Le prochain grand spectacle du Puy du Fou bientôt en tournée dans toute la France
Le Puy du Fou dévoile Mousquetaire coproduit par le Puy du Fou et RIVAJ Production. Ce spectacle inédit sera présenté pour la première fois à la Seine Musicale en novembre 2027 puis ira à la rencontre du public dans toutes les villes de France dès janvier 2028.
Fidèle au savoir-faire du Puy du Fou, cette création inédite proposera une expérience unique, dans la continuité de l’exigence artistique et technique qui distingue ses plus grandes réalisations. S’y mêlent aventures héroïques, combats, danse et scènes équestres servant une intrigue palpitante. Rythmé par une bande originale puissante créée par le compositeur Nathan Stornetta, ce spectacle épique réunit tous les ingrédients qui satisferont les amateurs de grand spectacle.
Imaginé comme une romance de cape et d’épée, Mousquetaire sera porté par une cinquantaine d’artistes : acteurs, danseurs, cascadeurs et cavaliers. Construit en deux actes de 52 minutes chacun, le spectacle alliera émotions, prouesses techniques, démesure visuelle et narration immersive.
Cette création originale met en scène un jeune orphelin, Bouton d’Or, dresseur de chevaux au Puy du Fou. En ce début du XVIIème siècle, sa vie bascule soudain quand des spadassins tentent de l’enlever. Le voilà au cœur d’une affaire d’État qui l’entraîne au galop sur les routes de France, en quête de réponses. Affrontant son destin avec panache, il va découvrir un secret décisif pour la survie du royaume. Bouton d’Or croisera les plus grandes figures du genre : la belle Sérafina et le Capitaine Fracasse, les Trois Mousquetaires, Cyrano de Bergerac et tout l’imaginaire du Grand Siècle feront irruption sur scène, apportant leur concours à la résolution de l’intrigue.
Nicolas de Villiers, Président du Puy du Fou, explique :
« Nous allons embarquer nos spectateurs dans une aventure trépidante, pleine de rebondissements imprévisibles et de surprises esthétiques, une romance amoureuse passionnée, un véritable voyage au temps des mousquetaires et des intrigues… En un mot, la promesse d’émotions familiales intenses, intimes et grandioses. »
- PARIS : Seine Musicale du 19 novembre 2027 au 9 janvier 2028
- NANCY : Zénith Grand Nancy les 28 et 29 janvier 2028
- LYON : LDLC Arena les 4 et 5 février 2028
- CLERMONT-FERRAND : Zénith d’Auvergne les 11 et 12 février 2028
- BORDEAUX : Arkéa Arena les 18 et 19 février 2028
- STRASBOURG : Zénith les 3 et 4 mars 2028
- AMNEVILLE : Galaxie les 10 et 11 mars 2028
- BRUXELLES : ING Arena les 17 et 18 mars 2028
- DOUAI : Gayant Expo les 24 et 25 mars 2028
- TOULOUSE : Zénith Toulouse Métropole les 7 et 8 avril 2028
- MONTPELLIER : Sud de France Arena les 14 et 15 avril 2028
- NICE : Palais Nikaia les 21 et 22 avril 2028
Prêtez pour ce beau projet de l’Abbaye du Barroux
C’est cœur de la Provence des Papes que l’Abbaye du Barroux s’implante, et qui, depuis la pose de la première pierre le 21 mars 1980 ne cesse de se développer au sein de ce territoire d’exception. En septembre 2008, l’abbaye a intégré la confédération bénédictine dont le but est de favoriser la vie selon la Règle de Saint Benoît et la charité fraternelle entre les monastères. Les moines ont été rejoints par une communauté de moniales qui ont fondé, également sur la commune du Barroux, l’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation.
L’abbaye du Barroux ne cesse de grandir : aujourd’hui, elle est composée de 65 moines qui vivent au rythme de la prière et du travail. Pour assurer sa pérennité, les projets réalisés et à venir ne manquent pas : le monastère s’est doté d’une infirmerie, d’un atelier de boulangerie et entrepris une extension de l’abbatiale, de la bibliothèque, du magasin et de l’hôtellerie.
L’huile, le pain et bien sûr le vin des moines du Barroux ont participé à la notoriété de cette congrégation rayonnante. Leur célèbre aventure vinicole a débuté en 1986 lorsque les moniales de Notre-Dame de l’Annonciation se sont installées sur une propriété viticole, la Font de Pertus. Peu de temps après, c’était au tour des moines de planter une vigne au pied de leur colline. Depuis, cette activité a pris de l’ampleur et s’est mise au service de tout un territoire. Il ne manque qu’un lieu de dégustation et de rencontres pour parfaire cette aventure : c’est le projet que nous vous proposons de financer, le caveau pour leurs vins Via Caritatis !
Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtant aux moines du Barroux pour financer la construction de leur caveau de dégustation de vins ?
Pour découvrir ce projet et y investir (prêter), il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/abbaye-barroux-caveau
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
“Prier et chanter en latin, c’est emprunter des marches qui permettent de monter vers Dieu”
Jean Sévillia a été longuement interrogé par Jérôme Cordelier dans Le Point. Extraits :
Qu’est-ce que la foi chrétienne pour vous ?
Ma foi, c’est ce qu’enseigne l’Église, à savoir que Jésus-Christ, mort crucifié et ressuscité d’entre les morts, est le fils de Dieu, venu sur terre pour racheter le péché du monde, venu pour apporter la Bonne Nouvelle : Dieu nous aime. Jésus, Dieu lui-même, est le médiateur naturel qui nous conduit vers Dieu. Il me permet d’accéder au divin, au mystère de la création du monde, au mystère de la relation entre l’homme et son créateur. La foi pour moi est façonnée par tous ses mystères. Je la vis dans l’acceptation de quelque chose que je ne comprends pas.
S’il faut chercher des étiquettes humaines, on dira que je suis un catholique conservateur, traditionnel, traditionaliste même. Je ne suis pas dans une logique de remise en cause d’une institution qui a deux mille ans d’histoire. Qui suis-je pour juger l’Église ? Accepter l’Église telle qu’elle est, ce n’est pas se mettre dans une prison intellectuelle. Parce que cette Église a été celle de grands saints, de prestigieux théologiens, d’humbles fidèles dont je suis le modeste frère. Les catholiques qui ne sont pas de ma sensibilité sont aussi mes frères en Jésus-Christ. L’Église est ma maison, et je m’y sens bien. Je suis catholique et je n’en ai pas honte, c’est aussi simple que cela. Ma vie est rythmée par ma foi. Pour moi, c’est quelque chose de tellement naturel… Je respire ainsi.
Considérez-vous vous qu’il existe une culture du débat au sein de l’Église ? Qu’on y accepte volontiers la contradiction, la remise en cause des vérités, la disputatio ?
Il y a une liberté intellectuelle dans l’Église. Mais la vérité divine ne se construit pas par le débat, elle est reçue, elle est le fruit d’une révélation qui nous a été transmise par les Évangiles. La donnée de départ est immuable et nous précède depuis deux mille ans. Les vérités de la foi que l’on trouve dans le Credo n’ont pas à être discutées. À partir du moment où l’on entre dans l’Église, on accepte ce qu’on nous demande, même s’il y a des sujets qui peuvent donner matière à débat.
Il faut distinguer entre le dogme qui est immuable et la discipline qui a pu varier avec le temps, même si la Tradition, qui est étymologiquement la transmission, nourrit la doctrine de l’Église. […] Il faut sortir des postures des années 1960-1970 et se recentrer sur le contenu de la foi, à savoir Jésus-Christ ressuscité. J’y crois depuis que je suis né. Ma mère était catholique, mon père ne l’était pas, mais le contrat entre eux était que les enfants qui naîtraient de leur mariage seraient catholiques. Le contrat a été tenu. J’ai été baptisé, j’ai reçu tous les sacrements. Et j’ai longtemps été scout, ce qui a beaucoup compté pour moi.
Pourquoi ?
Parce que le scoutisme apprend à vivre avec les autres, à cultiver le sens du service, à témoigner du souci de la charité, et aussi à croire en un idéal. Le scoutisme est une belle école civique. C’est d’ailleurs un mouvement qui tient une place très importante aujourd’hui dans la société française, et qui pousse à l’engagement, au bénévolat.
Oui, mon père était juif, mais il n’était pas croyant. Il n’avait aucun lien soit cultuel, soit culturel avec le judaïsme. Enfant et adolescent, il avait été un passionné de scoutisme qu’il avait pratiqué chez les Éclaireurs unionistes, les scouts protestants. C’était un israélite – j’utilise ce mot qu’il employait lui-même – très franchouillard. Une partie de sa famille, sa soeur et sa fille, ma tante et ma cousine germaine donc, ont disparu à Auschwitz.
Combattant de 1940, mon père a été jusqu’en 1945 prisonnier de guerre en Autriche, pays où, par un incroyable phénomène de résilience, il reviendra avec bonheur après la guerre. Il était tailleur sur mesure, métier qu’il a exercé toute sa vie. Au fond, la seule manière que mon père avait d’être juif était une sympathie instinctive pour l’État d’Israël – je me rappelle ses réactions lors de la guerre des Six Jours en 1967 ou de la guerre du Kippour en 1973 -, et sa détestation des préjugés antisémites. Il m’a légué l’esprit scout, l’amour de l’Autriche, le goût de l’élégance et le mépris de l’antisémitisme. […]
Qu’est-ce qui vous séduit dans la messe en latin ?
Le rite accorde plus de poids au silence, à l’intériorité, à l’adoration. Je trouve les autres cérémonies trop souvent bavardes. Là, on s’agenouille, on adore… La sacralité de la messe, je la reçois mieux en latin. C’est d’ailleurs encore aujourd’hui la langue officielle de l’Église, y compris selon les normes du concile Vatican II. Toute religion a une langue sacrée. Les juifs français prient en hébreu, je ne vois pas pourquoi les catholiques ne prieraient pas en latin. S’adresser à Dieu d’une autre manière qu’à sa boulangère, ou à quiconque d’autre, pour moi, rien de plus normal.
Oui, cela suit un mouvement que je souhaite. C’est un retour aux fondamentaux. Il ne faut pas y voir une manifestation de repli nostalgique, mais, au contraire, un appel vers le sacré. Dans la vie chrétienne, on peut faire preuve de charité, s’occuper des SDF, mais il y a un temps pour tout : à un moment, on se tourne vers Dieu. À mon sens, le latin favorise le sacré. Prier et chanter en latin, c’est emprunter des marches qui permettent de monter vers Dieu.
Vous avez évoqué le devoir de charité des catholiques envers les SDF. Et envers les migrants ? Beaucoup de catholiques trouvaient que le pape François en faisait trop sur le sujet… Vous aussi ?
Oui. Notre bon pape François en a fait beaucoup. Évidemment, ce sont des drames humains. Mais l’Europe n’est pas coupable de tous les dérèglements du monde. La charité, c’est aussi de s’occuper des pays d’émigration, de les aider à conserver leurs forces vives pour se développer, ce qui les aidera à sortir de la misère. Maintenant quand des gens se noient, il faut les secourir, il n’y a pas de discussion là-dessus.
Le pape François , qu’en pensiez-vous ?
C’était un pape clivant. Même des personnes qui le soutenaient pouvaient le trouver très fatigant. Il prêchait la miséricorde, mais avec ses collaborateurs, c’était un chef très autoritaire, très dur. Ce qui était assez paradoxal. Benoît XVI, lui, avait une image de conservateur mais c’était un homme très doux. Je me réjouis beaucoup de l’arrivée de Léon XIV. C’est un pape apaisant. Il cherche à réparer des blessures, à dépasser des clivages. Léon XIV est un cadeau du Bon Dieu.
Il y a encore des divisions. Beaucoup n’ont pas encore intégré que nous sommes devenus minoritaires dans le pays ; ils ont encore des réflexes majoritaires. Ce qui génère beaucoup de traumatismes. Toute la morale catholique est en porte-à-faux avec l’évolution de la société. C’est compliqué à vivre, et cela le sera de plus en plus au fur et à mesure que le nombre de catholiques de conviction diminuera. Dans leur tranche d’âge, mes petits-enfants, devenus adultes, seront très minoritaires. C’est à la fois une faiblesse et une force. […]
Christine Kelly et vous: l’ECLJ dénonce la christianophobie en Europe
Noël approche. Que reste-t-il de cette période de paix et de recueillement pour des millions de chrétiens en Europe ?
Églises incendiées ou profanées, fidèles agressés, prêtres menacés, chrétiens réduits au silence dans l’espace public ou professionnel : la France est le pays d’Europe où la haine antichrétienne progresse le plus.
