Blogs avec images

Le RN obtient le groupe le plus important à l’Assemblée nationale

Selon les projections encore provisoires :

  • LFI passe de 75 députés en 2022 à 72 en 2024.
  • Le PS augmente à 69 députés
  • EELV 36 élus
  • Le PCF perdrait son groupe avec 12 élus
  • Le RN passe de 88 à 129 députés
  • Eric Ciotti parvient a maintenir un groupe LR avec 16 élus
  • Renaissance aurait 105 élus
  • Le MODEM 37
  • Horizons 28 députés

L’Assemblée est ainsi fracturée en 3 blocs, NFP, RN et alliés, Ensemble, dont aucun ne dispose de majorité absolue. Même en débauchant ici ou là, on ne voit pas comment Renaissance pourrait trouver une majorité. La France semble devenue ingouvernable, au moins pour les 3 années à venir. A moins qu’Emmanuel Macron ne décide de démissionner…

Comme l’exprime Laura Lavalette, la dynamique électorale est du côté du RN :

 

Même si un antifa fiché S intègre l’Assemblée, grâce au désistement du candidat Renaissance :

Nous pouvons nous réjouir de l’élection et de la réélection de Xavier Breton, Patrick Hetzel, Patrick Monnier, Marie-France Lorho, Christophe Bentz, Véronique Besse, Anne Sicard.

Marion Maréchal a réussi à faire élire 3 députés parmi les 4 candidats qu’elle avait négocié avec le RN. Seule Agnès Marion ne passe pas au 2e tour.

Pierre-Edouard Stérin dénonce le peu de sérieux de certains journalistes

Extraits d’un entretien donné par Pierre-Edouard Stérin au JDD :

[…]

[…]

La Vierge Marie a-t-elle protégé et protège-t-elle toujours la France ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Anne BERNET, spécialiste d’histoire religieuse
  • Abbé Philippe MAROT, recteur du sanctuaire de l’Île-Bouchard
  • Abbé Bertrand CHEVALIER, recteur du sanctuaire de ND

Terres de Mission : Hommage à Cathelineau, le “saint de l’Anjou”

“Terres de Mission” reçoit Elsa Rambier, directrice de production pour l’association Recordatio. Cette dernière organise les 13, 14, 15, 16 et 17 juillet une représentation du “Choix des armes”, un spectacle dédié à Cathelineau – colporteur profondément pieux qui devint généralissime de l’armée catholique et royale.

Puis, Guillaume de Thieulloy présente le n°13 de la revue Le Nouveau Conservateur, qui comprend notamment un dossier consacré au travail, sujet classique de la doctrine sociale de l’Eglise, ainsi qu’un dossier sur l’Europe, comprenant notamment de longues et profondes citations de Benoît XVI sur l’identité du vieux continent.

Rémi Fontaine : L’extraordinaire aventure des “marcheurs de Dieu”

Les pèlerinages de Tradition à Chartres connaissent un succès qui laisse de nombreux observateurs sans voix. Rémi Fontaine a été l’un des fondateurs, il y a plus de 40 ans, du très populaire Pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté qui a accueilli plus de 18 000 “marcheurs de Dieu” à la Pentecôte 2024.

Dans un livre témoignage “Chartres t’appelle“, Rémi Fontaine évoque l’histoire de ce “Czestochowa national”, des portes closes de la Cathédrale en 1983 à l’accueil chaleureux d’évêques ou de cardinaux au fur et à mesure des années. L’auteur explique aussi les raisons profondes de la réussite de cette aventure extraordinaire au cœur de l’Eglise qui travers une grande crise.

Comme le rappelle, dans sa postface, le président de Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers :

“Notre époque est difficile, mais le Bon Dieu n’abandonne pas son Eglise et nous sommes coriaces”.

Le livre de Rémi Fontaine le montre et en apporte la preuve.

L’Arcom mieux que l’académie des sciences ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La mise en garde de l’Arcom envers Sud-Radio augure d’un ministère de la Pensée qui rappelle diverses périodes de l’histoire, ainsi que plusieurs écrivains ; parmi eux, citons Orwell et Huxley.

Quel crime avait donc commis Bercoff sur cette antenne le 7 décembre dernier ? Recevoir François Gervais, un docteur en physique spécialiste de thermodynamique, professeur émérite à l’université de Tours et médaille de bronze du CNRS pour ses travaux. Un quidam presque… Mais un quidam qui profite de sa retraite pour étudier le climat et son histoire. Quelle idée saugrenue, n’est-ce pas ? Quand on est simple médaille de bronze, on devrait se taire ou se contenter de lire les publications du GIEC. Mais ce professeur fit pire que manifester de l’intérêt pour une science qui relève pourtant de sa spécialité : la thermodynamique : il osa publier, écrire, rédiger, faire savoir le fruit de ses observations. Quelle audace ! Comment un simple universitaire de province oserait-il contrevenir à l’avis de la communauté du GIEC ? Le GIEC… Vous savez, ces gens sans titre qui s’arrogent celui d’Expert du climat.

Bref, le sot François fit tant et si bien qu’à l’instar de ceux de Christian Gérondeau (un banal polytechnicien) ou ceux d’Olivier Postel-Vinay, ses écrits le firent être reçu sur diverses antennes pour relativiser l’alarmisme Greta Thunberguien ou Giecquiste, et apporter une certaine contradiction.

Le crime était parfait. Signé. On avait son nom, son adresse, ses écrits. Il ne restait plus qu’à mettre cet auteur à l’index et brûler ses livres… sans oublier de le déchoir de ses titres universitaires, bien entendu.

Mais l’Arcom n’osa agir ainsi. Elle préféra s’en prendre à Sud-Radio au motif qu’on avait laissé le scientifique s’exprimer sans lui apporter de contradiction. Oh, que c’est mal ! Vous pensez… si on laissait n’importe qui s’exprimer librement, la bien-pensance scientifique en prendrait un coup. Greta se suiciderait peut-être, et les écolos y perdraient le crédit qui leur manque. Un drame, en ces temps électoraux…

Les esprits forts argueront que les alarmistes du GIEC le peuvent faire, s’exprimer, sans qu’une analyse contraire ne leur soit opposée. Eh bien… Ce n’est que justice puisque ces gens-là sont parés des plumes et des habits du consensus scientifique.

Amis lecteurs, vous l’aurez compris. Nous sommes à mille lieues de l’interrogation de Newton devant la pomme qui tombe, à dix mille du “Qu’est-ce que la vérité ?” de Pilate, etc. Nous sommes à une époque ou l’académie des sciences est ignorée par des petits marquis à qui l’on donna le droit de censure.

Fut un temps, un certain Galilée fut réprimandé, non pour ses observations scientifiques, mais pour avoir prétendu que l’étude de la Bible justifiait ses dires. Sa peine fut bien légère : il fut exilé dans un couvent, tout en conservant ses titres et ses émoluments, outre l’amitié du cardinal Bellarmin et du Pape Urbain VIII.

Mais au XXIe siècle, soutenir une critique scientifique d’une opinion prétendument admise au sujet d’une science nouvelle (les relevés de température systématiques un peu partout dans le monde datent de la seconde moitié du XXe siècle) peut valoir sous peu à celui qui les diffuse une sanction financière si ce n’est, bientôt, une fermeture d’antenne.

Big brother. 1984… Vous étiez observés pour ce que vous pensiez, via la censure ayant cours sur les réseaux sociaux, vous l’êtes aussi par la surveillance active et punitive de l’Arcom à raison de vos propos et de leur diffusion, fussent-ils de simples avis scientifiques.

Auront-ils raison de la liberté de l’homme ? La liberté de s’instruire, d’étudier et de penser chère à tout un chacun, et chantée par Florent Pagny.

Bertrand du Boullay

https://ripostelaique.com/le-crime-dandre-bercoff-menace…
https://www.liberation.fr/…/larcom-met-en-garde-sud…/

https://www.eyrolles.com/…/Auteur/francois-gervais-120112/
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Olivier_Postel-Vinay

Législatives : en quoi le «front républicain» est-il républicain ?

De Thibaud Collin dans le JDD :

En quoi le « front républicain » est-il républicain ? La question peut apparaître absurde mais elle mérite d’être posée ; ne serait-ce que pour sortir d’un réflexe pavlovien fondé sur des présupposés impensés, ce qu’on nomme habituellement des préjugés. La philosophie politique s’avère précieuse pour dissiper, grâce à l’analyse sémantique, quelques nuées verbales.

Res publica, la chose publique, est l’objet propre de la vie politique. Cette chose n’est rien d’autre que la vie de la communauté politique, c’est-à-dire la vie commune aux citoyens formant cette communauté. La politique est ce par quoi la cité (polis) se gouverne, c’est-à-dire discerne quel est son bien à réaliser dans des circonstances singulières et changeantes. La forme politique principale n’étant plus aujourd’hui la cité mais la nation, la chose publique, la res publica, est donc l’objet d’une vie politique nationale.

Et pas plus que la cité, la nation n’est universelle. C’est toujours telle ou telle nation. Il est dès lors impossible de considérer que l’usage du terme républicain soit décorrélé de l’épithète national. Il faut donc en toute rigueur parler d’un front républicain français. Une telle expression semble neutraliser les réflexes pavloviens. En quoi la prise de conscience de cet impensé est-elle féconde dans le contexte français actuel ?

