Blogs avec images

Notre-Dame : vers la résurrection ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Stéphane BROSSEAU, auteur
  • Frère Charles DESJOBERT, dominicain, architecte du patrimoine
  • Henri d’ANSELME, animateur du «chant des cathédrales» sur C8

70kg de cannabis découverts au domicile de Jamilah Habsaoui, maire socialiste d’Avallon

Ce dimanche 7 avril, les forces de l’ordre ont découvert environ 70 kg de cannabis au domicile familial du maire d’Avallon, Jamilah Habsaoui (en photo derrière Macron).

Son frère et son père y habitaient. C’est son frère qui aurait entreposé la drogue dans la maison. Il est bien connu des services de police et a été condamné il y a dix ans pour trafic de stupéfiants.

A quand l’opération “place nette” à l’Elysée ?

La France au bord de l’abîme

Economiste, André-Victor Robert vient de publier un ouvrage sur La France au bord de l’abîme. S’appuyant sur les chiffres officiels, il décrit la situation de notre pays en matière économique et démographique. Les statistiques présentées sont toutes disponibles en ligne, sur les sites Internet de l’Insee, de l’Ined, d’Eurostat, de l’OCDE et des principaux instituts de statistiques des pays européens. Les liens pour y accéder sont tous présentés. Publié en février 2024, ce livre n’a pas été publié par Bruno Le Maire, plutôt branché sur l’érotisme, ce ministre de l’Economie depuis 2017 qui semble découvrir aujourd’hui l’étendue des dégâts de sa politique budgétaires.

Pour donner une vraie signification aux chiffres, l’auteur présente les évolutions temporelles des grandeurs considérées et des comparaisons avec les autres pays développés. Le lecteur peut ainsi mieux évaluer la situation particulière de la France, gouvernée par des incompétents. “Le Mozart de la finance” se révélant être un tocard ne sachant ni compter ni dépenser. Le bilan qui se dégage est très sombre et l’urgence de mettre en oeuvre des changements radicaux apparaît dans toute sa crudité. Serait-il déjà trop tard ? La Ve République pourra-t-elle survivre à cette crise économique ? Il est permis d’en douter. Mais alors, après l’effondrement, que restera-t-il debout ?

Terres de Mission: Multiplication des profanations de cimetières et calvaires

Eglise universelle : Jeanne d’Arc – Une jeune sainte pour notre temps

Il y a tout juste un an, dans la nuit du 31 mars (20h) au 1 avril (8h) 2023, se déroulait à l’ICES à La Roche-sur-Yon, devant 150 étudiants, une Nuit de l’histoire consacrée à Jeanne d’Arc. Les interventions de cet événement ont été rassemblées dans un numéro Hors-Série double de L’Homme Nouveau : “Jeanne d’Arc – Une jeune sainte pour notre temps” que nous présente Jacques Trémolet de Villers, auteur par ailleurs de “Jeanne d’Arc – Le procès de Rouen”.

Eglise en France : Multiplication des profanations de calvaires et de cimetières
Dans la nuit du 11 au 12 mars, le cimetière de Clermont-d’Excideuil, à proximité de Périgueux, a été profané et des inscriptions sans ambiguïtés inscrites sur les bâtiments : “Soumettez-vous à Allah”, etc. Alexandre Caillé, directeur général de SOS Calvaires fait le point sur ces profanations de plus en plus nombreuses mais aussi sur les restaurations et créations, encore plus nombreuses, au rythme de deux par jour.

Eglise en Marche : Le Messie de Haendel avec l’ensemble Sequentiae
Aujourd’hui composé de 30 choristes et 25 instrumentistes, l’ensemble Sequentiae, dirigé par Mathieu Bonnin, entame une série de représentations de l’oratorio bien connu de Haendel : “Le Messie”. Sa porte-parole, Cécile, nous présente l’origine de l’ensemble, son répertoire et ses projets.

Dominica in albis In Octava Paschæ

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le premier dimanche après Pâques est appelé dimanche de Quasimodo, du premier mot de l’Introït, ou dimanche in albis c’est-à-dire in albis depositis, le dimanche des vêtements blancs retirés, car c’était le premier jour où les nouveaux baptisés de la vigile pascale paraissaient sans les robes blanches qu’ils avaient gardées toute la semaine.

Introït : Quasi modo

Les chants du propre de la messe présentent une particularité unique dans l’année liturgique, c’est qu’ils sont tous tirés du Nouveau Testament, généralement de l’évangile, sauf l’Introït, qui est pris dans la 1re épître de saint Pierre, et s’adresse précisément à ces nouveau-nés à la vie de la grâce.

Quasi modo geniti infantes, rationabiles sine dolo lac concupiscite.

Le texte de cet Introït tel qu’il figure au missel porte bien rationabiles, mais le texte de l’Épître de saint Pierre tel qu’il a été lu à la messe d’hier, samedi in albis, porte rationabile, cet adjectif s’accordant ainsi avec lac et non avec infantes ce qui se comprend mieux ; nous traduisons donc :

Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la doctrine sans fraude.

