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Ordinations sacerdotales 2024 : c’est encore pire qu’annoncé

Selon Jean-Pierre Maugendre dans Renaissance catholique :

La presse s’est faite l’écho du léger rebond des ordinations sacerdotales en France pour l’année 2024 : 105 ordinations en 2024, dont 73 prêtres diocésains, alors qu’il n’y en avait eu que 88 en 2023.

Combien de prêtres français ?

Une lecture rapide de ces chiffres pourrait faire croire à une légère progression du nombre de prêtres français. En fait personne n’en sait rien car les prêtres ainsi répertoriés ne sont pas les prêtres français ordonnés mais les prêtres ordonnés « pour exercer leur ministère en France », ce qui n’est pas la même chose. À cet égard le visionnage de la cérémonie d’ordination d’Éric Nziraguseswa dans la cathédrale Saint-Pierre de Rennes, aux 3/4 vide, le dimanche 30 juin, est très instructif. Manifestement, parmi le clergé présent, une bonne part ne semble pas être d’ascendance bretonne mais plutôt africaine. Il en est sans doute de même d’une bonne partie du clergé ordonné cette année, ce que confirme l’entretien avec Jason Nioka, séminariste du diocèse de Meaux dans le dossier de presse Ordinations presbytérales 2024 de la Conférence des Évêques de France. Si ces chiffres rendent compte de l’évolution de la présence sacerdotale en France – environ 100 ordinations annuelles face à 600/800 décès – ils ne sont donc en rien révélateurs du véritable état de l’Église de France si ce n’est sa capacité à accueillir des vocations venues d’ailleurs.

Le poids des communautés traditionnelles

Dans le même temps les communautés dans lesquelles se célèbre la messe romaine traditionnelle ont procédé à l’ordination de 12 prêtres séculiers français : Fraternité Saint Pie X : 7, Institut du Christ-Roi : 4, Fraternité Saint-Pierre : 1. Notons, dans le prolongement des réflexions précédentes, que le prêtre pris en compte dans les statistiques de la CEF pour l’Institut du Bon Pasteur est, en fait, un Colombien qui exercera son ministère en France. Il faudrait à ces chiffres rajouter les 4 ordinations sacerdotales bloquées par Mgr Touvet chez les Missionnaires de la Miséricorde Divine à Toulon. Une approche sommaire inclinerait à penser que les ordinations sacerdotales selon le rite traditionnel représenteraient entre 15 et 20 % du total des ordinations de prêtres séculiers français : (12/73 = 16 %). Pour les raisons évoquées ci-dessus ce chiffre est certainement sous-évalué avec la remarque complémentaire que les prêtres français de la FSSPX sont ordonnés en Suisse et ceux de la FSSP en Allemagne.

Ce triste tableau n’est pas près de s’embellir quand on observe que le même document nous donne le chiffre de 709 séminaristes en 2024, contre 828 en 2018. Depuis 2 ans d’ailleurs les chiffres d’entrées dans les séminaires diocésains en France ne sont plus disponibles. Ils ne sont certainement pas bons.

Fréjus-Toulon : un diocèse sous tension

Face à ce constat, Jean-Marie Guénois, chroniqueur religieux du Figaro invitait, respectueusement, les évêques de France à tirer les enseignements de ce qui en termes de vocations sacerdotales semble fonctionner soit les 9 ordinations de la Communauté Saint Martin et les 9 ordinations du diocèse de Fréjus-Toulon dirigé jusqu’à une date récente par Mgr Rey. Dans ce diocèse un coadjuteur, Mgr Touvet, a été nommé le 21 novembre dernier à la suite d’une « visite fraternelle » de Mgr Aveline, archevêque de Marseille, et après une suspension des ordinations sacerdotales, par le Saint-Siège, depuis 2022. Ces ordinations ont repris mais exclusivement selon le rite réformé par le concile Vatican II. Or les Missionnaires de la Miséricorde Divine sont une communauté de 34 membres, de droit diocésain au diocèse de Toulon dont les constitutions prévoient la célébration de la messe romaine traditionnelle. Mgr Touvet, conformément aux directives romaines, refuse de procéder à ces ordinations selon la forme traditionnelle du rite romain et d’autoriser la célébration de cette messe par les prêtres une fois qu’ils auraient été ordonnés. Il s’en est justifié lors d’un sermon le 29 juin dernier appelant les séminaristes à ne pas poser de conditions à leur ordination et à cultiver l’esprit d’obéissance et de communion avec le Siège apostolique. Nous sommes confrontés là à un véritable abus de pouvoir de la part de l’autorité. Tout religieux ou membre d’une société de vie apostolique a le droit d’exiger que l’autorité supérieure respecte les constitutions sur lesquelles il a prononcé ses vœux ou pris ses engagements. Les supérieurs ne font pas la vérité, leur office est au service du bien commun. La démonstration reste à faire que le rite réformé de la messe aurait suscité un regain de ferveur, un approfondissement du mystère eucharistique, un flux de conversions. Dans l’attente de cette démonstration rester fidèle aux pédagogies traditionnelles de la foi qui ont sanctifié nos pères est une simple mesure de prudence. À propos de l’obéissance et de la communion avec le Siège apostolique, elles sont, bien sûr, une nécessité de salut. À condition que cette obéissance ne soit pas une obéissance servile mue par l’intérêt, l’ambition ou la faiblesse de caractère mais une obéissance consciente animée et éclairée par le zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. En aucun cas elle ne peut servir d’alibi à une rupture avec la tradition immémoriale de l’Église qui nous relie au Christ lui-même. Rappelons-nous l’admonestation de saint Paul aux Galates : « Si jamais quelqu’un, fût-ce nous-même, fût-ce un ange venu du ciel, vous prêchait un évangile autre que celui que nous avons prêché qu’il soit anathème » (Gal I,8). Quant à l’argument de la communion il est stupéfiant d’observer que les questions liturgiques sont devenues pour beaucoup le seul critère de la communion. On n’a jamais entendu dire que remettraient en cause la communion avec le Saint-Siège les prêtres et les laïcs qui, en vrac ou au choix : ne croient pas en la virginité perpétuelle de Marie, nient l’éternité de l’enfer, récusent le caractère sacrificiel de la messe, contestent le caractère exclusivement masculin du sacerdoce catholique, etc.

L’effet Touvet se fait déjà sentir puisque cette année aucun séminariste n’a rejoint le séminaire diocésain de La Castille en propédeutique. « En même temps » les séminaires où se célèbrent la messe romaine traditionnelle se préparent à une très bonne rentrée 2024 avec de nombreux nouveaux séminaristes. Comme le confiait récemment un évêque de France à un prêtre ami : « 80 % des séminaristes français souhaitent pouvoir célébrer la messe traditionnelle. » Si le propos est sans doute un peu optimiste il est révélateur d’un mouvement de fond contre lequel, tôt ou tard, se briseront les constructions idéologiques des fonctionnaires ecclésiastiques auxquels on a envie de redire, à la suite de Jean Madiran : « Vous êtes des misérables ! »

Les violences sexuelleset vols avec arme en hausse

Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), service du ministère de l’Intérieur, a publié le 4 juillet une

Analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de juin 2024

Le Service précise étrangement que

« suite à un problème informatique, un nombre significatif d’infractions enregistrées par les services de la police nationale entre le 20 mai et la date de (cette) publication (…) est absent à tort du système d’information statistique des forces de sécurité intérieure ».

En Nouvelle-Calédonie, un dispositif sans précédent de 35 forces mobiles a été envoyé sur place.