Rappelons qu’un front est relatif à un affrontement opposant deux ennemis. Parler de front républicain pour désigner un conflit interne à la nation signifie ipso facto que la nation est divisée d’avec elle-même, situation que l’on nomme précisément guerre civile.

La guerre civile est la négation de la politique puisqu’elle est la négation de tout gouvernement de la vie commune. Si ce n’est pas un réflexe pavlovien, en appeler à constituer un front républicain contre un autre parti politique est une décision d’une extrême gravité. Cette décision est-elle légitime et responsable ? Nonobstant la rhétorique politicienne, est-il possible de révéler le sens et les enjeux d’un tel mot d’ordre ?

Nous lisons dans l’éditorial du journal Le Monde paru le lendemain du premier tour des législatives

« Seule la constitution d’un front républicain puissant peut encore faire barrage à un parti qui, en dépit de toutes ses dissimulations, reste éminemment dangereux parce que sa politique découle de la préférence nationale, un concept qui revient à trier les administrés en fonction de leurs origines. »

Le front se doit d’être républicain car il s’agit de s’opposer à la préférence nationale. Comment comprendre la logique de la constitution d’un front pour sauver la République (française) mis en danger par la préférence accordée… à la nation française ?

La seule solution pour sauver cette proposition de la contradiction interne est de penser que Le Monde envisage une sorte de République universelle ; toute préférence basée sur le critère de la nationalité devient ainsi insupportable. Mais alors, il faut assumer que la sortie du référentiel national fait adopter une approche post-politique de type moral. D’ailleurs, l’éditorialiste anonyme parle d’administrés, et non pas de citoyens. La déconnexion indiquée ici entre l’administration et la politique est révélatrice.

Alors même que pour être fonctionnaire, il faut être citoyen français, les droits des administrés devraient être dénationalisés. La République serait ainsi l’antichambre d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même où il suffirait d’être humain pour être accueilli dans… mais justement dans quoi ? Si ce n’est dans la communauté nationale ! L’idée même d’accueil, corrélative de celle de migration, implique de délimiter un dedans et un dehors.

La préférence nationale semble irréductible à toute déconstruction moralisante, cheval de Troie d’une société composée d’individus indéterminés doués d’intérêts et de droits absolus dont les relations ne seraient réglées que par le marché et des procédures.

La condition politique de tout être humain montre l’inanité d’un tel front républicain niant le fait que la République est le régime politique d’une nation, en l’occurrence la France. En revanche, si l’on veut être logique, on peut parler d’un front républicain français. Celui-ci a pour objet non pas de diviser la nation, mais de veiller à son bien commun dans les circonstances d’une mondialisation libérale mettant en danger l’existence même d’un régime politique où les « droits sociaux » sont décorrélés de toute appartenance à la communauté nationale.

Le moralisme abstrait agite toujours la xénophobie intrinsèque à l’ide de préférence nationale. Rappelons que le grec phobé ne signifie pas la haine, mais la peur, sentiment qui a pour objet formel un mal à venir. Du fait qu’il puisse exister des peurs imaginaires, il serait déraisonnable d’en conclure que toute peur est sans objet réel. N’est-il pas légitime pour une nation d’avoir peur de ce qui va la priver de son bien premier, à savoir son être même ?

Le moralisme invoque l’hospitalité biblique pour mieux subvertir la justice qui consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. La tradition du droit d’asile, honneur de la France, ne peut sans contradiction mortifère devenir le droit de tout être humain à être accueilli en France. Il est urgent que la République se souvienne qu’elle est française et que si front il doit y avoir, il a pour objet la vague migratoire que certains encouragent et réclament dans une folle inconséquente post-politique.

Thibaud Collin est spécialiste des questions de philosophie morale et politique

Septième dimanche après la Pentecôte : “Gardez-vous des faux prophètes”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La messe du septième dimanche après la Pentecôte présente quelques caractères assez particuliers. Elle ne figure pas dans les anciens livres romains, et serait donc d’origine gallicane. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du gallicanisme du XVIIe siècle, et des prétentions de l’Église de France à s’ériger en Église nationale indépendante de Rome, mais de la liturgie de l’Église des Gaules antérieure à l’époque carolingienne, alors que l’unité liturgique n’était pas réalisée, et qu’il y avait encore un chant romain (ancêtre du chant grégorien), un chant ambrosien (à Milan), un chant bénéventin, un chant hispanique, un chant gallican etc.. C’est seulement au VIIIe siècle, sous Pépin le Bref et Charlemagne, que la liturgie romaine a été adoptée par tout l’occident chrétien, incorporant cependant certains éléments gallicans, dont cette messe est un témoin. C’est très net en ce qui concerne l’Alléluia, dont la mélodie s’étire en longueur de façon exubérante. De même l’Offertoire est une prière longue et développée, mais à l’opposé l’Introït, le Graduel et la Communion sont très simples et parmi les plus courts du répertoire.

► Introït : Omnes gentes

L’Introït, très court, et l’Alléluia, très long, ont exactement le même texte, ce qui est très rare (il n’y a qu’un autre cas, à la messe de minuit de Noël). Il s’agit du premier verset du psaume 46, acclamation triomphale qui accompagnait la montée de l’arche d’alliance sur la montagne de Sion, pour remercier le Seigneur d’une grande victoire accordée à son peuple. Ce psaume était déjà utilisé à la fête de l’Ascension, où cette montée préfigurait celle du Christ dans le ciel.

En ce temps après la Pentecôte, après les sentiments exprimés dans les chants des précédents dimanches : confiance en Dieu, abandon à sa volonté, prière pour obtenir sa protection, nous trouvons ici une autre attitude chrétienne fondamentale, que nous retrouverons le dimanche suivant : la louange de la majesté et de la toute puissance divine, l’action de grâces pour ses bienfaits :

Omnes gentes, plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

On remarquera que cette louange divine doit s’effectuer par les mains et par la voix, c’est-à-dire aussi bien par nos actions que par nos paroles.

Le deuxième verset du psaume est psalmodié à la suite :

Quoniam Dominus excelsus, terribilis, rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est très haut, redoutable, grand roi sur toute la terre.

Cet Introït, nous l’avons dit, est très court, et sa mélodie, très simple, est légère et joyeuse.

► Graduel : Venite filii

Contrairement aux autres chants de la messe du septième dimanche après la Pentecôte, le Graduel figure dans les anciens livres romains, mais au mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé ” férie des grands scrutins “, car c’était le jour où l’on désignait les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile Pascale, et où il a été repris pour ce dimanche. C’est donc d’abord à ces futurs baptisés que ce texte s’adresse. Il est tiré du psaume 33, cantique de louange et d’action de grâces, attribué à David, que nous retrouverons à plusieurs reprises en ce temps après la Pentecôte. Les deux versets réunis ici ne se suivent pas dans le psaume, mais ils se complètent admirablement :

Venite filii, audite me : timorem Domini docebo vos. Accedite ad eum, et illuminamini : et facies vestræ non confundentur.
Venez mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Approchez-vous de Lui et vous serez illuminés et vos visages n’auront pas à en rougir.

Cette invitation aux nouveaux baptisés s’adresse aujourd’hui à nous tous. Nous y trouvons réunies deux grandes étapes de la vie spirituelle ; la crainte de Dieu, premier des dons du Saint Esprit, qui nous fait nous prosterner avec humilité devant la majesté divine, et l’illumination, qui nous fait connaître et contempler celui qui est la beauté et le bien infini, et nous attire irrésistiblement vers Lui.

Comme l’Introït Omnes gentes, ce Graduel est très court, mais sa mélodie, bien qu’elle utilise des formules que l’on retrouve dans de nombreux autres Graduels, exprime à merveille les richesses contenues dans le texte. On remarquera en particulier la descente au grave sur les mots docebo vos exprimant la profonde adoration devant la majesté divine, et à l’opposé la grande vocalise sur les mots accedite ad eum montant progressivement jusqu’à l’extrême aigu, exprimant ainsi notre attirance vers le ciel où nous contemplerons la splendeur divine.

► Alléluia : Omnes gentes

Comme nous l’avons dit le texte de l’Alléluia du septième dimanche après la Pentecôte est le même que celui de l’Introït, le premier verset du psaume 46, acclamation à la majesté et la toute puissance divine :

Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

Mais alors que l’Introït était très court, faisant retentir cette acclamation avec une mélodie simple, légère et joyeuse, à l’opposé l’Alléluia est très long, avec une mélodie ample et solennelle, de grandes vocalises, de nombreuses modulations, s’attardant ainsi pour célébrer toutes les splendeurs de Dieu et de son œuvre dans leur immensité et leur variété. On voit là à quel point la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

► Offertoire : Sicut in holocausto

Tous les chants des précédents dimanches étaient tirés des psaumes. Dans la messe du septième dimanche après la Pentecôte, nous allons trouver à l’Offertoire un chant tiré d’un autre livre de l’Ancien Testament, comme le seront plusieurs autres grands Offertoires que nous rencontrerons au cours de ce temps liturgique. Celui-ci est emprunté au prophète Daniel, et plus précisément à l’épisode des trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise par le roi Nabuchodonosor, et miraculeusement épargnés par les flammes, après avoir adressé à Dieu une magnifique prière, souvent utilisée dans la liturgie, dans laquelle ils offrent leur sacrifice pour le salut de leur peuple :

Sicut in holocausto arietum et taurorum, et sicut in millibus agnorum pinguium, sic fiat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie ut placeat tibi, quia non est confusio confidentibus in te Domine.
Comme un holocauste de béliers, de taureaux et de milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice s’accomplisse en votre présence afin qu’il vous plaise ; car ceux qui mettent en vous leur confiance, Seigneur, n’auront pas à en rougir.