Ce texte est, comme toujours au temps pascal, ponctué de joyeux Alléluias. A travers les nouveaux chrétiens, saint Pierre s’adresse à nous tous, si cette fête de Pâques nous a vraiment renouvelés et fait redevenir comme de petits enfants, ainsi que nous le demande l’évangile. La mélodie exprime parfaitement cet esprit d’enfance que nous devons retrouver, fait de simplicité de joie légère et gracieuse, de paisible abandon à la volonté divine, comme un petit enfant entre les bras de sa mère. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour le Seigneur :

Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.

Alléluia : In die resurrectionis

À partir de ce dimanche de Quasimodo et durant tout le temps pascal, c’est-à-dire jusqu’à la Pentecôte, le chant du Graduel de la messe est remplacé par un Alléluia, et par conséquent chaque messe comporte deux Alléluias qui se chantent à la suite. Les textes des versets de ces Alléluias sont le plus souvent tirés de l’Évangile, et c’est le cas en particulier pour ceux d’aujourd’hui. À vrai dire le texte du premier Alléluia est plutôt une paraphrase de l’Évangile de la résurrection. Dans celui-ci c’est l’Ange qui s’adresse aux saintes femmes et leur dit :
” Il est ressuscité, allez dire à ses disciples qu’il les précède en Galilée. “

Ici les paroles sont mises dans la bouche du Christ lui-même :

In die resurrectionis meæ, dicit Dominus, præcedam vos in Galilæam.
Au jour de ma résurrection, dit le Seigneur, je vous précéderai en Galilée.

La mélodie, souple et joyeuse, met très en évidence les mots præcedam vos, qui se développent tout à fait à l’aigu, alors que le reste se déroule dans une tessiture moyenne. Après le chant du verset on ne reprend pas le mot Alléluia, comme c’est généralement le cas, car on enchaîne directement le deuxième Alléluia, et il en est ainsi durant tout le temps pascal.

Alléluia : Post dies octo

Le deuxième Alléluia du dimanche de Quasimodo qui précède directement la lecture de l’Évangile à la messe, a son texte tiré de cet Évangile, ce qui est souvent le cas au temps pascal. On sait qu’aujourd’hui l’Évangile  relate l’épisode de saint Thomas incrédule puis croyant :

Post dies octo, januis clausis, stetit Jesus in medio discipulorum suorum, et dixit : Pax vobis.
Huit jours après, les portes étant closes, Jésus se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous.

La mélodie s’apparente à celle de l’Alléluia précédent, avec sur le mot Alléluia une grande vocalise souple et joyeuse. Le verset comporte d’abord deux phrases qui se répètent exactement avec une courbe en arc, montée et descente, puis les mots pax vobis prononcés par le Seigneur s’élèvent solennellement avant la reprise de la vocalise de l’Alléluia

Offertoire : Angelus Domini

Si les textes des Alléluias et des Communions sont assez souvent tirés de l’Évangile, surtout au temps pascal, c’est extrêmement rare pour les Offertoires. Il n’y a guère que deux cas dans toute l’année, l’Ave Maria du quatrième dimanche de l’Avent et celui de ce premier dimanche après Pâques, qui était d’ailleurs déjà celui du lundi de Pâques, et qui est emprunté à l’Évangile de la résurrection.

 Angelus Domini descendit de cælo et dixit mulieribus : Quem quæritis surrexit sicut dixit.
L’Ange du Seigneur descendit du ciel et dit aux femmes : Celui que vous cherchez est ressuscité comme il l’a dit, Alléluia.

La mélodie procède par grandes ondulations très élégantes où l’on peut voir le vol de l’envoyé céleste, passant de l’extrême grave à l’extrême aigu avant de conclure par une affirmation très joyeuse de la résurrection suivie d’un Alléluia enthousiaste

Communion : Mitte manum tuam

Comme celui du deuxième Alléluia, le texte de la Communion du premier dimanche après Pâques est tiré de l’Évangile du jour. Ce sont les paroles du Christ à saint Thomas :

Mitte manum tuam et cognosce loca clavorum, et nobi esse incredulus sed fidelis.
Mets là ta main et reconnais l’emplacement des clous, et ne sois plus incrédule mais croyant.

La mélodie rappelle beaucoup celle de l’Introït Quasimodo ; en grande partie syllabique, elle est pleine de simplicité et de légèreté et exprime cet esprit d’enfance qui fut nécessaire à saint Thomas pour croire, lui l’intellectuel raisonneur. Comme toujours chaque phrase est ponctuée de joyeux Alléluias.

Alexis Gruss, RIP

Alexis Gruss, directeur de cirque et roi de l’art équestre, est décédé à la suite d’« un accident cardiaque » à l’âge de 79 ans. Il avait soutenu (ici et ) à plusieurs reprises la Fondation Jérôme Lejeune.

Il avait été reçu sur Radio courtoisie, TV Libertés et CNews.

