Proposition de loi visant à rétablir le droit à l’instruction en famille
Emmenés par Marie-France Lorho, les députés RN ont déposé une proposition de loi visant à rétablir le droit pour les parents à instruire leurs enfants à la maison. Dans l’exposé des motifs, les députés soulignent :
La liberté d’instruction est consacrée par la loi du 28 mars 1882 relative à l’enseignement primaire obligatoire, qui disposait en son article 4 que
« l’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, âgés de six à quatorze ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles ».
Cette loi encourageait ainsi la nécessité d’instruction des enfants et non nécessairement leur scolarisation. Le Code de l’éducation en reprenait d’ailleurs les termes, disposant au premier alinéa de son article L. 131‑2 que :
« L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix. »
• D’un régime de déclaration à un régime d’autorisation
L’instruction en famille concerne essentiellement les enfants les plus jeunes, de 3 à 11 ans. Ainsi, 85 % des enfants instruits en famille le sont en cycle primaire (de 3 à 11 ans) contre 13 % en niveau collège et 2 % en niveau lycée. Comme le soulignait la proposition de résolution n° 3742 (XVe législature) invitant le Gouvernement à proposer un moratoire sur la modification législative de l’instruction en famille,
» les raisons de recourir [à l’instruction en famille] sont nombreuses : elle peut être un moyen de répondre aux difficultés d’adaptation de l’enfant, un moyen de répondre aux contraintes géographiques auxquelles peuvent être confrontés les parents, une façon de moduler l’enseignement à un choix potentiel de l’enfant (pratique sportive de haut niveau). Dans certains cas, l’instruction à la maison permet d’éviter à l’enfant d’être confronté au harcèlement scolaire ; il arrive que les enfants ne parviennent pas à s’adapter à un environnement scolaire qui leur est hostile. »
Pourtant, à l’occasion de l’examen de la loi n° 2021‑1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, le gouvernement a souhaité restreindre cette liberté, créant un arsenal de conditions pour pouvoir exercer ce droit. Dans sa section 21, la loi limite ainsi l’instruction en famille à des autorisations assorties de motifs particuliers, à l’image de l’état de santé de l’enfant ou l’éloignement géographique éventuel de la famille. L’instruction en famille est ainsi passée d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation, transition validée par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État.
• Une restriction excessive et inadaptée dans un contexte scolaire dégradé
Depuis la rentrée de septembre 2022, les possibilités d’avoir recours à l’instruction en famille ont donc été réduites. À l’heure où 29 % des personnels de l’éducation « ne trouvent plus de sens à ses missions », où 30 % sont en état de fatigue avancée et 17 % en proie à la colère (baromètre UNSA Éducation, cette décision apparaît déraisonnable. Car si l’on en croit le Conseil d’État, le « projet du Gouvernement pourrait conduire, selon les indications de l’étude d’impact, à scolariser obligatoirement plus des trois‑quarts des enfants actuellement instruits en famille », ce qui engendrerait une sollicitation accrue desdits personnels. Le coût généré par l’inscription d’élèves supplémentaires au sein de l’Éducation nationale constitue par ailleurs une charge non négligeable pour l’État.
Comme cela avait également été souligné dans la proposition de résolution susmentionnée, « le caractère arbitraire des conditions d’éligibilité pour instruire au sein de sa famille [du] projet de loi [est contestable] : pour l’heure, comment l’administration compte‑t‑elle distinguer les familles aptes à enseigner des autres ? Sous couvert de lutte contre le radicalisme islamiste, le gouvernement entend priver près de 30 000 enfants d’une instruction au sein de leur famille alors même que l’enquête de MM. Dominique Glasman et Philippe Bongrand dans la Revue française de pédagogie soulignait que « les connaissances actuelles ne permettent en rien d’affirmer [que les familles radicalisées pratiquant l’instruction à la maison] seraient prépondérantes parmi les familles qui instruisent hors établissement… ». Dans cette perspective, Jean‑Baptiste Maillard, secrétaire général de Liberté éducation, soulignait en février 2022 que : « seulement 0.09 % de ces enfants font l’objet d’une injonction de rescolarisation et aucune pour radicalisation ou séparatisme». Les critères excessifs employés pour disqualifier l’instruction en famille des modes d’instruction soulèvent, notamment dans un contexte scolaire particulièrement dégradé, des interrogations comme des réticences légitimes de la part des familles attachées à cette liberté, dont il faut s’interroger sur la nature fondamentale.
• Une liberté fondamentale, un mode d’instruction satisfaisant
L’instruction en famille constitue un mode d’apprentissage aux résultats satisfaisants. Si l’on en croit les rapports de la Direction générale de l’enseignement scolaire, cités par M. Maillard, auteur de L’école à la maison : une liberté fondamentale :
« plus de 98 % des enfants instruits en famille satisfont les attendus du socle commun de connaissances ».
Par ailleurs, cette liberté comporte une dimension d’ordre fondamental que le Conseil d’État avait déjà relevé. Celui‑ci indiquait que « l’instruction des enfants au sein de la famille, institué par la loi du 18 mars 1882 » pourrait relever d’un principe fondamental (décision n° 77‑87 DC du 23 novembre 1977) reconnu par les lois de la République, autonome ou inclus dans la liberté de l’enseignement. La décision n° 406150 du Conseil d’État indiquait à cet égard que le
« principe de la liberté de l’enseignement, qui figure au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, implique la possibilité de créer des établissements d’enseignement, y compris hors de tout contrat conclu avec l’État, tout comme le droit pour les parents de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille ».
Par ailleurs, l’article 2 du Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales que la France a ratifié le 3 mai 1974 stipule que :
« Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’État, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. »
Cet article du traité engage donc la France à respecter le droit pour les parents d’assurer l’instruction de leur enfant.
• Conclusion
L’instruction en famille constitue un mode d’instruction satisfaisant : ayant de longue date fait ses preuves, ce système fonctionnel n’a pas fait l’objet de contestations sérieuses permettant de le remettre en cause. Les articles de cette proposition de loi visent donc à rétablir le système antérieur et permettre aux parents qui le souhaitent d’instruire leurs enfants au sein de leur foyer. L’article 4 entend conserver la valorisation des acquis de leur expérience professionnelle pour les personnes déclarées comme dispensant cette instruction.
Tour de passe-passe budgétaire
Les dépenses de l’Etat augmenteront de 2,1% en 2025. Les 40 milliards d’économies promis par Barnier étaient en fait “calculés par rapport à une tendance initiale de forte augmentation des dépenses”…
En revanche, la hausse de 20 milliards d’impôts est bien réelle…
Le projet de loi de finances (PLF) doit être présenté jeudi en Conseil des ministres. L’annonce du gouvernement déconomiser près de 40 milliards d’euros est une vaste intox, ce chiffre de 40 milliards de baisses des dépenses ne doit pas être pris au sens littéral.
“Nous avons, au cœur de l’Occident, des forces pro-Hamas et pro-Hezbollah”
D’Eric Zemmour, à l’occasion de l’anniversaire du massacre commis par le Hamas :
Il y a un an, le Hamas frappait le peuple israélien. Les images sont difficiles à oublier : c’était la même sauvagerie que celle des djihadistes du Bataclan contre les Français. Cette attaque fut un électrochoc au-delà des frontières d’Israël. Elle a révélé des enseignements que nous étions, jusque-là, peu nombreux à voir et à révéler :
- Nous avons, au cœur de l’Occident, des forces pro-Hamas et pro-Hezbollah. Nous les avons vues sur la place de la République à Paris, dans les rues de Londres ou de New York. Nous avons vu les drapeaux palestiniens pendus aux fenêtres à Bruxelles, à Berlin ou à Milan. Nous avons accueilli chez nous des centaines de milliers de fans du Hamas, et nous le payons chaque jour.
- Ce nouveau peuple dans le peuple a ses défenseurs : les islamo-gauchistes. Chez nous, leur chef s’appelle Mélenchon. Ses élèves sont à Sciences Po ou à l’ENS. Ils chantent l’intifada, ils détestent Israël autant qu’ils haïssent la France.
- Nous avons des gouvernements, qui au lieu de combattre ces forces, se soumettent à elles. Emmanuel Macron en est un tragique exemple : il a décidé de se soumettre à la rue arabe. Nous avons d’ailleurs appris que c’était « l’humoriste » des banlieues, Yassine Bellatar, qui lui avait conseillé de ne pas aller à la manifestation contre l’antisémitisme, pour ne pas enflammer les cités. Dernier exemple en date : aujourd’hui, il n’y aura pas d’hommage dans les écoles, car le gouvernement a cédé aux pressions des élèves musulmans qui auraient perturbé cet hommage.
- Face à l’ennemi, face aux méthodes djihadistes, face à l’islamo-gauchisme, nous avons été contraints de prendre conscience de nous-mêmes : un monde judéo-chrétien menacé par l’extérieur et miné de l’intérieur. Un Occident malade, dont les chefs accusent Israël de se défendre et de vouloir continuer d’exister, parce qu’ils ont eux-mêmes perdu l’énergie et la volonté de se défendre et de continuer d’exister. Heureusement, nous sommes de plus en plus nombreux à rester debout, prêts à défendre notre identité, notre existence, et l’avenir de nos enfants.
Le Rosaire, une prière pour contempler
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Premièrement : c’est une prière qui exprime la vénération et l’amour envers la mère de Dieu, qui conduit à Jésus. Honneur à la Sainte Trinité, qui est invoquée cinq fois dans une série du rosaire, honneur au Père car on récite le Notre Père. Et surtout, il y a un élément de réflexion lié à l’Évangile inséré dans chaque mystère du rosaire. Le second élément est humain. Le rosaire est une prière répétitive, constante, et cela provoque de véritables transformations. Celui qui commence le rosaire en colère le termine apaisé. »
« Suivant l’exemple de nos prédécesseurs, voyant que l’Église militante, que Dieu a placée entre nos mains, est agitée en ces temps par de nombreuses hérésies, et gravement troublée et affligée par tant de guerres et par la dépravation des mœurs humaines, nous levons nous aussi nos yeux, en pleurant mais pleins d’espérance, vers cette même montagne, d’où vient tout secours, et nous encourageons et exhortons chaque membre des fidèles du Christ à faire de même dans le Seigneur. »
«L’image traditionnelle de la Vierge du Rosaire représente Marie qui tient l’Enfant Jésus sur un bras et, de l’autre, tend le chapelet à saint Dominique. Cette iconographie significative montre que le Rosaire est un moyen donné par la Vierge pour contempler Jésus et, en méditant sur sa vie, l’aimer et le suivre toujours plus fidèlement. Telle est la consigne laissée par la Vierge également lors de ses différentes apparitions. Je pense, en particulier, à celle de Fatima, survenue il y a 90 ans. En se présentant comme “la Vierge du Rosaire” aux trois pastoureaux Lucie, Jacinthe et François, elle a recommandé avec insistance de prier le Rosaire tous les jours, pour obtenir la fin de la guerre. Nous aussi, nous voulons accueillir la requête maternelle de la Vierge, en nous engageant à réciter avec foi le Rosaire pour la paix dans les familles, dans les nations, et dans le monde entier.»
Censure woke contre les Eveilleurs
Les Eveilleurs communiquent :
Malgré les bonnes relations que nous entretenons depuis des années avec le théâtre Montansier, celui-ci a décidé d’annuler notre entretien avec Marguerite Stern. Cette décision a été motivée par un certain nombre de plaintes et par l’inquiétude provoquée par les récentes attaques qui affectent les conférences de l’auteur de Transmania. Malheureusement toutes nos démarches pour trouver une solution de repli ont échoué et nous nous voyons dans l’obligation d’annuler notre grande conférence de rentrée avec Marguerite Stern, à seulement 10 jours de l’événement.
