Le blog d’Yves Daoudal déménage
Pour des raisons techniques, il migre de la plateforme Haut et fort à WordPress. Vous pourrez le retrouver ici.
Même s’il est en ce moment très orienté sur l’actualité en Russie, c’est l’occasion de saluer le travail de cet infatigable journaliste. Pour ceux qui ne les aurait pas lus, n’hésitez pas à lire ses brochures sur le Concile et sur la réforme liturgique.
Italie : la politique de Giorgia Meloni fait chuter l’immigration clandestine
Les mauvaises langues se sont trompées : 
Avec 40.138 clandestins débarqués sur les plages du pays au 27 août 2024, contre 113.469 à la même date l’année passée, les statistiques du ministère italien de l’Intérieur montrent une chute de 65 % du nombre d’entrées irrégulières par rapport à 2023.
Ce chiffre est également en baisse par rapport à 2022, où du 1er janvier au 27 août, les autorités italiennes en comptaient 55.921. Parmi ces clandestins, le nombre de mineurs non-accompagnés a pratiquement été divisé par 4 – on en compte 5044 depuis le 1er janvier 2024, contre 18.820 à la même époque l’année passée.
Les politiques d’accords et de coopérations avec les pays méditerranéens d’où est issue l’immigration illégale permet au gouvernement italien de multiplier les rapatriements de clandestins : plus de 9000 ont déjà eu lieu en 2024 selon le quotidien Il Giornale , dont au moins 5000 vers la Libye et près de 4000 vers la Tunisie.
Il Giornale souligne également un probable effet dissuasif des différentes mesures de durcissement des conditions de l’immigration clandestine adoptées par Giorgia Meloni depuis son arrivée au pouvoir, la plupart du temps par des décrets-lois :
- renforcement des peines prévues pour les passeurs et les capitaines des bateaux,
- facilitation des refoulements (qui ne tiennent plus compte d’éventuels liens familiaux entre les clandestins et des personnes résidant en Italie),
- restriction du droit de travailler pour les personnes bénéficiant d’un régime spécial du droit d’asile,
- encadrement de l’activité des ONG de sauvetage de migrants.
Difficile de ne pas voir une réaction dans cette audience donnée par le pape ce matin, inventant un nouveau péché :
🔴Dans sa catéchèse du jour, le Pape dénonce « ceux qui travaillent systématiquement par tous les moyens à repousser les #migrants » : « Cela est un péché grave. »
👉L’#AudienceGénérale en direct sur KTO et https://t.co/wU1XVYS57k pic.twitter.com/0KjKNpOpLX
— KTOTV (@KTOTV) August 28, 2024
Le pape n’a eu aucune pensée à l’égard des personnes tuées récemment par ces immigrés. Est-ce un péché par omission ?
Faire aimer l’Histoire de France, sans repentance
Historien spécialiste de l’Ancien Régime, Philippe Delorme, également chroniqueur, vient de publier une Contre-histoire de France. Ni romance ni repentance, nouveau récit national depuis la Gaule antique jusqu’à l’élection de François Mitterrand. La brièveté des 45 chapitres qui résument notre Histoire nationale permettent de se redécouvrir les principaux évènements et personnages qui ont fait la France. Cette histoire, destinée à réconcilier les Français avec leur passé, contre les idées reçues et les a priori. Notre Histoire est en effet devenue un enjeu majeur du débat politique, sur fond de polémique sur l’identité nationale, de volonté de déconstruction et d’offensive de la cancel culture, un enjeu autour duquel se divise, parfois radicalement, l’opinion.
Néanmoins, au-delà des erreurs factuelles (saint Louis né à Pontoise au lieu de Poissy), le lecteur ne sera pas toujours d’accord avec certaines analyses propres à l’auteur. Notamment cette idée, suite à la Guerre de Cent ans, qu’une “vaste confédération anglo-française, allant de l’Ecosse aux Pyrénées, aurait pu offrir aux deux nations d’exaltantes perspectives“, ou bien, à propos de la loi salique, le lecteur ne sera pas obligé de suivre l’auteur dans son analyse excluant de la succession l’actuel duc d’Anjou sous prétexte qu’il serait un prince étranger, ou encore son admiration sans réserve du général De Gaulle. En revanche, l’auteur démonte l’image caricaturale des Gaulois barbares et grossiers, le mythe de la Commune de Paris, les idées fausses concernant les croisades, l’esclavage et la colonisation et ne passe pas sous silence les massacres en Vendée.
“Je remercie notre France d’avoir tué mon tendre époux. La France a tué mon mari par son insuffisance, son laxisme et son excès de tolérance”
La veuve du gendarme Eric Comyn, tué par un étranger multirécidiviste, s’exprime sans détour :
màj : l’intervention de la veuve d’Eric Comyn, dans son intégralité pic.twitter.com/BkbIehtiOk
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) August 28, 2024
L’avenir du mouvement pro-vie aux Etats-Unis
Voici la traduction d’unn article de notre ami Brian Brown, président de l’International Organization for Family, publié dans Public Discourse sous le titre (renvoyant évidemment au fameux slogan de Donald Trump: Make the Pro-Life Movement Great Again.
Il reste moins de cent jours pour la campagne électorale de 2024. Il nous reste très peu de temps pour nous recentrer et nous réengager, et pour tirer les leçons des campagnes perdues afin d’orienter nos efforts à l’avenir.
Voici un peu plus de deux ans, le mouvement pro-vie se réjouissait à juste titre de la disparition de l’arrêt Roe v. Wade. Pendant près de cinquante ans, nous nous sommes battus, parfois avec sagesse, parfois avec moins de sagesse, mais presque toujours avec engagement et résolution, pour effacer cette tache écarlate de notre Constitution “vivante” nouvellement cousue. Et avec la nomination par Donald Trump de juges qui ont rejeté la logique erronée de Roe, nous avions des raisons de croire que nous avions atteint le zénith de la réussite. Nous avions réalisé ce que beaucoup pensaient ne jamais pouvoir faire.
Le grand débat qui a suivi la publication du symposium “The End of Democracy” (La fin de la démocratie), publié en 1996 par First Things, a été tranché. La démocratie avait gagné. Avec la décision Dobbs, la tyrannie judiciaire avait été vaincue.
Puis vint le Kansas.
Quelques semaines après l’affaire Dobbs, les électeurs du Kansas ont été saisis d’une proposition d’amendement constitutionnel de l’État, en gestation depuis des années, intitulée “Value Them Both Initiative”, une mesure visant à renverser une décision scandaleuse d’une Cour suprême activiste du Kansas qui avait inscrit un “droit fondamental” à l’avortement dans la constitution de l’État. Ce prétendu “droit” à l’avortement était fondé sur l’hypothèse d’un droit à l'”autonomie personnelle”, qui n’est pas sans rappeler celui qui figure dans les “pénombres” du quatorzième amendement dans l’affaire Roe.
Mais l’industrie de l’avortement a présenté l’initiative du Kansas comme une tentative républicaine d’interdire totalement l’avortement, et pas seulement de rétablir la neutralité sur cette question. Cette présentation a été extrêmement efficace, non seulement parce qu’elle est malheureusement intervenue quelques semaines après la décision Dobbs, mais aussi parce qu’elle a mis en lumière un fait fondamental, mais peu apprécié, concernant la manière dont la plupart des Américains souhaitent que l’avortement soit réglementé : la plupart des électeurs ne veulent pas que l’avortement soit interdit. Ils veulent qu’il soit légal jusqu’au premier trimestre, et au-delà, ils veulent des exceptions pour les femmes victimes de viol ou d’inceste, ou dont la vie ou la santé est en danger.
Nous avons subi notre première défaite post-Dobbs : les électeurs du Kansas rouge ont rejeté l’amendement pro-vie “Value Them Both” par un score impressionnant de 59,16 %.
D’autres États ont rapidement emboîté le pas. En novembre 2022, ce fut le tour du Michigan, de la Californie, du Vermont, du Kentucky et du Montana. Dans trois cas (Californie, Michigan et Vermont), les défenseurs de l’avortement ont réussi à faire adopter des propositions qui inscrivaient des droits étendus à l’avortement dans les constitutions des États. Les électeurs du Kentucky ont rejeté une mesure déclarant que la constitution de l’État ne prévoyait pas de droit à l’avortement et, dans le Montana, les électeurs ont rejeté une mesure visant à protéger les enfants “nés vivants”, y compris ceux qui ont survécu à une tentative d’avortement.
Puis, en novembre 2023, vint l’Ohio. Comme en Californie, dans le Michigan et dans le Vermont, l’industrie de l’avortement a présenté un amendement constitutionnel qui protégeait largement le prétendu droit à l’avortement.
Comme dans ces autres États, l’avortement était censé n’être garanti que jusqu’à la viabilité du fœtus, ce qui semble raisonnable à de nombreux électeurs, mais des lacunes et des exceptions autorisaient effectivement l’avortement jusqu’à la naissance dans certains cas. En outre, les protections pro-vie existantes deviendraient vulnérables à la contestation.
L’Ohio était autrefois considéré comme un État rouge et pro-vie, et la communauté pro-vie s’est donc concentrée sur le rejet de l’amendement (connu sous le nom d’Issue 1). Il s’agissait d’une campagne bien organisée et bien financée qui rassemblait des groupes pro-vie, des églises et des élus, mais les participants ont commis un certain nombre d’erreurs fatales.
Tout d’abord, les membres républicains de la législature de l’Ohio ont pris la décision désastreuse de faire passer une proposition sur le bulletin de vote des primaires d’août 2022 qui aurait augmenté le seuil de voix nécessaire pour adopter des amendements constitutionnels en novembre et lors des élections futures. Au lieu d’une simple majorité, les référendums d’amendement nécessiteraient un seuil de soixante pour cent. Le calendrier et même les arguments des législateurs et de certains partisans de la vie montrent clairement qu’ils ne font pas confiance au peuple. Ils modifiaient les règles en plein milieu du jeu parce qu’ils n’avaient pas confiance dans le vote des citoyens.
Il s’agissait d’un changement stratégique important pour les conservateurs sociaux. Alors que les initiatives de vote en faveur du mariage traditionnel dans tout le pays avaient montré que le meilleur espoir des conservateurs ne résidait pas dans un pouvoir judiciaire de plus en plus tyrannique, ni même dans des assemblées législatives dirigées par des lobbyistes, mais directement dans le peuple, certains membres du mouvement pro-vie de l’Ohio ont opté pour l’une des pires solutions possibles au pire moment possible.
Cette démarche a été considérée comme obstructionniste et politique. Pire encore, le résultat du vote du mois d’août est devenu un indicateur de la bataille à venir sur l’avortement en novembre, en montrant clairement que l’objectif immédiat était de rendre plus difficile l’adoption de l’amendement sur l’avortement en novembre. Ceci, à son tour, a joué en faveur des affirmations de l’industrie de l’avortement selon lesquelles leur mesure en faveur de l’avortement était nécessaire pour empêcher les Républicains d’interdire l’avortement à l’avenir.
La deuxième erreur stratégique de la campagne sur la question 1 a été de ne pas tenir compte de la position actuelle des électeurs sur l’avortement : ils veulent que l’avortement soit légal pendant les premières semaines de la grossesse et qu’il y ait des exceptions à toute interdiction de l’avortement pendant les semaines suivantes. Les législateurs de l’Ohio avaient adopté une loi sur les “battements de cœur” qui interdisait en grande partie l’avortement après six semaines, sauf exceptions limitées (comme les cas de grossesse extra-utérine). Comme ils l’avaient fait ailleurs, les partisans de l’avortement ont présenté leur mesure comme nécessaire pour empêcher les républicains d’interdire tous les avortements. La campagne pro-vie n’a jamais contesté ce positionnement ; au lieu de cela, elle s’est entièrement concentrée sur la nature extrême de la mesure relative à l’avortement de l’enjeu 1, qui affaiblit les protections pro-vie existantes, autorise les avortements tardifs et porte même atteinte aux droits parentaux.