Mardi, Thibault van den Bossche, chargé de plaidoyer pour la cause des chrétiens persécutés à l’ECLJ, était sur le plateau de Christine Kelly sur Europe 1 pour rendre visible cette réalité et présenter son nouveau rapport sur la haine antichrétienne en Europe.
Mais un rapport, aussi solide soit-il, ne suffit pas sans mobilisation. C’est pourquoi l’ECLJ lance une pétition officielle appelant les députés du Parlement européen et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à inscrire la lutte contre la haine antichrétienne à leur ordre du jour pour apporter des réponses concrètes. À l’approche de Noël, alors que des crèches sont vandalisées ou interdites et que des églises brûlent, il est temps d’agir.
Selon l’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe (OIDAC), 2 211 actes antichrétiens ont été recensés en Europe en 2024, dont plus de 270 agressions physiques. Ces chiffres, déjà alarmants, ne reflètent qu’une partie de la réalité, tant la sous-déclaration reste massive. Pourtant, contrairement à d’autres formes de « haine religieuse », aucun mécanisme spécifique n’existe au niveau européen pour reconnaître et combattre la haine antichrétienne, malgré l’exposition croissante des chrétiens.
Mgr Rey participera à la Marche pour la vie
Communiqué de la Marche pour la vie :
La Marche pour la Vie se tiendra la 18 janvier prochain, place du Trocadéro à Paris.
Comme chaque année nous nous réunissons pour rappeler le respect dû à chaque vie humaine, de son début à sa fin. Alors que la natalité française a enregistré une nouvelle baisse en 2024 (678.000 naissances en 2023 à 663.000 en 2024, INSEE) et que le nombre d’IVG est continuellement en hausse (251.000 en 2024), nous demandons une véritable politique familiale qui aide chaque foyer à accueillir des enfants.
L’édition 2026 se déroulera également dans le contexte particulier des débats sur la fin de vie au Parlement : le Sénat examinera à partir du 20 janvier le projet qui a été validé par l’Assemblée le 27 mai dernier et qui ouvrirait l’accès à « l’aide à mourir », c’est-à-dire à l’euthanasie et au suicide assisté.
La Marche entend rappeler publiquement que la dignité se trouve dans l’accompagnement des plus vulnérables, et non dans l’offre sociétale et médicale de l’euthanasie ou de l’avortement.
Des personnalités attachées à ce respect de la vie participeront à ce rendez-vous : Monseigneur Rey comptera parmi les intervenants de cette édition, ainsi que plusieurs délégations étrangères, et des témoins (des femmes témoigneront de leur avortement, et des personnes malades ou handicapées de leur réaction au projet de loi).
Les choix sanitaires dessinent une politique, dont on jurerait qu’elle a été élaborée précisément pour pousser nos paysans au désespoir
Lu dans Les 4 Vérités :
Le spectre de la révolte paysanne se réveille avec la très contestable stratégie d’abattage systématique des troupeaux de bovins quand une bête est contaminée par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Je dis : « très contestable » car des instances aussi peu « complotistes » que la FAO (agence de l’ONU chargée des questions agricoles et alimentaires) ou l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) proposent d’autres stratégies, beaucoup moins radicales – mais les politiciens font mine de croire que l’abattage total et systématique serait l’unique solution.
Cela étant, je n’ai aucune compétence vétérinaire et aucune envie de jouer les experts en cette matière.
Ce qui me frappe, c’est qu’une fois encore, les choix sanitaires dessinent une politique, dont on jurerait qu’elle a été élaborée précisément pour pousser nos paysans au désespoir (et donc aux actes désespérés).
Ainsi, les malheureux éleveurs de Bordes-sur-Arize (Ariège) qui s’opposaient à l’euthanasie de leurs 200 vaches, soutenus par des centaines d’autres agriculteurs et manifestants, ont perdu non seulement le travail de toute une vie, mais même le travail de plusieurs générations d’éleveurs.
Face à eux, les forces de l’ordre ont opposé un dispositif digne d’une scène de guerre, avec hélicoptère et blindés.
Ce qui ne peut manquer de susciter l’interrogation : comment se fait-il que l’on déploie un tel arsenal face à des paysans pacifiques et ruinés, alors que nous sommes toujours incapables de nous opposer sérieusement aux trafiquants de drogue ?
Le « deux poids, deux mesures » qui criminalise les honnêtes gens et protège les délinquants est insupportable. Non pas seulement pour l’opinion publique mais pour les forces de l’ordre elles-mêmes : comme au temps des gilets jaunes, le « vague à l’âme » des CRS et gendarmes enfle à vue d’œil (on dit même que certains gendarmes ont refusé d’obéir aux ordres). L’information est à prendre avec précaution (les autorités niant le fait), mais la rumeur est évocatrice d’un grave malaise.
En toute hypothèse, il n’est pas tolérable que le bras armé de la nation soit ainsi retourné contre nos forces vives – manifestant une sorte de prédilection pour les délinquants doublée d’une préférence étrangère.
Aucune nation ne peut vivre sous ce régime qui s’apparente de plus en plus nettement à une occupation (non par une force étrangère, mais par une « élite » anti-nationale). L’après-Macron devra résoudre urgemment ce problème crucial : remettre l’appareil d’État au service de la France et des Français.
La mairie de Paris ne respecte pas le contrat d’association avec le Collège Stanislas
La mairie de Paris a annoncé le 9 décembre qu’elle ne verserait pas au Collège Stanislas son forfait annuel de 1,3 million d’euros, en raison du maintien des cours de culture chrétienne obligatoires. L’établissement a saisi le préfet d’Ile-de-France, dénonçant une décision « injustifiée ».
Par cette mesure, la mairie remet en cause le caractère propre de l’enseignement catholique.
Dénaturation du mariage : les catholiques pratiquants ne lâchent rien
Alors que la dénaturation du mariage a été légalisé en France en 2013, La Croix constate (avec regret ?) qu’il y a encore un peu plus de quatre catholiques pratiquants réguliers (qui vont à la messe au moins une fois par mois) sur dix opposés à cette loi.
Un quart des catholiques pratiquants réguliers se dit favorable à cette régression et un petit tiers (29 %) se disent « ni pour ni contre ».
41 % des pratiquants réguliers et même 50 % chez ceux qui vont à la messe chaque semaine se déclare toujours opposé à la dénaturation du mariage.
La Croix explique cette résistance par le fait que la doctrine catholique n’a pas évolué et que le pape Léon XIV a évoqué en mai devant le corps diplomatique que « la famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme ».
L’historien et sociologue des religions Philippe Portier souligne que les mobilisations organisées par La Manif pour tous ont structuré l’engagement militant d’une part non négligeable de catholiques pratiquants. C’est ce que Mgr Aillet a appelé le réveil des consciences. De nombreux catholiques sont désormais entrés en résistance face à une modernité hostile à la loi naturelle et qui cache de moins en moins son hostilité à l’Eglise.
Le maire préfère démissionner plutôt que de marier un immigré sous OQTF
Le maire de Chessy (Seine-et-Marne) et l’ensemble de ses adjoints ont présenté leur démission de leurs fonctions exécutives lundi, tout en conservant leur mandat de conseillers municipaux, à la suite d’une ordonnance rendue le 10 décembre par le juge des référés du tribunal judiciaire de Meaux. Celle-ci leur enjoignait de procéder à la célébration d’un mariage que la municipalité refuse d’organiser, en raison de soupçons de fraude et de la situation administrative de l’un des futurs époux, visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Par voie de communiqué, la mairie assume une décision prise «collectivement et à l’unanimité», au nom de ce qu’elle présente comme une fidélité à la loi et à ses convictions. «Le monde à l’envers…», écrit Olivier Bourjot. L’homme, ressortissant étranger en situation irrégulière, aurait reconnu que sa motivation «semblait plus résider dans la régularisation de sa situation personnelle que dans le mariage». La municipalité a saisi le procureur de la République. Le parquet de Meaux a finalement décidé de ne pas s’opposer à l’union. Une position confirmée dans un communiqué du procureur Jean-Baptiste Bladier. Le magistrat évoque les conclusions d’une enquête de police faisant état d’une OQTF «devenue invalide et donc non susceptible d’être exécutée».
Pour la municipalité, le problème se situe dans le fait de devoir «acter officiellement la présence sur le territoire national d’un individu faisant l’objet d’une obligation de le quitter». Par une ordonnance du 10 décembre, le juge des référés a ordonné à la mairie de publier les bans dans un délai de 48 heures et de fixer une date de mariage avant la fin de l’année.
«Sans officiers d’état civil, aucun mariage n’est possible», résume le communiqué de la mairie, qui qualifie la situation d’«inédite administrativement».
Un chrétien doit-il mourir pour sa patrie ?
Vendredi, le Club des Hommes en noir rebondissait sur le discours du chef d’état-major des armées devant les maires de France annonçant que les Français devaient se préparer à l’horizon 2030 à entrer en guerre contre la Russie. Une annonce qui a fait couler beaucoup d’encre avant d’être chassée par l’actualité.
Au micro de Philippe Maxence, l’abbé Claude Barthe, l’abbé Hervé Benoît, l’abbé Maxime Quinquis et Jean-Pierre Maugendre analyse et discute avec passion sur le thème :
Un chrétien doit-il mourir pour sa patrie ?
Crise de la natalité : le Syndicat de la famille témoigne auprès des parlementaires
Audition de Ludovine de La Rochère, présidente du syndicat de la famille, par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France :
Russie : il est interdit de penser autrement que l’Union européenne
Xavier Moreau, dirigeant le site d’analyse Stratpol, est sanctionné par l’Union européenne. On peut ne pas être d’accord avec lui, et j’avais déjà fait remarquer que ses analyses lénifiantes sur l’armée russe me semblaient un tantinet décalées par rapport à la réalité d’une guerre qui dure depuis bientôt 4 ans, mais il n’empêche que cette sanction touche à la liberté d’opinion :
« Je suis sanctionné sans procès, sans accusation, sans jugement ».
— Xavier Moreau décrit une sanction politique pure, hors de tout cadre judiciaire. pic.twitter.com/nmn4voOL46
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) December 16, 2025
Le Suisse Jacques Baud est également sanctionné.
Le conseil européen a également pris une autre décision le 15/12/2025 frappant les mêmes personnes en leur interdisant de rentrer dans l’Union européenne
On interdit à un Français (Xavier Moreau) de rentrer dans son propre pays, ce que le conseil constitutionnel considère comme un droit absolu par une décision non prise par un tribunal impartial mais par une entité extranationale empiétant sur des prérogatives nationales.
L’obsession pathologique du péril russo-chinois !
Voici, ci-après, deux extraits du discours, prononcé le 11 décembre 2025, du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. (Tristement célèbre car, en novembre 2021, sous son règne aux Pays-Bas, la police avait tiré à balles réelles sur des manifestants.)
« Nous préparer à une guerre d’ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents » ; « l’OTAN est la prochaine cible de la Russie » ; « les pays membres doivent se préparer à une guerre d’une ampleur comme celle de 1939-1945. » « Nous préparer à une guerre d’ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents”: le discours du patron de l’Otan qui glace l’Europe »
Ce discours démentiel du secrétaire général de l’OTAN n’a pas l’air d’alerter une majorité de hauts fonctionnaires d’état, ainsi qu’une bonne partie de la haute sphère du privé. J’en ai eu la preuve il y a peu. En effet, j’ai eu le privilège d’assister aux 4èmes Assises de la Géopolitique, « Où va l’Amérique », organisé par HEC Alumni-Auditeurs et l’IHEDN Paris IDF, dans un salon situé dans l’enceinte de l’École Militaire de Paris.
Étant curieux de jeter un œil à l’intérieur de ce vaste périmètre, et aussi parce que je pensais, naïvement, apprendre quelque chose, je me suis empressé d’accepter l’invitation.
Afin de clarifier et pour éviter les confusions, HEC est l’École des Hautes Études Commerciales, et Alumni est un mot qui exprime « les anciens élèves ou diplômés d’un établissement éducatif ». Leur devise, – sonnez buccins et trompettes -, « nous partageons, nous osons et nous prenons soin ». Tout un programme. 80 000 membres, 130 nationalités représentées, 1200 bénévoles, etc.
Quant à l’IHEDN, il s’agit de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale. C’est un établissement public, à dimension interministérielle, placé sous la tutelle du Premier ministre, « excusez du peu », et a pour mission de promouvoir la culture de la défense, de participer au renforcement de la cohésion nationale, et de contribuer au développement d’une réflexion stratégique portant sur les enjeux de défense et de sécurité.
Quelques membres de droit, dont l’inénarrable Fabien Mandon, Général 5 étoiles, celui qui a déclaré qu’il faut accepter de perdre ses enfants… Les siens aussi ?
