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Le Pape François érige une abbaye vouée au rite traditionnel

Le pape hostile au rite ancien ? Pas toujours.

Ce pape adore surprendre et déstabiliser, y compris ses amis et soutiens. Il vient de faire une nouvelle exception à Traditionis custodes.

Le Saint-Siège a ainsi élevé le 25 mai le prieuré de San Benedetto in Monte, près de Nursie, en Ombrie, lieu de naissance de saint Benoît, au rang d’abbaye. Le premier abbé sera dom Benedict Nivakoff.

C’est un évènement très remarquable. En effet, la communauté bénédictine qui reçoit cet honneur, principalement américaine et anglophone, célèbre la liturgie selon l’usus antiquior version monastique. C’est donc une communauté traditionnelle et qui plus est particulièrement ratzinguérienne. En effet, son fondateur et premier prieur, Dom Cassian Folsom (en bas, à droite sur la photo), spécialiste de saint Léon le Grand, qui fut professeur de liturgie à l’Université Saint-Anselme, ami de Benoît XVI, est donné comme l’un des rédacteurs du motu proprio Summorum Pontificum.

Il serait intéressant de connaître l’influence qu’ont eue dans cette décision le P. Abbé général de l’ordre bénédictin et l’évêque du lieu, Mgr Renato Boccardo, archevêque de Spoleto-Norcia, ancien cérémoniaire pontifical, qui fut l’organisateur des JMJ de Paris, l’un et l’autre très introduits dans les milieux curiaux.

C’est en tout cas, un intéressant précédent pour toute communauté traditionnelle qui voudrait faire reconnaître ses droits.

Ingérences étrangères : après la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie ?

Dans Conflits, Pierre d’Herbès analyse :

L’Azerbaïdjan – probablement appuyé par la Turquie – déploie sa toile en France depuis 2023, en particulier dans les outre-mer. L’objectif de Bakou est simple : dénigrer la France à l’international et la déstabiliser de l’intérieur via un narratif décolonial.

Cette stratégie se traduit par un appui actif à des mouvements indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, en Corse, en Polynésie ou aux Antilles.

La clef de voute de cette attaque, c’est l’ONG Baku Initiative Group (BIG), doublée d’un dispositif de cyber-influence probablement relié au YAP, le parti du président azerbaidjanais, Ilham Alyev.

Un dispositif qui permet à Bakou et Ankara de déployer leurs narratifs anti-français dans une partie de la presse internationale. D’ailleurs, les 15 et 16 mai derniers, le service français de vigilance et de protection contre les ingérences numériques (VIGINUM) avaient détecté la diffusion massive et coordonnée de fausses informations via un cluster de comptes X reliés à l’Azerbaïdjan.

L’opération consistait alors à présenter les forces de l’ordre françaises en Nouvelle-Calédonie comme criminelles et meurtrières. Un narratif repris sur des pages d’informations turques à forte audience telles que Conflict ou Clash Report. Pour couronner le tout, le 22 mai, l’archipel subissait également une cyberattaque d’ampleur, attribuée à la Russie.

Très actif sur les réseaux sociaux, le Baku Initiative Group partageait le 20 mai une action de soutien aux indépendantistes kanaks depuis la Corse. Quelques jours plus tôt, il publiait sur la même page un communiqué du Tavini Huiraatira’a, le parti indépendantiste polynésien, en soutien au « Peuple Kanak ». À noter que le 15 mai, le président du Tavini, Oscar Temaru prenait la parole pour critiquer vertement la France et martelait : « Le peuple kanak ne peut pas accepter le dégel » du corps électoral ».

La cible polynésienne

La Polynésie française pourrait bien être la prochaine cible d’actions de dénigrement et de déstabilisation. En effet, le parti indépendantiste Tavini qui administre cette collectivité d’outre-mer depuis 2023, affecte une forte proximité avec l’Azerbaïdjan, notamment via le BIG.

Le 30 avril 2024, en marge d’une conférence décolonialiste au siège de l’ONU à Vienne, les deux entités signaient un mémorandum de coopération destiné à « lutter contre le colonialisme français ».

Un partenariat justifié quelques jours plus tard dans une conférence de presse :

« Le Tavini ne fonctionne pas avec Paris. On continue sur un processus de décolonisation. On avance intelligemment. On a l’idée de rentrer dans la sphère internationale par la grande porte ».

Le jeudi 30 mai 2024, ce sont des élus de Polynésie qui ont été reçu à Bakou pour participer à une conférence sur la décolonisation.

La proximité entre les deux organisations est encore confortée par la présence, au sein du conseil d’administration du BIG, d’une membre du Tavini, Ella Tokogari qui déclarait en janvier dernier :

« On va à l’ONU tous les ans. On est invité régulièrement en Azerbaïdjan. Pour ma part, j’y suis allée déjà quatre fois depuis le mois de juillet. On parle de nous et à partir de là, nos petites voix au milieu du Pacifique sont entendues un petit peu partout dans le monde ».

Posture décolonialiste

Les députés polynésiens, tous issus depuis 2022 du Tavini, sont également membres du groupe de la Gauche républicaine et démocrate (GDR), le parti communiste français, qui assume une posture décolonialiste affirmée. Invité à prendre la parole sur la situation insurrectionnelle à Nouméa, Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, déclarait récemment :

« que ce soit en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie, je suis pour que ces peuples prennent leur destin en main et s’engagent dans un processus de décolonisation ».

En dehors des parlementaires issus du Tavini, d’autres députés du groupe GDR assument une proximité avec l’Azerbaïdjan tels que Marcellin Nadeau ou Jean-Victor Castor. […]

L’ensemble des soignants a parfaitement compris que le projet de loi sur la fin de vie n’est qu’un texte hypocrite de la culture de mort

Bernard Antony, président de l’AGRIF, fondateur de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête, communique :

Avant le vote par le Parlement de la loi dite « d’accompagnement des personnes en fin de vie », vingt-trois associations principales de soignants – infirmiers, psychologues, médecins – ont lancé en début de semaine un cri d’alarme.

Elles dénoncent la « rupture profonde » du texte proposé avec les réalités qu’elles expérimentent quotidiennement, mais aussi « le grand décalage avec les promesses faites ces derniers mois ». Elles constatent que le projet adopté par la commission spéciale

« est un modèle dont l’objectif, assumé par les votants, est la possibilité d’accéder à la mort provoquée assistée par des soignants, dans les situations médicales les plus larges, y compris celles qui laissent espérer plusieurs années de vie ».

Elles déplorent que le fait de donner la mort devienne « un soin »,… que

« ce projet de loi constitue une incitation implicite à demander la mort pour les personnes âgées, vulnérables précaires, isolées, celles-là mêmes que la loi est supposée protéger ».