On remarquera qu’une partie de ce texte, la deuxième phrase, figure dans les prières que le prêtre récite à l’Offertoire de la messe, au moment précis ou il est chanté aujourd’hui par la schola. Les sacrifices de l’Ancien Testament, et particulièrement celui que les trois jeunes hébreux étaient prêts à offrir pour leur peuple, sont évidemment la figure du sacrifice du Christ qui est offert sur l’autel. La mélodie de ce chant d’Offertoire commence très humblement avant de s’élever progressivement d’une manière suppliante avec des motifs répétés ; puis soudain elle s’envole en un grand élan sur les mots in conspectu tuo, et devient ensuite pleine d’assurance, avec de nouveau des motifs répétés plusieurs fois et une insistance très marquée jusqu’à la fin.

► Communion : Inclina aurem tuam

L’antienne de Communion du septième dimanche après la Pentecôte, comme l’Introït et le Graduel de cette messe, est une pièce très courte, peut-être la plus courte du répertoire. Nous y retrouvons un texte qui avait déjà été chanté le dimanche précédent, c’était la dernière phrase du verset de l’Alléluia, tiré du psaume 30 :

Inclina aurem tuam, accelera ut eruas nos.
Tendez l’oreille, hâtez-vous de nous délivrer.

Une petite différence cependant : le texte est mis ici au pluriel (eruas nos au lieu de erue me) et de prière personnelle, devient prière collective. C’est tout le peuple de Dieu, toute l’Église qui supplie le Seigneur avec confiance. Bien que la pièce soit très courte, elle comporte néanmoins deux phrases et la mélodie n’est pas celle d’une petite antienne. Elle est peu développée, mais assez ornée et très expressive, dans une ambiance douce et contemplative.

Nosto Fe : pèlerinage traditionnel de Provence

L’association NOSTO FE lance le premier pèlerinage traditionnel de Provence, sous le patronage de sainte Marie-Madeleine, les 5 et 6 octobre 2024, avec le soutien de SE Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, et le concours de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine.

Les inscriptions ouvrent le 8 juillet.

7e édition de Feiz e Breizh les 28 et 29 septembre 2024

1624 : sainte Anne apparaît pour la première fois à un modeste laboureur breton.
2024 : quatre cents ans plus tard, le plus grand pèlerinage catholique de Bretagne poursuit sa marche vers le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, les 28 et 29 septembre.

A l’occasion du jubilé de ces apparitions, venez vivre le « pèlerinage pour la Bretagne », venez faire peuple, venez partager un temps fort et vous fortifier.

Inscrivez-vous sans tarder dans l’un des nombreux chapitres du Vannetais, Cornouaille, Léon et Trégor, de Haute-Bretagne ou de la Bretagne extérieure. Proposez avec vos amis la création d’un chapitre ou intégrez les équipes de soutien.

La tradition populaire bretonne est en marche !

Rejoignez-nous pour invoquer deux jours durant la fille de notre patronne sainte Anne, Marie, mère du Christ Sauveur, tant honorée chez nous.

Enfants, jeunes, adultes et familles, par la prière, les méditations, les chants et cantiques bretons, par la solennité des messes, processions et adorations, par la joie du bivouac, de l’assemblée et de la veillée festive, avec l’élan des sonneurs et du bagad, par l’imprégnation réelle de l’histoire sainte et du patrimoine de Bretagne, soyez apôtres et devenez missionnaires !

Faites l’expérience de ces deux jours d’amitié pour enrichir notre enracinement : approfondir la foi de nos pères, se réapproprier l’héritage qui conduit à notre sanctification, fortifier l’espérance dont la chrétienté militante a tant besoin aujourd’hui !

War-raok evit gloar da Zoue hag ar vro !
En avant, pour la gloire de Dieu et du pays !

Les Belles figures de l’Histoire : Joseph de Cupertino, le saint volant

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Vincent de MELLO, prêtre de Paris :

 

En chemin vers la lumière

Le père Jean-François Thomas, jésuite, a été professeur de philosophie dans différents pays. Il a été missionnaire aux Philippines où il s’est consacré à la sauvegarde des enfants des rues. Il est auteur d’essais et de romans et il intervient régulièrement dans Le Club des hommes en noirs (L’Homme nouveau) et dans l’émission Les Belles figures de l’Histoire (CNews). Il vient de publier un roman initiatique avec des personnages aux tempéraments divers et bien trempés qui, tous, d’une façon ou d’une autre, sont en quête de ce qui donne une véritable saveur à leur existence.

Daniel, Cécile, Augustin, et les autres, ne pourront trouver leur équilibre qu’en élevant leur regard. Éloge des racines, du vrai, du beau, du bon et de la fidélité, ces pages veulent encourager le lecteur à ne jamais baisser les bras, à ne pas se déclarer vaincu par les faiblesses, les erreurs et les épreuves.

Derrière ce roman, le père Thomas, déjà auteur de livres de méditation, notamment sur les vertus, nous livre une méditation sur l’existence, avec le personnage de Daniel, à qui tout réussit dans la vie mais qui perd brutalement son épouse. Confronté au désespoir, à la nostalgie, il perd le goût de la vie et opère une méditation intérieure qui le mène vers la vraie lumière. Ce roman est aussi l’occasion de nous livrer quelques réflexions pour notre existence :

Sommes-nous donc des moutons de Panurge, Grand-père ? La propagande actuelle ne découle pas, en France, d’une dictature militaire ou bananière. Pourtant, on la retrouve partout, notamment entre les mains des organismes de pression et d’influence, tous les “lobbies” comme on dit. Le propre du “lobby”, à mon avis, est d’ailleurs d’utiliser le langage comme une arme. Il n’y a qu’à voir l’ostracisme organisé et idéologique mis en place par ces groupes puissants contre tous ceux qui expriment le moindre désaccord avec eux. Il ne s’agit plus de prsécution politique mais de censure menaçante qui utilise tous les moyens possibles pour diffamer, railler, rejeter, exclure, pour ignorer et condamner au silence les voix discordantes. C’est le règne du “politiquement correct”, ceci dans toutes les sphères de la société.

La politique ne se réduit pas au bulletin de vote

De Constantin de Vergennes dans France catholique :

Le bulletin de vote et la carte du parti sont-ils les deux seuls moyens d’expression et d’engagement politique ? À en croire le dynamisme de l’offre de formation politique à destination de la jeunesse, un changement de paradigme semble s’être opéré. « Il y a vingt ans, l’immense majorité des jeunes ne voyaient l’engagement politique que sous un angle restrictif, limité aux partis politiques, témoigne Alexandre Pesey, directeur de l’Institut de formation politique (IFP), qui accompagne 400 nouveaux jeunes par an. Aujourd’hui, tout a volé en éclats et tous ont conscience que les batailles idéologiques se jouent sur les terrains de la culture, de la justice, de la magistrature… » L’IFP revendique avoir formé des jeunes travaillant désormais dans le journalisme, la vie associative ou la politique en tant qu’attaché parlementaire ou même député européen.

Le devoir d’état des chrétiens

Cours du soir, conférences en semaine, ateliers le week-end… La multiplication des formations, le plus souvent en parallèle des études ou de leur vie professionnelle, témoigne de l’appétence d’une génération pour l’engagement politique, dans le sens noble du terme. « Comme le dit Aristote, est politique ce qui concerne le bien commun de la Cité », résume Benoît Dumoulin, directeur d’Ichtus et chroniqueur à France Catholique. L’association, qui a pour but la formation des laïcs par l’enseignement social de l’Église, accueille 300 jeunes par an.

« Dès lors, pour un chrétien, tout est politique, car c’est dans son devoir d’état [somme des devoirs qui incombent à chacun selon son état de vie, NDLR] que réside sa responsabilité sociale vis-à-vis de la société. »

« Pendant plusieurs années, je n’aimais pas l’idée de “formation politique”, que je trouvais trop restrictive. Puis j’ai compris que cela pouvait également s’entendre comme une formation pour trouver les mots afin de défendre des idées essentielles » témoigne ainsi Camille Bouyé, jeune femme de 27 ans passée par l’IFP et désormais chargée de communication dans une association agissant dans le champ de la bioéthique. Philosophie, histoire, économie : le propre des formations est d’adopter une approche globale, qui donne des clés pour s’engager à tous niveaux. Une approche « métapolitique », qui ne dédaigne pas pour autant d’aborder les questions d’appareil de la vie politique française. « Les catholiques sont souvent, par naïveté ou par manque de formation, ignorants des stratégies politiques. Or, il faut absolument se former à les décrypter pour pouvoir y répondre » affirme Benoît Dumoulin, citant par exemple la manipulation des termes, comme ceux de « dignité dans la mort », utilisés par les promoteurs de l’euthanasie pour justifier une évolution de la loi.