Plus loin sur leur site internet, il est écrit que « par arrêté du Premier ministre en date du 25 septembre 2020, sont nommés les membres du conseil scientifique de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale », suivi de la liste. En la parcourant, que vois-je devant mes yeux éberlués ? Me Christine Ockrent.
Comme quoi, c’est toujours utile de fouiner. Pour rappel, « la reine Christine », (c’était son surnom), participe au club français Le Siècle. Elle a participé également à plusieurs reprises aux réunions du groupe Bilderberg (1984, 2007 et 2008), cercle fermé de l’élite politique et financière internationale.
Elle est membre du comité consultatif du think tank Centre for European Reform ; elle est administratrice de l’IFRI et de l’International Crisis Group. Et cerise sur le gâteau, elle est membre du comité d’honneur de la French-American Foundation. Voir les explications de ce club discret-secret dans notre livre, « L’Etat Profond Français, Tome 2. Qui le finance et pourquoi ? » The Book Edition. Engagée pour la cause européenne, elle est enfin l’une des cinq journalistes avec Caroline de Camaret, Quentin Dickinson, Guillaume Klossa et Jean Quatremer à figurer au comité d’honneur du 50e anniversaire du traité de Rome.
À quand même ! À peu près une cinquantaine de personnes était présente dans ce bel amphithéâtre Foch. Je ne vais pas vous énumérer chaque intervenant, mais les fonctions s’étendaient du directeur du cabinet de la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, du président de l’European American Chamber of Commerce France, d’ambassadrices, d’ambassadeurs, d’amiraux, de généraux, de la vice-présidente de l’institut Jacques Delors, d’un politologue spécialiste des USA, d’une avocate franco-américaine, du directeur général stratégie et durabilité chez Total Energie, du responsable de l’IFRI, (Institut Français des Relations Internationales), de la sous directrice des affaires stratégiques de sécurité et du désarmement du Quai d’Orsay, du directeur de l’IRIS, pas de l’œil, mais bien de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques, de la conseillère spéciale du Président du German Marshall Fund, etc.
Le German Marshall Fund mérite un peu d’attention.
En effet, voici un chapitre, sur Wikipédia, du German Marshall Fund, consacré à l’Ukraine :
“Ukraine :
À la suite du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, le GMF a fait du soutien à l’Ukraine une priorité. Dans ce cadre, des initiatives importantes ont été lancées :
• La proposition d’un « plan Marshall pour l’Ukraine »: en septembre 2022, le GMF publie un premier rapport appelant à une coordination accrue entre les Occidentaux pour la reconstruction de l’Ukraine. Le GMF y émet diverses recommandations pour faire émerger un « plan Marshall » moderne. Les auteurs proposent notamment que le « G7 soit à la tête d’une plateforme […] pour la coordination des donateurs internationaux ». Le 26 janvier 2023 naît ainsi la « Multi-Donor Coordination Platform for Ukraine », menée par l’Ukraine, l’UE, les pays du G7, ainsi que les institutions financières internationales. Un second rapport stratégique a été publié par le GMF le 22 mai 2023, en amont de la Ukraine Recovery Conference 2023 organisée à Londres. A travers leurs différentes publications, les experts du GMF propose une reconstruction verte, des efforts en matière d’innovation, une réorganisation au sein de l’administration centrale, une gouvernance basée sur la transparence, et le renforcement des partenariats locaux.
• Le GMF Hope Fund : un fonds d’aide à destination de la société civile ukrainienne.
• Le programme U3R (Ukraine Recovery, Reconstruction and Reform) : un programme de subventions soutenant des organisations issues de la société civile, des médias indépendants, ainsi que les pouvoirs publics.
• L’Ukrainian Media Fund: un soutien financier réservé aux médias ukrainiens.
• L’organisation de plusieurs conférences sur la reconstruction de l’Ukraine, en amont des Ukraine Recovery Conference(URC).
• Le projet “Whistlestops for Ukraine”, en partenariat avec la Howard G. Buffet Foundation : un programme qui sensibilise les communautés rurales américaines aux conséquences concrètes résultant du conflit en Ukraine et qui souligne l’importance du soutien américain à l’Ukraine.
• Le partenariat avec les villes d’Ukraine(Ukraine Cities Partnership), développé avec le Département d’Etat américain : une initiative publique-privée qui aide les Ukrainiens à planifier la reconstruction de villes durables. “
Et, cerise sur le gâteau, Emmanuel Macron en 2004, – pas encore élu -, aurait bénéficié de l’aide du German Marshall Fund. Voici une liste de quelques bénéficiaires, toujours dans Wikipédia :
Emmanuel Macron, président français, a bénéficié en 2004 du Marshall Christophe Agnus, auteur, éditeur, journaliste français, a été en 1994 lauréat du Marshall Memorial Fellowship, programme mis en place par The German Marshall Fund (GMF)
Jean-Michel Demetz, journaliste français, a été en 1995 lauréat du Marshall Memorial Fellowship, programme mis en place par The German Marshall Fund (GMF).
Bertrand Badré, homme d’affaires français, a été en 1995 lauréat du Marshall Memorial Fellowship, programme mis en place par The German Marshall Fund (GMF).
Florence Mangin, diplomate française, a été en 1994 lauréate du Marshall Memorial Fellowship, programme mis en place par The German Marshall Fund (GMF).
Petit aparté sur le plan Marshall. Voici un extrait d’un article écrit par Eric Branca en 2023 et publié dans Marianne :
« Ce qu’on sait moins, c’est que cette aide comportait trois conditions préalables, dont les deux dernières spécialement réservées à la France, placée au cœur du dispositif car réputée sensible aux sirènes de Moscou : l’ouverture des marchés coloniaux aux produits américains, (en l’échange de quoi, dès les années de guerre, Washington avait financé, à la fois, l’effort de guerre britannique… et accordé son aide au gouvernement de Vichy !) ; le renvoi des ministres communistes du gouvernement Ramadier (chose faite le 5 mai 1947, cinq mois avant la signature de l’accord définitif) ; et l’acceptation d’un addendum culturel à ce volet politique, sous la forme des accords Blum-Byrnes de mai 1946. Lesquels imposèrent à nos cinémas de projeter une majorité de films américains. À savoir 9 productions d’outre-Atlantique importées sans droits de douane pour 4 françaises seulement ! Objectif : acculturer le « gaulois réfractaire » flétri par Emmanuel Macron à l’American Way of Life. »
Mais revenons à nos moutons. Que du beau monde présent, bardé de diplômes, instruit, bien éduqué, pétris de bonnes manières, parlant au moins couramment l’anglais, mais s’exprimant le plus souvent dans un globish fastidieux, (tant pis pour celles et ceux qui ne possèdent pas bien la langue de l’occupant), mais au final, on peut légitimement se poser des questions sur leurs réelles motivations.
Car, au-dessus de leur formatage mental incontestable, surnage une éthique bancale uniquement basée sur un seul son de cloche, à savoir les directives gouvernementales, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Quoi de plus terrible que d’être instruit, mais de se sentir « obligé » d’obéir à des maîtres fous n’œuvrant pas pour le bien commun. Extrêmement regrettable, surtout venant de personnes instruites et éduquées.
Au final, ce colloque était d’une nullité abyssale et extrêmement soporifique. J’ai même failli m’endormir à un moment ! Aucun intervenant n’a abordé un tant soit peu les causes réelles des problèmes.
De la géostratégie à géométrie invariable. Uniquement dans le sens des globalistes Occidentaux. En plus, les questions n’étaient pas autorisées. J’ai donc assisté à la démonstration de l’Etat Profond Français soumis à l’Etat Profond Anglo-Saxon dans toute sa splendeur.
Cela m’a conforté dans la vision que j’en avais, puisque l’on a couché sur le papier, deux livres à ce sujet avec mon ami François Lagarde. https://kaeditions.com/product/letat-profond-francais-qui-comment-pourquoi/ et https://www.thebookedition.com/fr/l-etat-profond-francais-tome-2-p-422154.html
Mais ma surprise fut quand même grande. Je ne pensais pas que nous en étions à ce point-là dans les arcanes du pouvoir en France. A tout moment dans ce colloque, les intervenants ont agité le « Péril Russe et le Péril Jaune. (Traduisez Chinois). Le pourquoi Vladimir Poutine a-t-il lancé son opération militaire spéciale le 24 février 2022 en Ukraine n’a jamais été évoqué. Même s’en prendre parti, que ce soit pour Vladimir Poutine ou pour Volodymyr Zelensky, n’importe quel club de géostratégie qui se respecte aurait dû évoquer les tenants et les aboutissants. Au moins un intervenant aurait dû être choisi pour contrebalancer la propagande anti Russe et anti Chinoise.
Vladimir Poutine n’a pas lancé cette opération spéciale en le décidant un beau matin tout en sirotant son café. Tiens, j’envahirai bien l’Ukraine ce matin…
J’attribue une mention spéciale au directeur de la stratégie et de la durabilité de Total Énergie présent en tant qu’intervenant, qui nous a fait un long discours sur le fait que Total ne commerce quasiment plus avec la vilaine Russie pour le gaz naturel, mais avec les USA qui nous fournit du gaz liquéfié de première qualité.
En oubliant d’ajouter que le gaz liquéfié, made in USA, provient d’une extraction en sous-sol, au moyen de produits chimiques et d’eau à haute pression afin de fracturer la roche qui contient le précieux gaz. Le gaz est extrait avec moult rejets de boues infectées à la surface, polluant toutes les nappes phréatiques aux alentours. Ensuite, ce gaz est liquéfié et stocké dans des énormes bombonnes qui nous arrivent en France et en Europe via des supertankers voguant au fuel lourd, avec un maximum de rejet de Dioxyde de Soufre… Mais c’est très écologique…
Plus tard dans la journée, à la question si les cryptomonnaies allaient modifier l’économie mondiale dans un délai à court et moyen terme en supprimant le cash et les monnaies, la réponse d’une « spécialiste » présente a été non, pas avant au moins 2050. J’ai failli éclater de rire. Sans blagues, Black Rock est en train de faire main basse sur les « Blockchains » afin de contrôler les cryptomonnaies, mais il ne se passera rien avant 2050…
Tout au long de cette longue journée, il n’a été question que du shérif américain, de ses excellents services sur la planète, et que grâce à eux, et uniquement eux, nous avons vaincu les deux guerres mondiales… Sans blagues ! Les 27 millions de Soviétiques tués pour vaincre l’Allemagne doivent être un « détail » de l’histoire.
À un moment, ils ont même osé encenser Richard Nixon, – qui a été, il faut le rappeler, un des pires présidents américain -, parce qu’en août 1971, il a eu l’idée du siècle. A savoir casser les accords de Bretton Woods, alors que cela a marqué le début de la fin de l’économie mondiale, puisqu’aucune monnaie n’a été adossée à l’Or depuis, à part le Zimbabwe depuis quelques temps.
Aucune remise en question, bien évidemment, de la politique extérieure d’Emmanuel Macron, des dirigeants de l’Europe et de leur politique guerrière voulant nous emmener vers une troisième guerre mondiale qui fera, au moins, 500 millions de morts.
Mais la Chine et la Russie sont les ennemies à abattre. La Chine a une armée puissante, la Russie aussi. Ça ne va pas ! Seul les USA, le gendarme incontesté de la planète doit avoir une armée puissante afin de préserver la vie et la démocratie. Syrie, Libye, Afghanistan, Corée, Vietnam, Philippines, Irak… La liste est non exhaustive.
Tout ce vernis social bien propre, bien lisse, fait abstraction des vies perdues, des souffrances et des mutilations inutiles. C’est aisé de discuter bien au chaud, dans des fauteuils confortables, avec des petits fours dans le bec, pendant que dans bien trop de pays, la misère et la désolation font rage.
Honte à cette élite de hauts fonctionnaires d’Etat et à cette haute sphère du privé faisant abstraction des réalités. Veuillez cacher, ma chère Anne-Soph, ces massacres indécents. Franchement, ça va me gâcher le restant de la journée. Vite, une petite coupette pour me remettre de mes émotions…
Allez braves gens, faites un effort. Ouvrez les yeux, s’il vous plaît, sur les réelles intentions de la caste au pouvoir. Arrêtez d’élire ceux qui nous détruisent. Arrêtez d’écouter les fanfaronnades de beaucoup trop de politiciens et des médias à leurs bottes. Il est temps.