Nous ne céderons pas à cette doxa woke qui cherche à nous intimider. Les Éveilleurs garderont la tête haute et donneront la parole à Marguerite Stern. Nous tournerons très prochainement un grand entretien où elle nous exposera comment l’idéologie transgenre infiltre toutes les sphères de la société.
Nous comptons sur vous pour faire entendre la voix de cette femme que l’on tente de museler et qui voit régulièrement les portes des événements organisés autour d’elle se fermer. Pour cela, vous avez plusieurs moyens :
- nous aider financièrement à réaliser notre entretien vidéo et à amortir les frais engagés pour cette soirée,
- relayer les prises de paroles de Marguerite Stern,
- lire son ouvrage Transmania co-écrit avec Dora Moutot.
Que vivent les Eveilleurs ! Toute l’équipe vous présente ses plus vives excuses pour cette annulation et espère vous retrouver très bientôt pour notre prochaine conférence !
Donald Trump sur les lieux du crime
Donald Trump est retourné hier, à un mois exactement de l’élection, à Butler en Pennsylvanie, où il avait été victime d’une tentative d’assassinat le 13 juillet.
Devant une foule véritablement gigantesque, à 18h11, heure exacte de l’attentat, il a demandé le silence. Quatre coups de cloche ont résonné pour chacune des victimes : le pompier tué et les trois blessés dont lui, et le ténor Christopher Macchio a entonné l’Ave Maria de Schubert.
Ce meeting est aussi celui où Elon Musk est venu soutenir officiellement Donald Trump.
D’Anne-Lorraine à Philippine, 17 ans d’échecs
Philippine a été inhumée le vendredi 27 septembre 2024. Ce qu’a subi tragiquement Philippine ainsi que son histoire personnelle m’a rappelé le drame d’Anne Lorraine, en 2007, il y a 17 ans.
La mort d’Anne-Lorraine avait marqué les Français et relancé le débat sur la récidive. Lorsqu’Anne-Lorraine a été tuée, Philippine n’avait que deux ans. Et la volonté naturelle de chacun était de pouvoir dire à une enfant comme Philippine : je te promets que cela ne t’arrivera pas.
Non seulement rien n’a été fait pour que les échecs de 2007 ne se reproduisent pas, mais 17 ans après c’est un mille-feuilles d’échecs qui s’est ajouté pour conduire à la mort de Philippine.
17 ans d’échecs, ce ne sont pas des faits divers, c’est un dysfonctionnement profond et systémique. L’état français est en récidive.
L’école publique fait lire un ouvrage porno à des adolescents
Pendant que quelques syndicalistes font la chasse à l’enseignement libre, l’association SOS Éducation dénonce dans un courrier adressé au Premier ministre Michel Barnier, mais aussi aux ministres de l’Intérieur, de l’Éducation nationale (et son ministre délégué chargé de la Réussite scolaire et de l’Enseignement professionnel), et de la Culture, un ouvrage « au contenu pornographique et psychiquement dangereux », en lice pour le Goncourt des lycéens, étudié par 2000 lycéens de seconde : Le Club des enfants perdus, de Rebecca Lighieri. Ce livre aux scènes très crues et au propos ambigu est une « incitation à la débauche, [à] la maltraitance psychologique, voire une mise en danger d’autrui ».
Plus de cinquante lycées participent chaque année au Goncourt des lycéens, rappelle SOS Éducation en expliquant le fonctionnement du prix, signalant en particulier qu’ « aucune instance ne vérifie le caractère approprié de ces lectures pour un public scolaire et mineur. » C’est par un élève de 14 ans que l’association a été prévenue :
« Ses parents ont été les premiers à nous alerter ». « À la lecture des pages 50 à 54, Robin est sous le choc, en état de sidération. Refusant de poursuivre, il en parle à sa mère qui constate immédiatement que ce livre est pour le moins inadapté à l’âge de son fils et inapproprié dans un cadre scolaire ». « Le lecteur assiste sur plus de 400 pages à une succession d’actes sexuels détaillés, de pratiques scatologiques et sadomasochistes. »
« Le récit se développe sur fond de dépression adolescente, de consommation régulière de drogues et d’alcool, d’autodestruction qui mène le personnage principal à programmer son suicide le jour de ses vingt-sept ans. Malheureusement elle n’échoue pas et meurt par pendaison à la date qu’elle s’est fixée ».
« Dans cette fiction, tout ce qui est structurant pour un adolescent est battu en brèche. Les frontières essentielles à la construction de l’identité psychosexuelle du personnage principal, auquel de jeunes lecteurs ne manqueront pas de s’identifier, sont pulvérisées. L’intimité sexuelle n’est pas respectée, tout comme la frontière entre les générations. »
SOS Éducation expose les « troubles post-traumatiques » :
« énurésie, insomnie, somnambulisme, crise d’angoisse et forte anxiété, difficultés à retourner en cours, changement de comportement… »
« Que l’institution scolaire mette un tel ouvrage entre les mains d’adolescents en plein bouleversement pubertaire et de découverte de la sexualité relève de l’incitation à la débauche et de la maltraitance psychologique. Voire de la mise en danger d’autrui ». « À l’évidence, l’institution scolaire n’a pas conscience de ce que peut produire un tel récit sur des adolescents. Ni le risque de contagion par identification au personnage principal qui pourrait favoriser un passage à l’acte sur des jeunes gravement déprimés. »
Aux questions des parents, des professeurs ont opposé des réponses étonnantes de légèreté : « Ce n’est pas du porno, car l’auteur n’a pas pour objectif d’exciter le lecteur. » ; « Je les ai prévenus que certaines scènes sont un peu crues » ; « Je leur ai dit qu’ils ne sont pas obligés de lire ces passages-là. » Le courrier y voit une « incompétence grave ».
Redressement impossible en République
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] Comment croire que le gouvernement de Michel Barnier puisse changer quoi que ce soit à cet effroyable bilan. L’homme, sans doute sincère, qui fut un bon élu local, mais, comme la plupart de ses pareils, un piètre homme politique aux ordres du système et un eurocrate passionné prêt à sacrifier l’intérêt français à un intérêt supposément européen – tout à fait représentatif de sa génération dans de tels choix, comme dans une bonne éducation encore subsistante et d’apparence rigoureuse – pourra-t-il dans l’art du compromis marier la carpe et le lapin, la chèvre et le chou ? Faire vivre Retailleau avec Migaud, entre autres. Les plus avisés ont compris que la tâche est impossible, avec, de plus, un Macron au-dessus de lui qui prétend le brider, lui imposer ses hommes et ses directives. Cet édifice ne tient pas debout et il est plus que probable qu’il s’effondrera à la première alerte.
En tous cas, le gouvernement Barnier est dans l’incapacité d’affronter la difficulté du moment. Le gouvernement précédent a laissé une situation désastreuse, voire tragique, en tous domaines, de l’Éducation aux Territoires, de la Santé à l’Ordre public, de la Vie ordinaire devenue difficile, voire impossible, en métropole et en Outre mer, aux Comptes publics qui s’orientent vers une faillite assurée. Ce qui n’a pas empêché Bruno le Maire de s’offrir sur le contribuable un cocktail de plus de mille invités pour s’y glorifier, lors de son départ, dans un long discours !
Les causes antérieures continuent d’agir et d’exercer leur pression. Barnier, ni même Retailleau, ni d’ailleurs Armand n’y peuvent rien. La cascade des effets poursuivra sa course inéluctablement. Plus de 6 % de déficit budgétaire attendu, quelques 170 milliards. 50 milliards de charge annuelle pour bientôt 3300 milliards de dettes. Et, pour 2027, 70 milliards annoncés qui s’imposeront peut-être dès l’année prochaine, car les taux pour la France continuent d’augmenter.
La République offre généreusement aux Français les plus lourds prélèvements obligatoires de l’Europe et du monde, 43 % selon les chiffres officiels, la réalité étant plus vraisemblablement vers 50%, si tout est bien comptabilisé. Les dépenses publiques représentent 57 % du Produit intérieur brut (PIB). Qui osera tailler dans cette montagne où tout se tient et se soutient, surtout les situations qui en vivent. Impossible pratiquement. Même de toucher aux prébendes infondées que la République a multipliées à son unique profit.
La situation économique, malgré les propos avantageux de Le Maire et encore, il y a peu, de Macron, est catastrophique : fermetures d’usines, arrêts d’industries, chômage en augmentation, agriculture abandonnée, artisanat sacrifié, territoires désertifiés, c’est une ruine générale qui progresse à l’exception de quelques secteurs, en espérant que Macron n’y mette pas la main. En vérité, cette situation est telle qu’il est impossible de l’améliorer. Aucun Barnier au monde n’y arriverait. Aucune opposition n’a de solution. Avec la gauche au pouvoir, le pire arriverait. Tous les gens sérieux le savent. Une vraie droite nationale pourrait-elle s’y essayer ? C’est peu probable, tant l’état du pays et de la population divisée et déchirée ne saurait s’y prêter. Le Rassemblement national n’a même pas intérêt à prendre aujourd’hui les affaires en main : il y risquerait sa vie. Il exerce, affirme-t-il, sa vigilance : étrange expression. Croit-il qu’une présidentielle anticipée annoncerait son heure de gloire ? Il se trompe, une fois de plus, comme lors des législatives. Le vrai problème est ailleurs ; il ne tient qu’en un mot : la République. Quand les Français accepteront-ils de s’en rendre compte ? C’est pourtant d’une telle évidence.
Sexualité et propagande à l’école : Le Syndicat de la famille mandate un huissier de justice
Communiqué de Ludovine de La Rochère :
En 2014, nous avions obtenu le retrait des ABCD de l’égalité, le programme imprégné d’idéologie du genre qui avait été lancé par Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Education nationale. Puis en 2018, nous avons obtenu le retrait de nombreux contenus inacceptables des sites internet et supports officiels d’éducation sexuelle.
En 2023-2024, Le Syndicat de la Famille est aussi intervenu sur le projet de programme d’éducation sexuelle lancé par Pap Ndiaye. Prévue à l’origine pour cette rentrée 2024, sa mise en œuvre a été reportée pour le moment.
Mais même si ce projet a été mis en stand-by, l’éducation sexuelle mise en oeuvre à l’école est déjà largement inacceptable : pratiques et positions sexuelles, détails intimes et crus, vidéos malsaines, propagande pour l’identité de genre et les transitions…
Le rôle de l’école n’est pas de remettre en cause les identités sexuées, d’apprendre à optimiser ses performances sexuelles et encore moins d’inciter aux relations à 3 ou 4, ou tarifées !
Or, tout cela est exposé aux élèves à partir de 11 ans sur les sites internet officiels et les supports d’associations agréées et recommandées par l’Education nationale, via les manuels scolaires notamment !
Et puisque les médias et nos élus ne cessent de prétendre que les parents inquiets se font des idées, Le Syndicat de la Famille a fait faire un constat d’huissier de tous ces contenus.
Munis de ce constat, les responsables régionaux du Syndicat de la Famille interviennent donc en ce moment auprès des rectorats et des médias locaux, comme à Nantes, Bordeaux, Montpellier, Orléans, Toulouse, Aix-en-Provence…
Suivre les mobilisations auprès des rectorats de :
Saint François d’Assise : un écolo stigmatisé ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Père Éric BIDOT, frère mineur capucin
- Luc ADRIAN, journaliste et écrivain
- François BRUNATTO, petit-fils spirituel de Padre Pio et écrivain
Le comble d’un souverain pontife serait-il de parler en catholique ?
