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Divine Box sur M6 dans « Qui veut être mon associé ? » pour promouvoir les produits monastiques

Ce mercredi 5 mars, il y avait sur M6 le cinquième épisode de la cinquième saison de « Qui veut être mon associé ? ». Et cette année, parmi tous les entrepreneurs sélectionnés, se trouvaient  les deux fondateurs de Divine Box ! Ils ont présenté leur projet devant cinq investisseurs.

Que fait Divine Box ?

Divine Box est une petite entreprise familiale, fondée en 2017 par Côme et Astrid, qui sont frère et sœur. Ils vendent uniquement des produits monastiques, fabriqués dans les abbayes et les monastères, de France principalement. Pâtés, bières, confitures, vins, biscuits, bougies, savons… tout vient de leurs 85 abbayes partenaires. Les produits sont vendus à l’unité, ou bien sous forme de « box », ou encore par abonnement de 3, 6 ou 12 mois.

Pour mieux expliquer leur démarche, Côme et Astrid ont été rejoints sur le plateau par sœur Joëlle, une sœur de l’abbaye du Val d’Igny ! Elle a présenté quelques-uns des chocolats d’abbaye faits sur place, et les investisseurs ont même eu droit de les goûter !

Côme, Astrid et soeur Joëlle sur le plateau de « Qui veut être mon associé ? » le 5 mars 2025 – capture d’écran M6

L’abbaye du Val d’Igny et ses chocolats

Pour bien comprendre pourquoi sœur Joëlle est passée sur M6 pour présenter ses chocolats, revenons deux minutes sur son abbaye, son histoire et son artisanat.

L’abbaye Notre-Dame du Val d’Igny a été fondée en 1128, mais elle a connu ses phases de déclin : elle a été vendue et abandonnée après la Révolution, puis entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale, avant de renaître en 1929 grâce à une communauté de moniales.

Aujourd’hui, l’abbaye du Val d’Igny abrite une communauté de sœurs cisterciennes-trappistines, connues pour la fabrication de bouchons de champagne en chocolat (les fameux bouchons vus sur M6 !). Fourrés au praliné, caramel ou ganache au marc de champagne, ces chocolats rendent hommage au terroir champenois. Depuis 1961, la chocolaterie participe au rayonnement de l’abbaye et assure le gagne-pain de la communauté. En parallèle, mais c’est plutôt mineur, les sœurs assurent d’autres activités artisanales comme la fabrication de chapelets, du tricot, ou des emballages !

Soeur Joëlle devant l’abbaye du Val d’Igny avec des chocolats de l’abbaye  © Divine Box

Le passage de Divine Box sur M6

Côme et Astrid avaient donc pour mission, ce mercredi 5 mars, de présenter Divine Box devant cinq investisseurs français de renom (parmi eux : Marc Simoncini ou encore Eric Larchevêque), dans le but de plaire à au moins l’un d’entre eux ! Mais aucun d’entre eux n’a été conquis par le projet de Divine Box… ou presque !

Concrètement, personne n’a décidé d’investir les 100 000 € demandés par Côme et Astrid, mais Éric Larchevêque (fondateur de l’entreprise de cryptomonnaie « Ledger ») les a invités à un coaching personnalisé pendant deux jours chez lui en Sologne. Comme le dit Côme, le co-fondateur de Divine Box, à la fin de l’émission : “Le fait d’avoir l’accompagnement d’Éric sera très précieux. Ça fait plaisir d’avoir cette bienveillance envers nous !”.

Si vous voulez en apprendre plus sur Divine Box, ou soutenir les abbayes, rendez vous sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Le Secrétaire d’État Marco Rubio donne un entretien après la messe des cendres

Le Secrétaire d’État Marco Rubio est apparu lors d’un entretien accordé à Fox News avec une croix noire tracée sur le front. Il s’agit de la croix dessinée sur le front des fidèles le mercredi des cendres, qui marque le début du carême, période de jeûne et de préparation spirituelle.

D’origine cubaine, Marco Rubio a été élevé dans la secte mormone, qu’il a quittée au début des années 80, lors de l’emménagement de sa famille à Miami.

Le 47e président américain a créé un Bureau de la Foi (Faith Office) à la Maison Blanche, dirigé par le pasteur et télévangéliste Paula White-Cain, conseillère spirituelle de Trump qui avait déjà travaillé pour lui durant son premier mandat.

Bien que les chrétiens évangéliques constituent la base de l’électorat de Trump, les catholiques, à l’instar de Marco Rubio, sont nombreux à avoir été nommés dans son cabinet et à des postes clé : c’est en particulier le cas de son vice-président, JD Vance, converti au catholicisme en 2019, du Secrétaire aux Transports, Sean Duffy, de la Secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, du directeur de la CIA, John Ratcliffe et de son Secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. Au total, Trump a multiplié par trois le nombre de catholiques dans son administration par rapport à son premier mandat.

“La période sacrée du Carême, un temps d’anticipation spirituelle de la passion, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ”

Une messe a été célébrée pour le personnel de la Maison Blanche à l’occasion du Mercredi des Cendres. Un courriel du bureau de gestion de la Maison Blanche a informé le personnel que la messe aurait lieu dans la salle du Traité indien à 8h30. La salle du Traité indien est située dans le bâtiment du bureau exécutif Eisenhower, adjacent à la Maison Blanche.

Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump ont publié un message pour le mercredi des Cendres :

En ce mercredi des Cendres, nous nous joignons à la prière des dizaines de millions de catholiques américains et d’autres chrétiens qui entament la période sacrée du Carême, un temps d’anticipation spirituelle de la passion, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.

Pendant le Carême, les chrétiens passent 40 jours et 40 nuits à prier, à jeûner et à faire l’aumône pour approfondir leur foi et renforcer leur croyance en l’Évangile. Aujourd’hui, les disciples du Christ portent des croix de cendres sur le front, un rappel sacré de notre mortalité et de notre besoin permanent de la miséricorde infinie et de l’amour rédempteur du Christ.

Alors que nous contemplons solennellement la souffrance et la mort de Jésus-Christ sur la croix en ce Carême, préparons nos âmes à la gloire à venir du miracle de Pâques.

Nous vous souhaitons une période de Carême riche et pleine de prières. Que Dieu tout-puissant vous bénisse et qu’il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.

Discours de JD Vance au National Catholic Prayer Breakfast

Voici la traduction du discours de JD Vance, vice-président des Etats-Unis, lors du National Catholic Prayer Breakfast, le 28 février dernier (version originale ici) (après l’avoir lu, essayez d’imaginer Macron ou l’un des siens tenir un tel discours!):

Je suis venu ici l’année dernière en tant que très jeune sénateur, sans savoir à quel point ma vie allait changer, et je rends grâce à Dieu, mais aussi à l’amitié des personnes présentes dans cette salle pour nous avoir aidés à y parvenir, car je pense que nous avons tourné une nouvelle page à Washington, D.C., et que nous allons profiter de l’opportunité que Dieu nous a donnée.

Je voudrais donc dire quelques mots sur la politique de l’administration Trump car, même si vous n’allez certainement pas toujours être d’accord avec tout ce que nous faisons dans l’administration du président Trump, je suis très confiant en disant qu’entre la protection des droits des manifestants pro-vie, la garantie que nous avons la possibilité de protéger les droits des enfants à naître en premier lieu, et surtout, protéger la liberté religieuse de tous, mais en particulier des catholiques, je pense que nous pouvons dire que le président Trump, bien qu’il ne soit pas catholique lui-même, a été un président incroyablement bon pour les catholiques aux États-Unis d’Amérique.

Nous savons bien sûr que la dernière administration aimait jeter les gens en prison pour avoir prié en silence devant les cliniques pro-vie [il s’agit manifestement d’un lapsus du vice-président et il faut sans doute lire: cliniques d’avortement, NDLR]. Nous savons qu’elle aimait harceler les pères pro-vie de sept enfants, très souvent catholiques, pour avoir participé au mouvement pro-vie. Et nous savons que la dernière administration voulait protéger le droit à l’avortement financé par les contribuables jusqu’au moment de la naissance. Sur chacune de ces questions, en 30 jours seulement, Donald J. Trump a pris la direction exactement opposée et je lui en suis reconnaissant. Et je suis sûr que chaque personne présente dans cette salle lui en est également reconnaissante. Mais je voudrais en fait parler de deux ou trois autres choses en particulier. L’un des aspects les plus importants de la politique du président Trump, et celui qui, selon moi, est le plus en accord avec l’enseignement social chrétien et la foi catholique, est que plus que tout autre président de mon vivant, le président Trump a suivi une voie de paix. Et nous ignorons très souvent, je pense, la manière dont notre politique étrangère est soit un instrument, soit un obstacle à la pratique de la foi pour les gens du monde entier. Et nous savons – et comme je l’ai appris lors de ce petit-déjeuner l’année dernière, bien sûr – je crois qu’il y avait des prêtres nigérians qui étaient persécutés et qui essayaient de protéger leur troupeau malgré une persécution incroyable. Nous savons que certains des plus grands groupes persécutés dans le monde aujourd’hui sont des chrétiens et l’administration Trump vous promet que, que ce soit ici chez nous avec nos propres citoyens ou partout dans le monde, nous serons les plus grands défenseurs de la liberté religieuse et des droits de conscience. Et je pense que ces politiques profiteront en particulier aux catholiques du monde entier.

Mais je dirais, mes amis, qu’il ne suffit pas de protéger les droits de conscience, de rechercher des possibilités de financement et d’octroi de subventions qui protègent le droit des personnes à exercer leur conscience religieuse. Nous devons également nous rappeler que, bien souvent, les plus grands obstacles à la liberté religieuse ne sont pas le fait de la malveillance du gouvernement américain, mais de sa négligence. Et l’une des choses dont j’ai le plus honte, je dois être honnête, c’est que, aux États-Unis d’Amérique, ce sont parfois nos mésaventures à l’étranger qui conduisent à l’éradication de communautés chrétiennes historiques dans le monde entier. Et donc, lorsque le président Trump parle de la nécessité d’apporter la paix, que ce soit en Russie et en Ukraine, ou au Moyen-Orient, nous devons bien sûr reconnaître que, en tant que politique visant à sauver des vies et à appliquer l’un des plus importants commandements du Christ, mais je pense que nous devons également le reconnaître comme un effort pour protéger la liberté religieuse des chrétiens. Car, au cours des 40 dernières années, ce sont souvent les communautés chrétiennes historiques qui ont été les plus touchées par les échecs de la politique étrangère américaine et c’est, à mon avis, peut-être la manière la plus importante dont Donald Trump a défendu les droits des chrétiens dans le monde entier. Sa politique étrangère est orientée vers la paix. Nous l’avons déjà fait à maintes reprises au cours des 30 derniers jours, et je suis fier que nous œuvrerons pour la paix dans le monde entier au cours des quatre années restantes du mandat du président Trump, et je pense que c’est important. Bien sûr, nous ne serons pas toujours d’accord, et je suis sûr qu’il y a des gens dans cette salle qui sont d’accord ou en désaccord avec certains de nos points de vue sur la politique étrangère sur un certain nombre de questions.