Le grand remplacement chez les autres

La Une de Libé :

La rédaction de Libé :

Commune de Paris : le chemin de croix du bienheureux Père Planchat

Aymeric Pourbaix reçoit le Père Philippe Mura, religieux de Saint-Vincent de Paul :

 

Il y a 25 ans, l’OTAN bombardait la Serbie

D’Antoine de Lacoste pour la Revue d’Histoire européenne :

Les Américains sont des professionnels de la guerre. Lorsqu’elles sont déclarées légales par l’ONU (c’est rare mais cela peut arriver, comme en Corée en 1950), ils organisent l’intervention souhaitée avec un mandat en bonne et due forme. Le plus souvent, ce n’est malheureusement pas le cas et c’est alors l’OTAN qui organise l’attaque contre la cible choisie. Il y a un savoureux stade intermédiaire qui consiste à obtenir un mandat de l’ONU sur la base d’un but de guerre précis qui est modifié en cours de route. Le cas de la Libye en est le plus bel exemple de ces dernières années.

Pour l’affaire du Kosovo, il fallut bien se passer de l’ONU, car comment justifier l’attaque d’un pays qui n’avait agressé personne mais luttait contre une guérilla séparatiste ?

Rappelons les faits. Le Kosovo était une province serbe majoritairement peuplée d’albanophones. Mais auparavant, il fut longtemps ottoman, tout comme une bonne partie des Balkans d’ailleurs. L’évolution démographique fatale aux chrétiens se produisit au XIXe siècle. Le grand reflux de l’Empire ottoman aboutit à l’indépendance de la Serbie en 1878. Mais le Kosovo resta ottoman jusqu’à le Première guerre mondiale. De nombreux émigrés musulmans d’origine albanaise quittèrent cette Serbie devenue chrétienne pour s’installer dans ce Kosovo resté musulman.

Ce mouvement vint compléter un premier qui s’était produit du XVe au XVIIe siècle lorsque qu’une partie des Serbes, ne voulant plus vivre dans un Kosovo aux mains des Turcs, le quittèrent pour s’installer en Autriche-Hongrie. Ajoutons à cela une démographie hélas plus dynamique chez les musulmans que chez les chrétiens et, en cette fin de XXe siècle, les albanophones étaient nettement plus nombreux au Kosovo que les Serbes de souche.

Profitant du chaos né de l’éclatement de la Yougoslavie orchestré par Washington, une insurrection fut déclenchée par un mouvement terroriste, l’UCK. Ce mouvement, dirigé par Hashim Thaçi se lança dans une guérilla sanglante contre les militaires mais aussi les civils serbes.

L’armée serbe prit le dessus sur l’UCK au grand dam des occidentaux qui employèrent alors les grands moyens en organisant ce qu’ils savent très bien faire : un faux massacre.

Plusieurs dizaines de cadavres furent mis en scène à Racak le 15 janvier 1999. Les photos les représentant allongés les uns à côté des autres, furent diffusées dans toute la bonne presse habituelle, et l’on dénonça, horrifiés, le massacres de villageois par l’armée serbe. En réalité, ces cadavres étaient ceux de combattants de l’UCK tués au cours d’un accrochage. Personne ne s’étonna qu’il n’y eût ni femmes, ni enfants, ni vieillards parmi les victimes ce qui, pour un massacre de villageois, fait un peu désordre.

Une équipe médicale envoyée par l’Union européenne confirmera les faits mais sa responsable, la Finlandaise Helena Ranta, avouera plus tard : [le diplomate américain] « William Walker voulait que je déclare que les Serbes étaient derrière afin que la guerre puisse commencer ».

Une formidable opération de désinformation se déclencha dans la foulée. On parla de « génocide », de meurtres de « 100 000 à 500 000 personnes », de match de football « avec des têtes coupées », de fœtus arrachés puis grillés, bref du grand art. Le ministre allemand des affaires étrangères alerta enfin sur la préparation d’une opération de nettoyage ethnique appelée « fer à cheval ».

Tout était faux comme le démontreront les enquêtes ultérieures de Der Spiegel ou du Wall Street Journal.

Mais l’OTAN avait son prétexte en entreprit une campagne de bombardements sur la Serbie qui dura 78 jours. Des milliers de civils serbes furent tués et la Serbie accepta de se retirer du Kosovo. L’ONU l’administra jusqu’à son indépendance en 2008.

Les Américains ont ensuite mis la main sur le pays où ils ont construit la grande base (7000 hommes) de Bondsteel. Cette vaste manipulation a ainsi pris tout son sens.

Le Monde Diplomatique d’avril 2019 eut le mot de la fin : « Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle ».

Antoine de Lacoste

“Le professeur Lejeune était le meilleur défenseur des enfants à naître !”