C’était loin d’être suffisant. La question 1 a été adoptée avec 57 % des voix, soit la même marge que celle avec laquelle les électeurs avaient rejeté la mesure inconsidérée du mois d’août qui augmentait le seuil de vote. Pour ceux qui comptent les points, dans la foulée de l’affaire Dobbs, les citoyens de sept États avaient voté sur la question. L’industrie de l’avortement a remporté toutes les batailles, y compris dans les États les plus rouges. La communauté pro-vie n’a pas encore gagné une seule élection.
Qu’est-ce qui a mal tourné ? Comment cela a-t-il pu se produire ?
Le mouvement pro-vie a principalement concentré ses efforts sur l’annulation de l’arrêt Roe, sur la restauration de la démocratie, sur la restauration du droit du peuple à s’exprimer sur les questions les plus essentielles de son propre gouvernement. Malheureusement, nous ne nous sommes pas préparés de manière adéquate à ce qui se passerait lorsque la démocratie serait effectivement restaurée.
J’écris ceci en tant que personne qui a connu à la fois la victoire et la défaite dans ce qui est la forme la plus directe de la démocratie américaine – les initiatives de vote au niveau de l’État. J’ai une vision unique de la démocratie directe, car j’ai participé à la direction de plus de campagnes référendaires socialement conservatrices (en tant que président, trésorier ou membre du conseil d’administration) que quiconque actuellement impliqué dans le mouvement pro-vie – à l’exception de Frank Schubert, le cerveau politique de la Proposition 8 en 2008, du premier référendum sur le mariage dans le Maine en 2009, et de la victoire retentissante du mariage en Caroline du Nord en mai 2012. Il était également à la barre lors des défaites subies lors des élections générales de 2012.
Ces défaites se sont produites pour deux raisons principales. Contrairement à ce qu’ont affirmé par la suite les grands médias, ce n’est pas à cause d’un changement dans l’opinion publique, ni parce que nous étions “du mauvais côté de l’histoire”. Premièrement, nos adversaires du lobby LGBTQ ont tiré les leçons de nos précédentes victoires et ont adapté leur stratégie et leurs messages en conséquence. Deuxièmement, ils ont mobilisé leur base de donateurs de manière beaucoup plus efficace que ne l’a fait le mouvement pro-mariage, en collectant et en dépensant trois, quatre et cinq fois plus que ce que nous avons pu apporter à la table des négociations. Grâce à cet avantage financier, ils ont inoculé et diffusé leurs messages. En conséquence, ils ont remporté quatre victoires de justesse.
Tout au long des batailles pour le mariage lors des élections générales de 2012, Schubert a mis en garde les partisans du mariage contre ce qui se passait sur le terrain. Il a demandé des fonds supplémentaires pour faire face à la situation émergente, mais notre camp n’a pas donné suite.
Notre financement a été entravé par deux facteurs : tout d’abord, une campagne d’intimidation. Ceux qui soutenaient publiquement la réalité du mariage ont été violemment pris pour cible par les radicaux LGBTQ pour leur soutien à la Proposition 8 en Californie. Le deuxième facteur était la complaisance. Les conservateurs sociaux ayant remporté toutes les batailles sur le mariage lors des élections générales de 2012, certains ont simplement supposé que nous étions destinés à gagner à nouveau, et ont concentré leurs dons sur d’autres priorités.
Il existe plusieurs parallèles entre la lutte pour le mariage d’il y a dix ans et la bataille actuelle pour l’avortement. Tout d’abord, de même que le lobby LGBT a été capable d’ajuster sa stratégie et ses messages à la suite d’une série de défaites sur le mariage, de même le mouvement pro-vie peut le faire sur l’avortement. On s’attend à ce qu’au moins dix batailles sur l’avortement se retrouvent sur les bulletins de vote des États en novembre prochain. Si nous ne tirons pas les leçons du Kansas, de l’Ohio et des autres défaites, il n’y a aucune raison de s’attendre à un autre résultat. Mais si nous appliquons ce que nous pouvons apprendrede ces défaites – en reconnaissant que les électeurs ne sont pas favorables à des interdictions globales de l’avortement, en remettant en cause la position selon laquelle lesÉtats doivent être plus efficaces dans la lutte contre l’avortement – nous pourrons faire des progrès.
Nous pouvons gagner en rappelant que ces propositions de l’industrie de l’avortement mettent fin à la conversation sur les réglementations en matière d’avortement.
Deuxièmement, la communauté pro-vie doit immédiatement et de manière très substantielle s’impliquer dans des campagnes de financement contre l’industrie de l’avortement. La disparité de financement qui existait dans les défaites du mariage n’était pas due au fait que les groupes socialement conservateurs n’avaient pas d’argent à dépenser. Elle existait parce que ces groupes (cédant souvent à l’intimidation) ont choisi de ne pas dépenser l’argent qu’ils avaient. Il en va de même pour la communauté pro-vie. Si vous voulez vaincre l’industrie de l’avortement, vous devez investir dans sa défaite.
Enfin, et surtout, nous avons besoin de professionnels de la politique comme Frank Schubert pour diriger les campagnes au niveau des États. Nous avons besoin de personnes qui ont l’expérience des campagnes d’initiative électorale et le courage de mener des campagnes gagnantes, même si, ce faisant, elles doivent faire face à des réalités inconfortables quant à l’endroit où les électeurs entament le débat sur l’avortement. Les amateurs qui n’ont aucune expérience de la conduite de campagnes d’initiatives électorales à l’échelle de l’État ne devraient pas être aux commandes. Menerune campagne électorale est différent de mener une campagne gubernatoriale ou même présidentielle. Je l’ai vu, et j’ai vu ce qui se passe lorsque nous n’avons pas les meilleurs talents à notre tête. Nous perdons. Et la vie y perd.
Jusqu’à présent, nous n’avons obtenu aucun résultat dans ces concours. Si rien n’est fait différemment, nous pourrions nous retrouver avec zéro sur dix- sept dans quelques mois. Si nous ne sommes même pas capables de gagner en Floride, où l’autre camp doit obtenir 60 % des voix, le mouvement pro-vie n’obtiendra rien de la prochaine administration.
Et surtout, nous nous engagerons sur la voie de la perte d’une écrasante majorité d’États.Dans l’immédiat, les espoirs du mouvement pro-vie seront balayés.
De nombreux militants pro-vie placent leurs espoirs dans la victoire de Donald Trump à la présidence cette année. Or, M. Trump a déjà déclaré son opposition à une législation nationale protégeant les enfants à naître, ce que le Parti républicain s’était engagé à soutenir depuis plus de quarante ans. Il a supprimé de la plate-forme du Parti républicain les dispositions anti-avortement les plus radicales. Il s’est prononcé enfaveur du maintien de la légalité des abortifs chimiques. Il a également critiqué les lois sur les “battements de cœur”, qui interdisent effectivement l’avortement aux alentours de six semaines de gestation.
Aussi mauvaise que soit notre position actuelle, il n’est pas difficile d’imaginer ce que Donald Trump pourrait penser de la communauté pro-vie si nous ne pouvons pas gagner une seule bataille contre l’avortement dans les États à la suite de ses nominations prudentes de juges qui ont renversé Roe.
Il reste moins de cent jours pour la campagne de 2024. Il nous reste très peu de temps pour nous recentrer et nous réengager, et pour tirer les leçons des campagnes perdues afin d’orienter nos efforts à l’avenir. Je veux sauver des bébés. Je veux gagner. Mais la voie sur laquelle nous sommes engagés est une voie de perte dévastatrice. Le temps est venu de se taire et d’accepter que les gens sachent ce qu’ils font. Ce n’est pas le cas. Il est temps de regarder nos pertes avec des yeux d’acier et de décortiquer impitoyablement ce que nous avons fait de mal afin de pouvoir avancer vers la victoire.
Le temps presse. Des vies sont en jeu. Redonnons au mouvement pro-vie toute sa grandeur.
Un réalisateur catholique propose de former des figurants et des acteurs
Voici une petite vidéo de notre ami Daniel Rabourdin présentant les stages d’acteur qu’il organise en ce mois de septembre 2024: deux stages en week-end près de Grasse et de Toulon (a Notre Dame de Valcluse les 14-15 septembre et à l’église de La Garde les 21-22 septembre). Comme le dit Daniel, ces stages ont quatre vertus:
- c’est une belle occasion de mettre fin à la timidité et à la gêne en public (cela facilite tant de choses dans la vie),
- avoir un nouveau hobby (figurant de film et peut-être être acteur un jour) qui sera rémunéré),
- se changer les idées dans la joie d’apprendre ensemble à travers des ceux
- et, enfin, de découvrir un nouvel angle de notre vie de foi dans le Seigneur.
Suivre les stages de Daniel Rabourdin ouvre aussi les portes sur le petit monde des films catholiques indépendants, y compris son propre film franco-américain PROMESSE basé en Louisiane et dans le Var. Des ateliers auront ensuite lieu en ligne (inclus dans le prix du stage) les mardis soirs à 19h30 pour ceux qui veulent pousser plus avant la formation.
Pour plus d’infos et s’inscrire: https://www.promessefilm.com/stage-d-acting
Signification du message de Pontmain
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
SIGNIFICATION DU MESSAGE
DE PONTMAIN
MAIS PRIEZ MES ENFANTS,
DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.
MON FILS SE LAISSE TOUCHER
Je voudrais ici tenter d’éclairer l’énigmatique « Mon Fils se laisse toucher » exprimé par le message de Notre-Dame à Pontmain lors de l’apparition du 17 janvier 1871.
Cette promesse pleine d’espérance était enchâssée, on le sait, dans un très bref message en trois séquences, qui comporte : une exhortation : « Mais priez mes enfants » ; suivie d’une autre indication, au demeurant pleine d’espérance : « Dieu vous exaucera en peu de temps. »
Et elle intervenait au terme de ces deux développements, comme une confirmation presque comme un cri , mais surtout comme une précision sur le modus operandi par lequel Dieu exauce.
En même temps (ancien recteur du sanctuaire le père Renaud Saliba s’en est quelque part expliqué), ce message fait écho au mystère de la Trinité :
L’exhortation initiale relève des prérogatives de l’Esprit-Saint.
L’exaucement est dans les attributions du Père.
Le modus operandi pour l’exaucement de nos prières passe par le Fils, le Médiateur.
Mais en quoi « le toucher » (Mon Fils se laisse toucher) présente-t-il un caractère évangélique ? Eh bien ! En ce qu’il est par excellence le sens le plus emblématique du mystère de l’Incarnation. Songeons à l’incrédulité de l’apôtre Thomas : pour croire en la Résurrection de Jésus, Thomas veut, et voir, et toucher ; Jn 20, 29 :
« Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
[Huit jours plus tard] Jésus dit à Thomas : Jn 20, 27-28 :
« Avance ton doigt ici et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Clairement donc, Thomas voulut d’abord voir, mais cela ne pouvait suffire à son incrédulité. Il en appela donc au sens du toucher : « Si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas !»
C’est donc bien par ce sens « le toucher » , que Thomas accéda au mystère de la Résurrection. Car, on le voit bien par l’allégeance de l’apôtre au Ressuscité (« Mon Seigneur et mon Dieu »), à cet égard, le Fils de la Vierge-Mère s’est bien laissé toucher !