Reconnecter politique et charité

« Notre génération doit se former afin de casser la séparation artificielle entre politique et charité, qui voudrait qu’il y ait d’un côté des grandes questions comme la bioéthique et, de l’autre, les actions concrètes de charité, comme les maraudes » relève Nicolas Bauer, juriste au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Pour ce jeune père de famille de 29 ans, la formation politique de la jeunesse doit donc consister à tout articuler autour de l’engagement pour le bien commun. Et il y a urgence.

« À ceux qui hésitent, je voudrais leur rappeler qu’il y aura toujours, “en face”, des gens qui s’engageront, souligne Camille Bouyé. Il ne faut pas être freiné par le mot de “politique”, mais bien comprendre qu’il s’agit d’œuvrer pour le bien de la Cité. Dès lors, il y a de la place pour tout le monde ! »

L’engagement politique est véritablement un engagement caritatif

De l’abbé Paul Roy (FSSP) :

Le pape Pie XI déclarait en 1927 que « la politique est la forme la plus haute de charité » (Discours aux représentants de la fédération universitaire italienne). Cette formule, reprise depuis par Jean-Paul II, Benoît XVI, et récemment par le pape François, a de quoi étonner, à l’heure où le monde politique semble éloigné de toute forme de vertu, et donc de charité.

Dans son Traité des vertus théologales, saint Thomas d’Aquin parle de la paix, de la bienfaisance, de l’aumône comme des fruits de la charité, et de la dispute, de la guerre, de la sédition parmi les vices et péchés qui lui sont opposés : autant de notions qui semblent bien rattacher la charité au domaine de la politique. Comment comprendre ce lien et éclairer l’affirmation de Pie XI ?

Une amitié politique fondée sur le bien commun

L’amitié vertueuse est définie par Aristote comme le fait de se vouloir mutuellement du bien. Pour lui, l’amitié s’évalue à l’aune du bien que l’on partage : plus le bien que nous avons en commun est élevé, et plus notre amitié sera grande.

Saint Thomas présente la charité – l’amour de Dieu par-dessus tout, et l’amour du prochain comme de soi-même par amour pour Dieu – comme une forme particulière d’amitié de l’homme pour Dieu. Cette amitié se fonde sur la communication du bien suprême qu’est la béatitude éternelle (Somme théologique). Mais elle inclut aussi l’amour envers le prochain, dont les actes procèdent du même mouvement fondamental de bienveillance. La charité se réalise donc dans l’amitié exercée au premier niveau de la relation immédiatement interpersonnelle – famille, travail, amis –, mais aussi au niveau supérieur et architectonique de la communauté et de toute la société.

L’objectif de l’amitié politique est la poursuite d’un bien partagé par toute la cité – polis en grec – : le bien commun, dont saint Thomas fera la notion clé d’une politique réaliste et chrétienne. Ce bien commun, malgré les apparences, n’est jamais contraire au bien des individus mais les élève à une perspective plus large : le sacrifice demandé au soldat qui doit défendre sa patrie semble lui faire courir un risque, mais qui contribue finalement à la sauvegarde de sa famille et de sa propriété. Supérieur donc au bien particulier des individus, le bien commun fonde une amitié plus haute, tant par l’extension de son domaine que par la valeur du patrimoine partagé qui la fonde.

De l’amitié à la charité politique

Mais pour que cette amitié politique soit véritablement une charité, il faut qu’elle prenne en compte chacun dans toute sa dimension, en tant qu’il est orienté vers sa fin surnaturelle. « La personne humaine est la fin et le fondement de la communauté politique » (concile Vatican II, Gaudium et spes).

L’amitié politique n’a donc pas sa fin en soi : le bien commun, fin ultime de la communauté humaine au plan terrestre, se subordonne au bien surnaturel des personnes qui en sont les membres. La société existe comme un cadre qui permet à chacun un véritable épanouissement spirituel.

Comment s’exerce au concret cette charité politique, prenant en compte la double dimension du bien commun ? Sans rien enlever de l’obligation d’exercer la charité envers notre prochain, en respectant un ordre naturel qui induit une hiérarchie de l’amitié en fonction des biens partagés – c’est l’ordo caritatis, ordre de la charité, de saint Thomas d’Aquin –, la charité politique s’exerce aussi à un niveau supérieur, à travers l’engagement au service de la communauté, permettant à tous d’y trouver le cadre de leur épanouissement dans la vertu humaine et spirituelle. Benoît XVI écrit :

« On aime d’autant plus efficacement le prochain que l’on travaille davantage en faveur du bien commun qui répond également à ses besoins réels » (encyclique Caritas in Veritate, 29 juin 2009).

Négativement, cette action passe par la lutte contre les « structures de péché » induites par certaines normes ou formes d’organisation socio-économiques. Positivement, la christianisation des communautés passe d’abord par leur humanisation : une société où la loi naturelle est pleinement connue et vécue est ouverte et disponible à l’irruption de la grâce. Cette humanisation concerne tant le domaine de la morale familiale et de la bioéthique que les conditions pragmatiques de la vie économique : un chrétien doit aussi s’engager, par amour pour lui, pour que son prochain ne se trouve jamais dans la misère économique, humaine ou spirituelle.

L’engagement politique, affaire de charité ?

L’engagement politique est donc véritablement un engagement caritatif, au sens premier du terme : c’est une affaire et une exigence de charité, à laquelle le chrétien, selon son état de vie, ne peut se soustraire.

Cet appel, répété par les papes au cours des dernières décennies, est d’autant plus urgent que l’individualisme et le relativisme des sociétés contemporaines induisent une tendance générale au repli et au désengagement. Ce vice est sans doute plus accentué encore dans le cadre d’un État très fortement centralisé – des structures de décision aux mécanismes de redistribution –, où l’on a l’impression de n’avoir aucune prise, ni sur le contexte politique ni sur le cadre général de vie. À cet égard, le thème de l’ordo caritatis chez saint Thomas d’Aquin, fondant le principe de subsidiarité, incite à chercher toujours l’engagement au niveau le plus proche et local : puisque la politique est une véritable charité, elle doit nous conduire à nous mettre d’abord au service de celui qui est le plus immédiatement notre prochain.

« Celui qui dit “j’aime Dieu” et qui n’aime pas son prochain est un menteur », écrit l’apôtre saint Jean (1 Jn 4, 20). Cette exigence de charité ne s’exerce pas seulement au niveau interpersonnel mais jusqu’au cadre politique de la vie des cités, que les chrétiens doivent s’efforcer avec courage d’humaniser et de christianiser, afin de travailler à l’avènement du règne social du Christ.

Ordinations sacerdotales 2024 : c’est encore pire qu’annoncé

Selon Jean-Pierre Maugendre dans Renaissance catholique :

La presse s’est faite l’écho du léger rebond des ordinations sacerdotales en France pour l’année 2024 : 105 ordinations en 2024, dont 73 prêtres diocésains, alors qu’il n’y en avait eu que 88 en 2023.

Combien de prêtres français ?

Une lecture rapide de ces chiffres pourrait faire croire à une légère progression du nombre de prêtres français. En fait personne n’en sait rien car les prêtres ainsi répertoriés ne sont pas les prêtres français ordonnés mais les prêtres ordonnés « pour exercer leur ministère en France », ce qui n’est pas la même chose. À cet égard le visionnage de la cérémonie d’ordination d’Éric Nziraguseswa dans la cathédrale Saint-Pierre de Rennes, aux 3/4 vide, le dimanche 30 juin, est très instructif. Manifestement, parmi le clergé présent, une bonne part ne semble pas être d’ascendance bretonne mais plutôt africaine. Il en est sans doute de même d’une bonne partie du clergé ordonné cette année, ce que confirme l’entretien avec Jason Nioka, séminariste du diocèse de Meaux dans le dossier de presse Ordinations presbytérales 2024 de la Conférence des Évêques de France. Si ces chiffres rendent compte de l’évolution de la présence sacerdotale en France – environ 100 ordinations annuelles face à 600/800 décès – ils ne sont donc en rien révélateurs du véritable état de l’Église de France si ce n’est sa capacité à accueillir des vocations venues d’ailleurs.

Le poids des communautés traditionnelles

Dans le même temps les communautés dans lesquelles se célèbre la messe romaine traditionnelle ont procédé à l’ordination de 12 prêtres séculiers français : Fraternité Saint Pie X : 7, Institut du Christ-Roi : 4, Fraternité Saint-Pierre : 1. Notons, dans le prolongement des réflexions précédentes, que le prêtre pris en compte dans les statistiques de la CEF pour l’Institut du Bon Pasteur est, en fait, un Colombien qui exercera son ministère en France. Il faudrait à ces chiffres rajouter les 4 ordinations sacerdotales bloquées par Mgr Touvet chez les Missionnaires de la Miséricorde Divine à Toulon. Une approche sommaire inclinerait à penser que les ordinations sacerdotales selon le rite traditionnel représenteraient entre 15 et 20 % du total des ordinations de prêtres séculiers français : (12/73 = 16 %). Pour les raisons évoquées ci-dessus ce chiffre est certainement sous-évalué avec la remarque complémentaire que les prêtres français de la FSSPX sont ordonnés en Suisse et ceux de la FSSP en Allemagne.