Voici l’évolution par catégorie depuis 2018 :

La tentation marxisante des catholiques de gauche et l’illusion entretenue du tiers-mondisme

De Gérard Leclerc dans France catholique :

[…] La radicalité de l’Écriture, lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’une insertion dans les réalités temporelles, peut conduire à une sorte de langage éthéré qui se niche dans les formes de l’idéologie. On s’en est aperçu dans les années 1970, avec une tentation marxisante des catholiques de gauche et aussi l’illusion entretenue d’un tiers-mondisme qui changerait la face du monde. Fides et ratio ! La foi ne peut jamais se priver des lumières de la raison. Et il est une raison politique qui a ses exigences propres que l’Évangile ne saurait effacer. De ce point de vue, d’ailleurs, l’Évangile a donné un solide avertissement en distinguant ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu. De même, saint Paul en imposant le strict respect de l’autorité impériale, au moment même où celle-ci persécutait l’Église primitive, anticipait ce qu’un Pascal entendrait par la distinction des ordres.

Trouver un langage

Est-ce à dire que l’ordre de la charité serait étranger totalement à l’ordre politique ? Sûrement pas ! Il existe une sagesse politique, qui nous vient de loin, des meilleurs auteurs. Mais elle s’est trouvée accueillie, complétée, parfois redressée à travers la confrontation avec une pensée chrétienne. Simone Weil, dont nous évoquions le parcours la semaine dernière, s’inscrivait tout à fait dans cette perspective, lorsqu’elle rédigeait son dernier ouvrage, L’enracinement, consacré justement à la sagesse politique. La philosophe était intimement persuadée qu’il fallait « rassembler les gens derrière les aspirations chrétiennes ». Mais cela n’était possible qu’en trouvant un langage accessible à tous « catholiques, protestants, athées ». Simone Weil croyait que cela était possible, sans qu’il y ait besoin de faire des concessions, en atteignant la substance de ce qui était une profession de foi. Il est vrai qu’elle s’inscrivait dans une sorte de dessein programmatique de reconstruction d’une France libérée de l’oppression nazie. Ce qui supposait un certain optimisme, ainsi qu’une recherche exclusive du bien commun, au-delà de la division des partis.

Une nécessaire réflexion

Ces partis que, par ailleurs, elle aurait voulu voir disparaître… Ce qui, il faut bien l’admettre, relevait de l’utopie, hors de l’usage démocratique, celui reconnu dans la Constitution de la Ve République. Son fondateur n’avait-il pas pourtant, toujours dénoncé la division qu’ils infligeaient à l’unité nationale ?

La sagesse d’une Simone Weil est-elle recevable aujourd’hui ? Elle s’oppose à d’autres conceptions, comme celle d’un courant qui, pour combattre le totalitarisme, défend la démocratie comme « un lieu vide » rebelle à toute fixation idéologique. Mais n’est-ce pas un certain nihilisme qui menace cette conception hyper-libérale du politique ? D’autant plus périlleuse qu’elle peut s’apparenter à ce que Cornelius Castoriadis appelait « la montée de l’insignifiance intellectuelle ».

Il y a donc lieu de s’engager toujours résolument en faveur d’une réflexion politique exigeante qui tienne compte notamment de ce que Pierre Boutang appelait « la différence chrétienne ». Mais cela nous conduirait à un degré encore supérieur d’exigence philosophique et théologique.

Si le gouvernement n’a pas suspendu la loi immigration, il ne l’a pas appliquée non plus

Hier soir le JDD a publié une bombe qui a créé l’émoi sur les réseaux, provoquant des démentis en chaîne au sein de la macronie :

Un document, que le JDD a pu consulter (voir ci-dessous), invite à « NE PAS PUBLIER POUR LE MOMENT » un décret (prévu initialement pour le 2 juillet) d’application du titre VII de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 concernant la loi immigration. Cette partie de la loi porte sur la simplification du contentieux et l’éloignement des étrangers, visant à réduire le nombre de recours possibles en matière d’expulsions. Un haut-fonctionnaire commente auprès du JDD : « Il s’agit d’une des mesures les plus répressives de la loi sur l’immigration » adoptée en décembre 2023 par l’Assemblée nationale. Cette loi avait été largement censurée par le Conseil constitutionnel.

Après le premier tour, Gabriel Attal avait suspendu l’application de la loi sur la réforme du chômage. A deux jours du second tour, la suspension de la loi sur l’immigration apparaît comme un appel du pied à l’extrême-gauche, qui a promis d’abroger cette loi.

Dans les faits, la loi immigration nécessite la mise en œuvre de 30 mesures. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a publié aucun décret. Dix mesures auraient dû être publiées en avril et en mai, et douze autres étaient prévues pour le 1er juillet. Le site de l’Assemblée nationale est formel :

Le gouvernement peur bien dénoncer les fausses nouvelles du JDD, mais, en attendant, il n’a pas fait appliquer cette loi.

L’initiative « Voici ce Cœur » pour le jubilé du Sacré-Cœur

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Du 27 décembre 2023 au 27 juin 2025, nous fêtons les 350 ans des apparitions principales de Paray-le-Monial. Le diocèse d’Autun a déclaré un jubilé : une porte sainte a été ouverte à la chapelle des apparitions, des démarches jubilaires sont proposées, et chacun est invité à honorer le Sacré-Cœur de Jésus. Cf. https://sacrecoeur-paray.org/grand-jubile-350-ans/

À cette occasion, des fidèles ont décidé de proposer des marches et pèlerinages pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus, et se sont réunis dans l’initiative « Voici ce Cœur ».
https://voicicecoeur.fr/

Leurs recherches sur les dévotions du Sacré-Cœur les ont conduits à découvrir, assez étonnés de n’en rien savoir, l’existence d’un Vœu pour la paix durant la première guerre mondiale en vue d’ériger un sanctuaire du Sacré-Cœur à Jérusalem. Prononcé par l’archevêque de Toulouse le 1er janvier 1917, il a été approuvé par l’épiscopat français et de très nombreux évêques étrangers. Le Vœu français devenu international fut béni par le pape Benoît XV le 30 août 1918.

La guerre finie, la première pierre fut posée le 2 janvier 1920 en haut du Mont des Oliviers, sur un terrain devenu propriété de l’État français, à côté du Carmel et des Bénédictines. On parle d’un futur « sanctuaire de l’univers au Sacré-Cœur pour la paix ». Des représentants ecclésiastiques, civiles et militaires participent aux célébrations.

Mais l’enthousiasme retombant, le projet resta inabouti… Dans les années 1980, sous l’impulsion du consul de France, honteux de l’inconstance de son pays, une porte et un chemin d’accès sont finalement mis en place pour rendre le lieu accessible, bien qu’inachevé. On l’appelle basilique de l’Eléona (« Olivier ») ou Église du Pater, mais personne ne la considère dédiée au Sacré-Cœur…

Plus d’un siècle plus tard, alors que nous avons grand besoin de la paix du Cœur de Jésus, et que nous fêtons le jubilé des 350 ans des apparitions de Paray-le-Monial, ne serait-il pas temps de se souvenir de ce Vœu et d’aller honorer le Sacré-Cœur au lieu même où le Seigneur Jésus nous a demandé de veiller sans nous assoupir ?

C’est pourquoi l’initiative « Voici ce Cœur » propose de s’y rendre en pèlerinage en juillet 2025, durant une dizaine de jours, pour y apporter une Croix du Sacré-Cœur, creuse et remplie d’intentions de prière. Cette Croix a été fabriquée par l’abbaye de Maylis, grâce au soutien de l’association Hozana.

Nous irons :
• pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus en Terre Sainte, et notamment en ce lieu du Mont des Oliviers.
• pour prier pour la paix, et demander miséricorde et guérison.
• pour marcher sur les pas du Vœu français et nous souvenir de tous ceux qui ont espéré obtenir une paix durable par les grâces du Sacré-Cœur de Jésus.

D’ici là, nous proposerons une grande neuvaine de neuf mois pour la paix venue du Sacré-Cœur de Jésus uni au Cœur Immaculé de Marie, d’octobre 2024 à juin 2025. Et nous nous rendrons dans divers sanctuaires tout au long de l’année pour présenter notre projet et récolter des intentions dans la Croix du Sacré-Cœur.