La seule chose que je vous promets, c’est que vous aurez toujours une porte ouverte avec moi et avec le président. Je pense que vous l’avez déjà constaté, et si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à venir me faire part de vos préoccupations – et certains d’entre vous m’en ont déjà fait part au cours des 30 derniers jours – mais aussi de vos encouragements, car je pense qu’une bonne administration présidentielle, pour les croyants de tous les États-Unis, doit notamment écouter les croyants lorsqu’ils ont des préoccupations. Et je pense qu’il est important – et je m’y engage devant vous, devant Dieu et devant toutes ces caméras de télévision – que nous écoutions toujours les personnes de foi et de conscience aux États-Unis d’Amérique. La porte de l’administration Trump vous est ouverte, même si, et surtout peut-être quand, vous n’êtes pas d’accord avec nous. Alors, s’il vous plaît, saisissez cette opportunité : communiquez avec nous lorsque nous faisons les choses correctement, mais aussi lorsque nous faisons les choses mal. C’est mon obligation solennelle, mais aussi ma demande, car, bien sûr, comme je l’ai appris pendant la campagne (bien sûr, je bénéficie de la protection des services secrets et elle a été renforcée depuis que je suis vice-président des États-Unis), je vis dans une bulle, mesdames et messieurs, je vis dans une bulle itinérante et où que j’aille, je suis entouré d’agents armés. La seule façon de me garder honnête, et la seule façon de savoir ce qui affecte réellement la vie des gens dans tout notre pays, c’est que vous nous parliez. Alors, s’il vous plaît, considérez cette porte ouverte comme une invitation, mais aussi comme une demande.

Et je dirai que je crois être le premier catholique converti à avoir été vice-président des États-Unis, [applaudissements] – j’apprécie que vous applaudissiez parce qu’il s’avère que certaines personnes sur Internet n’aiment pas les catholiques convertis. Et, en fait, il y a des catholiques qui semblent ne pas aimer les catholiques convertis. Je l’ai appris à mes dépens. Mais bien sûr, la grande majorité de mes frères et sœurs en Christ ont été incroyablement accueillants et incroyablement charitables et je leur en suis reconnaissant. Je voulais juste réfléchir à cela, à être catholique et en particulier catholique converti dans la vie publique, dans l’espoir que cela apporterait peut-être un peu de sagesse ou de conseils, ou peut-être juste quelques histoires intéressantes pour ceux d’entre vous qui apprécient leur petit-déjeuner. Et vous savez, l’une des choses que j’essaie de me rappeler, en tant que converti, c’est qu’il y a beaucoup de choses que je ne sais pas. Quand j’étais enfant, nous avions l’habitude d’appeler les nouveaux convertis à la foi des « bébés chrétiens » et je reconnais très bien que je suis un « bébé catholique » – qu’il y a des choses sur la foi que je ne sais pas. J’essaie donc d’être aussi humble que possible lorsque je parle de la foi et en public car, bien sûr, je ne vais pas toujours avoir raison. Et je ne veux pas que mes insuffisances dans la description de notre foi se répercutent sur la foi elle-même. Et donc, si jamais vous m’entendez pontifier sur la foi catholique, sachez que cela vient d’un lieu de croyance profonde, mais aussi d’un lieu où l’on ne sait pas toujours tout tout le temps.

Et vous savez, bien sûr, je n’essaie pas de commenter chaque question catholique. J’essaie de ne pas m’impliquer dans les guerres civiles entre les Dominicains et les Jésuites ou entre les catholiques conservateurs et les catholiques progressistes. Mais comme le disait Michael Corleone dans Le Parrain: « Parfois, ils me ramènent ». Parfois, je ne peux pas m’en empêcher, je ne peux pas m’empêcher de m’emporter. Je suis un politicien après tout, mesdames et messieurs. Mais ce que j’ai essayé de rappeler aux gens, et ce que j’essaie de me rappeler à moi-même, c’est que ce qui m’a attiré dans la foi chrétienne, et ce qui m’a attiré dans cette Église en particulier, c’est la reconnaissance que la grâce n’est pas quelque chose qui se produit instantanément. C’est quelque chose que Dieu accomplit en nous sur une longue période, parfois de nombreuses années, parfois de nombreuses décennies. Lorsque j’étais enfant, je supposais que la grâce était quelque chose où le Saint-Esprit interviendrait et résoudrait tous nos problèmes. J’ai appris à mes dépens, en tant que catholique, notamment en suivant la vie sacramentelle du mieux que je pouvais, que la grâce est en grande partie un processus que Dieu met en œuvre en nous au fil du temps. Il nous rapproche de lui et fait de nous de meilleures personnes au cours de ce processus. Ainsi, lorsque je suis devenu catholique, j’allais probablement me confesser toutes les deux semaines, car je ne pouvais pas aller à la messe toutes les deux semaines. Il y avait des imprévus, des voyages d’affaires, les enfants tombaient malades, et je me souviens juste de ce processus de réflexion : « Bon, si je ne vais pas à l’église cette semaine, je vais devoir aller parler à un inconnu de tout ce que j’ai fait de mal ces deux dernières semaines », et ce processus a fait naître en moi une bien meilleure discipline, une bien meilleure vie de prière. Et vous savez, je me bats probablement 95 % des dimanches maintenant que je vais à la messe. C’est, je pense, l’un des génies de notre foi : elle nous enseigne par la répétition d’une certaine manière, et elle nous forme par un processus, qui est je pense au cœur du mystère de la foi, que d’une manière ou d’une autre, en pratiquant les sacrements – même imparfaitement, comme je le fais certainement – Dieu nous transforme. Et bien que je sois un chrétien aussi imparfait que n’importe qui dans cette salle, je sens vraiment que Dieu me transforme chaque jour, et c’est l’une des grandes bénédictions de notre foi, et l’une des grandes bénédictions de suivre les sacrements comme j’essaie de le faire. Alors merci à tous d’accueillir un converti dans vos rangs, car j’en tire certainement profit – et ma famille aussi.

La deuxième chose que j’ai tirée de ma foi catholique est la reconnaissance que les choses les plus profondes et les plus importantes ne sont pas matérielles. Elles ne sont pas le PIB. Ce ne sont pas les chiffres que nous voyons en bourse. La véritable mesure de la santé d’une société est la sécurité, la stabilité et la santé de nos familles et de notre peuple. Nous sommes dans le secteur, dans l’administration du président Trump, de la production de la prospérité, mais cette prospérité est un moyen pour atteindre une fin. Et cette fin est l’épanouissement, espérons-le, de la vie de chaque citoyen des États-Unis d’Amérique. C’est pourquoi nous nous soucions de ces choses. Je me rappelle souvent qu’il y a eu des moments dans le passé où, vous savez, les chiffres du PIB évoluaient peut-être dans la bonne direction, où le marché boursier évoluait dans la bonne direction, mais où les États-Unis d’Amérique perdaient de l’espérance de vie. Je pense que ce que l’Église catholique m’appelle à faire, c’est de dire que si la bourse se porte bien, mais que les gens meurent littéralement et perdent des années de leur vie, alors nous devons faire mieux en tant que pays. Le catholicisme – le christianisme à la base, je pense – enseigne à nos fonctionnaires de se soucier des choses profondes, des choses importantes, de la protection des enfants à naître, de l’épanouissement de nos enfants, et de la santé et du caractère sacré de nos mariages. Et oui, nous nous soucions de la prospérité, mais nous nous soucions de la prospérité afin de promouvoir le bien commun de chaque citoyen des États-Unis d’Amérique. Et quand je pense aux choses profondes, aux choses qui comptent vraiment, il m’est arrivé quelque chose de vraiment incroyable en novembre 2024. Tous mes amis étaient là, toute ma famille était là. Nous étions réunis pour un grand moment de fête et, bien sûr, je parle du moment où mon fils de 7 ans a choisi d’être baptisé dans la foi chrétienne. Et il est à l’école en ce moment, donc il ne verra pas ça, mais aussi incroyable que cela ait été de remporter l’élection en novembre 2024, et aussi incroyable que cela ait été de savoir que le président Trump redeviendrait président et accomplirait tant de bonnes choses pour le peuple américain, ce qui m’a le plus enthousiasmé en novembre 2024, c’est que la semaine après notre victoire aux élections, mon fils a choisi de se faire baptiser dans la foi chrétienne. Voici l’idée de base, et pour ceux d’entre vous qui, bien sûr, êtes pour la plupart des catholiques de naissance, je suppose, nous procédons généralement très tôt au baptême d’eau des nourrissons dans l’Église catholique. Mais comme beaucoup d’entre vous le savent, je suis issu d’un mariage interconfessionnel. Bien qu’elle vienne à l’église avec nous presque tous les dimanches, ma femme n’est pas catholique. Nous avons donc conclu un marché : nous élèverons nos enfants dans la religion catholique, mais nous les laisserons choisir le moment où ils voudront être baptisés. Et si c’est un terrible sacrilège, blâmez les Dominicains, car ce sont eux qui ont eu cette idée. Mais mon fils de 7 ans a choisi de se faire baptiser et c’était peut-être le moment où j’ai été le plus fier en tant que père. Il a pris cela très au sérieux et il voulait savoir quelles étaient les bonnes choses à dire : « Papa, que dois-je faire ? Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi est-ce important ? » Et c’était incroyable pour moi de voir mon fils de 7 ans réfléchir à ces questions par lui-même et quand je parle des choses profondes, des choses importantes, c’est de ça que je parle. Bien sûr, nous nous soucions de nos indicateurs économiques et bien sûr, nous nous soucions des salaires de nos citoyens. Nous nous soucions de ces choses parce que lorsque notre peuple va mieux, il peut vivre des moments qui favorisent le type d’épanouissement que nous croyons tous être au cœur d’une bonne vie humaine et qui, bien sûr, dans mon cas, a été de voir mon petit garçon de 7 ans se faire baptiser. Et donc, même si, encore une fois, je ne serai jamais parfait, je vais toujours essayer de me rappeler que le but de notre politique publique est de promouvoir le bien commun et je vais me battre pour cela chaque jour où je serai un fonctionnaire.

