Quatrième dimanche de l’Avent : Roráte cæli désuper et núbes plúant jústum
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Comme toute la liturgie à cette époque, la Messe du IVe Dimanche de l’Avent a pour but de nous préparer au double avènement du Christ, avènement de miséricorde à Noël et avènement de justice à la fin du monde. L’Introït, l’Évangile, l’Offertoire et la Communion font allusion au premier, l’Épître se réfère au second et la Collecte, le Graduel et l’Alléluia peuvent s’appliquer à l’un et l’autre.
Les trois grandes figures qui préoccupent l’Église pendant l’Avent se retrouvent dans cette messe. C’est Isaïe, Jean-Baptiste et la Vierge Marie. Le Prophète Isaïe annonce de Saint Jean-Baptiste qu’il est :
« La voix qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur ; rendez droits tous ses sentiers : car toute chair verra le salut de Dieu. Et la parole du Seigneur se fit entendre à Jean dans le désert et il vint dans tout le pays qui est aux environs du Jourdain et il prêcha le baptême de la pénitence (Év.).
Jean, explique Saint Grégoire, disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? Or la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. L’ami de l’Époux nous avertit de faire, non seulement des fruits de pénitence, mais de dignes fruits de pénitence. Ces paroles sont un appel à la conscience de chacun, l’invitant à acquérir par la pénitence un trésor de bonnes œuvres d’autant plus grand qu’il s’est causé de plus grands dommages par le péché (3e Nocturne). Dieu, dit aussi Saint Léon, nous apprend lui-même par le Saint Prophète Isaïe : je conduirai les aveugles dans une voie qu’ils ne connaissent pas et je convertirai devant eux les ténèbres en lumière et je ne les délaisserai pas. L’apôtre Saint Jean nous explique de quelle manière ce mystère s’est accompli lorsqu’il dit :
Nous savons que le Fils de Dieu est venu et nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le vrai Dieu et que nous soyons en son vrai Fils (2e Nocturne)
À l’origine ce dimanche n’avait pas de messe propre, car il arrive au lendemain du samedi des Quatre-Temps d’hiver. Dans l’Église primitive, les samedis des Quatre-Temps étaient des solennités très importantes, car on y conférait les ordinations, notamment sacerdotales ; la cérémonie se prolongeait toute la nuit et servait de messe pour le dimanche. Lorsqu’elle a été avancée au samedi matin, il a fallu une nouvelle messe pour le dimanche. Les chants ont été repris en grande partie à celle du mercredi précédent, à laquelle est lu l’Évangile de l’Annonciation, et ces chants sont également en partie ceux de la fête de l’Annonciation. Le rapprochement entre ce dimanche et cette fête est bien normal puisque nous sommes à quelques jours de Noël : l’annonce de l’ange, le fiat de Marie et la conception virginale du Sauveur préparent directement la Nativité. Nous trouverons à l’Offertoire les paroles mêmes de l’ange à la Très Sainte Vierge, l’Ave Maria, mais c’est elle encore que salue le prophète Isaïe à l’Introït et à la Communion, deux grands textes qui annoncent le mystère de l’incarnation, l’un d’une manière symbolique et pleine de poésie, l’autre de façon beaucoup plus directe.
► Introït : Roráte cæli désuper
La première phrase de l’Introït est bien connue, car c’est un refrain du temps de l’Avent, qui a été repris dans un chant populaire que l’on entend encore assez souvent.
Roráte cæli désuper et núbes plúant jústum aperiátur térra et gérminet salvatórem.
Cieux envoyez d’en haut la rosée et que les nuées fassent pleuvoir le juste, que la terre s’ouvre et fasse germer le sauveur.
Cette rosée qui tombe du ciel pour féconder la terre et faire descendre le juste, c’est à dire Dieu lui-même, c’est le Saint Esprit, et la terre qui s’ouvre sous cette influence céleste et fait germer le sauveur, c’est évidemment le sein de la Vierge Marie. Déjà à la Communion du premier dimanche de l’Avent nous avions chanté : » Notre terre donnera son fruit. «
La mélodie de cet Introït est aussi gracieuse et lyrique que le texte, et elle est très expressive. Elle s’élève jusqu’aux hauteurs célestes sur le mot desuper, puis elle redescend dans les profondeurs de la terre sur les derniers mots germinet salvatorem. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 18, qui acclame Dieu présent dans sa création, et particulièrement dans le soleil levant, image du Messie qui va venir, nous le verrons bientôt.
Cæli enárrant glóriam Déi, et ópera mánuum éjus annúntiat firmaméntum
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament révèle l’œuvre de ses mains.
► Graduel : Prope est
Comme l’Introït de ce dimanche, le Graduel a été repris à la messe du mercredi des Quatre Temps de l’Avent, mais il est sans rapport direct avec la fête de l’Annonciation, et reprend les grands thèmes généraux du temps de l’Avent.
Le texte est tiré du psaume 144, l’un des derniers du psautier qui constituent une grande doxologie. C’est donc un psaume de louange pure, célébrant toutes les perfections divines :
Própe est Dóminus ómnibus invocántibus éum, ómnibus qui ínvocant éum in veritáte.
Le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité. Que ma bouche proclame la louange du Seigneur et que toute chair bénisse son saint Nom.
Le premier verset qui est chanté ici a été évidemment choisi à cause des mots prope est Dominus : le Seigneur est proche. Comme les paroles analogues de saint Paul que nous avons entendues dans l’Introït de dimanche dernier, celles-ci s’appliquent d’abord à la proximité permanente du Seigneur, toujours attentif à nos prières. Mais ici, à quelques jours de la venue du Sauveur, la liturgie les applique à la proximité dans le temps qui ravive notre espérance. Quant au deuxième verset il a sans doute été choisi à cause des mots omnis caro, qui représentent d’abord tous les êtres vivants bénissant le nom du Seigneur, mais on peut les rapprocher des mots Verbum caro factum est de l’Évangile, et y voir une allusion à l’Incarnation qui va s’accomplir. Cette chair, c’est la nature humaine que le fils de Dieu va assumer, nous entraînant à sa suite dans la grande louange qu’il adresse sans cesse à son Père. La mélodie est faite de formules habituelles aux Graduels avec de grandes vocalises très fleuries ; on remarquera particulièrement celle qui termine la première partie avec son beau crescendo très enthousiaste.
► Alléluia : Véni, Dómine
Après l’affirmation pleine d’espérance du Graduel nous retrouvons à l’Alléluia du quatrième dimanche de l’Avent la grande supplication de ce temps liturgique qui semble se faire plus pressante encore à l’approche du but :
Véni, Dómine, et nóli tardáre, reláxa facínora plébis túæ.
Venez Seigneur, ne tardez pas, remettez les péchés de votre peuple.
On retrouve le mot veni que nous avons entendu deux fois dimanche dernier. C’est vraiment le grand cri de l’Avent qui est lancé encore une fois avant d’être exaucé. Ce texte n’est pas littéralement tiré de la Sainte Écriture, mais il est vraiment le résumé et la quintessence de toutes les prières de ce temps. Il insiste particulièrement sur le caractère rédempteur de la venue du Sauveur pour racheter nos péchés.
Mélodiquement cet Alléluia est assez curieux, car le mot Alléluia et le verset n’ont pas l’air faits pour aller ensemble. L’Alléluia a une belle mélodie ample et lyrique, par moments enthousiaste ; le verset est une supplication très expressive. La première phrase qui lance l’appel » Venez Seigneur » commence dans le grave très humblement puis s’élève progressivement en un grand crescendo ; la deuxième phrase s’attarde en une longue vocalise sur le mot facinora (nos péchés) qu’on n’en finit pas de dénombrer. Certains commentateurs ont vu dans le motif mélodique qui se répète trois fois de suite, un triple mea culpa. Enfin ce verset s’achève à nouveau par une grande vocalise très ample, descendant dans le grave pour conclure dans la paix et la confiance.
Jean prépare les âmes à la venue du Christ par le baptême de pénitence (Évangile de saint Luc 3, 3).
► Offertoire : Ave María
Après les textes typiques de l’Avent que nous avons trouvés dans le Graduel et l’Alléluia, nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire la Sainte Vierge et l’Annonciation, puisque son texte n’est autre que la salutation de l’ange Gabriel, complétée par les paroles de Sainte Élisabeth au jour de la Visitation :
Ave María, grátia pléna, Dóminus técum, benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi.
Il est évidemment inutile d’en donner la traduction. On peut noter que c’est un des rares chants d’Offertoire des dimanches et fêtes de l’année dont le texte soit tiré de l’Évangile ; il n’y en a, semble-t-il, qu’un autre, l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo, encore un ange qui s’adresse à une femme…
On trouve dans la liturgie de nombreuses mélodies sur le texte de l’Ave Maria, celle-ci est peut-être la plus ancienne, et peut-être la plus belle ; ses grandes vocalises souples et élégantes sont vraiment dignes de celle à qui elles s’adressent.
► Communion : Ecce Virgo
Nous trouvons dans l’antienne de Communion du quatrième dimanche de l’Avent la deuxième grande prophétie d’Isaïe annonçant le mystère de l’incarnation. Mais elle n’utilise pas, comme celle de l’Introït, un langage symbolique et imagé ; elle annonce directement et avec précision le grand miracle qui va s’accomplir :
Écce vírgo concípi et et páriet fílium, et vocábitur nómen éjus Emmánuel
Voici qu’une vierge concevra et mettra au monde un fils, et le nom dont on l’appellera c’est Emmanuel.