On lit encore : « On nous garantissait une procédure encadrée. Nous découvrions que celle-ci sera expéditive », …

On parlait d’un « modèle français ». Et l’appel des soignants d’observer que

« la seule exception française se situe dans la coercition qu’imposerait ce texte : aux pharmaciens, aux établissements sanitaires et aux établissements médico-sociaux qui seraient « tenus » d’organiser la procédure mortelle en leurs murs ; à l’ensemble des soignants enfin… dont l’engagement sera menacé par un délit d’entrave ».

Oui, d’entrave au suicide ! D’entrave à la mort !

Comme on le voit, l’ensemble des soignants ont parfaitement compris que le projet de loi sur la fin de vie n’est qu’un texte hypocrite de la culture de mort.

Tel que cela est déjà pratiqué dans les sociétés les plus déshumanisées. Comme en Belgique. Les sociétés où progresse l’abomination du mépris de l’humain, la réalité du racisme antihumain.

Le grand rabbin Haïm Korsia a parfaitement résumé cette moderne irruption de l’inhumain en deux phrases lapidaires : « On maquille un geste de mort donné par un proche en bienfait… J’en suis atterré ! ». Et d’annoncer : « Celui qui me soigne pourrait un jour me tuer ».

Ainsi va la dictature de l’idéologie mortifère grand-orientée maçonnico-macro-néronienne.

Geneviève de Galard, «l’ange de Diên Biên Phu», est décédée, RIP

Celle qui, dans l’enfer de la cuvette, soignait, souriait et apaisait des soldats souvent très jeunes, Geneviève de Galard, a rendu l’âme à l’âge de 99 ans.

Lorsqu’elle étudiait à la Sorbonne, elle s’occupait de personnes handicapées sur son temps libre. Elle obtient, en 1950, son diplôme d’infirmière puis de convoyeuse, c’est-à-dire d’infirmière spécialisée dans le rapatriement aérien. Elle est affectée, à sa demande, en Indochine en mai 1953. Depuis Hanoï, l’infirmière de Galard participe aux évacuations de Diên Biên Phu. Le 28 mars 1954, alors que son avion a atterri sur la piste bombardée par le Vietminh, l’engin endommagé ne peut redécoller, et il est détruit dès le lendemain.

Seule femme dans un environnement d’hommes – outre une vingtaine de prostituées qui ont servi ensuite comme infirmières – elle devient pour la presse anglo-saxonne «l’ange de Diên Biên Phu». Jusqu’au dernier combat, début mai 1954, elle sert comme infirmière dans l’hôpital de campagne du médecin Paul Grauwin. Son abnégation et sa douceur seront gravées pour toujours dans la mémoire des survivants.

Alors que les combats font toujours rage, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d’honneur par le commandant du camp de Diên Biên Phu, le général de Castries :

«A suscité l’admiration de tous par son courage tranquille et son dévouement souriant […]. Restera pour les combattants de Dien Bien Phu, la plus pure incarnation des vertus héroïques de l’infirmière française».

Elle a été nommée légionnaire honoraire le lendemain, anniversaire de la bataille de Camerone. Après le 7 mai 1954, Geneviève de Galard est faite prisonnière et poursuit ses soins sur les blessés. Elle est évacuée vers Hanoï à la fin mai, puis de retour en France début juin est accueillie en héroïne. Paris Match titrera sa une : «La France accueille l’héroïne de Diên Biên Phu». Elle a poursuivi son travail de convoyeuse en Indochine, puis travaillé à l’hôpital militaire des Invalides avant d’épouser le capitaine Jean de Heaulmes, rencontré en Indochine.

Pakistan : Une famille chrétienne attaquée par une foule en colère

Information de l’Aide à l’Eglise en Détresse :

Un chrétien a été brutalement battu ce 25 mai après avoir été faussement accusé d’avoir brûlé des pages du Coran. Une foule de fanatiques a détruit sa maison et son commerce. La victime est à l’hôpital, dans un état critique.

Une famille chrétienne du Pakistan a subi une violente attaque aux mains d’une foule de fanatiques musulmans en colère samedi dernier, le 25 mai, à la suite d’une fausse accusation de blasphème.

Selon les informations recueillies par l’AED, la fausse accusation a conduit à une nouvelle vague de terreur contre les chrétiens. Entre 7 et 8 heures du matin, une foule a attaqué la famille de M. Nazir Gill Masih, saccageant et incendiant leur fabrique de chaussures dans la colonie Gillwala et leur maison. Bien que dix membres de la famille aient pu s’échapper, M. Nazir Gill Masih a été violemment battu et grièvement blessé avant que la police n’arrive et ne parvienne à le retirer de la foule. Il a été emmené à l’hôpital pour des soins médicaux urgents.

M. Naeem Yousaf Gill, directeur exécutif de la Commission nationale (catholique) pour la justice et la paix, a déclaré à l’AED que les attaques étaient probablement motivées par des rivalités commerciales et des différends personnels. « Les raisons finales deviendront plus claires après une enquête », a-t-il déclaré.

L’archevêque d’Islamabad-Rawalpindi, Joseph Arshad, s’est rendu à Sargodha le jour des incidents. « Je suis allé immédiatement à Sargodha, parce que c’est dans mon diocèse, et je devais être avec mon peuple, pour encourager mon peuple et mes prêtres, et parler à l’administration pour voir si elle mène une enquête équitable sur les incidents », a-t-il déclaré à l’AED.

Dans un appel téléphonique à l’AED, il exhorte le gouvernement à mettre en place des politiques strictes pour éviter ces incidents extrémistes et violents et pour assurer la sécurité de la communauté chrétienne.

La population chrétienne vit toujours dans la peur

« Personne n’est autorisé à se faire justice lui-même, et c’est ce qui se passe au Pakistan. Ils devraient introduire des politiques pour s’assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus », a-t-il déclaré.

Le responsable catholique explique que « la situation est sous contrôle maintenant, mais la population chrétienne vit toujours dans la peur, la plupart d’entre eux sont partis chez d’autres parents.».

Différentes sources ont confirmé à l’AED que M. Nazir est dans l’unité de soins intensifs, dans un état critique. Des vidéos et des images brutales envoyées à l’organisation caritative, montrent un vieil homme ensanglanté et inconscient. « Une autre personne qui a essayé de sauver M. Nazir a également été battu par la foule », a déclaré M. Naeem Yousaf Gill.

Paranoïa collective

Le blasphème est un crime capital au Pakistan et peut être passible de la peine de mort ou de la prison à vie. Cependant, le blasphème est souvent utilisé à mauvais escient pour de fausses accusations, voire il est brandit par des foules qui lynchent des suspects à l’écart de toute juridiction.

Le professeur Shadid Mobeen, contributeur au rapport de l’AED  sur la liberté religieuse dans le monde, et neveu de la victime, a déclaré à l’AED que « le rôle de la communauté internationale et des médias est essentiel pour faire pression sur le Pakistan afin qu’il protège ses minorités religieuses de la mentalité extrémiste ».