Et cela m’amène à la dernière observation que je voudrais faire en tant que chrétien, un catholique converti à la vie publique, c’est que vous savez, parfois les évêques n’aiment pas ce que je dis et je suis sûr, d’ailleurs, qu’ils ont parfois raison et parfois tort. Mon but n’est pas de me disputer quand j’ai raison et qu’ils ont tort ou vice versa. Mon but est peut-être d’exprimer ma façon de penser en tant que chrétien dans la vie publique. Lorsque vous avez également des chefs religieux dans la vie publique qui ont le devoir spirituel de s’exprimer sur les questions d’actualité, la façon dont j’essaie d’y penser est la suivante : l’Église catholique est une sorte de technologie. C’est une technologie qui a été développée il y a 2 000 ans et qui entre en contact avec une technologie qui a environ 10 ou 20 ans, à savoir les médias sociaux. Ce que j’essaie de me rappeler, c’est que le clergé est un important leader spirituel. Vous entendrez parfois des gens dire : « Nous laissons le clergé parler des questions de l’Église, mais nous pouvons l’ignorer lorsqu’il s’agit de questions de politique publique. » Je pense que ce n’est pas la bonne façon de voir les choses. Ce n’est certainement pas la bonne façon de voir les choses pour moi. Mais ce que j’essaie de me rappeler, c’est que nous ne sommes pas appelés en tant que chrétiens à nous obséder pour chaque controverse sur les réseaux sociaux impliquant l’Église catholique, qu’elle implique un membre du clergé, un évêque ou le Saint-Père lui-même. Je pense que nous pourrions franchement prendre exemple sur nos grands-parents qui respectaient notre clergé, qui se tournaient vers lui pour être guidés, mais qui ne s’obsédaient pas et ne se disputaient pas pour chaque mot qui sortait de leur bouche et qui était publié sur les réseaux sociaux. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose et je ne vous conseille pas à nouveau, mais je ne pense pas que ce soit bon pour nous, en tant que chrétiens, de nous disputer constamment les uns avec les autres à propos de chaque controverse au sein de l’Église. Parfois, nous devrions laisser ces choses se dérouler un peu et essayer de vivre notre foi du mieux que nous pouvons sous les diktats de notre foi et sous les diktats de nos chefs spirituels, mais ne pas les tenir aux normes des influenceurs des médias sociaux parce qu’ils ne le sont pas.

Cela m’amène bien sûr au dernier point que je souhaite aborder, à savoir que, comme vous l’avez probablement vu publiquement, le Saint-Père, le pape François, a critiqué certaines de nos politiques en matière d’immigration. Encore une fois, mon objectif ici n’est pas de me disputer avec lui ou avec tout autre membre du clergé pour savoir qui a raison et qui a tort. Vous connaissez évidemment mon point de vue et je le défendrai avec constance, car je pense que c’est dans l’intérêt du peuple américain. Ce que je veux faire, c’est rappeler, et je parle à beaucoup de catholiques conservateurs et j’ai aussi parlé à des catholiques progressistes, que parfois beaucoup de catholiques conservateurs sont trop préoccupés par leurs critiques politiques d’un membre du clergé en particulier ou du chef de l’Église catholique. Bien sûr, je ne vous dis pas que vous avez tort, car parfois je suis même d’accord avec vous. Je pense que ce que je dirais, c’est qu’il n’est dans l’intérêt de personne, encore une fois, de traiter les chefs religieux de notre foi comme un simple influenceur des médias sociaux, et je pense franchement que cela va dans les deux sens si je peux me permettre d’être aussi audacieux. Je pense qu’il incombe à nos chefs religieux de reconnaître qu’à l’ère des médias sociaux, les gens seront suspendus à chacun de leurs mots, même si ce n’était pas leur intention et même si une déclaration donnée n’était pas destinée à être consommée à l’ère des médias sociaux mais, chaque jour depuis que j’ai appris la maladie du pape François, je dis une prière pour le Saint-Père parce que, même si j’ai été surpris lorsqu’il a critiqué notre politique d’immigration de la manière dont il l’a fait, je crois que le Pape est fondamentalement une personne qui se soucie du troupeau de chrétiens sous sa direction. Et c’est un homme qui se soucie de la direction spirituelle de la foi. Je dis cela parce que chaque jour, mes enfants et moi avons dit une prière pour le Saint-Père et nous prions pour sa santé et nous prions pour son réconfort alors qu’il fait face à ce qui semble être une crise sanitaire assez grave. Et même si, oui, certains de nos médias et certaines de nos personnalités influentes sur les réseaux sociaux et même certains d’entre nous, catholiques je crois, tentent d’impliquer le Saint-Père dans chaque bataille culturelle de la politique américaine, je me souviendrai toujours du Saint-Père – qu’il surmonte ou non cette maladie, et j’espère bien qu’il le fera – en mars 2020, à un moment de stress incroyable pour le monde entier, souvenez-vous que c’était au plus fort de la pandémie de COVID. Aucun de nous ne savait à quel point c’était grave. Nous avons entendu des rapports en provenance d’Italie faisant état de personnes mourant en masse sous respirateurs artificiels et, personnellement, je venais d’accueillir notre deuxième enfant quelques semaines plus tôt et donc, lorsque la pandémie s’est déclarée, j’avais un bébé de trois semaines à la maison et je suis allé chez Dick’ et j’ai acheté 900 cartouches de munitions, puis je suis allé chez Walmart et j’ai acheté deux sacs de riz et je me suis assis à la maison avec mes sacs de riz et mes 900 cartouches de munitions et j’ai dit : « D’accord, nous allons juste attendre que ça passe », et dans ce vide où beaucoup de gens ne savaient pas à quel point c’était grave, et bien sûr, heureusement, la pandémie n’a pas été aussi grave que les pires prédictions. C’était assez grave, mais pas aussi grave que les pires prédictions.

Je pense que nous nous souvenons tous de ce moment où le Saint-Père se tenait sur une place Saint-Pierre vide, tenant l’Eucharistie au-dessus de sa tête et prononçant un sermon auquel je suis constamment revenu parce qu’il était incroyablement significatif pour moi à l’époque et qu’il l’est toujours aujourd’hui. Si vous le permettez, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne lire qu’un extrait de l’homélie du pape François : « Le soir étant venu » (Marc 4:35). Le passage de l’Évangile que nous venons d’entendre commence ainsi. Depuis des semaines, le soir est tombé. Une épaisse obscurité s’est abattue sur nos places, nos rues et nos villes ; elle a envahi nos vies, remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide angoissant, qui paralyse tout sur son passage ; nous le sentons dans l’air, nous le remarquons dans les gestes des gens, leurs regards les trahissent. Nous nous sommes retrouvés effrayés et perdus. Comme les disciples dans l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et tumultueuse. Nous avons réalisé que nous sommes tous dans le même bateau, tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, chacun ayant besoin de réconforter l’autre. Dans ce bateau… nous sommes tous. Tout comme ces disciples, qui parlèrent d’une seule voix, anxieux, en disant : « Nous sommes perdus », nous aussi avons réalisé que nous ne pouvons pas continuer à penser à nous-mêmes, mais que nous ne pouvons le faire qu’ensemble. Il est facile de nous reconnaître dans cette histoire. Ce qui est plus difficile à comprendre, c’est l’attitude de Jésus. Alors que ses disciples sont tout naturellement alarmés et désespérés, il est à l’arrière, dans la partie du bateau qui coule en premier. Et que fait-il ? Malgré la tempête, il dort profondément, confiant en son Père ; c’est la seule fois dans les Évangiles que nous voyons Jésus dormir. Lorsqu’il se réveille, après avoir calmé le vent et les eaux, il se tourne vers les disciples d’une voix de reproche : « Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas la foi ? » Essayons de comprendre. En quoi consiste le manque de foi des disciples, par opposition à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui ; en effet, ils l’avaient invoqué. Mais nous voyons comment ils l’invoquent : « Maître, ne te soucies-tu pas de nous ? » Ne te soucies-tu pas : ils pensent que Jésus ne s’intéresse pas à eux, ne se soucie pas d’eux. L’une des choses qui nous fait le plus mal, à nous et à nos familles, quand on nous dit : « Ne te soucies-tu pas de moi ? » C’est une phrase qui blesse et déchaîne des tempêtes dans nos cœurs. Cela aurait aussi ébranlé Jésus. Parce que lui, plus que quiconque, se soucie de nous. En effet, une fois qu’ils l’ont appelé, il sauve ses disciples de leur découragement. La tempête expose notre vulnérabilité et dévoile ces fausses et superflues certitudes autour desquelles nous avons construit nos horaires quotidiens, nos projets, nos habitudes et nos priorités. Elle nous montre comment nous avons laissé s’émousser et s’affaiblir les choses mêmes qui nourrissent, soutiennent et renforcent nos vies et nos communautés.

La tempête met à nu toutes nos idées toutes faites et notre oubli de ce qui nourrit l’âme de nos peuples ; toutes ces tentatives qui nous anesthésient avec des façons de penser et d’agir censées nous « sauver », mais qui se révèlent incapables de nous mettre en contact avec nos racines et de garder vivante la mémoire de ceux qui nous ont précédés. Nous nous privons des anticorps dont nous avons besoin pour affronter l’adversité. Et c’est ainsi que je me souviendrai toujours du Saint-Père : comme d’un grand pasteur. Comme d’un homme capable de dire la vérité de la foi d’une manière très profonde en un moment de grande crise. Et je voudrais donc nous demander à tous, si vous voulez bien vous joindre à moi, de prier pour le pape François : Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Dieu tout-puissant et généreux, nous te remercions pour ton amour. Accorde ta miséricorde au pape François afin qu’il puisse se remettre de sa maladie et nous guider par des soins attentifs. Nous te prions de bénir les médecins, les infirmières et le personnel médical de notre Saint-Père avec sagesse et compétence afin que tu puisses agir à travers eux pour renouveler la santé de ton berger par le Christ Notre Seigneur. Amen.

Pour conclure mes remarques ici : je ne serai jamais parfait. Je ne réussirai jamais tout. Mais ce que je vais essayer de faire, c’est d’être le genre de dirigeant qui aide notre civilisation commune à construire ces véritables anticorps contre l’adversité. Et si le Saint-Père peut nous entendre, j’espère qu’il sait qu’il y a des milliers de fidèles catholiques dans cette salle et des millions de fidèles catholiques dans ce pays qui prient pour lui alors qu’il traverse sa propre tempête. Que Dieu vous bénisse. Merci.

NB: voici la vidéo en anglais:

La crise des minorités et les dangers d’un régime extrémiste en Syrie

D’Emma Ray, journaliste spécialiste des minorités au Moyen-Orient et ex-reporter en Syrie, pour le Salon beige:

Trois mois après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, la Syrie plonge dans le chaos et l’incertitude. Hayat Tahrir al-Cham (HTC), dirigée par Ahmad al-Char’a (connu sous le nom d’Abou Mohammad al-Joulani), n’a pas tenu ses promesses.

