I-Média Musk – Trump : Dream team contre les médias
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les prodiges technologiques d’Elon Musk avec le lancement d’une fusée innovante et des robots du futur.
Le dossier du jour est consacré au traitement médiatique de la présidentielle américaine avec Donald Trump qui bénéficie d’une dynamique favorable avec son allié Elon Musk.
Les pastilles de l’info abordent :
1) Affaire Depardieu : manipulation de Complément d’enquête
2) Doliprane : vente d’un fleuron français aux américains
3) Zemmour adapte le suicide français pour Canal+
4) Emily in Kaboul
5) Les bobo-boomers aiment l’immigration !
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Glenn Greenwald, un journaliste lanceur d’alerte américain courageux.
TNT : Ouest-France ne serait pas prêt à remplacer C8
Alors que le groupe Ouest-France devrait prendre la place de C8 ou de NRJ12 le 1er mars avec une nouvelle chaîne de télé, conformément à la décision de l’ARCOM, il semble que la chaine ne sera pas prête alors que C8 devrait s’arrêter le 28 février. Le nombre d’emploi affiché lors de l’audition est quasiment divisé par deux, et le plateau en région, qui était le centre de l’argumentation de la chaîne ne sera pas construit avant 2 ou 3 ans. Ce ne sont donc plus 58 salariés qui vont être embauchés, mais seulement…35 !
Quand au lancement de la chaîne, ce ne devrait pas être avant le 1er septembre. L’autorité de régulation décide donc de supprimer la première chaîne de la TNT en France, C8, et ses 200 emplois, pour une chaîne qui ne sera pas prête le 1er mars avec seulement 35 salariés.
Par ailleurs, les travaux de construction du plateau TV à Rennes, qui était un des principaux arguments de la chaîne pour défendre son enracinement régional, ne débuteront pas avant 2026, voire 2027, en raison de leur coût important.” Le 16 juillet 2024, cinq dirigeants du groupe Ouest-France avaient défendu face à l’Arcom un dossier comprenant “cinq piliers” : un talk-show quotidien intitulé “Le Talk en vrai” s’attachant à l’humain “avec des gens que l’on ne voit pas à la télévision”, du divertissement, avec l’adaptation de formats numériques mais aussi des captations de concert et de spectacles d’humour, de l’information, avec un JT quotidien (“De la commune au monde”), de la fiction, avec deux soirées cinéma par semaine et accompagnées dans certains cas de soirées débats.
Blocage des sites pornos : oui mais non
Le gouvernement lit-il le Salon Beige ? Il y a un mois, votre blog s’étonnait que le gouvernement ait décidé de bloquer des sites illégaux de retransmission de match de foot… mais ne faisait rien contre les sites pornographiques qui sont un danger pour les mineurs qui ne respectent aucun droit du numérique : droit à l’image, RGPD, …
La cour d’appel de Paris a ordonné jeudi le blocage de plusieurs sites pornographiques en raison de l’absence de contrôle de l’âge des utilisateurs, néanmoins elle leur a accordé un sursis. L’accès à 4 sites devra être bloqué par les fournisseurs d’accès à Internet sous 15 jours. La sanction sera levée si ces sites mettent en place un véritable contrôle de l’âge de leurs visiteurs.
Saisie par deux associations de protection de l’enfance (La Voix de l’enfant et e-Enfance), en vertu de la loi sur les violences conjugales de 2020, qui demande que les sites pornos doivent vérifier que les mineurs n’accèdent pas à leurs contenus et ne pas se contenter d’une simple déclaration de majorité, la Cour d’appel considère que « l’intérêt supérieur de l’enfant » est une « considération primordiale » qui justifie de porter atteinte à « d’autres droits tels que la liberté d’expression ».
C’est « une première en France voire en Europe », s’est réjouie e-Enfance, promettant de « continuer notre combat». C’est « une grande victoire pour nos enfants : 4 ans après la loi du 30 juillet 2020 et mon amendement imposant le contrôle de l’âge des visiteurs des sites pornographiques gratuits, la justice a tranché aujourd’hui », se réjouit de son côté la sénatrice de Saône-et-Loire Marie Mercier, à l’origine d’un amendement sur le sujet.
Les autres sites pornographiques poursuivis par les deux associations échappent au blocage. Trois d’entre eux, établis à Chypre et en République Tchèque, ont plaidé qu’une telle décision « constituerait une mesure de restriction prohibée par le principe de libre circulation des services de l’information » dans l’UE, indique le communiqué. Ces sites ont également argué que la législation du pays européen dans lequel ils étaient hébergés devait prévaloir sur la loi française. Cette question est actuellement étudiée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
Selon l’Arcom, 2,3 millions de mineurs visitent chaque mois des sites pornographiques.
L’extrême-gauche infiltrée par les services iraniens ?
Lu sur Atlantico :
Le parti communiste français a ouvert ses locaux, à plusieurs reprises, à d’importantes personnalités liées à la République islamique d’Iran. Des membres de la France insoumise entretiennent quant à eux des liens avérés avec des activistes palestiniens membres d’une organisation terroriste qui assume sa proximité avec les Gardiens de la révolution islamique. Avant eux, le parti socialiste avait déjà été la cible d’une tentative d’infiltration iranienne, déjouée par le contre-espionnage français. Révélations sur l’entrisme iranien au cœur de l’extrême gauche française.
C’est dans les locaux du parti communiste, dans le 13 ème arrondissement de Paris, que le collectif Palestine vivra annonçait tenir une réunion, le 2 mai dernier, en présence de Salah Hamouri. Cet avocat franco-palestinien de 39 ans, considéré proche du Front de Libération de la Palestine (FPLP), mouvement révolutionnaire marxiste inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, est aussi le gendre de l’ex député communiste Jean-Claude Lefort (décédé en juin 2024, ndlr).
Bien qu’il ait nié tout lien avec le FPLP, Hamouri a été condamné, en 2008, à sept ans de prison par un tribunal israélien qui l’a reconnu coupable d’avoir fomenté un projet d’assassinat contre l’ancien grand rabbin d’Israël (selon son avocate, Hamouri aurait plaidé coupable pour obtenir une réduction de peine, ndlr). Il a aussi été proche de Samir Kuntar, un terroriste libanais membre du FPLP, également lié au Hezbollah, la milice chiite libanaise aux ordres de Téhéran. Kuntar, condamné à perpétuité en Israël, en 1980, pour le meurtre d’un père et de sa fillette de quatre ans, a été libéré en 2008 dans le cadre d’un échange, et tué en 2015 par une frappe israélienne en Syrie. Il existe une photo sur laquelle posent les deux hommes, qui laisse peu de place au doute quant à leur relation. On y voit également, à leurs côtés, Ahmad Saadat, le secrétaire général du FPLP.
Franco-iranien, Matthieu Ghadiri, ancien policier et ex-agent infiltré, a été recruté par les services secrets iraniens dans les années 80, pour espionner et influencer, pendant plusieurs années, le parti socialiste. Ce dont ne se doutaient pas les mollahs, c’est qu’il travaillait pour le contre-espionnage français. Il déclare :
Tout a commencé en février 1979, lors de la visite de Yasser Arafat à Téhéran. Ce dernier a proposé aux Iraniens de constituer un service de renseignement avec l’appui des Syriens, qui eux-mêmes profitaient des conseils des soviétiques. Mais Khomeini a décidé de s’adresser directement à ces derniers. À partir des années 1980/81, le renseignement iranien devient en quelque sorte un service russe, adapté à la mentalité iranienne, et à la religion musulmane. Ses responsables ont notamment appris du KGB que lorsqu’un de leurs agents est placé dans une ambassade, il ne doit pas s’occuper des affaires du pays dans lequel il est en poste, mais seulement de ceux qui sont frontaliers. Les agents iraniens ont été totalement formatés par les Soviétiques.
Depuis quand les Gardiens de la révolution islamique, bras armé du régime iranien, font-ils de l’ingérence et du renseignement en France ?
Jusqu’en 2016, les Gardiens de la révolution islamique agissaient surtout à l’intérieur de l’Iran. Leur priorité, c’était le contre-espionnage, et la chasse aux opposants. L’étranger était le domaine réservé des agents du ministère de l’information (l’équivalent de la DGSE, ndlr). Mais à cette époque, qui se situe peu après les accords de Vienne sur le nucléaire iranien, ils ont commencé à s’intéresser aux pays étrangers. Leur hiérarchie s’est rendu compte que leurs homologues des services du ministère de l’information étaient très efficaces à l’extérieur de l’Iran. Dans le même temps, les mollahs ont compris que ces derniers ne leur disaient pas tout dans leurs rapports. C’est comme ça que les Gardiens de la révolution ont récupéré une partie de leur mission. Ils ont décidé de recruter des agents de toutes nationalités installés à l’étranger, et bien intégrés dans leurs pays de résidence. Encore aujourd’hui, s’il s’agit d’Iraniens qui sont dans une situation fragile, ils les menacent, eux ou leurs familles, pour les obliger à collaborer. S’ils ont une bonne situation, ils leur proposent de gagner de l’argent en travaillant avec des sociétés iraniennes et des organismes d’État. En ce qui concerne les étrangers, ils les aident financièrement et indirectement à travers des associations islamiques créées en Europe ou ailleurs. Parmi ces étrangers, ils trouvent parfois une personne qui a le potentiel de gravir les échelons dans le domaine politique, et de devenir une personnalité importante dans son pays. Dans ce cas, ils investissent sur elle à long terme. C’est la méthode russe. Les agents du ministère de l’Information, dans les ambassades, s’occupent du recrutement d’agents appelés « sympathisants de la République islamique », ou des groupes terroristes palestiniens.
Les services secrets iraniens vous ont demandé d’espionner le parti socialiste français et de faire de l’influence auprès de personnalités. En dehors de vous, quels types de profils ont-ils recruté en France ?
Leurs cibles, c’étaient des médecins, des avocats ou des pharmaciens iraniens résidant en France. Durant la période où j’étais en activité, il y en a eu plusieurs identifiés en France et en Europe. Une fois recrutés, ils avaient pour mission de prendre contact avec des personnalités de gauche, d’assister à des réunions (…). Les services Iraniens pouvaient également recruter des étudiants qui se trouvaient en situation précaire. Il leur était aussi demandé de prendre attache avec des associations, puis avec des politiques.