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Un président ne devrait pas dire ça… Le livre événement des journalistes d’investigation Gérard Davet et Fabrice Lhomme, publié le 12 octobre 2016, avait fait l’effet lors de sa sortie d’une petite bombe médiatique. Les confidences de François Hollande sur son quinquennat grouillaient d’anecdotes incisives sur l’appareil du pouvoir et les ministres qui l’entourèrent durant les cinq années de son mandat. Huit ans plus tard, un François peut en cacher un autre. Ne mâchant pas ses mots lors de son voyage apostolique à Bruxelles, le pape argentin vient de qualifier la législation dépénalisant l’avortement de « meurtrière ». Aurait-il dû s’exprimer ainsi ? Au regard des réactions enflammées, l’observateur candide serait tenté de répondre par la négative.
Haro sur le pape !
La RTBF évoquera sur ses plateaux son « grand malaise » et pointera le « décalage » du pontife avec la société. A la chambre des députés, le premier ministre belge Alexander De Croo fulminera : « Qu’un chef d’Etat tienne ce type de propos sur des lois de notre pays est totalement inacceptable. » avant de convoquer le nonce pour un entretien a priori salé.
Du côté du personnel ecclésiastique belge, la gêne était de mise. Invité à s’exprimer dans les médias, l’évêque de Tournai, Mgr Harpigny, n’hésite pas à prendre ses distances avec les propos du pape en estimant qu’il y était allé « un peu fort ». Et de préciser, comme pour mieux s’en démarquer, que « les évêques de Belgique n’ont jamais demandé la béatification du Roi Baudoin ». Roi des Belges de 1951 jusqu’à sa mort en 1993, fervent chrétien, Baudouin avait abdiqué de son trône quelques jours pour ne pas avoir à signer la loi dépénalisant l’avortement. Pour l’évêque de Tournai, le pape « n’a pas à faire des remarques sur ce qui se passe en Belgique au niveau du Parlement ». L’évêque de Namur, Mgr Warin, sans autre forme de nuance, invita le pape à « accepter notre société comme elle est » et « à tenir compte du contexte du pays dans lequel on se trouve ». Quelle pitié que de telles réactions ! Que n’auraient dit ces évêques s’ils avaient vécu dans l’Allemagne hitlérienne où le nazisme est arrivé aux commandes du pays par la voie démocratique…
Sur un autre registre, dans La Croix L’Hebdo le chroniqueur Jean-Pierre Denis revenait sur la polémique suite aux paroles de François à l’université catholique de Louvain. Quels sont les graves propos du Saint-Père ? D’avoir dit tout simplement que « la femme est fille, sœur, mère », qu’elle est « accueil fécond, soin, dévouement vital » et pire encore que « c’est moche quand la femme veut faire l’homme ». Pour Jean-Pierre Denis, cette prise de parole lui paraît trop nonchalante : « Ces clichés ne sont pas de nature à répondre aux questions fondamentales des nouvelles générations ». De fait, alors même que le pape n’avait pas quitté le campus, l’Université publiait un communiqué au vitriol parlant de « divergence majeure », pointant du doigt notamment une analyse papale « déterministe et réductrice » du rôle de la femme dans la société et l’Eglise.
De tous ces cris d’orfraies, réserves ou circonspections, on mesure le fossé profond qui se creuse entre une pastorale de l’enfouissement aux fruits inexistants – le nouveau rapport au monde de l’Eglise à la suite de Vatican II ne cesse de virer à un cocufiage première catégorie depuis plus de 60 ans – et une pastorale de la proclamation en butte à la contradiction dès la première vérité de bon sens affirmée… Déjà en 1905, Chesterton nous avait prévenus : « La grande marche de la destruction mentale va continuer. Tout sera nié. (…) Des incendies seront allumés pour témoigner que deux et deux font quatre. Des épées seront tirées pour prouver que les feuilles sont vertes en été. » A force d’asthénie et de crainte servile, les catholiques ont oublié qu’il est consubstantiel à leur état de baptisés de parler à temps mais surtout à contretemps, d’être signes de contradiction dans un monde hostile et rebelle à l’Evangile.
La postmodernité, dont le wokisme est le dernier avatar, en cherchant à faire des femmes un “homme comme un autre” revient non seulement à nier leurs différences de nature, mais, plus dramatiquement, à se dresser contre elles. Si la guerre des sexes consiste à établir une parité forcée dans de (trop) nombreux corps de métier, l’écueil principal de la condition féminine se situe dans la négation, ou la mise sous le boisseau, de ce qui lui est anthropologiquement propre : la maternité. Cet apanage incontestable, le professeur Jérôme Lejeune l’évoquait avec la sagesse du scientifique et la lumière de l’homme de foi : « Les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse ». Une normalienne se trouvant à la maternité se sentira toujours plus proche d’une caissière enceinte que d’un collègue de l’ENS.
Affirmer vaille que vaille la vocation de la femme
La grandeur de la femme, n’en déplaise aux féministes les plus radicales, ne se mesure pas à ses droits mais aux privilèges de son cœur. Un cœur que la gent féminine possède large, et souvent généreux. Sentinelles de l’Invisible. Protectrices d’un trésor. Veilleuses qui se tiennent debout. Qui couvent et qui protègent. Qui transmettent aussi. Le bon sens populaire – auquel il est toujours précieux de se référer lorsque les repères deviennent flous – ne parle-t-il pas de « sensibilité féminine » ou « d’intuition maternelle » ? Cette dynamique de tendresse et de justice à la fois, ce mélange de capacité contemplative et de disponibilité à se tourner vers les autres, dit beaucoup de l’identité féminine.
A cet égard, la vision chrétienne de la femme lui garantit d’être considérée à sa juste valeur. Le progressisme souhaite faire de la femme l’égale de l’homme, le féminisme s’évertue à en faire sa rivale. Le christianisme se limite, de son côté, à chanter la complémentarité des sexes. Celle où s’exercent les vertus de renoncement et d’oubli de soi, les joies du dépassement et de l’émerveillement, les plaisirs de la transmission et des échanges.
Oui, le défi présent de la condition de la femme ne réside pas tant dans la défense exacerbée de ses droits que dans l’affirmation apaisée de sa vocation. Une vocation à l’amour, à la douceur et au service. La femme adoucit l’homme et le pousse à se transcender. En ce sens, Aragon avait bien raison, elle est « l’avenir de l’homme ».
21 nouveaux cardinaux
Le pape François a annoncé la création de 21 nouveaux cardinaux lors de l’Angélus de ce matin :
- S.E. Mgr Angelo Acerbi, Nonce apostolique (99 ans)
- S.E. Mgr Carlos Gustavo CASTILLO MATTASOGLIO archevêque de Lima (Pérou).
- S.E. Mgr Vicente BOKALIC IGLIC C.M., archevêque de Santiago del Estero (Primado de la Argentina).
- S.E. Mgr Luis Gerardo CABRERA HERRERA, O.F.M., archevêque de Guayaquil (Equateur).
- S.E. Mgr Fernando Natalio CHOMALÍ GARIB, archevêque de Santiago du Chili (Chili).
- Mgr Tarcisio Isao KIKUCHI, S.V.D., archevêque de Tokyo (Japon).
- Mgr Pablo Virgilio SIONGCO DAVID, évêque de Kalookan (Philippines).
- S. Exc. Mgr Ladislav NEMET, S.V.D., archevêque de Beograd-Smederevo, (Serbie).
- S. Exc. Mgr Jaime SPENGLER, O.F.M., archevêque de Porto Alegre (Brésil).
- S.E. Mgr Ignace BESSI DOGBO, archevêque d’Abidjan (Côte d’Ivoire).
- S.E. Mgr Jean-Paul VESCO, O.P., de nationalité franco-algérienne, archevêque d’Alger (Algérie).
- S.E. Mgr Paskalis Bruno SYUKUR, O.F.M., évêque de Bogor (Indonésie).
- S. Exc. Mgr Dominique Joseph MATHIEU, O.F.M. Conv., belge, archevêque de Téhéran Ispahan (Iran).
- S.E. Mgr Roberto REPOLE, archevêque de Turin (Italie).
- S.E. Mgr Baldassare REINA, évêque auxiliaire de Rome, ancien Vice-gérant et aujourd’hui Vicaire général pour le diocèse de Rome.
- S.E. Mgr Francis LEO, archevêque de Toronto (Canada).
- S.E. Mgr Rolandas MAKRICKAS, lituanien, archiprêtre coadjuteur de la basilique papale Sainte-Marie-Majeure.
- S.E. Mgr Mykola BYCHOK, C.S.R., évêque de l’éparchie Saints Pierre et Paul de Melbourne des Ukrainiens, 44 ans
- R.P. Timothy Peter Joseph RADCLIFFE, OP, théologien
- R. P. Fabio BAGGIO, C.S., sous-secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral
- Mgr George Jacob KOOVAKAD, indien, fonctionnaire de la Secrétairerie d’État, organisateur des voyages apostoliques
Le Sacré Collège comptera au soir du 8 décembre 256 cardinaux dont 141 électeurs.
Terres de Mission – St Thomas d’Aquin : conseils à un bon père de famille
Terres de Mission reçoit Frédéric Guillaud, philosophe et l’un des co-auteurs de “La foi chrétienne pour les curieux et les débutants” (Artège).
Puis, Olivier Minvielle présente le livre qu’il a coécrit : “Vivre en bons pères de famille selon saint Thomas d’Aquin” (Téqui).
Enfin, Aymeric Pourbaix, directeur de l’hebdomadaire France catholique, évoque l’un des derniers dossiers sur les stigmates de saint François d’Assise.
La chaîne du Rosaire
Du Frère André-Marie Mwanza, de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier :
« Restez éveillés et priez en tout temps ! » (Lc 21, 36). La prière du Rosaire est une bonne manière de mettre en œuvre ce commandement du Christ. C’est une prière simple que l’on peut dire partout et en tout temps.
Et le chapelet avec lequel nous disons le Rosaire manifeste bien ce qu’est cette prière. Elle est une chaîne qui unit les fidèles du Christ dans le temps et dans l’espace.
Dans le temps,
car c’est une prière dont les paroles remontent à la salutation de l’ange Gabriel à la Vierge Marie au moment de l’Annonciation : « Je vous salue Marie… » Le Rosaire nous relie donc aux origines. Il nous mène à Marie, et à travers elle, il nous mène à Jésus qui, lui-même, nous conduit au Père.
Mais en nous faisant remonter aux origines, le Rosaire nous fait aussi traverser les siècles qui nous en séparent. De nombreux saints ont fréquemment prié le Rosaire: le bienheureux Alain de la Roche, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, sainte Pauline Jaricot, saint Jean-Paul II et bien d’autres. Tous ces saints nous recommandent le Rosaire ! Et quand la chrétienté a affronté de grands périls, elle a souvent eu recours au Rosaire, par exemple pour la bataille de Lépante et les deux sièges de Vienne ; et toujours les chrétiens ont été exaucés, à la mesure de leur foi. En priant le Rosaire, nous remontons le temps, grain par grain, et nous devenons comme contemporains de tous ceux qui ont dit cette prière.