Emmanuel en hébreu signifie » Dieu avec nous « . Ce texte est assez précis pour se passer de commentaires.
La mélodie a une certaine parenté avec celle de l’Introït. Elle est aussi gracieuse et lyrique. La première phrase très légère, monte en un grand crescendo jusqu’au sommet sur les mots pariet filium ; la deuxième phrase, plus retenue, s’attarde surtout sur le mot Emmanuel de façon très expressive.
Le président de CatholicVote nommé ambassadeur des Etats-Unis auprès du Saint-Siège
Donald Trump, le nouveau président des États-Unis, a nommé l’Ambassadeur de Washington près le Saint-Siège. Brian Burch, président de CatholicVote, groupe de pression catholique qui avait fait campagne activement pour Donald Trump depuis janvier 2024, a été annoncé comme le prochain ambassadeur à ce poste diplomatique.
Le National Catholic Reporter, organe catholique progressiste américaine, s’en désole. Brian Burch avait mis en cause Fiducia Supplicans. Il succèdera à Joe Donnelly, ancien élu démocrate, mais cependant assez conservateur (pro-vie et même un temps opposé au mariage homosexuel).
L’étonnante histoire des apparitions de Guadalupe
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent David Caron, auteur de « Notre-Dame de Guadalupe : l’image face à l’histoire et à la science », dans l’émission les Belles figures de l’Histoire :
Gentil ne signifie pas conciliant : saint Pierre Canisius
« L’importance de Canisius repose sur une combinaison harmonieuse, rare pour son époque, entre une fermeté dogmatique dans les principes et une attitude de respect. Sa mission principale visait à guérir les racines spirituelles de chaque croyant et du corps de l’Église dans son ensemble, ainsi qu’à revitaliser la communauté chrétienne. »
« Je professe avec franchise, avec saint Jérôme, être uni à celui qui est uni au Siège de Pierre, et je proteste, avec saint Ambroise, de suivre en toutes choses cette Église romaine que je reconnais respectueusement, avec saint Cyprien, comme la racine et la mère de l’Église universelle. Je m’attache à cette foi et doctrine que j’ai apprise enfant, confirmée jeune homme, enseignée adulte, et que jusqu’à présent, avec mon faible pouvoir, j’ai défendue. Ce qui me pousse à faire cette profession n’est autre que la gloire et l’honneur de Dieu, la conscience de la vérité, l’autorité des Saintes Écritures canoniques, le sentiment et le consensus des Pères de l’Église, le témoignage de la foi que je dois à mes frères, et enfin le salut éternel que j’attends au Ciel et la béatitude promise aux vrais fidèles. »
« Si, à cause de cette profession, je suis méprisé, maltraité et persécuté, je le considérerai comme une grâce et une faveur extraordinaires, car cela signifiera que vous, mon Dieu, me donnez l’occasion de souffrir pour la justice, et que vous ne voulez pas que je sois bien vu par ceux qui, en tant qu’ennemis déclarés de l’Église et de la vérité catholique, ne peuvent être vos amis. Cependant, pardonnez-leur, Seigneur, car, soit parce qu’ils sont incités par le démon et aveuglés par l’éclat d’une fausse doctrine, ils ne savent pas ce qu’ils font, soit ils ne veulent pas le savoir. »
« Accordez-moi toutefois cette grâce : qu’en vie et en mort je rende toujours un témoignage digne de la sincérité et de la fidélité que je vous dois, à vous, à l’Église et à la vérité ; que je ne me détourne jamais de votre saint amour et que je reste en communion avec ceux qui vous craignent et gardent vos préceptes dans la sainte Église romaine, à laquelle je soumets avec un esprit prêt et respectueux moi-même et toutes mes œuvres. Que tous les saints, triomphants au Ciel ou militants sur terre, unis de manière indissoluble dans le lien de la paix dans l’Église catholique, exaltent votre immense bonté et prient pour moi. Vous êtes le commencement et la fin de tous mes biens ; à vous soient en toutes choses louange, honneur et gloire éternelle. »
« C’est bien une caractéristique de saint Pierre Canisius : savoir composer harmonieusement la fidélité aux principes dogmatiques avec le respect dû à chaque personne. Saint Canisius a fait la distinction entre l’apostasie consciente, coupable, de la foi, et la perte de la foi non coupable, du fait des circonstances. Et il a déclaré, à l’égard de Rome, que la plupart des Allemands passés au protestantisme étaient sans faute. À un moment historique de fortes oppositions confessionnelles, il évitait — c’est quelque chose d’extraordinaire — l’âpreté et la rhétorique de la colère — quelque chose de rare comme je l’ai dit en ces temps de débats entre chrétiens, — et il visait uniquement à la présentation des racines spirituelles et à la revitalisation de la foi dans l’Église. C’est à cela que servit la connaissance vaste et profonde qu’il avait des Écritures Saintes et des Pères de l’Église : cette même connaissance sur laquelle s’appuya sa relation personnelle avec Dieu et l’austère spiritualité qui lui venait de la devotio moderna et de la mystique rhénane. La spiritualité de saint Canisius se caractérise par une profonde amitié personnelle avec Jésus. Il écrit, par exemple, le 4 septembre 1549 dans son journal, parlant avec le Seigneur : “Toi, à la fin, comme si tu m’ouvrais le cœur du Très Saint Corps, qu’il me semblait voir devant moi, tu m’as commandé de boire à cette source, en m’invitant pour ainsi dire à puiser les eaux de mon salut à tes sources, ô mon Sauveur”. Puis il voit que le Sauveur lui donne un vêtement en trois parties qui s’appellent paix, amour et persévérance. Et avec ce vêtement composé de paix, d’amour et de persévérance, Canisius a mené son œuvre de renouveau du catholicisme. Son amitié avec Jésus — qui est au centre de sa personnalité — nourrie par l’amour de la Bible, par l’amour du Sacrement, par l’amour des Pères, cette amitié était clairement unie avec la conscience d’être dans l’Église un continuateur de la mission des Apôtres. Et cela nous rappelle que chaque évangélisateur authentique est toujours un instrument uni — et cela même le rend fécond — avec Jésus et avec son Église. »
Attentat en Allemagne : Le Monde craint… que cette attaque exacerbe le débat politique
Une voiture a foncé sur les promeneurs vendredi aux alentours de 19h au marché de Noël de la ville de Magdebourg, dans l’Est de l’Allemagne. L’attaque aurait fait 60 à 80 blessés. Le conducteur, immigré d’Arabie, a foncé directement sur la foule puis a été arrêté et placé en garde à vue.
Cet homme exerce comme médecin dans la région de Saxe-Anhalt. Agé de 50 ans, il serait arrivé en Allemagne en 2006. Il était titulaire d’un titre de séjour.
Le Monde a aussitôt réagi ainsi :

Evidemment, à l’approche des élections et alors que l’Allemagne connaît une crise politique comparable à la France, cet attentat ne risque pas de faire l’affaire des gauchistes…
Petit retour :
- 2014 : Une police de la charia fait scandale en Allemagne
- Nouvel An 2016 : 2000 hommes, la plupart d’origine maghrébine, ont agressé 1200 femmes à Cologne, Hambourg et dans d’autres villes allemandes dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
- Eté 2023 : Dans plusieurs piscines allemandes de Berlin, des échauffourées impliquant des jeunes immigrés ont conduit à la fermeture de deux établissements. La police a dû intervenir pour mettre un terme à des violence et faire évacuer les visiteurs. Les employés se plaignent de «l’ampleur intolérable» des problèmes, souvent causés par des jeunes «issues de familles arabes, parfois tchétchènes».
- novembre 2024 : le chef de la police de Berlin conseille aux juifs et aux homosexuels d’être prudents dans «certains quartiers»
Et que fait la gauche allemande ?
Des députés proposent une loi visant à interdire l’AfD.
Et que fait la droite allemande ?
Elle préfère s’allier avec l’extrême-gauche, notamment un ancien sous-officier de la Stasi.
Hier sur X, Elon Musk a diffusé un message de soutien à l’AFD… :
Seule l’AfD peut sauver l’Allemagne
Only the AfD can save Germany https://t.co/Afu0ea1Fvt
— Elon Musk (@elonmusk) December 20, 2024
Cette même AFD avec laquelle le RN de Marine Le Pen refuse de s’allier…
Immersion dans la Rome de Jules César
Après avoir évoqué Victor Hugo, les Mousquetaires, le débarquement allié, la Cité de l’Histoire se tourne maintenant vers la Rome antique. Depuis le 19 décembre et pour quelques mois, vous pouvez vivre une immersion au sein de la Rome antique, ses batailles, sa vie, sa politique, ses intrigues et ses moeurs.
Dans une immense arène de forme elliptique, le spectacle se déroule tout autour de vous et retrace l’épopée de César : ses campagnes militaires, ses décisions politiques, et l’héritage qu’il a laissé à Rome et au monde. En fusionnant reconstitutions historiques, animations 3D, sons immersifs et récits captivants, cette projection retrace l’ascension de César, ses stratégies militaires ingénieuses, et l’influence durable de son règne. Une expérience éducative et spectaculaire, conçue pour émerveiller petits et grands.
Retrouvez également la frise chronologique, avec des cartes interactives et un pan réservé à l’histoire de la Rome antique, ainsi que le parcours immersif pour remonter le temps. Pédagogique, ce spectacle idéal sera bénéfique pour les écoles et collèges, ainsi que pour les familles.