Pour rester informés : https://jerusalem2025.voicicecoeur.fr/
Pour proposer son aide : [email protected]

– La marche 2024 de « Voici ce Cœur » :
Nous proposons également un geste très libre et personnel que chacun peut réaliser cet été 2024. Il n’a pas vocation à avoir une grande visibilité, mais selon nous il a du prix aux yeux du Seigneur Jésus, et pourra donc obtenir une grande bénédiction pour notre pays. Il s’agit d’aller marcher près de chez soi sur les chemins, avec un fanion du Sacré-Cœur.
Seul ou à plusieurs, de manière organisée ou spontanée. Pour une heure, une journée ou une semaine. À chacun de choisir.
Nous avons établi un tracé en forme de Sacré-Cœur sur la France : ceux qui sont à proximité peuvent marcher dessus, sinon vous pouvez marcher où vous voulez.
Pour les fanions, nous indiquons sur notre site des lieux où vous en fournir en les personnalisant avec notre logo. Sinon, vous pouvez prendre ceux que vous voulez.
Ce n’est donc pas une marche organisée, mais c’est l’occasion pour chacun de se demander s’il veut honorer le Sacré-Cœur à l’occasion du jubilé, en se fournissant un fanion ou un drapeau du Sacré-Cœur (blanc ou tricolore, peu importe), et en osant marcher quelques heures sur notre terre de France pour la bénir par ce Cœur qui brûle d’amour pour chacun de nous !
Les résultats que nous attendons se situent surtout dans l’invisible par les grâces obtenues, et par les éventuelles rencontres suscitées sur les chemins. Nous voyons cela comme un moyen d’ouvrir la porte de notre pays à l’Esprit-Saint, aux anges et aux saints pour qu’ils le renouvèlent à leur manière.

Toutes les informations sont ici : https://marche2024.voicicecoeur.fr/

« Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui reçoit en retour tant d’ingratitudes »
« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer… »
« Mon Cœur est passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier. »
Jésus, apparitions de Paray-le-Monial, (1673-1675)

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Nous profitons de ce message pour signaler d’autres initiatives, que nous soutenons, pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie :

– Salve Corda – L’Alliance des 1ers samedis :
La Vierge Marie a dit à Fatima en 1917 : « Pour empêcher la guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis. »
Rejoignons un groupe pour répondre au moyen que la Vierge Marie nous a donné pour obtenir la paix !
Réalisons ce geste prophétique où chacun est invité à donner une réponse personnelle en réalisant la dévotion des 1ers samedis, au moins cinq mois de suite.
Fiat ! « Qu’il me soit fait selon ta parole. » (Lc 1, 38)
https://salve-corda.org/

– La Traversaine de Marie :
Une marche sur le modèle du M de Marie fait le tour de la Vendée du 15 juillet au 22 août 2024. Pour ceux qui veulent pèleriner sur les routes avec d’autres de manière organisée, priante et enthousiasmante. Chacun peut venir pour la durée qu’il souhaite.
https://latraversainedemarie.fr/

– Les 7 routes de Notre-Dame :
Une grande marche aura lieu à travers toute la France, du 28 juillet au 15 septembre 2024. Elle se terminera à Paris pour célébrer la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame. Elle passe sûrement près de chez vous !
https://les7routes.fr/

– Et pour finir ce petit message, tournons-nous vers le Seigneur par la prière donnée par Jésus au vietnamien Marcel Van le 14 novembre 1945 :

« Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent…
“Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’éteindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans l’univers. Amen.”
Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. »

L’agence de biomédecine s’inquiète du manque de gamètes

Voici les chiffres de l’Agence de biomédecine, synthétisés par Genethique. Encore une conséquence parfaitement prévue (mais délibérément ignorée par les législateurs) de la “PMA pour toutes”:

Les chiffres indiquent qu’en 2023 plus de 8 500 premières consultations pour une AMP [assistance médicale à la procréation] avec don de spermatozoïdes ont été réalisées. Chez les couples de femmes, 28 % d’entre elles ont entre 25 et 29 ans, 34 % ont entre 30 et 34 ans, et 28 % entre 35 et 45 ans. Les femmes seules sont majoritairement plus âgées. L’ABM indique en effet que « 23 % d’entre elles entre 30 et 34 ans et 69 % ont entre 35 et 45 ans ». Il y aurait donc 8 % de femmes seules qui ont recours à la PMA avant 30 ans.

Au total, plus de 5 300 premières tentatives d’AMP avec don de spermatozoïdes ont été réalisées en 2023, contre 1 981 en 2022. Conséquence de cette demande importante, « près de 7 600 femmes étaient en attente d’une AMP avec don de spermatozoïdes » au 31 décembre 2023. L’année précédente elles étaient « seulement » près de 5 650. Ces femmes sont pour 44 % d’entre elles des femmes seules, pour 38 % des femmes en couple avec une autre femme, et pour 18 % des femmes en couple avec un homme.

 

La violence : privilège hégémonique et assumé de la gauche

Par Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité, Délégué général de l’AGRIF :

La violence politique est dans l’ADN de la gauche

On sait que la distinction droite-gauche vient de la place tenue par les députés dans les assemblées révolutionnaires de 1789, en fonction de leurs votes sur les pouvoirs respectifs du roi (à droite) et des assemblées (à gauche).

Dès cette origine, la violence verbale et physique a été la caractéristique spécifique de la Montagne, cette grande ancêtre de la gauche moderne. Les modérés, ancêtres de la droite, étant qualifiés de Plaine ou de Marais. Ce qui faisait déjà éructer le montagnard Duhem : « Les crapauds du Marais relèvent la tête ! tant mieux ; elle sera plus facile à couper », inaugurant ainsi un cycle ininterrompu de hargne verbale et physique à l’encontre de ceux qui pensent différemment.

Des Montagnards et Jacobins de 1789-1793, jusqu’aux Mélenchonistes de 2024, la violence est assumée et légitimée. C’est le privilège indiscutable que revendiquent ceux qui luttent pour la liberté contre les tyrans, pour le prolétariat contre les exploiteurs capitalistes, pour les peuples opprimés contre les colonisateurs, pour les immigrés contre de racistes populations autochtones, pour la défense de la planète menacée par les humains irresponsables… Toutes ces luttes n’étant qu’un prétexte pour attiser la lutte des classes (« tout conflictualiser » comme le confesse Mélenchon) et conduire à la révolution, selon la pensée marxiste qui a théorisé le phénomène socialiste.

Cette violence, qui peut conduire jusqu’à la guillotine ou au massacre de masse, est toujours couplée avec un mépris total des idiots utiles, ceux qui pensent pouvoir faire un bout de chemin avec les extrémistes. Ils finissent généralement avec la tête coupée, une balle dans la nuque ou, pour les plus chanceux, en prison, en asile psychiatrique ou ostracisés dans un goulag intellectuel sans barbelé. Malheur à ces Girondins qui s’accommodent de la révolution mais en regrettent les excès, à ces mencheviks qui sont persuadés de pouvoir tenir Lénine et ses bolcheviks en respect, à ces « capitalistes qui paieront la corde avec laquelle nous les pendront » (Lénine), à ces bobos macronistes et autres démocrates-chrétiens, à ces néo-chiraquiens tendance Edouard Philippe ou Xavier Bertrand et même à ces socialistes légèrement rosés, qui pensent pouvoir se servir de la fourchette de l’ogre Mélenchon sans être finalement dévorés eux-mêmes.

La culture marxiste-léniniste du conflit

Beaucoup de commentateurs se sont indignés en découvrant une vidéo d’octobre 2012, dans laquelle Jean-Luc Mélenchon appelait ses militants à « TOUT conflictualiser », pour transformer « un peuple révolté en peuple révolutionnaire ».