Cette attaque rappelle les émeutes de Jaranwala qui ont été déclenchées le 16 août 2023 après une autre fausse accusation de blasphème, lorsque des rumeurs ont commencé à se répandre selon lesquelles des frères avaient manqué de respect au Coran. Les foules ont ensuite attaqué les chrétiens, leurs maisons et leurs lieux de culte.

“Parents vous êtes bien les protagonistes et les premiers artisans de l’éducation de vos enfants”

Message du pape François aux participants du Congrès des Associations des Parents d’Elèves (APPEL) de l’Enseignement libre, réunis à Valence (26) du 31 mai au 2 juin 2024 :

Je suis heureux, chers parents, de pouvoir vous saluer à travers ce message, vous tous, représentants de l’APEL réunis à Valence, autour du président et de l’évêque accompagnateur de votre Association. Vous avez l’intention ces jours-ci de travailler, de réfléchir et d’échanger sur votre mission au service de la communauté éducative et je viens m’unir à votre réflexion, parce que les jeunes et les familles, présent et avenir de nos sociétés, sont au centre de mon attention. Les associations de parents ont été particulièrement encouragées par le Concile qui exhortait les chrétiens à offrir spontanément leur concours afin de suivre et soutenir tout le travail de l’école (cf. Concile Vatican II, Gravissimus educationis, n. 6).

Chers parents vous êtes bien les protagonistes et les premiers artisans de l’éducation de vos enfants, mais cette tâche requiert l’aide de toute la société, à commencer par l’école. Une alliance forte entre l’école et les familles permet la transmission des savoirs en même temps que la transmission des valeurs humaines et spirituelles. Cette alliance éducative est ainsi l’occasion de promouvoir l’éducation intégrale de l’homme pour assurer la construction d’un monde plus humain et lui garantir sa dimension spirituelle. Il s’agit en somme de faire découvrir aux jeunes le projet de Dieu pour chacun d’entre eux.

D’autre part, l’école-communauté est un microcosme réel et ouvert à l’avenir. En font partie ceux qui sont directement impliqués dans le processus éducatif depuis le personnel directif et administratif jusqu’aux enseignants et aux parents, ces derniers étant le pivot central autour duquel tourne tout ce petit monde. Vous donnez ainsi vie à une communauté qui revêt, avec une diversité de rôles mais une convergence de fins, les caractéristiques d’une communauté chrétienne et humaine cimentée par la charité.

La voie à suivre dans ce domaine, comme dans tant d’autres, reste celle de l’alliance, de la rencontre, et de la collaboration. Ainsi votre engagement de parents d’élèves, au service de nos communautés éducatives, se révèle indispensable et je vous en remercie. C’est l’un des piliers du Pacte éducatif global que je vous invite à proposer avec enthousiasme, face même à des opinions divergentes, car « les convictions religieuses sur le sens sacré de la vie humaine nous permettent de reconnaître les valeurs fondamentales de la commune humanité, valeurs au nom desquelles on peut et on doit collaborer, construire et dialoguer, pardonner et grandir, en permettant à l’ensemble des diverses voix de former un chant noble et harmonieux » (Lett. enc. Fratelli tutti, n. 283).

Enfin, chers parents, n’oubliez pas la fonction pédagogique du temps ! Vous savez par expérience que l’éducation ne finit pas avec la scolarité : ses effets se manifestent tout au long de la vie en permettant d’accueillir les joies et les épreuves qui la jalonnent. Comme dans la parabole du grain de sénevé (Mc 4, 26-29), le travail des parents et des professeurs, difficile parce que délicat, se développe au fil des saisons et est amené à porter dans l’avenir des fruits inespérés. En attendant, je vous invite à « racheter le temps » selon l’expression de saint Paul (Ep 5, 16) et à affronter avec courage les défis actuels.

Je pense en particulier au défi posé par l’intelligence artificielle et à la façon dont elle bouleverse, au-delà des modes d’apprentissages, la manière de penser par soi-même. Pour affronter ce défi qui ne touche pas seulement l’éthique mais également la formation de l’intelligence et du jugement de vos enfants, de la jeunesse tout entière, je viens vous assurer que l’Église est à vos côtés. Il y a là tout un travail de discernement que je vous invite à faire avec l’ensemble de la communauté éducative et l’éclairage de l’Église, car ce genre de défi ne peut être affronté seul !

Puissent donc ces journées de réflexion dédiées à « L’éducation pour la vie » vous amener à faire de l’école-communauté une véritable école de vie, permettant à vos enfants d’affronter un monde difficile mais illuminé par l’espérance ; une espérance fondée sur les promesses du Christ qui ne déçoit pas. Je demande à la Vierge Marie, mère et maitresse, d’inspirer vos initiatives et votre engagement au service de vos écoles : qu’elle vous protège, vous garde fermes dans le Christ et fasse toujours de vous des témoins de son amour. De grand cœur je vous bénis ainsi que vos familles, sans oublier les communautés éducatives dans lesquelles vous œuvrez.

De Saint Jean-de-Latran, le 13 mai 2024

Jean Paul II au Sacré-Coeur de Montmartre, 1er juin 1980

Dimanche 1er juin 1980, le Pape Jean Paul II célébrait la Messe au Bourget. Dans la soirée il rencontrait 50 000 jeunes au Parc des Princes. Il terminait sa journée par une visite à la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre :

[…] Nous venons ici à la rencontre du Cœur transpercé pour nous d’où jaillissent l’eau et le sang.

C’est l’amour rédempteur, qui est à l’origine du salut, de notre salut, qui est à l’origine de l’Église.

Nous venons ici contempler l’amour du Seigneur Jésus: sa bonté compatissante pour tous durant sa vie terrestre; son amour de prédilection pour les petits, les malades, les affligés. Contemplons son cœur brûlant d’amour pour son Père, dans la plénitude du Saint-Esprit. Contemplons son amour infini, celui du Fils éternel, qui nous conduit jusqu’au mystère même de Dieu.

Maintenant encore, aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son cœur comme la source de notre rédemption: “Semper vivens ad interpellandum pro nobis”. A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé, dans l’amour de ce cœur “qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé”. […]

« Il ne faut pas répondre aux provocations émanant des ignorants en matière de théologie »

De retour du pèlerinage de Chartres, le cardinal Muller a été interrogé dans La Nef. Extrait :

On vous présente parfois comme un « adversaire » du pape François : que répondez-vous à cette accusation ?