Pourquoi les réformateurs iraniens, que l’on présente comme des modérés en France, sont ceux qui ont le plus infiltré les institutions françaises ?
Jusqu’en 2018, les réformateurs étaient très présents parmi le personnel des ambassades et des consulats. Par leur présence à l’étranger, ils paraissaient plus ouverts, ils communiquaient beaucoup en ce sens. Ils approchaient les partis politiques pour faire passer leurs idées. Ils faisaient aussi de l’influence en leur faisant peur, en leur disant par exemple que si la République islamique devait s’écrouler, alors l’Iran deviendrait l’Irak ou la Syrie. Plein de gens, qui voulaient tisser des relations durables avec eux, sont tombés dans leurs filets. Cependant, lorsqu’en 2018, Donald Trump a fait voler en éclats le traité de Vienne, les conservateurs ont repris la main.
Pendant plusieurs années, le Parti Communiste a mis une salle à disposition de personnalités liées au régime iranien. Comment cela est-il possible ?
Les agents des réformateurs ont su séduire les responsables du parti communiste en leur faisant miroiter un changement en douceur en Iran. Les communistes, voulant lutter contre les extrémistes, les ont crus, et ont commencé à les soutenir sans le savoir. On peut appeler cela comme on veut, mais force est de constater que le parti communiste a été infiltré par les services iraniens.
En aout, la députée européenne Rima Hassan était filmée à Amman, en Jordanie, lors d’une manifestation en hommage à Ismail Haniyeh, le chef du Hamas tué le 31 juillet à Téhéran. Elle a été vivement critiquée, et obligée de se justifier. Que peut-on déduire de sa présence à un tel évènement ?
Je vais vous livrer mon analyse : les services iraniens cherchent des personnes qui ont le potentiel pour devenir responsable associatif ou politique. Dès qu’ils les ont trouvées, ils se lancent directement ou indirectement dans un travail de longue haleine, afin qu’elles entament une grande carrière, et qu’elles deviennent plus tard leur porte-parole. Rima Hassan, compte tenu de ses origines, de sa personnalité et de son caractère, est considérée comme une perle rare pour les extrémistes du Proche-Orient à la solde des services de renseignements iraniens.
Au regard de sa connaissance de la région, difficile d’imaginer que ce point lui ait échappé. A minima, il ne peut pas lui avoir échappé qu’elle fréquente des militants du FPLP. Du reste, son champ lexical est à la fois très proche du leur comme de celui des mollahs iraniens. Il y a manière et manière de soutenir la légitime cause palestinienne. La sienne présente des similitudes troublantes avec le mode de combat idéologique des islamistes. Est-elle une sorte d’idiote utile sous influence ou assume-t-elle consciemment un rôle d’allié ? Au regard de ce qu’on sait des tentatives d’infiltration iraniennes en Europe, le Parlement européen pourrait sans doute utilement se pencher sur la question.
Est-ce que des associations françaises, par exemple propalestiniennes, touchent de l’argent de la République islamique d’Iran ?
La République islamique dépense des centaines de millions de dollars pour aider des groupes terroristes, et exporter l’islam chiite en Europe et ailleurs, en créant des centres culturels islamiques, ou en aidant financièrement des associations islamiques propalestiniennes. Les Turcs agissent aussi de la sorte. Comme ils savent tous qu’ils sont surveillés par les autorités policières, financières et judiciaires, ils cherchent en permanence des moyens pour contourner le système et rendre ces aides financières légales et “propres”…
Saint Luc Evangéliste
Le 18 octobre, nous fêtons Saint Luc, aussi surnommé « le scribe de la miséricorde du Christ ».
Pour l’occasion, Hozana vous propose de méditer l’évangile de Luc en podcast !
Dans son évangile, Luc rapporte particulièrement les évènements manifestant la bonté du Seigneur : l’enfant prodigue, le bon samaritain, la brebis perdue, la pécheresse pardonnée, le bon larron. On y trouve également les « évangiles de l’enfance », c’est-à-dire ceux où sont rapportés les événements entourant l’incarnation et précédant la vie publique de Jésus. Saint Luc est par ailleurs le seul à raconter l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, épisodes que l’on retrouve dans la méditation des mystères joyeux du rosaire.
Éducation sexuelle en milieu scolaire : une réponse inadaptée et de graves dérives à stopper immédiatement
Communiqué du Syndicat de la famille :
Apologie de la transidentité, mais aussi banalisation des nudes, du chemsex, des partouzes, de la prostitution, de la pornographie… Le Syndicat de la Famille publie la preuve que les contenus mis à disposition des élèves sont inadaptés et nocifs, y compris du point de la prévention des risques IST. Constatés par huissier, ces éléments sont actuellement présentés aux recteurs d’académie dans le cadre d’une mobilisation syndicale. Objectif à court terme : l’ouverture d’un dialogue en vue de la suppression des contenus ciblés et du retrait des agréments des associations militantes concernées.
Au motif de l’éducation sexuelle, des contenus qui n’ont rien à voir avec la mission de l’Education nationale ni avec la circulaire n° 2018-111[1] qui encadre cette éducation sont délivrés aux élèves. Concrètement, parmi les manuels scolaires, les sites internet conçus ou recommandés par l’Education nationale aux élèves dès l’âge de 11 ans, et les supports produits par des associations agréées, il y a trop de dérives avec la diffusion de contenus inadaptés, y compris au regard des objectifs affichés de prévention, et idéologiques. Le Syndicat de la Famille dénonce la diffusion de ces contenus auprès des élèves, qui est confirmée par un constat d’huissier, et en demande le retrait immédiat. L’ouverture d’un dialogue entre les familles et le ministère de l’Education nationale est urgente.
Des contenus inadaptés pour des élèves de 11 ans
Vidéos avec des adultes entièrement nus pour mettre en scène les zones érogènes du corps, conseils pour l’anulingus, promotion des nudes mais aussi de la transition de genre et des plans à trois ou davantage, banalisation du chemsex ou de la pornographie… Ces informations ne sont clairement pas adaptées à des élèves de 11 ans et n’ont donc rien à faire dans des supports conçus à leur intention. Les dérives sont presque sans limite puisque les outils à disposition des jeunes vont jusqu’à parler de la prostitution d’une manière tout simplement scandaleuse : « la prostitution, moralement, c’est bien ? C’est neutre ? C’est mal ? À cette question, chacun jugera selon ses valeurs ». Et encore, toujours à propos de la prostitution, « liberté ultime pour les uns, limite infranchissable pour les autres, difficile d’avoir un avis nuancé sur le sujet ». Et il ne s’agit hélas que d’un triste aperçu de ce qui est mis à disposition des adolescents !
Faire entendre la vive inquiétude des familles
Mobilisés depuis la rentrée à travers la France, le Syndicat de la Famille entend exprimer une inquiétude forte sur la manière avec laquelle est abordée l’éducation sexuelle dans le cadre scolaire et pour réclamer le retrait immédiat de tout document qui ne respecterait ni l’âge, ni la maturité des mineurs. Le Syndicat de la Famille demande aussi la suspension immédiate des partenariats et le retrait des agréments des associations concernées.
Ces retraits sont d’autant plus urgents que ces contenus inadéquats sont exposés aux élèves sans leur consentement, ni celui de leurs parents, alors que le consentement est présenté comme le cœur même du message à faire passer en éducation sexuelle.
Outre les rectorats, le Syndicat de la Famille a envoyé une copie du constat d’huissier au cabinet de la ministre de l’Éducation nationale. Signe du malaise des pouvoirs publics, certains documents ont commencé à être supprimés, mais ce n’est qu’une infime partie de ces dérives très graves pour l’éducation et la croissance de la jeunesse.

Le Sénat adopte une proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de la maladie de Charcot
Mardi, les sénateurs ont adopté à l’unanimité (335 voix – Stéphane Ravier n’a pas voté) une proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Charcot.
Son objectif est notamment d’« accélérer le traitement des demandes de prestation de compensation du handicap (PCH) » et de « remédier aux longs délais d’attente ». Pour ce faire il introduit une « procédure dérogatoire » pour les pathologies d’évolution rapide et sévère, comme la maladie de Charcot.
Le texte était porté par le sénateur de la Drôme, Gilbert Bouchet, souffrant lui-même de cette pathologie. C’est en fauteuil roulant et muni de son appareil respiratoire qu’il a plaidé pour une meilleure prise en charge des patients. « J’ai dû m’acheter moi-même le fauteuil électrique qui convenait à mon handicap », a-t-il témoigné.
Atteint de la maladie de Charcot, le sénateur de la Drôme (LR) Gilbert Bouchet a tenu à défendre en personne, devant le Sénat, sa proposition de loi pour une meilleure prise en charge des maladies neurodégénératives. pic.twitter.com/JvJO7DgLiI
— Le Figaro (@Le_Figaro) October 16, 2024
En France, cette maladie touche entre 6000 et 7000 personnes.
Le texte a désormais été transmis à l’Assemblée nationale.
Addendum : Stéphane Ravier était retenu à Marseille mardi dernier et, étant non-inscrit, personne n’a pu prendre sa délégation de vote.
L’euthanasie arrive devant le Parlement britannique
Mercredi, le député britannique Kim Leadbeater a présenté sa proposition de loi intitulée « « Loi pour la fin de vie des adultes malades en phase terminale » à la Chambre des Communes britannique.
Le texte sera débattu le 29 novembre. Il « devrait conditionner le recours au suicide assisté à l’approbation de deux médecins et d’un juge ». Le Premier ministre, Keir Starmer, a précisé qu’il n’y aurait pas de consignes de vote sur ce texte.
A l’opposé des militants de Dignity in Dying (« Dignité face à la mort »), le porte-parole de l’association Care Not Killing (« Prendre soin, non pas tuer »), Alistair Thompson, alerte contre le risque de « mettre la pression sur de nombreuses personnes pour mettre fin à leur vie prématurément ». « L’accent devrait être mis sur l’amélioration des soins palliatifs », interpelle-t-il. De son côté, l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, avertit que cette « approche dangereuse » « mène sur un terrain glissant » « dans tous les autres endroits où elle a été adoptée ».
Dans une lettre pastorale publiée jeudi 10 octobre, le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, s’élève contre ce projet de loi :
[…] Le premier point est le suivant : Faites attention à ce que vous souhaitez.