On y a vu une énième provocation du chef de LFI, un emportement de plus de cet admirateur de Chavez contaminé par la fièvre vénézuélienne.

Non ! Ce que Mélenchon récite, c’est le plus pur catéchisme marxiste-léniniste, l’orthodoxie de la dialectique. La révolution nait et grandit de la contradiction et du conflit, qui créent le réel et font l’histoire.

Voilà pourquoi, comme Lénine a vu le déchainement de la 1ère Guerre mondiale comme l’occasion rêvée et unique de faire triompher la révolution, Mélenchon accueille la dissolution de l’Assemblée nationale par Macron comme le signe tant attendu, l’instant décisif qui va permettre de mettre en branle la machine de guerre révolutionnaire.

Si la droite nationale n’atteint pas la majorité absolue ce dimanche 7 juillet, aucune formation politique ne l’obtiendra. La politique française deviendra un champ de bataille et ce chaos s’étendra à toute la société. Mélenchon en a rêvé, Macron l’a fait !

Un privilège assumé

La gauche a le monopole de la violence. Elle le sait, le revendique et l’assume. Elle a pour elle un système vieux de 235 ans, construit par elle et pour elle.

Avec l’islamo-gauchisme, elle trouve même un nouveau souffle pour attiser la haine et préparer le Grand Soir.

Grand était le désarroi d’Apolline de Malherbe, ce mercredi 3 juillet 2024 au soir, devant la désinvolture de la très féministe Marine Tondelier, à qui elle espérait soutirer une condamnation ferme des paroles d’un clip anti-RN, vomi les jours précédents par des rappeurs, coutumiers du racisme anti-blanc, anti-français et de la haine anti-chrétienne.

Marine Le Pen et Marion Maréchal sont des « putes », des « chiennes en rut » qu’il faut traiter à coups de bâtons, la mère de Jordan Bardella doit être « baisée », on va « charger la kalach », sortir les « gros calibres », …

La cheftaine écologiste restera droite dans ses espadrilles et la journaliste, que l’indignation poussait à l’insistance, n’obtiendra aucune condamnation. « Ce sont les codes du rap », se contentera d’affirmer Marine Tondelier.

Comme Apolline de Malherbe, les responsables politiques et les commentateurs, qui ne font pas partie de la gauche sectaire ou se veulent sincèrement neutres, ont du mal à comprendre cet état de fait. On s’essaie à la comparaison. « Imaginez ce que seraient les réactions si une personnalité ou des groupes proche du RN tenaient de tels propos… »

Oui et alors ? Ce serait le tollé dans la sphère politico-médiatique dominante, le Garde des Sceaux saisirait le Parquet, les partis de gauche appelleraient à manifester, tandis que les responsables du RN condamneraient sans hésiter. Mais leurs condamnations ne seraient pas entendues, pire, on les accuserait d’une duplicité coupable et d’avoir attisé et déchainé la haine.

La gauche a le monopole de la violence mais elle a aussi l’exclusivité de l’indignation.

Pire ! Ainsi que l’écrit Chantal Delsol, dans sa tribune publiée dans Le Figaro du 4 juillet 2024 : « La gauche décide de la teneur du Bien au regard de son exigence du moment ».

Alors que faire ?

Le second tour des élections législatives sera sans doute une des dernières occasions de bloquer la machine infernale de la gauche révolutionnaire.

Mais au delà de ce rendez-vous électoral, il va falloir briser l’hégémonie totalitaire de la gauche.

D’abord, ainsi que le fait sans relâche l’avocat et chroniqueur Gilles-William Goldnadel, il faut sans cesse dénoncer le « privilège rouge », qui autorise toutes les violences et toutes les transgressions, à partir du moment où l’on est de gauche ou d’extrême-gauche.

Il faut remettre la gauche, toute la gauche, des socialistes bon teint à la gauche révolutionnaire en passant par les communistes, face à son histoire et à sa réalité. Il faut rappeler, sans se lasser, ses crimes et ses trahisons : de ses origines dans le sang des massacres de septembre 1792 aux exécutions massives de Katyn, de la guillotine au Goulag, de la forfaiture du radical-socialiste Louis Malvy (on aime les dynasties chez ces gens-là…) en 1917 au pacifisme-collaborationniste pronazi de Marcel Déat dès 1939, du pacte Hitler-Staline de 1939 aux sabotages des armes françaises par les militants du PC « f » et de la CGT en 1940, puis en Indochine et en Algérie…

Il faut que la droite cesse de s’auto-flageller, en finisse avec cette repentance toujours à sens unique. Il faut que ses chefs politiques cessent de vouloir ressembler à l’adversaire, pour donner des gages qui, pensent-ils à tort, leur ouvriront les portes du pouvoir. Non, même socialement, nous ne sommes pas de gauche ! La droite sociale a apporté la première, dès le XIXe siècle, des avancées majeures pour les travailleurs et leurs familles, livrés sans défense à l’exploitation de la Révolution industrielle, à cause de la dissolution des associations professionnelles par les révolutionnaires de 1789.

La droite doit pleinement s’assumer comme nationale, populaire et sociale ! Elle doit retrouver ses fondamentaux politique et doctrinaux : la liberté et la propriété, la défense de la vie et de la famille, le travail et le mérite, l’ordre et la justice, la souveraineté et l’indépendance nationale.

C’est la seule façon possible pour enfin briser l’hégémonie de la gauche sectaire, faire disparaître le « privilège rouge » et, ainsi, épargner aux Français les horreurs de la barbarie islamo-gauchiste, que les chrétiens du Liban ont vécu, il y a 45 ans, dans la mort, le sang et les larmes, comme les Israéliens, le 7 octobre dernier.

Exigences démocratiques ou démocratie populaire?

Edouard Philippe a annoncé qu’il voterait pour le candidat communiste Jean-Paul Lecoq au Havre, pour “faire barrage” au RN. L’argumentaire vaut son pesant de cacahouètes:

Je préfère un élu que je connais, avec qui je travaille dans l’intérêt du Havre, même avec des différences et qui me parait relever des exigences démocratiques que je partage, que le RN.

Malgré le sabir de plateau télé, on comprend à peu près ce que cela signifie: l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron considère que ses divergences avec ledit communiste sont plus insignifiantes que celles qui l’opposent au RN. Dont acte. Heureusement que l’on sait que l’intéressé représentait l’aile “droite” de feu la Macronie, nous ne l’aurions pas parié en apprenant son vote! Mais le clou du spectacle est tout de même la mention des “exigences démocratiques”. Peut-être M. Philippe croit-il vraiment que la constitution stalinienne de 1937 était, comme l’avait prétendu son auteur, “la plus démocratique du monde”. Peut-être ignore-t-il que, dans “démocratie populaire”, il faut comprendre que l’adjectif annule le nom et inversement: ce n’est ni démocratique, ni populaire. Mais nous retenons que, pour M. Philippe, les dizaines de millions de morts du communisme pèsent moins lourd la “scandaleuse” volonté du RN d’en finir avec la submersion migratoire. Curieux sens des priorités (surtout quand il se pare des atours de la morale et des valeurs)…

Le camp démocrate ne parvient pas à remplacer Joe Biden

Le premier débat opposant Donald Trump et Joe Biden a largement tourné en faveur du candidat républicain. Or cette victoire ressemble plus à une défaite de la part de l’actuel président américain qui, déboussolé, s’est même vu attaquer par les médias de son propre camp qui demandent son remplacement.

Agé de 81 ans, Joe Biden était malade (selon un communiqué de la Maison-Blanche quelque temps après le début du débat), impuissant et bien souvent incompréhensible.

Cette panique a poussé les démocrates à chercher des alternatives en vue des élections de novembre. Ainsi, les noms de Gavin Newsome, actuel gouverneur de Californie, et celui de Gretchen Whitmer, actuel gouverneur du Michigan, sont sortis, même si l’actuelle vice-présidente de Biden, Kamala Harris, reste en position de tête. Depuis vendredi dernier, les tribunes appelant le président Biden à laisser sa place se sont multipliées. Malgré cela, aucun autre candidat hypothétique n’apparaît assez puissant pour faire tomber Donald Trump.