En fait, il ne faut pas répondre aux provocations émanant des ignorants en matière de théologie, car ceux-là se sentent justement confirmés par toute réaction. À l’occasion de la proclamation de saint Irénée de Lyon comme docteur de l’Église (sous le titre Doctor unitatis), le pape François m’a personnellement chargé d’écrire un livre contre les gnostiques de notre temps, c’est-à-dire contre l’idéologie selon laquelle la raison finie de l’homme est la mesure de toute chose, au-dessus même de la raison divine (le Logos dans la personne du Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ). L’opposition idéologique et politique entre soi-disant conservateurs et progressistes, qui n’a rien à voir avec l’Église et qui, pourtant, met en danger son unité, pourrait facilement être surmontée avec Irénée de Lyon, qui écrivait contre les hérétiques et les schismatiques de son époque : « Les apôtres, qui étaient envoyés pour retrouver ceux qui étaient perdus… ne parlaient pas selon l’opinion du jour, mais selon la révélation de la vérité » (Adversus haeresesIII, 5,2).

Mois de juin, mois du Sacré-Coeur

L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier l’annonce suivante:

Comme chaque année, le mois du Sacré-Coeur a lieu du 1er au 30 juin. Pour ceux qui souhaitent recevoir des petits enseignements pour mieux comprendre l’origine de la dévotion au Sacré-Coeur et ses bienfaits, l’approfondir avec des moyens concrets : s’inscrire à [email protected]

Pour vivre heureux, butons les vieux

C’est en gros ce qu’il faut comprendre du projet de loi défendu par le député Olivier Falorni :

 

Laurence Trochu : “J’ai vu comment LR a vendu à la découpe les mairies, cantons et régions à Macron avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants”

Extraits de l’interview accordée par Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur et 5ème sur la liste de Marion Maréchal, à Causeur :

“(…) Je ne remets pas en cause le travail de François-Xavier Bellamy mais sa stratégie qui est, particulièrement depuis 2020, complètement dépassée et donc inefficace. Lors de la préparation des Municipales, puis des Départementales et Régionales, alors membre du Bureau politique et de la Commission Nationale d’Investiture des Républicains, j’ai vu comment ils ont vendu à la découpe les mairies, cantons et régions à Macron, avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants. J’ai compris que le Mouvement Conservateur ne devait pas servir de caution à un parti qui ne permettait plus de défendre nos convictions.

Les Républicains n’ont plus ni chef ni ligne directrice; ce parti est une auberge espagnole, on y trouve tout et son contraire : une tête de liste opposée à la GPA et sa numéro 4, Nadine Morano, qui y est favorable; une tête de liste opposée à la régularisation des travailleurs étrangers et sa numéro 2, Céline Imart, qui y est favorable; une tête de liste qui veut lutter contre l’islamisation et Anne Sander, députée sortante reconduite sur sa liste, qui soutient le FEMYSO, proche des Frères Musulmans.

Par ailleurs, François-Xavier Bellamy siègera à nouveau avec le groupe PPE dirigé par Ursula von der Leyen. Il fera bande à part sur certains votes mais cela n’aura aucun impact. Isolé au sein de son propre parti, il l’est aussi au sein de son groupe. C’est un immense gâchis, car cette erreur de stratégie le réduit à une candidature de témoignage, là où l’urgence de la situation réclame de faire des choix efficaces.

(…)

Jacques Chirac a refusé avec force en 2004 la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule de la Constitution européenne. Il porte une énorme responsabilité dans l’effacement de notre civilisation et dans son remplacement par un projet d’islamisation de nos sociétés européennes, mené par des associations largement financées par les fonds européens.

Ce serait une erreur de réduire la mention des racines chrétiennes de l’Europe à une valeur seulement symbolique. Le traité de Maastricht, repris sur ce sujet par celui d’Amsterdam et celui de Lisbonne, a défini les objectifs de la politique culturelle de l’Union européenne et insiste sur la mise en valeur de l’héritage culturel commun des pays de l’UE. La définition de cet héritage culturel commun en référence à nos racines chrétiennes aurait permis de l’affirmer et de le faire rayonner.

Ne soyons pas dupes! Si l’islamisation de la société s’accélère, c’est aussi parce que la destruction de nos repères s’est accélérée. L’islam, avec ses mœurs et ses lois, vient occuper l’espace de notre décivilisation. Un arbre coupé de ses racines finit toujours par mourir et l’islamisation prospère sur nos propres renoncements.

Un exemple parmi tant d’autres : en 2011, la Commission européenne a édité, comme chaque année, un agenda à destination des étudiants et lycéens de l’UE. À côté de nombreuses informations sur le tabagisme, le racisme, l’écologie et les droits sexuels, cette édition comportait les fêtes de toutes les religions, ainsi que les fêtes païennes du type Halloween, mais omettait de mentionner les fêtes chrétiennes !

Dans ce contexte, l’inscription dans les traités, et déjà dans les directives et règlements, des racines chrétiennes de l’Europe est une nécessité pour affirmer ce que nous sommes. Aimer, protéger et transmettre nos racines chrétiennes, c’est admettre que l’homme doit savoir s’incliner devant la part de sacré qui le dépasse, qu’il ne peut balayer d’un revers de la main, ce que 2000 ans de civilisation nous ont enseigné avec constance. C’est admettre que devant les enjeux moraux qui se posent à nous, du harcèlement que subissent nos enfants exposés aux “drag queens” dans les écoles, aux choix à faire en matière d’usage de l’intelligence artificielle, en passant par le contrôle de la vie humaine, les solutions ne consistent pas essentiellement à trouver des critères matériels, mais à retrouver “la conscience sans laquelle la science n’est que ruine de l’âme”.

(…)

Nous sommes en saturation de ce que la Commission européenne nous impose : la diversité et l’inclusion sont devenues les mots magiques de sa politique culturelle, avec lesquels elle sale abondamment tous ses plats au point de les rendre indigestes.  (…) Au menu encore, les délires wokes et LGBT qui endoctrinent nos enfants avec la théorie du genre et la déconstruction des identités sexuelles. Sous l’impulsion d’Ursula von der Leyen, la Commission européenne décline une stratégie farouche en faveur de l’idéologie LGBT. Nous refusons l’emprise de cette propagande qui prétend qu’un garçon peut choisir d’être une fille, qu’un homme peut être “enceint” ou qu’il existe des femmes à pénis !

(…)

Depuis 10 ans, le raz-de-marée progressiste s’est intensifié et détruit tous les fondements naturels et même biologiques de la société. C’est exactement pour cela que nous ne devons pas nous tromper dans les moyens de construire des digues. J’ai insisté sur l’impuissance de François-Xavier Bellamy à enrayer cette destruction en raison de son isolement et de son rattachement à Ursula von der Leyen qui est l’un des fossoyeurs de notre civilisation.

Jordan Bardella n’y pourra rien non plus, parce qu’il n’en a pas la volonté. Dans sa logique de dédiabolisation, le Rassemblement National a renoncé à mener ces combats civilisationnels. La moitié des députés a voté l’inscription dans la Constitution du droit à l’avortement. Il y a quelques jours, Jean-Philippe Tanguy a annoncé que le RN ne prendrait pas les moyens de lutter contre la GPA, puisque Marine Le Pen ne tiendra pas sa promesse de campagne de “ne pas reconnaître la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger”. Et sur l’euthanasie, les députés RN, comme ceux de LR, se divisent.