Ah ! serait-ce donc là, alors, le sens du message de Pontmain ? … La désignation, pourrait-on dire, d’un itinéraire de foi ? Prie, et malgré la faiblesse de ta foi, crois que Dieu t’exaucera ! Prie ! Ce sera pour toi comme si tu mettais le doigt dans les blessures de Ma Passion. Prie ! Je me laisserai toucher. Prie ! Et comme Thomas qui avançait sa main et la mettait dans mon côté, à ton tour, ébloui, toi aussi u t’écriras : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Mais nous le savons bien, le premier commandement nous adjure d’aimer notre prochain ! « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » (Lc 10,27) Nous ne pouvons donc nous suffire de croire en la Résurrection du Seigneur. « Qu’as-tu fait de ton frère ? », avait demandé Dieu à Caïn. Et ce dernier de répondre : « Suis-je le gardien de mon frère ? » Et oui : parce que nous sommes fils de Dieu, dans cette filiation même, oui, Caïn était le frère d’Abel ! Ainsi donc, baptisés dans le Christ, disciples du Christ, nous devons être attentifs à nos frères, être attentifs aux pauvres. C’est notre sacerdoce commun qui nous le commande. Thomas l’incrédule a reçu l’amour qui vient du Christ. Il a cru en la Résurrection du Seigneur. Et aussitôt il est allé vers ses frères. Thomas a mis sa main dans le côté transpercé du Christ ressuscité. Et c’est alors, parce que Jésus le Fils de la Vierge Marie « se laisse toucher », que son regard a transpercé l’apôtre !
Oui, Jésus se laisse toucher. Il se laisse toucher dans les pauvres !
Frédéric Ozanam, le fondateur de la Société Saint Vincent de Paul, en avait une conscience aiguë : « Vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimons en vos personnes » put-il dire aux pauvres.
De même Yvonne-Aimée de Jésus de Malestroit, qui disait à Jésus lors d’une apparition : « J’ai consacré les pauvres, Jésus, comme tu as consacré l’hostie » ! On sait qu’elle s’était donnée corps et âme aux pauvres durant plus de 20 ans. Aussi était-ce dans cet ancrage et sur ce socle de la charité envers ses frères les plus pauvres qu’elle put déployer la folle profondeur de sa sainteté au sein du Monastère des Augustines de la divine Miséricorde de Malestroit.
Il serait bien trop long de développer l’incidence du « toucher » dans les évangiles, en lien avec les guérisons. Quiconque a un minium de familiarité avec les évangiles sait très bien cela.
Mais le passage le plus significatif est la très émouvante parabole du bon Samaritain (Lc 10, 30-37) : un homme tombe sur des bandits ; ceux-ci le dépouillent, le rouent de coups, puis le laissent à moitié mort. Un prêtre, puis un lévite croisent le malheureux, le voient, et passent de l’autre côté. Mais un Samaritain, arrive et est saisi de compassion. Il panse ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis le conduit dans une auberge et prends soin de lui.
Les pères de l’Église s’accordent à voir dans ce Samaritain la figure du prêtre catholique ; dans le vin et l’huile, les sacrements ; dans l’auberge, la sainte Église de Jésus-Christ.
On le voit ici de manière éclatante, c’est de compassion et de miséricorde infinie que le Fils de la Vierge-Mère, en dernière analyse, « se laisse toucher » !
Je ne voudrais pas vous fatiguer par des développements à rallonge. Je ne puis néanmoins passer sous silence ce qui est la source et le sommet de cette immense charité qui a fait descendre très bas dans le ciel de la Mayenne la Mère de l’Espérance, elle qui naguère déjà, à Cana, intercédait pour nous qui manquions de vin !
…Et nous adjurer de prier par l’Esprit-Saint.
…Nous adjurer de croire que notre Père qui est aux Cieux étend sa miséricorde sur ceux qui le craignent. … Nous adjurer de croire, dans la foi (« Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu »), que son Fils se laisse toucher de compassion !
…Nous conjurer de croire que la filiation en Dieu s’établit dans la relation avec le prochain. Le grand modèle du prochain le plus intime à notre âme étant ce Jésus, son Fils, qui se donne à nous dans un abaissement inouï : Jésus, oui, qui dans l’Eucharistie « se laisse toucher » et s’offre lui-même en nourriture, pain vivant venu du ciel, Verbe fait chair (Incarnation) et pain de vie. Il se donne à nous, et de génération en génération, nous guérit et nous purifie. Dans ce sanctuaire aussi, par le ministère du prêtre, jour après jour, Jésus ne nous délivre-t-il pas de nos péchés ?
Et de fait on ne peut dissocier de l’apparition de Pontmain, la figure du bon Samaritain et la figure du prêtre. En effet, l’apparition du 17 janvier 1871 s’était inscrite dans l’histoire d’une paroisse, et d’un saint abbé (l’abbé Michel Guérin, dont la cause est introduite à Rome) : c’est le 29 mai 1872 déjà que fut confié aux missionnaires oblats de Marie-Immaculée le soin d’accueillir les pèlerins et de construire un sanctuaire. Et c’est dès le 17 juin 1873 que l’évêque de Laval, Monseigneur Wicart, posa la première pierre de la basilique.
Ajoutons à cela certaines autres expressions liturgiques du « toucher » : en maintes occasions, la Bible se fait l’écho du baiser comme salutation. Ce baiser de l’Ancienne Alliance, notre liturgie l’a conservée : que l’on songe au prêtre lorsqu’il inaugure et clôt chaque messe par un baiser à l’autel (l’autel, centre du culte sacrificiel et table eucharistique). Songeons aussi au diacre qui embrasse l’Évangile après l’avoir proclamé. Songeons enfin au geste de paix (main tendue, baiser…) que nous échangeons pour nous transmettre la paix du Christ.
Et par-delà la messe, songeons encore à Jésus, le Messie, l’esclave, le Serviteur souffrant, qui a reçu l’onction par l’Esprit-Saint et qui pourtant reçoit l’onction de la femme pécheresse ! Puis à son tour, lave les pieds de ses disciples.
Ces mentions ne sont pas exhaustives du « toucher » dans les actes liturgiques ; tant s’en faut même.
Mais si « le toucher » a bien une dimension liturgique, pouvons-nous alors douter de la compassion divine, nous qui nous disons catholiques ? !
Et donc, pouvons-nous douter ne serait-ce qu’un millième de seconde de ce message si doux de Marie à Pontmain :
MAIS PRIEZ MES ENFANTS, DIEU
VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.
MON FILS SE LAISSE TOUCHER
Macron-Mélenchon : la fin de la Ve République
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le 24 août, nous avons battu un singulier « record » : le gouvernement de Gabriel Attal est démissionnaire depuis plus de 38 jours, c’est-à-dire qu’il a battu le précédent record de l’après-guerre, détenu par le gouvernement de René Mayer, sous la IVe République, qui avait démissionné le 21 mai 1953 (son successeur, Joseph Laniel, n’étant investi que le 28 juin).
Au passage, et puisque nous en sommes aux évocations historiques, notons que le gouvernement de René Mayer avait « tenu » quatre mois, soit deux mois de moins que celui de Gabriel Attal – qui a toutefois pratiquement égalé le record de brièveté à Matignon sous la Ve République, détenu par Bernard Cazeneuve, celui-là même auquel songerait Jupiter !
Jusqu’aujourd’hui, le principal atout de la Ve République avait été d’en finir avec l’instabilité gouvernementale de la IIIe et de la IVe.
Autrement dit, Emmanuel Macron, avec sa façon un peu immature de déclencher une grave crise parlementaire au soir de sa défaite aux élections européennes, pourrait bien avoir ouvert une crise plus grave : une crise institutionnelle.
Je ne suis pas assez dévot du système républicain, ni du fondateur de la Ve République, pour en être désespéré, mais il convient de bien comprendre que ce qui vient a toutes les chances d’être pire que ce que nous quittons.
Et nous pourrons – une nouvelle fois – remercier le funeste attelage Macron-Mélenchon d’avoir cassé un système (certes un peu bringuebalant) pour nous plonger dans la politique du pire.
Je parle ici de l’attelage Macron-Mélenchon car, malgré l’opposition de vaudeville qu’ils nous présentent, les deux hommes sont unis dans un commun nihilisme et un commun narcissisme à qui ils sacrifient sans regret la France et les Français.
Au plan parlementaire, c’est bien cet attelage qui a empêché la victoire annoncée du RN.
Celui-ci avait certes bien des défauts, mais il faut une mauvaise foi extraordinaire pour imaginer qu’il soit plus dangereux pour la France en général et la paix civile en particulier que LFI.
Au plan institutionnel, les deux démagogues s’entendent aussi.
Jean-Luc Mélenchon se bat depuis des années pour une VIe République, ressemblant fort à la IVe.
Quant à Emmanuel Macron, ayant constaté que la constitution ne lui donnait pas – contrairement à ce qu’on lit souvent – un pouvoir sans limite, il ne voit guère de raison de défendre les institutions de 1958 – qui, il est vrai, avaient largement disparu sous la cohabitation mitterrandienne, le quinquennat chiraquien et la réforme constitutionnelle sarkozyste.
Le principal intérêt de la constitution de 1958 résidait dans la fameuse « rationalisation » du parlementarisme. Dans la pratique, cela revenait à brider le pouvoir des parlementaires – De Gaulle étant persuadé, non sans de très bonnes raisons, que le « régime des partis » dont vivent les parlementaires ne servait que rarement l’intérêt national.
Emmanuel Macron, en bon idéologue de la technocratie, a sûrement été séduit par cette domestication de la « représentation nationale ». Cependant, étant manifestement indifférent à l’intérêt national, on comprend aisément qu’il s’intéresse davantage aux rapports de force à Bruxelles ou à Washington qu’à Paris.
Toujours est-il que, désormais, Marianne V ne pourra plus prétendre qu’elle garantit, par ses seules institutions, la stabilité et une politique gouvernementale claire et appuyée par une majorité parlementaire. Elle a ainsi perdu sa principale justification.
Mais j’avoue que je ne suis pas pressé de découvrir la Marianne VI, soumise à la démagogie de l’extrême gauche, dont rêve Jean-Luc Mélenchon et que nous amène lentement Emmanuel Macron.
L’immigrationnisme : conséquence logique de l’hubris de la Révolution dite française
Dans L’Homme nouveau, Thibaud Collin revient sur les dernières élections, qui a vu l’union des forces politiques contre le Rassemblement national. Extrait :
[…] Il convient en effet de ne pas réduire cette opération à une simple manipulation de l’opinion publique. Certes, nous avons assisté au battage médiatique et « culturel » habituel mais en rester là ne permet pas de saisir la gravité de notre situation. Le nœud de cette opposition entre le front républicain et le front national est la question migratoire. Dans un contexte de mondialisation du capitalisme, la France est particulièrement vulnérable aux migrations en raison de son histoire intellectuelle et politique. On ne peut comprendre la question de l’immigration en France sans l’articuler à celle de la décolonisation et donc à celle de la colonisation. C’est parce que la France, comme d’autres pays européens, a été une grande puissance coloniale qu’elle est particulièrement exposée aux flux migratoires causés par le capitalisme et les changements climatiques. Or la racine intellectuelle de la colonisation française est la même que celle de la République. Un nom symbolise cette unité : Jules Ferry. La politique de ce disciple de Quinet et de Littré, tête pensante des lois scolaires et de la colonisation républicaine, est guidée par son anthropologie positiviste et maçonnique. Il s’agit d’apporter les prétendues Lumières émancipatrices aux petits paysans enfermés dans l’obscurantisme catholique et aux « races inférieures » de l’Asie et de l’Afrique. Ferry possède la même forma mentis que les révolutionnaires de 1789, à savoir l’universalisme abstrait. La différence entre 1789 et 1880, d’une part, et notre époque, d’autre part, est que la République a désormais déployé jusqu’au bout sa logique. Après avoir liquidé les restes d’une monarchie organique, après avoir combattu victorieusement le catholicisme, après avoir « libéré » l’individu de ses attaches familiales, professionnelles et provinciales, la République a fini par se retourner contre sa propre condition de possibilité, la nation. La réactivation du front républicain repose sur le présupposé qu’un parti promouvant peu ou prou la « préférence nationale » est hostile aux « valeurs de la République ». Cela signifie donc que la République n’est pas finalisée par le bien commun du peuple français mais qu’elle se comprend désormais comme mesurée par les seuls « droits de l’homme ». Ce à quoi nous avons assisté n’est donc pas seulement un blocage du dispositif représentatif mais rien de moins qu’une nouvelle manifestation d’une sortie du politique. En effet, la politique est l’activité par laquelle un peuple se gouverne lui-même. C’est donc une activité propre à tel peuple situé sur tel territoire. Une république qui se veut d’emblée universelle n’est pas un régime politique mais une crypto-Église. Seule l’Église catholique peut inviter tous les hommes à s’agréger à elle en tant qu’elle est Corps du Christ, le Sauveur de toute l’humanité. Un corps politique se détermine comme ayant des limites, à savoir des frontières, une langue, une culture commune, etc., discriminant un dehors et un dedans, des compatriotes et des étrangers.
