ? Les Français doivent désormais se défendre eux-mêmes face à la racaille immigrée. A Paris, des immeubles d’habitation ont été pris pour cible par des individus cherchant à les piller, notamment dans le secteur du boulevard Voltaire (11e). En plus des nombreux pillages de commerces dans plusieurs villes de France.
Le bilan provisoire de l’action des CRS à l’échelle nationale se chiffre par 19 blessés, 574 blessés « légers », 2178 grenades à main, 9070 grenades au lanceur, 204 ASSD, 273 GM2L, 385 CONDOR, 638 GENL, 564 grenades fumigènes, 393 tirs de LBD, 15 conteneurs lacrymogènes, 205 600 litres d’eau et 218 interpellations.
Laurent Nuñez n’a toujours pas démissionné.
Ces images doivent faire le tour du monde. Nos voisins doivent savoir.
Lyon l’une des plus grandes villes de France le 17 octobre est l’une des villes les plus touchées.
A Lyon, aucun commerce n’a été épargné, oui aucun commerce n’a aucun épargné vous avez bien lu. Toutes les boutiques vidées, vitrines éventrées, stocks dévalisés de la rue de la République aux Jacobins, jusqu’à Confluence.
L’office de tourisme de Bellecour pillé puis incendié.
Les pillages ont continué toute la nuit et même dimanche matin.Les commerçants avaient barricadé. Ça n’a pas suffi. Des magasins de vêtements, de sport, de luxe, des enseignes grand public, tout y est passé.
Le préjudice est tel qu’il faudra des semaines pour le chiffrer. Certains ne rouvriront pas.
La France est dans le ravin. Macron en est l’un des principaux responsables. Le pays est hors de contrôle.
Le monde doit le savoir.
— Guillaume Herblot 🎖️ (@Guigz75116) October 18, 2026
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
La Croix gommée a encore frappé !
La Croix a encore perdu une occasion en publiant une tribune de Jean-François Chiron, prêtre du diocèse de Chambéry et obscur théologien, qui regrette la présentation sur le même plan des grandes figures chrétiennes de la France lors de la veillée des jeunes, lors du voyage du pape en France.
Au-delà de contester l’authenticité de la tunique d’Argenteuil, l’auteur conteste l’historicité de la venue de Lazare et de Marie-Madeleine en Provence ainsi que le martyr de saint Denis, le converti de saint Paul sur l’Aréopage d’Athènes, lui qui, décapité à Montmartre, s’empara de sa tête pour aller s’inhumer à Saint-Denis. Des fariboles pour notre théologien rationaliste.
Les lecteurs pourront se reporter au récent livre d’Arnaud Boüan du Chef du Bos sur l’évangélisation des Gaules au Ier siècle (Ed. Trésors de nos Pères), dont la thèse est que la France a été évangélisée par plus de 150 disciples, envoyés par saint Pierre et ses successeurs, dès le Ier siècle de notre ère (contrairement à ce qu’affirme depuis 3 ou 4 siècles la critique historique).
Le pape a quitté l’hôpital Gemelli et est rentré au Vatican
Après son opération du poumon, le pape Léon XIV a quitté l’hôpital samedi pour rentrer au Vatican.
📍📍📍¡El #Papa abandona el #Gemelli camino del #Vaticano!
Se le ve con buen aspecto y ha saludado con afecto a quienes le esperaban.
“Estoy mejor, Gracias”📹AIGAV https://t.co/XGtlk83Fwz
— Eva Fernández (@evaenlaradio) October 17, 2026
Léon XIV vient de rentrer au Vatican, cinq jours après son opération au poumon à l’hôpital Gemelli à Rome #VaticanNews https://t.co/ZmCSjDD0pT
— Vatican News (@vaticannews_fr) October 17, 2026
Dimanche, lors de l’Angélus, il s’est adressé aux catholiques, place Saint-Pierre :
L’Évangile proclamé lors de la liturgie de ce jour (Mt 22, 15-21) nous confronte à l’une des paroles les plus célèbres de Jésus : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (cf. v. 21). C’est pourquoi il est important de la replacer dans le contexte où elle a été prononcée à l’origine.