Les heureuses évolutions de la pratique judiciaire en France en 2024
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Être reconnu par la police après un cambriolage sur des images d’une caméra de surveillance privée ne permet pas à la justice de vous condamner. Même si vous le faites en bande organisée. Même si vous êtes récidiviste. Même si l’on retrouve chez vous la voiture que vous avez volée et le coffre-fort que vous avez dérobé et forcé. Tout cela me paraît fort justifié. (motif de la relaxe : la gendarmerie n’avait pas demandé au juge la permission d’exploiter les images de la caméra).
Soixante-quinze cambriolages commis avec violence ne vous vaudront pas plus d’être incarcéré dans l’attente de votre jugement. Même si vous arrêter nécessita la mobilisation du Raid et de la BRI …Excusez du peu ! Même si la préventive n’aurait duré qu’un peu plus d’un mois puisque le jugement aura lieu mi-janvier. D’évidence, les gitans auteurs des faits ne sauraient partir faire du tourisme en Roumanie ou ailleurs d’ici le jugement. D’ailleurs ces aimables citoyens reviennent spontanément dans les lieux où on ne les attend pqs, les aires de stationnement pour les gens du voyage. Viendront-ils aussi là où ils sont attendus, le tribunal ? L’avenir le dira. Après tout …les laisser en liberté est bien justifié par la rareté de leurs méfaits : 75 vols ou tentatives de vol depuis le mois d’août.
Mais les évolutions ne concernent heureusement pas que l’incarcération. Ou plutôt si ! Quand d’aventure des pauvres victimes condamnées par la justice sont incarcérées, encore faut-il ne pas les empêcher de s’échapper. Le contraire serait tout de même fort injuste. Bref, le tribunal administratif près Le Canet vient d’interdire à la pénitentiaire l’usage de drones au-dessus de la prison. Le directeur de celle-ci eut beau plaider contre la Cimade et le GISTI que 5 évasions réussirent dans cette prison entre juillet et octobre 2024, il fut débouté au motif que cela mettrait en cause les libertés fondamentales des prévenus et des condamnés. À commencer par celle de se faire livrer leur dose de shit …et de s’évader sans doute. Un peu comme les prisonniers de guerre des années 40 avaient devoir de tenter l’évasion…
Nous n’oublierons pas l’heureuse et récente remise en liberté des cinq individus qui ont tabassé deux policiers en civil. Dans l’attente de leur jugement, ces braves gens, pacifiques et peu coutumiers d’un comportement violent, probablement agressés par des forces de l’ordre, hors service, ne renouvelleront pas le moindre coup. La période festive et pacifique de Noël et du Nouvel An influera en ce sens.
Réjouissons nous de ces heureuses avancées du droit en France. Remercions la magistrature et …poursuivons de danser avec les musiciens du Titanic. Après tout …l’adage est bien d’avoir confiance en la justice de notre pays 😉
Bertrand du Boullay
Chronique à retrouver sur Riposte Laïque
https://ripostelaique.com/les-heureuses-evolutions-de-la-pratique-judiciaire-en-france-en-2024.html
Les musulmans en Europe – hier et aujourd’hui
Voici le texte et la vidéo de la conférence intitulée “Les musulmans en Europe – hier et aujourd’hui “ que l’Abbé Guy Pagès a donnée lors du congrès international qui s’est tenu à l’Académie de la culture sociale et médiatique (AKSiM) de Toruñ (Pologne) du 29 au 30 novembre 2024 sur le thème : “Les catholiques et l’identité de l’Europe“.
Résumé :
Hier, l’Islam pénétra l’Europe à l’ouest via l’Espagne et les pays méditerranéens, par les Arabes et les Berbères ; au sud, via la Grèce et les Balkans, par les Turcs ; à l’est, via le sud de la Russie jusqu’en Pologne et en Lituanie, par les Mongols, mais il a toujours été repoussé. Ainsi les peuples européens défendant leur choix de vivre dans la liberté du Christ, ont-ils tissé une civilisation unique, qui a illuminé le monde entier par la bonne nouvelle que la vérité est connaissable, et que l’amour est donné gratuitement. Or, dès les années 1980, les Frères musulmans repérant Bruxelles comme le « ventre mou » de l’Europe sont venus s’y installer sans grande résistance, là, au cœur de l’Europe de l’Ouest, à proximité des institutions européennes. Enrichissement mutuel ou capitulation ? Après « les mille ans » qu’a duré la chrétienté, faut-il voir dans l’immigration musulmane « nombreuse comme le sable de la mer, l’armée de Satan rassemblée pour la guerre et investir le camp des saints (Ap 20.8-9) » ? En tout cas, le Président de la Turquie, M. Erdogan, qui rêve de rétablir le califat, devant des milliers de partisans rassemblés le 28 octobre 2023, nous pose la question : « Ô l’Occident, je m’adresse à vous : voulez-vous relancer une nouvelle croisade du Croissant contre la Croix ? »
Voici la conclusion de cette conférence donnée par l’abbé Pagès :
Hier, l’Europe a chassé l’islam hors de ses frontières, aujourd’hui elle l’accueille. L’islam a-t-il changé ? Non, il ne le peut pas : Allah et le Coran sont immuables. « La coutume d’Allah ne change pas (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23) » C’est donc l’Europe qui a changé. Et elle a changé parce qu’elle a renié « le Maître des rois de la terre (Ap 1.5) ». La première palestinienne canonisée, sainte Marie de Jésus crucifiée, prophétisait : « Au début de l’Église, les chrétiens ont été conduits à apostasier sous le coup du fer et du feu, mais à la fin du monde, ils le seront par l’amour du confort et de la vie facile. » Hier, l’islam a entrepris la conquête du monde par la violence, aujourd’hui il le fait au nom des Droits de l’homme. Que fait le bon berger lorsque le loup entre dans la bergerie ? Le chasse-t-il, ou non ? Saint Jean, le disciple pour qui Dieu est Amour, nous dit : « Quiconque n’aime pas dans la doctrine du Christ n’a pas Dieu, mais celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si donc quelqu’un vient à vous sans cette doctrine, ne le recevez pas chez vous, et ne le saluez pas. Qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. (2 Jn 1.9-11) » Notre salut implique de cesser de considérer l’islam comme un autre christianisme, de cesser de pactiser avec lui (Cf. 2 Co 6.14-18). N’oublions jamais la leçon que saint Pie X a donné lors de la béatification de Jeanne d’Arc, envoyée pour chasser les Anglais hors de France : « La force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. »
Abandonnée par son mari, elle implore le Ciel et met tout en œuvre pour reconquérir l’infidèle
De Raphaëlle Coquebert sur le site des accueils Louis et Zélie :
Après 20 ans de mariage et trois enfants, Louis se prend de passion pour une autre femme que la sienne et quitte le domicile conjugal. À terre, son épouse Sophie implore le Ciel de l’aider et met tout en œuvre pour reconquérir l’infidèle.
C’était en 2012. Nous avions 20 ans de mariage au compteur durant lesquels il nous était déjà arrivé de peiner à communiquer l’un avec l’autre. Pour y remédier, nous avions eu besoin de nous tourner vers un mouvement proposant des échanges en profondeur entre couples : la branche Couples et Familles de Fondacio. Nous avions tous deux un parcours de foi avec des hauts et des bas -pas toujours synchronisés- sans être très pratiquants ; mais qui mieux que l’Eglise pour aider à prendre soin de son mariage ? Fondacio donne des clés afin d’instaurer un dialogue de qualité entre maris et femmes et propose des soirées d’échange mensuel avec d’autres couples : nous en tirions un réel bienfait.
Mon mari travaillait à Paris trois jours par semaine, voyageait beaucoup. Insensiblement, nous nous éloignions l’un de l’autre. C’est alors qu’il a rencontré quelqu’un lors d’un déplacement professionnel… En quelques mois, les liens avec cette femme se sont resserrés. Il parlait de cette collaboratrice avec tant d’enthousiasme que j’ai commencé à sentir planer une menace sur notre famille. Le choc de ce pressentiment m’affectait jusqu’aux tréfonds de mon être. Mais face à l’attitude fuyante de mon mari, je ne savais comment me comporter : j’étais au trente-sixième dessous.
C’est alors que je me suis rapprochée du Ciel : tout en étant croyante, je ne prenais pas le temps de prier, de m’asseoir pour un cœur à cœur silencieux avec Dieu. Tandis que là, j’ai… comment dire ? littéralement plongé dans la prière. Oui, c’est ça : plongé. Si bien que j’ai éprouvé le besoin de faire une retraite : au cours de cette « Marche des Mères », week-end entre femmes organisé par la Communauté de l’Emmanuel , j’ai reçu cette parole de l’Ancien Testament (Ézéchiel 36:26) : « J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. » Ma conversion était en marche.
Pâques est arrivé. Nous étions tous en famille avec nos trois filles -entre 13 et 20 ans. Ma souffrance était visible. Je me sentais trahie, mais n’osais aborder le sujet de front avec mon mari. On peut dire que cette semaine-là, j’ai vécu ma Passion à moi, en union avec celle du Christ.
Enfin, le dimanche de la divine Miséricorde [premier dimanche qui suit la fête de Pâques, NDRL], j’ai crevé l’abcès. Nous avons eu un échange en vérité avec Louis, qui a reconnu les faits. A nouveau, je me suis raccrochée à ma foi : j’ai commencé une neuvaine à saint Joseph et suis allée me confesser.
Ce qui m’a donné la force nécessaire pour aller trouver mon mari quelques jours après et lui demander pardon pour tous mes manquements. J’ai eu cette grâce de pardonner dès le début, comme pour remettre les compteurs à zéro. Hélas, lui était comme ailleurs, dans une bulle très loin de moi. Il m’a annoncé vouloir quitter la maison.