Il ne fait aucun doute que le projet de loi soumis au Parlement sera soigneusement formulé, prévoyant des circonstances claires et très limitées dans lesquelles il deviendrait légal d’aider, directement et délibérément, à mettre fin à la vie d’une personne. Mais n’oubliez pas que tous les pays où une telle loi a été adoptée ont clairement démontré que les circonstances dans lesquelles il est permis de mettre fin à une vie s’élargissent de plus en plus, rendant le suicide assisté et le meurtre médical, ou l’euthanasie, de plus en plus accessibles et acceptés. Dans ce pays, des assurances seront données que les garanties proposées sont solides et fiables. Cela a rarement été le cas. Cette proposition de modification de la loi peut être une source de soulagement pour certains. Mais elle suscitera beaucoup de craintes et de trépidations chez de nombreuses personnes, en particulier celles qui sont vulnérables et celles qui vivent avec un handicap. Ce qui est proposé aujourd’hui ne marquera pas la fin de l’histoire. Il vaut mieux que l’histoire ne commence pas.
Le deuxième point est le suivant : le droit de mourir peut devenir un devoir de mourir.
Une loi qui interdit une action est clairement dissuasive. Une loi qui autorise une action change les attitudes : ce qui est autorisé est souvent et facilement encouragé. Une fois que l’assistance au suicide est approuvée par la loi, une protection essentielle de la vie humaine disparaît. Des pressions s’exercent sur les personnes proches de la mort, de la part d’autres personnes ou même d’elles-mêmes, pour qu’elles mettent fin à leur vie afin de soulager leur famille d’une charge perçue comme telle, d’éviter la douleur ou d’obtenir un héritage.
Je sais que, pour de nombreuses personnes, la perspective d’une souffrance prolongée et d’une perte de dignité suscite une peur profonde. Pourtant, il est possible d’alléger ces souffrances. Ce débat doit donc porter en partie sur la nécessité et le devoir d’améliorer les soins palliatifs, afin que chacun d’entre nous puisse réellement vivre ses derniers jours en compagnie d’êtres chers et de professionnels de la santé attentifs. Il s’agit là d’une véritable mort dans la dignité. En effet, le changement radical de la loi qui est actuellement proposé risque d’entraîner, pour tous les professionnels de la santé, une lente évolution du devoir de soigner vers un devoir de tuer.
Le troisième point est le suivant : l’oubli de Dieu rabaisse notre humanité.
Les questions soulevées par ce projet de loi touchent au cœur même de la manière dont nous nous comprenons, dont nous vivons, dont nous sommes humains. Pour les personnes qui ont foi en Dieu – la grande majorité de la population mondiale – la première vérité est que la vie, en fin de compte, est un don du Créateur. Notre vie découle de Dieu et trouvera son accomplissement en Dieu. L’Éternel a donné, et l’Éternel a repris ; que le nom de l’Éternel soit béni » (Job 1:21). Ignorer ou nier cette vérité revient à séparer notre humanité de ses origines et de son but. Nous nous retrouvons à flotter librement, détachés, dans une sphère sans ancrage solide ni destin, pensant que nous pouvons nous les créer nous-mêmes selon l’humeur du temps, voire du jour.L’expression la plus claire de cette foi est que chaque être humain est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est la source de notre dignité et elle est propre à la personne humaine. La souffrance d’un être humain n’est pas dénuée de sens. Elle ne détruit pas cette dignité. Elle fait partie intégrante de notre parcours humain, un parcours embrassé par le Verbe éternel de Dieu, le Christ Jésus lui-même. Il amène notre humanité à sa pleine gloire précisément par la porte de la souffrance et de la mort. […]
Etats-Unis : la campagne de Kamala Harris a des airs de celle de Ségolène Royal…
À trois semaines du scrutin, le camp Harris commence à perdre les pédales, selon Alexandre Mendel dans la revue Conflits :
[…] Les démocrates commencent à accumuler les fautes, les gaffes et leur désorganisation montre qu’ils sont conscients de leur faiblesse. Un peu plus et leur campagne ressemblerait presque à celle de Ségolène Royal en 2007, dans la dernière ligne droite, où tout le monde perdait les pédales et les nerfs.
En renfort tardif à Fort Valley, en Géorgie (encore un autre État pivot !), Bill Clinton, qui n’a jamais porté dans son cœur Kamala Harris et qu’il considère, en privé, comme une arriviste sans talent oratoire et parfaitement inculte, a fait une gaffe très révélatrice en évoquant la mort de Laken Riley, une étudiante en soins infirmiers de 22 ans, tuée en février dernier alors qu’elle faisait son jogging, et qui « n’aurait probablement pas eu lieu » si les migrants, y compris son meurtrier, un clandestin d’origine vénézuélienne, avaient « tous été correctement contrôlés ».
Un autre ex-président, Barack Obama, et qui n’est pas non plus un fan de Kamala Harris, s’était déplacé plus tôt, à Pittsburgh, grande ville de l’ouest de la Pennsylvanie, avec un message aussi étrange que maladroit à destination des hommes afro-américains, qui n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir voter pour un candidat républicain depuis plus de cinquante ans. « Certains d’entre vous n’êtes tout simplement pas sensibles à l’idée d’avoir une femme présidente », a déclaré le premier président noir (mais pas Afro-Américain au sens de descendants d’esclaves), suggérant que cette catégorie d’électeurs était… misogyne et donnant l’impression de leur faire une leçon.
La candidate elle-même semble perdre confiance. Et met en avant son bulletin de santé, établi par un médecin de la Maison-Blanche, et qui souligne qu’Harris, âgée de 59 ans, est « en excellente santé et possède la résistance physique et mentale nécessaire pour s’acquitter avec succès des fonctions de la présidence » et exigeant que Donald Trump publie également un bilan détaillé de son état physique. En remettant au centre une question qui était soigneusement évitée sous Joe Biden, les démocrates essaient de refaire de l’âge (Trump a 78 ans et sera, s’il est élu, le président investi le plus âgé de l’histoire américaine) un sujet décisif. Une façon de faire oublier les deux véritables inquiétudes de l’électorat américain le coût de la vie et l’immigration, et de le mettre au rang de préoccupations secondaires.
Enfin, et ce n’est pas le moindre signe d’alerte, en Amérique, les médias eux-mêmes commencent à douter de ses chances. L’émission Saturday Night Live, qui incarne pourtant l’humour bien-pensant sur NBC, et en particulier la comédienne new-yorkaise Estée Pali qui l’imite à la perfection, est devenue subitement plus sarcastique à l’encontre de la candidate démocrate, la faisant passer pour une ahurie qui ne contrôle plus rien, qui rit pour un oui ou pour un non et qui se demande souvent ce qu’elle fait là. Quand la presse américaine cesse d’avoir des égards pour les puissants, c’est que les puissants, même de gauche, ont perdu de leur valeur.
La primauté de la vie éternelle et saint Ignace d’Antioche
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Il convient de marcher d’accord avec l’esprit de l’évêque, comme vous le faites déjà. Votre presbytérat, jugé digne de Dieu, est très uni à l’évêque comme les cordes à la lyre. C’est pourquoi, de votre unité et de votre amour concordant, que s’élève un chant pour Jésus-Christ. Et que chacun de vous devienne un chœur, afin que dans l’harmonie de votre accord, prenant dans l’unité le ton de Dieu, vous chantiez d’une seule voix pour Jésus-Christ au Père, afin qu’il vous écoute et vous reconnaisse, pour vos bonnes œuvres, comme étant les membres de Jésus-Christ. Il est nécessaire que vous vous trouviez dans une unité inséparable pour être toujours participants de Dieu. »
« Je ne vous commanderai pas comme si j’étais quelqu’un d’important. Bien que je sois enchaîné en son nom, je n’ai pas encore atteint la perfection en Jésus-Christ. Je commence seulement à m’instruire et je vous parle comme à mes condisciples. J’ai besoin d’être oint par votre foi, vos encouragements, votre patience et votre magnanimité. Mais puisque la charité ne me permet pas de rester silencieux, je veux vous exhorter à communiquer en harmonie avec l’esprit de Dieu. Et Jésus-Christ, notre vie inséparable, est la pensée du Père, tout comme les évêques nommés jusqu’aux extrémités de la terre sont dans la pensée de Jésus-Christ. »
« J’écris à toutes les Églises et j’annonce à tous que je meurs volontiers pour Dieu, si vous ne m’en empêchez pas. Je vous prie de ne pas avoir pour moi une bienveillance inopportune. Laissez-moi être la proie des bêtes, par lesquelles il m’est possible d’atteindre Dieu. Je suis le froment de Dieu et broyé par les dents des fauves pour devenir le pur pain du Christ. Plutôt, caressez les fauves pour qu’ils deviennent ma tombe et ne laissent rien de mon corps afin que, mort, je ne sois un poids pour personne. Alors je serai vraiment disciple de Jésus-Christ, lorsque le monde ne verra plus mon corps. Priez le Seigneur pour moi afin que je puisse, par ces moyens, être victime pour Dieu. Je ne vous commande pas comme Pierre et Paul. Eux étaient apôtres, moi un condamné ; eux étaient libres, moi encore esclave. Mais si je souffre, je serai uni à Jésus-Christ et je ressusciterai libre en lui. Maintenant enchaîné, j’apprends à ne rien désirer. »
« Je ne veux plus vivre selon les hommes. Cela se fera si vous le voulez. Veuillez-le, car vous pourriez aussi être désirés par Lui. Je vous le demande en quelques mots. Croyez-moi, Jésus-Christ vous montrera que je parle sincèrement ; il est la bouche infaillible par laquelle le Père a véritablement parlé. Priez pour moi afin que je l’atteigne. Je n’ai pas écrit selon la chair, mais selon l’esprit de Dieu. Si je souffre, vous m’avez aimé ; si je suis refusé, vous m’avez haï. »
« Immersion dans la Gloire de Dieu. L’âme s’est perdue en Lui. Un sentiment très vif d’une Plénitude pure : Lumière devant laquelle, et dans laquelle, toute autre lumière est comme si elle n’existait pas : une Force unique, absolue, qui soutient et crée tout. Transcendance de Dieu. Silence et Abîme qui en toi deviennent un “mot”, une forme. C’est comme si Dieu vivait pour toi. »
Elle vient pour une opération chirurgicale, on lui propose l’euthanasie
Une Canadienne âgée de 51 ans et atteinte d’un cancer du sein s’est vu proposer une euthanasie, « alors qu’elle était sur le point d’entrer dans le bloc opératoire » pour y subir une mastectomie.