Aude Dugast, déléguée générale de l’Association des Amis de Jérôme Lejeune et postulatrice de la Cause de canonisation de Jérôme Lejeune, était interrogée sur Radio courtoisie :

Il faisait pourtant bon-vivre à Viry-Châtillon, selon le maire

Il y a deux ans, le maire de Viry-Châtillon s’en prenait à Eric Zemmour :

Et maintenant il pleure :

Dieu se rit des hommes etc.

Nous n’avons pas besoin de dirigeants qui pleurent. Confronté aux limites du vivre ensemble, il va vite prononcer les formules d’exorcisme : “ne pas nous diviser, plus de moyens, d’écoute et de bienveillance, fermeté, proximité, nouvelle médiathèque…” Qu’il démissionne. Que le maire interdise le voile dans la rue et organise la remigration des populations immigrées.

Collégien tué à Viry-Châtillon : Nous avons perdu notre civilisation

Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews :

Faut-il envisager une «sortie» de la CEDH ?

Expert à l’European Centre for Law and Justice (ECLJ), Nicolas Bauer intervient à ce titre devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il est coauteur de l’enquête «L’impartialité de la CEDH, problèmes et recommandations» (Grégor Puppinck (dir.), avril 2023). Il signe une tribune dans Le Figaro appelant les candidats aux élections européennes à prendre position sur une éventuelle sortie de la France de cette institution qui outrepasse souvent le droit :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ne fait pas partie de l’Union européenne. Elle devrait cependant s’inviter dans la campagne des élections de juin 2024. L’Union européenne a en effet réactivé son projet de se soumettre à la juridiction de la CEDH. D’après la Commission européenne, il s’agirait de «renforcer» cette Cour et de lui «démontrer son attachement». Les citoyens sont par ailleurs invités à se souvenir «des précieuses contributions» que la CEDH aurait apportées à leurs pays.

Cet éloge tranche avec les polémiques créées par la jurisprudence de la CEDH depuis une dizaine d’années. C’est cette Cour qui a obligé la France à transcrire la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger, à libéraliser le changement de sexe ou encore à rapatrier des djihadistes depuis la Syrie. Elle a aussi considéré que les peines de prison en France correspondaient à une «torture». En 2022, les juges européens ont donné raison à une militante Femen après sa profanation d’une église parisienne. Ces condamnations de la France, censées être judiciaires, sont évidemment avant tout politiques. La CEDH est devenue une institution de gauche. Cela était prévisible, au regard de ses origines et de son fonctionnement.

Cette institution se caractérise alors par une interprétation contestable du droit. C’est la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 qui a institué la Cour du même nom, la CEDH. Le général de Gaulle et Georges Pompidou l’avaient refusée, car ils craignaient que le pouvoir des juges européens devienne incontrôlable. Ce n’est qu’en 1974 que la France a ratifié la Convention européenne, acceptant ainsi de limiter sa souveraineté. L’intention paraissait louable : protéger durablement les libertés des personnes en créant une obligation juridique pour l’État de respecter les droits de l’homme. Ce dont la France ne se doutait pas, en revanche, c’est à quel point l’interprétation des droits de l’homme par la CEDH allait évoluer avec le temps. En 1978, la CEDH avait pourtant prévenu que, pour elle, la Convention européenne était «un instrument vivant à interpréter à la lumière des conditions de vie d’aujourd’hui». Cette approche est dite «dynamique et évolutive».

Par cette interprétation du droit, les juges européens se sont émancipés du texte de la Convention européenne. Ainsi, la CEDH s’est autorisée en 1997 à contrôler les décisions de déchéance de nationalité, alors que la Convention européenne est silencieuse à ce sujet. Depuis 2010, la disposition indiquant que «l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille» ne doit plus se limiter, pour la CEDH, au couple homme-femme. En 2022, la Cour a considéré que le principe selon lequel «la mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement» était compatible avec l’euthanasie. Les juges européens créent ainsi ex nihilo du droit et des droits. Les principes de sécurité juridique et de prévisibilité sont mis de côté, au profit d’un droit «vivant»«évolutif» et «dynamique».

De graves dysfonctionnements traversent également la CEDH. Cette politisation de la CEDH soulève notamment un deuxième problème, touchant au fonctionnement de l’institution elle-même. La créativité juridique des juges européens a encouragé les militants à se saisir l’institution dans un but exclusivement politique. Dans le jargon européen, ces recours politiques s’appellent des «contentieux stratégiques». Les militants à l’initiative savent en amont quelle loi ou pratique ils veulent faire changer. Ils se mettent alors à la recherche d’une «victime», la poussent à «faire un recours» et lui payent ses frais d’avocats. L’objectif est d’obtenir de la CEDH la condamnation de l’État à changer sa loi ou sa pratique. La CEDH rendra par exemple lundi 9 avril son jugement sur un recours introduit par des écologistes, attaquant la France et 32 autres États européens pour leur «inaction climatique».