C’est vraiment ma foi qui a été ma bouée de sauvetage : un livre bouleversant de méditations écrit par un pasteur protestant ainsi que la contemplation d’une image du Christ trouvée sur le net, celle du tableau miséricordieux de Cracovie. Je n’avais pas l’habitude de prier le chapelet, ni de faire des neuvaines. Je les ai enchaînés pour tenir. Car j’étais au plus bas, ne dormais plus, maigrissais à vue d’œil…
Tandis que mon mari se préparait à nous quitter -nous faisions chambre à part-, j’ai été trouver sa famille (ses parents, sa sœur, sa cousine) : ils n’en revenaient pas. Louis, cet homme si sage qui n’avait jamais déraillé du droit chemin ! Tous m’ont soutenue, nous avons même fait ensemble une neuvaine à la Divine Miséricorde durant laquelle j’ai ressenti une vraie compassion pour mon mari, et même pour elle… Je me suis accrochée à cette dévotion à la Divine Miséricorde.
Le 2 mai, jour de nos 20 ans de mariage, j’ai eu une nouvelle conversation avec mon mari. Même s’il restait silencieux, je le sentais touché par mes paroles. Il m’a même offert un petit bijou. Du reste, il était respectueux, on ne s’est jamais disputé -sauf le jour de son départ. Il n’y avait pas de colère, c’était calme et douloureux.
Paradoxalement, je sentais que je devais prendre les armes, qu’il y avait un combat à mener et que je pouvais remporter la victoire. C’était de l’ordre du combat spirituel.
Je lisais tous les jours la Parole du Christ, et au plus profond de moi, j’étais en paix. A plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment que la Vierge Marie me prenait sous son manteau.
En juillet, nous avons maintenu notre semaine de vacances familiales au Maroc. Drôle de situation… Au mois d’août, je suis partie en Pologne sur les traces de saint Jean-Paul II et de sœur Faustine : c’était comme un appel auquel j’ai consenti. J’ai déposé des intentions de prière pour notre couple et tous les couples en souffrance dans moult sanctuaires de Pologne ! Là-bas, un homme inspiré m’a dit que je recevrais de grandes grâces : en effet, je suis rentrée de ce pèlerinage emplie de confiance et de paix.
Pourtant, depuis son logement parisien, Louis ne donnait plus de nouvelles. Mais je pressentais que quelque chose se passait. Chaque année nous faisons une randonnée en famille fin août, que nous avions aussi maintenue : je sais, c’est surréaliste !
Les jours qui précédaient ces retrouvailles, j’ai crié vers le Ciel. J’étais à bout de forces. Et le miracle s’est produit : un matin, mon mari s’est senti incapable de travailler et comme poussé à aller prier devant le Saint-Sacrement. Il s’est rendu à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : là, il a fondu en larmes et pris la décision de rentrer, pour ses enfants. Il commençait à sortir de sa bulle, à être en manque de sa famille et de ses amis.
Un combat spirituel de taille s’est joué en lui ce jour-là. Le soir même, il a rompu avec cette femme et m’a adressée un SMS :
« Je rentre à la maison. »
Il est rentré en effet le 10 août, le jour de sa fête. Le plus beau jour de ma vie.
Le chemin de reconstruction a été long. Louis m’a confié qu’il n’aurait pas regagné le foyer s’il n’y avait pas eu mon pardon. Il se savait accueilli sans réserve. Mais son combat spirituel n’était pas terminé. Il a duré jusqu’à Pâques de l’année suivante, où il a reçu la grâce d’être guéri de sa passion amoureuse pour cette femme.
L’histoire ne s’arrête pas là. En guise de réconciliation, nous sommes partis en vacances en amoureux à Séville. J’avais alors 45 ans et mon retour à Dieu m’avait conduit à retirer le stérilet que je portais. Et je suis tombée enceinte… alors que notre dernière fille avait 13 ans ! Sur le moment, Louis a mal réagi, il s’est senti piégé. Mais moi j’avais l’intuition dès le départ que ce serait un fils, le fils dont il rêvait ! Et c’est ce qui s’est passé. Nous avons été comblés de grâces, car tout s’est déroulé pour le mieux, ce qui n’était pas gagné, vu mon âge.
Dès lors, mon mari a vécu comme moi une vraie conversion spirituelle. Il a cheminé avec Fondacio, avec l’Emmanuel, avec les camps Optimum, où il a pu témoigner de son parcours.
Ensemble nous avons choisi de rendre ce témoignage public. A l’été 2020, nous avons rejoint la Communion Priscille et Aquila -mouvement de couples. Nous voulons donner de l’espérance à ceux qui sont mal-en-point : leur dire qu’avec la grâce de Dieu, tout est possible ! Tout.
NB : Si comme Sophie, vous traversez des turbulences dans votre couple, n’hésitez pas à prendre rendez-vous au sein de l’Accueil Louis et Zélie le plus proche de chez vous. S’il n’y en a pas, contactez-nous pour que l’on trouve ensemble une solution. Nous sommes à votre écoute.
La bataille des conservateurs face aux mondialistes
Dans cet entretien, Thibaud Gibelin, spécialiste des relations entre la Hongrie et l’Union européenne, analyse les tendances conservatrices qui secouent l’Occident. De Donald Trump à Viktor Orbán, en passant par Giorgia Meloni et le rôle des intellectuels comme Jordan Peterson, Thibaud décode les forces et les défis du réveil conservateur à travers le monde. Qu’est-ce que la “démocratie illibérale” de Viktor Orbán ? Pourquoi l’Europe centrale s’affirme-t-elle comme un bastion de résistance ? L’isolationnisme américain peut-il redessiner l’avenir européen ? Une réflexion pour comprendre les enjeux actuels et à venir. Chapitres :
- 01:23 – Thibaud Gibelin : Son parcours et sa fascination pour le conservatisme européen
- 08:47 – Viktor Orbán : Un leader unique dans le paysage européen
- 13:47 – Les conservatismes en Europe : Une carte des grandes tendances
- 22:18 – La démocratie illibérale : Pourquoi ce concept divise l’Europe de l’Ouest
- 24:29 – L’Europe centrale : Un pôle de dissidence au potentiel global
- 30:05 – Conservatismes comparés : De la Hongrie aux États-Unis, quelles différences ?
- 35:28 – Donald Trump : Une opportunité ou un défi pour l’Europe ?
- 38:55 – Influenceurs et intellectuels : Leur rôle dans le combat politique mondial
- 46:18 – Leaders conservateurs : Qui peut incarner l’espoir à l’échelle européenne ?
- 51:33 – L’Europe dans 10 ans : Redéfinition ou combat éternel pour le conservatisme ?
- 55:03 – Une lecture incontournable : La recommandation de Thibaud Gibelin
Élimination du général Igor Kirillov : quel intérêt stratégique ?
De François-Régis Legrier dans Conflits :
Le général Igor Kirillov, responsable russe de la défense contre les armes chimiques, a été tué par une trottinette piégée le mardi 17 décembre 2024 à Moscou. Cette élimination revendiquée comme une action de représailles par les services de renseignement ukrainiens pose plusieurs questions d’ordre éthique et stratégique.
Sur un plan éthique, éliminer un haut responsable d’une armée ennemie, a priori sans dommage collatéral, même s’il n’est pas engagé directement sur le théâtre d’opérations, semble de prime abord conforme au droit des conflits armés qui repose notamment sur la distinction essentielle entre combattants et non-combattants et le principe de proportionnalité.
Ce mode d’action a d’ailleurs été largement utilisé par les armées occidentales dans leur lutte contre les groupements djihadistes que ce soit en Afghanistan, dans la zone irako-syrienne ou au Sahel avec une efficacité d’ailleurs toute relative, mais c’est un autre sujet.
Cela étant, les représailles si elles n’ont d’autre but que la vengeance et non l’affaiblissement du potentiel ennemi n’ont pas vraiment de sens et ne font qu’entrer les belligérants dans le cycle de la montée aux extrêmes. D’un point de vue éthique, leur valeur reste alors douteuse.
Une action pour quel but ?
La vraie question est donc : quel est le but de cette action ? Cette élimination est-elle de nature à dégrader une capacité militaire russe hautement sensible ? Doit-elle être comprise comme faisant partie d’une stratégie de contournement ? Ou est-elle juste un coup médiatique à l’instar de l’éphémère conquête d’une partie de l’oblast de Koursk?
Écartons d’emblée la première hypothèse. En effet, un général, même très compétent, se remplace et il est peu probable que cette élimination ait un impact significatif sur la mise en œuvre des capacités NRBC russes. Il aurait fallu pour cela qu’elle soit accompagnée d’actions cinétiques sur une partie de la chaine de commandement russe en charge des armements NRBC.
Deuxième hypothèse : en difficulté sur le front des opérations, l’Ukraine montre qu’elle reste capable de porter le fer au cœur de la capitale russe et espère ainsi reprendre l’avantage sur le registre psychologique (redonner confiance à son camp ; démoraliser la partie adverse). Après tout, c’est le propre de la guerre hybride que de jouer de tous les modes d’action possibles sur le « clavier de l’action » cher au général Beaufre. L’intention est peut-être là, mais la réalité des effets recherchés sans doute peu probable au regard des presque trois années de guerre écoulées qui ont montré la capacité du gouvernement ukrainien à surprendre, mais aussi sa relative incapacité à exploiter ses « coups » c’est-à-dire à élaborer une véritable stratégie. L’offensive sur Koursk de l’été 2024, citée supra, en est l’illustration.