Le médecin qui devait pratiquer l’intervention a passé en revue tous les risques de l’intervention avec elle. Puis il lui a demandé si elle connaissait l’« aide médicale à mourir » (AMM). « Tout ce que j’ai pu dire, c’est que je ne voulais pas en parler », témoigne la patiente.
« J’avais peur, j’étais seule, j’avais froid et je ne savais pas ce qui m’attendait. » « Cela m’a bouleversée ». « Pourquoi m’a-t-on posé des questions sur l’aide à mourir, alors que j’étais sur le point de subir une intervention chirurgicale qui, je le crois vraiment, m’a sauvé la vie ? »
Au total, cette « proposition » lui aura été faite à trois reprises, dont une fois en salle de réveil, à l’issue de son intervention.
« J’avais l’impression d’être un problème dont il fallait se débarrasser plutôt qu’une patiente qui avait besoin d’un traitement ».
Cette Canadienne attend depuis un an un rendez-vous dans une clinique spécialisée dans le traitement de la douleur.
« Pourtant, si j’appelais la ligne d’assistance MAID [Medical aid in dying, « aide médicale à mourir »] ce matin, je parlerais à un médecin demain après-midi ».
Le Canada affiche une pénurie en matière de soins palliatifs.
L’« aide à mourir », qui a été légalisée au Canada en 2016, est désormais la cinquième cause de décès dans le pays.
Source : Gènéthique
La Floride annonce plus de 100 enquêtes pour fraude dans le cadre d’une pétition en faveur d’un amendement pro-avortement
Le gouvernement de Floride a déclaré que l’État avait été « inondé de plaintes » concernant des militants en faveur de l’avortement qui défendent une mesure électorale radicale et a annoncé qu’il avait ouvert « bien plus de 100 enquêtes criminelles préliminaires » sur des fraudes potentielles.
L’Office of Election Crimes & Security (OECS) du Département d’État de Floride a publié un rapport de 348 pages sur les résultats obtenus concernant une importante fraude à la pétition qui aurait été utilisée pour faire inscrire un amendement radical en faveur de l’avortement sur le bulletin de vote du mois de novembre.
L’amendement 4, appelé « Amendement visant à limiter l’ingérence du gouvernement dans l’avortement », stipule qu’« aucune loi ne doit interdire, pénaliser, retarder ou restreindre l’avortement avant la viabilité ou lorsque cela est nécessaire pour protéger la santé de la patiente, comme déterminé par le fournisseur de soins de santé de la patiente ». S’il était adopté, il exigerait que l’avortement soit autorisé pour n’importe quelle raison avant la « viabilité » du fœtus et annulerait l’interdiction de l’avortement avant six semaines en Floride.
Le mois dernier, l’administration DeSantis a annoncé qu’elle examinerait les signatures de « près de 37 000 pétitions soumises » recueillies par 35 personnes, suite à des cas de signatures de personnes décédées et de signatures non concordantes, ainsi que des rapports de personnes qui « n’ont pas signé les formulaires de pétition en leur nom » et même des signatures falsifiées.
Le 11 octobre, le secrétaire d’État adjoint de Floride chargé des affaires juridiques et de l’intégrité électorale, Brad McVay, a signé une lettre détaillant l’enquête menée jusqu’à présent par l’OECS sur les allégations de fraude à la pétition contre le FPF, le groupe pro-avortement à l’origine de l’amendement.
« À partir de la fin de l’année 2023 et jusqu’au début de l’année 2024, l’État a été inondé de plaintes contre FPF et ses agents. Les allégations comprenaient des rapports sur des personnes rémunérées par FPF signant des pétitions au nom de personnes décédées, falsifiant ou déformant les signatures des électeurs sur les pétitions, utilisant les informations d’identification personnelles des électeurs sans leur consentement, et des parjures/fausses déclarations sous serment. »
La lettre révèle que l’OECS a ouvert « bien plus de 100 enquêtes criminelles préliminaires » sur des fraudes potentielles, y compris des « milliers » de pétitions qui ont été validées alors qu’elles ne correspondaient pas aux signatures figurant dans le dossier et/ou qu’elles avaient été recueillies par des « fraudeurs connus », ainsi que des « allégations crédibles » selon lesquelles des pétitionnaires ont été payés pour leur travail, ce qui constitue un délit en Floride.
L’enquête pourrait déboucher sur une contestation juridique de l’inscription de l’amendement 4 sur le bulletin de vote, qui, si elle aboutit, pourrait empêcher l’amendement d’entrer en vigueur même si 60 % de l’électorat l’adopte.
Les enjeux de l’amendement 4 sont importants, non seulement pour le sort des lois pro-vie actuelles de Floride, mais aussi pour la tendance nationale plus large des batailles contre l’avortement dans une Amérique sans Roe v. Wade.
Les partisans pro-vie n’ont pas réussi à faire adopter des amendements en faveur de la vie ou à bloquer des amendements en faveur de l’avortement en Californie, au Kentucky, au Michigan, au Montana, au Vermont et en Ohio, ce qui a suscité de nombreuses discussions sur la nécessité de développer de nouvelles stratégies pour protéger la vie dans les urnes, ainsi qu’un débat parmi les Républicains sur les ramifications politiques du maintien d’une position pro-vie claire.
Les amendements constitutionnels requièrent 60 % des voix en Floride (par opposition au seuil de la majorité simple dans des États tels que le Michigan et l’Ohio), et les sondages sont incertains.
Le PS prend enfin les choses en main…
Le Parti socialiste va obliger tous ses candidats à suivre une formation contre violences sexistes et sexuelles. Il était temps que le PS réagisse.
Pour rappel, la liste de quelques pervers sexuels de gauche connus :
- Après DSK et l’affaire du Carlton et du Sofitel
- Après Michel Sapin “accusé d’avoir fait claquer la culotte d’une journaliste”
- Après Jean-Michel Baylet, ex-ministre de Hollande et propriétaire de la Dépêche du Midi, qui a agressé une ancienne collaboratrice, puis” frappée et mis à la rue, quasiment nue.”
- Après Denis Baupin accusé d’agressions et de harcèlement sexuel
- Après Cohn-Bendit, “porte-drapeau le plus éminent des pédophiles” selon un rapport officiel des Grünen (écolos allemands)
- Après l’ancien président des Jeunes Socialistes
- Après les agressions sexuelles chez les jeunes communistes
- Après les agressions sexuelles à l’UNEF, devenue un “terrain de chasse sexuelle”, lorsque Caroline de Haas en était à la tête.
Un hommage aux victimes des avortements forcés
Cela se passe à La Réunion, mais on pourrait organiser cela en métropole où, bien souvent, des jeunes filles et des femmes sont forcées à avorter par leur conjoint, leurs parents, leur patron…
A la Réunion, les avortements forcés avaient pour but de réduire la population créole.
Sophie Andriansen et Anjale signent une BD sur le destin de milliers de femmes avortées et stérilisées de force à La Réunion, dans les années soixante-dix : Outre-Mères, le scandale des avortements forcés à La Réunion (Éditions Vuibert, 24,90 €). A cette époque, des hystériques militaient pour obtenir le droit d’avorter, alors que des femmes subissaient des avortements et stérilisations forcées réalisées par des soignants ayant pignon sur rue. Toutes ces femmes vivaient pourtant à la même époque, les années 1970. Et dans un même pays, la France.
Ce drame a traumatisé des familles entières.
La honte d’avoir subi une mutilation touchant à la plus stricte intimité de la maternité, sans le moindre consentement.
Selon les estimations, au moins 3 000 femmes ont subi ces avortements et stérilisations contraints. Seules trente-six d’entre elles ont eu le courage de porter plainte avant de se voir déboutées lors d’un procès tenu en février 1971 au tribunal de Saint-Denis.
Certains ont témoigné sur le fait que le crématorium de la clinique Saint-Benoît, lieu où se pratiquait la majorité des actes, tournait à plein régime. Parfois, les avortements concernaient des femmes enceintes de six à sept mois…
Pour les autorités d’alors, il s’agissait de maîtriser une démographie jugée trop galopante.
Encouragés et couverts par les élus locaux et à Paris, des médecins ont investi avec voracité dans la juteuse et illégale usine à avortements. Ils étaient protégés par l’influent Michel Debré, élu député de la Réunion de 1963 à 1988, ancien Premier ministre du Général de Gaulle.
En 2019, un projet de commission d’enquête sur le sujet a été déposé, en vain, à l’Assemblée nationale. L’un des porteurs, Jean-Hugues Ratenon, élu réunionnais de La France insoumise, déclarait alors : Il ne s’agit pas de traîner dans la boue des responsables, mais de connaître la vérité sur une histoire taboue.
Les antifas assument : “Cela ne pourra se faire que par la force et la violence, et donc par l’éclatage des têtes en question”
À la suite de l’arrestation d’une soixantaine de nervis d’extrême-gauche, certains armés de matraques, et qui voulaient en découdre lors d’une dédicace du livre « Transmania », plusieurs des gardés à vue ont nié leur intention de s’en prendre physiquement aux deux jeunes femmes… Certains de leurs complices assument publiquement leur intention dans un texte publié sur le site antifa « Paris Lutte Info ». Extraits :
« Que les bisounours se tiennent sages si iels le veulent, certaines d’entre nous auraient coulé la péniche et tous ses fafs avec si nous en avions eu l’occasion. Certaines d’entre nous avaient bien la volonté d’en découdre. »
« Nous ne nous opposons pas aux transphobes et aux fascistes dans le joyeux monde du débat des idées, ni pour s’imposer dans l’espace médiatique : nous nous opposons physiquement et violemment à leur existence toute entière. »
« Il n’y aura pas de réconciliation possible avec les fascistes, et il faudra bien un jour en découdre. Il faudra bien que la peur s’installe durablement dans leur camp et dans leurs têtes pour que leurs idées mortifères disparaissent à tout jamais. Cela ne pourra se faire que par la force et la violence, et donc par l’éclatage des têtes en question. Dans cette optique, une matraque télescopique semble être un pas dans la bonne direction. »
Via Paul Sugy
Imaginez un site de droite publiant ce type de prose : les journaux de 20h s’empareraient du sujet, divers ministres clameraient leur indignation, l’association en question serait dissoute illico, une plainte déposée et le site internet bloqué…
243 600 c’est encore pas assez pour ces avortueurs ?