Alors qu’un nouveau gouvernement devait être annoncé le 1ᵉʳ mars à l’issue de la période de transition, cela ne s’est pas concrétisé, alimentant frustration et tensions dans le pays. Des manifestations étudiantes contre la détérioration des conditions sécuritaires et économiques ont conduit à la fermeture partielle de l’université de Damas.

Parallèlement, la présence croissante de combattants barbus affiliés à HTC et à d’autres factions extrémistes dans les rues de Damas, Alep et Lattaquié ravive un climat de peur et d’oppression. “Nous espérons une nouvelle vie, mais nous nous retrouvons face à une autre forme de répression, cette fois sous un masque religieux”, confie un habitant de la capitale.

Les minorités face à un avenir sombre

Les communautés minoritaires – Alaouites, Druzes, Chrétiens, Kurdes et Turkmènes – vivent dans l’angoisse depuis que HTC a pris le pouvoir par la force militaire. À Jaramana, près de Damas, l’inquiétude s’est accrue après des affrontements violents lors d’une campagne sécuritaire le 28 décembre 2024, faisant un mort et neuf blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Des craintes grandissent quant à une possible purge sous prétexte d’éliminer les “restes du régime”. Avec un gouvernement de transition dominé par des figures extrémistes proches d’al-Char’a, les perspectives d’après-Assad s’annoncent sombres. Les exactions et les règlements de comptes se multiplient, menaçant de plonger le pays et la région dans une nouvelle spirale de violence.

Un gouvernement dominé par les extrémistes

 Dès son arrivée au pouvoir, HTC a mis en place une administration composée exclusivement de figures radicales. Parmi elles, Chadi al-Wayssi, nommé ministre de la Justice, est tristement célèbre pour avoir supervisé des exécutions publiques sous la bannière d’Al-Qaïda. Une vidéo datant de 2015 le montre assistant à l’exécution de deux femmes accusées d’adultère à Idleb, en présence de civils et d’enfants, un témoignage glaçant de l’idéologie qui gouverne désormais le pays.

Des jihadistes étrangers, notamment des combattants ouïghours, ont également été intégrés aux forces armées du nouveau régime, faisant craindre une transformation de la Syrie en un sanctuaire du terrorisme transnational. “Nous ne voulons pas voir la Syrie devenir un nouvel Afghanistan, mais ces nominations rendent cette hypothèse plausible”, s’alarme l’avocat Youssef Sabbagh.

Vengeances et violations contre les minorités

Des rapports font état d’exactions ciblant les minorités. À Qardaha, fief de la famille Assad, des groupes armés ont incendié des maisons et procédé à des arrestations massives en janvier 2025, selon des organisations de défense des droits humains. À Soueïda, des Druzes ont reçu des menaces directes de la part de miliciens. Dans une vidéo virale, un combattant armé promet : ” Nous vengerons chaque goutte de sang” .  À Alep, des milices ont attaqué un quartier chrétien le 15 janvier 2025, prenant d’assaut une église et sommant les habitants de partir ou de mourir égorgés. “Les minorités font face à une menace existentielle, et les discours rassurants du nouveau pouvoir ne sont que des paroles en l’air”, dénonce Ayman Abdel Nour, président du mouvement Chrétiens syriens pour la paix.

Conséquences régionales et européennes

Les experts alertent sur le risque de propagation du jihadisme sous la direction d’HTC. Al-Joulani, responsable de nombreux attentats, dont le massacre de Qalb Lozeh en 2015 qui a coûté la vie à 20 Druzes, pourrait renforcer le terrorisme international. Un rapport du département d’État américain rappelle que Jabhat al-Nosra a mené des attaques terroristes contre des civils sous la direction d’al-Joulani”. Selon Matthew Levitt, expert en lutte contre le terrorisme au Washington Institute, ” si al-Charaa ne change pas de politique envers les minorités, il deviendra une menace directe pour la stabilité régionale”.

En Europe, la France craint un nouvel afflux de réfugiés et une recrudescence du terrorisme. “Tout chaos en Syrie aura des répercussions sur l’Europe à travers les flux migratoires et les menaces sécuritaires”, avertit Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français des Affaires étrangères. Un rapport de CNN en 2024 soulignait déjà que le contrôle d’un pays par un groupe extrémiste pourrait encourager d’autres factions jihadistes à étendre leur influence dans d’autres États”.

L’impossible transition du jihadisme vers la gouvernance civile

La transformation d’un groupe jihadiste en un gouvernement civil semble irréalisable. “Al-Char’a est un extrémiste pragmatique : il peut modérer son discours, mais il ne changera jamais l’essence de son idéologie basée sur la violence”, analyse Thomas Pierret, chercheur français spécialiste des mouvements islamistes. De son côté, Amer Fakhoury, professeur de droit à l’Université américaine des Émirats, affirme : “Les jihadistes ont été formés à la violence comme outil de changement, les transformer en dirigeants civils nécessiterait une rupture totale avec leur passé, ce qui n’a pas encore été observé”  L’écrivain Jamal Hussein va plus loin : ” Le régime d’HTC est une version revisitée de Daech, et pourrait déclencher une nouvelle guerre civile”.

Un avenir incertain

Sans constitution inclusive ni garanties pour les minorités, la Syrie se retrouve à la croisée des chemins, avec un avenir incertain. “Les droits ne peuvent être reportés indéfiniment. Tout retard signifie plus de conflits”, avertit Haji Mustafa, militant kurde. HTC parviendra-t-il à instaurer une gouvernance stable, ou la Syrie sombrera-t-elle dans une nouvelle ère de terrorisme et de chaos ?

 La réponse ne dépendra pas des déclarations d’al-Char’a, mais de ses actes sur le terrain.

Jean-Michel Aphatie suspendu de RTL

Suite à la comparaison effectuée par Jean-Michel Aphatie entre les exactions du IIIe Reich et la colonisation française de l’Algérie lors de la matinale du 25 février, l’Arcom a annoncé avoir été saisi et a ouvert une instruction liée à la séquence.

La direction de la radio RTL aurait demandé à Jean-Michel Aphatie de présenter des excuses. Une demande rejetée par l’intéressé, ce qui aurait motivé la décision de le suspendre de l’antenne.

Si la durée de cette suspension n’a pas été annoncée, Jean-Michel Aphatie pourrait revenir sur RTL dès la semaine prochaine.

Le Dernier Souffle : un hommage aux soins palliatifs empreint d’ambiguïté

Analyse d’Alliance Vita :

Avec Le Dernier Souffle, Costa-Gavras signe un beau film qui a le mérite de faire découvrir au néophyte une part de la réalité des soins palliatifs, mais qui défend aussi, non sans idéologie, l’administration de la mort comme « ultime soin », dans certains cas.

Le 20e long-métrage de Costa-Gavras s’inspire librement du livre du même nom écrit par Régis Debray avec le docteur Claude Grange. Ce médecin généraliste de campagne a créé et dirigé l’unité de soins palliatifs (USP) de Houdan dans les Yvelines pendant 25 ans, aujourd’hui fermée faute de remplaçant.

Si le réalisateur a travaillé en lien avec Debray et Grange, c’est lui qui a écrit le scénario de son film. Les histoires de patients sont quasiment toutes issues de l’expérience du docteur Grange au sein de son USP, mais à la différence du documentaire Vivants, réalisé par Victor Grange (fils du médecin), Le Dernier Souffle est bel et bien une fiction.

S’inquiéter au sujet de la mort, un trait universel

Le fil rouge du film, qui nous permet d’entrer au côté de l’écrivain dans sa rencontre avec le médecin, est une inquiétude médicale (une tache « endormie », mais qui pourrait se « réveiller »). De cette rencontre, de l’intérêt du médecin pour les livres de ce patient et de la curiosité de l’écrivain, qui nourrit aussi ses propres questionnements sur la finitude, naît une amitié que l’on voit se déployer principalement au sein de l’unité de soins palliatifs.

Des « histoires » singulières

Très vite, le docteur invite l’auteur à le suivre, lui prête une blouse blanche et tous deux entrent dans les chambres des patients. C’est ainsi une galerie de portraits très humains que l’on découvre : des patients entourés de leurs familles, des patients seuls face au diagnostic, des familles déchirées…

La posture de l’écrivain, comme un double de chacun de nous

Les angoisses et les peurs exprimées par les patients en fin de vie trouvent en l’écrivain un interlocuteur particulièrement attentif, d’autant plus qu’il est directement concerné par un potentiel diagnostic. Le spectateur entend comme lui certains mots résonner particulièrement fort, ainsi lorsqu’un soignant évoque telle maladie « foudroyante ». Cet homme qui découvre un monde entièrement nouveau pour lui fait office de guide pour ceux qui n’ont jamais eu accès à l’intérieur d’un service de soins palliatifs.

Une plongée au cœur des soins palliatifs à travers une émouvante galerie de portraits

La philosophie des soins palliatifs

Nous découvrons un lieu où l’on vient pour être soulagé de ses douleurs, mais aussi un lieu où chaque patient peut réclamer le médecin-chef pour une simple conversation et non seulement pour la mise en place d’un traitement. Les familles des patients occupent une très grande place dans ce service qui associe techniques de pointe et écoute bienveillante.

L’équipe médicale, constituée de vrais soignants et non d’acteurs, donne un bon aperçu de la coopération pluridisciplinaire, notamment lors d’une séance d’analyse des différents cas (le « staff »). On y voit chacun participer selon son rôle et surtout parler de personnes et non de maladies ; évoquer des changements minimes qui ont amélioré le confort de tel ou tel patient ; parler aussi bien des souffrances physiques que psychiques.

Le rapport à la vérité

La question de la vérité traverse tout le film, elle est une interrogation majeure de l’écrivain : « Faut-il dire la vérité à ses patients ? Dites-vous la vérité, vous, docteur ? » Le médecin lui répond qu’il avait du mal au début de sa carrière, mais qu’il essaye depuis longtemps de ne pas dire de mensonges ; toutefois il assume de ne pas toujours dire toute la vérité. Il s’adapte avant tout aux personnes qu’il a en face de lui et à ce qu’elles sont prêtes à entendre.

Nous faisons la connaissance de cet homme qui ne veut pas dire la vérité à sa femme sur sa situation très critique : « Ça la tuerait ». Elle pense encore traitements miracles, espoirs de guérison, quand il ne reste en fait plus que quelques jours à vivre à son mari. Lorsque l’épouse accepte de voir la réalité en face, grâce au médecin, elle finit par suivre son conseil et permet à son mari de « partir quand il veut ». Il meurt le lendemain, après avoir revu toute sa famille et son chien adoré.