L’évangéliste Matthieu décrit une situation hostile à Jésus : les pharisiens se rassemblent pour voir comment le prendre en défaut dans ses discours (cf. v. 15). Ils décident d’envoyer certaines personnes l’interroger sur une question controversée : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? » (v. 17). La réponse du Maître est astucieuse, car elle lui permet d’échapper au piège et de démasquer l’hypocrisie de ceux qui cherchent à le faire trébucher. Il leur demande la pièce de l’impôt, c’est-à-dire un denier. Ils la lui donnent, et Jésus dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? ». Ils lui répondent : « De César ». Alors il déclare : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (vv. 17-21).
En Jésus, nous contemplons un Dieu qui ne craint pas l’histoire et qui, au contraire, vient l’habiter. Son Royaume n’abolit pas les fonctions ni les responsabilités humaines. Il demande cependant de vivre sans compromis, libres de toute mauvaise ambition et de tout intérêt injuste, en faisant passer avant tout le Royaume de Dieu et sa justice (cf. Mt 6, 33). On est frappé, en ce sens, par l’éloge que ces mêmes personnes adressent à Jésus, même si elles sont mues par de mauvaises intentions : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens » (v. 16).
Très chers amis, tel est précisément le profil de ceux qui « rendent à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » : être sincères, sans crainte ni hypocrisie, libres pour le bien. Prions le Seigneur de nous aider à être ainsi. Et confions-nous à l’intercession de la Vierge Marie.
___________________
À l’issue de l’Angélus
Chers frères et sœurs,
nous célébrons aujourd’hui la centième Journée Missionnaire Mondiale. Pensons à toute l’histoire missionnaire de ces cent dernières années ! Prions pour que l’Église reste toujours fidèle au mandat du Seigneur ressuscité : « Allez dans le monde entier et proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15).
Je tiens à remercier tous ceux qui ont prié pour moi ces derniers jours. J’ai vraiment ressenti votre soutien, merci !
J’exprime une reconnaissance particulière aux médecins, aux infirmiers et à l’ensemble du personnel de la polyclinique « Gemelli ».
Cette expérience m’a fait ressentir de manière particulière la proximité avec tous ceux qui traversent la maladie et une situation d’infirmité.
Cette phase délicate étant désormais derrière moi, comme vous le savez, je reprendrai progressivement mes activités, toujours avec l’aide de Dieu et grâce à vos prières.
Merci encore et bon dimanche !
Terres de Mission : Nohad Al Chami, la miraculée de saint Charbel
Eglise universelle : Nohad Al Chami, la miraculée de Saint Charbel
Décédée en mai 2025, Nohad Al Chami, libanaise et mère de 12 enfants, a été l’heureuse bénéficiaire d’un des miracles les plus extraordinaires de Saint Charbel Makhlouf. Marthe Peres présente ce film émouvant distribué par Saje : « Nohad Al Chami – La miraculée de Saint Charbel ». Une vie de souffrances transcendée par la foi.
Eglise en France : Souffrances et espérance de l’Eglise de France
A l’occasion de la venue du pape Léon XIV en France fin septembre, l’ECLJ (Centre Européen pour le Droit et la Justice) a rendu public un rapport extrêmement précis et fouillé sur la situation de l’Eglise en France : « 2026. Souffrances et espérance de l’Eglise en France ». Constance Avenel présente ce précieux travail.
Eglise en marche : Pèlerinage Summorum Pontificum et rencontres Pax Liturgica
Président du CISP (Coetus Internationalis Summorum Pontificum), Christian Marquant présente le programme des 11èmes rencontres Pax Liturgica le vendredi 23 octobre et du 15ème pèlerinage Summorum Pontificum à Rome le samedi 24 octobre prochains. Mgr Schneider honorera ces événements de sa présence.
« Usez votre curé ! »
Du Père Xavier Cormary, diocèse du Tarn
Un nouveau drame a frappé une communauté chrétienne dans le diocèse de Dijon. Le Père Bernard Card, curé de la paroisse Sainte-Chantal à Dijon, s’est donné la mort le 5 octobre 2026. Il avait 73 ans.