En effet, cette élimination au cœur de Moscou, qui plus est revendiquée, est certainement humiliante pour les Russes et de nature à créer une certaine psychose au sein du haut commandement russe. Mais de là à provoquer un effet de sidération ou infléchir l’apparente inéluctabilité de l’avancée russe en Ukraine, c’est peu probable et c’est sous-estimer la résilience d’un pays qui a été capable en d’autres temps certes, de brûler sa capitale plutôt que de négocier avec Napoléon.
À titre de comparaison, Israël offre l’exemple de ce qu’est une véritable stratégie multi milieux multichamps, en combinant la neutralisation stupéfiante de plusieurs centaines de cadres du Hezbollah par piégeage de leurs moyens de communication et actions plus classiques de frappes aériennes et terrestres pour aboutir à un effet de sidération psychologique et la désorganisation durable et profonde des capacités militaires du proxy iranien.
Troisième hypothèse et sans doute la plus probable : cette élimination est un coup médiatique destiné à ramener la question du soutien occidental à l’Ukraine à l’ordre du jour. Il ne s’agit sans doute pas de remuer les opinions occidentales déjà acquises à la cause, mais néanmoins lassées de la guerre, mais d’interpeller les dirigeants et leur prouver la capacité de l’Ukraine à poursuivre le combat avec leur aide. C’est de bonne guerre et cela a déjà prouvé son efficacité par le passé.
Néanmoins, à quelques semaines de l’investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche et donc de possibles négociations, cette action, s’inscrivant dans un contexte manifeste d’escalade, vise peut être à provoquer la colère du maître du Kremlin et le pousser à commettre l’irréparable, justifiant ainsi l’élargissement du conflit que certains semblent appeler de leurs vœux depuis bientôt trois ans.
Crèche interdite à Beaucaire : le maire fait appel
Suite à la plainte de la Ligue des Droits de l’Homme, gavée de subventions publiques, le tribunal administratif de Nîmes a “considéré urgent de faire respecter les principes de laïcité” et a demandé le retrait de l’installation sous 48 h.
“la crèche de Nativité de Beaucaire doit être retirée dans les 48h00 sous astreinte de 1000 euros par jour de retard”.
Communiqué de la mairie de Beaucaire :
Le Maire de Beaucaire prend acte de la décision du tribunal administratif du 20 décembre 2024 par laquelle il « suspend la décision d’installation de la crèche de Noël jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond sur la demande tendant à son annulation ». Il regrette cette décision alors même que la justice administrative a donné raison aux communes de Perpignan et Béziers ces derniers jours. Dans sa décision, le tribunal enjoint la commune de Beaucaire de « retirer la crèche de Noël installée sous l’escalier de l’hôtel de ville dans un délai de 48h ».
Le Maire de Beaucaire constate qu’il lui est impossible de répondre à l’injonction du tribunal puisque l’exposition culturelle, artistique et festive ne présente pas encore de crèche au titre de la définition du Larousse (« Reproduction figurative de la scène de la Nativité de Jésus selon les données des Évangiles de Matthieu et de Luc »).
Le Maire de Beaucaire a décidé d’interjeter appel de l’ordonnance.

Bisexuelle et plus, elle porte plainte contre un établissement catholique pour discrimination
Le polyamour comme exemple donné aux enfants par l’Education nationale ? C’est ce que veulent les associations LGBT. Cas concret avec cet article de Libération :
La plaignante avait posté sur les réseaux sociaux ” où elle faisait part de sa vie amoureuse, de sa bisexualité et évoquait le polyamour.“
La question ne se résume donc pas à l’homosexualité mais au fait que la plaignante vantait une vie où le couple ne doit pas exister. Bien entendu, les associations LGBT ont porté plainte.
L’Enseignement catholique de Bayeux dit avoir écarté sa prestataire alors que la plaignante avait diffusé des vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles elle évoquait notamment sa bisexualité et le polyamour. Elle a déposé mercredi 18 décembre une plainte contre X pour discrimination liée à son orientation sexuelle à la suite de la rupture de leur contrat.
Dans les faits, la plaignante, auto-entrepreneuse, avait obtenu un premier contrat «d’accompagnement à la communication interne et externe de la restructuration de l’Enseignement catholique de Bayeux» en février, suivi d’un deuxième contrat de mai à juillet pour plusieurs milliers d’euros. Mais le 19 avril, par SMS, la présidente de l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique (Ogec), association qui gère trois écoles, un collège et un lycée de l’enseignement catholique à Bayeux, indique être «désolée» et «navrée», mais «soumise à la pression des familles de Bayeux qui après avoir visionné votre vidéo, refusent de continuer à travailler» avec l’auto-entrepreneuse, même si elle a «personnellement apprécié» travailler avec elle.
Sur les réseaux sociaux, la plaignante avait posté des contenus où elle faisait part de sa vie amoureuse, de sa bisexualité et évoquait le polyamour.
Romain Lhémery, directeur diocésain de l’enseignement catholique dans le Calvados depuis le 1er septembre, a expliqué que la rupture du contrat, «dont l’Ogec est seule responsable», avait été dictée par sa décision de «geler» la restructuration, à une date dont il «ne se souvient pas». Les associations Mousse, Stop Homophobie et Familles LGBT, gavées de subventions pour faire avancer leur lobbying par voie judiciaire, se sont jointes à la plainte.
Le Monde, “une ligne catho de gauche-woke tendance NFP”
Caroline Fourest, qui n’est pas proche de ce blog, écrit dans un message sur X :
La « neutralité » du Monde n’a jamais existé. Tous les journaux ont une ligne éditoriale. Certains assument, d’autres le masquent. Le Monde fait référence mais il a des références : une ligne catho de gauche-woke tendance NFP, “nouvelle laïcité” et parfois pro-islamistes. En 20 ans de journalisme sur les Frères musulmans, les coups les plus rudes, les articles les plus pervers, sont toujours venus du Monde ou de son groupe (Nouvel Obs, Télérama…), même lorsque j’y tenais une chronique. Comme le New York Times ou le Washington Post, Le Monde milite régulièrement contre une vision républicaine de la laïcité à la française, associée systématiquement dans ses pages à de l’ « islamophobie ». Cela va bien au-delà d’une grille pro-Palestinienne, très bien démontrée par cette enquête du Figaro. Nous parlons d’une rédaction initialement catho de gauche, marquée par le trotskisme à la Edwy Plenel, qui attire de jeunes rédacteurs tendance LFI ou Mediapart, sous la houlette d’une direction woke. Le tout favorise cette porosité entre victimisme et islamisme. Avant Benjamin Barthe, pendant des années, l’islam y a été couvert par un journaliste fasciné par Tariq Ramadan (Xavier Ternisien) et le christianisme par un journaliste fasciné par le Renouveau charismatique (Henri Tincq). Je l’ai montré dans ProChoix dès 2003. On souhaite sincèrement bon courage à celles et ceux qui, à l’intérieur du Monde, souvent en souffrance, continuent à essayer de faire vivre une ligne plus nuancée et plus équilibrée.
Elle réagissait à un article d’Eugénie Bastié dans Le Figaro, concernant le traitement pro-islamiste par Le Monde du conflit israélo-palestinien. Elle déplore “un malaise grandissant sur le traitement d’Israël” au sein du quotidien et reproche à la rédaction de “prendre ouvertement le parti des Palestiniens”. “Les gens ont peur, c’est l’omerta“.
A quand la suppression des subventions au quotidien Le Monde ?
Le Congrès va enquêter sur le chantage à l’avortement exercé par Joe Biden sur un pays africain
Le député Chris Smith a accusé l’administration Biden de menacer de suspendre l’aide à la Sierra Leone, à moins que le parlement de ce pays d’Afrique de l’Ouest n’adopte un projet de loi légalisant l’avortement pendant neuf mois.
« Les tactiques d’intimidation de l’administration Biden en faveur de l’avortement et sa tentative de colonialisme idéologique sont inacceptables. L’avortement met toujours fin à la vie du bébé à naître et nuit à la mère ».
« Les pays pro-vie devraient être célébrés et respectés pour la protection des enfants à naître et de leurs mères, et non pénalisés par une administration Biden en canard boiteux favorable à l’avortement ».
M. Smith, président de la sous-commission de la santé mondiale et des droits de l’homme de la Chambre des représentants des États-Unis, a déclaré :
« Soyons clairs : l’avortement n’est pas un soin de santé, ni un droit de l’homme internationalement reconnu ».
Le projet de loi sur la maternité sans risques et la santé génésique a été présenté au Parlement de Sierra Leone cette semaine, après des années de collaboration entre le gouvernement de Sierra Leone et les défenseurs de l’avortement, notamment Marie Stopes Sierra Leone et les gouvernements européens qui soutiennent le géant mondial de l’avortement.
Dans une déclaration de soutien au projet de loi plus tôt cette année, Marie Stopes Sierra Leone a déclaré qu’elle et d’autres organisations de la société civile ont travaillé avec le ministre de la Santé et les femmes parlementaires « à la rédaction et à l’adoption de cette législation cruciale ».
Bien qu’il soit présenté comme un projet de loi sur la « maternité sans risques », le communiqué de Marie Stopes indique que l’aspect le plus important du projet de loi est
« l’élargissement de l’accès à l’avortement, en s’attaquant à l’environnement restrictif actuel dans le pays ». Elle souligne également l’existence d’une faille permettant l’avortement pendant neuf mois. « Le projet de loi autoriserait l’avortement en cas de viol, d’anomalie du fœtus et pour le bien-être général des femmes, ce qui englobe les considérations de santé physique et mentale ».