Claude Janvier. Écrivain, essayiste, chroniqueur, et auteur de sept ouvrages sur l’influence dans le monde de l’oligarchie financière mondiale apatride, sur l’Etat profond Français et Européen, sur la menace de l’OTAN, sur le conflit Russo-Otanien via l’Ukraine, sur le Proche-Orient et sur la géopolitique internationale.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Mariage musulman : Abou Dhabi lance un contournement de l’obligation française de mariage civil préalable
Article paru sur breizh-info.com :
Annoncée par une dépêche AFP mi-octobre 2025, relayée uniquement au Canada et en Suisse, Abou Dhabi et les Emirats Arabes Unis lancent un contournement dans les faits de l’obligation de mariage civil préalable au mariage religieux. Le procédé ? Il suffit à des français de s’inscrire en ligne sur le site tamm.abudhabi ou son application mobile, et moyennant 200€ d’organiser son mariage musulman ou son mariage civil « charia-compatible ». Le procédé est ouvert aux étrangers, et la cérémonie a lieu en visio. Tout cela est possible en restant sur le territoire français. Pour une somme supplémentaire, l’acte de mariage peut être légalisé auprès du ministère émirati des Affaires étrangères, et donc reconnu en France.
Ainsi, les musulmans peuvent contourner l’obligation française (mais aussi suisse, belge, néerlandaise, luxembourgeoise,…) de contracter un mariage civil avant le religieux tout en restant sur le sol national. Les chrétiens, qui ne peuvent pas contracter de mariage religieux à distance, se retrouvent coincés, alors même que l’obligation française (art. 433-21 du code pénal) avait été conservée lors de la réforme Badinter de 1992 justement à cause des musulmans. Et les sanctions relatives à cette même obligation française avaient été alourdies en 2021 lors de la « loi séparatisme ». S’agissait-il en 2021 contrecarrer un séparatisme chrétien ou bien plutôt un séparatisme islamique ? La situation juridique actuelle est des plus absurdes, et crée une véritable discrimination entre les religions avec certains qui peuvent y échapper facilement.
Déjà auparavant, la difficulté de coincer les mariages musulmans sans mariage préalable (estimés à 40 000 par an en 2012) était réelle : toutes les mosquées n’ont pas de registres de mariage, et la méconnaissance du mariage musulman par le juge n’aide pas à la qualification. C’est ainsi qu’en 2013, un imam a été relaxé au bénéfice du doute en appel après avoir officié lors de plusieurs cérémonies qui l’avaient fait condamner en première instance en 2011. Pourtant, c’est au juge de qualifier ce qui est en droit français une cérémonie religieuse de mariage et non pas à l’imam. De plus, même au plus haut niveau de l’Etat on s’emmêle les pinceaux : en mars 2007 le ministre de l’intérieur répond au député Mourrut que le mariage musulman n’est pas une cérémonie religieuse mais d’un contrat civil avec cérémonie privée, et en mai 2007 le ministère de la justice répond au sénateur Masson que cet article du code pénal s’applique bien à tous les cultes et que le code pénal ne définit pas ce qu’est une cérémonie religieuse.
A quoi sert en réalité cet article du code pénal ? Trouvant sa source dans les articles organiques imposés à l’Eglise catholique par Napoléon lors de la loi concordataire de 1802, il visait à synchroniser les mariages civils et religieux pour éviter qu’un enfant naisse illégitimement de parents non considérés par l’Etat comme mariés. Le problème est qu’on imposait un carcan au mariage catholique (la religion majoritaire) qui avait toujours été libre, et que ce carcan était opposé à la conception catholique du mariage chrétien comme contrat-sacrement. Les papes ont protesté à de multiples reprises. Et 1905 a conservé cette obligation au motif de l’ordre public, alors même que l’Etat ne reconnaissait officiellement plus aucun culte. Depuis, il y a eu la généralisation du concubinage ainsi que l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe, les deux affaiblissant de fait l’institution civile du mariage. De nos jours, cette obligation, considérant de fait le mariage religieux comme un engagement moral important, vise à lutter en vrac contre les mariages religieux forcés, ou de mineures, le développement de régimes juridiques parallèles permettant la répudiation des femmes, et la polygamie religieuse.
Avec la mise en place de ce contournement enfantin de la loi via Abou Dhabi pour la religion musulmane, alors que ce sont justement ses excès qui sont visés par l’article du code pénal qui ne pénalise presque en réalité que les autres religions, il est temps que la loi s’adapte à la réalité.
* Soit il s’agit de cadrer tout le monde. Dans ce cas, il convient que tout le monde doive avoir des registres de mariage, et que les moyens de contournement en visio ne soient pas reconnus comme valides à l’Etat civil (voire soient pénalisés). D’ailleurs, c’est une discrimination supplémentaire basée sur la religion que ceux qui souhaitent avoir un mariage religieux aient des obligations, alors que ceux qui veulent une cérémonie de mariage laïque n’en ont aucune.
* Soit cet article du code pénal doit sauter purement et simplement comme en Allemagne et en Autriche (qui l’a déclaré non constitutionnel).
Enfin, il n’est pas certain que cette obligation du mariage civil avant le mariage religieux respecte au mieux la liberté religieuse garantie notamment par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 10 de la charte des droits fondamentaux de l’UE. En effet, en quoi cela serait-il dérangeant pour l’ordre public d’avoir toujours une autorisation administrative avant le mariage religieux, mais de permettre que le mariage religieux ait lieu avant le mariage civil (quitte à obliger le couple à se marier civilement derrière) ? Il s’agirait ainsi d’étendre simplement aux mariages religieux le certificat de capacité au mariage déjà prévu par l’article 171-2 du code civil pour les mariages à l’étranger. Les futurs époux pourraient signer un tel certificat précisant aussi que seul l’engagement civil a des effets sur l’Etat civil. Tout ceci respecterait mieux les religions, et notamment la religion catholique qui a fait la France.
Laurent Dastros
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« Un peuple qui meurt ne se voit pas mourir »
Devant une salle survoltée, au palais des Congrès de Versailles, où se trouvaient notamment Bruno Gollnisch ainsi que l’ambassadeur de Hongrie en France, Philippe de Villiers a délivré une belle prestation autour de son ouvrage Populicide, enchaînant les petites phrases, dénonçant l’Union européenne, les valeurs de la République et le laïcisme, le Mercosur, Emmanuel Macron et les va-t-en-guerre et les adeptes du multiculturalisme… Il a terminé par une note d’espoir, soulignant le retour de la nation et de la puissance.
« Il y a trois événements qui ont déclenché ma plume : le premier c’est la ligue des champion. La deuxième, c’est la fête de la musique, le 21 juin : la piqûre qui remplace les couteaux. Le troisième, c’est Mélenchon qui dit : « vous avez de la chance qu’il y ait eu Saladin ! »
« Le populisme c’est le cri d’un peuple qui ne veut pas mourir »
« L’euro c’est un oreiller qu’on met sur le réveil pour ne pas l’entendre »
« Un peuple qui meurt ne se voit pas mourir »
« Je suis hanté par la disparition du peuple auquel j’appartiens. »

Toutes les familles politiques sont opposées à la proposition de loi sur l’euthanasie
Lundi, Le Figaro a fait sa une sur un sondage montrant l’hostilité des Français à l’euthanasie.

En effet, une étude de la Fondapol indique que les Français ne demandent pas la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté mais une offre de soins palliatifs sur tout le territoire ;
- Pour 50% des Français, il faut d’abord proposer des soins palliatifs sur tout le territoire et ensuite seulement envisager l’introduction d’un « droit à l’aide à mourir » (48% contre, 2% de « sans réponse ») ;
- Placés dans l’hypothèse où l’un de leurs proches serait gravement malade, les personnes interrogées souhaiteraient qu’il bénéficie de soins palliatifs de qualité, et non que l’on opère sur lui une euthanasie (52% contre 38%, et 10% de « sans réponse ») ;
- Les conditions d’application sont jugées insuffisamment protectrices de la personne. Les Français redoutent l’extension de la proposition de loi aux plus vulnérables ;
- En particulier aux mineurs ou aux personnes en situation de handicap intellectuel (46% contre, 39%, 15% de « sans réponse ») ;
- Et aux personnes les plus fragiles, physiquement ou psychologiquement (52% contre, 35%, 13% de « sans réponse ») ;
- La majorité des 18-24 ans (55%) redoutent une extension de l’euthanasie et du suicide assisté aux personnes les plus pauvres, de même que 60% des proches de LFI, très au-dessus de la moyenne de l’échantillon (39 % craignent l’extension aux plus pauvres, contre 46 % qui ne le craignent pas, et 15% de « sans réponse ») ;
- Les trois-quarts (73%) des personnes interrogées souhaitent que la proposition de loi rende obligatoire l’avis d’un psychiatre en cas de doute sur les capacités de discernement de la personne qui demande l’euthanasie ou le suicide assisté (contre, 18% et 9% de « sans réponse ») ;
- La plupart des répondants (78 %) souhaitent que la proposition de loi mette en place une procédure spécifique pour les personnes en situation de déficience intellectuelle qui demanderaient l’euthanasie ou le suicide assisté (contre, 12% et 10% de « sans réponse ») ;
- Pour 77% des personnes interrogées, si un majeur protégé veut recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté, l’avis du personnel médical qui le suit habituellement devrait être obligatoire (contre, 11% et « sans réponse, 12%) ;
- En l’état actuel du texte, après avoir obtenu un accord médical pour procéder à l’euthanasie ou au suicide assisté, un second médecin doit être consulté, mais ce second médecin n’a pas l’obligation d’examiner le patient. La majorité (57%) des personnes interrogées jugent cette disposition inadaptée (contre, 33% ; et 10% de « sans réponse »). Autrement dit, ils estiment que l’examen du patient par le second médecin devrait être obligatoire ;
- La moitié (49%) des répondants refusent qu’il soit possible de poursuivre un psychiatre qui s’efforcerait d’orienter un patient dépressif vers une autre solution que l’euthanasie ou le suicide assisté (contre 33% et 18% de « sans réponse »).
- Toutes les familles politiques sont opposées à cette proposition de loi ;
- En classant les personnes selon leur proximité partisane et les familles politiques selon leur niveau de désaccord avec la proposition de loi, on obtient : Reconquête (64%), La France insoumise (55%), Les Républicains (55%), Horizons (54%), le Parti communiste français (54%), le Parti socialiste (52%), Place publique (52%), le MoDem (52%), le Rassemblement national (52%), Les Écologistes (50%) et Renaissance (49%, cf. le tableau page 11 de notre étude) ;
- L’opposition à cette proposition de loi domine les différentes strates municipales, des métropoles aux communes rurales ;
- La population de l’unité urbaine de Paris est même plus hostile (53%) à la proposition de loi, devant les villes, hors Paris, de plus de 100.000 habitants (52%), au même niveau que les communes de moins de 2 000 habitants, et au-dessus de l’ensemble de l’échantillon (51%), les communes de plus de 2.000 et de moins de 20.000 habitants (50%) et les communes de 20.000 à 99.999 habitants (49% contre la proposition de loi, 36% pour, et 15% « sans réponse »).