La chasse à la xénophobie qui régit la politique française depuis la loi Pleven (1972) et qui a été utilisée systématiquement depuis les années 1980 est une négation du réalisme politique. Rappelons que phobé en grec signifie non pas haine mais peur. Et que l’objet formel de la peur est un mal à venir. La peur est la manifestation de la vitalité d’un organisme car, le mal étant privation d’un bien, la peur révèle en creux l’attachement à un bien. Le bien ici en question est que le peuple français demeure lui-même, ethniquement et culturellement. Seul ce souci de l’être même du peuple peut garantir la recherche du bien commun. L’universalisme abstrait qui anime l’immense majorité de la magistrature, des médias et du personnel politique français considère que n’importe quel être humain a le droit de devenir français. Qui ne voit qu’un tel programme contient en lui-même un oxymore ? Car si tout être humain – donc potentiellement tous les être humains désirant venir en France – a le droit d’être français, être français ne signifie plus rien. C’est donc par conséquences logiques de l’hubris ayant causé la Révolution que la France finit par s’identifier à l’humanité. La macabre constitutionnalisation de l’avortement ou la grotesque cérémonie des Jeux olympiques nous ont ainsi rappelé que nos gouvernants prétendent faire de la France l’avant-garde de l’humanité.
Détransition
Paul Sugy, journaliste au Figaro, évoque sur X le cas de Nadia Bröninmann, “une Suisse allemande” de 55 ans. Nadia s’appelait Christian à la naissance, avant sa transition de genre.
Il y a 29 ans, Nadia a transformé son apparence pour devenir une femme : prise d’hormones, chirurgie… Le parcours a été long et douloureux, elle décrit ses maux de tête, mais aussi l’altération de sa sexualité, l’incontinence fréquente, et la perte irréversible de la fécondité de ses organes génitaux. Depuis, elle ressemble à une femme, porte les cheveux longs ; sur Instagram, elle pose avec des parfums, des produits cosmétiques. En apparence, rien de Christian n’a survécu chez Nadia.
Toute la Suisse, et même au-delà, a entendu parler de Nadia : sa transition avait été fortement médiatisée. Bien sûr elle avait fait polémique, suscité des réactions d’hostilité chez les conservateurs. En retour la communauté LGBT a fait d’elle un symbole : Nadia prouvait que l’on peut décider d’être qui on veut, quand on le veut, et nul n’a le droit de s’y opposer ! Il ne s’agit que d’elle, de son choix, elle n’enlève rien à personne – de quel droit pourrait-on l’en priver ? Nadia du reste a promené un peu partout son bonheur, dans des films, des interviews, des livres… Elle décrit dans l’un d’eux sa “Seelentanz”, la danse de son âme, avec ce sous-titre : “je me fais ma propre route”.
Par son exemple et sa médiatisation, Nadia a permis a d’autres de suivre à leur tour leur propre chemin : elle a contribué à banaliser la transition de genre, à faire sauter les tabous. Le chemin parcouru a été long : dans les années 90, elle se sentait marginalisée, mais aujourd’hui la transidentité est beaucoup mieux acceptée, à croire ses propos tenus auprès du média Blick en 2022.
Sauf que le 13 août dernier, Nadia publie une photo où elle porte de nouveau les cheveux courts, comme Christian. Ceux qui l’ont suivie jusqu’ici dans son aventure s’interrogent, s’inquiètent. Pour dissiper les ambiguïtés, Nadia Brönimann répond à une longue interview du quotidien suisse alémanique Tages Anzeiger. Question simple. Est-ce qu’elle regrette ? Oui ! Amèrement.
“Je pleure ce que j’ai fait à Christian et à son corps en bonne santé”.
Nadia est aujourd’hui une “détransitionneuse”, une personne trans qui envisage ou qui entame un parcours de détransition. Elle l’avait confessé discrètement sur sa photo Instagram du 13 août, en glissant ce hashtag : #detrans Est-ce qu’elle n’avait au fond jamais cessé d’être un homme, malgré sa transition ? Que fait-elle de tous ces questionnement sur son genre ? On peut bien sûr tout balayer d’un revers de manche, se contenter de penser que Nadia / Christian est quelqu’un de capricieux, ou victime seulement d’un mal-être profond – et c’est peut-être vrai, mais ce qu’elle confie au Tages Anzeiger mérite d’être lu, parce que ses mots sont sincères, et aussi parce qu’ils sont très beaux.
Nadia Brönimann dit sa lassitude d’être une femme, de devoir penser constamment à son apparence physique. On peut y lire éventuellement une forme d’exaspération masculine devant le carcan normatif dans lequel la féminité est parfois empêtrée… Mais cela va plus loin : Nadia en a assez d’être obsédée par son corps. Elle est lasse de sa propre obsession à vouloir ressembler de l’extérieur à ce qu’elle croit être au fond d’elle-même. Le corps est rétif aux mouvements et aux reflux de l’âme, il ne l’exprime jamais assez parfaitement. Son parcours, sa transition de genre, l’ont enfermée dans une vision trop corporelle de son identité.
Nadia reproche au mouvement trans son obsession du corps, qui paradoxalement pour un mouvement progressiste biberonné à la déconstruction des stéréotypes de genre, surligne et investit lourdement au contraire ces mêmes stéréotypes. Nadia devait libérer Christian, elle l’a enfermé.
“Je pensais que si j’échappais à Christian, si je changeais de coquille, alors tout irait bien, je serais quelqu’un d’autre. Mais l’intérieur, l’âme, reste la même. Ma transition n’a jamais réussi à me réconcilier avec moi-même, je n’ai fait que fuir vers une autre vie, plus extrême, dans un autre corps”.
Et ce discours, évidemment, le mouvement trans l’a très mal pris.
“Beaucoup de personnes trans me considèrent comme un traître”, confie Nadia Bröninmann. “On me traite de populiste de droite, de transphobe”. Et pour cause : cette pionnière de la chirurgie de réassignation de genre dénonce un tabou, chez la communauté trans et les militants transacitivistes, au sujet des transitions médicales. La chirurgie ou la prise d’hormones “n’apportent pas le bonheur espéré, mais personne ne veut entendre ça – et la tolérance que nous réclamons à l’extérieur n’est pas pratiquée à l’intérieur de nos rangs”. Nadia critique très vertement le manque de précautions prises à l’égard des enfants qui veulent transitionner, et se réjouit que des pays commencent à encadrer plus fermement ces demandes.
Aujourd’hui, Nadia n’est donc pas délivrée des doutes et des tourments qui jalonnent sa quête identitaire. Après avoir pris des oestrogènes pendant des années, elle ne sait toujours pas si elle souhaite faire le chemin inverse en prenant de la testostérone – et de toute façon, les conséquences de la chirurgie de réassignation de genre sont en partie inévitables. Elle a éprouve dans sa chair que son propre corps, dont l’époque aimerait faire une tablette de cire sur laquelle on peut inscrire ou effacer à l’envi chacun de nos désirs, n’est pas si malléable qu’elle ne l’avait cru. La transition fait mal, elle est par bien des aspects une perte, une mutilation. On ne détransitionne pas si aisément qu’on ne le croit. Il y a des chemins qui ne souffrent aucun retour en arrière, des choix qui ne sont pas réversibles. Loin de tout esprit de polémique, alors qu’elle en a été longtemps le porte-étendard et qu’aujourd’hui encore elle s’en considère toujours membre, Nadia Bröninmann interpelle la communauté trans.
Arrestation du PDG de Telegram : La Commission européenne prend ses distances avec Macron
Selon un porte-parole de la Commission européenne, l’arrestation de Pavel Dourov, le fondateur et PDG de l’application de messagerie Telegram, n’a rien à voir avec les obligations de l’entreprise en vertu de la Loi sur les services numériques (DSA) de l’UE :
“Les poursuites pénales ne font pas partie des sanctions potentielles en cas de violation de la loi sur les services numériques. La loi sur les services numériques ne définit pas ce qui est illégal et n’établit pas non plus d’infraction pénale ; elle ne peut donc pas être invoquée pour procéder à des arrestations. Seules les lois nationales [ou internationales] qui définissent une infraction pénale peuvent être invoquées”. “Nous suivons de près les développements liés à Telegram et sommes prêts à coopérer avec les autorités françaises si cela s’avère nécessaire”.
28 et 29 septembre, 7e édition du pèlerinage FEIZ e BREIZH
La billetterie est ici.
Le thème de cette année : Marie, modèle de foi.
🚨 Les inscriptions pour le pèlerinage de #FeizeBreizh sont OUVERTES !
🔥 Inscrivez-vous MAINTENANT et REJOIGNEZ la colonne du plus grand pèlerinage de Bretagne !
➡️ https://t.co/EkMyzI84Fv#FEB2024 pic.twitter.com/XyjNE9JthJ
— Ξ 𝗙𝗲𝗶𝘇 𝗲 𝗕𝗿𝗲𝗶𝘇𝗵 Ξ (@FeizeBreizh) July 10, 2024
Dans un article récent sur les pèlerinages, le JDD évoque notamment le pèlerinage Feiz e Breizh, « Foi et Bretagne » en breton :
Lancée en 2018, l’initiative rencontre un certain succès : ils étaient 700 pèlerins pour la première édition, 1 200 en 2023.
La Provence se lance aussi cette année dans un nouveau projet de pèlerinage les 6 et 7 octobre prochains. Nosto Fe, « Notre foi » en patois, est soutenu par l’évêque Monseigneur Dominique Rey mais est à l’initiative de laïcs. Pour Jean Rivière le jeune organisateur, le projet répond à un réel désir : « Nous apercevons autour de nous une réelle demande de valorisation des traditions provençales, tout en les rattachant au passé éminemment chrétien de la Provence. »
Pour l’évêque du diocèse de Fréjus Toulon, « le vrai défi aujourd’hui est de retrouver la source de nos racines, la sève culturelle de notre histoire. Jamais les églises ne sont aussi remplies que quant à l’occasion de ces bravades (processions religieuses typiques du Var) ». Ce que confirme Feiz e Breizh : « Cette dimension de valorisation du patrimoine culturel et religieux fait vibrer les gens et attire de plus en plus. »
Entre la marche et la prière, les traditions, qu’elles soient bretonnes ou provençales, sont représentées à travers chants, danses et costumes. En passant par les sanctuaires ou au détour d’une statue, l’héritage culturel et religieux est rendu vivant : « Nos chants et nos prières donnent la vie à ces lieux chargés d’histoire, racontent les organisateurs. »
Traditions culturelles mais aussi « cultuelles », explique Jean Rivière. Une particularité est en effet commune à ces deux marches : l’utilisation de la forme ancienne du rite romain (communément appelée « messe en latin »). « Nous pouvons dire que notre pèlerinage, ainsi que celui du Feiz e Breizh, est les fruits de l’engouement du pèlerinage de Chartres. Les organisateurs de Notre Dame de Chrétienté sont nos grands frères en la matière. Un tel succès nous a poussés à réitérer localement cette expression de foi populaire que l’on a pu voir à Chartres ».