Les défenseurs des droits sexuels font pression pour la légalisation de l’avortement en Sierra Leone depuis 2015, lorsqu’un projet de loi sur l’« avortement sans risque » a été présenté et adopté par le Parlement. Le président Julius Maada Bio n’a pas signé la loi en raison d’un tollé général. Les défenseurs de l’avortement ont changé d’orientation en décidant de présenter le projet de loi comme un projet de loi sur la « maternité sans risque » en réponse à la mortalité maternelle élevée dans le pays, mais le projet de loi comprend une longue section sur l’« interruption de grossesse », y compris pour les mineures.
Les pays africains sont soumis à une pression accrue pour modifier leurs lois pro-vie en raison de la pression directe des pays occidentaux et de l’ingérence des groupes de défense financés par l’Occident.
Par exemple, le Centre de recherche sur la population et la santé en Afrique (APHRC), enregistré aux États-Unis et actif en Sierra Leone, a reçu 41 millions de dollars en 2023. Parmi les donateurs figurent des pays occidentaux et des fondations telles que Gates, Rockefeller, Packard, MacArthur et Hewlett. En 2020, l’APHRC a ciblé sept pays africains pro-vie en annonçant une initiative de quatre ans pour étudier les « avortements dangereux ». L’APHRC a formé des « défenseurs de l’avortement sans risque » pour faire pression sur le parlement de la Sierra Leone et a publié un document d’orientation pour soutenir le nouveau projet de loi en demandant qu’il soit « accéléré ».
Le député Smith a déclaré qu’il avait l’intention de travailler avec l’administration Trump
« pour procéder à un examen approfondi des actions menées par toutes les agences américaines » … « pour déterminer si les lois américaines ont été violées par le personnel du gouvernement américain par le biais d’une mauvaise affectation – ou d’une menace de mauvaise affectation – des fonds américains afin de faire pression sur les pays pour qu’ils modifient leurs lois pro-vie. »
« Forcer des nations souveraines démocratiques et financièrement vulnérables à adopter un programme en faveur de l’avortement et de la guerre nuit à la fois aux États-Unis et à nos alliés et constitue une mauvaise diplomatie. Cela doit cesser ».
Nouvelle-Zélande : les avortements en hausse de 15%
Lu sur Gènéthique :
Selon le rapport annuel relatif aux avortements en Nouvelle-Zélande qui a été publié le 17 décembre, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse a augmenté de 23% depuis la dépénalisation de la pratique en 2020. Au cours des 12 derniers mois, les IVG ont augmenté de 15%. Ainsi, « plus de 16 000 avortements » ont été pratiqués l’année dernière.
Le taux d’avortements est passé de 18,6% à environ 22,1% depuis la dépénalisation. Ce qui s’est traduit par 45 avortements par jour en moyenne sur la période. En outre, entre 2021 et 2023, les avortements tardifs, c’est à dire au-delà de 20 semaines, ont augmenté de 67% .
La guerre des crèches de Noël
De Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :
Ce 18 décembre, à Beaucaire, le maire RN Nelson Chaudron a défendu sa crèche devant le tribunal administratif, face à la Ligue des droits de l’homme (LDH). Une fois de plus ! En 2021, la ville avait été condamnée à payer 5.000 euros par jour jusqu’au démontage de la crèche. De l’autre côté de l’Atlantique, pour la première fois, cette année, une crèche de Noël a été exposée, le 10 décembre, sur les marches du Capitole américain, à l’issue d’une bataille juridique qui a duré plusieurs années [photo]. Ce combat pour ou contre la crèche n’est pas seulement français, il il est comme une ligne de fracture danq tout l’Occident. […]
Chaque année, cette séquence de la crèche au tribunal revient : à Béziers, Beaucaire, en Vendée ou ailleurs. Pourquoi s’acharner à installer dans l’espace public ces dérisoires petits bonshommes de terre cuite ? Pourquoi s’échiner à vouloir les faire enlever ? Parce que c’est d’extirper Noël du cœur des populations dont il est question, la plus sécularisée, longue, visible des fêtes chrétiennes. Celle qui a le plus rayonné extérieurement et infusé intérieurement : en tirant sur Noël, le reste viendra. Même dire « Joyeux Noël » est devenu déviant, un acte de résistant. « Joyeuses fêtes », c’est pourtant un peu bête – on peut fêter tout et n’importe quoi : son bac, son permis, un nouvel emploi… En plus d’être bête, c’est le but.
Oui, cette lutte acharnée pour ou contre la crèche traverse tout l’Occident, comme si chaque camp avait compris que c’était le combat final : La crèche c’est le berceau, au propre comme au figuré, la faire disparaître c’est le tombeau. Tout ce que l’Occident compte de populistes est farouchement accrochée à cette crèche et aux fêtes chrétiennes (Épiphanie, Saint-Nicolas, 8 décembre) qui y sont associées.
Ainsi, Giorgia Meloni, le 8 décembre dernier, souhaitait aux Italiens, sur X et sur fond de sapin de Noël, une bonne fête de l’Immaculée Conception : « Que ce soit une journée de paix et de sérénité. » Il est vrai que l’Italie ne connaît pas les crispations laïcistes propres à la France. Les élus participent aux cérémonies religieuses en portant leur écharpe tricolore vert, blanc, rouge. En Espagne, les députés de Vox ne ratent pas une occasion pour fêter « Navidad », comme ils disent sur X. Et puis l’Épiphanie qui est très importante dans la péninsule Ibérique.
Au-delà, de la crèche sur les marches du Capitole, il y a, aux États-Unis, le volontarisme de Donald Trump, qui depuis 2015, répète à qui veut l’entendrre qu’aux États-Unis, le « politiquement correct » empêche de se souhaiter un « Joyeux Noël ». Pas besoin d’être croyant ni de sauter tous les matins à pieds joints dans un bénitier pour aimer Noël. Donald Trump n’est pas vraiment Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus. S’il souhaitait faire vœu de pauvreté et de chasteté dans un couvent, cela se saurait. […]
Avortement par voie médicamenteuse : « la douleur ressentie était plus forte que prévu »
Lu sur Gènéthique :
Une étude menée par le British Pregnancy Advisory Service (BPAS) et publiée dans la revue BMJ Sexual & Reproductive Health révèle que la douleur d’un avortement médicamenteux est en général comparée par les praticiens à celle générée par des règles douloureuses. Par conséquent, « de nombreuses femmes ne sont pas préparées à l’intensité de la douleur qu’elles ressentent ».
Les chercheurs ont interrogé 11 906 patientes du BPAS ayant subi un avortement médical jusqu’à 10 semaines de grossesse. Près de la moitié des femmes ayant répondu ont déclaré que « la douleur ressentie était plus forte que prévu » et 41,5% lui ont attribué un score de 8 à 10 sur une échelle allant de 1 à 10.
Si pour certaines la douleur ressentie n’était pas pire que celle de leurs règles, d’autres sont allées jusqu’à la comparer aux douleurs des contractions lors d’un accouchement. Des patientes ont ainsi pointé le manque d’informations dispensées lors des consultations ou disponibles dans les brochures d’information : une douleur « minimisée », « édulcorée », voire « passée sous silence ».
« Fournir des informations précises et réalistes sur la douleur est non seulement important pour préparer les patientes à l’avortement médicamenteux », mais aussi pour « étayer le consentement éclairé », soulignent les chercheurs.
Chronique des cinglés et des “vivants non humains”
La ville de Lyon a dépensé 3000 € pour la formation d’agents et d’élus pour leur permettre de
« prendre en compte les intérêts des vivants non humains, d’orienter les décisions politiques autour d’un enjeu d’aménagement local à partir d’une assemblée temporaire de parties prenantes humaines et non humaines ».
Ne riez c’est avec votre pognon comme dirait Coluche :
A Lyon, formation “au dialogue interespèce entre vivants humains et non humains” pour les agents(.es) faisant intervenir “un bouleau pleureur malheureux de son élagage, coquelicots et ourse brune”.
Regardez cette vidéo. Vivez la gabegie de fric
pic.twitter.com/SW7Fa0fqRp— Emmanuelle Ducros (@emma_ducros) December 18, 2024
La formation était assurée par l’association Le Lichen.

Les membres du Lichen, à parts égales humain.e.s et autres qu’humain.e.s, sont réuni.e.s au sein d’une membrane d’une vingtaine de membres. Au sein de cette membrane, il est possible de faire partie de cercles dédiés à des fonctions spécifiques (ex: organiser l’Assemblée de la Forêt, gérer les finances, faire évoluer la gouvernance, etc…) et d’y prendre des rôles (ex: accueillir les nouveaux, administrer la plateforme informatique de partage d’infos, le site Web, etc…). Il est également possible d’évoluer, d’entrer / sortir d’un rôle, d’un cercle, ou même de la membrane, via des processus explicites, partagés, évolutifs et transparents.
L’association a des membres humains et des membres non-humains. Voici les deux premiers membres non-humains.
Les membres non-humains du Lichen (dont nous expérimentons la prise en compte de leur perspective dans notre organisation) :
>> Bouleau pleureur : né dans un jardin du centre de Lyon, entouré de maisons et d’immeubles, élagué à plusieurs reprises, ce bouleau fait la joie de nombreuses créatures du quartier : les voisins dont la fenêtre donnent sur lui, des chats, des pies, des tourterelles, des abeilles… Son dernier élagage fut brutal et depuis, Bouleau est encore plus pleureur. Il compte sur le Lichen pour faire passer des messages de paix aux humains.