- La proposition de loi n’oppose pas les générations, elle les réunit dans l’opposition ;
- Les 50-64 ans expriment un niveau d’opposition (50%) légèrement inférieur à la moyenne générale (51%), tandis que les 25-34 ans (53%), au contraire, se situent légèrement au-dessus de la moyenne (51%);
- Les oppositions les plus significatives à cette proposition de loi émanent des jeunes, et plus particulièrement des 18-24 ans, des personnes affiliées à une religion, des proches de LFI, de LR et de Reconquête ;
- Le risque que les personnes plus fragiles, physiquement ou psychologiquement, ne recourent plus souvent à l’euthanasie ou au suicide assisté inquiète beaucoup plus les 18-24 ans (64%) et les 25-34 ans (62%), que l’ensemble de l’échantillon (51%) ; les proches de La France insoumise partagent davantage cette crainte (65%) que la moyenne de l’échantillon (51%) ;
- 70% des personnes interrogées craignent l’apparition de graves désaccords au sein des familles ou entre les proches si la loi sur la « fin de vie » devait être adoptée (contre, 17% ; « sans réponse », 13%) ;
- La crainte de graves désaccords au sein des familles ou entre les proches dépassent les clivages partisans : elle est partagée par 81% des proches de Horizons et de Reconquête, par 74% des proches de LFI et de LR, par 72% des proches du PS et du RN et par 71% des proches du PCF et du MoDem ;
- 42% des personnes interrogées estiment que la famille ou un proche devrait avoir le droit de contester la décision d’un proche de recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté (contre, 42% et 16% de « sans réponse ») ce que le texte actuel ne permet pas ;
- Près de la moitié (48%) des personnes qui déclarent une affiliation religieuse estiment que la famille ou les proches devraient avoir le droit de contester la décision de recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté (contre 34% de ceux qui sont sans affiliation religieuse) ; cette revendication concerne 57% des musulmans et 60% des catholiques pratiquants réguliers ;
- Sur l’ensemble du questionnaire, on enregistre une plus forte opposition parmi les personnes qui déclarent une affiliation religieuse (53%, toutes religions confondues) que parmi celles qui se disent « sans religion » (48%). L’opposition au texte concerne les catholiques (53%), davantage les catholiques pratiquants réguliers (60%) ainsi que les musulmans (57%) ;
- Si elle prévoit de créer un « délit d’entrave », la proposition de loi ne prévoit pas la création d’« un délit d’incitation » ;
- Le délit d’entrave qu’il est prévu de créer permettra de punir (jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende) ceux qui chercheraient à empêcher une personne de recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté. La moitié (47%) des personnes interrogées approuvent la création du délit d’entrave, 33% y sont hostiles (et 20% « sans réponse ») ;
- Le délit d’incitation viserait symétriquement à sanctionner ceux qui encourageraient le recours à l’euthanasie ou au suicide assisté : 48% des répondants n’approuvent pas l’absence d’un délit d’incitation (34% l’acceptent, et 18% sont « sans réponse ») ;
- Signe d’un débat précipité, le niveau moyen des « sans réponse » est particulièrement élevé (14%) ;
- La plupart (82%) des personnes interrogées disent s’intéresser au débat sur la loi sur « la fin de vie » et les deux tiers (65%) assurent se sentir concernés ; cependant, une majorité (54%) admettent ne pas suivre régulièrement les débats, tandis que nombreux sont ceux (60%) qui reconnaissent ne pas rechercher d’informations sur le sujet, et que la moitié (48%) répondent ne pas en avoir parlé, ni avec des amis, ni en famille, ni au travail ;
- Les résultats témoignent d’une société prise de vitesse, qui n’a pas été informée et qui n’a pas eu le temps de réfléchir ni au texte de la proposition de loi ni à ses conséquences.
Interrogé dans Le Figaro, Dominique Reynié souligne que les termes du débat sont souvent pipés :
La gravité et la complexité du sujet n’apparaissent pas dans les sondages qui posent la question de l’euthanasie sans parler des alternatives et mettent en scène la question de la souffrance. Si l’on prend la peine, comme la Fondapol vient de le faire, avec les Associations familiales catholiques (AFC), de préciser les termes du débat, alors les opinions ne sont plus les mêmes.
Et contrairement aux idées reçues, même à gauche, les personnes sont hostiles à l’euthanasie :
Les personnes qui se disent proches de l’extrême gauche, de LFI ou du PC constituent l’un des blocs les plus franchement hostiles à la proposition de loi et à ses principales dispositions. Ils voient sans doute l’euthanasie et le suicide assisté comme une modalité antisociale par excellence. La légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté rompt complètement avec les logiques de solidarité. L’instauration de la mort administrée pour des patients malades, fragiles, âgés, handicapés ou dépressifs est la négation absolue de l’État-providence. En Ontario, 30 % des euthanasies ont été effectuées dans la partie la plus pauvre de la population, pour les patients qui n’étaient pas en phase terminale. En Oregon, 8 % des suicides assistés ont été décidés à cause du coût des traitements médicaux.
Hong Kong condamne le catholique et défenseur de la liberté Jimmy Lai
Un tribunal de Hong Kong a reconnu Jimmy Lai, militant pro-démocratie, homme d’affaires, ancien propriétaire de journal et converti au catholicisme, coupable d’accusations de sédition et de violation de la loi sur la sécurité nationale (NSL), pour lesquelles il pourrait passer le reste de sa vie en prison.
Lai, ressortissant britannique et fondateur en 1995 du tabloïd pro-démocratie et anti-Parti communiste chinois (PCC) Apple Daily (le journal a dû cesser de paraître en 2021), a été jugé à partir de décembre 2023 pour « collusion avec des forces étrangères » et diffusion de « publications séditieuses », en violation de la loi chinoise de 2020 sur la sécurité nationale (NSL). Il avait déjà été condamné en décembre 2022 à six ans de prison et à une amende de 2 millions de dollars hongkongais pour « fraude ».
La sentence ne sera annoncée qu’à une date ultérieure, mais il ne devrait pas recevoir une peine inférieure à la prison à vie.
Le fils de Lai, Sébastien Lai, exhorte le gouvernement britannique à faire de la libération de son père une condition au désir du Premier ministre Keir Starmer de nouer des relations plus étroites avec la Chine.
« Des relations étroites avec la Chine… Si c’est ce que vous souhaitez, très bien, mais il doit y avoir des conditions préalables, et la libération de mon père doit en être une, car nous ne normaliserons jamais l’arrestation à l’étranger d’un de nos citoyens pour avoir défendu la liberté et la démocratie », a-t-il déclaré. « Il est temps d’agir, pas de parler. »
« Le Parti communiste chinois (PCC) hait Jimmy Lai car il incarne l’histoire de nombreux Hongkongais », a répondu Lord Patten de Barnes, dernier gouverneur britannique de Hong Kong et mécène de Hong Kong Watch.
« Il a fui clandestinement le régime communiste de Chine continentale et a bénéficié de la liberté économique et politique dans ce qui était alors une colonie britannique. Il est devenu un fervent défenseur des libertés qui ont fait de Hong Kong un exemple si réussi du partenariat entre liberté économique et politique. » « Ce que les communistes détestaient vraiment chez lui, c’est que, même lorsqu’il aurait pu quitter Hong Kong en 1997 pour la Grande-Bretagne, en tant que citoyen britannique, ou pour d’autres pays, il a choisi de rester aux côtés du peuple hongkongais dont il avait si longtemps défendu et sur lequel il avait tant écrit concernant les droits humains ». « Pékin, et le gouvernement fantoche de Hong Kong, haïssent tout particulièrement ceux qui leur ont courageusement résisté. » « J’espère que tous ceux qui, dans le reste du monde, croient en la liberté, réclameront avec force et à maintes reprises sa libération ». « L’Église catholique devrait également insister sur le fait qu’elle refuse de l’autoriser à pratiquer sa religion en prison. »
Jimmy Lai a 78 ans et subit l’isolement cellulaire depuis cinq ans. Selon certaines sources, la température dans sa cellule peut atteindre 44 degrés Celsius en été. Il souffre de diabète ainsi que de problèmes cardiaques et d’hypertension. Des rapports récents indiquent qu’il a subi une perte de poids importante et qu’il perd ses dents et ses ongles.
Le combat légitimement mené par les agriculteurs et les éleveurs ne peut laisser quiconque indifférent
Communiqué de Mgr Aillet :
La mobilisation des éleveurs qui s’insurgent contre l’abattage systématique des troupeaux en cas de dermatose nodulaire contagieuse, fait depuis plusieurs jours la une de l’actualité et attire de nouveau l’attention des médias sur la situation souvent dramatique des agriculteurs dans notre pays.
Cette colère des agriculteurs est on ne peut plus compréhensible, dans la mesure où l’abattage de tout un troupeau réduit pour ainsi dire à néant le travail de toute une vie…
C’est la raison pour laquelle plusieurs syndicats agricoles s’opposent à la politique d’abattage total, qu’à tort ou à raison ils jugent injuste et inefficace, préconisent l’abattage ciblé des animaux effectivement infectés, et proposent une stratégie préventive fondée sur la vaccination du cheptel dans les zones à risque et si nécessaire, sur l’ensemble du territoire national.
Les inquiétudes du monde agricole sont d’autant plus vives que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur qui pourrait être adopté par le Conseil de l’Europe à Bruxelles les 18 et 19 décembre, prévoit de facto l’importation de dizaines de milliers de tonnes supplémentaires de viande bovine et de volaille en provenance de plusieurs pays d’Amérique du sud, qui ne sont nullement tenus de respecter les normes environnementales et sanitaires auxquelles nos agriculteurs et nos éleveurs sont soumis.
Dans ces conditions, le combat légitimement mené par les agriculteurs et les éleveurs qui luttent pour leur dignité et leur survie, et par conséquent, pour la pérennité de l’agriculture française, ne peut laisser quiconque indifférent.
A-t-on suffisamment conscience qu’en France, près de 20% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté et que les statistiques officielles font état de plus d’un suicide d’agriculteur tous les deux jours ?
Les agriculteurs sont aujourd’hui deux fois moins nombreux qu’il y a 15 ou 20 ans, et si l’on en croit M. François Guillaume (ancien président de la FNSEA et ancien Ministre de l’agriculture), la France « perd chaque année des dizaines de milliers d’hectares de terres cultivables, plusieurs centaines de milliers de têtes de bétail et, bientôt, la capacité de nourrir les Français ».
Mais peut-on vraiment imaginer une France sans paysans ? Ce serait bien évidemment une tragédie pour le monde rural dans son ensemble et pour nos territoires, mais aussi, la fin de la « souveraineté alimentaire » du pays.
Aux agriculteurs des Pyrénées-Atlantiques ou d’ailleurs qui souffrent et qui luttent pour un modèle agricole plus juste et plus conforme aux exigences du Bien commun, j’exprime mon profond respect, ma proximité et mon soutien fraternel, tout en les assurant de ma prière pour eux-mêmes et leurs familles.
+Marc Aillet
évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Fait à Bayonne, le 15 décembre 2025
Attentat islamiste à Sydney : 15 morts dont un Français
Dimanche 14 décembre, deux hommes armés et vêtus de noir ont fait irruption sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney en Australie. Ils ont tiré sur la foule, faisant 15 morts dont un Français, et 42 blessés. L’un des deux assassins est mort.
Les deux tireurs sont un père qui a été abattu par la police, et son fils, qui se trouve dans un état critique.
Des membres de la communauté juive, rassemblés pour célébrer la fête d’Hanouka, ont été visés par l’attaque. La piste terroriste a été confirmée par les autorités. Un drapeau de l’Etat islamique a été retrouvé chez eux.
L’un des deux auteurs de l’attentat avait fait l’objet d’une enquête du renseignement australien en 2019 pour ses liens avec le groupe État islamique (EI).
Naveed Akram, l’un des assaillants, était soupçonné d’être étroitement lié à un membre du groupe EI arrêté en juillet 2019 et condamné pour avoir préparé un acte terroriste en Australie.
Le fils serait Australien de naissance, tandis que le père serait un migrant arrivé en 1998 avec un visa étudiant, transformé en 2001 en visa de partenaire, puis en visa de résident permanent.
L’un de ces hommes a été interdit de séjour en Australie :

Reconnaître l’indépendance kabyle c’est soigner la blessure ouverte depuis 1962
Dimanche 14 décembre, à l’invitation de Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement kabyle en exil (ANAVAD), le Président de Chrétienté-Solidarité assistait à la déclaration solennelle d’indépendance de la Kabylie.
Malgré les menaces du régime d’Alger et les tracasseries de ses assujettis de l’État français, cette cérémonie a pu se tenir au coeur de Paris, à deux pas de l’Arc de Triomphe.
Dans son discours prononcé à cette occasion, Yann Baly a rappelé que
“pour la France, reconnaître l’indépendance kabyle c’est, enfin, soigner la blessure ouverte depuis 1962, par une indépendance bâclée, marquée par le mensonge, l’imposture et la tragédie. Pour l’avenir, car c’est cela qui compte le plus, l’indépendance de la Kabylie, c’est le gage de relations apaisées des deux côtés de la Méditerranée, entre le peuple qui a vu naître Dyhia et celui qui a donné Jeanne d’Arc !”
Les clés d’une bonne éducation
Débat de 44 mn entre François-Xavier Clément et l’abbé Raffray.
François-Xavier Clément, père de famille et philosophe de profession, a dirigé l’un des lycées les plus primés de France, Saint Jean de Passy, pendant quelques années. Mais il est également le fondateur de ALTE ACADEMIA, un centre de formation de l’Education Intégrale.
François-Xavier Cément explique tout au long de l’épisode, à l’aide d’exemples vécus, comment se tourner vers une éducation intégrale, que ce soit en tant que parents, professeurs, chef scout…
Fidèle à la foi catholique, ce défenseur de l’éducation intégrale présente ses principes essentiels pour en permettre une application optimale.
Martyrs du nazisme : ont-ils vaincu le mal ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝗔𝗯𝗯𝗲́ 𝗞𝗲́𝘃𝗶𝗻 𝗘𝗺𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 𝗟𝗔𝗕𝗕𝗘́, collaborateur de la cause des 50 martyrs et auteur de “Prier 15 jours avec l’Abbé Noël PINOT”
- 𝗚𝘂𝗶𝗹𝗹𝗮𝘂𝗺𝗲 𝗭𝗘𝗟𝗟𝗘𝗥, journaliste et auteur de “La baraque des prêtres”
- 𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲-𝗟𝗮𝘂𝗿𝗲 𝗚𝗢𝗥𝗗𝗜𝗘𝗡, auteur de “Le Bienheureux Maurice RONDEAU” (Éd. Yeshoua)
Non, les Français ne veulent pas de l’euthanasie!