Ce triste tableau n’est pas près de s’embellir quand on observe que le même document nous donne le chiffre de 709 séminaristes en 2024, contre 828 en 2018. Depuis 2 ans d’ailleurs les chiffres d’entrées dans les séminaires diocésains en France ne sont plus disponibles. Ils ne sont certainement pas bons.

Fréjus-Toulon : un diocèse sous tension

Face à ce constat, Jean-Marie Guénois, chroniqueur religieux du Figaro invitait, respectueusement, les évêques de France à tirer les enseignements de ce qui en termes de vocations sacerdotales semble fonctionner soit les 9 ordinations de la Communauté Saint Martin et les 9 ordinations du diocèse de Fréjus-Toulon dirigé jusqu’à une date récente par Mgr Rey. Dans ce diocèse un coadjuteur, Mgr Touvet, a été nommé le 21 novembre dernier à la suite d’une « visite fraternelle » de Mgr Aveline, archevêque de Marseille, et après une suspension des ordinations sacerdotales, par le Saint-Siège, depuis 2022. Ces ordinations ont repris mais exclusivement selon le rite réformé par le concile Vatican II. Or les Missionnaires de la Miséricorde Divine sont une communauté de 34 membres, de droit diocésain au diocèse de Toulon dont les constitutions prévoient la célébration de la messe romaine traditionnelle. Mgr Touvet, conformément aux directives romaines, refuse de procéder à ces ordinations selon la forme traditionnelle du rite romain et d’autoriser la célébration de cette messe par les prêtres une fois qu’ils auraient été ordonnés. Il s’en est justifié lors d’un sermon le 29 juin dernier appelant les séminaristes à ne pas poser de conditions à leur ordination et à cultiver l’esprit d’obéissance et de communion avec le Siège apostolique. Nous sommes confrontés là à un véritable abus de pouvoir de la part de l’autorité. Tout religieux ou membre d’une société de vie apostolique a le droit d’exiger que l’autorité supérieure respecte les constitutions sur lesquelles il a prononcé ses vœux ou pris ses engagements. Les supérieurs ne font pas la vérité, leur office est au service du bien commun. La démonstration reste à faire que le rite réformé de la messe aurait suscité un regain de ferveur, un approfondissement du mystère eucharistique, un flux de conversions. Dans l’attente de cette démonstration rester fidèle aux pédagogies traditionnelles de la foi qui ont sanctifié nos pères est une simple mesure de prudence. À propos de l’obéissance et de la communion avec le Siège apostolique, elles sont, bien sûr, une nécessité de salut. À condition que cette obéissance ne soit pas une obéissance servile mue par l’intérêt, l’ambition ou la faiblesse de caractère mais une obéissance consciente animée et éclairée par le zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. En aucun cas elle ne peut servir d’alibi à une rupture avec la tradition immémoriale de l’Église qui nous relie au Christ lui-même. Rappelons-nous l’admonestation de saint Paul aux Galates : « Si jamais quelqu’un, fût-ce nous-même, fût-ce un ange venu du ciel, vous prêchait un évangile autre que celui que nous avons prêché qu’il soit anathème » (Gal I,8). Quant à l’argument de la communion il est stupéfiant d’observer que les questions liturgiques sont devenues pour beaucoup le seul critère de la communion. On n’a jamais entendu dire que remettraient en cause la communion avec le Saint-Siège les prêtres et les laïcs qui, en vrac ou au choix : ne croient pas en la virginité perpétuelle de Marie, nient l’éternité de l’enfer, récusent le caractère sacrificiel de la messe, contestent le caractère exclusivement masculin du sacerdoce catholique, etc.

L’effet Touvet se fait déjà sentir puisque cette année aucun séminariste n’a rejoint le séminaire diocésain de La Castille en propédeutique. « En même temps » les séminaires où se célèbrent la messe romaine traditionnelle se préparent à une très bonne rentrée 2024 avec de nombreux nouveaux séminaristes. Comme le confiait récemment un évêque de France à un prêtre ami : « 80 % des séminaristes français souhaitent pouvoir célébrer la messe traditionnelle. » Si le propos est sans doute un peu optimiste il est révélateur d’un mouvement de fond contre lequel, tôt ou tard, se briseront les constructions idéologiques des fonctionnaires ecclésiastiques auxquels on a envie de redire, à la suite de Jean Madiran : « Vous êtes des misérables ! »

Les violences sexuelleset vols avec arme en hausse

Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), service du ministère de l’Intérieur, a publié le 4 juillet une

Analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de juin 2024

Le Service précise étrangement que

« suite à un problème informatique, un nombre significatif d’infractions enregistrées par les services de la police nationale entre le 20 mai et la date de (cette) publication (…) est absent à tort du système d’information statistique des forces de sécurité intérieure ».

En Nouvelle-Calédonie, un dispositif sans précédent de 35 forces mobiles a été envoyé sur place.

Voici l’évolution par catégorie depuis 2018 :

La tentation marxisante des catholiques de gauche et l’illusion entretenue du tiers-mondisme

De Gérard Leclerc dans France catholique :

[…] La radicalité de l’Écriture, lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’une insertion dans les réalités temporelles, peut conduire à une sorte de langage éthéré qui se niche dans les formes de l’idéologie. On s’en est aperçu dans les années 1970, avec une tentation marxisante des catholiques de gauche et aussi l’illusion entretenue d’un tiers-mondisme qui changerait la face du monde. Fides et ratio ! La foi ne peut jamais se priver des lumières de la raison. Et il est une raison politique qui a ses exigences propres que l’Évangile ne saurait effacer. De ce point de vue, d’ailleurs, l’Évangile a donné un solide avertissement en distinguant ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu. De même, saint Paul en imposant le strict respect de l’autorité impériale, au moment même où celle-ci persécutait l’Église primitive, anticipait ce qu’un Pascal entendrait par la distinction des ordres.

Trouver un langage

Est-ce à dire que l’ordre de la charité serait étranger totalement à l’ordre politique ? Sûrement pas ! Il existe une sagesse politique, qui nous vient de loin, des meilleurs auteurs. Mais elle s’est trouvée accueillie, complétée, parfois redressée à travers la confrontation avec une pensée chrétienne. Simone Weil, dont nous évoquions le parcours la semaine dernière, s’inscrivait tout à fait dans cette perspective, lorsqu’elle rédigeait son dernier ouvrage, L’enracinement, consacré justement à la sagesse politique. La philosophe était intimement persuadée qu’il fallait « rassembler les gens derrière les aspirations chrétiennes ». Mais cela n’était possible qu’en trouvant un langage accessible à tous « catholiques, protestants, athées ». Simone Weil croyait que cela était possible, sans qu’il y ait besoin de faire des concessions, en atteignant la substance de ce qui était une profession de foi. Il est vrai qu’elle s’inscrivait dans une sorte de dessein programmatique de reconstruction d’une France libérée de l’oppression nazie. Ce qui supposait un certain optimisme, ainsi qu’une recherche exclusive du bien commun, au-delà de la division des partis.

Une nécessaire réflexion

Ces partis que, par ailleurs, elle aurait voulu voir disparaître… Ce qui, il faut bien l’admettre, relevait de l’utopie, hors de l’usage démocratique, celui reconnu dans la Constitution de la Ve République. Son fondateur n’avait-il pas pourtant, toujours dénoncé la division qu’ils infligeaient à l’unité nationale ?

La sagesse d’une Simone Weil est-elle recevable aujourd’hui ? Elle s’oppose à d’autres conceptions, comme celle d’un courant qui, pour combattre le totalitarisme, défend la démocratie comme « un lieu vide » rebelle à toute fixation idéologique. Mais n’est-ce pas un certain nihilisme qui menace cette conception hyper-libérale du politique ? D’autant plus périlleuse qu’elle peut s’apparenter à ce que Cornelius Castoriadis appelait « la montée de l’insignifiance intellectuelle ».

Il y a donc lieu de s’engager toujours résolument en faveur d’une réflexion politique exigeante qui tienne compte notamment de ce que Pierre Boutang appelait « la différence chrétienne ». Mais cela nous conduirait à un degré encore supérieur d’exigence philosophique et théologique.

Si le gouvernement n’a pas suspendu la loi immigration, il ne l’a pas appliquée non plus

Hier soir le JDD a publié une bombe qui a créé l’émoi sur les réseaux, provoquant des démentis en chaîne au sein de la macronie :

Un document, que le JDD a pu consulter (voir ci-dessous), invite à « NE PAS PUBLIER POUR LE MOMENT » un décret (prévu initialement pour le 2 juillet) d’application du titre VII de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 concernant la loi immigration. Cette partie de la loi porte sur la simplification du contentieux et l’éloignement des étrangers, visant à réduire le nombre de recours possibles en matière d’expulsions. Un haut-fonctionnaire commente auprès du JDD : « Il s’agit d’une des mesures les plus répressives de la loi sur l’immigration » adoptée en décembre 2023 par l’Assemblée nationale. Cette loi avait été largement censurée par le Conseil constitutionnel.

Après le premier tour, Gabriel Attal avait suspendu l’application de la loi sur la réforme du chômage. A deux jours du second tour, la suspension de la loi sur l’immigration apparaît comme un appel du pied à l’extrême-gauche, qui a promis d’abroger cette loi.