Traitements et soins

L’arrêt des traitements ou dispositifs devenus inutiles voire néfastes pour le patient n’est pas toujours bien compris. Ainsi nous plongeons dans les incompréhensions entre patient, proches et soignants en découvrant cette famille qui n’accepte pas l’arrêt de la transfusion d’un homme en fin de vie. Les médecins eux-mêmes ont parfois des avis différents sur la question : certains préfèrent se plier aux désirs de la famille pour ne pas les effrayer.

Mais les soins palliatifs, c’est loin d’être seulement une accumulation de thérapeutiques. En arrivant un jour à l’hôpital pour son habituelle visite, l’écrivain a la surprise de tomber sur une impressionnante parade de motos dans la cour : les amis d’un passionné de Harley-Davidson sont venus lui rendre un dernier hommage, et lui apporter une dernière joie.

Deux scènes ambiguës et un réalisateur qui font la promotion de l’euthanasie et du suicide assisté

Deux scènes troublantes, au début et à la fin du film

Au début du film, Augustin Masset attribue sa découverte et son intérêt pour les soins palliatifs à une scène fondatrice qu’il a vécue au début de sa carrière, alors qu’il visitait (sans être son médecin) une femme en fin de vie épuisée par sa situation. Cette femme très malade accuse ses médecins, « tous croyants, qui ne veulent pas toucher à la vie », d’alterner entre la nourrir et la bourrer de cocktails lytiques qui l’assomment. Elle implore le docteur Masset de bien vouloir, comme ami, « faire ce qu’il faut », sous-entendu se débrouiller pour l’euthanasier. « Ne me laissez pas revenir », lui dit-elle. On ne sait pas précisément comment, mais il l’a fait.

A la fin du film, une femme de la communauté gitane, en toute fin de vie, dit au médecin qu’elle veut partir « quand elle choisit, quand elle décide » et surtout « pas ici, mais chez elle, dans sa caravane ». Le médecin donne alors deux seringues à une proche de la patiente âgée avec des consignes (bleu pour apaiser et rouge pour « endormir »). « Quand elle est prête, qu’elle est entourée des siens, quand elle veut, vous augmentez la dose. Et elle s’endormira sans rien sentir. » Qu’est-ce qui se passe ici ? Cela ressemble à une euthanasie, mais le mot « dormir » et le produit a priori non létal sèment le doute : le médecin propose-t-il à la patiente une sédation, celle qui est « profonde et continue maintenue jusqu’au décès » et prévue par la loi Claeys-Leonetti ?

Une rupture du réalisme regrettable

Ces deux scènes sont d’autant plus troublantes que toutes les histoires du film sont censées être issues de l’expérience médicale du docteur Grange. Or, son engagement en soins palliatifs vient en réalité d’un drame familial tout autre. Et le réalisateur Costa-Gavras explique lors d’une projection du film avoir cherché une « famille nombreuse » pour clore son film avec un chœur, à la manière d’une tragédie grecque ; d’où l’idée des gitans, qui entourent l’aïeule de leurs chants et leurs danses, dans un effet indéniablement réussi. Mais alors, où s’arrête la réalité, où commence la fiction ? Car faire une euthanasie clandestine n’est pas anodin et donner au patient les produits pour une sédation profonde et continue jusqu’au décès sans protocole et sans accompagnement n’est pas possible. L’introduction de ces deux scènes de pure fiction – que le réalisateur était tout à fait libre de filmer – est nuisible dans un film par ailleurs notable par le réalisme de sa représentation des soins palliatifs.

La position de Claude Grange et celle de Costa-Gavras sur le sujet de la fin de vie

Lors d’une projection du film en présence de Claude Grange et de Costa-Gavras, ce dernier a parlé de « vraie aide à mourir » en évoquant l’histoire de la gitane, sans cacher sa position personnelle : le nonagénaire est en effet favorable à un modèle de suicide assisté à la suisse. Claude Grange a quant à lui reprécisé ce qu’était la sédation profonde, ainsi que sa position : « La main qui soigne ne peut et ne doit pas être la main qui tue. » Mais si certains veulent vraiment mourir, selon lui, il faudrait le leur permettre dans un lieu distinct de tout établissement de santé. Il a toutefois rappelé qu’en 25 ans d’unité de soins palliatifs et 4 000 personnes accompagnées jusqu’à la fin de leur vie, il n’en a rencontré que 3 qui ont pratiqué un suicide assisté à l’étranger…

Si Le Dernier Souffle offre au spectateur une plongée dans le monde des soins palliatifs au travers d’histoires à la fois singulières et représentatives de nombre des questions qui se posent en fin de vie, il est regrettable d’y trouver une confusion entre la sédation profonde et continue et l’euthanasie ou suicide assisté, alimentée par des sous-entendus et une atmosphère onirique. Un effet poétique qui n’est pas sans troubler le spectateur, car comme le rappelle justement Claude Grange lors d’une interview, « faire dormir, ce n’est pas faire mourir ». Bien nommer les choses, surtout en fin de vie, apparaît comme essentiel.

Ecosse : une affaire confirme les propos de JD Vance sur la liberté d’expression

Sara Spencer, étudiante sage-femme américaine en Ecosse, a été suspendue pour avoir dit qu’elle était contre l’avortement sur un forum Facebook. Elle répondait à cette question :

« Les sages-femmes ont-elles quelque chose à voir avec les avortements, et peuvent-elles refuser d’y participer en raison de leurs convictions ? »

Réponse :

« On a le droit de refuser de participer, la loi protège le droit statutaire à l’objection de conscience. Je m’opposerai toujours personnellement à participer à tuer un enfant à naître. »

Dénoncée pour cette prise de position, elle a été convoquée par la direction de son service de santé et a été envoyée à l’université d’Edimbourg, où l’on a ouvert une enquête sur son aptitude à exercer, pour

  1. avoir jeté le discrédit sur la profession ou l’université ;
  2. s’être comportée d’une manière « préjudiciable à la sécurité, à la dignité, au bien-être et à la réputation personnelle et/ou professionnelle d’autrui » ;
  3. avoir fait un usage abusif des médias sociaux ;
  4. s’être comportée d’une manière ne répondant pas aux attentes du code professionnel de l’étudiant.

Pour finir elle a bénéficié d’un non-lieu. La direction du service de santé a protesté, puis s’est écrasé après intervention de l’université. Mais ses professeurs ont continué de critiquer Sara Spencer et ses croyances pro-vie « inappropriées ».

Sara Spencer demande quant à elle à la direction du service de santé de reconnaître explicitement et publiquement son droit à l’objection de conscience, à la liberté d’expression et à la protection de sa foi, et d’assurer qu’il n’y aura pas de discrimination à l’avenir contre les étudiants et les professionnels qui expriment des opinions pro-vie.

Euthanasie des mineurs

C’est la suite logique de la légalisation de l’euthanasie, en Colombie où, le 3 mars, la Cour constitutionnelle a adressé une injonction au ministère de la Santé, lui demandant d’

« adapter la réglementation relative au droit de mourir dans la dignité pour les enfants et les adolescents ». « Cette décision vise à garantir que les mineurs atteints de déficience intellectuelle ne soient pas exclus de la possibilité de présenter des demandes d’euthanasie ».

L’arrêt se fonde sur le cas de Mateo, un garçon de 16 ans, dans un « état clinique complexe lui causant d’intenses douleurs et souffrances ». Après le rejet de la demande d’euthanasie, les mineurs atteints de déficience intellectuelle étant exclus de cette procédure conformément à la résolution 825 de 2018, la Cour a ordonné la mise en place d’une commission médicale interdisciplinaire, avec la participation de sa mère, afin d’approuver un protocole de soins palliatifs pour l’adolescent.

La décision de la Cour constitutionnelle affirme que la réglementation en matière d’euthanasie pour les enfants et les adolescents « doit être conforme au modèle social du handicap et aux éléments structurels du système d’aides ».

Le Sénat de l’État de Washington adopte un projet de loi visant à emprisonner les prêtres qui ne brisent pas le sceau de la confession

Les démocrates de l’État de Washington continuent de faire avancer une loi qui emprisonnerait les prêtres catholiques s’ils refusent de briser le sceau de la confession. Le projet de loi a été adopté par le Sénat de l’État par 28 voix contre 20 – tous les démocrates sauf deux ont voté en faveur de la violation de la liberté religieuse des catholiques et de la suppression du privilège des pénitents du clergé. Tous les républicains ont voté contre la mesure le 28 février. Une version de la Chambre des représentants est actuellement en commission, dans l’attente d’un nouveau vote.

Les projets de loi 5375 du Sénat et 1211 de la Chambre des représentants dans l’État de Washington sont des projets de loi « sans exemption » qui suppriment toute protection pour ce que les prêtres entendent en confession lorsqu’il s’agit d’allégations d’abus.

La Ligue catholique a souligné les efforts déployés pour affaiblir les protections des enfants : ce qui est encore plus exaspérant, c’est que dans l’État de Washington, des mesures ont été prises pour affaiblir les dispositions obligeant les écoles publiques à signaler les abus sexuels aux parents. Le projet de loi 1296 de la Chambre des représentants de l’État de Washington vise à annuler une grande partie de l’initiative sur les droits parentaux soutenue par les électeurs (et adoptée !). La législation actuelle contient une disposition autorisant les écoles publiques à prendre jusqu’à 48 heures avant d’informer les parents si leur enfant est victime d’un abus sexuel. Lorsque des efforts ont été faits pour supprimer la formulation qui donnait aux écoles cette marge de manœuvre, les démocrates les ont bloqués avec succès. Un simple amendement exigeant que les écoles publiques de l’État de Washington informent immédiatement les parents des crimes commis contre leur enfant, c’est trop pour les mêmes personnes qui soutiennent une tentative de briser le sceau de la confession.

Les sénateurs ont également rejeté un amendement visant à obliger les districts scolaires à signaler à l’État les allégations d’abus sexuels et les mesures prises en conséquence.

Rattrapez le Carême en cours de route, il n’est pas trop tard !

Le Carême a déjà bien commencé, et vous n’avez toujours pas fixé d’effort particulier sur la prière ?

PAS DE PANIQUE ! Rosario a un programme spécialement conçu pour les retardataires du Carême.

Pour ce Carême 2025, nous vous proposons de recourir au Ciel pour (enfin) rester fidèle à votre effort de Carême. Et, qui de mieux placé au Ciel, que la Vierge Marie, pour intercéder pour chacun d’entre nous ?

Saint François de Sales disait “Recourons à [la Vierge Marie], et, comme ses petits enfants, jetons-nous dans son giron avec
une confiance parfaite, à tous moments et en toutes rencontres. Appelons à nous cette douce mère, invoquons son amour maternel.”