Dans l’espace
Le Rosaire unit aussi les chrétiens dans l’espace. Parce qu’il utilise les prières fondamentales que sont le Notre Père et le Je vous salue Marie, le Rosaire est sûrement la prière la plus populaire de toute la chrétienté. Un peu comme l’office divin, c’est une prière qui est plus que personnelle. C’est une prière ecclésiale, que nous pouvons dire seuls, mais toujours en communion avec tous ceux qui la prient ailleurs en même temps que nous. C’est la force de la prière catholique que d’être la prière de tout un Corps et pas seulement celle de membres isolés.
Au fond, prier le Rosaire, c’est un peu comme prier en famille. Oui, en bons fils que nous sommes, nous prions Dieu notre Père avec l’aide de Marie notre Mère, afin qu’il nous rende semblables au Christ notre Frère, et tout cela dans l’Église, qui est la Famille de Dieu.
L’exemple du pape saint Pie X
Soixante-dix ans après sa canonisation en 1954, L’Homme nouveau consacre un dossier au pape saint Pie X, dont le pontificat fut marqué par des réformes cruciales de la liturgie, une défense ferme de la foi face au modernisme, et un renouveau de la piété eucharistique.
Saint Pie X, surnommé le « Pape de l’Eucharistie », a marqué l’histoire de l’Église par plusieurs réformes profondes. Il est notamment célèbre pour sa lutte contre le modernisme, qu’il a qualifié de « synthèse de toutes les hérésies », et qu’il a combattu avec fermeté à travers des documents majeurs tels que l’encyclique Pascendi Dominici Gregis (1907) et le motu proprio Sacrorum Antistitum (1910). Son engagement sans faille pour la vérité a permis de préserver la pureté de la foi catholique face aux menaces d’un rationalisme envahissant et d’une sécularisation galopante.
Son œuvre liturgique témoigne de son profond amour pour Dieu et pour l’Église. En réformant le bréviaire et en restaurant le chant grégorien à sa juste place, il a cherché à redonner à la liturgie toute sa beauté et sa dignité, pour que le peuple chrétien puisse être élevé vers Dieu à travers une prière authentique.
Son décret Sacra Tridentina Synodus (1905), qui encourage la communion fréquente, et sa décision d’abaisser l’âge de la première communion avec Quam Singulari (1910) sont autant de témoignages de son désir ardent de rapprocher les âmes de l’Eucharistie.
Alors que l’Église traverse à nouveau des temps de confusion, l’exemple de saint Pie X nous montre l’importance de rester fermes dans la foi, enracinés dans la tradition. L’occasion de redécouvrir ce grand pape, à la fois humble serviteur et défenseur intrépide de la vérité.

Notre Dame du Rosaire
La solennité de la fête du Saint Rosaire peut être faite ce dimanche mais elle est facultative.
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La fête du Saint Rosaire est célébrée ce lundi 7 octobre, date à laquelle la flotte chrétienne remporta à Lépante une victoire décisive sur les Turcs musulmans.
La fête a été étendue à tout le rit romain en 1716. Célébrée le 1er dimanche d’octobre jusqu’à la réforme de saint Pie X, fixée au 7 octobre en 1914, le 1er dimanche d’octobre reste encore, dans le code des Rubriques de 1960, le jour propre de la solennité externe de la fête, soit cette année le dimanche 6 octobre. Cette solennisation n’est toutefois pas obligatoire dans le rit tridentin, comme l’est celle par exemple des saints Pierre et Paul du 29 juin.
La réforme de Jean XXIII en a changé l’intitulé : au lieu de la fête du Très Saint Rosaire, il est désormais fête de Notre Dame du Rosaire.
Replaçons-nous dans le contexte historique. C’était en 1571. Le pape saint Pie V avait préconisé la récitation du Saint Rosaire avant la bataille navale qui fut une éclatante victoire.
Il institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire mais peu après, le pape Grégoire XIII changea le nom de cette fête en celui de Notre Dame du Saint Rosaire.
Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des papes, et aussi par les fruits abondants qu’il produisait dans l’Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de la Roche, dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion excellente. Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l’apôtre de la dévotion au saint Rosaire : c’est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. C’est le moyen qu’il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Son œuvre a continué après lui ; c’est le rosaire à la main que la Vendée, en 1793, a défendu ses foyers et ses autels.
Le 7 Octobre 1571, les armées chrétiennes remportèrent, contre la flotte turque, à Lépante, une victoire décisive. Elle fut attribuée à l’intercession de Notre-Dame que le Pape avait invoquée, rosaire en main. Deux ans plus tard, Grégoire XIII institua, le premier Dimanche d’Octobre, une fête d’action de grâce qui devait être célébrée dans les églises dotées d’un autel de la Bienheureuse Vierge du Rosaire. Cette fête, du Saint Rosaire, devient vite très populaire. Léon XIII s’éleva au rite double de IIe classe pour l’Église universelle. Pie X la fixa à la date même de la victoire de Lépante.
L’office est, en fait, la commémoration des quinze mystères où sont résumées les joies, les douleurs et les gloires de Notre-Dame. C’est ainsi que les antiennes des Ires Vêpres, des Laudes et des IIes Vêpres se les partagent. A la messe, il n’y est pas fait d’allusion séparée. C’est la gloire dont Notre-Dame jouit à jamais qui est célébrée. Ils s’y trouvent d’ailleurs tous ramenés comme à leur fin.
INTROÏT : Gaudeámus de sainte Anne.
GRADUEL : Propter veritátem
A cause de ta vérité, de ta douceur, de ta justice…
Et elle te conduira merveilleusement, ta main.Verset. – Écoute, ma fille, et vois, et prête l’oreille car il a désiré, le Roi, ta beauté. Ps. XLIV. 5 , 11, 12.
La première phrase de ce graduel de Notre Dame du Saint Rosaire, n’ayant pas de verbe, n’a, par elle-même, aucun sens précis, mais celui qu’elle reçoit du contexte liturgique est clair. Empruntant les paroles de la Sagesse, si bien faites pour elle, Notre-Dame vient de chanter à l’Épître le poème splendide de sa destinée enfin établie. « J’ai cherché partout le repos et voilà que dans l’héritage du Seigneur je vais demeurer… Il m’a dit, celui qui m’a créée et qui a reposé dans mon sein : Prends ton héritage au milieu des élus…étends tes racines…Comme un Cèdre je me suis élevée…comme un cyprès…comme un palmier, comme les rosiers de Jéricho. Comme le cinnamome et le baume j’ai exhalé mes parfums… » La suivant des yeux dans cette montée de sphère céleste en sphère céleste, l’Église émerveillée laisse alors aller vers elle, comme en une exclamation de joie, les mots qui dans le psaume chantent la beauté du Roi… « Tout cela à cause de ta fidélité, de ta bonté, de ta sainteté…Elle te conduit merveilleusement ta main… »
LA MÉLODIE
(V) Própter veritátem et mansuetúdinem et justítiam
Et dedúcet te mirabíliter déxtera túa.
Un chant de contemplation paisible qui s’exalte en admiration vers déxtera túa où il s’épanouit juste avant de s’achever.
Le première incise est très recueillie : un récitatif presque immobile sur le fa avec quelques broderies à la tierce et des notes allongées qui lui donnent un rythme solennelle et le font grave, humble, profond. Parole intérieure qui n’est que pour l’âme, et pour Notre-Dame qui entend désormais le silence de la pensée.
Sur Justítiam, le mot qui dit la sainteté, la mélodie s’élève, prend de l’ampleur, s’anime même quelque peu, mais sans que la sérénité en soit troublée ; la quinte n’est pas atteinte et le si b retient l’élan. Ce n’est qu’une exaltation d’amour dans la contemplation.
Cette exaltation se poursuit et s’accentue tout au long de la seconde phrase, à mesure que sont évoquées les merveilles de l’éternité. La mélodie s’est dégagée, elle a retrouvé, avec plus d’élan, la simplicité du début. Elle se meut autour de la dominante en des ondulations légères et gracieuses qui la conduisent vers déxtera túa où elle s’épanouit en une formule splendide d’admiration enthousiaste, de vénération et de tendresse.
Le Verset. – Audí fília et víde et inclina áurem túam quía concupívit rex spéciem túam.
Joie nouvelle. Dans le jeu liturgique, cette mélodie reviendrait bien, plutôt qu’à L’Église entière, à ceux du ciel seulement : aux Divines Personnes, au Christ, aux Anges, aux élus, chantant à Notre-Dame, à mesure qu’elle monte, l’invitation à la Béatitude.
La joie dont elle déborde se pénètre sur Fília de vénération tendre pour la Fille par excellence du Père. Des ondulations vont et viennent de la dominante à la tonique en des balancements qui s’éclairent, au sommet, de broderies légères élargies en accents de ferveur par les épisèmes. Le mouvement se pose un instant sur la tristropha de la tonique mais c’est pour un élan nouveau. Il s’anime en effet, va toucher le mi et enveloppe et víde d’une ardeur qui, par delà inclína, retrouve sur áurem túam, pour s’épanouir, la formule des grandes exaltations : celle du Père saluant son Fils dans le Graduel de la Messe de Minuit, celle qui chante le nom glorieux du Christ dans le Chrístus fáctus est, celle de l’Hæc díes. Sommet éclatant de cette phrase splendide qui depuis les premières notes monte en un crescendo de ferveur ininterrompu.
La grâce paisible du début revient pour finir. Des intervalles harmonieux ramènent la mélodie à la tonique et elle est, à nouveau, toute contemplative ; entourant de vénération l’amour du Roi et le mystère d’éternelle prédilection pour l’épouse qui vient à lui dans la splendeur de sa virginale beauté.
La première phrase demande un mouvement large, paisible, des voix douces, quelque peu éteintes. On donnera un peu plus de vie, une pression un peu plus forte à justítiam et on en rythmera bien la cadence. Dans le même mouvement, un peu plus animé, on ira en léger crescendo vers déxtera túa. Les premières notes de déxtera, trois virgas épisématiques, seront bien posées, appuyées avec expression et lancées à la fois dans l’élan de l’accent tonique. On s’élèvera alors balancé, soulevé, jusqu’au torculus du sommet qui sera très arrondi et on se laissera descendre doucement sur le beau rythme large et souple du pressus, de la tristropha et du torculus final.
Le verset sera plus léger, vif, joyeux, mais très régulier. Quelques voix douces et claires et ce sera assez. Elles toucheront à peine les ictus et balanceront, sans se presser, en s’y complaisant même, les rythmes admirables de fília. La clivis et la tristropha sur fa seront très douces et très souples ; on notera que l’ictus est sur la note qui précède ma clivis. La cadence de fília sera quelque peu élargie, mais on veillera à ce que le mouvement et la progression du crescendo passent sur et víde qui sera très chanté ; c’est un très beau motif et qui exprime ici tant de choses indicibles !
La chaleur dont aura pénétré cette fin de phrase passera, renforcée par l’élan de l’intonation, sur inclína, qui sera brillant et gracieux à la fois, et elle ira donner à la cadence de áurem túam l’accent de triomphe enthousiaste qui convient.
Retenez quelque peu le mouvement sur toute la dernière phrase. Liez avec grand soin les intervalles et complaisez-vous sur les neumes qui s’étirent, larges et doux.
ALLELÚIA : Solémnitas gloriósæ Vírginis Maríae
C‘est la solennité en cette fête de Notre Dame du Saint Rosaire, de la glorieuse Vierge Marie, de la race d’Abraham, issue de la tribu de Juda, de la noble lignée de David.
Les mêmes mots – à part solémnitas qui remplace ici natívitas – forment la première antienne des vêpres de la Nativité de Notre-Dame le 8 Septembre. Il faut l’entendre comme une sorte de prélude à l’Évangile qui va commémorer, dans le récit de l’Annonciation, la gloire la plus haute de Notre-Dame : sa maternité Divine.
