Chronique de la censure, suite
Le chanteur Bénabar a critiqué France Inter, accusant la radio publique de jouer un rôle de censeur culturel, lors d’une récente interview dans l’émission “Le Figaro la nuit”.
“Télérama, France Inter, ce sont des censeurs”. “Il faut éviter les gens qui décident ce qui est bien, ce qui n’est pas bien. Parce que c’est ça la censure en fait. Alors que la chanson populaire, c’est justement le public qui décide”.
Bénabar dénonce également une ligne éditoriale prescriptive, estimant que certaines radios publiques orientent les goûts des auditeurs au détriment d’une diversité musicale plus large.
“Il y a trois quarts des artistes français qui ne renvoient même pas leur disque à France Inter. Et c’est le service public, donc ça pose un problème”.
Ce week-end, France Inter s’est retrouvée au cœur d’une nouvelle polémique après la diffusion d’une chronique humoristique jugée choquante par une partie des auditeurs. Lors de cette séquence, une humoriste, vêtue d’un costume d’époque, a improvisé une chanson évoquant la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal, qui auraient été emportés par une variole mortelle.
CEDH : après l’affaire des crucifix dans les écoles italiennes, celle des icônes dans les tribunaux grecs
La Cour européenne des droits de l’Homme a demandé à la Grèce de justifier la présence d’icônes orthodoxes dans ses tribunaux. Nicolas Bauer, expert au Centre européen pour le droit et la justice, Nicolas Bauer intervient à ce titre devant la CEDH. Il explique dans Le Figaro :
En 2009, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait rendu un jugement fracassant, qui enjoignait à l’Italie de retirer les crucifix présents dans ses écoles. Vingt et un gouvernements européens s’y étaient opposés, car ils refusaient que la jurisprudence européenne impose ainsi la suppression des symboles religieux figurant dans les bâtiments publics. Face à cette mobilisation inédite, la CEDH avait réexaminé l’affaire et était parvenue, en 2011, à une conclusion opposée : il était légitime que l’Italie « perpétue une tradition ». C’était l’affaire Lautsi contre Italie.
Quinze ans après, la CEDH a demandé à la Grèce de se justifier sur la présence d’icônes orthodoxes sur les murs de ses tribunaux. Le mémoire du gouvernement grec est attendu pour le 19 février 2026, avant que la CEDH ne rende son jugement. Après l’affaire des crucifix, cette nouvelle « affaire des icônes » rouvre un débat qui semblait clos. Les symboles chrétiens encore visibles dans les bâtiments publics doivent-ils être retirés, au nom de la « neutralité religieuse » ? Ces symboles portent-ils atteinte à la liberté des citoyens « de ne pas adhérer à une religion » ?
Les juges européens procèdent à l’examen d’environ 5 % des recours qui leur sont soumis, opérant ainsi une forte sélection, et aucun des nombreux recours contre les symboles chrétiens dans les bâtiments publics n’avait été retenu depuis Lautsi contre Italie. La CEDH s’est délibérément saisie de cette affaire des icônes, en exhumant une requête déposée en 2020, ce qui satisfait les juges qui demandaient publiquement une révision des principes posés dans Lautsi. Ces éléments montrent que la CEDH pourrait obliger la Grèce à décrocher les icônes présentes dans ses bâtiments publics.
La CEDH décrit elle-même sa jurisprudence comme « vivante, dynamique et évolutive ». Pour autant, il serait dommageable de considérer que la jurisprudence Lautsi de 2011 est périmée. Ce jugement avait le mérite de respecter les traditions culturelles nationales, y compris dans leur dimension religieuse. La CEDH avait considéré qu’un crucifix dans une salle de classe italienne correspondait à un symbole religieux « essentiellement passif », dans la mesure où « on ne saurait notamment lui attribuer une influence sur les élèves comparable à celle que peut avoir un discours didactique ou la participation à des activités religieuses ». Les crucifix étaient ainsi distingués d’autres symboles religieux, comme le voile islamique, qualifié de « signe extérieur fort » ayant un « effet prosélyte ».
La CEDH avait par ailleurs accepté que l’Italie « donne à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante ». Cette question culturelle relevait de la « marge d’appréciation de l’État », c’est-à-dire de sa souveraineté. Jusqu’à présent, la CEDH a toujours expliqué qu’elle n’imposait aucune obligation aux États qui serait « susceptible de diminuer le rôle d’une foi ou d’une Église auxquelles adhère historiquement et culturellement la population ». Elle n’a jamais condamné non plus l’existence d’une religion officielle dans certains États européens.
De fait, la Grèce est un État officiellement orthodoxe et a souhaité maintenir cette confessionnalité de l’État lors de la dernière révision de sa Constitution en 2019. La présence d’icônes orthodoxes dans les bâtiments publics est une coutume grecque, découlant directement de cette Constitution. Celle-ci énonce que « la religion dominante en Grèce est celle de l’Église orthodoxe orientale du Christ » et reconnaît comme « chef spirituel suprême Notre Seigneur Jésus-Christ ». Ces dispositions relèvent de l’identité constitutionnelle grecque. D’autres États européens ont une identité constitutionnelle religieuse, comme le Danemark (évangélique luthérien) ou Monaco (catholique).
L’identité constitutionnelle correspond à l’« être » de l’État et non à son « agir », selon une distinction élaborée par la doctrine juridique. Or, le rôle de la CEDH devrait se limiter à juger de l’agir de l’État, car la garantie des libertés individuelles relève de l’action de l’État et non de son identité. En pratique, les gouvernements les plus condamnés par la CEDH, y compris en matière de liberté de religion, sont ceux d’États laïques. Si les juges européens doivent s’abstenir de statuer sur l’identité constitutionnelle d’un État, c’est aussi que celle-ci est souvent indissociable d’une identité nationale et culturelle.
Certes, la séparation entre l’être et l’agir de l’État peut paraître artificielle. Mais elle permet de limiter sainement le rôle de la CEDH, en respectant la souveraineté des États européens. Obliger la Grèce à décrocher les icônes des murs de ses tribunaux n’apporterait rien aux libertés individuelles, mais serait une perte sur le plan civilisationnel. Ce serait un triste symbole, alors même que l’Europe fait face à une augmentation des actes antichrétiens. Il faut espérer que la CEDH ne participera pas à cet iconoclasme.
Chronique de la censure
La Ligue des droits de l’Homme se réjouit de la perquisition des locaux français de la plateforme X (anciennement Twitter) dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Paris sur le fonctionnement de ses algorithmes et de l’intelligence artificielle Grok.
La LDH, engagée au sein du collectif Escape X, est à l’origine d’une plainte adressée au parquet de Paris pour contestation de crime contre l’humanité et négationnisme en lien avec une publication de Grok.
Le parquet convoque Elon Musk en “audition libre” le 20 avril.
Pavel Dourov, fondateur du réseau Telegram, ayant déjà fait de la garde à vue en France souligne :
« La police française est actuellement en train de perquisitionner les bureaux de X à Paris. La France est le seul pays au monde qui persécute pénalement tous les réseaux sociaux qui accordent aux gens un certain degré de liberté (Telegram, X, TikTok…). Ne vous méprenez pas : ce n’est pas un pays libre. »
Réaction de la direction de X :
« Les autorités judiciaires françaises ont perquisitionné ce jour les bureaux parisiens de X dans le cadre d’une enquête pénale reposant sur des motivations politiques et faisant suite à des allégations de manipulation d’algorithmes et de prétendues extractions frauduleuses de données. Nous sommes déçus par ce développement mais il ne nous surprend pas. Le parquet de Paris a donné un large écho médiatique à cette mesure, démontrant ainsi qu’elle constitue un acte judiciaire abusif visant à atteindre des objectifs politiques illégitimes plutôt qu’à favoriser la plus juste application de la loi dans le respect d’une administration loyale et impartiale de la justice.
Le parquet de Paris tente manifestement d’exercer une pression sur la direction générale de X aux Etats-Unis en visant notre entité française, étrangère aux faits poursuivis, ainsi que ses employés, au mépris des mécanismes procéduraux établis par les traités internationaux leur permettant de collecter des preuves ainsi que du droit de X de se défendre. Ces mécanismes et véhicules procéduraux sont parfaitement connus et utilisés quotidiennement par les autorités judiciaires du monde entier.
Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction. Cette mise en scène ne fait que renforcer sa conviction que cette enquête viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d’expression. X est déterminée à défendre ses droits fondamentaux ainsi que ceux de ses utilisateurs. Nous ne nous laisserons pas intimider par les mesures mises en œuvre aujourd’hui par les autorités judiciaires françaises. »
Les contacts se poursuivent entre Rome et la FSSPX
Répondant aux questions des journalistes, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a souligné qu’après l’annonce de plusieurs ordinations épiscopales en juillet, les discussions entre les parties se poursuivent. Son propos, bref, tranche avec
«Les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent, l’objectif étant d’éviter toute rupture ou solution unilatérale concernant les problèmes soulevés».
C’est ce qu’a déclaré Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.
Dans le communiqué de la Fraternité Saint-Pie X, il est fait référence à une lettre envoyée au Saint-Siège dans laquelle était exprimée «la nécessité particulière pour la Fraternité d’assurer la continuité du ministère de ses évêques». Le Saint-Siège – peut-on lire dans le communiqué – a envoyé «une lettre qui ne répond en aucune façon à nos demandes», d’où la décision de poursuivre dans la voie indiquée.
Sur X, la journaliste américaine accréditée auprès du Saint-Siège, commentait l’annonce de la FSSPX en évoquant le cas chinois :
Depuis l’accord provisoire Vatican-Pékin de 2018, les autorités chinoises ont parfois annoncé la nomination d’évêques et leur consécration sans mandat papal préalable, même durant le récent interrègne pontifical. Cependant, Rome a par la suite cédé et accepté ces nominations.
L’association des Juristes pour l’enfance plaide devant la CEDH la fin de la congélation des embryons
Communiqué :
Juristes pour l’enfance dépose ce jour devant la Cour européenne des droits de l’homme une tierce intervention (Amicus Curiae) dans l’affaire Ngoma c. France (requête n° 29584/24, https://hudoc.echr.coe.int/fre?i=001-245115), pour défendre l’intérêt supérieur de l’enfant.
Juristes pour l’enfance démontre de quelle manière la congélation et la conservation des embryons est contraire à l’intérêt et aux droits de l’enfant, dès lors qu’elle permet la survenance de situations inextricables, notamment lorsque le père décède. En effet, dans ce cas :
– soit l’embryon est implanté chez sa mère (ce que demande la requérante) et alors il naîtra orphelin de père ;
– soit l’embryon est accueilli par un autre couple ou par une femme seule (ce que permet la loi française) et alors il est privé de sa mère qui souhaite pourtant le porter et le mettre au monde.
C’est la congélation et la conservation des embryons qui rend possible le décès du père avant leur implantation. Il suffirait de conserver uniquement les gamètes, et de ne concevoir les embryons qu’au fur et à mesure de leur implantation, pour éviter la survenance de ces situations inextricables.
Par conséquent, Juristes pour l’enfance demande à la Cour d’enjoindre à la France d’interdire la congélation des embryons et de lui substituer la seule congélation des gamètes, seule solution respectueuse de l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant et par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Loi sur la fin de vie : où en sont les discussions, et comment agir ?
Communiqué de la Marche pour la vie :
Il y a quelques jours, le Sénat a proposé un nouveau texte de loi sur la fin de vie, effaçant l’acte létal et donc la substance de “l’aide à mourir”. Suite à un vote, ce texte n’a pas été adopté. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Malheureusement, c’est plutôt une mauvaise nouvelle. En effet, c’est donc son propre texte que l’Assemblée va reprendre, or voici ce que contenait ce texte :
Loi votée à l’Assemblée nationale le 27 mai 2025
1) L’aide à mourir définie comme un soin et un droit
- Modification du code de la santé : l’euthanasie et le suicide assisté sont intégrés dans le “droit d’avoir une fin de vie digne”.
- Prescription, et administration si nécessaire, de la substance létale par un soignant.
2) Conditions d’accès floues et larges
- Selon ces conditions soi-disant strictes, il y aurait aujourd’hui 1 million d’éligibles.
- Cela ne concerne pas seulement les patients en fin de vie (possibilité de choisir une date dans + d’1 an).
- L’évaluation d’éligibilité est à la libre détermination du pouvoir médical.
- Pas d’obligation de référer le patient vers un psychologue ou un psychiatre.
3) Une procédure rapide et facile
- Le patient a un délai de réflexion de 2 jours.
- Pas de réelle collégialité, la décision est prise par le médecin sous 15 jours.
- Pas de recours possible de la part des proches (sauf pour le tuteur d’un majeur protégé).
- Commission de contrôle a posteriori : la commission n’examine la validité du dossier qu’après le décès.
4) Délit d’entrave à l’aide à mourir
- Interdiction de dissuader une personne d’une euthanasie ou suicide assisté — y compris pour les psychologues, psychiatres et représentants religieux — sous peine de 15 000 € d’amende et 1 an de prison.
5) Clause de conscience réduite
- Pas de clause de conscience pour les pharmaciens.
- Tous les établissements devront permettre une offre d’”aide à mourir”.
Les débats seront de retour dans l’hémicycle de l’Assemblée la semaine du 16 février. D’ici là, il est urgent d’agir !
Comment agir concrètement ?
Pour avoir une influence directe, la meilleure solution est de rencontrer votre député. Certains députés sont réellement à l’écoute et votre témoignage peut les éclairer sur cette question qui n’est pas évidente. Si cela n’est pas possible, nous vous invitons à lui écrire :
Vous pouvez également aider financièrement la Marche pour la vie qui se mobilise toute l’année pour faire valoir les soins palliatifs plutôt que le suicide assisté ! Concrètement, nous avons besoin de votre aide pour équilibrer le déficit de 20.000€ suite à la Marche de cette année, et pouvoir continuer à agir dans le débat public, au moment où la question de la fin de vie revient devant les députés.
Un don, quel qu’en soit le montant, est un acte concret pour défendre les plus fragiles, ceux que la société veut délaisser !
Toujours plus de censure !
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Ce mois de janvier 2026 pourra être marqué d’une pierre noire dans les annales des libertés publiques. La principale mesure a été l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure a toutes les apparences d’une bonne idée. Il est évident que passer 5 ou 6 heures par jour à « zapper » des vidéos plus ou moins addictives détruit les facultés cognitives des adolescents – sans parler des innombrables occasions de harcèlement ou même des incitations au suicide.
Mais j’imagine que ces enfants ont des parents. Je ne vois pas du tout pourquoi l’État s’immisce dans leur éducation – si ce n’est pour justifier son sobriquet de « Big Mother ». Je crois donc que cette mesure détruit encore un peu l’autorité parentale; ne servira à rien (on voit mal comment l’État réussirait là où les parents échouent); et, surtout, crée un dangereux précédent. Car, pour rendre cette interdiction efficace, il va bien falloir contrôler l’âge. « On » nous assure que cela n’aura rien à voir avec du « flicage ». Voire. Nous avons désormais quelques décennies de recul pour apprécier la valeur de telles promesses. D’autant que, parmi les solutions « sûres » qui sont actuellement évoquées, il est question de l’utilisation d’un « tiers de confiance »… qui pourrait être l’État lui-même!
Pour mesurer à quel point la parole de l’État est fiable en matière de libertés publiques, rappelons que la vidéosurveillance algorithmique avait été autorisée à titre expérimental pour les JO de 2024. Or, une loi actuellement en discussion envisage la prolongation de « l’expérience » jusqu’en 2027 – et le site La Quadrature du Net, qui suit de près les questions liées aux libertés numériques, nous indique que l’objectif du gouvernement est d’obtenir une « expérimentation » jusqu’en 2030, pour les prochains Jeux olympiques. Autant réclamer tout de suite la légalisation définitive du processus, ce sera plus simple!