Nous vous proposons de vous engager à prier au moins une dizaine de chapelet par jour, sur l’application Rosario, pendant toute la durée du Carême, en suivant des méditations écrites dans l’esprit de saint François de Sales.

Ces méditations des mystères du rosaire sont le fruit du travail d’un prêtre et d’une mère de famille nombreuse. Vous découvrirez une méditation guidée sur les textes des évangiles correspondant aux mystères du Rosaire, selon la méthode que donne saint François de Sales dans son livre “Introduction à la Vie dévote”, accompagnée par des pistes de réflexion sur l’Écriture Sainte, et d’une résolution chaque jour.

Tout cela, en méditant le chapelet avec la Sainte Vierge !

⏩ Vous n’êtes pas encore sur Rosario ? 👉 Rejoignez un groupe pour le Carême ici : https://rosario.app/10032025

⏩ Vous êtes déjà dans un groupe de chapelet sur Rosario ?
👉 Rendez-vous sur votre groupe
👉 Cliquez sur “Changer de méditation”
👉 Sélectionnez le programme “spécial Carême”

Ne laissez pas le Carême vous filer entre les mains, il est encore temps de s’y mettre !

Beau Carême !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’OQTF algérien du jour

Le même jour, Emanuel Macron s’adresse aux Français pour expliquer qu’il allait tenir tête face à Trump et Poutine… alors que la France n’est pas capable d’expulser 1 OQTF.

L’homme a été conduit à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle avant d’embarquer dans un avion en partance pour l’Algérie. Le régime d’Alger a refusé son retour, et l’a renvoyé en France quelques heures plus tard. Il a ensuite été reconduit dans le centre de rétention administrative (CRA) de Metz.

L’homme est connu du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Plusieurs actions violentes figurent à son actif, notamment pour violence sur conjoint «sans incapacité» en présence d’un mineur en janvier 2024 et pour «violence ayant entraîné une incapacité de travail n’excédant pas huit jours» en décembre 2023. Une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avait été émise à son encontre le 15 janvier 2024. Mais le 22 janvier, il a été placé en garde à vue pour des faits de violences en état d’ivresse sur un policier municipal, ainsi que pour outrage et rébellion. Il a finalement été condamné par le tribunal judiciaire de Metz le 27 janvier à six mois d’emprisonnement avec sursis pour ces faits. N’ayant pas été incarcéré, il a été placé au CRA de Metz.

Une femme britannique pro-vie jugée pour une « conversation anodine » devant un centre d’avortement

Les autorités locales de Bournemouth ont accusé Livia Tossici-Bolt, 62 ans, d’avoir enfreint une ordonnance de protection de l’espace public après avoir pacifiquement proposé des conversations à proximité d’une clinique d’avortement, ce qui a conduit le député Sir Edward Leigh à qualifier le procès de « fou ».

Cette scientifique médicale à la retraite tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire « ici pour parler, si vous le souhaitez » à proximité de l’établissement pratiquant l’avortement. Pendant qu’elle tenait ce panneau, plusieurs personnes ont abordé Livia pour discuter de divers problèmes auxquels elles étaient confrontées dans leur vie.

Les autorités locales ont confronté Livia, alléguant qu’elle avait enfreint une « zone tampon » locale pour l’avortement ou ce que l’on appelle un PSPO (Public Space Protection Order), qui interdit d’exprimer son approbation ou sa désapprobation à l’égard de l’avortement. Ils ont émis une pénalité, que Livia a refusé de payer, au motif qu’elle n’avait pas enfreint les conditions du PSPO et qu’elle avait le droit, protégé par l’article 10 de la loi sur les droits de l’homme, de proposer des conversations.

Le Bournemouth, Christchurch & Poole Council a procédé à l’inculpation de Livia, qui sera jugée par le Poole Magistrates’ Court les 5 et 6 mars. Jeremiah Igunnubole, conseiller juridique de l’ADF UK, qui soutient la défense de Livia, a commenté l’affaire en ces termes :

Le droit à la liberté d’expression comprend le droit de recevoir et de transmettre des informations et des idées. En vertu de règles ambitieuses et vaguement rédigées, nous avons vu des volontaires comme Livia être criminalisés simplement pour avoir proposé des conversations, et d’autres traînés devant les tribunaux pour avoir prié, même silencieusement, dans leur esprit.

Le principe de la liberté de pensée et d’expression doit être défendu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des « zones tampons ». Il est impensable qu’alors que la criminalité réelle augmente, le temps et les ressources de la police soient consacrés à des personnes pacifiques comme Livia, qui ont simplement et pacifiquement proposé des conversations.

Embryons : destockage massif chez les apprentis-sorciers

Conséquence de la loi de bioéthique et de la culture de mort transformant les hôpitaux en camps de la mort :

Dans le cadre de l’application de la loi de bioéthique de 2021, des milliers d’embryons, conçus à partir d’un don anonyme, devront être détruits à compter du 31 mars. L’émotion est vive chez les soignants, les patients et certaines associations.

« C’est extrêmement violent ! On parle d’êtres humains en devenir ! » Florence, 39 ans, ne s’en remet pas. Cette jeune mère, qui a accouché il y a quelques semaines de son premier enfant, conçu par PMA (procréation médicalement assistée), a appris il y a peu que ses deux embryons congelés encore en stock devaient être détruits à partir du 1er avril, en vertu de la dernière loi de bioéthique dite « PMA pour toutes » de 2021. « J’ai l’impression qu’on va tuer les frères et sœurs potentiels de mon bébé », lâche-t-elle.

Sauvons des vies avec la campagne de carême de « 40 jours pour la Vie »

Fondée en 2004 aux États-Unis, l’association 40 jours pour la Vie invite à prier silencieusement et dans le plus grand respect devant les cliniques d’avortement de par le monde.

Des dizaines de cliniques ont fermé, des centaines d’employés ont quitté l’industrie de l’avortement, des milliers de bébés ont été sauvés, et leurs mamans n’ont pas eu à porter le fardeau d’avoir supprimé un enfant à naître.

Parmi ces employés qui ont démissionné se trouvait Abby Johnson, la directrice de la clinique de Bryan, Texas, dont la vie est retracée dans le Film « Unplanned », sorti en 2009.

Du 5 mars au 13 avril, nous pouvons :

L’action de 40 jours pour la vie est et a toujours été 100% légale dans tous les pays où l’association existe.

La République des copains recasés

La Révolution mange ses enfants et la République recase ses copains :

  • Ancienne ministre déléguée chargée de l’Enfance, Sarah El Haïry a été nommée haute-commissaire à l’Enfance qui vient d’être créé
  • l’ancien ministre des Transports et des Affaires européennes Clément Beaune a été nommé haut-commissaire au Plan et à la Stratégie (place laissée vacante par François Bayrou).
  • l’ex-ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a été nommée ambassadrice à l’Environnement.

Avoir un budget en excédent, c’est possible… en Italie

En 2 ans et demi, Giorgia Meloni a réussi ce qu’aucun autre pays du G7 n’a fait depuis des décennies: afficher un excédent budgétaire.

  • Septembre 2022 : L’extrême droite au pouvoir en Italie : “Cela ne réglera pas les soucis économiques du pays”
  • Novembre 2024 : Comment l’Italie est devenue le quatrième exportateur mondial : ces recettes qui pourraient inspirer la France
  • Mars 2025 : L’État est le seul membre du G7 à avoir retrouvé un excédent primaire dès 2024.

L’Italie serait-elle le premier des grands pays à avoir remis ses finances publiques d’équerre après le Covid et la crise de l’énergie ? C’est en tout cas le seul pays du G7 à avoir retrouvé un excédent primaire dès 2024, à savoir des dépenses, hors charges d’intérêt, inférieures aux recettes fiscales. Et ce, après quatre années de déficit. Un excédent de près de 10 milliards d’euros, soit 0,44 % du PIB, donc très supérieur à l’engagement de Rome pris à Bruxelles il y a quatre mois de retrouver un équilibre primaire symbolique.

L’économiste Carlo Cottarelli explique que cet équilibre ne s’explique pas tant par la baisse des dépenses, mais par des recettes fiscales meilleurs, avec la création de plus de 700 000 emplois en 2024.

Faire revivre les grands romans historiques de notre jeunesse

Les éditions La Ravinière viennent de publier en format poche Waverley, roman de Walter Scott. A cette occasion, nous avons interrogé le fondateur de cette maison d’édition, Xavier Leloup:

Pourquoi avoir voulu créer une maison d’édition dédiée à l’histoire et aux romans historiques ?

À l’origine, les éditions La Ravinière étaient pour moi un moyen de mieux faire connaître Les Trois Pouvoirs, ma saga historique dédiée à Jeanne d’Arc dont il a déjà été question ici. Jusqu’à ce que je découvre que plusieurs grands romans historiques qui avaient nourri mes lectures n’étaient plus imprimés que par Amazon. De là l’idée d’utiliser les éditions La Ravinière pour constituer une sorte de bibliothèque idéale s’articulant à la fois autour d’ouvrages historiques (essais, biographies) mais aussi de classiques oubliés tels que Quentin Durward de Walter Scott ou, plus récemment, Les Blancs et les Bleus d’Alexandre Dumas.

Pourquoi les romans historiques ? Parce que je suis passionné par l’histoire autant que par la littérature. Et parce que je pense, comme Dumas, que ce genre littéraire permet d’apprendre l’histoire en s’amusant. La fiction n’a pas son pareil pour plonger dans une époque et nourrir l’imaginaire. C’est d’ailleurs bien là tout l’intérêt de la littérature que de nous faire rêver en stimulant notre intelligence.

Or, ce qu’on observe aujourd’hui, c’est un déclin impressionnant de la culture littéraire classique. Le problème est d’autant plus préoccupant qu’historiquement, cette diteculture a toujours constitué une part importante du patrimoine culturel de la France. Qu’on songe seulement à Victor Hugo et son Notre-Dame de Paris. La lecture des grands auteurs permet non seulement d’entretenir son orthographe et la qualité de son expression écrite mais aussi de se constituer un bagage, de se pourvoir de ce socle intellectuel qu’on appelait jadis « les humanités ». À l’heure où certaines écoles d’ingénieur suppriment leurs épreuves de Français, je pense donc que cette bataille culturelle vaut plus que jamais la peine d’être menée.

Les éditions La Ravinière, en somme, ont vocation à transmettre, à éduquer au vrai et au beau. Comme le disait Dostoïevksi, « la beauté sauvera le monde ».

Quels sont les principaux défis auxquels le jeune éditeur que vous êtes a été confronté ?

La première difficulté lorsque, comme moi, on a lancé une entreprise à partir d’une feuille blanche, est de se constituer un réseau : réseau de lecteurs, réseau de librairies, réseau de journalistes et d’éditeurs amis avec lesquels partager ses expériences et ses bonnes pratiques.