>> Coquelicot : fleur sauvage rouge qui illumine par sa couleur vive de vastes étendues cultivées ou sauvages, dans des jardins ou en bord de chemin. Considérée comme très résistante, elle est pourtant fragilisée par l’usage important d’herbicides qui ont fait réduire sa population. Elle se transforme constamment pour s’adapter et continuer à vivre dans un environnement de moins en moins accueillant pour elle.
Extraits de la présentation :
Comment interpréter et traduire dans un monde humain les souffrances, les désirs, les rêves qui émergent de la biosphère ? Comment, à partir de cette écoute et de sa possible traduction, renouveler nos constructions collectives, politiques, juridiques ?
Le Lichen est un collectif qui vise à explorer des méthodes d’organisation des espaces de vie intégrant les perspectives des vivants autres qu’humains. Considérant les multiples interdépendances qui structurent la géo-biosphère et l’entrelacement des formes du vivant, il nous semble important d’explorer collectivement des manières sensibles et pratiques pour résister et nousorganiser (structurer nos collectifs, ménager nos milieux, prendre soin de nos territoires, etc) en intégrant, autant que possible, les perceptions et les perspectives de toutes les entités vivantes.
Parmi les ateliers proposés :
4 jours en forêt « pour explorer ensemble comment faire société en prenant en compte les avis des habitants autres qu’humains vivants sur les lieux ? »
« Atelier au bord de la rivière : être la rivière et reconnaître les droits des non-humains. »
Les deux dernières « Méthodes » :
Vis ma vie de non humain
Se relier à un autre qu’humain, à partir de ce que nous percevons de son comportement (éthologie) et de ses caractéristiques. Appréhender, par le vécu dans nos corps, ce que cela peut être de vivre pour les individus de cette espèce.
Constellation de Tous les Etres
Combinaison de l’approche des constellations systémiques et du Conseil de Tous les Etres (développé par Joanna Macy et John Seed) dans le cadre de la naissance de l’écopsychologie. Attention : cette méthode nécessite d’être formé.e aux Constellations systémiques.
L’hommage du vice à la vertu
Une fois n’est pas coutume, L’Humanité publie un dossier sur les catholiques “réacs” (comprendre en gros, tout ce qui est à droite de La Croix), dans lequel on trouve pêle-mêle le pèlerinage de Chartres, la Communauté Saint-Martin, Bolloré, le frère Paul-Adrien, l’abbé Grosjean, Pierre-Edouard Stérin, Europe 1, Le JDD, CNews, KTO, les Holy Games, le Fonds du Bien commun, La Manif Pour Tous, Olivier Bonnassies, Julien Rochedy, les abbayes de Lagrasse et de Solignac…
Désolé pour ceux qui ne souhaitaient pas être amalgamés : c’est la force de la gauche que de désigner l’ennemi.
Et pour l’Huma, qui est responsable de cette montée des “cathos réacs” ? Jean-Paul II et Benoît XVI avec les principes non négociables :

L’Elysée, la “cage aux folles”
Le Monde lâche Emmanuel Macron et publie une série d’articles à charge sur son “évolution déroutante”. Extraits :
Le « boys club » a installé au palais une atmosphère de chambrée. Avec eux, on est loin du sacré et de la transcendance… Le soir venu, le président les retrouve pour se distraire après des journées harassantes. « Petit pédé », « grande tarlouze »… Voilà comment ils se parlent, par textos ou autour de leurs whiskys japonais ou écossais – le favori du président est le Lagavulin 16 ans d’âge –, entre deux imitations d’acteurs des années 1960 et de citations de Michel Audiard. Du « 15 000e degré », explique Jonathan Guémas, embarrassé. Ils ont quelques cibles préférées. Conseiller de Gabriel Attal quand il était premier ministre, Louis Jublin assure que l’Elysée avait baptisé Matignon « la cage aux folles ». […]
Il est désormais l’un des présidents les plus impopulaires de la Vᵉ République depuis Chirac et les grandes grèves de 1995. Dans les sondages et les enquêtes qualitatives, l’Elysée découvre depuis la dissolution qu’Emmanuel Macron est jugé « insaisissable », « imprévisible », et donc « dangereux ». Anxiogène. Face à ce désamour, le chef de l’Etat s’isole, de plus en plus secret. Il s’enferme, il verrouille. Même Alexis Kohler et Brigitte Macron s’en inquiètent. « Il n’écoute plus personne », a confié ces dernières semaines son épouse à plusieurs interlocuteurs.
Frédéric Taddei reprend l’hebdomadaire Marianne
Frédéric Taddeï, qui avait été viré de France Télévisions après plus de dix ans, avait rejoint RT France. Il succède désormais à Natacha Polony![]()
“Aujourd’hui, on avorte à peu près l’équivalent de la ville de Lille tous les ans en France”
Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne, psychothérapeute et écrivain, a été interrogée sur Sud Radio sur les raisons de la crise démographique :
“Ce n’est pas qu’une question de fertilité puisque il y a en parallèle un chiffre qui augmente, c’est celui des avortements. Aujourd’hui, on avorte à peu près l’équivalent de la ville de Lille tous les ans en France. C’est environ 215.000 bébés. Il y a plusieurs raisons à ce phénomène. D’abord, ce phénomène, il est occidental, il n’est pas mondial. La baisse de la natalité, elle est occidentale. Et depuis la crise sanitaire, on est en train de se rapprocher d’un solde négatif. L’Occident ne fait plus de bébés, pour moi, c’est un des symptômes d’une maladie collective de dépression et presque de suicide programmé de l’Occident. Parce que quand on veut avancer… Le progrès aujourd’hui, c’est d’avancer sur l’avortement, d’avancer sur le contrôle de natalité, d’avancer sur l’euthanasie. C’est-à-dire que tout ce qui et anti-vie apparaît comme un progrès. On a basculé dans l’écueil de la technologie au détriment de la spiritualité et de l’espérance et de la transmission. Je pense que la première explication à ça, c’est la profonde déspiritualisation de l’Occident. Quand vous regardez les familles qui font encore beaucoup d’enfants, c’est des familles qui ont une transcendance. Cela ne veut pas dire qu’ils vont à la synagogue, à la mosquée ou à l’église tous les samedis, vendredis ou dimanches. Ça veut dire qu’il y a une espérance. Il y a une croyance dans quelque chose de plus grand qui les dépasse. Tant que l’homme peut s’inscrire dans un tout dont il n’est pas le centre, dont il n’est pas le maître, il a une espérance. Il a envie de transmettre la vie.
Pour le dire un peu grossièrement, depuis la Deuxième guerre mondiale, on a réduit la transmission au patrimoine. On a sombré dans une anthropologie et une vision de la vie extrêmement matérialiste et une définition extrêmement matérialiste de l’existence dont parlait Bernanos en disant : ‘Maintenant, l’homme se résume à un consommateur et un contribuable’. C’est-à-dire qu’on a une définition chiffrée, algorithmique de l’être humain, qui, finalement n’a même plus besoin de penser, de rêver, de croire. C’est ces comportements qui le définissent, et il doit rentrer dans une logique statistique. Donc, une vision très matérialiste de l’existence, elle ne pousse pas à faire des enfants. Parce que s’il y a bien quelqu’un qui vient vous déranger dans votre confort, dans vos certitudes, dans votre croyance que vous êtes le maître de tout, c’est l’enfant. Vous pouvez éviter l’incertitude. Vous pouvez éviter le doute tant que vous n’avez pas d’enfant en vous organisant une vie confortable. L’enfant, il vient faire exploser le contrôle, puisque l’enfant, il jaillit. Il vous fait changer de centre de gravité. Vous n’êtes plus le centre de gravité de votre existence. Vous avez ce petit être totalement dépendant de vous et totalement vulnérable. Totalement mystérieux, parce que l’enfant qui naît n’est pas l’enfant que vous avez fantasmé. Il y a un écart, on en parle dans la master-classe – il y a un écart entre l’enfant rêvé et l’enfant réel. Et donc, il vient nous frustrer”.
Un maître de chœur pédophile accusé d’avoir conduit des enfants dans sa loge maçonnique
Lors des travaux de la commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité à l’Assemblée nationale, la séance du 16 décembre était consacrée à l’audition de victimes ayant subi des violences au sein de chœurs d’enfants. La présidente Sandrine Rousseau donne le mot de la fin à Nicolas Simeha, fondateur du collectif Chœurs brisés Agir. Dans les deux dernières minutes des auditions, que vous pouvez entendre ici, Nicolas Simeha déclare :
« On parlait des réseaux de soutien, la question des réseaux de façon plus large et également des protections et des ingérences politiques notamment, comme on l’a vu avec Monsieur Pervenche à Nantes. « En ce qui concerne Denis Dupays, il se vantait en permanence et emmenait la maîtrise faire des concerts dans sa loge maçonnique.
«Voilà, il y a pas mal de questions à poser autour des réseaux d’influence qui protègent les pédocriminels »
Sandrine Rousseau met alors fin à la séance.
Denis Dupays, chef de chœur de la Maîtrise de Radio France de 1989 à 1998, est accusé d’agressions sexuelles et psychologiques sur des élèves de différents chœurs dans lesquels il a exercé au cours de sa carrière. L’ancien chef de chœur, âgé de 75 ans actuellement, “a reconnu la matérialité des faits“, selon l’ordonnance de renvoi. A l’époque à la maîtrise, il a été protégé par le directeur musique, Pascal Dumay, qui a quitté Radio France en 2000, avant d’être condamné en 2010 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé et diffusé des images pédopornographiques alors qu’il était directeur du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.