Ces «contentieux stratégiques» obtiennent des résultats du fait de la forte influence des organisations non gouvernementales (ONG) à la CEDH. Une partie des juges européens ne sont pas des magistrats, mais des anciens salariés d’ONG. Il arrive que ces juges tranchent les recours introduits par leur ancienne ONG, c’est-à-dire en situation de conflits d’intérêts. Ces cas de figure, dénoncés par des gouvernements, ont fait plusieurs fois scandale.

Il faut donc limiter les abus de la CEDH. Faut-il envisager une «sortie» de la CEDH ? Contrairement à l’Union européenne cette Cour ne s’occupe que des droits de l’homme : quitter la CEDH n’entraînerait donc aucune conséquence économique, financière ou monétaire. Les gouvernements gardent cependant la peur de s’isoler sur le plan diplomatique. Le seul précédent de «sortie» de la CEDH est d’ailleurs la Russie, dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Pour le moment, des gouvernements se contentent de limiter les abus de la CEDH, sans la quitter. Ainsi, le Royaume-Uni a envisagé d’adopter une Charte nationale, définissant une interprétation littérale de la Convention européenne, s’opposant à celle, «évolutive», de la CEDH. D’autres États, comme la Hongrie, refusent tout simplement d’exécuter les arrêts controversés de la CEDH, estimant qu’elle outrepasse son rôle. Quant aux situations de conflits d’intérêts, la poursuite de la réforme de la Cour pourrait y remédier pleinement, comme l’avait recommandé le rapport sur «L’impartialité de la CEDH» (Grégor Puppinck (dir.), avril 2023). Dans tous les cas, un tel contexte de crise institutionnelle requiert que les candidats aux élections européennes se positionnent sur la CEDH dans le cadre de leur campagne.

67 militaires français sont-ils décédés des effets secondaires du “vaccin” covid 19 ?

Depuis le 24 aout 2023, il n’y a plus d’obligation de vaccination contre le Covid 19 à l’incorporation dans les armées mais celui-ci reste obligatoire pour les militaires projetés ou projetables, ce qui revient quasiment à une obligation générale. Il s’agit donc toujours, comme nous l’écrivions ici, de la seule profession en France imposant ce dangereux “vaccin”, alors que nombre de médecins généralistes ou spécialistes commencent à parler de manière plus libre de ces effets secondaires…

La question posée par le docteur Typhaine Pinsolle, microbiologiste à l’AP-HP, au Sénat le 7 novembre 2023 dernier est passée plutôt inaperçue alors que, si ce qu’elle avance est vrai, il s’agirait d’un véritable scandale sanitaire qui aurait d’autant plus pu être évité que beaucoup de militaires en 2022 ne souhaitaient pas être “vaccinés”. Ils y ont été contraints par une hiérarchie elle-même souvent très mal à l’aise et partageant les doutes exprimés. Mais les ordres sont les ordres…Certains avaient été sanctionnés et parfois mutés d’office, tandis que d’autres avaient contourné l’interdiction comme des milliers de médecins et infirmiers.

Voici la question posée par docteur Typhaine Pinsolle devant la commission d’enquête du Sénat sur les effets secondaires de ces “vaccins” :

« La science a été confisquée, bâillonnée, ignorée, tous les scientifiques du monde ont été censurés et ce, depuis le début ! Les textes sont là pour nous rappeler qu’on ne peut pas imposer un produit expérimental aux populations. Les textes sont là pour nous rappeler qu’on ne peut pas non plus développer un vaccin lorsqu’il existe des traitements. C’était donc parfaitement illégal (…)

« Les militaires sont toujours soumis à l’obligation vaccinale, ils en sont à leur cinquième dose ! A ce jour, 67 OPEX (67 militaires en Opérations Extérieures) ont été rapatriés pour des effets indésirables graves et en sont décédés. Moyenne d’âge = 27 ans ! C’était de jeunes soldats en pleine santé, jeunes mariés, jeunes pères ou futurs pères, morts dans un silence assourdissant. Des soldats qui n’auront droit à aucune cérémonie nationale, aucune médaille car ils ne sont pas morts pour la France. Ils sont morts sur l’autel du Dieu vaccin qui n’en était même pas un (…)

 

Par ailleurs, la question suivante adressée au ministre des armées par la députée RN Edwige Diaz le 17 octobre dernier est toujours sans réponse :

Mme Edwige Diaz interroge M. le ministre des armées sur la question du calendrier vaccinal à l’incorporation publié chaque année par le service de santé des armées (SSA). Une série de dispositions légales et réglementaires est venue supprimer l’obligation de vaccination contre la covid-19 notamment à destination du personnel soignant et des étudiants (…)