Plainte contre Charlie Hebdo
Les associations «Marie de Nazareth» et «La petite Voie» ont déposé plainte mardi 27 août contre le dessinateur Pierrick Juin et contre Riss, directeur de la publication de Charlie Hebdo, pour «incitation et provocation à la haine religieuse», après la publication, le 16 août, d’une caricature de la Vierge Marie. Ce dessin, publié le lendemain de la fête de l’Assomption, représentait la Vierge Marie grimée de symptômes du mpox et injuriée. Les plaignants assurent que
«bien que la critique des religions soit permise, la satire ou la caricature ne saurait devenir le véhicule d’attaques gratuites et offensantes contre les croyances religieuses, risquant ainsi de provoquer des tensions au sein de la société ou des violences contre les fidèles».
Le directeur de l’association Marie de Nazareth est Olivier Bonnassies, auteur du livre Dieu, la science, les preuves, et édite le magazine 1 000 raisons de croire. Et l’association La petite Voie édite le site Tribune chrétienne.
L’administration Biden a fait pression sur Meta pour «censurer» des contenus liés au Covid
Encore une théorie du complot qui s’avère être réelle. Marc Zuckerberg, directeur du géant du web Meta, a révélé que les équipes de Facebook ont été pressées « pendant des mois » par l’administration Biden pour qu’elles suppriment des contenus en lien avec le Covid-19, et qu’elles avaient surréagi en retirant les articles mettant en cause Hunter Biden, le fils du président démocrate.
Dans une lettre adressée à la commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants, Mark Zuckerberg a révélé que ses équipes avaient enduré « des pressions répétées pendant des mois pour qu’elles censurent certains contenus sur le Covid-19, y compris des messages humoristiques et satiriques ». Ces « pressions » émanaient de hauts fonctionnaires de l’administration Biden, y compris de la Maison-Blanche, a expliqué le directeur général de Meta Platforms.
« Je regrette que nous n’ayons pas été plus francs à ce sujet ».
Mark Zuckerberg rejoint ainsi d’autres dirigeants de réseaux sociaux, comme Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, qui ont exprimé des regrets concernant des modérations excessives de contenu à cette période. Pendant la pandémie, Facebook a supprimé plus de 20 millions de contenus en raison d’accusations de désinformation ou de violation des politiques de la plateforme, suscitant des critiques de la part des opposants aux mesures sanitaires.
Sur sa page Facebook, le groupe républicain de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants a publié la lettre du dirigeant de Meta, accompagnée du commentaire suivant :
« Mark Zuckerberg vient d’admettre trois choses :
-
L’administration Biden-Harris a “pressé” Facebook pour censurer les Américains.
-
Facebook a censuré les Américains.
-
Facebook a étouffé l’histoire de l’ordinateur portable Hunter Biden. Grosse victoire pour la liberté d’expression. »
Le courrier de Mark Zuckerberg ne nomme pas le fils du président américain, mais évoque ce dossier brûlant :
« Dans une situation distincte, le FBI nous a mis en garde contre une éventuelle opération de désinformation russe sur la famille Biden et la Birmanie à l’approche des élections de 2020. Cet automne-là, lorsque nous avons vu un article du New York Post faisant état d’allégations de corruption impliquant la famille du candidat démocrate à la présidence Joe Biden, nous avons envoyé cet article à des fact-checkers pour qu’ils l’examinent, et l’avons temporairement retiré en attendant une réponse. Il a depuis été clairement établi que le reportage n’était pas de la désinformation russe et, rétrospectivement, nous n’aurions pas dû retirer l’article. Nous avons modifié nos politiques et nos processus pour nous assurer que cela ne se reproduise plus – par exemple, nous ne retirons plus temporairement les publications aux États-Unis désormais, en attendant les fact-checkers. »
Ce mea culpa illustre les enjeux très politiques de la modération et de la régulation des réseaux sociaux et des messageries, alors que Pavel Durov, PDG de Telegram, vient d’être interpellé en France.
Pologne : Tusk admet qu’il ne peut faire voter la loi sur l’avortement
Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui avait fixé comme un des éléments majeurs de son mandat de faire voter une loi sur l’avortement, pour avorter jusqu’à la douzième semaine de grossesse, et qui avait déjà subi un premier revers devant le Parlement, a du admettre qu’il ne pourrait remplir cet objectif.
Actuellement, la Pologne ne reconnaît la possibilité d’avorter qu’en cas de viol, d’inceste ou quand la vie ou la santé de la femme est en danger. La Cour constitutionnelle a supprimé la possibilité d’avorter en cas de malformation de l’enfant, au grand dam des avorteurs, mais avec le soutien de tout ce que le pays contient de catholiques convaincus.
Le site Newslooks rapporte les propos désabusés de Donald Tusk :
« Il n’y aura pas de majorité dans ce Parlement en faveur de l’avortement légal, au sens plein du terme, jusqu’aux prochaines élections. Ne nous faisons pas d’illusions ».
La loi ne criminalise pas une femme qui avorte, mais c’est un crime d’aider une femme à avorter, par exemple en fournissant des pilules abortives ou en l’aidant d’une autre manière. C’est cet aspect que vise le gouvernement Tusk.
« Je ne peux que promettre que, dans le cadre de la loi existante, nous ferons tout pour que les femmes souffrent moins, pour rendre l’avortement aussi sûr et accessible que possible (…) et afin que les personnes qui s’impliquent pour aider une femme ne soient pas poursuivies ».
Gendarmé tué à Mougins : le suspect, migrant cap-verdien, est un multi-condamné
Le conducteur assassin, Louis Antonio Mendez Vaz, âgé de 39 ans, est né à Santa Cata au Cap Vert. Il est détenteur d’une carte de séjour provisoire de 4 ans, valable jusqu’au mois de janvier 2026.
Il est connu pour violence (2006), outrage (2009), violence (2010), délit de fuite (2012), conduite sans permis (2014), violences et outrages sur PDAP (2016), rébellion (2016), violences (2016), conduite en état d’ivresse (2023).
Malgré ce CV, la France lui a laissé son titre de séjour…
L’Eglise face aux nations, par Jean-Pierre Maugendre
Conférence donnée le 14 juillet, en conclusion de l’Université d’été 2024 de Renaissance Catholique – du 11 au 14 juillet – Château des Termelles à Abilly (37) sur le thème : Christianisme et géopolitique
Gonzague de Reynold ou la Suisse contre-révolutionnaire : entretien avec l’éditeur Xavier Meystre
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Xavier Meystre est un éditeur et vidéaste suisse. Il réédite actuellement “L’Europe Tragique” de son compatriote Gonzague de Reynold (1880-1970) et anime chaque année le Salon Gonzague de Reynold, dont il est le fondateur. Cet été, il a accepté avec gentillesse et courtoisie de répondre à nos questions sur ce penseur qui l’inspire tant, figure majeure bien que méconnue de la contre-révolution en Suisse au XXe siècle :
Q. : Gonzague de Reynold est un penseur très peu connu en France, pourriez-vous nous le présenter ?
X. M. : Gonzague de Reynold est un penseur et écrivain contre-révolutionnaire suisse. Il est né le 15 juillet 1880 à Fribourg et mort le 9 avril 1970 à Cressier, dans son château. Il est le fils du baron Alphonse-Marie, capitaine de dragons, et de Nathalie-Victorine de Techtermann. Durant son adolescence, de 1891 à 1899, il étudiera et obtiendra son baccalauréat au Collège Saint-Michel à Fribourg, une institution vénérable qui existe encore, fondée par Saint Pierre Canisius au temps de la Contre-Réforme. Il étudiera ensuite à la Sorbonne et à l’Institut catholique de Paris de 1899 à 1901. Il complétera ses études par un passage à l’université de Fribourg-en-Brisgau en Allemagne du sud et reçut son doctorat à la Sorbonne en 1909.
De retour en Suisse, il fut avec Charles-Ferdinand Ramuz, les frères Alexandre et Charles-Albert Cingria, l’un des chefs de file du mouvement de rénovation littéraire et poétique de la Belle Époque, dans l’esprit de cette génération d’avant-guerre. Désargenté, cette vie de bohème ne lui permettait pas de vivre et il gagnait alors sa vie tant bien que mal comme privat-docent, puis chargé de cours à l’université de Genève à partir de 1909.
En 1914, inquiet de l’imminence de la guerre, il fonda avec quelques amis la Nouvelle Société helvétique, dont le nom rappelait celui de la Société Helvétique du XVIIIe siècle, qui était à l’origine de l’esprit national suisse moderne. Cette organisation (qui existe encore aujourd’hui) permettra de défendre les valeurs centrales de la Suisse comme son armée, sa neutralité, son fédéralisme et bien sûr son christianisme.
Pendant la guerre, il sera appelé par le général Ulrich Wille, commandant en chef de l’armée suisse, à la fonction de chef du Bureau des conférences de l’armée, une fonction qui lui permettra d’exercer une influence intellectuelle puisqu’il s’agissait d’inculquer aux soldats et officiers de toute l’armée une notion de leur histoire et de leur culture dans un esprit patriotique. C’est à cette époque qu’il sera nommé professeur ordinaire de littérature française à l’université de Berne à partir de 1915.
Il y fut un professeur très brillant qui avait beaucoup de succès et les étudiants venaient de loin pour entendre ses cours. Même Walter Benjamin a brièvement été son étudiant et ne semble pas avoir été choqué par ses vues. Pourtant, il y avait une opposition contre le flamboyant professeur homme de lettres et poète, d’idées contre-révolutionnaires. D’où une cabale qui éclata en 1931, à la suite de la parution de son ouvrage La démocratie et la Suisse. Reynold accepte l’appel de l’université de Fribourg, sa ville natale où il enseignera de 1932 à 1951.
Pour rappel, la Fondation de l’Université de Fribourg date de 1889. Le 4 octobre 1889, le Grand Conseil du Canton de Fribourg avait décidé de donner les pleins pouvoirs au Conseil d’État, afin de préparer l’ouverture provisoire de l’une ou l’autre faculté de l’Université. Le conseiller d’État Georges Python grand homme politique catholique fribourgeois, fût le principal moteur de cette réalisation, qui réalisait une aspiration ancienne des catholiques suisses de posséder [https://www.unifr.ch/uni/fr/portrait/historique.html leur université].
Q. : Quels sont les auteurs qui ont influencé sa pensée ?
X. M. : Reynold était fondamentalement influencé par l’enseignement de l’Église auquel il est toujours resté fidèle. Ceci implique bien entendu la fidélité à la philosophie de Saint Thomas d’Aquin. Mais il n’était pas vraiment un philosophe et certainement pas un théologien. Dans sa jeunesse il était très influencé par des poètes et des grands écrivains français comme Chateaubriand. Il avait été nourri de culture française et de la littérature française classique, par tradition familiale mais aussi parce que c’était l’esprit qui dominait dans les écoles catholiques comme le collège Saint-Michel à Fribourg, évoqué précédemment, où il avait été élève. En même temps il était très attiré par les romantiques y compris les romantiques allemands.
Politiquement, il a subi l’influence de Maurras et des idées de l’Action Française, mais en gardant une distance car il souhaitait se référer à un « esprit Suisse », une voie originale de la Suisse, pays de culture à la fois germanique et latine. Il a toujours été très attaché à ce génie suisse qui permettait de conjuguer ces deux cultures avec leurs qualités respectives. Cela a pu donner lieu à des débats houleux entre lui et ses camarades de la jeune génération d’écrivains vers 1900, comme Charles-Albert Cingria, qui eux voyaient les choses dans une optique essentiellement latine. C’est pourtant Gonzague de Reynold qui avait eu l’idée du titre “La voile latine”, pour la fameuse revue littéraire fondée à cette époque par ces jeunes écrivains rénovateurs. Au moment de la condamnation de l’Action Française par Pie XI, il a obéi et s’est détaché de ce mouvement, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir une photo dédicacée de Maurras sur sa table de travail jusqu’à la fin de sa vie.