La commission des affaires sociales du Sénat a engagé une mission d’information sur l’accès à l’avortement, afin de dresser un état des lieux objectif des difficultés rencontrées, sur le territoire, par les femmes souhaitant y recourir.
La mission devait rendre ses conclusions à l’été 2024. Le rapport a été présenté le 16 octobre et a été adopté à l’unanimité (photo).
Sur ce rapport de 3 sénateurs, Alain Milon, Brigitte Devésa et Cathy Apourceau-Poly, la commission des affaires sociales a mesuré les difficultés rencontrées par les femmes pour accéder à un avortement de proximité et choisir librement la méthode et le secteur auxquels elles souhaitent recourir.
🎯 243 600 IVG en 2023 : une « liberté garantie » mais un accès fragile
Sur le rapport d’Alain Milon, @DEVESA3 et @Apourceau, la #ComAfSocSénat a mesuré les difficultés rencontrées par les femmes pour accéder à une IVG de proximité et choisir librement la méthode et le secteur… pic.twitter.com/BBasnay4IF
— Sénat (@Senat) October 16, 2024
243 600 avortements en 2023, ce n’est sans doute pas suffisant. Il y aurait même encore des mère qui osent mettre au monde un enfant en France en 2024…
Ce matin en commission des affaires sociales du @Senat.
Présentation de notre rapport rapport sur #IVG Une liberté garantie mais un accès fragile.
Avec @Mouiller_P , Alain Milon , et @DEVESA3
Adopté à l’unanimité. pic.twitter.com/ZYN4I7Cnnr— Cathy APOURCEAU-POLY (@Apourceau) October 16, 2024
Italie : La GPA est désormais interdite, même à l’étranger pour les Italiens
Comme annoncé hier, et à l’initiative de La Manif Pour Tous Italia, qui s’appelle maintenant Pro Vita & Famiglia, la vente d’enfants par location d’utérus est désormais prohibée en Italie.
Par 84 voix contre 58, la loi qui qualifie la location d’utérus de “crime universel” a été approuvée et elle porte un coup très dur au marché obscène des enfants par la maternité de substitution. À partir d’aujourd’hui, l’Italie ne sera plus complice, même indirectement, d’une pratique qui exploite le corps des femmes comme un véritable « four » pour produire des enfants sur mesure comme s’il s’agissait d’objets à vendre et à acheter.

Désormais les juges devront rejeter les demandes de transcription dans les bureaux de l’état civil des actes de naissance présentés par les couples qui ont loué des ventres à l’étranger.
Le Parti démocrate, le Mouvement 5 étoiles et l’Alliance des Verts et de la Gauche colonisés par le lobby LGBTQIA+ ont voté contre, ce qui ne surprend personne.
Pour Pro Vita & Famiglia, cette journée couronne des années de batailles culturelles et politiques, avec des dizaines de conférences, des panneaux d’affichage dans les rues, des rencontres avec les citoyens, des manifestations, des flash mobs et d’une pétition populaire signée par plus de 60 000 citoyens.
Bienheureux Carlo, sourire du Ciel
Une nouvelle prière officielle en attendant sa canonisation prévue en 2025 :
Bienheureux Carlo, sourire du Ciel
pour cette terre blessée et sans paix,
nous louons Dieu pour ta vie simple, joyeuse et sainte.
Tu as accepté avec confiance d’être dépouillé de ta jeunesse
pour te dédier au ciel, avec Jésus et Marie,
à une mission d’amour sans frontières.
Reposant avec ton corps mortel là où François d’Assise
s’est dépouillé de tout bien terrestre,
tu cries avec lui au monde que Jésus est toute notre joie.
Jeune plein de rêves,
attiré par la nature, le sport, Internet,
mais encore plus émerveillé par le miracle de Jésus
réellement présent dans l’Hostie Sainte,
aide-nous à croire qu’il est là vivant et vrai,
mystique « autoroute » qui conduit au Ciel,
et apprends-nous à le contempler avec Marie,
dans les mystères du Saint Rosaire.
Explique-nous, Bienheureux Carlo, qu’au-delà des modes,
seul Jésus, en nous unissant à lui,
nous rend « originaux et non des copies »,
vraiment libres.
Obtiens-nous de savoir le rencontrer dans chaque créature,
mais surtout chez les pauvres,
pour que l’humanité soit plus juste et fraternelle,
riche de beauté et d’Espérance,
à la gloire du Père, du Fils et du Saint-Esprit.Ainsi soit-il
Recevoir l’image avec la prière, en précisant bien le nombre d’exemplaires que vous désirez
De la plus Haute Tour, de Patrice Martineau
Voici le clip de la chanson “De la plus Haute Tour” qui ouvre mon nouvel album “Ô ma France”. Une chanson très puissante pour aider nos âmes à tenir debout !
DE LA PLUS HAUTE TOUR
1. Au nom du ciel et de la terre Au nom du partage des eaux Au nom de la guerre à la guerre Au nom de tous les chants d’oiseaux Au nom des nuages qui passent Au nom des semelles de vent De ce qui nait, ce qui trépasse Au nom des hommes et de leur chant
2. Au nom des lacs et des rivières Des sanglots longs des violons Au nom des enfants de lumière Et de la Rose de Saron Au nom des sages, au nom des fous Qu’on applaudit, qu’on emprisonne An nom des prophètes qu’on cloue Aux piloris de Babylone Ref. De la plus haute tour Frères d’arme, frères d’âme J’en appelle à l’Amour Frères d’âme, frères d’arme
3. Au nom des foules sans visages Sous la houlette d’un enfant Du ciel de traîne avant l’orage Sous la coupole des grands vents Au nom des lèvres des amants Et des voiles des caravelles Au nom du râle des mourants Sur le quai d’la vie éternelle
4. Au nom de l’antique promesse Au nom des Cèdres du Liban Au nom du glaive de Damoclès Sur la honte de l’Occident Au nom du chant des troubadours Et du silence du plain-chant Au nom de nos rêves au long cours Des voluptés du firmament
Commandes par mail [email protected] : le prix de ce nouveau disque est de 15€/cd. Si vous commandez un ou plusieurs autres cd, les suivants seront à 5€ l’unité + 5€ (forfait envoi quelle que soit la quantité)

La démarche religieuse de Jacques Fesch ne peut être analysée comme un gage d’amendement
C’est l’avis de la Cour de cassation, qui a rejeté la demande de rétablissement de l’honneur de Jacques Fesch, condamné à mort pour crime en 1957.
En 1954, Jacques Fesch a commis un vol à main armée à Paris. Dans sa fuite, il a tué par arme à feu un fonctionnaire de police, a blessé à la nuque un passant et a fait usage de son arme à plusieurs reprises sur des passants.
En 1957, la cour d’assises a condamné cet homme à la peine de mort pour violences volontaires sur agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions, avec l’intention de lui donner la mort, tentatives de meurtre et vols qualifiés. Son pourvoi en cassation et son recours en grâce ont été rejetés. Il a été exécuté.
Une personne condamnée pour un crime peut, à certaines conditions, être réhabilitée lorsqu’elle a montré des gages d’amendement après l’exécution de sa peine. La réhabilitation entraîne l’effacement de la condamnation.
La loi du 24 décembre 2020 a ajouté un article 2 à la loi du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort. Cet article prévoit que les ayants droit d’une personne condamnée à mort et dont la peine a été exécutée peuvent saisir la chambre criminelle de la Cour de cassation d’une requête tendant au rétablissement de l’honneur de cette personne. En 2023, le fils du condamné, qui n’avait pas 3 ans lors de la mort de son père, a saisi la chambre criminelle de la Cour de cassation d’une requête en rétablissement de l’honneur de son père. Cette requête vient d’être rejetée.
La décision de la Cour de cassation :
Pour que l’honneur d’un condamné à mort dont la peine a été exécutée puisse être rétabli, il faut que ce condamné ait offert des gages d’amendement.
Ces gages sont appréciés au regard de la gravité des faits, ainsi qu’en tenant compte de l’évolution de la personnalité et du comportement de la personne condamnée, depuis le jour auquel elle a commis les faits.
La Cour de cassation a examiné les pièces produites par le fils du condamné.
Elle a aussi examiné des documents qu’elle a pu elle-même recueillir en dépit de l’ancienneté des faits (dossiers de la procédure d’information, du jugement, du recours en grâce, dossier pénitentiaire et articles de presse publiés lors du procès).
Les gages d’amendement qui ont été identifiés par la Cour sont :
le bon comportement du condamné à l’égard du personnel pénitentiaire et de ses codétenus ;
le regret de ses actes et de leurs conséquences exprimé auprès de certaines personnes ou dans des écrits.
Cependant, au regard de la gravité et de la multiplicité des crimes commis par le condamné, les éléments analysés pris dans leur ensemble ne constituent pas des gages d’amendement suffisants. En effet :
la réalité de l’indemnisation des victimes n’a pas été établie (que cette indemnisation ait procédé du condamné ou, à son initiative, de sa famille) ;
la démarche religieuse du condamné ne peut être analysée en elle-même comme un gage d’amendement ;
la large diffusion des écrits du condamné et l’intérêt qu’ils ont suscité ne constituent pas un gage d’amendement, car ils sont postérieurs à son décès et indépendants de sa volonté ;
les circonstances dans lesquelles la peine a été prononcée et exécutée n’entrent pas en compte dans l’appréciation des gages d’amendement.
La requête est donc rejetée.
En prison, Jacques Fesch a trouvé la foi. En compagnie de l’aumônier de la Santé, le père Jean Devoyod, d’un autre religieux, Frère Thomas, et de son avocat, fervent catholique, Me Paul Baudet, il a accompli un cheminement spirituel hors du commun. Avant de monter à l’échafaud, il laisse derrière lui de nombreux écrits, dont le plus célèbre, Dans cinq heures, je verrai Jésus – implicitement dédié à son fils –, attire l’attention de l’Église. Alors qu’il est cardinal archevêque de Paris, Mgr Jean-Marie Lustiger fait ouvrir, en 1987, une procédure de béatification, toujours en cours, de Jacques Fesch.