Par-delà l’émotion suscitée par un tel drame et les questions que suscite un tel acte de la part d’un prêtre, je ne peux m’empêcher aujourd’hui en tant que prêtre de prendre la parole. Les témoignages affluent pour partager le désarroi et la gratitude de beaucoup de chrétiens qui ont bénéficié du ministère du Père Bernard : « Il avait célébré mon mariage il y a 20 ans… Il avait fait les obsèques de mon papa l’an passé … Qu’il repose en paix… » Je ne m’étonne même pas de commentaires beaucoup plus perfides sur les réseaux qui sous-entendent que ce prêtre avait sur la conscience des faits graves qu’il n’a pas voulu assumer. D’autres commentaires sont affligeants : « le suicide, c’est pas bien : c’est un péché ! Que font les évêques ? Ils ne prennent pas soin de leurs prêtres… Il faut autoriser le mariage des prêtres pour solutionner la solitude des prêtres ». D’autres réactions, fort heureusement, expriment aussi une véritable compassion humble, respectueuse et priante.
S’il est vrai que certains prêtres se sont suicidés face à des accusations possiblement fondées, mais aussi face à des calomnies de la part de personnes malveillantes ou en manque de reconnaissance qui ont détruit la réputation d’un homme, il faut aussi parler de la réalité qui est le quotidien de centaines de prêtres en France.
« Pour faire comme tout le monde »
Je suis prêtre depuis plus de vingt ans. Encore dans la force de l’âge, je suis désormais curé d’une paroisse dans le sud de la France depuis quelques années. Je travaille avec un diacre et quelques laïcs engagés dans ce territoire très rural. J’ai quelques amis prêtres avec qui je partage régulièrement mes joies et difficultés, mais ils sont géographiquement éloignés. J’ai une famille bienveillante mais également dispersée. Je bénéficie d’un accompagnement spirituel que je voudrais plus exigeant, mais il m’est difficile de trouver un confesseur formé et qui me tire vraiment vers le haut… J’habite seul dans mon presbytère. Je pense avoir un sens du contact, le verbe facile et le cœur bienveillant et attentif aux personnes que je croise, mais aussi aux plus fragiles, aux jeunes et aux enfants. J’ai une sensibilité liturgique qui n’est pas « tradi », encore moins baba cool et qui m’aide à faire l’unité de ma communauté dans sa diversité. J’ai la chance d’avoir un évêque attentionné. Je suis conscient que mon vécu n’a peut-être pas grand-chose à voir avec les prêtres établis en milieu urbain, quoi que…
Si je me sens souvent seul, ce n’est pas parce je n’ai pas de femme ou d’enfant. Si la charge pastorale est lourde à porter, ce n’est pas la raison qui me ferait perdre ma joie ou perdre la foi pour exercer ma mission. Si je me sens triste, ce n’est pas parce que je doute du Christ ou même de l’Eglise, même si elle me déçoit souvent…
Ce qui me peine vraiment, ce qui me pèse surtout, c’est de voir des gens célébrer des baptêmes ou des mariages par simple tradition, sans y réfléchir, ni s’engager vraiment. Je suis frustré de voir des paroissiens venir communier chaque dimanche juste “pour faire comme tout le monde”, en recevant le Christ sans avoir préparé leur cœur. Je suis triste de rencontrer des familles en deuil qui n’ont plus d’espoir, ni pour elles ni pour les leurs et qui tournent les talons à la porte du cimetière.