Q. : Qu’est-ce qui est particulièrement intéressant chez cet auteur ?
X. M. : Avec Charles-Louis de Haller à la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Reynold est la figure centrale de la pensée contre-révolutionnaire en Suisse au XXe. Radical, — c’est-à-dire allant à la racine des choses, au niveau de la doctrine mais modéré au sens de mesuré. Ce n’est pas un écrivain ou penseur qui éructe et n’utilise en aucun cas la vulgarité. En ce sens, c’est un grand défenseur de la courtoisie, de l’élégance et des valeurs propres à l’Ancien Régime, ce qui est attirant quand on vit dans une époque décadente comme celle dans laquelle nous vivons.
Personnellement, je suis d’une génération qui n’a pas entendu parler de Gonzague de Reynold ni à l’école ni à l’université ou alors pour le critiquer. Comme d’autres de ma génération en réaction contre les tendances de l’époque qui me déplaisent, j’ai redécouvert cet auteur mal aimé des intellectuels gauchistes, mais qui garde une aura dans l’opinion suisse.
Q. : Gonzague de Reynold était un royaliste militant. N’est-ce pas étonnant de la part d’un Suisse ?
X. M. : On ne peut pas dire que Gonzague de Reynold ne se soit jamais prononcé pour une monarchie héréditaire en Suisse. Cela n’aurait pas eu de sens. Il a fait partie en revanche d’un courant d’idées qui aurait souhaité que l’on remît à l’honneur la fonction de Landammann, terme désignant le personnage qui incarnait officiellement la Confédération dans l’ancienne Suisse (le titre de landamman est encore aujourd’hui l’appellation officielle du chef de l’État dans plusieurs cantons de Suisse allemande). Cette idée n’a pas été retenue, mais on peut dire que la personnalité du général Guisan, commandant en chef de l’armée pendant la guerre a rempli de facto cette fonction de chef rassembleur que les patriotes auraient souhaité être celle d’un Landammann.
Pour d’autres pays que la Suisse, Gonzague de Reynold était partisan de la monarchie. Il était par tradition familiale un monarchiste pour la France et comme dit plus haut, Maurras l’avait influencé. Le terme de militer me semble un peu fort mais, en effet, en tant que thomiste, il nous dit dans “L’Europe Tragique” : « La meilleure forme de gouvernement, pour l’Aquinate, c’est donc la monarchie héréditaire, soutenue par une aristocratie et limitée par une démocratie. Un roi, c’est-à-dire un chef unificateur et responsable, héréditaire ou élu, une élite de magistrats, de hauts fonctionnaires, et surtout d’autorités sociales, choisis dans le peuple organisé corporativement, comme il l’était au Moyen Âge. » (rééd. 2024, Gonzague de Reynold, L’Europe tragique, Les Éditions Meystre, p. 384).
Q. : Quelle influence le comte de Reynold eut-il sur ses contemporains ? Quelle est aujourd’hui son importance en Suisse ?
X. M. : De son vivant il a exercé une forte influence intellectuelle et peut-être même politique en coulisse. C’est bien ce qui lui est reproché par les historiens de gauche qui ont bien compris qu’il existait en Suisse entre les deux guerres des mouvements d’idées et pas seulement d’idées, qui envisageaient une rénovation des institutions dans un sens national, plutôt sceptique envers la démocratie libérale. Ce sujet est controversé car il y a des historiens qui se plaisent à dépeindre Gonzague de Reynold comme l’inspirateur principal d’une droite autoritaire et traditionaliste, et d’autres qui minimisent son rôle dans ce mouvement.
Récemment, on a découvert des correspondances du conseiller fédéral Philippe Etter, un catholique conservateur, assez proche de la pensée corporatiste, écrivant à son ami Gonzague de Reynold du projet de Défense spirituelle de la Suisse, une politique officielle qui avait été suivie par les autorités helvétiques pendant la guerre et lui disant combien ce projet avait été influencé par les conversations qu’ils avaient eues ensemble. Tout de suite l’intelligentsia de gauche s’est emparée de cela pour affirmer que Gonzague de Reynold avait été l’inspirateur principal de la politique suisse pendant la guerre, qui en effet avait une tonalité assez autoritaire et nationale. Mais il ne faudrait pas oublier que la Défense spirituelle n’était pas très idéologique et elle rassemblait aussi bien des socialistes que des gens que l’on pourrait aujourd’hui qualifier d’extrême-droite. C’était un concept politique rassembleur, se référant à l’histoire, qui avait été nécessaire pour créer une union sacrée pendant la guerre derrière l’armée, la défense de l’indépendance et de la neutralité. Il est vraisemblable, puisque le conseiller fédéral Etter l’a écrit, que Gonzague de Reynold ait exercé une influence dans la définition de cette politique. Ce qui prouve au moins qu’il était capable d’être rassembleur.
Après la guerre, bien sûr, Gonzague de Reynold a connu un temps de purgatoire, l’atmosphère avait changé. Mais il a assez vite rebondi en écrivant son ouvrage en sept volumes Formation de l’Europe, qui a eu beaucoup d’impact. Sa voix n’a pas cessé d’être entendue, jusqu’à sa mort, même s’il était souvent à rebours de consensus. Ainsi il a fondé un institut fribourgeois, pour promouvoir la culture dans son cher canton de Fribourg, et contribué à régler l’épineux problème de la coexistence des langues dans ce canton. Dans les années soixante, fidèle à des convictions déjà exprimées dans sa jeunesse, il s’est engagé passionnément dans la cause de l’autonomie du Canton du Jura, un sujet sur lequel il était opposé à l’ensemble de la Suisse officielle. Et pourtant l’histoire lui a donné raison, quoiqu’après sa mort, puisqu’en 1977 la politique suisse a fini par se résoudre à accepter la création d’un canton du Jura, ce qui fut entériné par le peuple dans une votation.
Malheureusement, à l’heure actuelle, on doit dire que l’influence de la pensée reynoldienne est très faible. Premièrement et étant donné que plus personne ne lit et ne s’intéresse à ceux qui nous ont précédés, il est difficile de le faire connaître. Deuxièmement, parce que nous vivons une période de tiédeur et d’un manque de courage orwellien. Les conséquences sont telles que beaucoup hésitent à citer Gonzague de Reynold de peur d’être catalogués. J’ai malgré tout créé et j’anime le salon littéraire et politique que j’ai appelé [https://www.youtube.com/@salongonzaguedereynold « Salon Gonzague de Reynold »] en son honneur et qui se tient une fois par année en Suisse, au mois de janvier, durant le WEF. Petite anecdote amusante, lors de la dernière édition, une dame m’a demandé : « Êtes-vous Gonzague de Reynold ? »
Q. : Quels étaient les liens de Gonzague de Reynold avec la France ?
X. M. : Ses liens avec la France étaient nombreux et intimes. Il était d’une famille suisse d’officiers qui s’était beaucoup illustrée au service de la France, et de là provenaient beaucoup de souvenirs et de traditions qui lui étaient chères et qui le rattachaient à ce pays. Il était par exemple très fier de ce que l’un de ses ancêtres, François de Reynold, qui avait servi sous Louis XIV et participé glorieusement à la guerre de succession d’Espagne, puis été membre du conseil de guerre sous la Régence avec rang de lieutenant général, ait vécu à Versailles et soit cité plusieurs fois dans les mémoires de Saint-Simon. Cette famille avait été anoblie en France et aurait pu prétendre à la nationalité française car Louis XIV lui avait conféré des lettres de naturalité, c’est-à-dire en termes modernes la naturalisation.
Gonzague de Reynold a fait ses études à la Sorbonne sous la direction de Joseph Lanson, un des grands maîtres de la Sorbonne à cette époque. Par la suite il a toujours conservé des liens avec des poètes et écrivains français, particulièrement Francis Jammes, Paul Valéry, qui étaient ses amis, et d’autres. Il était proche d’écrivains français catholiques de droite comme Georges Goyau, qui était de l’Académie française, et Henri Massis, notamment. Il était membre correspondant de l’institut de France et chevalier de la légion d’honneur. Il a donné au cours de sa vie d’innombrables conférences en France. Tout cela fait beaucoup de liens familiaux, intellectuels et de toute sorte avec la France.
Q. : En quoi la lecture de ce penseur profondément suisse peut-elle être intéressante pour des Français ?
X. M. : La question devrait plutôt être : en quoi la lecture de ce penseur ne peut-elle être pas intéressante ? Je crois profondément en ce que Juan Donoso Cortès appelait la Civilisation Catholique. La Suisse, contrairement à ce qui est écrit ici ou là, n’échappe en rien au mondialisme, à la destruction des nations européennes. Et donc, pour comprendre et combattre ces maux, il faut s’attaquer aux racines afin d’éliminer le mal. Enfin, pour combattre, il nous faut nous allier derrière une cause commune et connaître les particularités propres à chaque pays, c’est-à-dire ce qui distingue la France de la Suisse par exemple. Par conséquent, il est essentiel de connaître et de lire les classiques des pays voisins.
Q. : Pour terminer, quels ouvrages conseilleriez-vous à quelqu’un qui voudrait s’initier à l’œuvre de ce penseur ?
X. M. : Son œuvre est assez multiforme. Elle comporte des recueils de poèmes, des ouvrages de grande érudition historique, d’histoire littéraire, même des spectacles et des pièces de théâtre. Selon moi, son ouvrage le plus politique est “L’Europe Tragique”, qui m’intéresse au point de vue politique, c’est pourquoi j’ai souhaité le rééditer. Dans cet ouvrage, il « étudie cette révolution, dont l’origine lointaine est l’humanisme, qui passe dans l’ordre des faits avec la révolution française, et s’achève, se brise avec la révolution russe et la crise économique. Dans la seconde, il s’arrête aux premiers symptômes de la contre-révolution, en Italie, en Allemagne. Dans la dernière, il analyse le besoin d’unité qui tourmente le monde contemporain et il s’efforce de le ramener à son principe spirituel, ce qui est sa conclusion. » Il y a aussi “La démocratie et la Suisse” et “La Formation de l’Europe”, cités plus haut. Cet ouvrage a été réédité aux Éditions Meystre (https://editionsmeystre.ch/). Il sera disponible à la précommande le 1er septembre et à la commande dès le 1er octobre.
Entretien mené par Florimond du Bessay d’Otegem
«Liberté d’expression : un été noir ?»
C’est l’éditorial de Mathieu Bock-Coté dans Face à l’info de lundi soir :
Mort d’un gendarme après un refus d’obtempérer : une conséquence de l’affaire Nahel ?
Depuis l’affaire Nahel, exploitée par l’extrême-gauche, les services de police osent peu tirer sur les chauffards qui refusent d’obtempérer. Et ce qui devait arriver s’est produit dans la soirée de lundi : un gendarme a été percuté par un automobiliste, roulant à bord d’une BMW noire, qui a refusé d’obtempérer à un contrôle de police à la sortie de l’autoroute A8, près de Mougins.
Gérald Darmanin a annoncé mardi matin que l’individu avait été interpellé à Cannes.
L’adjudant Éric Comyn, sous-officier de gendarmerie membre du peloton autoroutier de Mandelieu-la-Napoule, est mort malgré l’intervention de ses camarades et des secours. Il est père de deux enfants.
Le Massachusetts adopte un projet de loi radical pro-LGBT visant à redéfinir complètement la famille
Le projet de loi du Massachusetts sur « l’égalité de la filiation », qui vise à supprimer de la loi des mots tels que « mère », parmi d’autres changements pro-LGBT, n’a rencontré aucune résistance de la part des républicains de la Chambre des représentants ou du Sénat de l’État.