C’est donc uniquement aux côtés de Marion Maréchal et du groupe ECR que la résistance se mène de manière claire, cohérente et donc efficace. Tous ceux qui n’ont “rien lâché” et pour lesquels la protection de la vie et de la santé humaines sont des priorités non négociables ne sont représentés que par la liste portée par Marion Maréchal.

“On ne peut pas dire que les religions sont mortes, il y a toujours un intérêt fort pour elles”

Désormais suivi par plus de 19 millions d’internautes, Tibo Inshape, âgé de 32 ans, est devenu le YouTubeur français le plus suivi. A plusieurs reprises, il avait publié des vidéos aux côtés de prêtres et de religieuses.

Le Monde a consacré un article sur Tibo Inshape :

En atteignant plus de 18,9 millions d’abonnés, l’Occitan vient de ravir la place de numéro 1 français à Squeezie sur la plate-forme de vidéos. Une fulgurante ascension pour cet influenceur sportif, farceur et patriote, qui a su tracer sa route, pavée de controverses.

Il s’est attiré la foudre des médias de gôche. Exemple avec le média Blast qui déteste Tibo InShape : “Il a inventé une nouvelle façon d’être facho sur Internet”. Sic

En 2022, il racontait à Famille Chrétienne pourquoi il avait voulu aborder des sujets catholiques sur sa chaîne :

[…] Je suis un ancien enfant de chœur, élevé dans la foi catholique par mes parents Marc et Valérie. Mon père est très croyant, il va encore à la messe toutes les semaines, il donne des cours de caté… Pendant mon enfance j’ai coché toutes les cases. J’allais à l’église tous les dimanches, j’ai reçu le baptême, fait ma profession de foi, ma confirmation, et j’ai même été à Taizé, à Lourdes et sur les chemins de Compostelle ! Il ne me reste plus qu’à me marier à l’église ou devenir prêtre et la liste est complète [rires]. Mais je dois dire que pendant toute ma jeunesse, à chaque fois que j’allais à la messe, je m’ennuyais. Et je pense que beaucoup de catholiques ne vont plus à l’église pour cette raison. C’est pourquoi avec ces vidéos, j’avais envie d’apporter un second souffle et un nouveau regard sur l’Eglise. Je n’ai pas la prétention de transformer l’Eglise catholique en donnant un nouvel élan, mais à ma petite échelle, je voulais simplement réintéresser des personnes qui se sont peut-être un petit peu détachées du catholicisme, ou qui avaient des questions et n’osaient pas les poser. […]

Ta chaîne attire massivement la jeunesse. Te semble-t-elle intéressée par les sujets liés à la religion catholique ?

Oui, et pas seulement la jeunesse ! Ces sujets continuent de fasciner, il suffit de voir le nombre de vues sur les vidéos Youtube. Celle du prêtre exorciste, des sœurs de Boulaur et de l’abbé Aymar ont toutes fait plus d’un million de vues en une semaine. Je crois qu’on ne peut pas dire que les religions sont mortes, il y a toujours un intérêt fort pour elles. Et ces vidéos sont aussi un peu là pour remettre des sujets importants au goût du jour ! […]


Plusieurs économistes alertent sur les ravages de la baisse de la natalité

Démographie et économie sont liés. Dans un rapport, plusieurs économistes alertent sur la baisse de la natalité qui pourrait entraîner 75 milliards d’euros de pertes sur le PIB.

Cette bombe démographique risque bientôt d’exploser : la baisse de la natalité menace les grands équilibres de l’économie, à commencer par la protection sociale. Toutes les prévisions de l’Insee sont fondées sur un taux de fécondité de 1,8 enfant par femme. Mais en 2023, il était de 1,68 seulement. Si ce taux venait à atteindre 1,3 enfant par femme, comme en Italie, le PIB pourrait se retrouver amputé de 75 milliards d’euros à l’horizon 2040, selon une étude de la Chaire transitions démographiques, transitions économiques (TDTE).

Les effets seront à long terme massifs pour les comptes publics. L’économiste Kevin Genna, l’un des auteurs de l’étude, explique :

“Cela se ressentira dans 15-20 ans. Les enfants que l’on ne fait pas aujourd’hui n’entreront pas sur le marché du travail. Et si on a moins de cotisants, on a moins d’impôts et l’Etat a moins d’argent, ce qui entraîne une perte de 75 milliards d’euros”.

Or, les Français veulent avoir des enfants, puisqu’ils en désirent 2,4 en moyenne. Mais ce désir est entravé par diverses raisons, et notamment la politique antifamiliale des derniers gouvernements.

“Tout ce qui touche à la jeunesse et natalité est très maltraité dans ce pays. Il y a une ministre de la Jeunesse vachement sympa mais personne ne connaît son nom (Sarah El Haïry, ndlr)”

Toulouse : L’église Immaculée conception vandalisée

L’église Immaculée conception dans le quartier du faubourg Bonnefoy à Toulouse a été vandalisée ce jeudi 30 mai. Plusieurs objets ont été renversés et cassés. Un drap bleu a été posé sur la tête d’une statue de la Vierge. L’autel a été endommagé.

Le diocèse de Toulouse a porté plainte.

Quand les hommes ne croient plus en Dieu, ils croient en n’importe quoi

D’Yves Daoudal :

Le 12 juin le collectif Vers un parlement de Loire va évoquer avec des députés, à l’Assemblée nationale, le projet de rédaction d’une « Déclaration des droits de la Loire », qui donnera au fleuve une « personnalité juridique », sur le modèle de la « Déclaration. Universelle des droits des fleuves et des rivières », qui a germé dans quelques esprits pachamamesques en 2021 mais qui n’est encore signée par aucun gouvernement.

Plus de 1.100 personnes ont déjà signé le Manifeste de Loire, dont le maire de Tours au nom de sa ville, et le maire d’Ancenis.

Mais le fœtus humain quant à lui n’a toujours aucun droit.

*

Tous les jours on nous incite à « donner une deuxième vie », ou « une nouvelle vie », à des objets cassés, des machines détraquées, qui n’ont jamais eu de vie et n’en auront jamais.

En revanche la loi qui va être votée est la loi sur la « fin de vie ». Car pour les hommes non seulement il n’y a pas de « deuxième vie », mais on va abréger la seule qu’ils ont.

En omettant toute perspective de vie éternelle. Car à proprement parler il n’y a pas de « fin de vie » pour les hommes, dont l’âme est immortelle. Mais ce que l’on a supprimé des perspectives humaines, on l’a transféré aux objets…

I-Média : Faut-il en finir avec le service public ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’inquisition subie par Marion Maréchal par une journaliste de France Inter.