Un trésor immense
Je croise mes paroissiens chaque dimanche : beaucoup sont des consommateurs : je les salue à la sortie de la messe, ils me répondent poliment, et… ça s’arrête là… Jamais la grande majorité d’entre eux ne viendra à une conférence, un repas partagé au presbytère, un événement festif ; et si la messe est délocalisée dans le village à 15 kms, ils ne feront jamais l’effort de s’y réunir…
Le renouveau des catéchumènes n’est pas arrivé dans la France profonde que je sers. Aucun couple, aucune famille ne m’a jamais invité pour revoir l’album photos du mariage ou du baptême que j’ai célébré… Il faut savoir se réjouir des petites choses, c’est vrai ! Mais quand les petites choses deviennent minuscules, ça finit pas peser sur le moral : la diminution du nombre de bénévoles ; toujours les trois mêmes personnes qui viennent participer à l’adoration hebdomadaire ; les responsables laïcs qui se croient propriétaires de leur service et font le vide autour d’eux…
Surtout, je me sens si souvent impuissant dans mon sacerdoce : j’ai entre les mains un trésor immense, la vie du Christ, mais je n’arrive pas à la partager avec ceux que je suis censé servir. Certaines compétences me manquent et je ne trouve personne pour les assumer. Je suis blessé de voir que cette Vie n’intéresse presque personne aujourd’hui. L’amour n’est pas aimé, et ça, c’est très lourd à assumer. J’ai offert ma vie au Christ afin de partager sa Bonne Nouvelle : tant de femmes et d’hommes aujourd’hui se perdent dans une gentille indifférence : la Source est là, la soif est immense, et je ne sais pas établir les liens. Heureusement : l’Esprit Saint travaille sans moi et il œuvre encore et toujours…
« Usez votre curé ! »
Aujourd’hui, je suis agacé et révolté devant le drame d’un prêtre qui se tue à la tâche avant de se tuer dans son presbytère. Ras le bol des réactions condescendantes toujours promptes à juger, à trouver une explication et à mettre la faute sur « les autres ». Permettez -moi donc ces coups de gueule :
– Tous les prêtres ne sont pas pédophiles, abuseurs ou tordus, n’en déplaise aux ricaneurs de tous poils !
– Les prêtres sont des hommes qui ont reçu une mission spécifique par leur ordination mais qui sont des humains comme les autres : ils aiment rire, boire un coup, jouer à la pétanque (ou faire du ski), se faire des amis !
– Arrêtez de vouloir nous marier de gré ou de force, comme si le mariage allait résoudre les problèmes et n’avait pas aussi son lot de difficultés, de suicides, de drames…
– Dire au revoir à votre curé à la sortie de la messe, c’est bien ! Mais l’inviter une fois par an, c’est mieux, sans se décourager : s’il refuse deux fois, il acceptera peut-être à la troisième tentative ? Et pas besoin de préparer un gueuleton : une soupe, une salade, un fruit, c’est suffisant surtout le soir !
– Venir sonner au presbytère juste pour passer un moment, juste par amitié, par charité, ça crée du lien même si c’est 5 minutes.
– Usez votre curé intelligemment : demandez-lui le sacrement de la réconciliation, sollicitez-le pour bénir votre maison ; interrogez-le sur sa vocation ! Posez-lui une question sur la foi, les mœurs…
– Avec humilité et souci de correction fraternelle, osez dire à votre curé ce qui vous dérange, ce qui ne va pas et ce qu’il pourrait proposer pour répondre aux enjeux de l’évangélisation : avec charité, avec patience et bienveillance, toujours !
– Osez l’encourager, pas pour qu’il prenne la grosse tête, mais pour relever ce qui vous aide vraiment à grandir dans la foi : le prêtre que je suis n’a pas besoin d’être félicité pour son homélie ou ses réussites pastorales. Il a besoin de croire et de sentir que des chrétiens, grâce à son sacerdoce, rencontrent Jésus vivant, grandissent dans la foi et s’engagent dans le monde à cause de l’Évangile.
Un prêtre heureux qui a besoin d’être aimé
Colloque sur le sacré au risque de la sécularisation, les 6-7 novembre à Paris
À la suite du pèlerinage de Chartres, les communautés amies de Notre-Dame de Chrétienté vous invitent à un grand week-end de formation et de fraternité les 6 et 7 novembre, à la paroisse Saint-Roch (Paris) autour de ce thème : Vers un Christianisme sans religion ?
Dans un contexte marqué par la sécularisation, les questions religieuses, culturelles et identitaires reviennent avec force : l’homme est-il naturellement religieux ? Le sacré a-t-il encore sa place dans notre société ? La liturgie est-elle un obstacle ou un chemin vers Dieu ? Le christianisme peut-il survivre à l’effacement de ses racines culturelles ?
Programme :
Vendredi 6 novembre – Grande soirée-débat
Autour de quatre thèmes majeurs :
- La vertu naturelle de religion : l’homme est-il naturellement croyant ou indifférent à Dieu ? (abbé Martial Pinoteau, SMMD)
- Les dévotions populaires : superstition ou expression authentique de la foi ? (fr. Joseph, FSVF)
- Le sacrifice et le sacré : notions dépassées ou plus actuelles que jamais ? (abbé Jean de Massia, FSSP)
- Sécularisation et identité : comment articuler culture, religion et vie sociale ? (abbé Matthieu Raffray, IBP)
Samedi 7 novembre – Journée d’étude
- Le culte divin à l’épreuve de la sécularisation occidentale
- Le statut religieux du monde
- L’homme est-il naturellement religieux ?