Pour revenir à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, comment douter qu’elle permettra, à terme, à l’État de décider qui peut accéder ou non aux-dits réseaux ? Naturellement, à la veille d’échéances électorales importantes, un tel pouvoir n’a rien d’anodin. D’autant que les mesures de censure extra-judiciaires ne sont déjà pas rares. Beaucoup ont commenté les sanctions de l’UE contre le franco-russe Xavier Moreau en parlant du fond de ses propos. Mais on peut à la fois être en désaccord avec les propos de ce dernier sur la guerre en Ukraine et s’inquiéter qu’il soit possible, sans procédure judiciaire (et sans déclaration de guerre à la Russie!), de couper à un citoyen français l’accès à ses comptes bancaires. Le principe de base en matière de liberté est: Hodie mihi, cras tibi. Si l’on accepte tranquillement que des personnes soient ainsi censurées, qui nous soutiendra si notre tour arrive dans quelques années ? Désormais, le gouvernement envisage l’interdiction des VPN (comme la Corée du Nord ou la Chine, modèles bien connus de liberté!). Certes, il est douteux que cela soit techniquement possible. Mais le simple fait d’y songer en dit long sur la détestation d’Emmanuel Macron et des siens pour les libertés publiques – et pour la liberté d’expression sur internet plus particulièrement. Il serait temps que l’opposition se réveille, avant d’avoir été totalement réduite au silence. Mais, pour le moment, à l’exception notable de LFI, elle se contente, au contraire, de réclamer du gouvernement toujours plus de censure!
Emmanuel Macron vu par Brigitte : Tchao Manu
«Quand tu liras cette lettre, j’aurai quitté l’Élysée et tourné à tout jamais le dos aux murs feutrés qui abritaient, depuis notre arrivée au Palais, le drame bourgeois nous tenant lieu de quotidien. A 72 ans, je n’ai plus envie de jouer les maitresses d’école. Je ne suis plus ton professeur de théâtre, tu n’es plus mon élève chéri. »
Depuis sa quinzième année, elle ne l’a plus quitté. Elle l’a d’abord initié à la comédie, puis l’a assisté dans sa quête du pouvoir, financier et politique, avant de l’accompagner à l’Élysée. Pour avoir partagé pendant 33 ans sa vie, elle est celle qui le connait le mieux, de sa part d’ombre à ses brillantes fulgurances. Au moment où 2 Français sur 3 souhaitent le départ du Président de la République, Tchao Manu emprunte, dans cette lettre-fiction, la plume mordante de la Première Dame pour dresser un bilan accablant de 8 années de macronisme. TCHAO MANU est une lettre-fiction de plus de 100 pages, signée Aphrodite, qui agace l’Élysée. Elle quitte l’Élysée et s’en explique…
Tout y passe : son ego démesuré, son narcissisme surdimensionné, son mépris de la France et des Français, sa déloyauté, son absence de convictions et de vision politique, ses amitiés délétères et ses reniements. Après l’avoir adulé, elle a décidé, à son tour, de le rayer de son existence et elle nous dit, avec une férocité toute féminine, pourquoi.
Mais quel auteur impertinent se cache derrière le pseudonyme d’Aphrodite, la déesse grecque de l’amour ? Une romancière de talent ? Un politique blessé par la désinvolture manifestée à son égard par Emmanuel Macron ? Une journaliste facétieuse ? Peu importe la réponse. L’important est que cette petite pochade politique sonne juste et donne à s’amuser.
L’auteur revisite les deux quinquennats catastrophiques de Macron, agrémenté de citations toutes authentiques. En voici un extrait sur l’avortement :
Mais derrière ce comportement exemplaire et tes déclarations de façade, il y a toujours eu chez toi une profonde aversion pour le modèle familial naturel fait « d’un papa et d’une maman » comme le scandaient, à pleins poumons, en 2010, dans les rues de Paris, des centaines de milliers de marcheurs de la Manif pour tous. Pour toi, cette famille traditionnelle, parfaitement obsolète, est un concept désuet, une résurgence anachronique d’un passé à effacer. Place désormais aux nouvelles formes de parentalité – famille recomposée, mariage homosexuel, monoparentalité, PMA ; des changements de paradigmes dont tu t’es fait le défenseur acharné. […]
Au moment de désigner dans le gouvernement Attal une Ministre de (ou des) Famille(s) – son titre a fluctué avec les vents dominants –, tu as choisi Sarah El Hairy, la députée Modem de Loire–Atlantique connue, avant tout, pour son homosexualité et son recours à la PMA pour devenir mère, et retoqué – pour lui succéder – en raison de « son profil conservateur », Laurence Garnier, la sénatrice du même département qui , à contrario, s’est toujours opposée, par convictions personnelles au mariage homosexuel, à l’interdiction des traitements de conversion et à l’inscription dans la Constitution du droit l’avortement. A l’heure de se justifier, il est vrai qu’elle s’en est tirée par une pirouette : « Nos concitoyens attendent du gouvernement qu’il s’occupe de redresser notre pays, plutôt que de problèmes qui n’existent pas ».
Ce sont ces mêmes calculs électoraux – au moment où tes électeurs de gauche défilaient dans la rue pour dénoncer ta désastreuse réforme des retraites – qui t’ont conduit à faire inscrire dans la Constitution « le droit à l’avortement ». Aucune menace véritable ne pèse, en France, sur ce droit intime, entré dans les mœurs et auquel personne ne s’oppose ; à commencer par Marine Le Pen qui y a toujours été favorable. Comme l’a souligné Gérard Larcher, le Président du Sénat dont on ne peut mettre en doute son attachement aux libertés fondamentales, tu as été déterrer un péril inexistant en vue d’amadouer socialistes et féministes : « L’IVG n’est pas menacée dans notre pays. Si elle était menacée, croyez–moi, je me battrais pour qu’elle soit maintenue. Mais je pense que la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux (…) La première préoccupation qui est la mienne, c’est les conditions dans lesquelles on pratique l’interruption volontaire de grossesse », avant de rappeler « la fermeture, en plus de dix ans, de 130 centres consacrés à l’IVG ». Pour avoir vécu trente ans à tes côtés, je connais tes convictions, tes motivations et tes manipulations. Une fois encore, tu as ressorti de ton « sac à malices » le péril de l’extrême droite haineuse qui menacerait la liberté d’avorter, en espérant avec cette manœuvre grossière te réconcilier avec ton électorat de gauche. Il est vrai que tu lui dois beaucoup : par peur de la « bête immonde », il t’a élu deux fois, avant de te honnir car il ne supportait plus ton arrogance, ton nombrilisme, tes trahisons à répétition et tes tergiversations libérales. Dans ce monde planétaire uniforme où ne nous sommes plus que des avatars anonymes égarés dans le magma de réseaux sociaux, le petit village (ou le quartier) qui nous a vu naitre reste notre dernier refuge avec son église, sa mairie, son école, sa gendarmerie, sa poste et sa maternité, son bon docteur et son vétérinaire bougon, son centre–ville avec ses rues commerçantes.
L’effacement de la femme par la gestation pour autrui (GPA) et l’idéologie du genre
Le 30 janvier dernier à Paris, Aude Mirkovic, présidente des Juristes pour l’enfance, est intervenue lors de l’évènement organisé par Boulevard Voltaire, autour du thème : « Urgence Françaises en danger » :
Une élève pro-vie fait appel devant la Cour suprême après l’interdiction des affiches de son club dans son lycée
Un étudiant et un groupe pro-vie de l’Indiana font appel devant la Cour suprême des États-Unis après qu’un tribunal inférieur a statué que le lycée de Noblesville pouvait interdire l’affichage de publicités de clubs pro-vie sur les murs de l’école.
Les tracts en question, créés par Students for Life of America (SFLA), portaient le titre « Étudiants pro-vie, il est temps de se réunir ! » et des images de jeunes manifestants tenant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Supprimez le financement de Planned Parenthood » et « Je suis la génération pro-vie ».
L’élève, à qui l’autorisation d’afficher les tracts a été refusée, avait déjà obtenu l’agrément de son établissement pour son club et comptait plus de 30 membres. Non seulement l’école a interdit l’affichage de ces tracts, mais elle a également suspendu son club après que l’élève et sa mère ont continué à faire appel de cette décision, que le principal a qualifiée de « tentative d’insubordination menée par un adulte extérieur prenant parti pour l’élève ». Elle a ensuite été autorisée à postuler à nouveau et le statut du club a été rétabli, mais l’élève et ses parents ont intenté un procès, arguant que la censure et la suspension étaient motivées par « l’hostilité envers ses opinions pro-vie, en violation du Premier Amendement et de la Loi sur l’égalité d’accès ».