LA MÉLODIE
C’est celle de la fête du Saint-Sacrement, de la Transfiguration, de Saint Laurent. Elle est joyeuse, mais, nous l’avons vu dans l’Alléluia Caro mea, ses très belles formules qui planent très haut dans l’atmosphère recueillie du Ier mode, se prêtent aussi fort bien à la contemplation. C’est encore le cas ici. Elles ont été amenées, très heureusement, sur les titres glorieux de Notre-Dame et, sur ces neumes, qui offrent à la voix des modulations très agréables et très expressives, l’âme peut chanter, à loisir, la Vierge et la gloire qui l’enveloppe, montant de tous les mystères de sa race, de sa vie, et de son éternité.
OFFERTOIRE : In me grátia omnis viæ et veritátis
En moi la grâce de toute voie et de toute vérité.
En moi tout l’espoir de la vie et de la force.
Comme le rosier, planté sur le bord des eaux, j’ai porté mon fruit. Eccli. XXIV 25 – XXXIV 17.
Notre Dame en cette fête du saint Rosaire, s’applique à elle-même ces paroles de la Sagesse. Elle en a bien le droit et, après l’Évangile qui vient d’être chanté, elle le fait vraiment à propos. Pleine de grâce, elle a été, par prédestination, associée au Verbe, Sagesse du Père. C’est d’elle qu’il prend chair, en elle qu’il vit d’abord. Avec lui, elle a sauvé le monde et, avec lui, elle répand sur les hommes la grâce rédemptrice. Plantée sur le bord des eaux vives qui sortent de Dieu, elle a vraiment donné son fruit : le Christ Jésus ; et elle continue à lui donner sa taille définitive, en contribuant à lui incorporer ses membres, les uns après les autres. C’est ce fruit qu’elle nous invite à goûter, et dans lequel nous trouverons la voie, la vérité et la vie.
LA MÉLODIE
C’est celle de l’offertoire Diffúsa est de la messe Me expectavérunt du commun des Saintes Femmes, et aussi de la Purification de Notre-Dame, l’incise finale exceptée, qui, elle, est empruntée à la fin de l’Offertoire Bónum est du Dimanche de la Septuagésime.
L’adaptation est excellente car, ici et là, c’est le même chant d’amour extasié. En effet, ce que Notre-Dame chante ici dans les deux premières phrases, ce n’est pas tant elle-même, que la sagesse éternelle ; après l’Évangile on peut préciser encore plus : c’est le Christ, son fils, qu’elle porte en elle : In me. Elle le contemple, ravie, après le départ de l’ange, et c’est la joie de sa contemplation qu’elle livre dans cette mélodie presque immobile sur la dominante, fixe comme la pensée sur l’objet qui la fascine, planant au-dessus de la matière, du temps, du mouvement ; mais si vivante ! En effet sous cette immobilité d’extase, vibre une ardeur qu’on sent partout latente ; elle monte sur grátia après avoir mis sur le pressus de me un accent d’indicible bonheur, elle anime, comme d’un souffle délicat, les ondulations si fines des tristrophas et des distrophas répercutées de la seconde phrase et c’est encore elle qui fait l’envol gracieux de virtútis.
La troisième phrase demeure dans la même atmosphère. Aussi bien la contemplation est la même ; Notre-Dame en se chante ici que dans le fruit béni qu’elle a produit. Elle laisse sa paix heureuse s’épanouir sur rosa, le mot du jour, en un motif splendide et la berce, pour finir, sur les beaux rythmes de fructificávi après avoir évoqué avec tendresse sur rívos aquárum la miséricorde infinie du Seigneur qui l’a plantée en une terre si féconde.
Il n’y a rien à ajouter à ce qui a été conseillé pour l’Offertoire du 2 Février. La troisième phrase, qui est propre à l’Offertoire d’aujourd’hui, est tellement dans le style des autres que les mêmes conseils valent pour elle. On veillera seulement à envelopper fructificávi dans un legato serré, donnant une certaine durée aux la de la syllabe ca, tout en les soulevant bien.
COMMUNION : Floréte, flores, quasi lílium
Fleurissez, fleurs, comme le lis, et exhalez des parfums, et poussez des tiges gracieuses. Chantez un cantique et bénissez le Seigneur. Eccli. XXXIX, 19.
Cette invitation de la Sagesse à développer notre activité surnaturelle pour produire le fruit que Dieu attend de nous prend un sens précis dans le cadre liturgique. La fleur qu’il faut fleurir c’est le rosaire. De ces guirlandes d’Ave, qui s’enroulent en frondaisons, monte le parfum d’amour que le Seigneur accepte ; et le cantique, c’est le Glória qui bénit le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
LA MÉLODIE
L’original est la Communion Confundántur supérbi de la messe Loquébar du commun d’une vierge martyre. L’intonation avec ses rythmes binaires qui s’épanouissent sur la belle cadence de flóres est gracieuse ; de même la retombée sur odórem. Sur et frondéte, commence un crescendo qui monte discret d’abord puis, après la grande barre, ardent sur collaudáte. C’est l’invitation à la louange. Elle est pressante sur la double note et le pressus. Elle se détend ensuite avec beaucoup de grâce sur cánticum. La détente prend toute l’incise suivante, donnant à la mélodie dans le grave une très belle nuance de recueillement.
Balancez les rythmes de l’intonation. Après le retard discret de flóres, repartez a tempo, dans un mouvement léger. Retenez quelque peu odórem. Crescendo discret sur grátiam et, par delà la grande barre, sur collaudáte ; la double note est une bivirga épisématique. Rattachez benedícite à cánticum. La cadence finale, très balancée et élargie.
Un ami choriste nous a adressé des commentaires de cette antienne de communion Florete flores qu’il a rédigés spontanément, à l’écoute de cette pièce et, nous précise-t-il, sans prétention. Les voici…
Antienne de communion : Floréte flores
Au début une clivis lance un mouvement assez doux, recueilli, mais le podatus qui suit doit être très aigu pour montrer la floraison, comme une fleur qui grandit et éclot.
Le mot flores est développé et revient dans la douceur gracieuse de la clivis initiale de flores car cette floraison unique se situe parmi plusieurs fleurs, mais celle-ci (celle de la Sainte Vierge) était unique.
quasi lílium : Là nous y sommes ! Le saut de quinte ne suffit pas à montrer la hauteur de cette fleur et son aspiration vers les cieux qui l’ont créée : le motif qui suit dans le torculus montre que cette fleur là atteint les nuages, les hauteurs où siègent les anges et autres créatures célestes.
et date odórem (Exhalez votre parfum) : l’incise est très sobre mais part des cieux (nous atteignons deux fois le La) juste un léger développement sur odórem pour « montrer que son parfum n’est pas celui d’un petit flacon ». Mais surtout la mélodie revient dans la douceur et la légèreté des tons de flores.
et frondéte in grátiam (Croissez en grâces) : Nous repartons d’un Do sur des neumes très simples, croissant progressivement pour revenir sur les hauteurs angéliques dans grátiam.
Nous lançons un mouvement qui va s’épanouir sur l’incise suivante.
La deuxième phrase crée tout de suite l’apex général de la pièce : chantez un cantique. La mélodie monte au Ré, dépassant l’octave, elle atteint le paradis. La Fleur dont il est question se joint aux chants célestes, aux chants au-dessus des cieux, au-dessus de ce que nous pouvons voir. Le pressus sur l’accent et la finale te de collaudáte ne sont pas chantées par le chœur mais par les anges qui se penchent sur la terre en voyant cette fleur grandir. Ne pas pousser ce Do-Do Ré-Do-Do-La en partant d’en bas, mais chanter ce pressus en crescendo et surtout la clivis avec une extrême délicatesse, le Ré comme posé par le Ciel. La voix se pose venue du Ciel.
et benedícite Dóminum : La mélodie est on ne peut plus simple ; elle revient dans la douceur modale du début, seul le Do est un neume complet, en tierces montante et descendante absolument symétrique, montrant bien cette plénitude, plénitude du Bon Dieu. Le développement sur la finale num paraît du coup presque là uniquement pour l’esthétique musicale, comme s’il avait bien fallu mettre quelques notes.
in opéribus (dans ses œuvres) : le neume principal est le salicus en tierce majeure. Mais il paraît moins à l’aigu que le podatus de floréte, car dès avant même ce salicus nous partons du Do pour monter : Do Ré Fa. Le mot se poursuit en binaires très sobres. Et surtout pas développée ou importante sur bus de opéribus, qui n’est qu’une terminaison conjugale. On aurait presque pu chanter in óperis, et non pas in opéribus .
Suis : Retour à la mélodie douce, gracieuse, recueillie. Développée, en une clivis épisémée et un scandicus. Ce mot là peut durer plus que le temps des notes !
Père Chevrier, apôtre des ouvriers de Lyon
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas dans Les Belles figures de l’Histoire:
Chypre, l’île occupée depuis cinquante ans
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
C’est un cinquantenaire douloureux. Le 20 juillet 1974, des milliers de parachutistes turcs furent largués sur l’île de Chypre au mépris de sa souveraineté. Appuyés par l’aviation et la marine, les parachutistes remportèrent la victoire et les autorités turques décidèrent d’occuper, à l’Est de l’île, un tiers de son territoire. La partition dure toujours et on ne voit nullement ce qui pourrait y mettre un terme.
Deux faits majeurs sont à l’origine de cette guerre. Tout d’abord le traité de 1960 qui permit à Chypre d’accéder à l’indépendance. Il fut tripartite et signé par la Grande-Bretagne, Chypre et la Turquie. Par ce traité, la Grande-Bretagne reconnut l’indépendance de l’ile mais conservait des bases militaires. Chypre accéda à l’indépendance, accepta la présence de militaires britanniques sur son sol en zone extraterritoriale et s’engagea à respecter les droits de la population d’origine turque qui représentait entre 15 et 20% de la population totale. De son côté la Turquie se vit octroyer un droit de regard sur le respect de l’ordre constitutionnel et la sauvegarde de la communauté turque.
Cette accession à l’indépendance de Chypre ne réjouit pas tout le monde en Grèce. Car la population non turque de l’île est d’origine grecque. Par son histoire, son peuplement, sa religion orthodoxe, Chypre se confond largement avec la Grèce. Les Chypriotes d’aujourd’hui parlent d’ailleurs très naturellement du « côté grec » pour désigner la partie de l’île souveraine et non occupée par les Turcs.
UNE POSITION STRATEGIQUE UNIQUE
Certes, elle connut aussi d’autres dominations comme celle de la catholique famille de Lusignan. Après le désastre d’Hattin en 1187 suivi de la chute de Jérusalem, le roi de la ville sainte trouva refuge à Chypre qui lui fut donnée par Richard Cœur de Lion, récent conquérant victorieux de l’île, bastion incontournable sur la route des croisades.
Ce roi s’appelait Guy de Lusignan et était un homme assez médiocre. Mais il eut la sagesse de prendre peu d’initiatives et d’écouter ses conseillers. Ses descendants, son fils surtout, se révélèrent brillants et le règne des Lusignan a laissé un excellent souvenir, ainsi que de beaux châteaux.
Venise s’imposa ensuite au XVe siècle grâce au mariage de Catherine Cornaro, aristocrate vénitienne, avec Jacques II de Lusignan. Cette courageuse reine, devenue plus chypriote que ses sujets, ne voulut pas laisser Venise gouverner. Sa popularité était importante et la Sérénissime, lassée de cette situation, finit par exiler Catherine en Italie, à Asolo, où elle finit tristement ses jours, entourée de ses derniers fidèles.