Alliance des droites au Parlement européen
Depuis la rentrée du nouveau Parlement européen, deux textes sont passés grâce aux voix du Parti populaire européen (centre-droit) et des droites dites radicales, ce qui fait hurler les socialistes. Le PPE a fait passer deux textes en se passant de ses partenaires traditionnels de coalition proeuropéenne – les Socialistes ainsi que les centristes de Renew – en utilisant les voix des partis à sa droite : les conservateurs et réformistes européens (ECR, le groupe de Giorgia Meloni, dans lequel siègent Marion Maréchal et ses 3 colistiers), les Patriotes pour l’Europe (PFE, le groupe de Viktor Orban où siègent les élus RN), et l’Europe des nations souveraines (ENS, un groupe réunissant les exclus des Patriotes comme l’AfD, où siège Sarah Knafo de Reconquête).
La première fois, c’était pour une résolution du Parlement européen sur le Venezuela le 19 septembre. Le PPE a déposé et cosigné cette proposition avec ECR et les Patriotes pour l’Europe. Les socialistes et Renew, d’accord avec le fond du texte, ont refusé de le soutenir au titre du cordon sanitaire. Il est quand même passé.
Jeudi dernier, le PPE a fait passer avec les droites un texte régissant l’ordre de passage des auditions des futurs commissaires européens. La version adoptée fait passer en dernier, et donc en position plus vulnérable, la socialiste espagnole Teresa Ribera. A contrario, le vice-président italien ECR, Rafaele Fitto, passe parmi les premiers vice-présidents exécutifs. La présidente des
socialistes, Iratxe Garcia Perez, était furieuse :
« On ne peut comprendre que le PPE joue le jeu d’avoir des doubles majorités, avec nous dans certains cas, avec l’extrême droite dans d’autres. Ils ont démontré aujourd’hui que la droite et l’extrême droite avaient une position commune. Le cordon sanitaire est brisé. »
La coprésidente des Verts Terry Reintke a également protesté :
« Utiliser le soutien de l’extrême droite pour pousser un agenda de droite aux auditions des commissaires est l’opposé d’un cordon sanitaire. »
David Cormand, président de la délégation française des écolos au Parlement européen, estime que
« c’était prévisible, puisque dans la plupart des pays européens, les partis de droite font des coalitions avec des fachos. Qu’est-ce qui les empêche de le faire au Parlement européen ? Le PPE utilise la coalition côté face avec S&D et Renew pour dire qu’il est fréquentable, et côté pile avec ECR et les extrêmes droites pour assurer son leadership. Ils négocient deux fois, et obtiennent fromage et dessert ».
Jean-Lin Lacapelle futur coordinateur entre le groupe RN à Paris et celui du Parlement européen ?
Jean-Lin Lacapelle, connu pour avoir fait le ménage au sein du RN, s’apprête à faire son retour auprès du groupe du RN au Parlement européen. Jordan Bardella lui a proposé de devenir coordinateur entre le groupe RN à l’Assemblée nationale et la délégation au sein de l’instance strasbourgeoise, affiliée au groupe des Patriotes pour l’Europe. Le poste a été laissé vacant par Christophe Bay, devenu eurodéputé fin septembre.
L’ex-eurodéputé travaillerait en collaboration avec Marine Le Pen, qui dirige le groupe à Paris, Jordan Bardella, président des Patriotes pour l’Europe, ainsi qu’avec le président de la délégation RN à Bruxelles, Jean-Paul Garraud.
Jean-Lin Lacapelle a échoué de peu (49,3 %) à rafler un siège de député du Loiret aux législatives de juin.
Mgr Schneider à Candace Owens : L’Église catholique était le « plus grand ennemi » des communistes soviétiques
Mgr Athanasius Schneider a été interrogé par Candace Owens. Il a raconté que son grand-père allemand avait été tué dans le cadre de la purge de Joseph Staline « simplement parce qu’il était catholique », les communistes considérant le christianisme comme un « obstacle » à la société athée et matérialiste qu’ils souhaitaient instaurer.
Ceux qui pratiquaient et professaient leur foi, par le culte ou en conservant des icônes et des croix religieuses chez eux, étaient perçus comme des ennemis de l’idéologie athée de l’État. La religion, y compris le catholicisme, a également été dénoncée comme contraire à la raison et « anti-scientifique » dans les écoles, contrairement à l’athéisme, qui était considéré comme une vision « scientifique » du monde.
Mgr Schneider a fait remarquer que, curieusement, le « plus grand ennemi » des communistes soviétiques « n’était pas tant le soi-disant monde occidental » que l’Église catholique – et « en particulier le Vatican, car à cette époque, jusqu’à Vatican II, les papes ont tous hardiment résisté au communisme » et l’ont même « accusé publiquement » de ses « atrocités » et de ses « mensonges ».
En fait, les papes ont condamné le communisme de manière répétée, formelle et véhémente, notamment dans l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII, dans l’encyclique Divini Redemptoris du pape Pie XI sur le communisme athée et dans le décret de 1949 du vénérable pape Pie XII contre le communisme. En 1846, le bienheureux pape Pie IX a dénoncé le communisme dans Qui Pluribus comme étant « absolument contraire à la loi naturelle elle-même », déclarant qu’« une fois adopté, [il] détruirait complètement les droits, la propriété et les biens de tous les hommes, et même la société elle-même ».
Ainsi, puisque les Soviétiques considéraient le Vatican comme « la plus grande autorité morale du monde », son opposition au communisme faisait de l’Église catholique son « plus grand ennemi ».
En conséquence, les Soviétiques arrêtaient les prêtres qui ne faisaient que donner les sacrements en cachette et les qualifiaient d’« agents secrets du Vatican ». Interrogé par Owens sur l’origine de cette résistance à l’Église catholique, Mgr Schneider a répondu : « Le premier à avoir nié l’autorité, c’est le diable ». Il a rappelé qu’au début de la Sainte Écriture, dans le livre de la Genèse, le diable a remis en question le commandement de Dieu à Adam et Ève de s’abstenir de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. « Depuis lors, le diable influence les gens avec ce poison… pour défier et nier la réalité. C’est alors que le diable a dit : « Vous serez comme Dieu ». C’est la tentation la plus dangereuse pour tous les êtres humains dans les sociétés ».
Mgr Schneider a ajouté que cette rébellion contre Dieu et contre la réalité se manifeste par une haine du mariage et même des deux sexes donnés par Dieu. L’inversion du bien et du mal a également entraîné un « génocide » mondial des enfants à naître. Selon cette vision gnostique du monde, qui a refait surface dans l’idéologie franc-maçonne « dont nous sommes aujourd’hui les témoins », a déclaré Mgr Schneider, l’homme tente d’établir « ce qui est bien et ce qui est mal ».
BFM en crise
BFM ne se remet pas des annés Fogiel : après son rachat par l’armateur CMA CGM, BFMTV se voit plus que jamais « menacée » par CNews.
La chaîne d’information en continu BFMTV connaît une véritable cascade de départs, rapporte Ouest France. Des dirigeants quittent le navire… Ça avait commencé avec celui d’Arthur Dreyfuss (de la direction d’Altice Media, qui possédait BFMTV). Avaient suivi ceux du directeur général de la chaîne Marc-Olivier Fogiel et d’Hervé Béroud, directeur de l’info.
Lundi 14 octobre, c’est l’emblématique Philippe Corbé, directeur de la rédaction de BFMTV, qui a annoncé son départ à ses équipes, selon Le Parisien.
Plusieurs journalistes devraient également quitter la chaîne, parmi lesquels
- Stéphane Sellami, grand reporter police-justice ;
- Thomas Soulié, chef adjoint du service politique ;
- Perrine Vasque, journaliste politique ;
- Céline Pitelet, présentatrice du week-end ;
- Christophe Person, chef du service météo ;
- Candice Mahout, cheffe du service culture.
Que le dernier n’oublie pas d’éteindre la lumière.
Pour ne rien arranger, les audiences de BFMTV sont en baisse depuis la rentrée : avec 2,9 % de part d’audience, elle a été dominée par CNews (3,2 %, selon les chiffres de Médiamétrie). L’écart entre les deux chaînes n’avait jamais été aussi élevé.
Encore un proche de Hollande qui a des ennuis avec la justice
Faouzi Lamdaoui avait déjà été condamné.
La liste des proches de Hollande condamnés par la justice :
- Yamina Benguigui (mars 2014)
- Faouzi Lamdaoui (décembre 2014)
- Kader Arif (novembre 2014)
- Thomas Thévenoud (septembre 2014)
- Jean-Marie Le Guen (juin 2014)
- Aquilino Morelle (avril 2014)
- Jérôme Cahuzac (décembre 2012)
Deux policiers auraient diffusé des documents protégés par le secret professionnel afin de mettre à mal la réputation de Mohamed Belaïd. Ce dernier avait été le chauffeur de Faouzi Lamdaoui, ancien élu d’Argenteuil avant qu’il obtienne un poste à l’Élysée. Il reprochait à son ancien patron de l’avoir employé sans lui verser de salaire.
Ce mardi, un ancien commissaire de police, Abdelhafidh Chraiet, un autre encore en fonction, Dominique Serniclay, et un ancien conseiller de François Hollande à l’Élysée étaient appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. Faouzi Lamdaoui, qui travaille aujourd’hui pour Veolia, il sera jugé pour complicité.
Les entreprises ne sont pas des vaches à lait
De Christophe Machard dans Les 4 Vérités :
Les entreprises sont les véritables moteurs de la création de richesse et de la prospérité d’un pays. Elles génèrent de l’emploi, de l’innovation, et assurent la croissance économique. Pourtant, nombre d’entre elles se trouvent aujourd’hui dans une impasse, freinées par une fiscalité excessive et un manque criant de trésorerie. Pour éviter la fuite de nos talents vers des pays plus favorables à l’entrepreneuriat, il est urgent de revoir notre approche économique et fiscale.
- Libérer le potentiel des entreprises pour mieux rémunérer les talents
Les entreprises doivent être en mesure de se développer et de bien payer leurs employés. Un pays ne peut se permettre de voir ses talents fuir vers des nations plus accueillantes pour les entrepreneurs. Il est temps de mettre en place un environnement où les entreprises peuvent prospérer et attirer les meilleurs ingénieurs, chercheurs, et techniciens en leur offrant des salaires compétitifs. Cette approche permettrait non seulement de retenir les talents, mais aussi d’encourager l’innovation locale.