En août dernier, cependant, la Cour d’appel du septième circuit a statué contre l’étudiant, déclarant que le lycée était dans son droit de refuser les tracts, car ils contenaient un contenu « politique » non neutre susceptible de « perturber » et pouvaient « raisonnablement être perçus comme portant l’approbation de l’école ».
Le 28 janvier, Alliance Defending Freedom (ADF) a annoncé qu’elle faisait appel de l’affaire devant la Cour suprême des États-Unis au nom de l’élève et de Noblesville Students for Life. L’ADF souligne qu’« aucune politique écrite ne régit » le contenu des tracts que les « plus de 70 clubs parascolaires » du lycée sont autorisés à afficher dans les espaces communs de l’établissement. La pétition dénonce une « discrimination fondée sur les opinions ».
John Bursch, conseiller principal et vice-président du contentieux d’appel de l’ADF, explique :
« Les élèves ne perdent pas leur liberté d’expression, protégée par la Constitution, lorsqu’ils entrent dans un établissement scolaire. Une école ne peut interdire à un lycéen ou à une association étudiante d’exprimer publiquement des messages pro-vie qui leur tiennent à cœur ». « Alors que d’autres groupes d’élèves de l’établissement étaient libres d’exprimer leurs idées, l’école a censuré les tracts de ce club, puis lui a retiré son agrément au motif que les messages qu’ils contenaient étaient trop ouvertement pro-vie. »
Neuvaine pour le respect de l’objection de conscience
Neuvaine pour le respect de l’objection de conscience avec le soutien de Mgr Dollmann, archevêque de Cambrai :
A l’heure où les parlementaires examinent les textes de loi sur la fin de vie, le premier sur les soins palliatifs et le second sur la création d’ un droit à l’aide à mourir, c’est à dire l’euthanasie et le suicide assisté, nous nous tournons de nouveau vers notre Père du Ciel, source et fin de toute vie, avec confiance. Prions cette neuvaine par l’intercession de la Vierge Marie, Patronne de la France, de Saint Joseph, patron de la bonne mort, de Saint Michel Archange, des Saints protecteurs et fondateurs de nos établissements de Santé ainsi que les Saints qui ont défendu la conscience humaine. Demandons que la conscience des législateurs et de tous les Français soit éclairée afin que la Vie soit respectée de son début à sa fin naturelle, ainsi que l’objection de conscience des soignants et des établissements de santé.
La première encyclique du pape Léon XIV évoquera l’intelligence artificielle, le transhumanisme et l’idéologie du genre
Les thèmes de la première encyclique du pape Léon XIV ont fuité : l’intelligence artificielle, le transhumanisme et l’idéologie du genre. Elle sera bientôt entre les mains du cardinal Fernández, préfet du Dicastère de la doctrine de la Foi.
Le 31 janvier, le quotidien italien Il Giornale a révélé qu’une version de la première encyclique de Léon XIV avaient été distribuées quelques jours auparavant. Intitulée provisoirement Magnifica Humanitas (« Magnifique Humanité »), elle abordera l’impact de l’intelligence artificielle, des théories posthumanistes et des technologies de pointe sur la dignité humaine, la justice sociale et le travail. D’après le journaliste italien Fabio Marchese Ragona, le texte décrira la « magnificence de la personne humaine », et plus particulièrement le caractère unique et la valeur du corps humain à une époque de plus en plus marquée par la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies cybernétiques. Les autorités vaticanes ont précisé que la décision finale concernant le titre reviendra au pape Léon XIV une fois le texte définitif soumis.
Le processus de rédaction suit les procédures établies du Vatican. Une première version du document a été examinée il y a plusieurs mois, puis renvoyée aux auteurs, restés anonymes, pour des corrections mineures. Après une seconde série de révisions, le texte sera examiné par le cardinal Michel Czerny, SJ, préfet du Dicastère pour le développement humain intégral.
Après examen, le document sera soumis au cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, pour « évaluation théologique et ajustements doctrinaux nécessaires ». Une fois ces étapes franchies, la version définitive sera transmise au Secrétariat d’État pour une dernière relecture avant d’être présentée au Pape pour signature.
L’encyclique devrait inclure une analyse critique des théories posthumanistes et transhumanistes. Le document souligne notamment que le corps humain ne saurait être réduit à un simple réceptacle neutre dont les capacités pourraient être indéfiniment augmentées sans conséquences éthiques.
Une attention particulière doit être portée à l’utilisation des nanotechnologies, du génie génétique et autres outils susceptibles d’améliorer ou de modifier les fonctions biologiques humaines. L’encyclique ne rejette pas catégoriquement ces technologies. Le critère proposé est que ces moyens visent à améliorer la santé et à soulager les souffrances des malades, plutôt qu’à créer des êtres humains hybrides ou augmentés.
Le texte aborderait également la question de l’identité de genre et adopterait une position ferme contre les théories qui contestent la distinction biologique entre homme et femme ou qui présentent le genre comme une construction sociale purement mutable.
Quand on plante une croix c’est la marque tranquille d’un monde qui ne sépare pas le profane du sacré, le visible de l’invisible
Après la messe célébrée à Propriano, les participants ont rejoint Savazzida, un imposant bloc granitique d’une altitude de 670 m. Le cardinal Bustillo a déclaré :
“Une croix en ce lieu magnifique n’est pas qu’un repère en hauteur. Elle ne sépare pas, elle relie les hommes entre eux. Ici, prier n’est pas un principe, c’est une manière d’habiter la terre. Le sacré se confond avec la montagne, avec le silence, avec le vent. La foi oublie que les symboles ne sont pas seulement des signes religieux mais des marques d’appartenance et des empreintes d’histoire. Elle ne voit pas que ces signes visibles ne sont pas des affirmations de pouvoir mais des traces de mémoire.”
Un habitant souligne :
“Dans nos villages, chaque pierre raconte une histoire. Une croix, un oratoire, une chapelle isolée, une fontaine ou un vieux mur de maison sont autant de bornes qui disent ”quelqu’un a vécu ici, a aimé ici, a prié ici”. C’est une manière d’inscrire l’humain dans la durée. Quand on plante une croix c’est un peu de notre histoire qu’on perpétue. Elle est la marque tranquille d’un monde qui ne sépare pas le profane du sacré, le visible de l’invisible, la vie de la mémoire.”
La croix a été fabriquée par un artisan du secteur.
Pose et bénédiction d’une croix à Viggianello sous la présidence du cardinal François Bustillo.#eglisedecorse #cardinalbustillo #corsica #benediction #croix
📸 Cathy Acquesta pic.twitter.com/I5QlkYaSnk— Église Catholique en Corse (@egliseencorse) February 1, 2026
L’abbé Celier et l’antilibéralisme catholique
Au micro de « L’invité du Club des Hommes en noir », Philippe Maxence reçoit cette semaine l’abbé Grégoire Celier pour son nouveau livre L’école de l’antilibéralisme catholique (éditions Hora Decima). Dans cet ouvrage, l’abbé Celier retrace avec clarté l’apparition du catholicisme libéral et comment celui-ci s’est constitué en réponse l’antilibéralisme illustré par des noms comme le cardinal Pie, Mgr de Ségur, dom Guéranger, Mgr Gaume, Mgr Benigni, l’abbé Barbier, Mgr Delassus, dom Besse, Mgr Freppel et beaucoup d’autres. Ils montrent la continuité de ces courants et la manière dont ils se sont développés jusqu’à aujourd’hui.
Mais, soumis à la question, l’abbé Grégoire Celier donne un peu à voir qui il est, au-delà de ses engagements et de sa participation régulière au Club des Hommes en noir.