Le monde musulman s’intéressa naturellement beaucoup à Chypre en raison de sa position stratégique exceptionnelle. Les mamelouks égyptiens y firent de notables incursions puis les Ottomans tentèrent de la conquérir et y parvinrent en 1571, année pourtant de la grande victoire chrétienne de Lépante. Malgré la résistance héroïque de la forteresse vénitienne de Famagouste, les Turcs l’emportèrent et, naturellement, installèrent dans l’île, de gré ou de force, de nombreuses familles turques venues des régions pauvres de l’Anatolie.
C’est en 1878, à l’issue du Congrès de Berlin, que les Britanniques prirent la suite des Ottomans, chassés progressivement de leurs conquêtes européennes.
Malgré cette histoire mouvementée et ces souverainetés successives, la population chypriote s’est toujours sentie grecque, conformément à son peuplement d’origine. Le clergé catholique, pendant le règne des Lusignan, échoua d’ailleurs à convertir les Chypriotes, farouchement orthodoxes.
LA PREVISIBLE REACTION TURQUE
Dans ce contexte, après le coup d’Etat militaire survenu en Grèce en 1967, l’idée d’une fusion de Chypre avec la Grèce, agita les milieux nationalistes et militaires. Elle prit corps en 1974 avec la tentative de prise de pouvoir d’une mouvement paramilitaire chypriote pro-grec. Le régime grec, qui avait été baptisé du nom « dictature des colonels », soutint cette initiative follement imprudente qui ne pouvait que provoquer une violente réaction turque.
Elle intervint quelques jours après, avec une opération aéroportée de grande envergure. Au total, ce sont plus de 40 000 soldats turcs qui participèrent à l’invasion de l’île.
Les Chypriotes résistèrent courageusement et perdirent plusieurs milliers d’hommes. De nombreuses tombes en témoignent dans les cimetières de l’île. Plus de 1000 chypriotes disparurent sans laisser de trace dans la partie Est conquise par les Turcs qui commencèrent ainsi, de façon sanglante, une épuration ethnique soigneusement préparée. Les Turcs habitant « la partie grecque » furent également expulsés vers l’Est et relogés dans des maisons prises aux Chypriotes.
Ces évènements dramatiques entraînèrent la chute de la dictature des colonels devenue très impopulaire. Cela évita peut-être une éventuelle confrontation entre la Grèce et la Turquie qui aurait été originale car les deux pays étaient membres de l’OTAN. L’ONU vota une résolution demandant le départ de toutes les forces armées (paramilitaires chypriotes pro-grecs et Turcs). La Turquie fit évidemment la sourde oreille et les Britanniques reçurent pour mission de se constituer en force d’interposition entre l’Est et l’Ouest. La capitale Nicosie fut coupée en deux et, pendant des années, aucun passage ne fut possible entre les deux parties de la ville après, bien sûr, expulsion des Chypriotes de la zone turque.
Cinquante ans après, la situation est figée et il n’y a vraiment aucune raison pour que les Turcs acceptent un jour d’évacuer le territoire stratégique qu’ils occupent. D’autant moins que Chypre est en train de devenir un centre gazier important. Après la découverte de gisements importants au large de l’Egypte, d’Israël et du Liban, d’importants projets de gazoducs maritimes sont en projet et passeront immanquablement près de Chypre qui bénéficiera ainsi d’importantes recettes financières. De plus, des recherches effectuées près de l’île ont montré qu’elle aussi avait des réserves de gaz. Total et ENI ont été mandatés pour approfondir les recherches et les Turcs n’hésitèrent pas à envoyer à plusieurs reprises un bateau de guerre à proximité marquant ainsi ses ambitions : la Turquie devra avoir sa part du gâteau.
Sur place, la vie des Chypriotes ne semble pas se ressentir de cette partition forcée. L’ambiance y est joyeuse dans les villes, traditionnelle et religieuse dans les campagnes. La vie et le climat sont si agréables que l’île accueillent de nombreux immigrés fortunés. Dans les innombrables restaurants de Nicosie, de Larnaca ou de Paphos, on entend parler grec, anglais, allemand, français, russe ou hébreu. De nombreux Russes aisés se sont en effet installés à Chypre par peur d’être enrôlés dans l’armée, bien sûr, mais d’autres sont là depuis longtemps. Chypre a toujours attiré une diaspora russe. Un mouvement similaire, et plus récent, vient d’Israël : là aussi, des familles aisées, lassées du climat de guerre permanente prévalant dans leur pays, ont choisi l’île, ses beaux paysages et sa douce fiscalité.
On peut aujourd’hui facilement visiter la partie turque en passant par une agence. On y visite la belle Famagouste en ayant une pensée pour Marco Bagradin, gouverneur de Chypre, qui résista un an avant de se rendre sous la pression de la population. Malgré les promesses turques, il fut écorché vif. Plus au nord, on peut voir avec émotion les ruines majestueuses de l’abbaye de Bellapaïs (« Belle paix ») ou du château Saint Hilarion. La Nicosie turque est de nouveau accessible et l’on peut par exemple déjeuner dans une ancienne librairie grecque restée dans son jus et dont les murs sont tapissés de livres. Pauvre libraire qui fut spolié !
Malgré ses airs festifs, Chypre n’a jamais oublié l’agression turque, ses jeunes volontaires morts au combat et ses disparus. « L’occupation » est le terme qui revient dans les conversations, comme pour marquer son caractère transitoire. Le seul atout de l’île est son droit de veto à l’entrée de la Turquie dans l’Europe qu’elle ne se privera pas d’exercer si ce projet funeste redevient à la mode.
L’occupant est solidement installé et même un départ d’Erdogan ne permettrait sans doute pas un assouplissement concernant un territoire jugé stratégique par la Turquie.
Chypre n’a pas fini de pleurer ses territoires volés.
Antoine de Lacoste
La Tradition remède à la déchristianisation
Alors que dans La Croix, Gregori Solari écrit n’importe quoi sur les traditionalistes, et notamment que “Traditionis custodes ne s’oppose pas à Summorum pontificum” ou encore que ” le traditionalisme instaure une distance (critique) qui transforme les traces d’un passage (cf. Emmanuel Levinas) en traces du passé” et aussi “C’est là, dans l’ambiguïté de son rapport avec la vie dont vit la communauté ecclésiale, que se trouve le ressort du traditionalisme” (quel gloubi boulga !), les traditionalistes tiendront le 12 octobre un colloque à Paris. Une bonne occasion de découvrir les raisons de l’attachement profond et spirituel la messe traditionnelle.
12 octobre 2024, 3ème Assises de la Tradition à Paris, Espace Saint-Martin, 199 bis rue saint-Martin, venez nombreux pour participer à la défense de la foi catholique et de la Tradition.
Programme :
- 10h00-10h45 : Une synodalité à géométrie variable Richard de Seze
- 10h45-11h30 : Pour une authentique synodalité Abbé Gubitoso
- 11h30-12h00 : Pause
- 12h00-12h15 : Libérer la messe Jean-Pierre Maugendre
Tables-rondes
- 13h45-15h00 : La Tradition au service de l’évangélisation. Initiatives, succès, enjeux dirigée par Philippe Maxence, avec l’abbé Grégoire Celier, le père Danziec et Luc Desroche
- 15h00-16h00 : J’ai été converti par la messe traditionnelle dirigée par Olivier Frèrejacques
- 16h00-16h30 : Pause
- 16h30-17h30 : La situation de la messe et des sacrements dans les diocèses dirigée par Philippe Darantière
17h30 : Conclusion Jean de Tauriers
Quel ordre ?
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
« L’ordre. » Le nouveau ministre de l’Intérieur a martelé à trois reprises ce mot en présentant son action, comme pour la marquer de ce sceau. Et de fait, qui n’acquiescerait à cette demande pressante de la société, après le terrible meurtre de la jeune Philippine ? On songe à cette célèbre sentence de saint Thomas d’Aquin : « La paix est la tranquillité de l’ordre. » Mais rétablir l’ordre, à l’inverse, ne sera jamais le fruit d’une tranquillité trompeuse, qui consisterait à fermer les yeux ou à minimiser les maux à redresser… Sur cette terre, l’ordre sera toujours menacé : il s’agit donc de ne pas se rendre complice de l’injustice par l’inaction et la passivité. Mais bien de travailler à « diminuer les traces du péché originel », selon la belle formule de Baudelaire qui définissait ainsi la vraie civilisation.
Une loi intérieure
Pour autant, l’ordre n’est pas qu’une question de sécurité physique – même si c’est une étape indispensable. L’ordre réside, en profondeur, dans la correspondance avec cette loi intérieure, inscrite dans le cœur de tout homme, que la tradition chrétienne appelle la loi naturelle, et qui ne peut être effacée.
Mais elle peut être faussée, ou obscurcie. La modernité a ainsi voulu tenter de remplacer la loi naturelle par l’expression d’une conscience collective, la volonté générale, soumise au vote et par conséquent susceptible de fluctuer… Cela faisait dire au pape Pie XII, en 1939, que « la racine profonde des maux que nous déplorons dans la société moderne est la négation et le rejet d’une règle de moralité universelle (…) : c’est-à-dire la méconnaissance et l’oubli de la loi naturelle elle-même ». Mais les faits sont têtus, et l’idéologie finit toujours par céder face à la réalité… Encore faut-il pour cela que l’homme accepte humblement la hiérarchie de la Création, qui certes le place au centre de l’univers, mais comme une créature, donc dépendante d’un Créateur pour le don de la vie. C’est ce que le pape François a rappelé en Belgique au sujet de l’avortement, soulignant qu’on ne pouvait appeler « bien » ce qui demeure un mal.
Et puisque nous sommes tous pécheurs, il s’agit in fine d’être « ordonnés au Christ », comme l’écrivait la revue Vives Flammes en 2023. Il est le seul à même d’inverser notre désordre intérieur et extérieur : « Le Christ est venu dans notre humanité pour la réorienter selon sa vérité originelle » et sa véritable destinée : l’Amour de Dieu. « Il nous remet en ordre et redonne à notre humanité démantibulée sa verticalité. » Ainsi l’homme redevient-il un fils en marche vers la maison du Père.
Le débat sur la fin de vie, qui vient d’être relancé à l’Assemblée, doit être situé à ces trois niveaux. Celui de la simple fraternité humaine et de la paix civile, dans les familles notamment. Celui de la vraie dignité qui consiste à ne pas vouloir supprimer une vie même diminuée, mais à la respecter jusqu’au bout. Celui enfin, et c’est le plus grand absent du débat, de la perspective de la vie éternelle, sans laquelle la souffrance et la mort peuvent sembler absurdes. L’Église possède la clef de cette énigme commune à tous. Elle ne peut taire ce que sainte Thérèse de Lisieux avait résumé en une fulgurance : « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie ! »
Quand les prophéties annoncent le retour d’un roi pour la France après de terribles épreuves
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Au vu des derniers évènements en France et dans le monde, il nous a semblé opportun de porter à votre connaissance l’existence et les prophéties de Marie-Julie Jahenny.
Marie-Julie Jahenny (1850-1941), simple paysanne bretonne illettrée, fut favorisée de grâces mystiques hors du commun, et notamment d’extases, contenant un message pour des temps à venir.
Elle est considérée par certains comme la plus grande mystique des temps modernes.