Dans les faits, la loi immigration nécessite la mise en œuvre de 30 mesures. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a publié aucun décret. Dix mesures auraient dû être publiées en avril et en mai, et douze autres étaient prévues pour le 1er juillet. Le site de l’Assemblée nationale est formel :

Le gouvernement peur bien dénoncer les fausses nouvelles du JDD, mais, en attendant, il n’a pas fait appliquer cette loi.

L’initiative « Voici ce Cœur » pour le jubilé du Sacré-Cœur

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Du 27 décembre 2023 au 27 juin 2025, nous fêtons les 350 ans des apparitions principales de Paray-le-Monial. Le diocèse d’Autun a déclaré un jubilé : une porte sainte a été ouverte à la chapelle des apparitions, des démarches jubilaires sont proposées, et chacun est invité à honorer le Sacré-Cœur de Jésus. Cf. https://sacrecoeur-paray.org/grand-jubile-350-ans/

À cette occasion, des fidèles ont décidé de proposer des marches et pèlerinages pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus, et se sont réunis dans l’initiative « Voici ce Cœur ».
https://voicicecoeur.fr/

Leurs recherches sur les dévotions du Sacré-Cœur les ont conduits à découvrir, assez étonnés de n’en rien savoir, l’existence d’un Vœu pour la paix durant la première guerre mondiale en vue d’ériger un sanctuaire du Sacré-Cœur à Jérusalem. Prononcé par l’archevêque de Toulouse le 1er janvier 1917, il a été approuvé par l’épiscopat français et de très nombreux évêques étrangers. Le Vœu français devenu international fut béni par le pape Benoît XV le 30 août 1918.

La guerre finie, la première pierre fut posée le 2 janvier 1920 en haut du Mont des Oliviers, sur un terrain devenu propriété de l’État français, à côté du Carmel et des Bénédictines. On parle d’un futur « sanctuaire de l’univers au Sacré-Cœur pour la paix ». Des représentants ecclésiastiques, civiles et militaires participent aux célébrations.

Mais l’enthousiasme retombant, le projet resta inabouti… Dans les années 1980, sous l’impulsion du consul de France, honteux de l’inconstance de son pays, une porte et un chemin d’accès sont finalement mis en place pour rendre le lieu accessible, bien qu’inachevé. On l’appelle basilique de l’Eléona (« Olivier ») ou Église du Pater, mais personne ne la considère dédiée au Sacré-Cœur…

Plus d’un siècle plus tard, alors que nous avons grand besoin de la paix du Cœur de Jésus, et que nous fêtons le jubilé des 350 ans des apparitions de Paray-le-Monial, ne serait-il pas temps de se souvenir de ce Vœu et d’aller honorer le Sacré-Cœur au lieu même où le Seigneur Jésus nous a demandé de veiller sans nous assoupir ?

C’est pourquoi l’initiative « Voici ce Cœur » propose de s’y rendre en pèlerinage en juillet 2025, durant une dizaine de jours, pour y apporter une Croix du Sacré-Cœur, creuse et remplie d’intentions de prière. Cette Croix a été fabriquée par l’abbaye de Maylis, grâce au soutien de l’association Hozana.

Nous irons :
• pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus en Terre Sainte, et notamment en ce lieu du Mont des Oliviers.
• pour prier pour la paix, et demander miséricorde et guérison.
• pour marcher sur les pas du Vœu français et nous souvenir de tous ceux qui ont espéré obtenir une paix durable par les grâces du Sacré-Cœur de Jésus.

D’ici là, nous proposerons une grande neuvaine de neuf mois pour la paix venue du Sacré-Cœur de Jésus uni au Cœur Immaculé de Marie, d’octobre 2024 à juin 2025. Et nous nous rendrons dans divers sanctuaires tout au long de l’année pour présenter notre projet et récolter des intentions dans la Croix du Sacré-Cœur.

Pour rester informés : https://jerusalem2025.voicicecoeur.fr/
Pour proposer son aide : [email protected]

– La marche 2024 de « Voici ce Cœur » :
Nous proposons également un geste très libre et personnel que chacun peut réaliser cet été 2024. Il n’a pas vocation à avoir une grande visibilité, mais selon nous il a du prix aux yeux du Seigneur Jésus, et pourra donc obtenir une grande bénédiction pour notre pays. Il s’agit d’aller marcher près de chez soi sur les chemins, avec un fanion du Sacré-Cœur.
Seul ou à plusieurs, de manière organisée ou spontanée. Pour une heure, une journée ou une semaine. À chacun de choisir.
Nous avons établi un tracé en forme de Sacré-Cœur sur la France : ceux qui sont à proximité peuvent marcher dessus, sinon vous pouvez marcher où vous voulez.
Pour les fanions, nous indiquons sur notre site des lieux où vous en fournir en les personnalisant avec notre logo. Sinon, vous pouvez prendre ceux que vous voulez.
Ce n’est donc pas une marche organisée, mais c’est l’occasion pour chacun de se demander s’il veut honorer le Sacré-Cœur à l’occasion du jubilé, en se fournissant un fanion ou un drapeau du Sacré-Cœur (blanc ou tricolore, peu importe), et en osant marcher quelques heures sur notre terre de France pour la bénir par ce Cœur qui brûle d’amour pour chacun de nous !
Les résultats que nous attendons se situent surtout dans l’invisible par les grâces obtenues, et par les éventuelles rencontres suscitées sur les chemins. Nous voyons cela comme un moyen d’ouvrir la porte de notre pays à l’Esprit-Saint, aux anges et aux saints pour qu’ils le renouvèlent à leur manière.

Toutes les informations sont ici : https://marche2024.voicicecoeur.fr/

« Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui reçoit en retour tant d’ingratitudes »
« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer… »
« Mon Cœur est passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier. »
Jésus, apparitions de Paray-le-Monial, (1673-1675)

—-

Nous profitons de ce message pour signaler d’autres initiatives, que nous soutenons, pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie :

– Salve Corda – L’Alliance des 1ers samedis :
La Vierge Marie a dit à Fatima en 1917 : « Pour empêcher la guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis. »
Rejoignons un groupe pour répondre au moyen que la Vierge Marie nous a donné pour obtenir la paix !
Réalisons ce geste prophétique où chacun est invité à donner une réponse personnelle en réalisant la dévotion des 1ers samedis, au moins cinq mois de suite.
Fiat ! « Qu’il me soit fait selon ta parole. » (Lc 1, 38)
https://salve-corda.org/

– La Traversaine de Marie :
Une marche sur le modèle du M de Marie fait le tour de la Vendée du 15 juillet au 22 août 2024. Pour ceux qui veulent pèleriner sur les routes avec d’autres de manière organisée, priante et enthousiasmante. Chacun peut venir pour la durée qu’il souhaite.
https://latraversainedemarie.fr/

– Les 7 routes de Notre-Dame :
Une grande marche aura lieu à travers toute la France, du 28 juillet au 15 septembre 2024. Elle se terminera à Paris pour célébrer la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame. Elle passe sûrement près de chez vous !
https://les7routes.fr/

– Et pour finir ce petit message, tournons-nous vers le Seigneur par la prière donnée par Jésus au vietnamien Marcel Van le 14 novembre 1945 :

« Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent…
“Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’éteindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans l’univers. Amen.”
Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. »

L’agence de biomédecine s’inquiète du manque de gamètes

Voici les chiffres de l’Agence de biomédecine, synthétisés par Genethique. Encore une conséquence parfaitement prévue (mais délibérément ignorée par les législateurs) de la “PMA pour toutes”:

Les chiffres indiquent qu’en 2023 plus de 8 500 premières consultations pour une AMP [assistance médicale à la procréation] avec don de spermatozoïdes ont été réalisées. Chez les couples de femmes, 28 % d’entre elles ont entre 25 et 29 ans, 34 % ont entre 30 et 34 ans, et 28 % entre 35 et 45 ans. Les femmes seules sont majoritairement plus âgées. L’ABM indique en effet que « 23 % d’entre elles entre 30 et 34 ans et 69 % ont entre 35 et 45 ans ». Il y aurait donc 8 % de femmes seules qui ont recours à la PMA avant 30 ans.

Au total, plus de 5 300 premières tentatives d’AMP avec don de spermatozoïdes ont été réalisées en 2023, contre 1 981 en 2022. Conséquence de cette demande importante, « près de 7 600 femmes étaient en attente d’une AMP avec don de spermatozoïdes » au 31 décembre 2023. L’année précédente elles étaient « seulement » près de 5 650. Ces femmes sont pour 44 % d’entre elles des femmes seules, pour 38 % des femmes en couple avec une autre femme, et pour 18 % des femmes en couple avec un homme.

 

La violence : privilège hégémonique et assumé de la gauche

Par Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité, Délégué général de l’AGRIF :

La violence politique est dans l’ADN de la gauche

On sait que la distinction droite-gauche vient de la place tenue par les députés dans les assemblées révolutionnaires de 1789, en fonction de leurs votes sur les pouvoirs respectifs du roi (à droite) et des assemblées (à gauche).

Dès cette origine, la violence verbale et physique a été la caractéristique spécifique de la Montagne, cette grande ancêtre de la gauche moderne. Les modérés, ancêtres de la droite, étant qualifiés de Plaine ou de Marais. Ce qui faisait déjà éructer le montagnard Duhem : « Les crapauds du Marais relèvent la tête ! tant mieux ; elle sera plus facile à couper », inaugurant ainsi un cycle ininterrompu de hargne verbale et physique à l’encontre de ceux qui pensent différemment.