Communiqué des AFC:
La CNAFC et la Fondapol ont fait réaliser un sondage Opinionway de 38 questions auprès d’un panel de 3021 français adultes entre le 22 et le 30 octobre 2025. Il portait sur la proposition de loi relative au « Droit à l’aide à mourir » afin d’évaluer l’opinion des Français sur ce texte de loi voté en première lecture à l’Assemblée nationale et qui sera examinée au Sénat à partir du 20 janvier 2026.
Les résultats de l’enquête révèlent une réticence nette à la mise en œuvre des dispositions du texte voté en mai 2025 sur l’euthanasie et le suicide assisté.
Les premiers résultats montrent un réel intérêt des Français pour le sujet mais une méconnaissance quasi-totale du texte de loi. 82% des sondés se disent intéressés alors que seuls 7% ont lu le texte voté à l’Assemblée nationale en mars 2025.
Lorsqu’ils prennent connaissance de la procédure concrète qui doit mener à l’euthanasie ou au suicide assisté, les réponses des Français ne correspondent pas du tout à ce que prévoit le texte de loi. Les Français sont majoritairement opposés aux conséquences pratiques des modalités prévues :
-
78% des Français demandent une procédure spécifique pour les personnes souffrant de déficience intellectuelle.
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73 % demandent un avis d’un psychiatre ou d’un psychologue en cas de doute sur les capacités de discernement de la personne
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57 % des sondés estiment que le second médecin devrait avoir l’obligation d’examiner le patient
« Le même désaveu majoritaire apparaît aussi dans les procédures de contrôle de l’administration de l’euthanasie et du suicide assisté : 68% des sondés préfèreraient que celle-ci intervienne avant et non après l’acte euthanasique […] toutes choses qui ne sont pas prévues en l’état. »1
Enfin, les familles sont particulièrement inquiètes des conséquences : 70% des Français estiment que si cette proposition de loi était adoptée, il pourrait en découler de graves désaccords au sein des familles ou entre les proches de la personne décédée.
S’il a existé un débat public, celui-ci était sans doute à sens unique puisque ce sondage révèle que les attentes des Français n’ont pas été écoutées. Nous appelons le Parlement à prendre en compte la réticence nette des Français de tous bords politiques, loin d’approuver un texte aussi transgressif.
« Une société moderne ne donne pas la mort » – Jean Léonetti.
1 Fin de vie, une fabrique de l’opinion – Présentation et décryptage des résultats de l’enquête conçue par les AFC et réalisée par l’institut d’études Opinionway
Téléchargez la présentation du sondage en cliquant ici.
Syrie : 3 Américains tués par un membre des forces de sécurité syriennes
Le 13 décembre, alors qu’un groupe de militaires et de civils américains, escorté par les services de sécurité syriens, se rendait à Palmyre, un membre des forces syriennes a ouvert le feu. Deux militaires et un civil américains ont été tués.
Comme l’ont démontré les massacres sur la côte en mars 2025, ainsi que les exactions envers les druzes en juillet dernier, l’armée et les forces de sécurité syriennes sont totalement imprégnés des pratiques djihadistes qui ont permis à ce nouveau pouvoir de s’installer (avec la bénédiction des Occidentaux).
Commentaire de Walid Phares, Ph.D :
“L’attaque terroriste visant des militaires américains à Tadmor (Palmyre) n’a pas été perpétrée par un membre isolé de l’EI « perdu dans le désert ». Il s’agissait d’un agent des services de sécurité du régime syrien, rattaché à l’officier de sécurité nommé par le régime de Damas pour le district de Palmyre. Inutile de réinventer la réalité. La question qui se pose est la suivante : était-il le seul djihadiste (Al-Qaïda, Front al-Nosra ou Hayat Tahrir al-Sham) nommé par les autorités centrales dans différents districts ? C’est là le cœur du problème. Et les réponses risquent d’être désolantes. Apparemment, il n’était pas le seul dans toute la Syrie. Les forces américaines peuvent-elles faire confiance aux services et aux forces du régime ?”.
Un président pro-vie et pro-famille élu au Chili
Catholique pratiquant et père de neuf enfants, José Antonio Kast a remporté, dimanche 14 décembre, 58,2 % des voix au second tour de la présidentielle au Chili, une victoire sans appel face à la candidate communiste Jeannette Jara (41,8 %).
José Antonio Kast a fait campagne contre l’immigration et la criminalité, mais il est aussi pro-vie opposé à l’avortement même en cas de viol ainsi qu’à la dénaturation du mariage. Il fut président du Political Network for Values, qui regroupe des associations pro-vie du monde entier.
La crèche est un signe important
Discours du pape Léon XIV, samedi, adressé aux figurants de la crèche vivante de la basilique Sainte-Marie-Majeure :
Vous êtes venus de divers horizons pour apporter au Tombeau de Pierre le témoignage des mille visages avec lesquels, depuis des siècles, des générations de chrétiens ont représenté le Mystère de l’Incarnation, souvent imprégnés des traits de leur propre culture et des paysages de leur propre terre. De là, vous franchirez la Porte Sainte et célébrerez l’Eucharistie dans la basilique libérienne, surnommée la « Bethléem de l’Occident », où est vénérée la Sainte Crèche.
C’est cette relique antique, ainsi que son pèlerinage en Terre sainte, qui inspira saint François, en 1223, à célébrer pour la première fois la « Nativité de Greccio », marquant ainsi le début de la tradition de la crèche. Depuis lors, la coutume de représenter la Nativité du Seigneur, du Dieu qui « vient sans armes, sans force… pour vaincre l’orgueil, la violence et le désir humain de posséder… et nous conduire à notre véritable identité » (Benoît XVI, Catéchèse , 23 décembre 2009), s’est répandue à travers le monde de multiples façons.
Le pape François a déclaré qu’avant la crèche, « en contemplant le récit de Noël, nous sommes invités à entreprendre un cheminement spirituel, attirés par l’humilité du Dieu qui s’est fait homme pour aller à la rencontre de chaque homme et de chaque femme » (Lettre apostolique Admirabile signum , 1er décembre 2019, 1). C’est précisément ainsi : depuis la grotte de Bethléem, où Marie, Joseph et l’Enfant reposent dans leur humble pauvreté, nous nous mettons en route pour commencer une vie nouvelle sur les pas du Christ. Vous en serez témoins cet après-midi, avec la procession qui traversera les rues de la ville. Par sa chorégraphie, ses costumes et sa musique, elle sera un signe joyeux de la beauté d’être disciples de Jésus, Dieu fait homme, le soleil qui se lève « pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, et pour guider nos pas sur le chemin de la paix » ( Lc 1, 79).
Cela fait de vous – aujourd’hui, mais aussi toujours, comme une mission pour votre vie quotidienne – des pèlerins de l’espoir, des porteurs de consolation et d’inspiration pour tous ceux que vous rencontrez : pour les jeunes et les moins jeunes, pour les familles, les jeunes et les personnes âgées que vous croiserez sur votre chemin ; pour ceux qui se réjouissent et ceux qui souffrent, pour ceux qui sont seuls, pour ceux qui ressentent dans leur cœur le désir d’aimer et d’être aimés, et pour ceux qui, même avec difficulté, continuent de travailler avec engagement et persévérance à la construction d’un monde meilleur.
Chers amis, la crèche est un signe important : elle nous rappelle que nous faisons partie d’une merveilleuse aventure du Salut, dans laquelle nous ne sommes jamais seuls, mais, comme le disait saint Augustin, « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu… pour que les habitants de la terre deviennent les habitants du ciel » ( Sermon 371, 1). Diffusez ce message et perpétuez cette tradition. Elles sont un don de lumière pour notre monde, qui a tant besoin de garder espoir. Merci infiniment pour votre engagement ! Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, un joyeux Noël !
Instruis les dirigeants sur leur devoir de préserver la dignité de chaque personne à chaque étape de la vie
Extrait de l’homélie de Léon XIV prononcée lors de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, vendredi :
[…] La maternité qu’elle proclame nous fait nous redécouvrir comme des enfants. Quiconque entend « Je suis votre mère » se souvient que, depuis la croix, le « Voici votre mère » correspond à « Voici votre fils » (cf. Jn 19, 26-27). Et comme des enfants, nous nous tournerons vers elle pour lui demander : « Mère, que devons-nous faire pour être les enfants que ton cœur désire ? » Elle, fidèle à sa mission, nous répondra tendrement : « Faites tout ce qu’il vous dira » ( Jn 2, 5). Oui, Mère, nous voulons être tes vrais enfants : dis-nous comment grandir dans la foi quand nos forces nous abandonnent et que les ombres s’étendent. Aide-nous à comprendre qu’avec toi, même l’hiver se pare de roses.
Et en tant que ton enfant, je te le demande : Mère, enseigne aux nations qui aspirent à être tes enfants à ne pas diviser le monde en factions irréconciliables, à ne pas laisser la haine marquer leur histoire, ni les mensonges écrire leur mémoire. Montre-leur que l’autorité doit s’exercer au service des autres, et non par domination. Instruis leurs dirigeants sur leur devoir de préserver la dignité de chaque personne à chaque étape de la vie. Fais de ces nations, tes enfants, des lieux où chacun se sente le bienvenu.
Mère, accompagne les jeunes afin qu’ils reçoivent du Christ la force de choisir le bien et le courage de demeurer fermes dans la foi, même lorsque le monde tente de les détourner de leur chemin. Montre-leur que ton Fils marche à leurs côtés. Que rien ne trouble leur cœur afin qu’ils accueillent sans crainte les projets de Dieu. Préserve-les des menaces du crime, de la dépendance et des dangers d’une vie vaine.
Mère, allez à la rencontre de ceux qui se sont égarés loin de la sainte Église : que votre regard les atteigne là où le nôtre ne peut les atteindre, abattez les murs qui nous séparent et ramenez-les à la maison par la puissance de votre amour. Mère, je vous supplie d’incliner le cœur de ceux qui sèment la discorde vers le désir de votre Fils que « tous soient un » ( Jn 17, 21) et ramenez-les à la charité qui rend la communion possible, car au sein de l’Église, Mère, vos enfants ne peuvent être divisés.
Fortifie les familles : que les parents, à ton exemple, élèvent leurs enfants avec tendresse et fermeté, afin que chaque foyer soit une école de foi. Inspire, Mère, ceux qui forment les esprits et les cœurs, afin qu’ils transmettent la vérité avec la douceur, la précision et la clarté qui jaillissent de l’Évangile. Encourage ceux que ton Fils a appelés à le suivre de plus près : soutiens le clergé et les personnes consacrées dans leur fidélité quotidienne et ravive leur premier amour. Garde leur vie intérieure par la prière, protège-les dans la tentation, encourage-les dans la fatigue et secourt les affligés.
Sainte Vierge, puisse-t-on, comme vous, garder l’Évangile dans nos cœurs (cf. Lc 2, 51). Aide-nous à comprendre que, bien que nous en soyons les destinataires, ce message ne nous appartient pas, mais que, comme saint Juan Diego, nous en sommes les simples serviteurs. Puissions-nous vivre convaincus que partout où la Bonne Nouvelle se répand, tout devient beau, tout est restauré, tout est renouvelé. « Ceux qui te suivent ne pécheront pas » (cf. Sr 24, 22) ; assistez-nous afin que notre péché et notre misère ne ternissent pas la sainteté de l’Église qui, comme vous, est une mère.
Mère du vrai Dieu par qui nous vivons, venez en aide au Successeur de Pierre, afin qu’il confirme tous ceux qui lui sont confiés sur l’unique chemin qui conduit au fruit béni de vos entrailles. Rappelez-le à votre Fils, à qui le Christ a confié les clés du Royaume des Cieux pour le bien de tous, afin que ces clés servent à lier et à délier, et à racheter toute misère humaine ( Saint Jean-Paul II , Homélie à Syracuse , 6 novembre 1994). Et faites que, confiants en votre protection, nous avancions toujours plus unis à Jésus et les uns aux autres vers la demeure éternelle qu’il nous a préparée et où vous nous attendez. Amen.