Le Ciel lui annonça durant près de 60 ans une crise sans précédent de l’Eglise et, parallèlement, une multitude de fléaux sur notre pays, ceux-ci ne finissant qu’avec le retour de la foi, après une tempête sans pareille, semblable au Déluge.
Regardons les convergences entre les prophéties de MJ et les faits et événements vécus depuis quelques décennies :
SCANDALES DANS L’EGLISE
L’Eglise sombrait dans l’indifférence et l’oubli mais la révélation de l’immense scandale de pédophilie et d’abus sexuels a déclenché contre Elle une attaque des plus violentes depuis 2019.
Des dizaines d’église sont incendiées, taguées, statues et croix brisées, décapitées, tabernacles profanés, vandalisés…et ceci partout dans le monde mais surtout en France !
La très Sainte Vierge Marie avait prévenu que le châtiment suivra de près les souillures sur les portes et murs des églises. Et Notre Seigneur a annoncé : « voici le siècle qui va sonner hautement dans l’univers entier, particulièrement autour de toi, O France, voici l’heure où ma Justice va frapper mes prêtres. La malédiction va retomber sur eux, parce qu’ils ont dénaturé mes Œuvres » 01.02.1881.
LES ÂMES CONSACREES DANS LA TOURMENTE
La Sainte Vierge à Marie Julie : « je ne parle pas de tous les pasteurs ni de tout le sacerdoce, mais le nombre de ceux que j’en excepte est bien petit. On laisse toutes les âmes aller à la dérive. On ne s’occupe que très peu de leur Salut ».1896
Et Marie-Julie annonce en 1904 « malheur aux pasteurs qui abandonneront le troupeau. Dans beaucoup de diocèses, il n’y aura plus de pasteurs »
L’Esprit Saint à M. Julie le 9.06.1881 : « le clergé sera sévèrement puni à cause de sa légèreté inconcevable, à cause des grandes lâchetés qui lui sont incompatibles »
EDUCATION
« Les enfants sont instruits maintenant comme les grandes personnes. Que de paroles honteuses sonnent à leurs oreilles et font écho dans leurs bouches (…) Cela fait frémir de voir la jeunesse rendue à un tel point, et on n’y prend pas garde , on n’y prend pas soin, on ne s’occupe pas de ce qu’ils font , de ce qu’ils disent , on en rit et on les laisse entièrement libres de leurs actes » 02.10.1903
Ou encore :
Notre Dame, les larmes aux yeux : « ce n’est pas pour mes enfants fidèles, c’est pour cette jeunesse si dépravée, aujourd’hui sans vertu et sans foi. Je vois ces brebis errantes assistant à tant d’horribles spectacles » 3.02.1903
LA FRANCE ATHEE ET MUSULMANE
« Quand je vois la Fille Ainée de l’Eglise courbée sous tous les jougs. Elle devient Mahomet. Elle devient une nation de tels noms qui n’ont point encore existé, pas même dans les pays où la foi n’est venue que très tard, où le saint Evangile n’a été semé qu’avec difficulté.
La France devient athée ; vous verrez Satan et tous ses alliés, toutes les âmes des noms passés des siècles, des noms qu’une bouche chrétienne n’ose pas prononcer » » Notre Dame 18.07.1905
La première mosquée fut construite en France en 1926 !
UNE SOCIETE MULTICULTURELLE
Marie-Julie en 1904 : « le peuple français deviendra bien misérable …toutes les portes ont été largement ouvertes à toutes les langues, aux étrangers, à tous ceux qui voudront pénétrer cette Sodome de malédiction où la Justice de mon divin Fils est suspendue »
LES FAMILLES SONT TRES MENACEES
Marie Julie, 9.12.1881 : « Que les pauvres âmes sont exposées ! ce sont des multitudes de démons qui cherchent à les séduire, démons de l’infidélité, celui du mensonge, celui de l’hideuse impureté, ceux qui nient la divinité de Jésus, la mission de l’Eglise, l’autorité des évêques et des prêtres. Ils nient tout ! »
Ou Notre-Dame, le 09.02.1904 : « je vois l’irréligion jusque dans l’âme qui n’a pas même 7 ans. Malheureux père !, malheureuses mères ! Il eût mieux valu qu’ils ne fussent jamais venus sur la terre…
Il y a aussi des annonces de sécheresse, désertification, incendies, orages et inondations d’une intensité encore jamais vue !
Enfin des maladies nouvelles, mortelles sont aussi décrites.
Et puis Jésus lui dit « Je suis le Roi de l’Univers. J’ai voulu donner à la France un roi qu’elle a refusé; mais celui que Je veux lui donner, elle l’acceptera, le demandera, le placera sur son cœur.
Mais, avant d’avoir ce Roi, la France aura une crise et une tempête violente…
Les visions de Marie-Julie durant ses extases, quasi-quotidiennes pendant plusieurs décennies, furent relevées par écrit sous la dictée, soit une œuvre totale d’environ 5000 pages dactylographiées.
On constate que MJ a été constante dans ses prophéties, tout au long de sa vie, annonçant les mêmes évènements, de 1875 à 1940, révélant sans cesse de nouveaux détails.
Citons Mr l’Abbé P. Roberdel.
Dans le livre « les prophéties de la Fraudais » (recueil des prophéties « brutes « de MJJ) il écrivait en 1972 :« Tout ce qui est écrit dans ce livre se réalisera-t-il ?« Il faut remercier le Seigneur de ce que ces annonces soient encore du domaine futur, car elles peuvent être modifiées par notre comportement. Elles sont même données dans ce but. Si, par impossible, ces prophéties rencontraient un accueil favorable dans le monde entier et provoquaient la conversion générale de l’humanité, Dieu ne pourrait plus laisser se réaliser les malheurs dont il nous a menacés. La mission de Marie Julie serait, au Ciel, au sommet de la gloire, même si nos yeux mortels n’en percevaient rien. »
Qu’est-ce que l’Église pense de la stigmatisée de Blain ?
« Elle n’en peut rien penser tant qu’elle n’aura pas étudié son cas de près. Elle ne portera certainement aucun jugement favorable tant que ce que Marie-Julie a annoncé, avec tant d’insistance, ne sera pas réalisé, du moins dans ses grandes lignes. »
Rappelons qu’en tout cela, il y a au moins un sujet d’étonnement. Marie Julie n’a reçu aucune formation intellectuelle. Elle ne savait que son patois de Blain. D’où lui viennent donc son élocution française élaborée (lors de ses extases), l’emploi de mots dont aucun de ses compatriotes n’usait, des notions précises d’histoire et de géographie ?
Si cela vient de son propre fond, elle est un prodige inexplicable. Ou bien elle ne fait que répéter humblement, sans toujours comprendre, des paroles qui lui sont dictées d’ailleurs.
Le lecteur jugera
Si certains voient avec fatalisme le contenu des prophéties de la Fraudais comme une épée de Damoclès inéluctable au-dessus de nos têtes, le but de toute prophétie est d’offrir des alternatives à l’homme afin de modifier un destin mal engagé. Tous les faits annoncés ne seront sans doute pas nécessaires pour réorienter la marche de notre monde.
Ceci a d’ailleurs été maintes fois annoncé dans les prophéties de la Fraudais.
Laissons Dieu exercer sa Justice comme Il l’entend… Prions, rendons grâce, et croyons en sa Miséricorde. Dans la tempête qui suit « l’effondrement de la foi », les « grands évènements » annoncés sont considérables, souvent très violents, parfois soudains comme les tremblements de terre. Après cet effondrement de la foi, il ne reste plus qu’un « petit nombre de chrétiens ». Celui-ci va être attaqué et persécuté, annonce Marie-Julie dans le but de faire disparaître totalement l’Église. Mais ces prophéties annoncent aussi comme inéluctable la victoire de ce petit nombre.
Le Ciel donna de précieuses indications chronologiques, néanmoins, n’ayons pas la prétention de connaître le déroulement exact des évènements futurs, il est possible de lire les prophéties dans un ordre qui n’est qu’indicatif. Les évènements se chevauchent, sont très liés.
N’oublions jamais, surtout, que « ces grands évènements » sont conditionnels et dépendent largement de l’emploi des remèdes que le Ciel nous a donnés, de nos prières, du combat que nous menons spirituellement, dès maintenant, mais aussi et surtout de la Miséricorde de Dieu, de sa Bonté et de la liberté qu’Il a dans son Amour et l’exercice de sa Justice… Il est maintes fois répété que certains événements seront raccourcis ou atténués… Que des miracles se produiront…Certaines croix nous seront sans doute évitées..
Marie-Julie, comme une sentinelle du temps, lève peut-être le voile du présent et des apparences, mettant en lumière une vérité cachée aujourd’hui par l’orgueil, la confusion et l’aveuglement… et dont les conséquences nous sont visibles sous la forme de crises…
L’essentiel, l’évènement unique dans l’histoire de notre pays, et qui situe notre temps, est cette perte de la foi et la crise de l’Église sans précédent, telles qu’elles n’ont jamais existé à ce degré dans les temps passés, et qui est la cause première de tous les maux.
Les signes ont sans doute été donnés à MJ afin de soutenir l’Espérance et préparer l’avenir. De grands miracles ont déjà eu lieu, d’autres auront lieu, n’en doutons pas.
Prier, avertir, préparer, protéger, rassurer… Les chrétiens fidèles ont probablement une tâche importante, aux yeux du Ciel. Rassurons-nous cependant, et restons dans l’humilité, le Bien triomphera quel que soient les actions des hommes :
Quoiqu’il en soit, louons Dieu des bienfaits et des avertissements qu’Il nous envoie. Les hommes de foi reconnaîtront ces avertissements. Puissent les autres être touchés par la lumière et la grâce !
CHRONOLOGIE ET DURÉES ANNONCÉES
Très peu de dates ont été indiquées à la Fraudais, mais certaines extases indiquent une chronologie et la durée de certains évènements avec la précision qu’ils pourraient être atténués ou raccourcis… Nous regroupons ici les principales indications données :
-Une semaine après le passage d’une loi, la loi d’Enfer (un 29 juin), la révolution éclate. Les Œuvres de Dieu sont suspendues pendant dix à onze mois en France.
-La révolution (1ère crise) dure quatre semaines, ni un jour de plus, ni un jour de moins. (Extase du 9 mai 1882)
-Trois mois après le passage de la loi d’Enfer, et suite à la révolution éclate la deuxième crise, « la guerre de sang » (guerre civile et étrangère). Cette seconde crise durera plus d’un mois, jusqu’au 37 ème ou 45 ème jour. (Extase du 9 mai 1882).
-Avec cette deuxième crise débute la lutte dans la Ville Éternelle (Rome) qui languira cinq mois sans que les choses ne s’aggravent.
-Il suffira de sept mois pour redonner la gloire à la France (La couronne). L’appel et l’arrivée du sauveur se déroulent « pendant les mois encore froids » (fin d’hiver ou début du printemps de l’année suivante).
-Deux mois et dix jours de souffrances sont comptés après le triomphe du sauveur encore pour l’Église de France. (Extase du 11 février 1882)
-Pendant ce temps, en Italie, la crise s’aggrave et « La guerre d’Italie » éclate : « La pauvre Ville Éternelle sera livrée, pendant trois ans et demi, à une terreur continuelle, et soumise à la torture par un roi secondaire à celui qui règne maintenant. »
-Si la France est la première nation frappée par cette révolution et la première à se relever, tous les pays passeront par cette révolution qui paraît universelle.