Des Montagnards et Jacobins de 1789-1793, jusqu’aux Mélenchonistes de 2024, la violence est assumée et légitimée. C’est le privilège indiscutable que revendiquent ceux qui luttent pour la liberté contre les tyrans, pour le prolétariat contre les exploiteurs capitalistes, pour les peuples opprimés contre les colonisateurs, pour les immigrés contre de racistes populations autochtones, pour la défense de la planète menacée par les humains irresponsables… Toutes ces luttes n’étant qu’un prétexte pour attiser la lutte des classes (« tout conflictualiser » comme le confesse Mélenchon) et conduire à la révolution, selon la pensée marxiste qui a théorisé le phénomène socialiste.

Cette violence, qui peut conduire jusqu’à la guillotine ou au massacre de masse, est toujours couplée avec un mépris total des idiots utiles, ceux qui pensent pouvoir faire un bout de chemin avec les extrémistes. Ils finissent généralement avec la tête coupée, une balle dans la nuque ou, pour les plus chanceux, en prison, en asile psychiatrique ou ostracisés dans un goulag intellectuel sans barbelé. Malheur à ces Girondins qui s’accommodent de la révolution mais en regrettent les excès, à ces mencheviks qui sont persuadés de pouvoir tenir Lénine et ses bolcheviks en respect, à ces « capitalistes qui paieront la corde avec laquelle nous les pendront » (Lénine), à ces bobos macronistes et autres démocrates-chrétiens, à ces néo-chiraquiens tendance Edouard Philippe ou Xavier Bertrand et même à ces socialistes légèrement rosés, qui pensent pouvoir se servir de la fourchette de l’ogre Mélenchon sans être finalement dévorés eux-mêmes.

La culture marxiste-léniniste du conflit

Beaucoup de commentateurs se sont indignés en découvrant une vidéo d’octobre 2012, dans laquelle Jean-Luc Mélenchon appelait ses militants à « TOUT conflictualiser », pour transformer « un peuple révolté en peuple révolutionnaire ».

On y a vu une énième provocation du chef de LFI, un emportement de plus de cet admirateur de Chavez contaminé par la fièvre vénézuélienne.

Non ! Ce que Mélenchon récite, c’est le plus pur catéchisme marxiste-léniniste, l’orthodoxie de la dialectique. La révolution nait et grandit de la contradiction et du conflit, qui créent le réel et font l’histoire.

Voilà pourquoi, comme Lénine a vu le déchainement de la 1ère Guerre mondiale comme l’occasion rêvée et unique de faire triompher la révolution, Mélenchon accueille la dissolution de l’Assemblée nationale par Macron comme le signe tant attendu, l’instant décisif qui va permettre de mettre en branle la machine de guerre révolutionnaire.

Si la droite nationale n’atteint pas la majorité absolue ce dimanche 7 juillet, aucune formation politique ne l’obtiendra. La politique française deviendra un champ de bataille et ce chaos s’étendra à toute la société. Mélenchon en a rêvé, Macron l’a fait !

Un privilège assumé

La gauche a le monopole de la violence. Elle le sait, le revendique et l’assume. Elle a pour elle un système vieux de 235 ans, construit par elle et pour elle.

Avec l’islamo-gauchisme, elle trouve même un nouveau souffle pour attiser la haine et préparer le Grand Soir.

Grand était le désarroi d’Apolline de Malherbe, ce mercredi 3 juillet 2024 au soir, devant la désinvolture de la très féministe Marine Tondelier, à qui elle espérait soutirer une condamnation ferme des paroles d’un clip anti-RN, vomi les jours précédents par des rappeurs, coutumiers du racisme anti-blanc, anti-français et de la haine anti-chrétienne.

Marine Le Pen et Marion Maréchal sont des « putes », des « chiennes en rut » qu’il faut traiter à coups de bâtons, la mère de Jordan Bardella doit être « baisée », on va « charger la kalach », sortir les « gros calibres », …

La cheftaine écologiste restera droite dans ses espadrilles et la journaliste, que l’indignation poussait à l’insistance, n’obtiendra aucune condamnation. « Ce sont les codes du rap », se contentera d’affirmer Marine Tondelier.

Comme Apolline de Malherbe, les responsables politiques et les commentateurs, qui ne font pas partie de la gauche sectaire ou se veulent sincèrement neutres, ont du mal à comprendre cet état de fait. On s’essaie à la comparaison. « Imaginez ce que seraient les réactions si une personnalité ou des groupes proche du RN tenaient de tels propos… »

Oui et alors ? Ce serait le tollé dans la sphère politico-médiatique dominante, le Garde des Sceaux saisirait le Parquet, les partis de gauche appelleraient à manifester, tandis que les responsables du RN condamneraient sans hésiter. Mais leurs condamnations ne seraient pas entendues, pire, on les accuserait d’une duplicité coupable et d’avoir attisé et déchainé la haine.

La gauche a le monopole de la violence mais elle a aussi l’exclusivité de l’indignation.

Pire ! Ainsi que l’écrit Chantal Delsol, dans sa tribune publiée dans Le Figaro du 4 juillet 2024 : « La gauche décide de la teneur du Bien au regard de son exigence du moment ».

Alors que faire ?

Le second tour des élections législatives sera sans doute une des dernières occasions de bloquer la machine infernale de la gauche révolutionnaire.

Mais au delà de ce rendez-vous électoral, il va falloir briser l’hégémonie totalitaire de la gauche.

D’abord, ainsi que le fait sans relâche l’avocat et chroniqueur Gilles-William Goldnadel, il faut sans cesse dénoncer le « privilège rouge », qui autorise toutes les violences et toutes les transgressions, à partir du moment où l’on est de gauche ou d’extrême-gauche.

Il faut remettre la gauche, toute la gauche, des socialistes bon teint à la gauche révolutionnaire en passant par les communistes, face à son histoire et à sa réalité. Il faut rappeler, sans se lasser, ses crimes et ses trahisons : de ses origines dans le sang des massacres de septembre 1792 aux exécutions massives de Katyn, de la guillotine au Goulag, de la forfaiture du radical-socialiste Louis Malvy (on aime les dynasties chez ces gens-là…) en 1917 au pacifisme-collaborationniste pronazi de Marcel Déat dès 1939, du pacte Hitler-Staline de 1939 aux sabotages des armes françaises par les militants du PC « f » et de la CGT en 1940, puis en Indochine et en Algérie…

Il faut que la droite cesse de s’auto-flageller, en finisse avec cette repentance toujours à sens unique. Il faut que ses chefs politiques cessent de vouloir ressembler à l’adversaire, pour donner des gages qui, pensent-ils à tort, leur ouvriront les portes du pouvoir. Non, même socialement, nous ne sommes pas de gauche ! La droite sociale a apporté la première, dès le XIXe siècle, des avancées majeures pour les travailleurs et leurs familles, livrés sans défense à l’exploitation de la Révolution industrielle, à cause de la dissolution des associations professionnelles par les révolutionnaires de 1789.

La droite doit pleinement s’assumer comme nationale, populaire et sociale ! Elle doit retrouver ses fondamentaux politique et doctrinaux : la liberté et la propriété, la défense de la vie et de la famille, le travail et le mérite, l’ordre et la justice, la souveraineté et l’indépendance nationale.

C’est la seule façon possible pour enfin briser l’hégémonie de la gauche sectaire, faire disparaître le « privilège rouge » et, ainsi, épargner aux Français les horreurs de la barbarie islamo-gauchiste, que les chrétiens du Liban ont vécu, il y a 45 ans, dans la mort, le sang et les larmes, comme les Israéliens, le 7 octobre dernier.

Exigences démocratiques ou démocratie populaire?

Edouard Philippe a annoncé qu’il voterait pour le candidat communiste Jean-Paul Lecoq au Havre, pour “faire barrage” au RN. L’argumentaire vaut son pesant de cacahouètes:

Je préfère un élu que je connais, avec qui je travaille dans l’intérêt du Havre, même avec des différences et qui me parait relever des exigences démocratiques que je partage, que le RN.

Malgré le sabir de plateau télé, on comprend à peu près ce que cela signifie: l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron considère que ses divergences avec ledit communiste sont plus insignifiantes que celles qui l’opposent au RN. Dont acte. Heureusement que l’on sait que l’intéressé représentait l’aile “droite” de feu la Macronie, nous ne l’aurions pas parié en apprenant son vote! Mais le clou du spectacle est tout de même la mention des “exigences démocratiques”. Peut-être M. Philippe croit-il vraiment que la constitution stalinienne de 1937 était, comme l’avait prétendu son auteur, “la plus démocratique du monde”. Peut-être ignore-t-il que, dans “démocratie populaire”, il faut comprendre que l’adjectif annule le nom et inversement: ce n’est ni démocratique, ni populaire. Mais nous retenons que, pour M. Philippe, les dizaines de millions de morts du communisme pèsent moins lourd la “scandaleuse” volonté du RN d’en finir avec la submersion migratoire. Curieux sens des priorités (surtout quand il se pare des atours de la morale et des valeurs)…

Le camp démocrate ne parvient pas à remplacer Joe Biden

Le premier débat opposant Donald Trump et Joe Biden a largement tourné en faveur du candidat républicain. Or cette victoire ressemble plus à une défaite de la part de l’actuel président américain qui, déboussolé, s’est même vu attaquer par les médias de son propre camp qui demandent son remplacement.