Le dossier du jour est consacré à la partialité et l’idéologie sévissant sur le service public avec la publication d’un rapport accablant de l’Institut Thomas More.

Les pastilles de l’info abordent :

1) La grande occultation : Le maire de Canteleu dans le narcotrafic
2) Décryptage : Le drapeau palestinien à l’Assemblée nationale
3) Top ou Flop au festival de Cannes

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Daniel Schneidermann.

17 coups de lame de boucher

Nouvelle attaque au couteau : un immigré égyptien de 46 ans a tué un homme de 79 ans à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

La victime se rendait dans un foyer du Secours catholique pour récupérer un panier alimentaire. Le septuagénaire aurait reçu 17 coups de couteau. L’auteur aurait utilisé une lame de boucher, qui aurait cassé sous la violence de l’attaque. La victime aurait été sévèrement mutilée. Le couteau a été retrouvé près de son corps. Malgré un massage cardiaque prodigué par les secours, rapidement déployés, la victime est décédée.

Le suspect de nationalité égyptienne, serait en situation régulière sur le sol français.

Le diocèse de Quimper milite pour les droits LGBTQXYZ… A quand une “visite fraternelle” ?

Le 17 mai, le compte X (ex-Twitter) du diocèse de Quimper et Leon retweetait la propagande LGBT, appelant à se mobiliser pour les droits LGBTI+…

Doit-on comprendre que ce diocèse, d’où sont exclus des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre et dont les fidèles traditionalistes seront bientôt sans pasteur, milite pour la dénaturation du mariage, la privation de père ou de mère pour des enfants, la vente d’enfants par GPA, l’idéologie du genre?

Depuis hier, cette horreur est dénoncée sur les réseaux sociaux. Ce matin, on s’aperçoit que le compte X du diocèse est supprimé :

Mais ce retweet n’est pas un dérapage isolé. Le militantisme LGBT semble bien ancré. Le diocèse de Quimper de Mgr Dognin a-t-il besoin d’une “visite fraternelle” ? Ce serait justice, au vu des graves problèmes de gouvernance actuels.

Il est possible de demander des explications au diocèse en écrivant ici :
https://www.diocese-quimper.fr/contact/

Ou bien directement Mgr Dognin :
[email protected]
02 98 55 34 47

Nigéria : le père Olivier Buba, enlevé le 21 mai, a été libéré

La tragique affaire Palmade met en lumière la plus grande incohérence du droit pénal

De Morgane Daury-Fauveau sur Atlantico :

Qu’on en juge plutôt. En droit français, l’homicide involontaire du fœtus n’est pas punissable. L’affirmation nécessite quelques précisions.

D’abord, il s’agit d’une interprétation jurisprudentielle et non d’une solution explicite légale. En effet, l’article 221-6 du code pénal incrimine

« Le fait de causer (…) par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui ».

Depuis un arrêt du 29 juin 2001 rendu par son Assemblée plénière, la Cour de cassation décide que

« le principe de légalité des délits et des peines, qui impose une interprétation stricte de la loi pénale, s’oppose à ce que l’incrimination prévue par l’article 221-6 du code pénal, réprimant l’homicide involontaire d’autrui, soit étendue au cas de l’enfant à naître ».

Auparavant, la jurisprudence était hésitante et retenait parfois l’homicide involontaire, tout comme la non-assistance à personne à naître en péril (dans l’hypothèse du médecin appelé au chevet d’une parturiente qui ne se déplace pas, ou trop tardivement), notamment lorsque le fœtus avait atteint le stade de viabilité. Ce revirement de jurisprudence montre la relativité du motif de la décision : jusque-là, le principe d’interprétation stricte de la loi pénale n’avait pas condamné la reconnaissance de l’homicide involontaire du fœtus. D’ailleurs, un étudiant de licence pourrait citer de nombreux exemples dans lesquels les juges ne se sont pas sentis bridés par ce principe et ont au contraire adopté une interprétation des textes que l’on pourrait qualifier d’extensive. Il n’empêche : depuis 2001, le conducteur ou l’obstétricien qui provoquent par leur faute le décès du fœtus ne commettent pas d’homicide involontaire. Ils seront seulement poursuivis pour des blessures involontaires ayant provoqué une interruption totale de travail de moins de trois mois sur la mère et encourront, à ce titre, pour le premier, deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (hors circonstances aggravantes, C. pén., art. 222-20-1) et pour le deuxième, 1500 euros d’amende, puisqu’il s’agit d’une contravention de 5ème classe (toujours hors circonstances aggravantes, C. pén., art. R625-2).

Ensuite et surtout, la solution produit une incohérence majeure : si l’enfant, blessé in utero, ne décède qu’une fois né, l’auteur de la faute sera condamné pour homicide involontaire. Il suffit pour cela que la victime ait pris une respiration, qu’elle ait survécu dans notre monde une seconde. De la même manière, si l’enfant survit à ses blessures subies in utero et naît vivant mais en ayant subi des lésions, l’auteur de la faute sera condamné pour blessures involontaires.

Disons-le clairement : du point de vue du conducteur ou de l’obstétricien, mieux vaut que la faute commise ait été instantanément fatale.

Dans l’affaire Palmade, les réquisitions du procureur demandaient le renvoi devant le tribunal correctionnel pour blessures involontaires (subies par la mère) et homicide involontaire. C’est donc que le procureur a souhaité donner l’occasion aux juges du siège de discuter à nouveau de la question de l’homicide involontaire du fœtus. Mais il n’a pas été suivi par le juge d’instruction qui dans son ordonnance de renvoi n’a visé que les blessures involontaires. Cela dit, le tribunal correctionnel saisi pourrait décider de modifier la qualification auquel cas, il devra en informer le prévenu et le mettre en mesure de présenter sa défense sur la nouvelle qualification.

Il faut l’espérer. Il faut mettre fin à l’incohérence. D’autant qu’elle est produite par une décision de 2001 contestable. Celle-ci a probablement été prise dans le spectre de la peur de donner un statut au fœtus. On a craint que celui-ci pourrait conduire à une remise en cause de l’IVG. A l’époque déjà, la crainte relevait du fantasme. Alors aujourd’hui, avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution, une telle peur relève désormais d’une paranoïa (ou d’un dogmatisme) pathologique.

La vraie réflexion à laquelle il faut se livrer est celle de savoir s’il ne serait pas opportun de limiter, comme cela a été parfois le cas par le passé, la qualification d’homicide involontaire au fœtus viable. La viabilité est traditionnellement définie comme le fait d’être doté des organes nécessaires à la survie en dehors du sein de la mère. Cette autonomie permet de considérer, sans discussion possible, que le fœtus est « autrui », au sens de l’article 221-6 du code pénal. Et, disons-le, permet d’éviter les hésitations sur la certitude du lien de causalité entre la faute et le décès, élément constitutif de l’infraction, qui seront d’autant plus grandes que la grossesse est récente.