Les journaux démocrates ont décidé d’éclipser le sujet de leur page d’actualité. On tente aussi de rassurer son camp côté démocrate, comptant sur les nombreux soutiens internes pour conforter la position de Joe Biden en tant que candidat. Gavin Newsome et Gretchen Whitmer, pourtant deux potentiels remplaçants pour le camp démocrate, ont exprimé publiquement leur soutien à Joe Biden. De même, Kamala Harris s’est voulue optimiste, affirmant que ces élections ne seront certainement pas décidées par un seul débat. Le prochain débat aura lieu en septembre.

Source : Conflits

UE : le groupe ID du Rassemblement National se prépare à fusionner avec les Patriotes de Victor Orbán

Les dirigeants nationaux du groupe Identité et Démocratie (ID) prévoient de tenir leur réunion constitutive le lundi 8 juillet, juste après le second tour des élections françaises. Des sources suggèrent que leur plan est de se rebaptiser sous l’égide de la nouvelle formation du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, les “Patriotes pour l’Europe”.

La nouvelle alliance politique souverainiste de droite entre le parti hongrois Fidesz, au pouvoir, l’ANO tchèque et le FPÖ autrichien a été lancée dimanche dernier à Vienne. Le premier ministre hongrois a promis que cette alliance deviendrait “très rapidement” le troisième groupe le plus important au Parlement européen, actuellement détenu par ECR de Giorgia Meloni avec ses 84 sièges, parmi lesquels siègent les élus français autour de Marion Maréchal (ex-Reconquête).

Un groupe parlementaire à Bruxelles doit compter au moins 23 députés européens représentant au moins sept pays. Les trois membres fondateurs des Patriotes disposent déjà de 24 sièges à eux trois – 26 si l’on compte la Chega portugaise, la première à avoir rejoint le groupe en début de semaine -, de sorte que le seul critère restant à remplir était le nombre requis de délégations nationales.

La Lega de Matteo Salvini, membre fondateur de l’ID, les rejoindrait. Avec le RN cela ferait 6 nations. Il en manque encore une.

Législatives au Royaume-Uni: la victoire des travaillistes cache une percée historique de la droite nationale

Si Keir Starmer va devenir Premier ministre, la nouvelle formation de Nigel Farage réalise des résultats importants lors des élections législatives et compte désormais incarner une alternative aux conservateurs, lourdement battus.

Le Parti travailliste a remporté largement les élections générales outre-Manche jeudi 4 juillet, obtenant une majorité d’au moins 400 élus sur 650 à la Chambre des communes et revenant au pouvoir après 14 ans.

Toutefois le Labour fait en pourcentage un score inférieur à celui de Jeremy Corbyn pourtant battu en 2017, avec moins de 40% des suffrages. Dans sa circonscription, le futur locataire du 10 Downing Street est réélu mais perd 18.000 voix par rapport à 2019.

Le parti de Nigel Farage, Reform UK, n’obtient qu’une dizaine de sièges, mais recueille environ 15% des suffrages dans tout le pays, selon les premiers résultats. Soit 13% de plus que le score de son “Brexit Party” en 2019. Nigel Farage est élu dans la circonscription de Clacton-on-Sea, ville balnéaire à l’est de Londres, après sept échecs. Il a salué une “révolte contre l’establishment”. Son parti entre à la chambre des communes avec une dizaine d’élus. Surtout, Reform UK fait chuter lourdement les conservateurs, qui subissent un vote sanction comme jamais ils ne l’ont connu. Les Tories, autour de 20% des voix ce jeudisubissent leur pire défaite depuis le début du XXe siècle et auront à peine 140 élus, contre 365 en 2019. Dans de nombreuses circonscriptions où le parti conservateur incarnait l’opposition face au Labour, c’est Reform UK qui est arrivé en deuxième position, progressant parfois de plus de 20 points par rapport aux scrutins de 2019.

Il y a cinq ans, l’écart entre les conservateurs (43%) et le Brexit Party (0,07%) était de 13.322.197 voix. Un gouffre qui s’est réduit à quelques millions. Avant Reform UK, la seule forte performance récente d’un parti à la droite des conservateurs aux élections générales était celle du UKIP Party, avec 3.881.099 électeurs (12,6%).

Le chef adjoint de Reform David Bull a souligné :

“C’est une révolte politique. Si nous pouvons passer de zéro à 13 sièges en quatre ans, imaginez ce que nous pouvons faire en cinq ans”.

Un des autres enseignants c’est l’effondrement de la gauche indépendantiste écossaise. Le SNP au pouvoir en Ecosse perdrait les trois quarts de ses députés au profit du Labour.

Enfin, plusieurs députés communautaires musulmans pro-Gaza ont été élus.

Le conflit en Terre sainte et la guerre juste

La Commission Justice et Paix de la Terre Sainte, associée à l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de la Terre Sainte, a récemment déclaré que ni les attaques du Hamas le 7 octobre, ni la guerre d’Israël en réponse ne répondent aux critères de la « guerre juste » selon la doctrine catholique. Selon la commission, la théorie de la guerre juste est de plus en plus utilisée pour justifier la violence en cours à Gaza. Cette commission a souligné que les guerres justes doivent clairement différencier les civils des combattants, un principe ignoré par les deux parties dans ce conflit, avec des conséquences tragiques. De plus, elles doivent faire preuve d’une utilisation proportionnée de la force.

En réponse, l’ambassade d’Israël auprès du Saint-Siège a fortement critiqué la déclaration, déplorant qu’un groupe de la communauté catholique ait décidé de remettre en question, en utilisant des prétextes religieux et des jeux de langage, le droit d’Israël à se défendre contre les intentions déclarées de ses ennemis de mettre fin à son existence.

Cette controverse soulève des débats passionnés au sein de la communauté catholique et internationale sur la légitimité et la moralité des actions menées dans le conflit israélo-palestinien, mettant en lumière les défis complexes de parvenir à une paix durable dans la région.

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Le FBI purge les agents conservateurs ou non vaccinés

Selon un lanceur d’alerte, le FBI aurait révoqué les autorisations de sécurité des agents penchant vers la droite ou qui ayant décidé de ne pas se faire vacciner contre le COVID-19. L’agent a révélé que “si un employé du FBI correspondait à un certain profil de conservateur politique, il était considéré [par la Division de la Sécurité] comme un risque pour la sécurité et indigne de travailler au FBI.” Le rapport du Post a mis en avant l’exemple de l’ancien spécialiste des opérations du personnel du FBI, Marcus Allen, qui “a été suspendu sans solde pendant plus de deux ans après avoir informé ses supérieurs qu’il ne prendrait pas le vaccin COVID-19.”

L’ancien agent du FBI (désigné comme Héros de l’année 2023 par CatholicVote), Kyle Seraphin, a écrit sur X que “la purge politique dans les agences fédérales, étatiques et locales devrait réellement choquer les Américains.” Seraphin a souligné que cette “purge” des conservateurs devrait particulièrement surprendre “ceux de la gauche qui se disent libéraux et veulent garantir les libertés civiles.” “Dans les professions formées à la violence, une inclinaison conservatrice est statistiquement dominante”, a-t-il ajouté en réponse au message d’un ancien officier du Département de police de New York (NYPD) qui a déclaré avoir été “purifié” pour avoir soutenu l’ancien président Donald Trump.