- Cesser de voir l’entreprise comme une vache à lait fiscale
Il faut changer notre regard sur l’entreprise. Trop souvent, elle est perçue comme une simple source de revenus fiscaux, à exploiter sans limite. Pourtant, l’entreprise est un bien social. Elle crée de la richesse pour l’ensemble de la société, pas seulement pour ses actionnaires. Si un entrepreneur qui fraude le fisc est accusé de nuire au bien commun, pourquoi continuer à taxer l’entreprise à la source, là où elle crée de la valeur ?
Il serait plus pertinent de ne taxer que lorsque les dividendes sont distribués. En supprimant l’impôt sur les bénéfices au bilan et en ne taxant que les distributions, on permettrait aux entreprises de conserver plus de trésorerie pour investir, se développer et embaucher.
- La trésorerie : le nerf de la guerre
Trop d’entreprises, notamment des PME, font faillite pour un simple problème de trésorerie. Pourtant, une bonne gestion de cette dernière est cruciale pour le développement. Pour augmenter la trésorerie, il faut permettre aux entreprises de conserver leurs bénéfices et d’investir à long terme dans leur croissance, au lieu de les ponctionner dès la première ligne de profit.
Si nous voulons que les entreprises soient résilientes face aux crises, nous devons cesser de les asphyxier fiscalement à chaque étape de leur développement.
- Supprimer les aides publiques et compenser par une baisse des charges sociales
Une entreprise doit être rentable par elle-même et non dépendre d’aides publiques. Ces aides créent des distorsions de marché, profitant souvent à une poignée d’entreprises plutôt qu’à l’ensemble du tissu économique. En contrepartie, il serait judicieux de baisser les charges sociales, ce qui permettrait de soutenir l’emploi de manière plus équitable.
Les aides sont sélectives, la baisse des charges bénéficierait à tous, indépendamment de la taille ou du secteur de l’entreprise. De plus, l’argent économisé sur les aides pourrait largement compenser cette réduction de charges, stimulant ainsi la compétitivité des entreprises.
Montants des aides publiques aux entreprises :
En 2023, le montant total des aides publiques directes et indirectes aux entreprises en France est estimé à environ 92,4 milliards d’euros pour soutenir divers secteurs économiques, notamment à la suite des crises récentes. Ce chiffre inclut des subventions, des allégements fiscaux, des aides à l’embauche, et des aides spécifiques pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie. Si l’on prend en compte les aides d’urgence accordées entre 2020 et 2022, ce chiffre monte à 260,4 milliards d’euros, soit environ 10 % du PIB français(
Aides régionales et locales :
Les collectivités territoriales et les régions apportent également un soutien significatif aux entreprises, sous forme de subventions à l’innovation, de soutien à l’exportation, ou de subventions d’investissement. Les montants varient d’une région à l’autre, mais les régions françaises consacrent chaque année plusieurs milliards d’euros pour soutenir les entreprises locales. Par exemple, la région Île-de-France a un budget d’aides de près de 1 milliard d’euros par an(Vie Publique)
Charges sociales :
Le montant des charges sociales en France est considérable. En 2022, les entreprises françaises ont payé environ 540 milliards d’euros de cotisations sociales. Ce montant pourrait servir de base pour calculer la baisse possible des charges si les aides publiques étaient réorientées. En supprimant progressivement certaines aides sélectives, on pourrait envisager une baisse significative des cotisations sociales sur les salaires, réduisant ainsi le coût de l’emploi pour l’ensemble des entreprises.
Conclusion :
En réaffectant une partie des 92,4 milliards d’euros d’aides publiques directes et des subventions des collectivités à une réduction généralisée des charges sociales, il serait possible de renforcer la compétitivité des entreprises. Cela permettrait non seulement de soutenir la trésorerie des PME, mais aussi de favoriser la création d’emplois mieux rémunérés, notamment pour les ingénieurs et les profils hautement qualifiés.
- Éviter les effets de seuil et encourager les hauts salaires
Les effets de seuil, qu’ils soient liés à la fiscalité ou aux charges sociales, freinent la croissance des entreprises. Ils dissuadent certaines d’entre elles de se développer, par peur de subir un choc fiscal. Ces effets de seuil doivent être supprimés. De plus, la baisse des charges doit être appliquée de manière proportionnelle à tous les salaires, y compris les plus élevés.
Nous avons besoin de talents qualifiés, et pour attirer les meilleurs ingénieurs et techniciens, il est impératif de leur offrir des salaires compétitifs, sans que cela ne pèse trop lourdement sur les finances des entreprises.
Conclusion : Pour relancer l’économie et permettre à nos entreprises de se développer, nous devons leur offrir un cadre fiscal plus souple et un environnement propice à la création de trésorerie. Une entreprise libre de réinvestir ses bénéfices dans son développement plutôt que de les voir ponctionnés immédiatement est une entreprise capable de prospérer et d’offrir des emplois bien rémunérés. La baisse des charges sociales, combinée à une fiscalité orientée sur les dividendes plutôt que sur les bénéfices, permettrait de libérer le potentiel des entreprises tout en soutenant l’économie à long terme. C’est ainsi que nous éviterons la fuite de nos cerveaux et garantirons une prospérité durable pour tous.
La réussite des méthodes traditionnelles d’enseignement leur est insupportable
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Le Grand Fossé n’est pas seulement le 25ème album des aventures d’Astérix et Obélix, il est aussi l’abîme d’incompréhension qui sépare l’enseignement catholique d’avec la vision caricaturale que s’en font nombre d’acteurs du paysage politique et médiatique français. Sans aucun doute, le grand effondrement du catholicisme hexagonal de ces soixante dernières années, savamment analysé par le sociologue Guillaume Cuchet, n’est pas pour rien dans cette difficulté grandissante à se comprendre. A force de manquer de clarté évangélique, le rétablissement d’une proclamation authentique de la foi au sein des écoles privées fait grincer des dents, en interne, et pousser des cris d’orfraie, en externe.
Raccourcis idéologiques et vérité brutalisée
Il n’empêche, alors même que les progressistes chantent les bienfaits de l’ouverture, le bonheur de l’acceptation des différences, ce sont les mêmes bien-pensants qui s’érigent, sans gêne aucune, en censeurs à tout crin. Les apôtres du vivre-ensemble n’ont pas le dialogue pour tous chevillé à l’âme. Quand le dialogue et la confrontation d’idées favorisent le sens de la nuance, le pointage réflexe du doigt témoigne d’un déficit intellectuel, sinon d’une peur panique. On jette l’anathème ou l’on voue aux gémonies pour mieux s’affranchir de débattre. Lorsque l’outrance a valeur de carburant et que l’exagération tient lieu de boussole, l’excès se pratiquant au mépris du sens des mots, c’est toujours la vérité qui se trouve brutalisée.
S’il était nécessaire, une simple promenade sur les réseaux ou une revue de presse non exhaustive permettrait de s’en convaincre. A propos de la question scolaire, voici un petit florilège. L’universitaire Mathilde Larrère – par ailleurs membre du parlement de la Nupes et collaboratrice au site web Arrêt sur images – décrit sur X l’actuel gouvernement comme une « sortie de messe de Saint-Nicolas-du-Chardonnet ». L’Humanité titre en Une : « Ecole privée : Sous contrat mais hors de contrôle ». Sur France 3, à l’occasion d’un journal télévisé régional est évoquée une école hors-contrat catholique dans laquelle le journaliste affirme que « les enfants sont élevés à la dure », sans autre forme de procès. L’émission du service public Complément d’enquête diffusait jeudi dernier sur France 2 un reportage à charge – dans le sillage de celui réalisé sur le Puy du Fou – “sobrement” intitulé : « Stanislas : les dérives d’une école d’excellence ». Autoritarisme, sexisme, homophobie : tout y est passé…
La réussite des méthodes traditionnelles d’enseignement
« Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés » estimait Victor Hugo. Lorsque l’on assiste, sinon consternés, le plus souvent impuissants, à la détérioration des conditions de transmission du savoir dans l’enseignement public – sans même parler du contenu –, on s’attendrait à davantage d’humilité et de retenue chez les détracteurs de l’enseignement privé. Mais derrière ces critiques, il est difficile ne pas y voir de la jalousie. « Leur comportement nous est un reproche vivant, leur seule présence nous pèse. » lit-on dans le livre de la Sagesse (Sg 2, 14). Comme le soulignait la journaliste du Figaro, Eugénie Bastié, un Complément d’enquête sur les dérives de Sciences-Po aurait été, sans aucun doute, bien plus pertinent.
La réussite en effet des méthodes traditionnelles d’enseignement où se mêlent ordre, discipline, vouvoiement, estrades (supposées dans l’école catholique, et qui prévalent spécialement dans l’écosystème “hors contrat”) est à mettre en balance avec l’adversité ordinaire à laquelle est confrontée une grande partie des enseignants du public. Ce contraste interroge nécessairement et la ligne éducative et le projet pédagogique de ces deux univers scolaires. Sardou pourrait-il encore chanter : « J’ai fait les deux écoles et ça n’a rien changé. » ?
Jules l’imposteur (Dominique Martin Morin), petit ouvrage rédigé par François Brigneau dans lequel, avec une plume vive et documentée, le cofondateur du quotidien Présent épingle l’anticléricalisme de Jules Ferry. En parcourant l’histoire de la Troisième République, il en rappelle l’ambition à peine cachée : celle d’extorquer de l’âme des enfants les vérités de l’Eglise catholique. Des “hussards noirs” de Ferry aux propos de Vincent Peillon vantant l’école républicaine comme l’instrument privilégié d’émancipation « de tous les déterminismes », il n’y a qu’une suite logique. Déjà en 1866, le fondateur de la ligue de l’enseignement, Jean Macé, déclarait : « Nous avons à faire, non de la pédagogie, mais de la propagande républicaine ».
Catholique donc signe de contradiction
Des catholiques, de plus en plus nombreux, constatent avec effroi que l’Etat ne cesse d’évider sa législation des dernières normes morales d’origine chrétienne. Année après année, le ministère de l’Education Nationale donne le sentiment d’être davantage préoccupé par le transformisme social de ses élèves que par leur instruction.