C’est ce qui risque de nous arriver prochainement. Lorsque le mouvement LGBT a imposé le « mariage » homosexuel, le discours était le suivant : « Cela n’affectera rien d’autre ». Mais il est désormais évident que leur prochain objectif est de redéfinir complètement la famille.
Plusieurs États ont déjà adopté des lois dans ce sens. Mais la législature du Massachusetts vient de les surpasser en adoptant – à l’unanimité des deux branches – un effrayant projet de loi complet de 42 pages. Cette loi a déjà fait l’objet d’une attention nationale et est considérée comme le changement le plus radical dans l’histoire du droit de la famille. Le gouverneur du Massachusetts, Maura Healey, ouvertement lesbienne, s’est engagé à signer le projet de loi.
Les couples de même sexe ne peuvent pas concevoir et porter des enfants naturellement. Les bébés sont introduits dans la relation par des moyens artificiels (FIV), par le biais d’une mère porteuse ou naturellement mis au monde par l’un des partenaires de même sexe. Selon les circonstances, l’un des partenaires de même sexe ou les deux auraient dû adopter le bébé pour qu’ils constituent une « famille » légale. Mais les couples de même sexe ont fait savoir qu’ils considéraient l’obligation d’adoption comme un obstacle gênant.
Le mouvement LGBT exige donc que les lois soient modifiées afin de supprimer toute différence statutaire entre la structure familiale normale et leurs structures. Ils veulent également rationaliser juridiquement le processus de gestation pour autrui. En outre, ils insistent pour que le droit de la famille soit modifié de manière à ce que la procédure d’adoption ne soit plus nécessaire pour que les deux membres d’une relation homosexuelle soient considérés comme les parents légaux.
Ce projet de loi inclut les conventions de maternité de substitution contre rémunération, pour en faire un élément « normal » de la société, sanctionné par l’État et ne se limitant pas à la période précédant la grossesse. Non seulement une femme peut être payée pour porter un enfant pour quelqu’un d’autre, mais elle peut aussi tomber enceinte par l’intermédiaire de donneurs de sperme afin de vendre les bébés aux plus offrants.
Dans l’ensemble du droit de la famille du Massachusetts, le mot « paternité » (qui désigne les parents biologiques réels) est remplacé par le mot « parentage » (qui est défini comme « un lien juridique » entre un enfant et un adulte).
En droit de la famille, le mot « mère » est remplacé par « personne qui a donné naissance à l’enfant ». Le mot « père » est remplacé par « autre parent ». En outre, les rôles de père et de mère sont supprimés des lois. Même les mots « un homme et une femme » sont remplacés par « des personnes ». La mère et le père biologiques du bébé peuvent désormais être remplacés sur l’acte de naissance par les deux adultes de même sexe. Même les « parents intentionnels » (un nouveau terme juridique) peuvent figurer sur l’acte de naissance à la place des parents biologiques.
Les lois relatives au divorce et à la garde des enfants sont également modifiées de manière radicale pour tenir compte de ces nouvelles permutations entre la famille et l’enfant. Un donneur de sperme ne sera pas considéré comme le véritable père de l’enfant, malgré son lien génétique évident. En revanche, une femme qui, au moment de la naissance d’un enfant, est le conjoint de même sexe de la femme qui a donné naissance à l’enfant par « reproduction assistée » est automatiquement considérée comme l’autre parent. Le projet de loi stipule que « le tribunal peut décider qu’un enfant a plus de deux parents s’il estime que c’est dans l’intérêt supérieur de l’enfant ».
Ce projet de loi odieux a été adopté à l’unanimité par la Chambre des représentants et le Sénat, y compris par tous les républicains, ce qui est rare pour un texte aussi extrême et offensant pour la plupart des gens (et en particulier pour les catholiques). Il a certainement reçu le soutien des dirigeants du parti républicain. Le chef de la minorité républicaine au Sénat (et célibataire de toujours), le sénateur Bruce Tarr, l’a coparrainée et l’a soutenue avec force. Selon certaines informations, le chef de la minorité de la Chambre des représentants a également été un fervent défenseur du projet.
Le parti d’État (RINO) du GOP du Massachusetts a également pris le train en marche. Peu après l’adoption du projet de loi, il a envoyé un courrier électronique dans lequel il se félicitait que le projet de loi « garantisse que les familles formées par adoption et maternité de substitution aient des mères et des pères légaux », reprenant ainsi l’un des arguments trompeurs utilisés par les LGBT.
Tout le monde sait maintenant comment la Convention nationale des Républicains à Milwaukee a purgé le programme du parti de cette année de son soutien au mariage traditionnel, de son langage pro-vie et d’une longue liste d’autres choses. D’importantes personnalités politiques républicaines – dont les plus connues sont Donald et Melania Trump – soutiennent désormais ouvertement le mouvement LGBT et collectent même des fonds pour des actions de lobbying en faveur des LGBT. Les dirigeants républicains ont compris que les conservateurs pro-famille n’ont nulle part où aller, et que le GOP n’a donc pas besoin de s’occuper d’eux.
Il faut suivre : souvent gauche varie
Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

Un an après la mort d’Evgueni Prigojine, où en est le groupe Wagner ?
Extrait de l’analyse des chercheurs d’ACLED parue dans Conflits :
La chose la plus importante à dire est que, même après la mort de Yevgeny Prigozhin du groupe Wagner, la violence impliquant des mercenaires russes a augmenté en Afrique. Au quatrième trimestre 2023, les données de l’ACLED montrent que l’activité a doublé par rapport au trimestre précédent – que ce soit sous le nom de Wagner ou de l’une des organisations qui lui ont succédé comme » Africa Corps « . Les deux premiers trimestres de 2024 ont également vu plus d’événements de violence politique liés aux mercenaires russes en Afrique que lorsque Prigozhin était en vie.
Il y a un an, les mercenaires russes de Wagner semblaient déjà être devenus un acteur indispensable au Sahel, soutenant des coups d’État, combattant des djihadistes, défendant des dictateurs et prenant généralement le relais de la France, l’ancienne puissance coloniale. Puis vint l’éphémère rébellion du groupe Wagner en juin 2023 contre le gouvernement russe, leur marche ratée sur Moscou et, le 23 août 2023, la mort de son chef Prigozhin et de plusieurs hauts responsables du groupe Wagner dans un accident d’avion suspect.
Après la mort de Prigozhin, beaucoup s’attendaient à ce que Moscou ferme la société militaire privée (SMP) et force ses mercenaires à signer des contrats avec l’armée russe ou à démissionner. Cette pression s’est manifestée en juin 2023, avant que Prigozhin et le groupe Wagner n’organisent leur révolte et leur marche d’un jour sur Moscou. Alors que de nombreux mercenaires de Wagner combattant en Ukraine ont été contraints de signer avec l’armée, de démissionner ou de signer avec de plus petites SMP, l’approche en Afrique a été différente.
Le nom « Africa Corps » vient-il de là ? S’agit-il du même groupe que le groupe Wagner ?
Après que certains rapports officiels russes de la fin de l’année 2023 ont désigné les mercenaires sous le nom de « Africa Corps », les commentateurs internationaux utilisent désormais souvent ce nom pour désigner les mercenaires russes en général.
Dans les pays du Sahel, cependant, le groupe est toujours désigné collectivement par son ancien nom, le groupe Wagner. Dans la capitale de la République centrafricaine, Bagui, on voit encore des gens qui portent des T-shirts Wagner et qui appellent les mercenaires russes « le groupe Wagner ». Pour l’instant, nous avons donc tendance à nous référer aux mercenaires comme étant à la fois le groupe Wagner et Africa Corps.
Il y a eu des changements au niveau des principaux dirigeants et de la gestion au niveau national, mais cela diffère d’un pays à l’autre. Nous avons également constaté de nouveaux contrats pour des combattants dans le cadre d’une nouvelle structure paramilitaire, en plus de la dispersion d’autres contrats à des PMC beaucoup plus petites dans la région. La Russie semble vouloir éviter qu’une seule organisation n’accumule trop de pouvoir et ne constitue une menace, comme ce fut le cas pour le groupe Wagner sous Prigozhin.
Le degré de connexion avec Moscou a également changé. Ce n’est qu’en juin 2023, deux mois avant la mort de Prigozhin, que le président russe Vladimir Poutine a admis avoir financé le groupe Wagner. Auparavant, le groupe avait été utilisé pour créer une certaine séparation entre la Russie et l’action militaire directe. Il y avait une certaine possibilité de dénégation : Moscou pouvait dire que le groupe Wagner n’existait pas ou qu’il n’y avait pas de lien direct. Toutefois, le nouveau Corps africain est devenu une extension beaucoup plus directe du ministère russe de la défense, et Moscou a admis le financer.
Africa Corps semble également se concentrer davantage sur la sécurité et les opérations militaires. Sous Prigozhin, le groupe Wagner était davantage un réseau complexe d’entreprises liées à Prigozhin et impliquées dans diverses activités, telles que l’exploitation de mines d’or, de bois et de pétrole, en plus de la sécurité privée et des opérations militaires. […]
Quelles différences voyez-vous dans le comportement des mercenaires russes et des anciens militaires français qui soutiennent les régimes sahéliens ?
Les actions des forces françaises et russes sont comme le jour et la nuit. Les Français ont respecté certaines règles d’engagement, d’acquisition de cibles, de vérification et ont évité autant que possible les pertes civiles. Nos données le prouvent. Le nombre de civils tués au cours de plus d’une décennie d’engagement français s’élève à environ 100 civils au maximum. Ce chiffre est comparable à celui d’une seule attaque de Wagner.
D’un point de vue stratégique, la situation est délicate. Les Français disposaient de capacités bien plus importantes, mais ils ont empêché l’armée malienne de s’emparer de Kidal, alors que le Wagner Group/Africa Corps les y a amenés. Les Français avaient l’habitude de se mêler de ce qui ne les regardait pas au Mali. Ils utilisaient leurs ressources dans leur propre intérêt et ne s’impliquaient pas dans des opérations au sol alors que les Maliens mouraient comme des mouches. Le groupe Wagner, quant à lui, est proche des troupes locales sur le terrain.
Les régimes sahéliens considèrent que la présence du groupe Wagner est bénéfique à tous. Au Mali, ils paient 10 millions de dollars par mois pour la protection. C’est plus que ce qu’ils dépensent pour les budgets des principaux ministères comme la justice, les affaires familiales ou l’environnement. […]
Complètement marteau (suite)
LGBT, Les Geignards Bêlent Toujours.
Le journaliste LGBT Jean-Baptiste Marteau a passé son été à communiquer sur son “divorce” réussi avec un homme, sur la fille qu’ils ont adopté (via GPA), sur son nouveau compagnon etc…
Et finalement il pleure car Télématin a décidé de faire comme lui : une infidélité affichée pour lui préférer un autre homme :
Une nouvelle âpre pour Jean-Baptiste Marteau. Le présentateur opérant sur France Télévisions depuis 2013 ne sera finalement pas aux manettes de «Télématin» à la rentrée aux côtés de Flavie Flament. Si le groupe du service public semblait vouloir le mettre de plus en plus en avant – en le plaçant à la tête de la matinale de Franceinfo dès 2023 et en lui confiant la tranche de début d’après-midi des Jeux olympiques sur France 2 cet été -, il ne s’est pas arrêté sur son nom pour reprendre la suite de Thomas Sotto. La nouvelle, que nous sommes en mesure de confirmer, a été faite aux équipes de Franceinfo vraisemblablement dans un SMS envoyé par le journaliste. «Je viens d’apprendre que je ne serai finalement pas à la présentation de “Télématin” cette saison. Jusque très récemment, tout me laissait pourtant entendre que ce serait le cas», aurait-il écrit, comme le révèle puremedias.com qui s’est procuré le message en question. […] «Néanmoins, le groupe a finalement pris une décision différente. Je ne vous cache pas ma très grande déception que je ne parviens, pour le moment, pas à digérer», aurait écrit le joker des journaux de la Deux. […] Après des semaines de spéculations, France Télévisions a fini par arrêter son choix sur Julien Arnaud.