La plupart des libraires se concentrent par ailleurs sur la littérature contemporaine et, spontanément, ne se tournent pas vers les grands romans historiques. Il faut donc prendre le temps de les sensibiliser à ce genre littéraire.

Le marché du livre français souffre enfin d’un problème de rentabilité qui n’a fait que s’accentuer avec l’envolée du prix de l’énergie que nous avons connue ces dernières années. L’enjeu, pour nous, est donc celui de la taille. La Ravinière n’a d’autre choix que de grandir rapidement en étendant sa collection et son réseau de distribution, ce qui passe notamment par une politique active de communication.

 Quels sont vos projets pour l’année 2025 ?

Ils sont nombreux.

Nous allons d’abord accélérer le rythme de nos sorties. Après Quentin Durward et Ivanhoé, ce sont deux grands romans « écossais » que les lecteurs pourront (re)découvrir pour la première fois en format poche : Waverley, d’abord, qui vient tout juste d’être édité, Rob-Roy, ensuite, qui sortira au printemps.

Classique de la littérature anglo-saxonne, Warverley est considéré comme le premier roman historique. Walter Scott nous y fait ici un double récit : d’un côté, celui de la dernière tentative de faire remonter la dynastie écossaise des Stuarts sur le trône d’Angleterre, en 1745, de l’autre, celui de la quête amoureuse d’un jeune homme à l’esprit romanesque dont le cœur oscille entre deux femmes en même temps qu’entre deux nations. Le tout dans le cadre des sublimes Highlands écossais, dont la peinture donne au roman toute sa saveur.

La Ravinière est ainsi en train de s’imposer comme le premier éditeur français de l’œuvre de Walter Scott, ce dont nous ne sommes pas peu fiers.

Cap sera ensuite donné sur l’Amérique avec La France face aux États-Unis des origines à nos jours, une tradition d’opposition, un passionnant essai historique signé Stève Sainlaude retraçant deux siècles de relations diplomatiques entre nos deux pays. Puis sortira à l’automne L’Héroïne du Colorado, un roman d’aventure de Gustave Le Rouge.

Dernier projet, le lancement d’une collection de livres de poche luxe à l’approche de Noël.

Bref, c’est une année éditorialement riche qui s’annonce. Nous avons également prévu de lancer une gamme de produits dérivés à l’effigie de nos plus grands titres, tels que des tasses à café ou des carnets d’écriture. L’idée est de créer un véritable univers dédié à la littérature.

Comment les lecteurs du Salon Beige peuvent-ils vous aider ?

La meilleure manière d’aider les éditions La Ravinière, c’est bien sûr d’acheter nos livres ! Et ce de préférence directement via notre site internet (www.laraviniere.fr), même si l’ensemble de notre collection est disponible en librairie.

Ceux qui souhaiteraient nous soutenir plus activement peuvent aussi investir dans notre entreprise. Nous sommes à la recherche de capitaux pour financer notre croissance et demeurons ouverts à toutes propositions. Notre adresse de contact est :  [email protected]

Waverley

 

Un regard insolite sur le «  clash »  Trump-Zelensky

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

Depuis quelques jours  les bien-pensants respirent. Ils retrouvent  leurs cibles  du « camp du Mal »  et, jouissance sublime, font d’une pierre deux coups. Loin du champ de bataille et confortablement assis dans leur fauteuil, ils « résistent » et peuvent condamner en même temps Poutine et Trump.

Tant pis pour les Ukrainiens entraînés dans une guerre meurtrière depuis 3 ans.

Embuscade de Trump OU provocation de Zélensky ?

Le camp des bien-pensants  (médias, « experts » et la majorité des dirigeants de l’U.E.)  nous analyse la séquence du bureau ovale de la Maison Blanche : c’est une embuscade tendue par le « méchant » Trump au «  défenseur de la Liberté »  que serait Zélensky !

On trouve à la manœuvre le Premier ministre britannique Keir Starmer, alors que, habituellement, les Britanniques sont derrière les Etats-Unis. Il est vrai que Keir Starmer a été très sérieusement mis en cause par Elon Musk pour sa passivité face aux agissements criminels de gangs ethniques en Grande-Bretagne dont ont été victimes des  dizaines de milliers d’adolescentes britanniques blanches. Les autorités britanniques de l’époque, dont Keir Starmer, ont refusé d’enregistrer les plaintes et d’engager des poursuites afin de ne pas compromettre le multi-culturalisme et d’éviter d’être taxées de racisme !

On trouve également Emmanuel  Macron qui rêve de rétablir sa cote de popularité, y compris en utilisant la puissance de la France, seule puissance nucléaire indépendante, ainsi que d’autres chefs d’Etat, très souvent en quête, eux aussi, de popularité.

Tous ces va-t-en-guerre se gardant bien de consulter leur peuple respectif, ni de rendre compte de l’efficacité des sanctions qui devaient mettre la Russie « à genoux ».

Quelles  auraient été pour Trump les raisons d’humilier Zélensky ?

Ce qui était prévu, semble-t-il, était l’annonce du cadre conduisant à un cessez-le-feu et à l’ouverture de négociations avec la Russie.Un premier document devait être signé  avant l’annonce faite  aux médias depuis le bureau ovale.

En l’absence de signature, on ne peut qu’avancer des spéculations sur les raisons qui ont conduit à maintenir la séance devant les médias. Trop grande confiance de Trump ou décision, déjà arrêtée de Zélensky, de jouer une autre partition provoquant une colère non maîtrisée de Trump ?

Zélensky  a-t-il joué une carte personnelle ?

La détermination de Trump d’obtenir un cessez-le-feu était connue de Zélensky, mais cet arrêt des combats pouvait fragiliser la survie politique de Zélensky, voire entraîner l’examen de l’évolution du patrimoine de ce denier et celui de son entourage.

Peut-être encouragé par des contacts aux Etats-Unis mais surtout auprès de dirigeants des pays européens et de l’U.E., l’homme médiatique qu’est Zélensky a-t-il pu préparer sa stature de patriote intransigeant et se ménager des appuis tant en Ukraine qu’auprès de cercles européens ?

Ce n’est, bien sûr, qu’une hypothèse mais au moins aussi sérieuse sinon plus qu’une embuscade tendue par Trump et Vance.

“La montée du totalitarisme islamique nous menace beaucoup plus directement”

Extrait d’un entretien de François Fillon dans Valeurs Actuelles :

Les deux principales menaces pour la paix mondiale sont la rivalité Chine -États-Unis et la montée du totalitarisme islamique.

S’agissant de la première, il faut espérer que les dirigeants américains comme chinois sauront faire preuve de responsabilité. La Chine et les États-Unis sont deux superpuissances dont les actes impactent la planète tout entière. La France et l’Europe ne peuvent pas rivaliser. En revanche, elles peuvent aider à rechercher un équilibre nécessaire en offrant un modèle de développement plus respectueux des libertés individuelles que le modèle chinois, et sans l’ingérence militaire et politique permanente de l’américain.

La montée du totalitarisme islamique nous menace beaucoup plus directement en raison de notre proximité avec le Moyen-Orient et l’Afrique. Mais aussi parce qu’un nombre croissant d’habitants de l’Europe sont perméables à cette idéologie. Celle qui se pare des habits de l’islam pour dissimuler un projet politique n’ayant rien à envier au nazisme ou au stalinisme qui ont défiguré le XXe siècle.

L’islamisme radical ne cesse de progresser depuis trente ans, nourri par le sous-développement, les régimes corrompus, mais également par les interventions militaires occidentales en Irak ou en Afghanistan, et la non- résolution de la question palestinienne.

La défaite de l’État islamique en Irak et au Levant n’y a rien changé car le mouvement est profond. Il progresse en Asie du Sud-Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient et dans une large partie de l’Afrique. Il gagne du terrain en Europe où une partie croissante des populations de religion musulmane se plient aux règles d’un islam radical, autoritaire, liberticide, qui représente un danger réel et immédiat pour nos valeurs et notre mode de vie.

[…]

J’ai toujours dit que cette guerre aurait pu être évitée si les dirigeants occidentaux avaient cherché à en comprendre les causes plutôt que de se draper dans le camp du bien. Quel est le résultat ? L’économie russe qui devait s’effondrer en trois mois est résiliente. L’Ukraine perd du terrain malgré la coalition occidentale qui la soutient. Le régime russe n’est pas fragilisé. Mais surtout, une alliance improbable s’est constituée qui va de la Chine à l’Iran en passant par la Corée du Nord.

Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. Le président Trump en tire aujourd’hui les conséquences en reprenant le dialogue avec la Russie pour tenter d’enrayer la montée en puissance de ce bloc hostile à l’Occident. Je crains, hélas, qu’il ne soit bien tard pour cela. La scène surréaliste de l’entretien entre Zelensky et Trump dans le Bureau ovale a le mérite de faire voler en éclats les faux-semblants qui caractérisent les analyses occidentales du conflit en Ukraine. Trump n’est que la version brutale d’une réalité mainte fois démontrée : l’Amérique n’a pas d’amis. […]

Toujours plus d’opacité à l’Arcom

Après avoir supprimé 2 chaînes de télévision, dont C8, la plus populaire des chaînes de la TNT, on apprend par La Lettre A que l’Arcom ne souhaite pas communiquer les noms des candidats à la présidence de France Télévisions :

L’ancienne députée d’En Marche! et productrice Frédérique Dumas sera candidate à la présidence du groupe audiovisuel public. D’autres profils préfèrent se tenir en embuscade. D’autant que l’Arcom envisage de garder confidentiel les noms d’une partie des candidats.

“Il est extrêmement important que les Européens (et les Américains aussi) comprennent que le monde a changé”

L’écrivain américain Rod Dreher a été interrogé dans Le Figaro par Eugénie Bastié. Extrait :

La brutalité de l’échange entre Trump, JD Vance et Zelensky à la Maison-Blanche a choqué les Européens. Comprenez-vous l’indignation que cette scène a suscitée ?

Bien sûr, je comprends, mais si vous regardez les 40 minutes d’échange avant le combat, vous verrez que Trump et Vance étaient parfaitement polis. Zelensky les a provoqués. Malgré cela, c’était extrêmement désagréable à regarder. J’aurais préféré que cet échange se déroule à huis clos. Néanmoins, il est extrêmement important que les Européens (et les Américains aussi) comprennent que le monde a changé. L’ordre international de l’après-guerre a pris fin et ne reviendra pas. L’Europe a vécu un long congé de l’histoire, protégée par le parapluie de sécurité des États-Unis. Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis ont été l’hégémon mondial incontesté. Ce n’est plus le cas – et en fait, les guerres stupides en Irak et en Afghanistan ont eu lieu à cause de l’illusion d’une puissance américaine illimitée. L’Europe doit comprendre  l’altercation à la Maison-Blanche avec Zelensky à la lumière du  discours de Munich de Vance, dans lequel il a déclaré que les plus grandes menaces pour la sécurité de l’Europe sont internes. Personne n’aime être réveillé brutalement d’un rêve paisible, mais il vaut mieux être éveillé et alerte que de rester endormi.