Néanmoins, Mme la députée a été sollicitée par de nombreuses personnes formant le vœu de devenir réservistes au sein des forces armées, mais qui ne semblent pas en mesure d’obtenir une information claire, précise et définitive sur les obligations vaccinales à satisfaire et au premier chef celle contre la covid-19. En effet, Mme la députée note que l’instruction n° 504783/ARM/DCSSA/SDD relative à la vaccination contre la covid-19 dans les forces armées et formations rattachées en date du 19 avril 2022 ne semble pas actualisée, sauf indication contraire circulant en interne dans les administrations des armées. Elle souligne de plus que le calendrier vaccinal à l’incorporation pour l’année 2023 semble toujours prévoir, par renvoi à l’annexe 4 de la directive n° 2022-520546/ARM/DCSSA/SDD/OS/NP du 22 décembre 2022, que la vaccination contre la covid-19 est « recommandée ou réglementaire », suivant un « schéma vaccinal » basé sur les « recommandations en vigueur ». Face à la diversité des sources d’information, Mme la députée souhaiterait que le Gouvernement clarifie sa position sur les obligations vaccinales face à la covid-19 qui incombent aux personnels des armées – civils comme militaires – et notamment aux réservistes. En cas de maintien de cette obligation, elle lui demande s’il va procéder à une coordination des suspensions de ces obligations vaccinales.

Quant aux sanctions qui ont été prononcées contre les militaires courageux ayant refusé cette “vaccination”, le ministre des armées a botté en touche en juillet 2023 en réponse à la question formulée par le député RN Grégoire de Fournas lui demandant combien cela concernait de militaires :

Tout militaire qui refuse cette vaccination se rend ainsi inapte aux missions pour laquelle celle-ci est obligatoire et ne peut donc y participer (…) En l’absence de motif légitime, le refus de vaccination contre la COVID-19 en amont d’une projection en opération ou d’un déploiement opérationnel est susceptible de justifier une sanction disciplinaire (…) Dans la mesure où il n’existe pas de suivi systématique des sanctions par leur motif, les armées ne disposent pas de statistiques sur les sanctions disciplinaires liées à la non-vaccination contre la COVID-19. Par ailleurs, les départs anticipés de l’institution sont dus à des facteurs multiples : au regard de la diversité des situations, il n’est pas établi que la non-vaccination à la COVID-19 serait la cause unique d’un départ de l’institution.

 

Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire, sera enterré à Ecône

Mgr Vitus Huonder, rappelé à Dieu le mercredi de Pâques, sera enterré non pas à Coire, mais à Écône. Les obsèques se dérouleront mercredi 17 avril, à 09h30, avec inhumation dans le caveau du séminaire. Ce choix avait déjà été communiqué au diocèse en 2022, puis réitéré de vive voix à Mgr Bonnemain comme au Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X quelques jours avant sa mort. Quelles sont les raisons qui ont poussé l’ancien évêque de Coire à prendre cette décision ?

C’est sur la demande de Rome que Mgr Huonder a commencé à découvrir la Fraternité Saint-Pie X. Voici comment il en parle lors de son interview à la chaîne Youtube Certamen :

« Par lettre du 9 janvier 2015, j’ai reçu la demande d’entamer des discussions avec des représentants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Cette lettre émanait du cardinal Gerhard Müller, alors préfet de la Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi. Le but était d’établir une relation amicale et humaine avec la Fraternité. D’autre part, les questions doctrinales de l’Église devaient être abordées. Il s’agissait de questions liées aux documents du Concile Vatican II (1962-1965), ainsi que de questions relatives aux déclarations romaines des années précédentes. Il convient de mentionner en particulier les questions relatives à la liturgie, et plus particulièrement à la messe romaine authentique. Les autres thèmes concernaient la compréhension de l’Église, l’œcuménisme, les relations entre l’Église et l’État, le dialogue interreligieux et la liberté religieuse. Cette mission a donné lieu, depuis le 9 avril 2015, à des contacts réguliers avec la Fraternité, que ce soit avec les supérieurs généraux ou avec d’autres représentants. »

Ces contacts lui ont permis de connaître la Fraternité de l’intérieur et non selon l’image qu’en donnent les médias. Ils lui ont également donné l’occasion de prendre contact avec les écrits de Mgr Marcel Lefebvre et d’approfondir les raisons doctrinales du combat qu’il a mené depuis le Concile et jusqu’à sa mort.

« Au fil des contacts, j’ai approfondi en particulier la biographie et les écrits du fondateur de la Fraternité, Mgr Marcel Lefebvre. Je me suis ainsi familiarisé de plus en plus avec les arguments théologiques, les préoccupations et les objectifs de la Fraternité. »

Ainsi, en 2019, lorsqu’il a fallu quitter sa charge d’évêque diocésain, Mgr Huonder a demandé de pouvoir passer ses dernières années à l’Institut Sancta Maria de Wangs, ce que la Commission Ecclesia Dei lui a explicitement autorisé.