Sur l’autre flanc, celui interne à la vie des écoles catholiques, la politique du plus petit dénominateur commun prévaut depuis longtemps. Aux Assises de l’enseignement catholique de l’an 2000, son secrétaire général dénonça la nostalgie d’une « école citadelle » et se prononça pour une « école carrefour ». Cette posture débouchera sur deux désastres : l’analphabétisme religieux généralisé et la disparition d’une culture chrétienne élémentaire.
Dans ce contexte, certains chefs d’établissements catholiques sous-contrat et l’univers catholique hors contrat dans son ensemble souhaitent absolument sortir de la tiédeur d’un catéchisme affadi. Comment peut-on se satisfaire d’un humanitarisme bon teint duquel le Christ n’apparaît plus que comme un instrument de décor parmi d’autres ? Désormais, même le secrétaire général de l’enseignement catholique, Philippe Delorme, plaide pour l’instruction obligatoire de cours de culture chrétienne dans les établissements privés catholique.
Depuis Antigone et le Christ lui-même, c’est rendre hommage à la raison humaine que de défendre ses convictions. C’est participer à l’élévation du débat que d’apporter la contradiction. Vivre en chrétien, c’est d’ailleurs accepter d’en devenir un signe. Et vivre en Français, c’est se réjouir d’en voir se lever.
Il fait tuer sa femme par euthanasie et touche l’héritage
Un mari qui a « aidé » sa femme en phase terminale à se rendre en Suisse pour mettre fin à ses jours peut hériter de ses biens, a tranché la Haute Cour britannique.
Philip Morris, âgé de 76 ans, s’était vu initialement refuser cet héritage en vertu de la loi anglaise. Finalement, après avoir fait appel à la Haute Cour et après huit mois d’audience, un juge a ordonné que la législation ne soit pas appliquée dans son cas. Sa requête était appuyée par les deux enfants du couple et les autres bénéficiaires de la succession.
Actuellement, au Royaume-Uni, toute personne qui accompagne un parent dans un pays où l’euthanasie est autorisée peut être poursuivie pour « aide au suicide » et risque jusqu’à 14 ans de prison. Pour « éviter cela », la défunte avait rédigé « une déclaration exprimant les raisons pour lesquelles elle souhaitait mourir ». De plus, Philip Morris a signalé la mort de sa femme à la police à son retour à leur domicile. La justice a décidé de ne pas engager de poursuites à son encontre.
Cette affaire intervient alors qu’une proposition de loi doit être présentée au Parlement cette semaine.
Source : Gènéthique
“Nous sommes dans une situation d’extrême violence”
Extrait d’un entretien donné par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau à Valeurs Actuelles :
Vous lisez tous les jours les rapports et synthèses de police de la veille. “France Orange mécanique”, “ensauvagement”, “décivilisation”… Quelle expression utiliseriez-vous pour décrire la situation de notre pays ?
Je reprends totalement ces termes à mon compte. Je suis marqué, depuis ma prise de fonctions, par la chronique de tous ces faits abominables qui tendent à devenir banals, et dont une partie minime seulement parvient à la surface médiatique. Nous sommes dans une situation d’extrême violence. Nous assistons à un délitement généralisé, et les forces de l’ordre en sont les premières victimes. Face à cet ensauvagement qui progresse, il faut réarmer l’État régalien, qui a été méticuleusement affaibli par des procédures qui semblent toujours protéger davantage le coupable que la victime. Je proposerai un renforcement de notre arsenal législatif et la simplification de ces procédures.
Vous avez annoncé vouloir revenir sur la circulaire Valls qui permet de régulariser 30 000 clandestins par an. Sur le même principe, que pouvez-vous faire sur le plan réglementaire pour lutter contre l’insécurité ?
Ce gouvernement n’aura pas de résultats concrets sans cohérence entre les deux ministres, de l’Intérieur et de la Justice. Prenez les individus multirécidivistes : une petite minorité de délinquants est à l’origine de 50 % des actes de délinquance. Le problème n’est pas qu’ils ne soient pas arrêtés, mais qu’ils ne soient sanctionnés que très tardivement par des peines de prison. Notre politique pénale repousse l’incarcération, en lui privilégiant notamment les peines alternatives. Je plaide pour un changement de pied radical. Il nous faut des courtes peines de prison dès les premiers délits, pour briser très tôt les parcours délinquants. Je me félicite que le Premier ministre se soit prononcé en faveur de ces courtes peines.
[…]
Sur X, Marc Vanguard publie des chiffres à donner le tourni :


La gestation pour autrui, y compris à l’étranger, sur le point d’être sanctionnée par l’Italie
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Le Sénat italien se prononce ce mercredi 16 octobre 2024 sur un projet de loi faisant de la gestation pour autrui de manière un délit universel (ICI).
Si ce texte est adopté, et tout porte à croire qu’il le sera, tout italien qui a recourt à une mère porteuse dans son pays ou à l’étranger encourra une peine de prison de 3 mois à deux ans et une amende de 600 000 à un million d’euros.
Le texte ayant été approuvé par la Chambre des députés, l’approbation du Sénat permettra au Président de la République italienne de promulguer ce texte.
La loi italienne interdit déjà à quiconque de réaliser, organiser ou faire, sous quelque forme que ce soit, la publicité de la commercialisation de gamètes ou d’embryons, ou de la gestation pour autrui.
La modification de la loi élargit le champ de compétence des autorités italiennes qui pourront juger des faits commis à l’étranger par un justiciable italien et condamner ce dernier pour des faits commis à l’étranger, fussent-ils légaux ou non dans le pays concerné.
Juristes pour l’enfance se réjouit de cette réforme italienne qui va dans la bonne direction. A l’heure où le marché de la gestation pour autrui est mondialisé, il est aisé pour les commanditaires de se rendre à l’étranger et d’échapper aux lois de leurs propres pays. L’Italie s’honore par cette modification de la loi et se présente ainsi comme le fer de lance de la protection des femmes et des enfants contre ce néo-esclavage et ces nouvelles traites des êtres humains que constituent la location d’utérus et la vente d’enfant.
L’Italie donne l’exemple: la répression pénale du recours à la GPA, y compris à l’étranger, est nécessaire. Les sanctions pénales sont avant tout dissuasives et, avant même de sanctionner si besoin, jouent d’abord un rôle pédagogique : faire comprendre aux citoyens que la GPA méconnait les droits des femmes et des enfants.
En France, Juristes pour l’Enfance s’est engagé depuis plus de 10 ans dans un sens similaire en proposant l’insertion après l’article 227-12 du Code pénal d’un article 227-12-1 ainsi rédigé:
« Art. 227-12-1. – Le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir la naissance d’un enfant par le recours à la gestation ou la procréation pour autrui est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.
« Lorsque le délit prévu par le présent article est commis à l’étranger par un Français ou une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation au deuxième alinéa de l’article 113-6, et les dispositions de la seconde phrase de l’article 113-8 ne sont pas applicables. »
Les propositions de Juristes pour l’enfance pour le droit français
Aujourd’hui en droit français, il n’existe pas d’infraction visant spécifiquement le recours à la GPA. Seuls les intermédiaires entre clients et gestatrices encourent une sanction pénale. Les clients ne sont pas visés par une infraction spéciale de recours à la GPA mais se rendent coupables du délit d’incitation à abandon d’enfant et, le cas échéant, d’atteinte à l’état civil de l’enfant (notamment si la mère d’intention est déclarée comme mère à l’état civil, cela constitue le délit de supposition d’enfant).
Pour les actes commis en France, ces délits sont insuffisants car ils ne tiennent pas compte de la programmation de l’abandon et de la remise de l’enfant. Il ne s’agit pas seulement de solliciter une femme enceinte (ce qui constitue le délit de provocation à abandon d’enfant) mais de programmer une grossesse en vue de l’abandon de l’enfant, le contrat n’étant exécuté non pas seulement avec la « gestation » mais seulement avec la remise de l’enfant . Il convient donc d’introduire dans le code pénal une infraction visant spécifiquement le recours à la GPA.
Quant au recours à la GPA à l’étranger, il ne tombe pas du tout sous le coup de la loi française, car les infractions existantes relatives à la GPA sont des délits au regard du droit français. Or, si les crimes commis par des Français à l’étranger sont toujours punissables par les tribunaux français, les délits ne sont passibles des tribunaux français que si les faits sont également constitutifs d’un délit dans le pays où ils ont été commis (à moins que la victime ne soit elle aussi française et qu’une peine d’emprisonnement ne soit encourue) (C. pén. Art. 113-6). En conséquence, lorsque des Français recourent à une GPA dans un pays où elle est autorisée, ils ne se rendent coupables sur place d’aucun délit. Les faits n’encourent donc en France aucune sanction pénale.
Pour que l’infraction tombe sous le coup de la loi française y compris lorsqu’elle est commise à l’étranger, il faudrait qu’elle soit constitutive d’un crime : une telle qualification n’aurait rien d’excessif compte tenu de la gravité des principes en cause.
Mais, si l’on conservait la qualification d’un simple délit, il serait encore possible de le sanctionner lorsqu’il est commis à l’étranger en écartant l’exigence de la double incrimination, comme cela l’a déjà été fait par exemple pour permettre de sanctionner les agressions sexuelles sur des mineurs commises par des Français dans des pays où elles ne sont pas réprimées (art. 222-22 al. 3 C. pén.).
Le projet de loi italien
La loi en vigueur en Italie est la loi n° 40 du 19 février 2004 (LEGGE 19 febbraio 2004, n. 40 ), dont l’article 16 paragraphe 6 dispose que :
6. Quiconque, sous quelque forme que ce soit, réalise, organise ou fait de la publicité pour la commercialisation de gamètes ou d’embryons ou pour la maternité de substitution, est puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et d’une amende de 600 000 à un million d’euros .
Le Projet de loi (C. 887), Présenté le 15 février 2023 par Carolina VARCHI et autres, « Modification de l’article 12 de la loi du 19 février 2004, n. 40, concernant la possibilité de poursuites pour le délit de maternité de substitution commis à l’étranger par une citoyenne italienne », approuvé le 26 juillet 2023 par l’Assemblée et transmis au Sénat , ajoute :
« Si les faits mentionnés dans la phrase précédente, en référence à la maternité de substitution, sont commis à l’étranger, le citoyen italien est puni conformément à la loi italienne ».