En tant que penseur conservateur, quel est votre état d’esprit après l’élection de Trump ? Pensez-vous que, dans l’histoire, les conservateurs sont en train de gagner la bataille des idées ?

Je ne dirais pas que les conservateurs gagnent, mais je dirais que la droite gagne. Que veux-je dire par là ? Les vieux conservateurs, l’ancienne garde du Parti républicain, les démocrates-chrétiens en Europe, les tories… Ils ont perdu, car ils sont des libéraux de droite. Il est clair qu’ils ont échoué. Regardez par exemple le Royaume-Uni, qui fait face à un énorme problème migratoire. Les tories ont gouverné pendant quatorze ans avant que le Parti travailliste ne prenne le pouvoir. Et ils n’ont rien fait. Les travaillistes ne font qu’aggraver la situation. Donc, vous ne pouvez pas compter sur les sources traditionnelles d’autorité politique et intellectuelle pour trouver une solution.

Mais cette fois, Trump semble avoir tiré les leçons de son premier mandat : le système ne peut pas être réformé, il ne peut qu’être remplacé. Et par « système », j’entends les institutions.

Le journaliste au New York Times David Brooks affirme qu’il est contre Trump car un véritable conservateur voudrait réformer les institutions, pas les détruire. Le problème, c’est que, comme nous l’apprenons chaque jour grâce au travail d’Elon Musk, tant de ces institutions et réseaux d’institutions ont été complètement corrompus. Pour répondre à votre question, la droite est en train de gagner la bataille des idées. Mais, pour cela, elle a dû écarter les partis conservateurs traditionnels et les intellectuels conservateurs.

La brutalité, voire la vulgarité, dont Trump est l’incarnation, est nécessaire pour briser le système progressiste ?

Je le pense. Je n’ai jamais été un grand fan de Trump pour cette raison. Il me semblait être un clown de télévision. Mais pendant son premier mandat, comme mon ami JD Vance, j’ai commencé à voir comment toutes les forces du système s’étaient alignées contre lui et avaient été incroyablement injustes à son encontre. J’ai alors commencé à ressentir de la sympathie pour lui. En parallèle, nous avons vu la montée du wokisme, ce totalitarisme doux. Et j’ai compris que ces gens représentaient une menace bien plus grande pour notre civilisation que tout ce que Trump pouvait faire. Il faut des personnes comme Trump, qui se moquent de ce que pensent les élites respectables. […]

Combat spirituel : ne tombez pas dans ces 4 pièges

Voici la première vidéo de la série CARÊME40, réalisée par la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.

Pour recevoir une telle vidéo chaque jour du carême, inscrivez-vous gratuitement sur https://inscriptions.chemere.org/careme40.

Avez-vous déjà fait un tour de montagnes russes ? Si oui, vous connaissez sans doute cette sensation mêlant joie et appréhension, lorsque les chariots atteignent le sommet avant de plonger lentement dans le “vide”. C’est un peu ce que nous ressentons en ce mercredi des Cendres, début de notre ascension vers Pâques : une montée joyeuse, car la pénitence chrétienne l’est aussi, mais qui sera également une plongée dans le combat spirituel. Pour bien mener ce combat spirituel, il y a quatre erreurs à éviter. Dans cette première vidéo sur le combat spirituel, le Père Jourdain-Marie vous les dévoile.

Chapitres :

  • 0:00 : Combat spirituel : ne tombez pas dans ces 4 pièges
  • 1:39 : Première erreur : le pacifisme béat
  • 2:41 : Deuxième erreur : ne pas savoir pourquoi on se bat
  • 4:02 : Troisième erreur : se tromper d’ennemi
  • 6:48 : Quatrième erreur : combattre en païen

“Ce ne sera pas la technocratie qui nous sauvera”

Extrait du message du Saint-Père aux participants à l’Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie

[…] Lors de l’Assemblée générale de cette année, vous avez décidé d’affronter la question de ce que l’on appelle aujourd’hui «polycrise». Elle concerne certains aspects fondamentaux de votre activité de recherche dans le domaine de la vie, de la santé et des soins. Le terme «polycrise» évoque le drame de la conjoncture historique que nous sommes en train de vivre, dans laquelle convergent les guerres, les changements climatiques, les problèmes d’énergie, les épidémies, le phénomène migratoire, l’innovation technologique. L’imbrication de ces problèmes, qui touchent en même temps diverses dimensions de la vie, nous conduit à nous interroger sur le destin du monde et notre compréhension de celui-ci.

Examiner avec une plus grande attention quelle est notre représentation du monde et du cosmos est une première étape à accomplir. Si nous ne le faisons pas et si nous n’analysons pas sérieusement nos résistances profondes au changement, à la fois comme personnes et comme société, nous continuerons de faire ce que nous avons fait avec d’autres crises, même très récentes. Pensons à la pandémie de Covid-19: nous l’avons, pour ainsi dire, «gâchée»; nous aurions pu travailler de manière plus approfondie sur la transformation des consciences et des pratiques sociales (cf. Exhort. ap. Laudate Deum, n. 36).

Une autre étape importante à accomplir pour éviter de rester immobiles, ancrés dans nos certitudes, nos habitudes et nos peurs, est d’écouter attentivement la contribution des savoirs scientifiques. Le thème de l’écoute est décisif. C’est l’un des mots-clés de tout le processus synodal que nous avons entamé et qui est actuellement mis en œuvre. J’apprécie donc que votre façon de procéder en reprenne le style. Je vois en celle-ci la tentative de mettre en pratique dans votre domaine spécifique la «prophétie sociale» à laquelle le Synode s’est également dédié (Document final, n. 47). Dans la rencontre avec les personnes et leurs histoires, et dans l’écoute des connaissances scientifiques, nous réalisons combien nos paramètres concernant l’anthropologie et les cultures requièrent une profonde révision. De là est née également l’intuition des groupes d’étude sur certains thèmes étant ressortis pendant le parcours synodal. Je sais que certains d’entre vous en font partie, valorisant ainsi le travail réalisé par l’Académie pour la vie ces dernières années, travail pour lequel je vous suis très reconnaissant.

L’écoute des sciences nous propose continuellement de nouvelles connaissances. Voyons ce qu’elles nous apprennent sur la structure de la matière et sur l’évolution des êtres vivants: il en ressort une vision bien plus dynamique de la nature par rapport à ce que l’on pensait à l’époque d’Isaac Newton. Notre façon de concevoir la «création continuelle» doit être révisée, en sachant que ce ne sera pas la technocratie qui nous sauvera (cf. Lett. enc. Laudato si’, n. 101): soutenir une déréglementation utilitariste et néo-libérale planétaire signifie imposer comme unique règle la loi du plus fort; et c’est une loi qui déshumanise.

[…]

Pour cette dimension communautaire de l’espérance également, face à une crise complexe et mondiale, nous sommes sollicités à valoriser les instruments ayant une portée globale. Nous devons malheureusement constater une incapacité progressive des organismes internationaux, qui sont menacés par des attitudes myopes, soucieuses de protéger des intérêts personnels et nationaux. Pourtant, nous devons continuer à nous engager avec détermination pour des «organisations mondiales plus efficaces, dotées d’autorité pour assurer le bien commun mondial, l’éradication de la faim et de la misère ainsi qu’une réelle défense des droits humains fondamentaux» (Lett. enc. Fratelli tutti, n. 172). Ainsi, l’on promeut un multilatéralisme qui ne dépend pas des circonstances politiques changeantes ou des intérêts de quelques-uns, et qui a une efficacité stable (cf. Exhort. ap. Laudate Deum, n. 35). Il s’agit d’une tâche urgente qui concerne l’ensemble de l’humanité. […]

Interview du fr. Augustin Laffay, archiviste et historien de l’ordre dominicain

La Fraternité Saint-Ephrem a la joie de partager une interview exclusive avec le fr. Augustin Laffay, archiviste et historien de l’ordre dominicain, rencontré à Rome.

Nommé membre du Comité pontifical des sciences historiques par le Saint-Père, le fr. Augustin Laffay, OP, Archiviste de l’Ordre des Prêcheurs, a été appelé à Rome par le fr. Gerard Timoner III, actuel Maître de l’Ordre. Il est entré en charge au couvent de Sainte-Sabine comme Archiviste général pour un mandat de six ans, le 8 janvier 2020.

Depuis, le fr. Augustin Laffay étudie et partage les archives historiques de l’Ordre. Historien de formation, il souligne l’importance d’avoir des spécialistes dans l’Église et les ordres anciens pour « passer le flambeau » de deux millénaires de christianisme. Il partage aussi son expertise avec des laïcs lors de colloques universitaires et par le biais de publications (par exemple, ‘Saint Dominique et sa mission’, avec Gianni Festa, Cerf, 2021).

Le fr. Augustin Laffay nous rappelle l’importance, notamment pour les jeunes catholiques, de trouver sa « famille d’âmes », cette communion fraternelle avec des saints, des auteurs, des artistes, et des vivants.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Concernant les écrits de Maria Valtorta

Communiqué du Dicastère de la Doctrine de la foi du 22 février 2025 :

Le Saint-Siège reçoit fréquemment des demandes d’éclaircissements de la part de clercs et de laïcs concernant la position de l’Église sur les écrits de Maria Valtorta, tels que son ouvrage Il poema dell’Uomo Dio (Le poème de l’homme-Dieu), aujourd’hui connu sous le titre L’Evangelo come mi è stato rivelato (L’Évangile tel qu’il m’a été révélé), ainsi que d’autres publications.

Il convient de rappeler que les prétendues « visions », « révélations » et « messages » contenus dans les écrits de Maria Valtorta – ou, en tout cas, qui lui sont attribués – ne peuvent être considérés comme ayant une origine surnaturelle. Ils doivent plutôt être considérés comme de simples formes littéraires que l’auteur a utilisées pour raconter la vie de Jésus-Christ à sa manière.

Dans sa longue tradition, l’Église n’accepte pas comme normatifs les Évangiles apocryphes et d’autres textes similaires, car elle ne les reconnaît pas comme divinement inspirés. L’Église se réfère plutôt à la lecture sûre des Évangiles inspirés.

40 jours pour grandir en sainteté avec Carlo Acutis : jour 1

Voici la première vidéo du parcours “40 jours pour grandir en sainteté avec Carlo” : pour recevoir les suivantes, vous devez vous inscrire ici.

Messe des cendres sur CNews

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