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Le président ukrainien remercie le Pape pour son aide dans la libération de deux prêtres gréco-catholiques

Le président ukrainien Zelenskyy a remercié le pape François et le Vatican pour leurs efforts en faveur de l’échange de prisonniers en Ukraine et notamment la libération des pères Bohdan et Ivan après un an d’emprisonnement. Le primat de l’Église gréco-catholique ukrainienne, Mgr Sviatoslav Shevchuk, a également exprimé sa gratitude au pape François. Il s’agit d’une des nombreuses actions entreprises par la diplomatie vaticane depuis le début de la guerre en Ukraine. Dans le cadre de cette action diplomatique, le Pape a nommé le cardinal Zuppi comme son envoyé spécial. Une de ses priorités est le rapatriement des enfants ukrainiens de Russie. Fin 2023, le cardinal Zuppi avait  déclaré que la tâche était difficile, mais se réalisait petit à petit.
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Le Conseil d’Etat rappelle l’interdiction de la ROPA

Lu sur Généthique:

Dans un arrêt du 19 juin, le Conseil d’Etat rappelle que la pratique de la « réception d’ovocytes de la partenaire » (ROPA) n’est pas autorisée en France, même si elle n’est pas expressément interdite par la loi (cf. Loi de bioéthique : ROPA, PMA post-mortem, le gouvernement a posé ses limites ; Loi bioéthique : Le gouvernement défavorable à la ROPA).

La requête du GIAPS : retirer toute mention d’interdiction de la ROPA

Par une requête enregistrée le 3 avril 2023, le Groupe d’information et d’action sur les questions procréatives et sexuelles (GIAPS) demandait au Conseil d’Etat d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 8 février 2023 par laquelle la directrice de l’Agence de la biomédecine (ABM) refusait de modifier le site internet de l’agence qui mentionne l’interdiction de la ROPA. […]

Pour justifier sa décision, le Conseil d’Etat se fonde sur l’article L. 1211-5 du code de la santé publique (CSP) qui prévoit que « le donneur ne peut connaître l’identité du receveur, ni le receveur celle du donneur. Aucune information permettant d’identifier à la fois celui qui a fait don d’un élément ou d’un produit de son corps et celui qui l’a reçu ne peut être divulguée. Il ne peut être dérogé à ce principe d’anonymat qu’en cas de nécessité thérapeutique ». L’article L 1244-7 du même code rappelle également le principe d’anonymat du don.

Non à la spoliation des Français!

Sandrine Rousseau “propose” de spolier l’épargne des Français pour résoudre la question de la dette publique. 50 ans de gestion calamiteuse ont ruiné l’Etat français. Les socialo-écolo-communistes proposent maintenant de s’attaquer à l’épargne des Français. Pour nous, c’est non! Surtout quand il s’agit de balancer l’argent par les fenêtres comme ces brillants sujets l’ont fait depuis des décennies. Il est urgent de réapprendre à gérer l’argent public en “bons pères de famille” (même si l’expression donne des boutons à la pasionaria vert-pastèque). Signez vite notre pétition!

Madame le Député,

Vous envisagez de saisir l’épargne des Français pour payer la dette publique que les lamentables politiciens successifs ont fait exploser depuis 50 ans. C’est hors de question!
L’épargne des Français n’a pas vocation à financer le clientélisme de l’extrême gauche, ni la submersion migratoire.
Avec vos prédécesseurs et vos amis, vous avez fait exploser la dette publique et les impôts. Vous avez ruiné la France, qui est naguère un pays prospère et s’enfonce désormais dans la tiers-mondisation.

Ne comptez pas sur nous pour accepter sans réagir que les impôts explosent encore pour financer la dette publique. Vous avez collectivement montré votre nullité en matière de gestion publique. Ne prétendez pas en outre apprendre aux Français à gérer leurs sous!

“Il faut aider les jeunes qui le souhaitent à avoir des enfants plus tôt”

Créées en 1905 par le chanoine Tournier, les Associations familiales catholiques (AFC) sont depuis plus d’un siècle au service de la famille et des familles. Pascale Morinière, présidente des AFC depuis 2019, a été interrogée dans La Nef. Extraits :

Avec 20 000 familles et 276 associations locales, les AFC sont le second mouvement de l’UNAF. Nous « pesons » à la mesure de notre nombre d’adhérents. Une famille qui adhère aux AFC n’a rien à « faire » en plus, mais elle aide à influencer les décisions et à avoir davantage de représentations. Nous sommes ainsi présents au CESE, à la Caisse Nationale des Allocations Familiales, au Conseil d’Orientation des Retraites, au Comité Consultatif National d’Éthique… Localement, les AFC sont présentes dans les UDAF, les CAF, les CCAS, etc. Nous nous efforçons de promouvoir la famille au sens de la doctrine sociale de l’Église: « Comunauté de vie et d’amour fondée sur le mariage entre un homme et une femme, ouverte à la vie, cellule de base de la société. » Enfin, nous apportons de nombreux services à travers les Chantiers-Education, notre association de consommateurs, nos parcours d’éducation à l’amour « Grandir et Aimer », nos conférences… Actuellement, nous sommes engagés dans la campagne pour les législatives et diffusons 15 urgences pour la famille auprès des candidats. […]

L’exécutif peine à prendre conscience du lien entre la natalité et la politique familiale. Le « congé de naissance » de trois mois pour chaque parent ne répond pas aux besoins des parents qui ne souhaitent pas ou qui ont des difficultés à faire garder leur enfant. Le maintien de la possibilité d’un congé long, jusqu’à l’entrée en maternelle, est indispensable. Le congé de naissance ne permettra pas le « réarmement démographique » souhaité, pas plus que ne le fera l’augmentation de la possibilité de recourir à la PMA ou la proposition d’un bilan de fécondité à 20 ans. Soyons réalistes : le pic de fécondité se situe entre 18 et 30 ans pour les femmes ; il faut aider les jeunes qui le souhaitent à avoir des enfants plus tôt avec des mesures financières, des propositions de logement et de garde d’enfants adéquates.

I-Média : Le front ripoublicain ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le clip de rap ultraviolent contre le RN promu par les médias.

Le dossier du jour constate l’alliance du système allant de l’extrême gauche à l’extrême centre pour empêcher Jordan Bardella d’être premier ministre.

Les pastilles de l’info abordent :

1) Macron, Baffie et L’agence tous risques !
2) Débat Trump-Biden : le fiasco démocrate
3) Un journaliste de beIN Sports licencié après avoir insulté les électeurs RN ?
4) Un nouveau Crépol occulté ?
5) Hollande et la gauche caviar

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Julian Assange, un portrait d’actualité puisque le courageux lanceur d’alerte vient d’être libéré !

Le NFP, la grande-peur des juifs de France

Le monde a changé et les juifs de France savent désormais d’où vient la menace. Une centaine de personnalités, dont l’historien Georges Bensoussan, le philosophe Pierre-André Taguieff et l’universitaire Pascal Perrineau, appellent à faire «barrage» à l’union des gauches :

Écoeurés par la banalisation de l’antisémitisme, nous appelons à faire barrage au Nouveau Front populaire, coalition dont nous jugeons qu’elle constitue aujourd’hui la première menace pour les Français juifs et, plus largement, pour la France. Par où commencer ?