La Fraternité Saint-Pie X annonce de nouvelles ordinations épiscopales le 1er juillet 2026
La Maison générale de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X annonce en ce 2 février 2026 vouloir procéder à de nouveaux sacres épiscopaux par les deux derniers évêques de la FSSPX, le 1er juillet prochain, soit quelques jours après le Consistoire des cardinaux annoncé pour fin juin. Nul doute que, cette fois, la question traditionaliste s’invitera dans les discussions cardinalices :
En ce 2 février 2026, fête de la Purification de la sainte Vierge, Monsieur l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, au cours de la cérémonie des prises de soutane qu’il présidait au séminaire international Saint-Curé-d’Ars, à Flavigny-sur-Ozerain, en France, a annoncé publiquement sa décision de confier aux évêques de la Fraternité le soin de procéder à de nouvelles consécrations épiscopales, le 1er juillet prochain.
En août dernier, il a sollicité la faveur d’une audience auprès du Saint-Père, lui faisant connaître son désir de lui exposer filialement la situation présente de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Dans un second courrier, il s’est explicitement ouvert sur le besoin particulier de la Fraternité d’assurer la continuation du ministère de ses évêques, qui parcourent le monde depuis près de quarante ans pour répondre aux nombreux fidèles attachés à la Tradition de l’Église et désireux que soient conférés, pour le bien de leurs âmes, les sacrements de l’ordre et de la confirmation.
Après avoir longuement mûri sa réflexion dans la prière, et reçu du Saint-Siège, ces derniers jours, une lettre qui ne répond absolument pas à nos demandes, l’abbé Pagliarani, appuyé sur l’avis unanime de son Conseil, estime que l’état objectif de grave nécessité dans lequel se trouvent les âmes exige une telle décision.
Les mots qu’il écrivait le 21 novembre 2024, pour le cinquantenaire de la déclaration historique de Mgr Marcel Lefebvre, sont plus que jamais le reflet de sa pensée et de ses intentions :
« Ce n’est que dans l’Église de toujours et dans sa Tradition constante que nous trouvons la garantie d’être dans la Vérité, de continuer à la prêcher et à la servir. […]
« La Fraternité [Saint-Pie X] ne recherche pas d’abord sa propre survie : elle cherche principalement le bien de l’Église universelle et, pour cette raison, elle est par excellence une œuvre d’Église, qui avec une liberté et une force uniques, répond adéquatement aux besoins propres d’une époque tragique sans précédent.
« Ce seul but est toujours le nôtre aujourd’hui, au même titre qu’il y a cinquante ans : “C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la sainte Église catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures (Mgr Lefebvre, Déclaration du 21 novembre 1974).” »
Dans les prochains jours, le Supérieur général fournira des explications complémentaires sur la situation présente et sur sa décision.
« Nos cum Prole pia benedicat Virgo Maria.
Que la Vierge Marie nous bénisse, avec son divin Fils. »Menzingen, le 2 février 2026
Euthanasie : des députés dénoncent la précipitation de l’examen en seconde lecture
Dans une tribune publiée par le JDD, 11 députés de différents groupes politiques parmi lesquels l’ancien ministre de la Santé Yannick Neuder dénoncent le calendrier précipité de l’examen des deux propositions de loi relatives à la fin de vie.
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« Excusez-nous, mais les Français d’origine française existent. On a le droit de parler d’eux, de les respecter.»
Marion Maréchal était l’invité de BFM TV pour parler de la sortie de son livre « Si tu te sens Le Pen ».
« Excusez-nous, mais les Français d’origine française existent.
On a le droit de parler d’eux, de les respecter.
Mes ancêtres sont pêcheurs, agriculteurs, ouvriers, poilus à Verdun ; ils ont construit la France dans la douleur, dans les larmes. »
L’eurodéputé LR Christophe Gomart soutient Éric Ciotti à Nice
Recruté en 2024 par Eric Ciotti, alors président des Républicains, le général Christophe Gomart, député européen, ancien commandant des opérations spéciales, ancien directeur du renseignement et vice-président de la commission Sécurité et Défense au Parlement européen, à Nice vendredi, apporte son soutien au candidat UDR-RN à Nice et prône l’union des électeurs de droite.
« Quand Éric Ciotti [alors président des Républicains] m’a appelé en mars 2024, pour parler géopolitique, il m’a demandé si j’accepterais d’être sur la liste conduite par François-Xavier Lamy pour les élections européennes. Il m’a dit : ce qui m’intéresse c’est l’autorité, la rigueur qu’incarne un militaire et sa connaissance du monde de la défense, à un moment où la guerre est aux portes de l’Europe. J’ai fini par dire oui, parce que ça m’intéressait de continuer le combat, non pas les armes à la main, mais de manière politique pour défendre la France et les intérêts des Français, au niveau du Parlement européen ».
Depuis son élection en juin 2024, il siège au sein du parti populaire européen (PPE). Il y côtoyait l’eurodéputé niçois Laurent Castillo, colistier d’Eric Ciotti (UDR allié au RN) pour les élections municipales à Nice, jusqu’au 20 janvier. Le Pr Castillo a rejoint le groupe des Patriotes (qui rassemble les partis d’extrême droite européens), présidé par Jordan Bardella.
« Si j’étais Niçois, bien évidemment, je voterais Eric Ciotti », confie le général.
L’eurodéputé niçois Laurent Castillo, colistier d’Eric Ciotti pour les élections municipales à Nice, a rejoint le groupe des Patriotes présidé par Jordan Bardella.
« Je suis un jeune rentré en politique. Les Républicains, ça me va bien. Je m’entends très bien avec François-Xavier Bellamy et Bruno Retailleau. Le militaire que je suis reste loyal. Mais je partage les mêmes idées que celles de Laurent Castillo ».
« Ce qui est certain, c’est qu’à la fin, il faut bien une union des électeurs de droite, si on veut que la France se réforme, avec des gens de droite au gouvernement. Sinon, on continuera à s’endetter, dizaine de milliards après dizaine de milliards, avec une perte de souveraineté, d’autonomie et une totale dépendance vis-à-vis d’autres ».
Comprendre la fin de vie
Les éditions Salvator ont traduit et adapté ce Petit lexique de la fin de vie, publié par l’Académie pontificale pour la vie, à l’origine en italien, avec des références aux lois italiennes. La version française ajoute des références à la législation française.
Il s’agit d’un glossaire définissant les termes souvent utilisés, d'”accompagnement” à “traitements de maintien en vie”, en passant par “soins palliatifs”, “état végétatif”, “soins déraisonnables”, “sédation palliative”… Ce lexique offre des éléments précis pour mieux reconnaître la complexité de ce qui se passe en fin de vie, et trouver la meilleure manière d’accompagner les personnes et les décisions.
Il introduit de manière accessible et originale les enjeux éthiques et religieux concernant les soins médicaux pour les patients qui approchent de la mort, et pour qui l’autonomie reste un droit essentiel.
Exemple avec la sédation (extrait) :
La sédation en fin de vie est donc motivée par l’existence de symptômes réfractaires associant non seulement la douleur, mais aussi les nausées, la dyspnée, l’agitation psychomotrice, voire la “détresse psycho-existentielle”. Parler de symptômes “réfractaires” signifie qu’ils ne répondent pas ou plus aux interventions thérapeutiques et qu’il n’est plus possible de les contrôler sans réduire la conscience et sans créer des effets indésirables excessifs. Leur évaluation est délicate, elle devrait être réalisée par des professionnels de santé compétents dans le cadre d’une approche interdisciplinaire. Il est également important que la personne demandant une sédation bénéficie d’un programme de soins palliatifs se concentrant sur la souffrance qu’elle ressent et son lien à la gravité et à l’irréductibilité du symptôme.
Euthanasie : chaque responsable politique engage son nom et sa trace dans l’histoire par les choix qu’il impose aux plus vulnérables
Le père Michel Viot rappelle aux politiques et aux élus leur responsabilité dans la légalisation de l’euthanasie. À travers le prisme de l’histoire et des textes anciens, le Père Michel Viot livre une analyse sur la responsabilité de nos dirigeants : la légalité d’une décision ne garantit pas toujours sa légitimité éthique. Chaque responsable politique engage son nom et sa trace dans l’histoire par les choix qu’il impose aux plus vulnérables.