La Cour de cassation a eu encore récemment recours au principe d’interprétation stricte de la loi pour adopter une solution hautement contestable : dans l’affaire Halimi, elle s’est en effet retranchée derrière lui quand il s’est agi de considérer que le trouble psychique ou neuropsychique était une cause d’irresponsabilité pénale même lorsque l’état mental de l’individu était dû à la consommation volontaire de stupéfiants, donc à sa faute antérieure au passage à l’acte (Cass. crim., 14 avril 2021). Ici encore, la jurisprudence antérieure était hésitante et retenait parfois la solution contraire.

Il faut pourtant se garder de prendre des positions qui heurtent frontalement les convictions de l’immense majorité des citoyens. Le droit pénal se doit, au contraire, d’être le vecteur des aspirations de la société, faute de quoi, celle-ci se sentira un jour légitime à se passer de la justice institutionnelle.

En Nouvelle-Calédonie, « ils n’ont pas attaqué les églises mais ils ont attaqué les temples maçonniques. Très intéressant »

Alain Juilet était l’invité de Bistro Liberté. Ancien directeur du renseignement au sein de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), avant d’être nommé Haut responsable chargé de l’intelligence économique auprès du Premier ministre François Fillon jusqu’en 2009, il est également franc-maçon, parmi les fondateurs de la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française.

Vers un renouvellement de la consécration de l’Eglise et du monde au Sacré Coeur?

Le P. Etienne Kern, recteur du sanctuaire de Paray le Monial, a mis en ligne le texte de la lettre qu’il a envoyée au Pape le 25 avril dernier et demandant de renouveler la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus en 2025.

Cette lettre (approuvée par Mgr Rivière, évêque d’Autun, et par plusieurs congrégations ou associations spécifiquement liées à Paray le Monial ou à la dévotion au Sacré Coeur) fait expressément référence à 4 jubilés célébrés en 2025:

– le Jubilé Pèlerins de l’Espérance, proclamé par Sa Sainteté pour le monde ;
– la célébration du 1700e anniversaire de la fin du premier concile œcuménique qui s’est tenu à Nicée ;
– le 100e anniversaire de l’encyclique Quas Primas de Pie XI, par laquelle il instituait la fête du Christ-Roi comme point culminant de l’initiative de Léon XIII, par qui le « genre humain tout entier fut consacré à ce divin Cœur, au cours de l’Année sainte 1900 » ;
– et, enfin, le 350e anniversaire de la « grande apparition » à Paray-le-Monial, dans l’octave de la Fête-Dieu en juin 1675.

Et, surtout, elle demande officiellement au Pape de renouveler la consécration de l’Eglise et du monde au Sacré Coeur:

A l’écoute des dizaines de milliers de pèlerins, qui de tous horizons viennent chaque année prier et se confier à l’amour passionné du Cœur de Jésus, nous nous permettons de vous transmettre cette attente et cette soif du peuple de Dieu. Nous vous demandons de recueillir en vos mains de premier pasteur de l’Eglise toutes ces consécrations personnelles, familiales, paroissiales et ecclésiales pour les présenter à Dieu, en renouvelant la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus, “Cor Iesu, Spes Mundi”, par le Cœur Immaculé de Marie, dans la certitude confiante que ce renouvellement contribuera à l’abondance des fruits spirituels et missionnaires du Jubilé Pèlerins de l’Espérance.

Une belle intention de prière alors que nous commençons la neuvaine au Sacré Coeur!

Marguerite Stern : “Marion Maréchal est la personnalité politique la plus courageuse sur la question transgenre”

Qui aurait cru qu’un jour une ancienne Femen tienne de tels propos? Extraits de l’interview accordée à Valeurs actuelles par Marguerite Stern, co-auteur avec Dora Moutot du livre à succès Transmania :

Interrogée au micro de France Inter le mardi 28 mai, Marion Maréchal, la tête de liste de Reconquête ! pour les élections européennes, a rappelé qu’ « être est une femme ou être un homme est une réalité biologique », sous les récriminations de Sonia Devillers, la journaliste de la radio du service public. Que symbolise cette séquence à vos yeux ?

Marion Maréchal a compris que la théorie du genre est un sujet de civilisation qui touche à notre rapport au réel. Elle est indéniablement la personnalité la plus courageuse de l’échiquier politique, car elle ne se contente pas de traiter de la transition des enfants, mais envisage la thématique dans son ensemble, en anticipant les conséquences désastreuses de l’idéologie transgenre sur notre société. Lorsqu’elle rappelle qu’ « on ne [l’]’empêchera pas de continuer à dire ce qui est une vérité, que les chromosomes XX et XY sont indépassables », Marion Maréchal souligne que des questions cruciales sur les fondements de nos civilisations occidentales, comme la thématique transgenre, sont exclues du champ médiatique aujourd’hui. Si les politiques capitulent maintenant sur la question transgenre, certains dogmes ne pourront plus être remis en question dans un futur proche.

Lors de l’interview, Sonia Devillers rétorque que « la transphobie n’est pas une opinion mais un délit ». Y a-t-il une volonté de la gauche de tout judiciariser afin d’empêcher toute tentative de débat ?

Les propos de Sonia Devillers respectent parfaitement la loi de Brandolini, qui atteste que « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des sottises est supérieure à celle nécessaire pour les produire ». L’anathème moral est devenu le stratagème préféré de la gauche pour disqualifier tout rhétorique un peu trop encombrante. Elle sélectionne soigneusement des épithètes méphistophéliques, qui font appel à un imaginaire très sombre, comme celui d’« extrême droite » ou de « transphobe », pour accuser son adversaire de violer la loi, de sortir du champ républicain. Pour un transactiviste, rien ne sert d’argumenter, la malhonnêteté intellectuelle suffit. Cette stratégie diabolique d’exclusion du champ médiatique alimente la chasse aux sorcières et le harcèlement quotidien que Dora Moutot et moi subissons depuis désormais quatre ans. La judiciarisation devrait d’ailleurs se faire dans le sens inverse. Le droit de dire des vérités devrait être sacralisé. Une loi devrait à protéger les partisans du réel (…)”

La drôle de publicité de la ville de Saint-Malo

Cette campagne éco-citoyenne de la ville bretonne de Saint-Malo va-t-elle être imputée aux frais de campagne de Marion Maréchal ?

 

 

Le maire de Metz (LR-LC-UDE), François Grosdidier, est prêt à accueillir des réfugiés palestiniens

Pour lui, il n’y a pas assez de musulmans en France et peu importe s’il peut y avoir des islamistes du Hamas parmi eux. Ce maire ex-LR semble vouloir être réélu en 2026 :

“La ville [coalition LR-LC-UDE] de Metz (Moselle) se porte volontaire auprès du ministère des Affaires étrangères pour accueillir des réfugiés palestiniens de Gaza, rapporte mercredi 29 mai France Bleu Lorraine Nord. Le maire [coalition LR-LC-UDE] invoque la “tradition humaniste” de la ville, et l’accueil récent de réfugiés syriens et ukrainiens.