Rappelons, d’abord, qu’au sein du Nouveau Front populaire, c’est La France insoumise qui sera – et de loin – le parti le plus représenté à l’Assemblée nationale. La France insoumise, ce parti qui a fait de la haine antijuive une stratégie électorale. Ce parti dont un député (David Guiraud) reconnaît avoir été biberonné aux vidéos d’Alain Soral, nie à demi-mot les atrocités du 7 octobre, accuse Israël de placer des bébés palestiniens dans des fours, s’autorise des références antisémites aux « dragons célestes » qui tireraient les ficelles de la société. Dont un autre (Aymeric Caron) affirme que les soutiens d’Israël n’appartiennent pas « à la même espèce » que lui, et estime que l’on a trop médiatisé le viol d’une petite fille juive à Courbevoie. Dont une autre (Ersilia Soudais) accueille triomphalement à Roissy Salah Hammouri, terroriste du FPLP condamné pour avoir projeté d’assassiner Ovadia Yossef, l’ancien grand rabbin d’Israël. Dont une autre (Danièle Obono) qualifie le Hamas de «mouvement de résistance». Dont un autre (Thomas Portes) accuse Israël d’avoir volontairement laissé massacrer ses citoyens le 7 octobre pour «justifier un génocide des Palestiniens». Dont une autre (Clémence Guetté) reçoit en grande pompe l’intellectuel suédois Andreas Malm, qui raconte avoir vécu l’attaque du Hamas comme une «jubilation» et confie : «Je consomme ces vidéos (du pogrom, NDLR) comme une drogue. Je les injecte dans mes veines.» Dont une eurodéputée (Rima Hassan) accuse le Crif de dicter la politique étrangère de la France, qualifie Israël de «monstruosité» et écrit que l’État hébreu (qu’elle souhaite voir rayé de la carte, «de la rivière à la mer ») fait non seulement violer les prisonniers palestiniens par des chiens, mais vole leurs organes. Fake news antisémites qui, d’ailleurs, n’ont été condamnées par aucun membre du Nouveau Front populaire.

[…]

Au NFP, il y a aussi le Nouveau Parti anticapitaliste, qui le 7 octobre a félicité le Hamas, rappelant «son soutien aux Palestiniens/nes et aux moyens de lutte qu’ils et elles ont choisi pour résister» et concluant son communiqué par «Intifada!» (le NPA est actuellement poursuivi pour apologie du terrorisme). Son chef, Philippe Poutou, est qualifié au second tour des législatives, sous la bannière NFP. Au Nouveau Front populaire, il y a aussi la Jeune Garde, groupuscule violent mené notamment par le fiché S Raphaël Arnault, accusé d’agressions physiques sur des opposants politiques, qui le 7 octobre a témoigné de sa « solidarité » envers la « résistance palestinienne ». Lui aussi est qualifié au second tour des législatives, soutenu par le NFP (huit membres de la Jeune Garde sont même mis en examen pour l’agression violente d’un adolescent juif dans le métro parisien, le 27 mai dernier). Au Nouveau Front populaire, il y a aussi le Parti communiste, qui appelle sans relâche à la libération de Marwan Barghouti, terroriste palestinien purgeant une peine de prison à vie pour le meurtre de sang-froid de cinq Israéliens. Quant aux partis de la coalition supposés plus modérés, comme le Parti socialiste et les Verts, ils ont prouvé, par cette alliance, que l’antisémitisme est pour eux un point de détail.

Ajoutons, pour conclure, que la complaisance du NFP pour l’islamisme pose question. Le programme commun – sur lequel sont tombés d’accord l’ensemble des partis composant la coalition – prévoit notamment l’abrogation des lois d’Emmanuel Macron permettant de mieux lutter contre le séparatisme religieux, mais aussi la lutte contre l’ « islamophobie » (l’emploi du mot entretenant sciemment une confusion entre la critique d’une doctrine et la haine des personnes) et l’accélération significative des flux migratoires, pari risqué à l’heure où la machine à assimiler s’est enrayée. Rappelons que 56 % des Français juifs jugent que l’islamisme représente la plus grande menace pour leur sécurité. L’islamisme, qui a pris la vie de 273 Français depuis 2012, et met en péril nos valeurs républicaines, n’est évidemment pas une menace que pour les Juifs.

Nous appelons donc à faire barrage au Nouveau Front populaire, coalition dont le succès électoral nous fait craindre le pire. Il n’y a aucun mérite à condamner l’antisémitisme du passé si l’on ne se montre pas implacable vis-à-vis de celui du présent, aucun mérite à constituer un front républicain avec des formations hostiles aux valeurs républicaines.

Le quatrième livre le plus vendu dans le monde

Après la Bible, le Coran et le petit livre rouge de Mao, c’est Histoire d’une âme, de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face.

Depuis sa parution en 1898 il a été traduit dans plus de 50 langues et vendu à plus de 500 millions d’exemplaires.

5 jours de prière pour la France avec Ste Jeanne d’Arc (du 10 au 14 juillet)

Sainte Jeanne d’Arc a donné courageusement sa vie pour son Dieu et pour sa patrie. Proclamée sainte par l’Église, elle est donc une figure à connaître, à comprendre, à admirer, à imiter et à prier. Sa canonisation souligne son importance spirituelle et morale, faisant d’elle un modèle de foi et de vertu pour tous les chrétiens et particulièrement pour les français, étant la Sainte patronne secondaire de la France.

Hozana vous invite à la prier avec ferveur pour l’avenir de la France ! En tant que chrétien, notre devoir n’est-il pas aussi de prier pour le bien commun de notre pays ?

En vous inscrivant, vous recevrez chaque jour pendant 5 jours, du 10 au 14 juillet, un module-vidéo pour (re)découvrir la fascinante vie de Jeanne d’Arc et une intention de prière pour la France.

S’inscrire

L’extrême-gauche “républicaine” en roue libre

Voici ce que les alliés de Xavier Bertrand, Gabriel Attal, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Gérald Darmanin, Elisabeth Borne, les cathos de La Croix, Christian Estrosi, Témoignage Chrétien… préparent :

 

 

En réaction, Gérald Darmanin va sans doute dissoudre une association de droite…

Un “code de bonnes pratiques” pour l’utilisation “d’embryons de synthèse”

Lu dans Généthique:

Le 3 juillet, des lignes directrices constituant « le premier code de bonnes pratiques pour l’utilisation de modèles embryonnaires à partir de cellules souches [1] » ont été publiées au Royaume-Uni [2]. Le code n’a pas valeur législative. […]

Le code « reconnaît qu’il doit y avoir une limite à la durée de culture des modèles d’embryons en laboratoire ». Mais il se refuse à poser une limite. […]

Le code interdit de transférer tout « embryon de synthèse » humain « dans l’utérus d’un être humain ou d’un animal », ou de « le laisser se développer en laboratoire pour devenir un organisme viable ». Pourtant, un « embryon de synthèse » n’est-il un pas un « organisme viable » ?

Bienvenue dans le “meilleur des mondes”!

Lancement de l’Observatoire des violences politiques

On nous signale le lancement d’un Observatoire des violences politiques (sur les réseaux sociaux pour le moment et normalement avec un site internet la semaine prochaine), dont voici le manifeste de présentation:

Vous pouvez signaler un fait à cette adresse: [email protected]

Découvrez la Traversaine de Vendée

La vidéo de présentation de la Traversaine de Marie en Vendée vient d’être mise en ligne:

En vous rendant sur le site de la Traversaine (rubrique Itinéraires), vous pourrez prendre connaissance du programme très riche de ces six semaines. Par ailleurs, si vous souhaitez participer un ou plusieurs jours, les organisateurs demandent si vous pouvez vous préinscrire (on peut participer sans être inscrit, mais il est plus facile pour eux d’anticiper un peu!). Pour cela, rendez-vous ici.

Ne laissons pas passer une chance historique de redresser la France !

Nous avons interrogé Stéphane Buffetaut, ancien député européen, élu local et vice-président du CNI:

Vous avez été député européen villiériste. Pourquoi être candidat RN aux législatives?
Le RN m’a proposé dans la nuit suivant la dissolution l’investiture comme candidat d’Union des droites. A un moment de notre histoire où l’alliance entre les droites se met en place, il n’était pas question de se dérober. Je suis très reconnaissant au RN de m’avoir investi. J’ai également reçu le soutien du CNIP, dont je suis vice-président, de LR version Ciotti, de VIA, de Debout la France et des équipes locales de Marion Maréchal. Il s’agit de servir la Vendée, qui est ma terre, et la France qui est ma patrie.

Pour la première fois depuis des décennies, une alliance entre droite “nationale” et droite “conservatrice” semble envisageable, qu’en pensez-vous?