Au-delà de la dimension spirituelle, c’est un appel à retrouver une parole de vérité dans un espace public souvent saturé par une communication lissée qui cherche à masquer la gravité des enjeux :
Les étrangers condamnés à des peines de prison d’au moins un an seront expulsés
Ne rêvez pas, cela se passe au Danemark.
À partir de maintenant, les ressortissants étrangers condamnés à au moins un an de prison pour des crimes graves, tels que les violences aggravées et les viols, seront automatiquement expulsés, a indiqué le gouvernement vendredi, lors de la présentation d’un nouveau dispositif législatif.
Jusqu’à présent, ces expulsions n’étaient pas systématiques, notamment en raison du respect des conventions internationales. Aux côtés du Royaume-Uni, le Danemark a récemment appelé les pays européens à réformer la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
Le chef du gouvernement social-démocrate, Mette Frederiksen, a souligné :
« Il est juste et nécessaire que les pays européens puissent évidemment s’asseoir autour d’une table et dire que nous préférons protéger nos pays plutôt que de protéger des délinquants ».
« Je ne pense pas que, lorsque les règles internationales ont été rédigées, on ait imaginé que quelqu’un fuirait le Moyen-Orient pour venir dans le meilleur pays du monde, puis commencerait à violer des filles et des femmes ». « À l’époque, on n’avait absolument pas envisagé que la victime deviendrait auteur d’infractions. Et je peux vous assurer que, malheureusement, beaucoup d’entre eux le sont devenus ».
Le grand déclassement
Après 5 ans de Hollande et 8 ans de Macron, la France est désormais passée sous la moyenne européenne en termes de PIB par habitant. Un décrochage progressif, qui s’est accéléré au cours de la dernière décennie.
En 2024, le produit intérieur brut par habitant de la France était inférieur de 2 % à la moyenne des 27 pays de l’UE. Le constat est sévère pour un pays qui fut longtemps l’un des plus prospères du continent. Cela fait trois ans, depuis 2022, que la France a basculé dans la partie inférieure de ce classement, au terme d’une décennie de décrochage progressif.
Dans Le Figaro, Nicolas Baverez souligne que « La France en voie de tiers-mondisation » :
Notre pays est devenu l’Argentine de l’Europe, la démagogie faisant basculer des pans entiers de la classe moyenne dans la pauvreté tout en organisant l’exil des talents et des cerveaux, des entreprises et des capitaux. La paupérisation de la France et des Français s’emballe. En 2024, la richesse par habitant s’est élevée dans notre pays à 38 110 euros. Elle se situe au 34e rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne, et ce pour la troisième année consécutive. Elle est en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l’Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l’Italie. Par ailleurs, l’écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. Le décrochage brutal du PIB par habitant se traduit par la montée de la pauvreté, qui touche près de 10 millions de Français et voit basculer plus de 650 000 personnes supplémentaires par an dans la précarité. Il est d’autant plus préoccupant qu’il s’accompagne d’une explosion de l’endettement.
Merci au “Mozart de la finance” et à ceux qui l’ont élu…
Législative sans “front républicain” : Antoine Valentin (UDR) élu député dans la troisième circonscription de Haute-Savoie
Antoine Valentin (UDR), soutenu par le RN, a été élu député de la 3e circonscription de Haute-Savoie dimanche au second tour d’une élection législative partielle, avec près de 59% des suffrages exprimés. Il était déjà arrivé en tête au premier tour.
Près de deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés, le taux de participation est de 34,09 %.
Face à lui, Christophe Fournier (LR), obtient près de 41%.
En 2024, Antoine Valentin était arrivé en tête du premier tour avec 39,68% mais il avait été battu au second tour par Christelle Petex (LR) qui avait obtenu 56,19 % à la faveur d’un front républicain. Le 6 novembre 2025, le député Christelle Petex avait annoncé démissionner.
Quelles sont les personnes qui vont être euthanasiées ?
Pour ou contre l’euthanasie ?
31 janvier 2026.
par le Professeur Aline Cheynet de Beaupré Professeur de droit privé et sciences criminelles – Université d’Orléans
La question est éminemment personnelle. En revanche, on peut réfléchir aux arguments qu’on entend.
Certaines personnes disent : « Ma grand-mère est morte dans d’atroces souffrances il y a 30 ans et c’est pour cela que je suis pour l’euthanasie aujourd’hui ». Ici, il y a un anachronisme. Nous sommes 30 ans plus tard. Les soins palliatifs, l’algologie, ont énormément progressé, donc ces souffrances seraient prises en charge aujourd’hui.
On entend aussi parfois : « Mon mari est mort l’année dernière dans d’autres souffrances ». La problématique est alors différente. Ici, il s’agit de reprocher au gouvernement actuel, comme passé, de n’avoir pas développé les soins palliatifs, de ne pas mettre les moyens financiers — et c’est vrai que ça coûte cher — au service du développement des soins palliatifs, d’une prise en charge de la souffrance en fin de vie, de l’accompagnement.
Donc tout cela fausse le débat et c’est très problématique.
Quand on regarde ce qui se passe à l’étranger : à l’étranger, ils ont, pour certains pays, dépénalisé, légalisé l’euthanasie. Mais tous avaient dit au début : « C’est exceptionnel, ce seront quelques cas, une dizaine par an, pas plus ». Et ils sont tous à des milliers, des dizaines de milliers de cas par an, en ayant élargi chaque année un peu plus les conditions d’éligibilité.
Alors c’est ce qu’il y a dans la France immanquablement. D’ores et déjà, au regard des textes qui sont étudiés par le Parlement, nous en sommes à 1 million de personnes éligibles. Les conditions ne sont aucunement strictes. Si l’on projette les 8 % de décès annuels du Québec pour la population de la France, ce seront près de 45 000 personnes par an qui mourront: on est très loin de l’exception.
Et que se passe-t-il dans ces cas-là ? Quelles sont les personnes qui vont être euthanasiées ? Et bien ce ne sont pas uniquement des personnes qui seraient en souffrance importante. Ce sont des personnes âgées, ce sont des personnes avec un handicap lourd, atteintes de troubles mentaux, ou encore des personnes en situation de précarité financière qui n’ont pas accès aux soins, mais auxquels on offrirait très généreusement un accès à la mort. Ce n’est pas acceptable, ça va trop loin»
Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=kMouh6-lwRU
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Saints éducateurs, des modèles pour aujourd’hui ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐀𝐦𝐛𝐫𝐨𝐢𝐬𝐞 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐍𝐘𝐎𝐋 𝐃𝐔 𝐂𝐋𝐎𝐒, agrégé d’histoire et professeur au lycée public de Saint Chamond
- 𝐒œ𝐮𝐫 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐑𝐞𝐢𝐧𝐞 𝐄𝐒𝐐𝐔𝐈𝐕𝐈𝐀𝐒, religieuse enseignante de l’Union-Chrétienne de Saint Chaumond
- 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐃𝐄𝐒𝐏𝐀𝐈𝐆𝐍𝐄, aumônier du groupe scolaire Saint-Dominique (Yvelines)
Une proposition de loi vise à remettre en cause le sacrement de confession
La Proposition de loi visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire, déposée par Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI), prévoit non seulement de restreindre la liberté des établissements scolaires, mais aussi de porter atteinte au secret de la confession.
Le point II de l’article 9 indique :
Le dernier alinéa de l’article 434-3 du code pénal est complété par la phrase : « N’en sont pas exceptés les ministres des cultes s’agissant des informations dont ils ont eu connaissance dans l’exercice de leur ministère »
Dans l’exposé des motifs, les députés expliquent :
L’article 9 prévoit la prolongation du délai de prescription du délit de non-dénonciation pour certains faits de violences volontaires dès lors qu’ils sont commis sur un mineur (Recommandations n° 32). Il prévoit explicitement que les ministres du cultes sont soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, y compris s’ils en ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions : aucun “secret de la confession” ne saurait s’y opposer (Recommandations n° 34).