Avec sa quadrilogie et son premier essai les aventures littéraires d’Antoine Bordier ont le vent en poupe
Entretien avec Antoine Bordier :
Antoine Bordier est un écrivain-journaliste-voyageur. Depuis sa grande épopée en Arménie en 2021, qu’il continue toujours, il a écrit une dizaine de livres, dont certains ont été publiés. Juste avant Noël, il publie aux Editions Le Lys Bleu, son dernier roman : Arthur, le petit prince des Émirats. Ainsi, il achève sa quadrilogie commencée en Arménie. Après le premier état chrétien du monde, il s’est aventuré au Liban, en Égypte et aux Émirats. Il a, enfin, publié son premier essai économique, co-écrit. Interview de l’auteur qui vient juste d’atterrir en France.
Michel Janva : Bonjour Antoine Bordier, comment allez-vous ? Comment s’est passé votre voyage ? Vous rentrez d’Arménie et du Liban. Vous vous êtes rendus dans ces pays que vous nommez vos « pays frères » pour quelles raisons ?
Antoine Bordier : Oui, je suis rentré vendredi soir. Le voyage s’est bien passé, même si l’avion avait un peu de retard. Cela fait un mois que je suis parti. Je suis ravi de rentrer en France pour fêter la Nativité en famille. En Arménie, j’ai terminé une petite mission en tant que consultant. Et, je suis sur de nouveaux projets littéraires, notamment la traduction de mon premier livre : Arthur, le petit prince d’Arménie. L’Arménie ne va pas bien, elle vit des moments politiques et sociaux sombres. Il y a depuis presque deux ans maintenant un bras de fer, un combat, un rapport de force malsain qui pourrait déboucher si les choses s’aggravent beaucoup trop sur des affrontements plus durs. Des évêques ont même appelé à la désobéissance et à l’action armée contre le pouvoir en place. Du côté du pouvoir, du côté du Premier ministre, de Nikol Pachinian (depuis 2018), les actions et les discours, les politiques intérieures et extérieures ne vont pas dans le sens de l’apaisement.
Ce qu’il se passe en Arménie est, donc, très grave.
Oui, et l’Occident, l’Union Européenne et la France, ne font rien ou presque. Poussé par Donald Trump, Nikol Pachinian a été obligé de se soumettre aux diktats de l’Azerbaïdjan et de la Turquie, qui sont les ennemis de toujours. Certaines personnalités arméniennes, comme le pasteur René Léonian et Tigran Yégavian, ceux de la diaspora, évoquent, de plus, le « génocide sans fin » que subissent les Arméniens. Après le génocide de 1915 qui n’est toujours pas reconnu par la Turquie et l’Azerbaïdjan et qui a vu 1,5 millions d’Arméniens d’Anatolie et de Cilicie être éliminés « comme des chiens », pour reprendre l’abominable expression d’Ilam Aliev le président-autocrate d’Azerbaïdjan, il y a eu la guerre de 2020 dans le Haut-Karabakh, le blocus du corridor de Latchine, et l’épuration ethnique des 120 000 Arméniens qui ont dû fuir le Haut-Karabakh et abandonner leurs terres millénaires, pour se réfugier en Arménie. C’était en septembre 2023.
Oui, je me souviens très bien de cette tragédie, de cette énième guerre. La France et l’Union Européenne ont dénoncé, gesticulé. Mais, ils n’ont pas agi pour empêcher cette épuration.
Pire, ils signent des contrats énergétiques avec le dictateur Aliev. Le monde navigue en pleine eau pouilleuse et sale. Le monde est devenu fou, comme dans les années 1930. Ils dénoncent du bout des lèvres, mais sont complices par la signature du bout des doigts. Je suis très inquiet de cette situation, car, en plus, Pachinian abandonne toute référence à l’histoire. Il veut la paix, c’est certain. Mais à quel prix ? Et, de l’autre côté Aliev continue à se faire livrer par Israël de l’armement, comme il l’avait fait juste avant la guerre de 2020. D’ailleurs, il en commande deux fois plus. Enfin, dernièrement, il a menacé Erevan d’une action d’ampleur si sa demande concernant le retour « des Azéris occidentaux en Arménie » n’était pas satisfaite.
C’est terrible. Evoquons maintenant le Liban. C’est, aussi, compliqué là-bas, non ? Pour quelles raisons y étiez-vous ?
Oui, c’est très complexe même. Je commence à très bien connaître le Liban, le Pays des Cèdres, la Perle du Levant, comme l’a dit Lamartine lors de son voyage au Liban, en 1832-1833. Le Liban ne va pas bien. Il ne s’est toujours pas remis des guerres de 1975-1990. Ensuite, il y a la crise financière et politique de 2019 qui continue et appauvrit plus de 60% de la population, l’explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020, où j’ai pu voir la vidéo d’un missile s’abattre sur les silos où avaient été entreposées les matières explosives. Les Libanais sont désabusés, fatigués, traumatisés. En plus, vous devez rajouter au peuple Libanais de plus ou moins 3 millions (comme en Arménie), les 400 000 Palestiniens et des 1,5 millions de réfugiés Syriens. Les Libanais, les descendants des Phéniciens sont, grâce à Dieu, des résistants. Mais, c’est très dur. Comme si tout un pays était tombé en dépression. Le Liban a besoin d’aide. Il a besoin de la France, de l’amitié des Français.

Vous vous y êtes rendu pour rencontrer le Pape, c’est cela ?
Non, pour le suivre (sourire). Il a donné une bouffée d’air pur à tous les Libanais, aux premiers d’entre-eux, aux plus pauvres, aux plus fragiles, aux personnes handicapées, aux victimes. Il est venu apporter la Paix au Liban. D’ailleurs, deux jours avant son arrivée, les bombardements de Tsahal ont cessé. Ils ont recommencé le lendemain de son départ. Oui, je l’ai suivi pendant ses trois jours et deux nuits. Il a rempli à merveille son ordre du jour : l’homme en blanc, que certains appellent « l’ange blanc » est venu transmettre à toutes les communautés religieuses, au nombre de 18, la PAIX. Je ne l’ai pas rencontré. Mais, j’étais au plus près de lui. Je me suis agenouillé là où il s’est agenouillé, devant la tombe de saint Charbel, le saint du Liban qui rayonne et fait des miracles ici et dans le monde entier. Je ne l’ai pas rencontré, par contre j’ai rencontré le président Joseph Aoun et son épouse, Neemat. Je leur ai même offert mon livre : Arthur, le petit prince du Liban.
C’est formidable et c’est une très bonne transition. Venons-en justement à votre plume d’écrivain. Vous avez, donc, écrit cette quadrilogie : Arthur, le petit prince. Et, votre quatrième œuvre est disponible dès lundi prochain chez votre éditeur : Le Lys Bleu Edition. Racontez-nous cette épopée en 4 dimensions. Cela a commencé en Arménie ?

Oui, tout ceci est très romanesque. Lorsque je me suis rendu en Arménie pour la première fois en 2021, j’étais l’envoyé spécial de la revue économique française Challenges. Sur place, feu Raymond Yezeguelian (il est décédé en 2024 ; il était avocat, entrepreneur et bienfaiteur, président de l’Union des Français de l’Etranger, et membre de nombreuses associations arméniennes comme l’ANACRA, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens) suite à notre rencontre dans le cadre de mes reportages me dit : « Vous devriez écrire : Antoine au Pays des Merveilles ». Je ne pouvais écrire sur moi-même, alors j’ai décidé d’écrire mon premier roman : Arthur, le petit prince d’Arménie.
Dites-moi si je me trompe. Mais, il me semble que dans ce livre vous avez voulu rendre hommage à vos mentors, à commencer par Antoine de Saint-Exupéry, n’est-ce pas ?
Oui, c’est tout-à-fait cela. Je n’aime pas les comparaisons, et je ne me compare pas à lui, mais, il est vrai qu’il m’inspire beaucoup. Il me précède même. Son Petit Prince reste d’actualité. Dans l’écriture naïve et poétique qu’est celle d’Antoine de Saint-Exupéry, il y a le monde entier, celui de son époque, celui des conflits. Et aujourd’hui, notre monde en est de plus en plus rempli.
En plus, j’ai vraiment eu un petit signe de sa présence à mes côtés, lorsque par hasard, j’ai pu mettre les pieds dans son château de famille juste avant que ne sorte mon livre.
Racontez-nous, c’est incroyable.
Oui, c’était en juillet 2022. Je me trouve dans le sud de la France. J’ai fini d’écrire mon premier livre, et je viens de signer mon contrat avec mon éditeur franco-arménien – après avoir frappé à une trentaine de portes de maisons d’édition pendant six mois –, SIGEST. Et, je suis en reportage à… Saint-Tropez. Là-bas, par je ne sais quel hasard, je me retrouve invité au restaurant par l’épouse du milliardaire François Pinault, Maryvonne. Et, le propriétaire du restaurant, Le Club 55, feu Patrice de Colmont (décédé le 11 octobre dernier) m’invite à visiter en privé le château qu’il vient de racheter, et qui n’est autre que le château de La Môle. C’est le château de Marie de Saint-Exupéry, née Boyer de Fonscolombe, la maman d’Antoine. Là, je visite seul et en privé le rez-de-chaussée que Patrice a transformé en musée-hommage à Marie et à Antoine. Car, avant lui, Marie était une femme de Lettres, de Plume, et de Poésie…

Ne m’en voulez pas. Je suis obligé de vous couper. Tout ceci est passionnant et on aimerait continuer. Mais, il nous faut parler de la suite. Il nous faut parler du second livre : Arthur, le petit prince du Liban. Au fait, qui est Arthur ? C’est vous ? C’est Antoine de Saint-Exupéry ? C’est qui ?
C’est une très bonne question, que l’on me pose souvent. Non, Arthur, ce n’est pas moi. Mais, il y a chez Arthur du Antoine de Saint-Exupéry, pour son environnement aérien, naïf et poétique. Il y a, également, du Hergé, du Tintin, pour ses courses aventureuses et journalistiques. Il y a, aussi, du Georges et Joseph Kessel, qui sont, également, mes mentors. Arthur est un jeune journaliste orphelin qui a perdu ses parents dans un accident de voiture. Après l’Arménie, où il revit, ses aventures journalistiques hors-du-commun l’entraînent au Liban, en Égypte et aux Émirats. Sa mission principale, après son succès incroyable en Arménie, est d’ouvrir une antenne de son journal, Le Monde des Bonnes Nouvelles, dans chacun de ces pays. Au Liban, il découvre qu’il existe encore une forte communauté arménienne, qui vit principalement dans l’un des quartiers de Beyrouth, à Bourj Hammoud et à Anjar. Il y rencontre l’une des premières communautés chrétiennes au monde, les Maronites. Depuis qu’il est devenu le petit prince du Royaume d’Heradis, un monde parallèle au nôtre beaucoup plus évolué technologiquement, tout en restant très lié au monde humain et au monde animal, Arthur a développé des super-pouvoirs comme celui de voler. Il bénéficie, en plus, des dons de bilocation et d’ubiquité. Il est capable de remonter le temps, le fil de l’histoire, et de se mouvoir entre deux espaces.
Que pouvez-vous nous dire sur Arthur, le petit prince du Liban ? Quelles sont les aventures qu’il va vivre ?
Il va faire des rencontres incroyables. Comme vous le savez, dans chacun de mes livres se cache un triptyque littéraire. Il y a trois tableaux : un tableau journalistique plus ou moins romancé, un tableau allégorique, puisqu’Arthur rencontre des personnages illustres de la Bible et de l’Histoire, et un tableau fantastique. Arthur est, en effet, devenu – c’est pour cela que je vous invite à relire ma première œuvre – le petit prince du Royaume d’Heradis, celui de la reine Anahit, qui est à la fois une licorne et une femme presqu’éternelle…
Arthur un super-héros. Quels sont ses pouvoirs ?
Dans l’attribution de ses pouvoirs, il existe une évolution. Arthur va bénéficier de la totalité de ses pouvoirs aux Émirats. En Arménie, il a découvert qu’il bénéficiait du don de bilocation et d’ubiquité, et qu’il pouvait remonter le temps. Il a fait la rencontre de la reine Anahit, de l’aigle royal Aroso. Et, il s’est rendu pour la première fois dans le Royaume d’Heradis. Au Liban, il découvre qu’il bénéficie de plus en plus de pouvoirs. C’est là qu’il reçoit le bâton de Moïse, Bamoï. L’un de ses plus grands pouvoirs et qu’il peut changer l’histoire. Mais uniquement quand la reine l’envoie en mission. En Arménie, il réconcilie les Arméniens et les Turcs. Au Liban, il empêche l’explosion du port du 4 août 2020, et le début des guerres, le 13 avril 1975. En Égypte, il permet à Al Sissi d’échapper à des attentats. Aux Émirats, il réconcilie des clans. Il devient un super-héros et fait des allers-retours entre l’Arménie, la France et le Liban.