- La vertu de religion dans la théologie de saint Thomas d’Aquin (chanoine Jestin, ICRSP)
- La religion, une incarnation de la foi
- Honorer ses causes : les vertus de vénération chez saint Thomas
- Le Christ a-t-il aboli le sacrifice ? (fr. Crignon, FSVF)
- La « quête de sacré » : instinct naturel ou repli superstitieux ?
- Foi chrétienne et identité face au réveil identitaire (fr. A. Aubry, FSVF)
Nous serions heureux de vous accueillir pour ce temps de réflexion, d’échange et d’approfondissement doctrinal.
Informations et inscriptions :
👉 https://my.weezevent.com/studium-aquinas
Notre-Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous !
Abbés M. Raffray et P. Gubitoso (IBP),
Abbé J. de Massia (FSSP),
Abbé M. Pinoteau (SMMD),
Chn. P. Lecerf (ICRSP),
Frère J. Gilliot (FSVF).
« Les Écritures sont à la prière ce qu’est la bouteille d’eau à celui qui s’entraîne »
Comment retrouver une vie intérieure dans un monde qui nous pousse à nous disperser ? Moine trappiste, évêque de Trondheim, en Norvège, Mgr Erik Varden a été interrogé dans France Catholique par Fabrice Madouas. Extrait :
Comment entrer dans la prière et s’extraire du vacarme extérieur ?
Pour commencer, je donne souvent un conseil très simple : rester chaque jour dix minutes dans un fauteuil, sans rien faire, sans rien écouter, sans rien lire. Il s’agit de s’exercer à l’immobilité et à l’attention. Ce n’est pas forcément agréable. Au lieu de trouver le repos, on découvre parfois toute l’agitation que l’on porte en soi. Il faut s’efforcer au calme. Lire un chapitre entier d’un bon livre sans faire autre chose constitue aussi un bon exercice. C’était une pratique banale il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, nous éprouvons sans cesse le besoin de vérifier notre téléphone, nos courriels, nos notifications. L’attention se travaille, la régularité nous y aide. Il faut aussi revenir aux sources : les Écritures et les sacrements. Un sportif a besoin de s’abreuver régulièrement. Les Écritures sont à la prière ce qu’est la bouteille d’eau à celui qui s’entraîne. Les sacrements, eux, transmettent efficacement une vie nouvelle, la vie divine.
La « vie cachée » que vous évoquez dans votre livre d’entretiens n’est-elle pas réservée aux moines ?
Pas du tout ! Elle consiste d’abord à résister à la tentation de se montrer à tout moment. Publier sur Instagram ce que nous mangeons, nos vacances ou nos rencontres peut être amusant. Mais devoir constamment prouver que notre vie est réussie devient épuisant. Nous finissons par vivre superficiellement, dans l’attente de l’approbation des autres. Au risque, encore, de bien des désillusions ! Choisir la vie cachée, c’est se dire que je peux faire des choses pour elles-mêmes, parce qu’elles contribuent au bien de ceux que j’aime, me donnent de la joie ou du repos. Dans cette vie secrète, je retrouve le sanctuaire intérieur où Dieu se fait proche. L’Évangile parle souvent du secret : le trésor caché, le grain enfoui, la chambre dont on ferme la porte pour prier. Pour bien vivre avec les autres, il faut être enraciné dans sa propre réalité. Mais le dépouillement ne suffit pas : l’effort spirituel est toujours un élan vers l’autre, en vue d’une rencontre. Cela demande de la persévérance. Saint Benoît appelle l’office divin l’Opus Dei : l’œuvre de Dieu. Quand la cloche sonne à 3 heures du matin, dans un monastère, le réveil est parfois rude ! La prière est un vrai travail, mais un travail que l’on aime. C’est aussi pourquoi les moines vivent en communauté : nous avons besoin du bon exemple des autres pour rester fidèles.