Agé de 81 ans, Joe Biden était malade (selon un communiqué de la Maison-Blanche quelque temps après le début du débat), impuissant et bien souvent incompréhensible.

Cette panique a poussé les démocrates à chercher des alternatives en vue des élections de novembre. Ainsi, les noms de Gavin Newsome, actuel gouverneur de Californie, et celui de Gretchen Whitmer, actuel gouverneur du Michigan, sont sortis, même si l’actuelle vice-présidente de Biden, Kamala Harris, reste en position de tête. Depuis vendredi dernier, les tribunes appelant le président Biden à laisser sa place se sont multipliées. Malgré cela, aucun autre candidat hypothétique n’apparaît assez puissant pour faire tomber Donald Trump.

Les journaux démocrates ont décidé d’éclipser le sujet de leur page d’actualité. On tente aussi de rassurer son camp côté démocrate, comptant sur les nombreux soutiens internes pour conforter la position de Joe Biden en tant que candidat. Gavin Newsome et Gretchen Whitmer, pourtant deux potentiels remplaçants pour le camp démocrate, ont exprimé publiquement leur soutien à Joe Biden. De même, Kamala Harris s’est voulue optimiste, affirmant que ces élections ne seront certainement pas décidées par un seul débat. Le prochain débat aura lieu en septembre.

Source : Conflits

UE : le groupe ID du Rassemblement National se prépare à fusionner avec les Patriotes de Victor Orbán

Les dirigeants nationaux du groupe Identité et Démocratie (ID) prévoient de tenir leur réunion constitutive le lundi 8 juillet, juste après le second tour des élections françaises. Des sources suggèrent que leur plan est de se rebaptiser sous l’égide de la nouvelle formation du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, les “Patriotes pour l’Europe”.

La nouvelle alliance politique souverainiste de droite entre le parti hongrois Fidesz, au pouvoir, l’ANO tchèque et le FPÖ autrichien a été lancée dimanche dernier à Vienne. Le premier ministre hongrois a promis que cette alliance deviendrait “très rapidement” le troisième groupe le plus important au Parlement européen, actuellement détenu par ECR de Giorgia Meloni avec ses 84 sièges, parmi lesquels siègent les élus français autour de Marion Maréchal (ex-Reconquête).

Un groupe parlementaire à Bruxelles doit compter au moins 23 députés européens représentant au moins sept pays. Les trois membres fondateurs des Patriotes disposent déjà de 24 sièges à eux trois – 26 si l’on compte la Chega portugaise, la première à avoir rejoint le groupe en début de semaine -, de sorte que le seul critère restant à remplir était le nombre requis de délégations nationales.

La Lega de Matteo Salvini, membre fondateur de l’ID, les rejoindrait. Avec le RN cela ferait 6 nations. Il en manque encore une.

Législatives au Royaume-Uni: la victoire des travaillistes cache une percée historique de la droite nationale

Si Keir Starmer va devenir Premier ministre, la nouvelle formation de Nigel Farage réalise des résultats importants lors des élections législatives et compte désormais incarner une alternative aux conservateurs, lourdement battus.

Le Parti travailliste a remporté largement les élections générales outre-Manche jeudi 4 juillet, obtenant une majorité d’au moins 400 élus sur 650 à la Chambre des communes et revenant au pouvoir après 14 ans.

Toutefois le Labour fait en pourcentage un score inférieur à celui de Jeremy Corbyn pourtant battu en 2017, avec moins de 40% des suffrages. Dans sa circonscription, le futur locataire du 10 Downing Street est réélu mais perd 18.000 voix par rapport à 2019.

Le parti de Nigel Farage, Reform UK, n’obtient qu’une dizaine de sièges, mais recueille environ 15% des suffrages dans tout le pays, selon les premiers résultats. Soit 13% de plus que le score de son “Brexit Party” en 2019. Nigel Farage est élu dans la circonscription de Clacton-on-Sea, ville balnéaire à l’est de Londres, après sept échecs. Il a salué une “révolte contre l’establishment”. Son parti entre à la chambre des communes avec une dizaine d’élus. Surtout, Reform UK fait chuter lourdement les conservateurs, qui subissent un vote sanction comme jamais ils ne l’ont connu. Les Tories, autour de 20% des voix ce jeudisubissent leur pire défaite depuis le début du XXe siècle et auront à peine 140 élus, contre 365 en 2019. Dans de nombreuses circonscriptions où le parti conservateur incarnait l’opposition face au Labour, c’est Reform UK qui est arrivé en deuxième position, progressant parfois de plus de 20 points par rapport aux scrutins de 2019.

Il y a cinq ans, l’écart entre les conservateurs (43%) et le Brexit Party (0,07%) était de 13.322.197 voix. Un gouffre qui s’est réduit à quelques millions. Avant Reform UK, la seule forte performance récente d’un parti à la droite des conservateurs aux élections générales était celle du UKIP Party, avec 3.881.099 électeurs (12,6%).

Le chef adjoint de Reform David Bull a souligné :

“C’est une révolte politique. Si nous pouvons passer de zéro à 13 sièges en quatre ans, imaginez ce que nous pouvons faire en cinq ans”.

Un des autres enseignants c’est l’effondrement de la gauche indépendantiste écossaise. Le SNP au pouvoir en Ecosse perdrait les trois quarts de ses députés au profit du Labour.

Enfin, plusieurs députés communautaires musulmans pro-Gaza ont été élus.

Le conflit en Terre sainte et la guerre juste

La Commission Justice et Paix de la Terre Sainte, associée à l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de la Terre Sainte, a récemment déclaré que ni les attaques du Hamas le 7 octobre, ni la guerre d’Israël en réponse ne répondent aux critères de la « guerre juste » selon la doctrine catholique. Selon la commission, la théorie de la guerre juste est de plus en plus utilisée pour justifier la violence en cours à Gaza. Cette commission a souligné que les guerres justes doivent clairement différencier les civils des combattants, un principe ignoré par les deux parties dans ce conflit, avec des conséquences tragiques. De plus, elles doivent faire preuve d’une utilisation proportionnée de la force.

En réponse, l’ambassade d’Israël auprès du Saint-Siège a fortement critiqué la déclaration, déplorant qu’un groupe de la communauté catholique ait décidé de remettre en question, en utilisant des prétextes religieux et des jeux de langage, le droit d’Israël à se défendre contre les intentions déclarées de ses ennemis de mettre fin à son existence.

Cette controverse soulève des débats passionnés au sein de la communauté catholique et internationale sur la légitimité et la moralité des actions menées dans le conflit israélo-palestinien, mettant en lumière les défis complexes de parvenir à une paix durable dans la région.

Source

Le FBI purge les agents conservateurs ou non vaccinés

Selon un lanceur d’alerte, le FBI aurait révoqué les autorisations de sécurité des agents penchant vers la droite ou qui ayant décidé de ne pas se faire vacciner contre le COVID-19. L’agent a révélé que “si un employé du FBI correspondait à un certain profil de conservateur politique, il était considéré [par la Division de la Sécurité] comme un risque pour la sécurité et indigne de travailler au FBI.” Le rapport du Post a mis en avant l’exemple de l’ancien spécialiste des opérations du personnel du FBI, Marcus Allen, qui “a été suspendu sans solde pendant plus de deux ans après avoir informé ses supérieurs qu’il ne prendrait pas le vaccin COVID-19.”

L’ancien agent du FBI (désigné comme Héros de l’année 2023 par CatholicVote), Kyle Seraphin, a écrit sur X que “la purge politique dans les agences fédérales, étatiques et locales devrait réellement choquer les Américains.” Seraphin a souligné que cette “purge” des conservateurs devrait particulièrement surprendre “ceux de la gauche qui se disent libéraux et veulent garantir les libertés civiles.” “Dans les professions formées à la violence, une inclinaison conservatrice est statistiquement dominante”, a-t-il ajouté en réponse au message d’un ancien officier du Département de police de New York (NYPD) qui a déclaré avoir été “purifié” pour avoir soutenu l’ancien président Donald Trump.

Source

Le président ukrainien remercie le Pape pour son aide dans la libération de deux prêtres gréco-catholiques

Le président ukrainien Zelenskyy a remercié le pape François et le Vatican pour leurs efforts en faveur de l’échange de prisonniers en Ukraine et notamment la libération des pères Bohdan et Ivan après un an d’emprisonnement. Le primat de l’Église gréco-catholique ukrainienne, Mgr Sviatoslav Shevchuk, a également exprimé sa gratitude au pape François. Il s’agit d’une des nombreuses actions entreprises par la diplomatie vaticane depuis le début de la guerre en Ukraine. Dans le cadre de cette action diplomatique, le Pape a nommé le cardinal Zuppi comme son envoyé spécial. Une de ses priorités est le rapatriement des enfants ukrainiens de Russie. Fin 2023, le cardinal Zuppi avait  déclaré que la tâche était difficile, mais se réalisait petit à petit.
Source

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services