L’organisation de notre société ne répond plus aux besoins qu’exprime la majorité des Français
Tribune de Louis de Bourbon, parue dans Valeurs Actuelles :
Chers Français,
Quand je me suis exprimé, comme chaque année, le 25 août dernier, à l’occasion de la fête de la Saint-Louis, qui aurait pu penser que les mois qui allaient suivre, seraient si paradoxaux, mêlant le meilleur au pire.
Le meilleur, d’un certain point de vue, demeure assurément ce que nous venons de vivre avec la parenthèse des Jeux Olympiques. Ces derniers ont certes été inaugurés, de manière ouvertement calamiteuse, par une cérémonie dont plusieurs éléments ont été si indignes de la France que de nombreux pays ont refusé de la diffuser sur leurs réseaux nationaux. Toutefois ces Jeux ont pu donner l’impression de vivre un moment d’unité retrouvée pour notre pays. Comme les autres nations, ce dernier a vibré devant les nombreuses prouesses de ses champions.
Les succès obtenus ont été nombreux et la position de la France a été magnifiée. Remercions ainsi ceux qui se sont engagés jusqu’aux limites de leurs forces, de leur courage, de leur volonté. Soyons fiers de nos médaillés et saluons chaleureusement ceux des autres nations, dans un mouvement que nous souhaitons voir se prolonger, dès les jours prochains, pour les jeux para-olympiques.
Le pire, à l’évidence, concerne, en revanche, la situation politique dégradée dans laquelle notre pays est entré depuis des mois au point de devoir constater, avec un Gouvernement démissionnaire, une quasi vacance apparente des pouvoirs. La France traverse ainsi une crise telle qu’elle n’en a peut-être jamais connue en temps de paix. Il y a un an nous avions, pourtant formulé l’espoir que, malgré les difficultés croissantes, des changements pourraient advenir. Changements si nécessaires pour notre cher Pays, dont la société fracturée est de plus en plus fragilisée depuis des décennies.
Au-delà de l’accumulation de mauvaises décisions prises (poursuite d’un déficit chronique et alimentation d’une dette abyssale, conséquences d’un accroissement de flux migratoires incontrôlés, subversions de tous ordres sur le plan du respect des valeurs et de l’ordre public …), il nous faut considérer surtout l’esprit sciemment et délibérément perverti dans lequel beaucoup de décisions ont été prises, ou beaucoup d’autres, ne l’ont pas été.
Idées partisanes, intérêts privés ou communautaristes et options conjoncturelles ont, trop souvent remplacé les règles élémentaires de bon sens, d’équité et de justice, le souci des populations les plus fragiles, la pleine mesure des questions de société (sécurité intérieure et extérieure, politique familiale, personnes âgées, retraite, Défense nationale…).
Force est ainsi de reconnaître que l’organisation de notre société ne répond plus actuellement aux besoins réels qu’expriment la majorité des Français. Cela sous-entend donc bien l’existence d’une véritable fracture qui s’aggrave entre eux et des institutions qui assurent de moins en moins correctement leurs fonctions.
Nous constatons ainsi que, de plus en plus nombreux, certains de nos concitoyens se mettent en retrait de la société. Ce repli s’exprime de différentes manières : retour au troc ; recherche d’une auto-suffisance préférée à celle d’une aisance partagée, pourtant seule source de richesse et de progrès ; repli sur le village, sur le département, la région parfois. Mais fait-on nation ainsi ? Sans doute non et la France de tout temps a formé une nation forte parce que, au-delà des particularismes, elle unissait tous ses enfants dans un destin commun.
Ainsi la France paraissait, il y a un an, à un tournant pouvant lui permettre de reprendre en main sa destinée. Le cadre proche des élections paraissait propice à exprimer de hautes ambitions, en permettant de renouveler certaines élites politiques et, de redéfinir les enjeux de la solidarité européenne. En effet, au-delà des questions économiques, il y a, sur ce point, nécessité de clarifier les questions de souveraineté, de sécurité et d’identité des composantes de notre continent, dans leur diversité, face aux dangers qui les menacent (immigration incontrôlée, mondialisation des échanges).
Or le vrai débat qui semblait ainsi s’amorcer a été occulté, opposant un déni aux aspirations légitimes qui paraissaient s’exprimer avec force. Il en est résulté une situation en impasse et un blocage institutionnel tendant à affaiblir notre pays à l’intérieur comme sur la scène internationale.
Comme pour toutes les crises profondes que notre cher Pays a traversées, nous ne pouvons qu’espérer que celle-ci ne soit que temporaire et que, en particulier, cesse le plus rapidement possible cette sorte d’inversion des valeurs. Le temps des faux bilans cachant la vérité est manifestement passé et celui de la nécessité d’engager des actions concrètes et réalistes, doit s’imposer à tous, chacun dans son domaine, de manière à pouvoir, au quotidien, redonner un sens au mot avenir.
Ne doutons pas un instant, la France va se reprendre. Les Français attendent ce renouveau, ce sursaut qui fera franchir les écueils qui guettent notre pays. Il importe donc de ne pas s’enfermer dans un isolement sans issue, mais, au contraire, de s’évertuer à donner du sens au débat politique en consacrant du temps à la réflexion et à des actions menées, dans le souci du Bien Commun. Déjà de nombreuses jeunes familles s’engagent dans cette voie.
Au niveau personnel, cela passera par la nécessité de poser clairement des objectifs, souvent à rebours d’idées ambiantes. Au plan collectif, cela passera, par l’abandon du déni pour dresser le tableau de ce qui ne va pas et l’acceptation de la réalité, même si cette dernière impose des efforts, voire des sacrifices. Comme nos sportifs, les Français devront avoir une mentalité de gagnants.
Pour notre société faite d’hommes et de femmes, il est absolument nécessaire de réaffirmer le principe de l’encouragement des valeurs familiales, seule garantie d’une évolution à nouveau positive de notre société vieillissante et rempart naturel contre les dangers des immigrations. Défendre la vie de la conception à la mort, doit demeurer également un objectif premier avec l’appui unanime des religions qui ont accompagné et continuent d’accompagner, en leur diversité même, le déroulement de notre histoire. Assurer enfin, dans l’esprit de saint Louis, par la garantie du droit, la sécurité et le respect des personnes et des biens.
Parce que la société est, par définition, une communauté civile, il nous faut redonner toute sa place à la morale sociale, notamment le « tu ne tueras pas », et aux règles communes partagées, claires et acceptées par tous, en étant justes et ressenties comme telles. Equilibre nécessaire entre droits et devoirs. Cette vie civile et sociale intègre une définition claire du principe de laïcité, qui ne doit pas être affirmé comme celui d’une exaltation des valeurs matérialistes et celui d’une hostilité intentionnelle et systématique à l’égard de l’expression de religions, mais celui de permettre, au contraire, aussi l’expression des transcendances sans lesquelles l’homme ne peut s’épanouir pleinement.
Enfin, parce que notre France est une société inscrite dans un contexte international, l’avenir de notre pays nécessite de réaffirmer son engagement européen, sur la base du respect des intérêts nationaux de tous les Etats, en s’appuyant sur le principe de subsidiarité, toujours énoncé, mais si souvent détourné en pratique. Cet esprit européen d’une véritable civilisation féconde, permettra seul d’apporter le supplément d’âme qu’attend le monde à une époque où le dialogue et les relations entre les états et les blocs doivent s’inscrire sur des bases nouvelles.
Puisse notre pays, en retrouvant le sens de sa mission, se reprendre à l’intérieur pour être fort vis-à-vis de l’extérieur. Que saint Louis, modèle des gouvernants, fêté en ce 25 août par les catholiques, nous aide ainsi à retrouver à nouveau l’Espérance en l’avenir de la France.
On en sait plus sur l’arrestation du fondateur de Telegram
Grâce à l’indépendance de la justice, selon Macron :
Je lis ici de fausses informations concernant la France suite à l’arrestation de Pavel Durov.
La France est plus que tout attachée à la liberté d’expression et de communication, à l’innovation et à l’esprit d’entreprise. Elle le restera.
Dans un État de droit,…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 26, 2024


Qui a osé dire que la justice de notre pays est inefficace ?…
L’ASLA attaque la société META pour discrimination politique et censure idéologique
Communiqué :
L’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte (ASLA) annonce aujourd’hui qu’elle constitue, en collaboration avec ses avocats, un dossier en vue de déposer une plainte contre la société META pour discrimination politique et censure idéologique.
Cette action est une réponse directe à la désactivation brutale et arbitraire des comptes de l’ASLA, d’Alice Cordier (Collectif Némésis), du média Occidentis, d’Une Bonne Droite, dumédia officiel Frontières (anciennement Livre Noir) et d’autres personnalités et structures de droite sur les plateformes Facebook et Instagram.
Ces actes de censure, perpétrés par META, l’une des plus importantes entreprises technologiques au monde, qui gère Facebook et Instagram, représentent une menace grave et imminente pour la liberté d’expression.
META semble avoir franchi une nouvelle étape dans sa politique de censure systématique en ciblant directement les patriotes et ceux qui défendent des opinions majoritaires, mais qui dérangent les politiques de gauche au pouvo ir.
Pour l’ASLA, dont la mission est de protéger la liberté d’expression et de soutenir juridiquement et financièrement les lanceurs d’alerte, cette attaque constitue un coup de force intolérable. La désactivation de nos comptes, en pleine période d’instabilité politique, s’inscrit dans une stratégie plus large de musellement des opinions critiques, un signal inquiétant pour l’avenir de la démocratie.
Ces événements semblent être orchestrés dans le cadre du Digital Services Act, un règlement européen sur la « responsabilisati
Aujourd’hui, les comptes de l’ASLA sur Instagram et Facebook sont respectivement déréférencés et totalement inaccessibles. Cette montée en puissance de la censure, exercée par META, marque une nouvelle ère d’oppression numérique.
Nous invitons toutes les personnalités et structures touchées par cette censure à nous rejoindre dans cette procédure. Ensemble, nous devons nous lever contre cette censure idéologique pour défendre les droits fondamentaux de tous les citoyens.
« Et les neufs autres où sont-ils ? » (Luc 17-19)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les attaques contre les prêtres et les communautés religieuses se multiplient.
A nouveau, ce sont les Chanoines réguliers de la Mère de Dieu à Lagrasse qui subissent ces attaques perfides et calomnieuses.
Chacun de nous peut comprendre que pour ces religieux qui ne sont pas responsables des turpitudes du passé, le coup est rude et pénible à supporter.
Les Chanoines de Lagrasse ont un apostolat considérable, de nombreuses retraites, des catéchismes, un accueil permanent de personnes en difficulté, et surtout la formation de jeunes et moins jeunes couples qui se destinent au mariage. Ils réalisent ainsi un travail remarquable dont nous devons leur rendre grâce.
Que faire :
1- Bien sûr, prier pour eux et pour que ces attaques cessent, afin que les Pères et les Frères trouvent la ténacité et la sérénité dans leur mission. (Prière à Saint Michel Archange par exemple)
2- Envoyer, dès aujourd’hui une petite lettre ou une carte postale. Que ce soit pour remercier de ce que nous avons reçu, si nous avons été soutenus pour nous-même ou pour l’un de nos proches. Ou simplement pour leur témoigner notre amitié, si nous n’avons pas encore eu la chance d’être accompagnés par les Pères.
3- Faites passer ce message à votre famille et à tous vos amis, même à ceux qui ne connaissent pas directement les Chanoines.
Il faut que les Chanoines croulent sous les messages d’encouragement.
Hauts les cœurs !
Dieu vous le rendra
Adresse :
Chanoines réguliers de la Mère de Dieu
Abbaye Canoniale Sainte Marie
6 rive Gauche
11200 LAGRASSE