« Les contacts avec la Fraternité, l’étude de son histoire et l’approfondissement des questions théologiques m’ont permis de porter un regard nouveau. C’est un nouveau regard sur les soixante-dix, quatre-vingts dernières années de vie de l’Église. Nous pouvons parler d’une retractatio, d’une nouvelle évaluation de la situation de la foi au moment du Concile et après. Il m’est apparu plus clairement pourquoi l’Église en est arrivée là où elle en est aujourd’hui. L’Église se trouve aujourd’hui – en 2023 – dans l’une des plus grandes crises de son histoire. C’est une crise interne à l’Église. Elle a touché tous les domaines de la vie de l’Église : la prédication, la liturgie, la pastorale et le gouvernement. C’est une crise profonde de la foi. Quiconque se plonge dans le développement et la vie de la Fraternité se heurte malgré lui à la cause et aux origines de cette crise. Car la Fraternité est, en un certain sens, un enfant de cette crise. Elle l’est dans la mesure où son fondateur a voulu, en créant cette institution, remédier à la crise et venir en aide à l’Église. »

« La liturgie romaine traditionnelle est assimilable à une confession de foi. Elle ne saurait être modifiée dans sa substance. Par conséquent, elle ne saurait non plus être interdite. Par sa bulle, Pie V ne crée pas quelque chose de nouveau. Il affirme plutôt la légitimité de la pratique de la foi dans cette forme de liturgie. Il confirme l’authenticité de ce dépôt de la foi. Un tel bien ne pourra jamais être retiré aux fidèles. Ce qui s’est passé à la suite de Vatican II, avec l’abolition intentionnelle du rite traditionnel de la messe, est une injustice, un abus de pouvoir. »

Mgr Huonder en parle publiquement tant à l’occasion de sermons que lors d’entretiens diffusés par le biais d’internet. Voici ce qu’il confiait à Certamen :

« L’Église se trouve aujourd’hui – en 2023, j’aimerais y revenir – dans l’une des plus grandes crises de son histoire. C’est une crise interne à l’Église. Elle a touché tous les domaines de la vie ecclésiale : la prédication, la liturgie, la pastorale et le gouvernement. C’est une crise profonde de la foi. C’est ce que nous avons constaté. La question est maintenant de savoir comment surmonter cette crise. Disons-le tout de suite. Il n’y a qu’une seule voie pour sortir de la crise : revenir aux valeurs et aux vérités de foi que l’on a abandonnées, négligées ou illégitimement mises de côté. Il s’agit de faire le point sur l’évolution des 70 dernières années et de la soumettre à une révision. L’Église a besoin d’un renouveau dans sa tête et dans ses membres. Elle a particulièrement besoin d’un renouveau de la hiérarchie, d’un renouveau de l’épiscopat, et surtout d’un retour à la vie sacramentelle et liturgique. La vie sacramentelle et le sacerdoce – c’est-à-dire la hiérarchie – sont en effet étroitement liés. »

Le pape Benoît XVI avait eu le courage de déclarer que la messe interdite n’avait en fait jamais été interdite. Mais son successeur a révoqué le motu proprio Summorum Pontificum par les mesures énoncées dans Traditionis Custodes. Voici avec quelle force Mgr Huonder jugeait ces mesures contre la liturgie traditionnelle :

« [Ces] ordonnances … ne sont pas autre chose qu’une chasse aux fidèles qui reconnaissent à juste titre, dans cette liturgie, le culte véritable et originel de l’Eglise romaine. On ignore effrontément le fait qu’ils ont le droit de recevoir les sacrements dans cette forme transmise depuis des siècles. C’est la même impudence qui avait prévalu à la suite du Concile et qui avait alors causé tant de souffrances. »

« J’aimerais demander au pape pourquoi il enlève le pain aux enfants. Qu’est-ce qui l’incite à les laisser mourir de faim ? Qu’est-ce qui l’incite à les laisser périr ? Car ils ont droit à cette nourriture – j’insiste : à cette nourriture – j’insiste : ils ont un droit. C’est la nourriture dont leurs pères se sont nourris et qu’ils leur ont transmise. Ce n’est pas leur propre recette. Ils ne l’ont pas composée eux-mêmes, pour ainsi dire, à leur guise. Ils l’ont acceptée de ceux qui l’avaient fidèlement transmise. Pourquoi le pape la leur enlève-t-il et les laisse-t-il mourir de faim ? Pourquoi veut-il leur administrer de force quelque chose qui leur est étranger ? Notre-Seigneur a pourtant dit : “Un père de famille ne donne pas à son enfant une pierre quand il demande du pain, un serpent quand il demande un poisson, ou un scorpion quand il demande un œuf” (cf. Mt 7,9 et Lc 11,11-12). Mais ici, il ne s’agit même pas que le pape donne quelque chose, mais qu’il laisse quelque chose à ses enfants, quelque chose qui leur est vital : le saint sacrifice de la messe des Pères. »

Voici la conclusion qu’il tirait lui-même de sa découverte de la Fraternité :

« Je reviens au 9 janvier 2015, à la lettre romaine demandant d’entamer des discussions avec des représentants de la Fraternité Saint-Pie X. Malgré des circonstances défavorables, j’ai rempli ce mandat – et je suis toujours en train de le remplir. Je terminerai donc par une demande adressée aux autorités de l’Eglise : je demande justice pour la Fraternité Saint-Pie X. L’étude de sa situation exige cette demande. Il conviendrait que l’Eglise présente des excuses à l’égard de cette société, comme elle le fait dans d’autres cas. Cela a même été fait dans des cas de tombes fantômes. Il ne s’agit pas ici de fantômes, mais de personnes vivantes, d’âmes qui ont droit à l’assistance pastorale que l’Eglise leur a accordée avant le Concile, et qui demeure un droit permanent même après. Il ne s’agit pas d’un privilège ou d’un indult, il s’agit d’un droit.