L’alliance entre les droites se met en place. Elle permettra de sortir du piège tendu par Mitterrand qui condamnait la droite à perdre. C’est la vraie raison de la fureur de la gauche, de l’extrême gauche et du système si bien incarné par Macron. Mais la célérité avec laquelle, dans une forme “de sauve qui peut” général, les tenants du système capitaliste mondialiste se sont alliés avec le Nouveau Front Populaire, pour lequel ils n’avaient pas de mots assez durs, en dit long sur leur déchéance morale. Pour sauver leurs places, ils sont prêts à tout, y compris ouvrir les portes du pouvoir à une extrême gauche trotskyste violente, sectaire et antisémite, qui ruinera la France et les Français  et menacera nos libertés. L’idée même d’une alliance est d’apporter ses compétences et ses convictions pour bâtir un projet commun et par définition en influencer le contenu, aider à le façonner. Un monde idéal n’existe pas mais l’essentiel est que chacun, au sein de l’alliance, puisse faire entendre sa voix, accomplir un travail d’influence et conserver sa liberté de vote notamment sur les questions sociétales.

Au sein de la droite “hors les murs”, dont vous êtes proche, on critique souvent le RN à la fois pour son programme économique et pour son manque de solidité sur les questions “sociétales”. Pensez-vous possible de faire entendre des convictions plus “droitières” au sein de cette grande coalition d’union nationale?

En ce qui concerne l’économie, le système n’a guère de leçons à donner : plus de 3000 milliards de dettes cumulées, un endettement de 110,6% du PIB, un déficit public de de 5,5% et va encore s’accroître, un déficit commercial de 99 Mds d’€, des prélèvements obligatoires de 46% du PIB, soit si points de plus que la moyenne de l’UE. C’est pourquoi nous voulons un audit approfondi des finances publiques. Les Français sont le peuple le plus imposé d’Europe et l’Etat régalien s’effondre sous le poids de l’Etat bureaucratique. Les Français n’en ont pas pour leur argent. Le “Mozart de la finance” a été un désastre pour la France sur le plan de l’économie comme sur celui de la sécurité, de l’immigration, des affaires étrangères, de l’unité nationale. Il faut que cela change.  Ne laissons pas passer une chance historique de redresser la France !

La Splendeur des Rites Orientaux : Jacques Goar (1601-1653)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

L’Église catholique a toujours accordé une grande importance aux rites liturgiques autres que le rite romain. En effet, lorsque ces rites sont célébrés avec le respect et la dignité qui leur sont dus, nous pouvons véritablement reconnaître la splendeur propre à la liturgie, lorsqu’elle n’est pas réduite à un fonctionnalisme pur et insensé. Le pape François lui-même a déclaré :

« Dans les Églises orthodoxes, ils ont conservé cette liturgie originelle, si belle. Nous avons un peu perdu le sens de l’adoration. Eux, ils le préservent, ils louent Dieu, ils adorent Dieu, ils chantent, le temps ne compte pas. Le centre, c’est Dieu, et c’est une richesse que je veux souligner à cette occasion » (1).

Cette observation devrait certainement être lue par de nombreux curés qui, s’inspirant du même Pontife, réduisent la liturgie à un contenant pour leurs propres lubies. On pourrait aussi se demander pourquoi aucune action n’est entreprise lorsque cette grande perte est reconnue par le côté catholique, mais ici il semble qu’il n’y ait pas de réponses faciles. Mais nous parlions des rites orientaux. Pie XII s’adressait ainsi aux frères de rite oriental en pensant aux épreuves qu’ils subissaient et au réconfort de la liturgie :

« En particulier, nous souhaitons que tous les prêtres, qui peuvent offrir chaque jour le Sacrifice Eucharistique, se souviennent de ces évêques et prêtres qui, loin de leurs églises et de leurs fidèles, n’ont pas la possibilité de s’approcher de l’autel pour célébrer le divin Sacrifice et se nourrir eux-mêmes ainsi que leurs fidèles de cette nourriture divine, dont nos âmes tirent une douceur qui dépasse tout désir, et reçoivent cette force qui conduit à la victoire. Unis fraternellement entre eux, les fidèles qui participent à la même table et au même sacrifice devraient faire de même, afin que dans toutes les parties de la terre et dans tous les rites, qui constituent l’ornement de l’Église, les voix de ceux qui prient pour implorer la miséricorde divine en faveur de ces communautés chrétiennes affligées s’élèvent unanimement vers Dieu et Sa Mère céleste » (2).

Il est certainement édifiant d’observer comment les papes récents ont toujours respecté les rites orientaux. Mais cette sollicitude a également été démontrée par l’Église dans son passé, avec des savants distingués de ces rites.

L’un de ces savants était Jacques Goar, un dominicain français qui, au XVIIe siècle, s’est consacré à l’étude de ces vénérables liturgies, les a traduites en latin, et a été considéré dès lors comme une autorité en la matière. Parisien, il entra dans l’ordre dominicain en 1619 et fit sa profession en 1620. Il fut autorisé à aller étudier en Grèce, où il entra en contact avec des érudits orthodoxes et put observer et étudier les divers rites, ramenant plusieurs manuscrits. Voici comment son travail est décrit :

« Le travail le plus important de Goar est son ‘Euchologion sive Rituale Graecorum complectens ritus et ordines divinae liturgiae’ (Paris, 1667), une œuvre classique pour l’étude de la liturgie grecque ; il est important pour ses textes originaux et pour ses savants commentaires ; dans la deuxième édition (Venise, 1730), un certain nombre d’erreurs ont été corrigées. Il a également édité ‘Georgii Cedreni, compendium historiarum’ (Paris, 1647) ; ‘Georgius Codinus curopalata, De officiis magnae Ecclesiae et aulae Constantinopolitanae (Paris, 1648) ; ‘Georgii Monachi et S.P.N. Tarasii Chronographia ab Adamo usque ad Diocletianum’ ; ‘Nicephori patriarchae Breviarium chronologicum’ (Paris, 1652) ; ‘Theophanis Chronographia et Leonis grammatici Vitae’ (Paris, 1655). Cette édition de Théophane a été achevée par F. Combefis. Goar a également laissé inachevé (en manuscrit) un ouvrage du canoniste grec Blastares : ‘Collectio elementaris materiarum omnium sacris et divinis canonibus contentarum a Matthaeo Blastare elucubrata simul et compacta’, et un ouvrage de Silvestre Syropoulos. Enfin, nous devons à Goar l”Historia universalis Joannis Zonarae ad manuscripts codices recognita’ (Paris, 1687) ; elle a été poursuivie et complétée par Du Cange » (3).

Ainsi, nous devons à ce grand érudit une partie de ces études qui, au XVIIe siècle et plus tard, nous ont permis d’apprécier le trésor de ces vénérables trésors liturgiques. Cela nous enseigne le grand respect que l’Église a toujours eu pour tous les rites liturgiques légitimement admis et comment ils forment un trésor dont nous pouvons toujours nous enorgueillir. Nous ne pouvons certainement pas éviter de nous interroger, à notre époque, sur la fascination que certaines liturgies orientales exercent sur de nombreux déçus du catholicisme et de sa liturgie renouvelée. Tout en comprenant cette déception, elle ne peut néanmoins justifier la décision de manquer à nos devoirs d’enfants de l’Église, devoirs qui nous donnent également le droit de faire entendre notre voix pour dénoncer la dérive liturgique et doctrinale grave à laquelle nous assistons.

  1. PAPE FRANÇOIS, Conférence de presse dans l’avion au retour du voyage au Brésil (28 juillet 2013).
  2. (2) PAPE PIE XII, Encyclique Orientales Ecclesias (15 décembre 1952).
  3. (3) LECLERCQ, Henri (1909). Jacques Goar. In The Catholic Encyclopedia. New York: Robert Appleton Company. Retrieved October 25, 2021 from New Advent: http://www.newadvent.org/cathen/06606c.htm

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