C’est incroyable. Cela me fait penser au Pape Léon XIV qui s’est arrêté au monument des victimes des explosions du port de Beyrouth le 2 décembre dernier. C’est fou, on dirait que la fiction et la réalité, le futur même, sont liés. Et, que votre livre aurait, ainsi, un rôle à jouer ?
Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que le Pape Léon XIV, lui-aussi, est en possession de mon livre : Arthur, le petit prince du Liban, sorti en juillet 2024. Est-ce qu’il s’en est inspiré ? Je ne sais pas. Je me suis moi-même rendu sur le lieu du port, pendant deux heures, il y a deux ans. Et, je m’y rends chaque année, depuis. Ce lieu est terrible. C’est un lieu de combat entre la terre et le ciel.

Arthur fait d’autres rencontres dans vos livres : il rencontre Abraham, Noé, Moïse, saint Paul, la Sainte Famille et Bonaparte en Égypte. Et aux Émirats ?
Oui, il fait plein de rencontre. Il rencontre, aussi Carlos Ghosn, que j’ai moi-même rencontré !
Carlos Ghosn, l’ancien patron de Renault-Nissan ? Celui qui s’est évadé de façon extraordinaire du Japon, dans un caisson sur roulettes ?
Oui, exactement. Je ne peux pas en dire plus. Vous comprendrez que c’est confidentiel.

Oui, je comprends. Tout cela est passionnant. Pour conclure, dites-nous-en un plus sur Arthur, le petit prince des Émirats. Quelles sont les aventures qu’il va vivre ?
Dans ma dernière œuvre, Arthur, le petit prince des Émirats, le jeune journaliste subit les soubresauts de sa popularité et il perd pied. Il vit un burn-out, dont il réussit, finalement, à sortir. Une fois guéri, il reçoit les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains du Président de la République. Puis, son journal, qui est devenu numéro un, l’envoie aux Émirats ouvrir une nouvelle antenne. Sa mission se transforme alors en véritable conte des Mille et Une Nuits. Il y fait la connaissance du peuple des Dunes. Il tombe amoureux de la reine Anahit, la licorne royale qui a la capacité de se revêtir d’une enveloppe corporelle. Il remonte le fil du temps de notre civilisation, car il comprend qu’il se retrouve dans son berceau.
Ses mécènes et protecteurs sont les émirs eux-mêmes, qui déclarent leur amour pour la France. Accueilli par une famille de milliardaire, ses conditions de vie sont exceptionnelles, luxueuses. Ses missions de petit prince se multiplient, comme ses dons de bilocation et d’ubiquité, dans tout le pays. Il participe, ainsi, à l’exploitation des premiers puits pétroliers et au développement sans précédent d’Abou Dhabi et de Dubaï.
Lors de ses missions, il met fin à l’affrontement entre les Pirates du Golfe et les Colons britanniques. Il met fin, également, à la guerre qui oppose le Yémen aux Émirats et à l’Arabie Saoudite. Le lancement de son journal dans les 7 émirats est un grand succès…
Que de belles aventures ! J’ai même lu qu’Arthur emmenait tous ses frères et sœurs, au nombre de six, dans le royaume merveilleux de la reine Anahit. Incroyable, une vraie fresque ! Allez, concluons avec votre avant-dernier livre, qui n’a rien à voir avec votre quadrilogie, votre premier essai économique : La stratégie d’entreprise en temps de turbulences, qui est disponible chez L’Harmattan, depuis le 30 octobre dernier.
Là aussi, il s’agit d’une très belle rencontre. C’est Fady J. Gemayel, mon co-auteur, qui m’a demandé de collaborer avec lui pour écrire ce livre. Il est le fruit de sa thèse de doctorat, passée dans les années 1980, en France, et d’un travail collaboratif qui a duré près d’un an. C’est, d’ailleurs, pour cela que je connais très bien le Liban et que je m’y suis rendu une douzaine de fois depuis 2023.

C’est un livre sérieux, qui a été préfacé par le Directeur Général Honoraire d’HEC Paris, Bernard Ramanantsoa.
Oui, très sérieux. C’est un « mini-STRATEGOR », une référence ! Bernard Ramanantsoa y a réalisé une très belle préface, presqu’un hommage !
C’est un livre de stratégie unique et atypique. Unique et atypique, parce qu’il est un pont entre l’histoire de la stratégie, ses grands auteurs, comme Ansoff et Schön, et ce que vivent de nos jours les entrepreneurs. Il est, aussi, un pont entre la France et le Liban, entre l’Europe, l’Occident et le Levant. Qui mieux que les entrepreneurs libanais connaissent le mot : turbulence ?
A travers une histoire familiale et une vie d’entrepreneur, à travers un parcours académique, ceux de Fady J. Gemayel, les questions clés que se posent tout entrepreneur en temps de turbulence trouvent un éclairage et des solutions inédits. J’y apporte toute mon expérience d’entrepreneur (j’ai créé plusieurs sociétés) et l’agilité de ma plume littéraire.
A qui s’adresse-t-il ?
Il s’adresse aux lecteurs-étudiants de plus de 18 ans, aux académiciens, aux entrepreneurs, aux dirigeants et aux professeurs, aux ministres. Les lecteurs y trouveront une méthode révolutionnaire, avec le “CHT” : Complexité, Homme, Temps. Ils approfondiront leur pensée économique, entrepreneuriale, sociale et stratégique. Car, l’essentiel du livre est ici : dans la prévalence du rôle de l’Homme et des Valeurs.
Finalement, s’il fallait vous classer dans un secteur particulier, s’il fallait vous définir, que diriez-vous en résumé de vous et de vos livres ?
Question très difficile. Peut-être que je dirais que je suis… inclassable (rires). Je rigole. Je suis un auteur chrétien-humaniste-mystique. Bref, un atypique ! Je suis un amoureux de la vie. Et, mes livres en sont le reflet. Ils sont les médiateurs de cet amour, de ma curiosité, de mes rencontres, de mes souffrances, de la vie ! Et, je suis un rêveur.
Un jour, j’ai rencontré ma première lectrice, en Arménie, justement. Elle m’a dit : « Votre livre est un rêve ! ». Aujourd’hui, plus que jamais nous avons besoin de rêver, de rêver en grand. Et, de réaliser ses rêves. Mes livres, lignes après lignes, mots après mots, pages après pages, sont des hymnes à l’Aventure, à la Francophonie, à l’Entrepreneuriat, à la Réconciliation, à la Rencontre, à la Vie et au Vivre-Ensemble. En un mot : à la Paix !
Comme c’est bientôt Noël, où pouvons-nous nous procurer vos livres ?
Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de vente en ligne (comme la fnac.com, amazon.fr, etc.), en tapant mon nom ou celui de mes livres, et dans certaines librairies en France, en Arménie et au Liban. De plus, Arthur, le petit prince d’Arménie est disponible chez SIGEST (https://sigest.fr/2022/06/30/arthur-le-petit-prince-darmenie/). Les trois autres : Arthur, le petit prince du Liban, Arthur, le petit prince d’Égypte, et Arthur, le petit prince des Émirats, sont disponibles chez mon éditeur, Le Lys Bleu. Je suis, actuellement, en discussion pour qu’il soit présent en Égypte et aux Émirats.
Interview réalisée par Michel Janva
Copyright des photos A. Bordier, Sigest, Le Lys Bleu, L’Harmattan
Pour écrire à l’auteur : [email protected]
Quand l’ultragauche emprunte les méthodes du fascisme
Tribune de Jean-Frédéric Poisson dans le JDD :
On croyait le fascisme rangé au grenier des vieilles peurs, coincé entre les chandeliers poussiéreux et les proclamations martiales. Mais il revient : il avance masqué, muni d’un vocabulaire neuf, d’un lexique lavé à la lessive idéologique, et se pare du titre somptueux d’« antifascisme ». C’est sa première ruse : se présenter comme l’antidote de ce qu’il répand. Il est vrai que le fascisme n’est pas né dans un dîner de gala droitier. Il est l’enfant turbulent de la gauche révolutionnaire, un rejeton impatient, avide d’ordre total, de vertu imposée par la force, de société disciplinée par la pureté morale.
Mussolini, avant de devenir le Duce, dirigeait Avanti !, le plus grand journal socialiste italien. Il exaltait la grève générale, le renversement de l’ordre bourgeois et la régénération de la société par la violence. Ses « Faisceaux » [Faisceaux italiens de combat, mouvement politique créé en 1919 par Mussolini et première incarnation du mouvement fasciste en Europe, NDLR] n’étaient pas une armée d’aristocrates en monocle : c’était un regroupement de syndicalistes maximalistes, d’anciens socialistes lassés de la démocratie trop lente. Le fascisme, avant d’être une dictature, fut une tentation : celle d’imposer le bien par la force pour aller plus vite que le Parlement et plus droit que la loi, quitte à briser quelques vies et quelques vérités au passage.
Et voici que le vieux spectre ressurgit, travesti en activisme moderne. On ne marche plus sur Rome, on marche sur les scènes de théâtre et on met le feu – littéralement – aux concerts. On ne brûle plus les librairies, on annule les spectacles. On ne s’empare plus des mairies, on arrache les sapins. On ne harangue plus les foules, on chasse les crèches et on bordélise les marchés de Noël. On ne défile plus en uniforme, on s’indigne en collectif. La méthode, pourtant, demeure étrangement familière : désigner l’ennemi, le faire taire et intimider jusqu’à ce que la peur devienne loi. Rien n’est plus efficient qu’un petit groupe décidé à décider pour tous, particulièrement lorsque personne ne lui résiste.
Il y a chez ces nouveaux justiciers une ardeur qui confine au religieux. Le juge se trompe ? La rue corrigera. Une journaliste emploie un mot déplaisant ? La foule s’en chargera. Une inauguration ne cadre pas avec la morale du moment ? On la sabordera. Un média critique la révolution ? On le fera interdire. Ce n’est plus l’espace public : c’est un tribunal mobile où l’on est coupable de ce que des groupuscules qui répandent la terreur ont décidé. On perpétue un vieux rituel inventé par les chemises noires : « punir » l’adversaire avant qu’il n’ait eu le temps de se défendre. Et peu importe que la justice institutionnelle ait déjà parlé : le tribunal militant est infaillible.
Les procédés, eux, ont l’accent des heures les plus sombres de notre histoire : l’intimidation morale, l’humiliation publique, le sabotage des cérémonies. Les squadristi italiens [chemises noires, adhérents à la milice du régime fasciste de Mussolini, NDLR] interrompaient les réunions adverses à coups de gourdins ; nos nouveaux vertueux le font à coups d’accusations, de campagnes ciblées, de pressions sociales. Leur violence n’est pas toujours physique, mais ils partagent l’idée fondatrice : le droit d’imposer silence à ceux qui déplaisent.
Mais le plus inquiétant n’est pas l’excès de ces zélateurs ; c’est le silence massif de l’État. On dirait un maître d’école qui, voyant les élèves les plus bruyants terroriser la classe, se contente d’éternuer dans son mouchoir en espérant que le calme reviendra par miracle. L’autorité, quand elle se retire, ne laisse pas un espace libre : elle laisse un terrain de jeu aux fanatiques.
Il serait raisonnable de nous souvenir que la liberté n’est jamais abolie d’un coup : elle s’effrite, s’effiloche, se dissout dans les applaudissements polis, parfois aussi dans le silence moquetté des allées du pouvoir. Et que les fascistes, les vrais, ne portent pas toujours la chemise brune. Ils arborent des slogans qui paraissent neufs, défendent des causes apparemment nobles et entretiennent l’obsession inoxydable de sauver l’humanité, pour abuser des peuples qui n’ont plus de mémoire et qu’on a déculturés.
Ces temps-ci, la France est témoin des mésactions des révolutionnaires de bac à sable, des musulmans conquérants et des pseudo-féministes. Jusqu’à quand les Français se laisseront-ils emmerder ? Il y a quelques mois, un habitant d’Ajaccio rentrant chez lui était molesté par des vendeurs de paradis à l’entrée même de son immeuble. Un peu plus tard, quelques dizaines de Corses amis venaient faire comprendre à ces dealers qu’il faudrait déguerpir ou être découpés en rondelles : l’hospitalité insulaire n’exclut pas la fermeté. Ils ne citèrent aucun philosophe, n’invoquèrent aucun comité, mais firent savoir avec une clarté toute méditerranéenne qu’il existe des limites à ne pas franchir. Les Corses ont ce don rare : ils pratiquent la justice ordinaire avec un sérieux presque poétique et l’inflexibilité d’un officier de la Légion. J’aime bien les Corses.