Le Grand Orient d’Italie est placé sous administration judiciaire
Le Grand Orient d’Italie, l’obédience historique de la franc-maçonnerie italienne, est rongée par des conflits. Le groupe principal dirigé par Stefano Bisi et qui en Calabre est divisé entre le Seminario (grand maître déchu) et Bellantoni. Vibo apparaît comme le véritable centre du pouvoir occulte. Le groupe de Bisi est bien campé sur ses positions et se comporte moins comme une association que comme un gang qui persécute quiconque ose parler de criminalité et d’argent. La justice italienne a placé le GOI sous administration. Il existe des dizaines d’affaires judiciaires sur les comptes, la gestion des fonds et les dépenses.
Le Tribunal de Rome a programmé une importante audience impliquant deux acteurs majeurs de la scène maçonnique italienne : le Rite écossais ancien et accepté et le Grand Orient d’Italie. Dans ce litige, le Grand Orient d’Italie est représenté par un curateur spécial, l’avocat Raffaele Cappiello. L’audience a été fixée au 24 décembre à 11 heures et devrait constituer un moment décisif pour clarifier certaines des questions les plus controversées qui ont surgi entre les deux organisations. Les tensions entre le Rite écossais ancien et accepté et le Grand Orient d’Italie se sont intensifiées ces derniers temps, donnant lieu à une confrontation juridique qui pourrait redéfinir les équilibres historiques et administratifs au sein de la franc-maçonnerie italienne.
Hier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie pour une perquisition du siège du Grand Orient d’Italie et la saisie de 39 classeurs de cartes de membres de loges du GOI dans les régions de Sicile et de Calabre. La saisie des listes des 6 000 membres siciliens et calabrais du Grand Orient d’Italie a été effectuée sur ordre de la Commission parlementaire antimafia. Le GOI avait refusé de remettre spontanément ces listes car d’une part il n’apparaissait pas qu’un membre fasse l’objet d’une enquête de la part de la justice et d’autre part parce que cela aurait constitué une violation de la législation sur la protection des données personnelles des membres. La Guardia di Finanza spécialisée dans la lutte contre la “criminalité organisée” a donc reçu l’ordre de fouiller de fond en comble le siège du Grand Orient d’Italie à Rome. Bien que le Grand Orient d’Italie ait immédiatement remis les listes à l’arrivée des militaires, la perquisition a duré 14 heures (nuit comprise) ; tous les employés ont été identifiés, l’appartement privé du Grand Maître a été mis sens dessus dessous.
La Cour européenne des droits de l’homme a ajouté que la mesure était disproportionnée dans la mesure où il n’y avait aucune preuve que l’acquisition de tant de papier et de données numériques était pertinente pour l’enquête de la Commission. Le Grand Maître Stefano Bisi parle d’un « résultat historique obtenu devant la CEDH », avec l’espoir que « cela puisse contribuer, comme cela s’est produit de nombreuses fois dans l’histoire du pays, à préserver et à faire progresser la démocratie, la justice et la légalité »…
Mayotte : Omerta sur la chaos migratoire
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le cyclone qui a frappé Mayotte révélant de façon tragique l’impasse migratoire dans laquelle elle se trouve.
Et puis le dossier de la semaine est consacré à Wikipédia ou plutôt “wokipédia”, l’encyclopédie participative qui se transforme avec les chiens de garde du système, nous avons nommé les antifa 2.0.
On n’oubliera pas les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Benjamin Duhamel.
Contribuer à l’émergence d’un habitat Bien Commun
Connaissez-vous les coopératives d’habitants ? Tout commence par une volonté humaine de construire un projet d’habitat avec d’autres : lieu, surface individuelle et collective, service partagée, gouvernance, équilibre financier, charte de vie d’entraide, axe sociale. C’est, en premier lieu, le projet de vie commune qui est définie autour de valeurs qui replacent la Personne Humaine en son cœur. Les problématiques immobilières et financières se trouvent être au service de cet art de vivre. Les témoignages enthousiastes de ces habitants coopérateurs interpellent : créer une relation amicale et durable avec ses voisins n’est-elle pas bénéfique ? Partager une chambres d’amis, une salle de réception, un véhicule, une buanderie, (…) n’est-il pas opportun au regard de leur utilité ?
Terres Habitées, foncière citoyenne ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale), permet l’appropriation collective de fonciers. Elle facilite ainsi la création d’habitats à valeur d’usage, coopératifs, écologiques et déconnectés du marché. Sa mission se définit ainsi : acquérir et mettre à bail du foncier pour des coopératives d’habitants. Ces coopératives sont déjà très prisées en Suisse (20% du parc immobilier), Allemagne et Canada. Elles commencent, depuis quelques années à s’implanter en France. Le principal frein à l’installation d’une coopérative d’habitants est le financement de son foncier. La Foncière Terres Habitées entend le lever.
Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en contribuant à l’émergence de cet habitat Bien Commun en investissant dans la Foncière Terres Habitées ?
Pour s’informer et investir, il vous faut cliquer sur le lien ci-dessous :
https://www.credofunding.fr/fr/terres-habitees
Cet investissement donne droit à une réduction fiscale dans le cadre du dispositif IR-PME ESUS.
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs.
Faire face à la pandémie pornographique
La pression monte sur les sites pornographiques. À partir du 11 janvier, ces services seront contraints de contrôler l’âge de leurs utilisateurs en leur proposant plusieurs solutions éditées par des prestataires externes, de l’envoi d’un selfie vidéo pour qu’une IA estime l’âge du visiteur à celui d’une pièce d’identité. Au moins une de ces solutions devra assurer un « double anonymat », c’est-à-dire que le vérificateur d’âge ne saura pas quel site demande cette information, et le site porno ne connaîtra pas l’identité de son visiteur. Mais la plupart des acteurs concernés sont vent debout contre ces nouvelles règles, car ils craignent une baisse de leurs audiences.
Stéphane Blocquaux, docteur en Science de l’information et de la communication, chercheur au LIRFE à l’UCO (Angers) et membre associé au LAMPA (Arts et Métiers ParisTech), ayant mené diverses formations ou expertises auprès du ministère de la Santé, du Sénat, de la Fondation pour l’Enfance ou encore de la Protection judiciaire de la jeunesse, et Renaud Hétier, professeur en sciences de l’éducation à l’UCO (Angers), viennent de publier un ouvrage afin de mettre en garde les parents contre Le cybersexe, ce virus qui tue l’enfance. Parents, comment faire face à la pandémie pornographique ?
Ils recommandent notamment l’interdiction des smartphones avant le lycée, car il y a urgence à ouvrir les yeux des parents et des pouvoirs publics, pour qu’ils prennent la mesure du phénomène de la cybersexualité et de ses effets délétères sur les plus jeunes. Les auteurs de cet ouvrage vous proposent un regard croisé entre leurs deux domaines scientifiques, la communication et l’éducation. Il s’agit, d’une part, de comprendre les nouveaux codes et références d’une industrie de la pornographie spectaculaire et lucrative qui envahit la toile pour s’offrir aux yeux des enfants. Et, d’autre part, de s’interroger sur la place de l’amour, du désir, de la sensibilité ou simplement du toucher dans un monde virtuel intoxique par la banalisation de la culture porno dès le plus jeune âge. Cet ouvrage propose des pistes de réflexion, des choix et des repères éducatifs concrets pour agir et protéger les jeunes générations des formes les plus violentes du virus de la cybersexualité.
Les auteurs rappellent que l’Etat a sa part de responsabilité. C’est encore sous Giscard que la pornographie a été libéralisée :
Mais le 30 décembre 1975, l’Assemblée nationale autorise la projection libre et intégrale de films à caractère pornographique en France. Ainsi, dans les années 1970, on ne dénombrait pas moins de 44 salles de cinéma porno à Paris.
Ou encore :
Personnellement auditionné par la Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) en mai 2019 à Paris sur la question des effets potentiels des écrans chez les mineurs, je me souviens encore de cette étonnante question posée par un des experts réunis pour ce groupe de travail :
“Soit, nous entendons bien vos hypothèses M. Blocquaux, mais pouvez-vous nous fournir la preuve scientifique, et nous assurer, que les images pornographiques vues par des enfants de 5 ans auront des effets réels sur leur vie sexuelle future ? Comment pouvez-vous en être si sûr, alors que vous n’avez pas pu mener d’expérience en ce sens ?”
Et d’ajouter :
“Vous comprenez, nous sommes mandatés pour légigérer et on ne peut pas légiférer à la légère, sans preuves scientifiques solides.”
Ma réponse fut des plu courtes : “C’est là toute la subtilité de la différence entre la science… et le bon sens commun, non ?” Sérieusement, faudrait-il faire boire des “shooters” de whisky à des enfants de 5 ans pour prouver les effets négatifs de l’alcool dès la maternelle ?
Parmi les mesures proposées, les auteurs soulignent l’importance d’interdire les smartphones aux enfants de moins de 15 ans. Et à ceux qui pensent qu’il est trop tard pour revenir sur ce sujet, les auteurs rappellent l’exemple des trottinettes électriques, initialement autorisées aux mineurs à partir de huit ans, puis de 12 ans (2019). Puis, face au constat de nombreux accidents portés sur cette tranche d’âge, un décret publié au Journal officiel le 1er septembre 2023 a relevé à 14 ans l’âge minimum nécessaire pour la conduire.