Source :
-VISIONS DE MARIE-JULIE JAHENNY SUR LE TEMPS PRÉSENT tome 1- 23 €
-MIRACLES AU COEUR DES ¬TÉNÈBRES – Tome 2 – 25 €
Textes recueillis et commentés par Patrick Freslon édition RESIAC
Le tome I est consacré aux prophéties déjà réalisées. Il présente un monde en profond changement et même en train de s’effondrer.
Le tome II concerne un futur » proche » et les « grands évènements « qui vont réorienter la marche des hommes vers le Bien.
-LES PROPHETIES DE LA FRAUDAIS 24€ éditions RESIAC
Pays-Bas : 14 psychiatres demandent l’ouverture d’une « enquête criminelle » après l’euthanasie d’une fille de 17 ans
Aux Pays-Bas, 14 psychiatres ont demandé au ministère public d’agir dans l’affaire de l’euthanasie d’une jeune fille de 17 ans, l’enjoignant d’ouvrir « une enquête criminelle sur les parents et les médecins » pour examiner « dans quelle mesure les proches de cette patiente vulnérable (…) ont influencé la décision de cette jeune patiente de choisir l’euthanasie ».
L’affaire concerne Milou, une jeune femme ayant souffert de dépression, d’anxiété et de pensées suicidaires depuis l’âge de 11 ans à la suite d’abus sexuels. Elle a une nouvelle fois été abusée sexuellement dans une institution par un autre patient. Après des années de traitement et plusieurs tentatives de suicide, elle a demandé à recourir à l’euthanasie à l’âge de 17 ans en raison de « souffrances mentales insupportables ».
Les 14 psychiatres remettent en question « le droit d’un mineur à opter pour l’euthanasie ». Peut-on supposer que la souffrance mentale ne peut pas être guérie ? interrogent-ils. Les médecins dénoncent une « promotion généralisée de l’euthanasie » qui pourrait entraîner « la mort inutile » de jeunes patients.
Examen de conscience sur les 7 péchés de l’Église selon le pape François
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Pour l’ouverture du Synode, le pape François a prié pour 7 péchés dans l’Église. Nous les listons ici, en donnant notre interprétation personnelle de ces péchés, après examen de conscience :
• le manque de courage dans la recherche de la paix entre les nations :
=> la Vierge Marie a dit à Fatima que la paix viendra avant toute chose par la dévotion des 1ers samedis et la consécration au Cœur Immaculé ! Et elle se plaint de nos réponses qui tardent. Nous savons ce qu’il nous reste à faire (cf https://salve-corda.org/). N’ai-je pas été un peu tiède ?
• le non-respect de la création :
=> la Genèse et tous les commentaires de la Révélation nous disent que le sommet de la création, c’est le couple homme-femme réuni dans le joyau du mariage chrétien. À nous de le défendre. N’ai-je pas été un peu lâche à ce sujet ?
• la dignité bafouée des peuples autochtones et des migrants :
=> C’est sûr que c’est un grand drame pour eux de quitter leurs pays et leurs coutumes. Prions et œuvrons pour que la paix s’installent chez eux, qu’ils y aient des conditions de vie digne, et que tout soit réuni pour qu’ils puissent retrouver le lieu où eux et leurs ancêtres ont grandi. Combien de fois ai-je prié seul ou en Église en ce sens ?
• les abus de toutes sortes :
=> Les abus dans l’Église, c’est le thème biblique du scandale. Il désigne le fait de détourner les personnes de Jésus vrai Dieu et vrai homme venu nous sauver, notamment à cause de raisonnements trop mondains. Il culmine dans le scandale de la Croix. Imaginer que l’Église ne va pas passer par la Croix est un scandale. Comme disent les Pères, là où la Tête est passée, le Corps va passer. Relisons le Catéchisme de l’Église catholique aux numéros 675-677, et osons le dire. Pardon, Seigneur, pour nos silences.
• le non-respect de la dignité de la femme :
=> Semer la mort dans le ventre des femmes est horrible. Prions et œuvrons pour que cela cesse. Ai-je vraiment eu cela à cœur ?
• la vanité de l’Église qui néglige les plus pauvres de la société :
=> Les plus pauvres, ce sont les embryons comme nous l’avons dit plus haut, mais ce sont aussi nos enfants et nos jeunes qui sont abîmés par le pilonnage médiatique et par la jungle d’internet où ils se perdent (pornographie, etc) du fait de notre négligence. Réagissons, et mettons au loin ce qui pourrait leur faire du mal. Miséricorde, Seigneur.
• et enfin l’endoctrinement et le pouvoir au sein de l’Église :
=> Là, cela montre clairement que nous pouvons avoir nos propres interprétations sur la vie et l’avenir de l’Église, ou sur le sens de ces 7 péchés, sans nous les voir imposer d’en-haut. Cela semble même être une nécessité de chercher avec notre conscience. À nous d’être libres. L’avons-nous été assez ?
« Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, tu lui pardonneras. » Lc 17, 3
Au moins l’Écriture est claire. Le pape a désigné sept péchés dans l’Église, et notre conscience nous a désigné comment cela s’applique dans nos vies. Je sais ce que je vais dire à ma prochaine confession, le cœur brisé.
Le Saint-Père nous y invite.
Le retour du Club des hommes en noir : toutes les religions mènent-elles à Dieu ?
Philippe Maxence a réuni le père Danziec, l’abbé Célier, l’abbé de Tanoüarn et Jean-Pierre Maugendre :
Victoire sur la prostitution au Conseil de l’Europe
Annonce de l’ECLJ :
C’est une belle victoire d’étape que nous avons remportée hier!
Face à notre mobilisation, l’Assemblée du Conseil de l’Europe a renvoyé en commission la résolution favorable à la normalisation de la prostitution en Europe.
Il y aura un nouveau rapporteur, de nouvelles consultations et une autre proposition de résolution, mais celle qui devait être votée est à présent bien enterrée.
Un grand merci à tous ceux qui ont agi et signé notre pétition: vous pouvez continuer de la partager car la bataille n’est pas terminée.
Dans cette vidéo d’entretien avec Grégor Puppinck, deux grandes actualités:
- Les restrictions étatiques en matière d’immigration et comment la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) continue de condamner les États qu’elle juge trop sévères contre les délinquants étrangers;
- La condamnation de la Suisse pour “inaction climatique” et la réponse que vient d’adresser le Conseil des États à la CEDH:
Fin de vie : s’atteler aux vraies priorités
Communiqué d’Alliance Vita :
Le premier ministre vient d’annoncer qu’il reprendrait le projet de loi fin de vie tel qu’il était au moment de la dissolution, se disant personnellement favorable au premier projet sans être forcément d’accord avec tous les amendements. Si le premier ministre souligne le caractère approfondi des débats, ces derniers ont surtout montré l’impossibilité de tenir un cadre dès qu’est levé l’interdit de tuer. En deux semaines de discussion – et contre la volonté du gouvernement de l’époque – le digues majeures utilisées par le gouvernement comme argument pour promouvoir ce texte comme « mesuré » avaient déjà sauté, à commencer par celle de l’horizon temporel du pronostic vital engagé pour accéder à la prétendue « aide à mourir ».
Peut-on repartir comme si le contexte politique, l’Assemblée nationale et le gouvernement n’avaient pas changé ? Alors que le pays traverse une grave crise institutionnelle et budgétaire – mais aussi sanitaire – il y aurait une forme d’indécence à vouloir légaliser, comme si c’était l’urgence, le suicide assisté et l’euthanasie. Interrogés en septembre sur leurs attentes vis-à-vis du nouveau 1er ministre, les Français ont répondu d’abord le pouvoir d’achat et ensuite le système social comprenant la santé et les retraite. La fin de vie arrive loin derrière en 15ème position.
A l’heure où 50 % des Français qui en ont besoin n’ont toujours pas accès aux soins palliatifs, est-il sérieux d’accélérer la légalisation d’un suicide assisté ? Alors que le déficit public atteint des records comment peut-on imaginer que les promesses faites lors des débats seront honorées dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) ? Et comment interpréter l’absence de stratégie face au vieillissement et au grand âge, totalement absents du discours de politique générale ? Une loi grand âge est réclamée depuis 2018… En vain !
Le risque est grand que des patients fragiles, faute d’accès aux soins, se tournent vers la mort provoquée.
Quant aux soignants que Michel Barnier dit vouloir écouter, nombre d’entre eux et en particulier ceux qui accompagnent les malades en fin de vie, n’ont eu de cesse de rappeler que donner la mort n’est pas un soin.
Pour Alliance VITA, un projet de loi fin de vie de fraternité doit prioriser des moyens ambitieux pour garantir l’accès aux soins palliatifs à tous ceux qui en ont besoin, partout sur le territoire. La priorité c’est aussi de régler les multiples crises qui fragilisent le système de santé : crise de l’hôpital public et des EHPAD, déserts médicaux, difficultés d’accès aux soins.
Enfin l’impératif pour tout gouvernement, est de proposer une vision de long terme qui prenne en charge les grands défis socio-sanitaires comme celui du vieillissement.
Le projet de loi de la coalition au pouvoir en Pologne met en péril la vie des enfants et la sécurité des femmes
Le lobby pro-avortement continue de tenter d’élargir l’accès légal à l’avortement en Pologne.
Les travaux sont en cours sur un projet d’amendement du code pénal, présenté par les députés de la gauche, la Coalition civique du Premier ministre Donald Tusk et l’alliance Troisième voie du président du Sejm, après que le précédent projet de la gauche n’a pas obtenu le soutien nécessaire lors d’un vote le 12 juillet 2024.
Le nouveau projet comprend de nombreuses dispositions incompatibles avec la Constitution et les lois polonaises, ainsi qu’avec les accords internationaux contraignants. Il vise à réduire considérablement la protection juridique de la vie dans la phase prénatale.
La législation proposée prévoit une atténuation significative de la responsabilité pénale des auteurs du crime d’avortement illégal, ainsi que de l’aide et de l’encouragement à l’avortement illégal entraînant la mort de la femme. Cela entraînerait une réduction de la protection juridique des femmes enceintes.
L’Institut Ordo Iuris a préparé un avis juridique sur le projet et appelle à son rejet en première lecture.
L’avocate Katarzyna Gęsiak, directrice du Centre Ordo Iuris pour le droit médical et la bioéthique, souligne :
« Ce qui est le plus choquant, c’est que le projet de loi pénale limite la responsabilité pour avoir causé la mort d’une femme enceinte par un avortement illégal, ce qui prouve d’autant plus que les rédacteurs n’ont aucune considération pour le bien-être des femmes, qu’ils invoquent si souvent dans leurs discours publics ».
Tandis qu’ils fustigent Bolloré, l’extrême-gauche reste aux commandes des médias publics
Raphaelle Bacqué, présidente de la Société des rédacteurs du Monde, estime que la dernière Une de Paris Match est une “provocation de Vincent Bolloré”.
En même temps, Prisca Thévenot, ancienne porte-parole du gouvernement, et Emmanuel Grégoire, député PS de Paris, ont été recasés aux conseils d’administration de Radio France et France Télévisions.
Traditionnellement, le conseil d’administration de Radio France est composé de 12 personnes dont un représentant du Sénat et un autre de l’Assemblée nationale. La désignation de Prisca Thévenot étonne compte tenu de son CV qui n’indique aucune compétence dans ce domaine contrairement à son prédécesseur Jérémie Patrier-Leitus, fils de journaliste et membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation.
Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint à la mairie de Paris, fait son entrée au conseil d’administration de France Télévisions alors que ce poste est censé être attribué au président de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, actuellement le député socialiste Fatiha Keloua Hachi.