“La guerre à Gaza consécutive au pogrom et à la prise d’otages du 7 octobre provoque un immense drame humanitaire et touche des populations contraintes de quitter ce territoire devenu champ de bataille, sans abri possible”, écrit François Grosdidier, le maire [coalition LR-LC-UDE] de la ville dans un communiqué, publié mercredi.”

Nathalie Colin-Oesterlé est conseillère municipale LR à Metz et proche collaboratrice de ce maire ex-LR immigrationniste mais elle est surtout députée européenne sortante et huitième sur la liste de François-Xavier Bellamy. A ce stade des sondages (LR entre 6 et 8%), voter LR revient donc à permettre à cette dame d’être élue…

Marion Maréchal : “Je ne regrette pas de m’être engagée contre le ‘mariage pour tous’ pour défendre l’idée qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère”

Marion Maréchal a accordé une interview (“GPA, islamisme, laïcité : refuser toutes les banalisations”) à Yann Baly du magazine Reconquête, qui n’a rien à voir avec le parti du même nom mais avec Chrétienté Solidarité). Ce dernier, président de Chrétienté-Solidarité et du Centre Charlier et Délégué général de l’AGRIF, l’a publié sur le compte X :

Larcher, Barnier ou Baroin à Matignon, vers une alliance entre Macron et LR après les européennes ?

Avant LR attendait que les élections soient passées pour trahir ses électeurs. Désormais, LR envisage ouvertement de trahir avant même de connaître le résultat de François-Xavier Bellamy le 9 juin au soir. Ce dernier est une belle vitrine mais ce qui est derrière n’est vraiment pas beau. Il est sans doute plus à plaindre qu’à critiquer :

Les élections européennes battent leur plein mais l’heure est (déjà) aux questions sur l’après. Du côté de Renaissance, Valérie Hayer ne parvient pas à convaincre et le risque de crash électoral semble déjà être accepté par la majorité présidentielle. Chez Les Républicains, François-Xavier Bellamy patine. Deux partis politiques en peine dans les sondages et qui ont compris une chose : l’alliance est plus que jamais d’actualité. 

Alors que le scrutin se déroulera en France le 9 juin prochain, un article de L’Express du 26 mai 2024 révèle les confidences d’Éric Ciotti et il lance la piste d’une alliance entre LR et le parti d’Emmanuel Macron ! Larcher, Barnier ou Baroin à Matignon ?

Les Républicains ont bien compris que leur impact sur la vie politique française était en déclin pour ne pas dire définitivement éteint ! En même temps, l’ambiance “fin de règne” se fait sentir (…)

Éric Ciotti souhaite continuer à faire vivre son parti, coûte que coûte. Et pour ce faire, il aurait proposé une alliance avec Renaissance ! Comme le révèle la lettre Politico du 29 mai 2024, “celui-ci aurait ouvertement évoqué la possibilité d’un contrat entre Emmanuel Macron et la droite”. Mais attention, il y a des conditions !

Le contrat sera rempli si Gérard Larcher, Michel Barnier ou François Baroin devient Premier ministre ! Et ce n’est pas tout. En parallèle, Emmanuel Macron aurait justement dîné avec Gérard Larcher au mois de mars 2024.Un premier contact pour sceller l’alliance indissoluble entre LR et Renaissance ?

(…)

Gérard Larcher est venu à la demande du chef de l’Etat, lequel met les pieds dans le plat : “Seriez-vous prêt à aller à Matignon ? (…) Au président, il répète ce qu’il a déjà eu l’occasion de lui dire : “Vous aurez besoin de nous.”

De même, on apprenait récemment que Laurent Wauquiez avait dîné discrètement avec Gabriel Attal. Le même Laurent Wauquiez qui, lorsqu’il était président de LR, disait à Eric Zemmour qu’il était chez lui chez LR…

Laurent Wauquiez serait-il un allié objectif de Gabriel Attal ? On peut raisonnablement le penser. Si le Premier ministre multiplie les rencontres avec les députés LR au nombre de 61, il a, selon nos confrères de La Tribune Dimanche, dîné en tête à tête avec le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes le 15 mai dernier.

Lors de ce repas au sommet entre les deux hommes, il fut sans doute question de dissolution ou d’alliances entre leurs deux formations politiques. Deux options que rejette fermement Laurent Wauquiez. L’une ou l’autre compliquerait la stratégie du président de  la Région Auvergne-Rhône-Alpes en vue de la Présidentielle de 2027.

Renouveler la pratique de la réparation au Sacré Coeur

Le Pape a reçu le 4 mai les participants au colloque “Réparer l’irréparable” organisé dans le cadre de la célébration du 350e anniversaire des apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie. Voici quelques extraits de son discours (disponible en intégralité ici):

La réparation est une notion que nous trouvons souvent dans les Saintes Ecritures. Dans l’Ancien Testament elle prend une dimension sociale de dédommagement pour le mal commis. C’est le cas de la loi mosaïque qui prévoyait la restitution de ce qui a été volé ou la réparation du préjudice causé (cf. Ex 22, 1-15, Lv 6, 1-7). Il s’agissait un acte de justice visant à sauvegarder la vie sociale. Par contre dans le Nouveau Testament, elle prend la forme d’une démarche spirituelle, dans le cadre de la rédemption opérée par le Christ. La réparation se manifeste pleinement dans le sacrifice de la croix. […]

La réparation, pour être chrétienne, pour toucher le cœur de la personne offensée, et ne pas être un simple acte de justice commutative, suppose deux attitudes qui engagent:  se reconnaître fautif et demander pardon. […]

Jésus demanda à Sainte Marguerite Marie des actes de réparation pour les offenses causées par les péchés des hommes. Si ces actes ont consolé son cœur, cela veut dire que la réparation peut aussi consoler le cœur de tout homme blessé. Puisse les travaux de votre colloque non seulement renouveler et approfondir le sens de cette belle pratique de la réparation au Sacré Cœur de Jésus, pratique peut être aujourd’hui un peu oubliée ou jugée à tort désuète. Puissent-ils aussi participer à en valoriser la juste place dans la démarche pénitentielle de tout baptisé dans l’Église.

Je prie pour que votre jubilé du Sacré Cœur suscite chez nombre de pèlerins un plus grand amour de reconnaissance envers Jésus, une plus grande affection, et pour que le sanctuaire de Paray-le-Monial soit toujours un lieu de consolation et de miséricorde pour toute personne en quête de paix intérieure. Je vous donne ma Bénédiction. Et je vous demande s’il vous plaît de prier pour moi. Merci.

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