On se souvient que dans son rapport d’octobre 2021, la CIASE recommandait en effet la levée du secret de la confession (recommandation n°43) :
Relayer, de la part des autorités de l’Église, un mes sage clair indiquant aux confesseurs et aux fidèles que le secret de la confession ne peut déroger à l’obligation, prévue par le code pénal et conforme, selon la commission, à l’obligation de droit divin naturel de protection de la vie et de la dignité de la personne, de signaler aux autorités judiciaires et administratives les cas de violences sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable.
Nous y sommes.
Dans l’article 3 du motu proprio Vos estis lux mundi du 7 mai 2019 sur la lutte contre les abus sexuels, le pape François a rappelé le secret de la confession, en conditionnant les signalements à effectuer auprès de la justice étatique au respect du canon 1548 :
Can. 1548 – § 1. Les témoins légitimement interrogés par le juge doivent dire la vérité.
§ 2. Restant sauves les dispositions du can. 1550, § 2, n. 2, sont soustraits à l’obligation de répondre:
1 les clercs, pour les choses qui leur ont été révélées à l’occasion de leur ministère sacré
Le canon 1550 cité ci-dessus indique :
§ 1. Ne seront pas admis à porter témoignage les mineurs de moins de quatorze ans et les faibles d’esprit; ils pourront cependant être entendus sur décret du juge le déclarant expédient.
§ 2. Sont tenus pour incapables:
[…]
2 les prêtres, pour tout ce dont ils ont eu connaissance par la confession sacramentelle, même si leur pénitent demande qu’ils parlent; de plus, rien de ce qui a été appris par quiconque et de n’importe quelle manière à l’occasion de la confession ne peut être accepté, pas même comme indice de vérité.
Le 29 juin 2019, la Pénitencerie apostolique a publié une note sur l’inviolabilité du sceau sacramentel. Extrait :
[…] Le secret inviolable de la Confession provient directement du droit divin révélé et plonge ses racines dans la nature même du sacrement, au point de ne permettre aucune exception dans le domaine ecclésial, et encore moins dans le domaine civil. Dans la célébration du sacrement de la Réconciliation est comme contenue, en effet, l’essence même du christianisme et de l’Eglise: le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous sauver et a décidé de faire participer, comme «instrument nécessaire» dans cette œuvre de salut, l’Eglise et, en elle, ceux qu’Il a choisis, appelés, et constitués comme ses ministres.
Pour exprimer cette vérité, l’Eglise a toujours enseigné que les prêtres, dans la célébration des sacrements, agissent «in persona Christi capitis», c’est-à-dire en la personne même du Christ chef: «Le Christ nous permet d’utiliser son “moi”, nous parlons avec le “moi” du Christ, le Christ nous “attire en lui” et nous permet de nous unir, il nous unit avec son “moi”. […] C’est cette union avec son “moi” qui se réalise dans les paroles de la consécration. De même dans le “je t’absous” — parce que personne d’entre nous ne pourrait absoudre des péchés — c’est le “moi” du Christ, de Dieu, qui seul peut absoudre».
Tout pénitent qui se rend humblement auprès du prêtre pour confesser ses péchés, témoigne ainsi du grand mystère de l’Incarnation et de l’essence surnaturelle de l’Eglise et du sacerdoce ministériel, au moyen duquel le Christ ressuscité vient à la rencontre des hommes, touche sacramentellement — c’est-à-dire réellement — leur vie et les sauve. C’est la raison pour laquelle la défense du sceau sacramentel par le confesseur, et si nécessaire usque ad sanguinis effusionem, est non seulement un devoir de «loyauté» envers le pénitent, mais bien plus: un témoignage nécessaire — un «martyre» — rendu directement à l’unicité et l’universalité salvifique du Christ et de l’Eglise.
La matière du sceau est actuellement exposée et réglementée par les cann. 983-984 et 1388, § 1 du CIC et par le can. 1456 du CCEO, ainsi que par le n. 1467 du Catéchisme de l’Eglise catholique, où on lit de façon significative non pas que l’Eglise «établit», en vertu de sa propre autorité, mais plutôt qu’elle «déclare» — c’est-à-dire qu’elle reconnaît comme une donnée irréductible, qui dérive justement de la sainteté du sacrement institué par le Christ — «que tout prêtre qui écoute le confessions est obligé, sous peine de sanctions très sévères, à garder le secret absolu au sujet des péchés que ses pénitents lui ont confessés».
Le confesseur ne peut, pour aucune raison, «trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière» (can. 983, § 1 CIC), de même que «l’utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d’indiscrétion est exclu» (can. 984, § 1 CIC). La doctrine a ensuite contribué à préciser ultérieurement le contenu du sceau sacramentel, qui comprend «tous les péchés aussi bien du pénitent que d’autres personnes, connus par la confession du pénitent, aussi bien mortels que véniels, secrets ou publics, en tant qu’ils sont manifestés en vue de l’absolution, et donc connus du confesseur en vertu du savoir sacramentel». Le sceau sacramentel concerne donc tout ceux que le pénitent a accusés, même dans le cas où le confesseur ne concèderait pas l’absolution: si la confession était invalide, ou que pour quelque raison l’absolution n’était pas donnée, quoi qu’il en soit le secret doit être gardé.
Le prêtre, en effet, prend connaissance des péchés du pénitent «non ut homo, sed ut Deus — non en tant qu’homme, mais en tant que Dieu», au point qu’il «ignore» simplement ce qui lui a été dit en confession, parce qu’il ne l’a pas écouté en tant qu’homme, mais précisément au nom de Dieu. Le confesseur pourrait même «jurer», sans aucun préjudice pour sa conscience, «ne pas savoir» ce qu’il sait seulement en tant que ministre de Dieu. Par sa nature particulière, le sceau sacramentel va jusqu’à lier le confesseur également «intérieurement», au point qu’il lui est interdit de se souvenir volontairement de la confession et qu’il est tenu d’en écarter tout souvenir involontaire. Au secret dérivant du sceau sacramentel, est tenu également quiconque, ayant eu connaissance, de quelque manière que ce soit, des péchés de la confession: «A l’obligation de garder le secret sont également tenus l’interprète, s’il y en a un, et aussi tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont eu, par la confession, connaissance des péchés» (can. 983, § 2 du CIC).
L’interdiction absolue imposée par le sceau sacramentel est telle qu’elle empêche le prêtre de parler du contenu de la confession avec le pénitent lui-même, en dehors du sacrement, «sauf explicite consentement du pénitent, et mieux encore si ce consentement n’est pas demandé». Le sceau ne relève donc pas non plus de la volonté du pénitent, qui une fois célébré le sacrement, n’a pas le pouvoir de relever le confesseur de l’obligation du secret, parce que ce devoir vient directement de Dieu.
La défense du sceau sacramentel et la sainteté de la confession ne pourront jamais constituer une quelconque forme de connivence avec le mal, mais représentent, au contraire, le seul véritable antidote au mal qui menace l’homme et le monde entier; ils sont la réelle possibilité de s’abandonner à l’amour de Dieu, de se laisser convertir et transformer par cet amour, en apprenant à y correspondre concrètement dans sa propre vie. En présence de péchés comprenant des cas de délits, il n’est jamais permis de mettre comme condition à l’absolution, l’obligation de se rendre à la justice civile, en vertu du principe naturel, accepté dans toutes les législations, selon lequel «nemo tenetur se detegere». Dans le même temps, toutefois, la sincère contrition, ainsi que la ferme intention de s’amender et de ne pas réitérer le mal commis, appartiennent à la «structure» même du sacrement de Réconciliation, comme condition de validité. Dans le cas où se présente un pénitent victime du mal d’autrui, le confesseur aura soin de l’informer sur ses droits, et les moyens judiciaires auxquels il peut recourir pour dénoncer le fait au tribunal civil et/ou ecclésiastique et lui demander justice.
Toute action politique ou initiative législative visant à «forcer» l’inviolabilité du sceau sacramentel serait une atteinte inacceptable à la libertas Ecclesiæ, qui ne reçoit pas sa légitimité des Etats, mais de Dieu; ce serait également une violation de la liberté religieuse, qui fonde juridiquement toute autre liberté, y compris la liberté de conscience des citoyens, qu’ils soient pénitents ou confesseurs. Violer le sceau sacramentel reviendrait à porter atteinte au pauvre qu’est le pécheur. […]
Actualité du Christ-Roi
Le 1er février, Terres de mission reçoit Philippe Pellet, universitaire franco-hongrois enseignant à Budapest, à l’occasion de la sortie de son ouvrage: “Royauté sociale du Christ et laïcité” (Saint-Léger). C’est l’occasion de s’interroger sur l’actualité de Quas primas, encyclique de Pie XI contre le laïcisme publiée voici tout juste cent ans.
Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture:
- “Méditer le rosaire avec Thomas More” de François-Daniel Migeon et Axelle Bonnard (Nouvelle Cité);
- “J’ai choisi de suivre le Christ parmi les pauvres” de Carine Neveu (Artège);
- “La pensée catholique en Amérique du Nord” de Florian Michel (DDB);
- “La folle espérance” de Don Paul Préaux et Tiphaine Néron Bancel (Cerf);
- “Le 7, chiffre de la bénédiction de Dieu” du P. Jean-Georges Boeglin (Téqui).
L’antiracisme, cette “valeur” républicaine
Pierre de Meuse, docteur en droit, a enseigné dans une école supérieure de management et à la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Toulouse. Il enseigne aujourd’hui bénévolement dans une institution privée religieuse. Il a déjà publié un ouvrage sur les Idées et doctrines de la Contre-Révolution, et un autre sur le dogme de l’antiracisme. Il vient de publier La dialectique antiraciste face à la pensée de Charles Maurras.
A première vue évoquer Charles Maurras et l’antiracisme est un tantinet anachronique : Maurras est mort en 1952, alors que la doxa antiraciste est un phénomène né après les traumatismes de la deuxième guerre mondiale ayant pris son essor dans les années 1970-80. Dans aucun de ses écrits, Maurras ne prophétise l’évolution que nous subissons aujourd’hui, à savoir une irruption massive de populations étrangères déferlant par millions sur le territoire français, sans réaction efficace des forces vives du pays. L’auteur convoque cet auteur disparu sur une question très actuelle, afin d’alimenter la nécessaire critique de la vulgate antiraciste qui a depuis soixante ans directement favorisé cette pénétration de peuples étrangers. D’abord parce que l’hypothèse du grand remplacement est désormais un sujet brûlant, malgré les dénégations de la gauche, qui diffuse une angoisse lancinante : l’angor patriæ, et qui nous pousse à regarder en face la fin possible de notre pays et de sa destinée plus que millénaire. Ensuite parce que l’auteur en question est, en France du moins, le penseur qui a effectué la critique la plus complète de la démocratie idéologique, avec une expression claire et élégante, en se référant aux données que les sciences sociales de son temps lui apportaient. Il a, de plus, complété sa critique en affirmant avec courage les principes qu’il pensait être la voie du salut public de la France et même de l’Europe.
Contre ceux qui osent remettre en cause le dogme de l’immigration heureuse, restreindre le droit des clandestins et inviter les étrangers à rentrer dans leur pays, nos élites gauchistes (que l’on trouve parfois dans des partis dits de droite) s’échinent à invoquer les sacro-saintes valeurs de la République, valeurs tant difficile à définir. Pourtant, Charles Maurras, cité par Pierre de Meuse, écrivait en 1910 :
Si l’on me demandait de définir d’un mot l’esprit républicain, je répondrais sans hésiter : c’est la haine et le mépris profond du peuple français.
Et l’auteur commente :
Il y a là une réelle profondeur au-delà de l’aspect polémique du propos. Un peuple, ce ne sont pas au premier chef des idées, des valeurs, mais des moeurs, une mémoire, des intérêts collectifs, un cousinage, une fierté commune. Que dirait-il aujourd’hui ?
Et plus loin, l’auteur souligne que l’antiracisme, utilisé pour dissoudre le peuple français, n’est que le conséquence de la Déclaration des droits de l’homme :
la pensée maurrassienne s’oppose frontalement au dogme commun à l’antiracisme et à la démocratie idéologique. Il est en effet admis dans les sociétés “démocratiques” et modernes que la loi ne peut déterminer les droits d’une personne en référence à ce qu’elle est, mais seulement à ce qu’elle fait. C’est précisément ce dogme auquel Maurras son salut public, qui prime évidemment les droits de l’individu ainsi proclamé. Et il conclut son article en ces termes :
Qui dit Loi française ou Etat français doit donc vouloir dire : institutions destinées à assurer tantôt cette défense contre les étrangers, tantôt leur assimilation.”
Portugal : manifeste pro-vie pour le second tour de l’élection présidentielle
Un manifeste promu par une militante pro-vie concernant le vote des catholiques portugais au second tour de l’élection présidentielle affirme qu’
« un catholique ne peut voter pour ou soutenir des candidats socialistes, qui s’attaquent à la vie et ne défendent pas la famille ».
Diffusé en ligne sur le site Católicos pela Verdade (Catholiques pour la Vérité), le texte avait recueilli 570 signatures vendredi en début d’après-midi, dont des personnalités du parti Chega, comme le député Bernardo Pessanha, le conseiller municipal de Lisbonne Bruno Mascarenhas et le conseiller municipal d’Odemira Manuel Matias, père du député Rita Matias et ancien président du Parti Citoyenneté et Démocratie Chrétienne (PPV-CDC).
Également signé par le médecin Manuel Pinto Coelho, l’ancien député CDS Miguel Arrobas da Silva et d’autres anciens dirigeants centristes tels qu’Abel Matos Santos et Gagliardini Graça, ce « Manifeste catholique sur le vote à la lumière de la doctrine de l’Église » comprend un engagement des signataires à ne pas « soutenir de projets, d’idéologies ou de programmes politiques qui promeuvent ou légitiment des maux » tels que l’avortement, l’euthanasie, le socialisme, le communisme et le nazisme.
Bien que l’initiative « Catholiques pour la Vérité » garantisse qu’elle « ne constitue pas un soutien à un candidat, ni une réponse à un autre manifeste, lettre ouverte ou pétition » – notamment à « Catholiques pour la Sécurité » , qui affirme que voter pour l’ancien secrétaire général du Parti socialiste « revient à choisir un président engagé pour le bien commun, la justice et la paix » –, son instigateur, Nuno Miranda, ingénieur informaticien qui collabore régulièrement avec des mouvements pro-vie internationaux, admet qu’« il n’y a que deux candidats au second tour et l’un d’eux est connu pour appartenir au Parti socialiste ».
« Ce que je dis aux gens, c’est qu’ils doivent voter pour le moindre mal », affirme Nuno Miranda dans des déclarations à DN, ajoutant que les catholiques portugais « doivent se dire qu’il n’y a pas de candidat parfait » au second tour de l’élection présidentielle, même s’il considère que Ventura est « un peu plus conforme aux lois de l’Église ».
Le second tour a lieu le 8 février. Le 18 janvier, lors du premier tour, aucun candidat n’avait franchi la barre des 50 % nécessaire pour l’emporter, une première depuis quarante ans, avec une participation record de 53 %, la plus élevée depuis vingt ans. Crédité de 31 % des voix au premier tour, António José Seguro, 63 ans, est membre du Parti socialiste. Revenu sur la scène politique après dix ans de retrait, l’ancien secrétaire général du PS de 2011 à 2014 et eurodéputé, a bâti son retour sur une candidature revendiquée comme indépendante, centrée sur la stabilité institutionnelle, l’éthique et le rassemblement.
Face à lui, André Ventura, 43 ans, juriste, est le leader de Chega, qualifié de parti d’extrême droite qu’il a fondé en 2019 après avoir quitté le PSD (centre-droit). Il a obtenu 23,5% au premier tour et se trouve donc en ballotage défavorable. Sa trajectoire fulgurante l’a propulsé à la tête de la deuxième force parlementaire du pays, avec 60 sièges obtenus aux élections législatives de 2025. Se posant en dirigeant “antisystème”, il dénonce la corruption des élites, prône une sécurité renforcée et combat l’immigration “incontrôlée“. Le nombre d’étrangers a bondi de 592 000 en 2019 à plus de 1,5 million aujourd’hui, dans un pays de moins de 11 millions d’habitants.