« Il conviendrait également que les autorités ecclésiastiques, avec ces excuses, expriment leur gratitude pour le travail accompli par la Fraternité, et leur reconnaissance sans réserve pour cette œuvre authentiquement catholique. »

RIP

Une omerta enfin levée

Editorial de la revue de la Vendée militaire Savoir :

L’importance des groupes politiques au Parlement européen

De Nicolas Bay, député Reconquête au Parlement européen, sur Twitter :

Les groupes politiques dans lesquels les députés et les partis siègent au Parlement européen ont une importance considérable. Ce sont les groupes – et les alliances – qui font la politique européenne et les majorités dans l’hémicycle.

Explications :

Depuis 2019, le bloc majoritaire au Parlement européen est constitué par une coalition entre le PPE (les LR), Renew (les macronistes) et les socialistes. C’est cette alliance qui a porté Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne.

Les sondages pour les élections européennes du 9 juin prévoient un basculement historique. En effet, le groupe des conservateurs (ECR) peut obtenir plus d’une centaine de députés, devenir la 3e force du Parlement devant les macronistes et se placer ainsi en force pivot à même de faire ou défaire des majorités projet par projet.

ECR, dans lequel siégeront les élus Reconquête, peut donc bouleverser les équilibres actuels et déplacer à droite le centre de gravité du Parlement européen. Quand on sait que la plupart des lois votées en France sont des transpositions de la législation européenne, on mesure à à quel point ce basculement serait majeur avec des conséquences bien concrètes dans la vie des Français !

Quant au groupe PPE, au sein duquel siègent les LR, il a renoncé à défendre les idées et les valeurs de droite. Ils ont voté la répartition des migrants, le Pacte vert (et son cortège de normes), les ressources propres de l’UE (donc des impôts européens) ou encore les sanctions contre les gouvernements conservateurs de Pologne et de Hongrie. François-Xavier Bellamy répète à l’envi que le PPE obtient des victoires à Bruxelles, mais c’est un trompe-l’œil ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que TOUTES les défaites de la droite au Parlement européen sont causées PAR la lâcheté du PPE. Quand le PPE vote avec la droite (avec ECR), la droite gagne parfois. Mais quand le PPE vote avec la gauche (92,19% des textes selon le site AssistUE), la gauche gagne toujours. Le PPE n’obtient AUCUNE victoire seul, et tout ce que Bruxelles décide de néfaste se fait AVEC le PPE.

Le 7 mars 2024, le PPE a officiellement désigné Ursula von der Leyen comme candidate pour 5 années supplémentaires à la tête de la Commission européenne. Voter Bellamy en France le 9 juin, c’est donc assurer la victoire de von der Leyen à Bruxelles.

Mais quid du groupe ID dans lequel siègent les élus RN ? Ce groupe est totalement marginalisé. Les élus RN sont enfermés dans un tête à tête avec les Allemands de l’AFD. Ainsi, les 20 ou même 25 élus RN au Parlement européen seront isolés, et donc inutiles.

En clair, le seul groupe qui aura le poids numérique et le poids politique (avec 4 partis au pouvoir dans leur pays) pour bouleverser les équilibres et faire gagner la droite au Parlement européen, c’est le groupe ECR dans lequel siégeront les élus Reconquête. Le 9 juin, le seul vote véritablement utile pour changer le fonctionnement et les orientations politiques de l’Union européenne, c’est Marion Maréchal. Un vote utile mais surtout vital pour les nations et les peuples européens.

Si vous voulez que la droite triomphe le 9 juin, pour qui voter en Europe ?

  • VOX en Espagne.
  • Fratelli d’Italia en Italie.
  • Reconquête en France.

Référendum contre l’immigration en Suisse

L’Union démocratique du centre (UDC), principal parti de droite en Suisse, propose un référendum pour rejeter une « immigration incontrôlée » et limiter la population à 10 millions d’habitants d’ici à 2050. Ce texte, appelé « Non à une Suisse à 10 millions d’habitants ! », a été déposé avec 114 600 signatures, dépassant largement les 100 000 requises. L’initiative vise également à mettre fin à l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne.

De multiples problèmes du pays sont dus à une « immigration de masse incontrôlée » :

« pénurie de logements et augmentation des loyers, embouteillages sur les routes, trains et bus bondés, baisse du niveau des écoles, violence et criminalité en hausse, pénurie d’électricité, revenu par habitant qui stagne, primes d’assurance maladie toujours plus élevées, services sociaux endettés et pression accrue sur la beauté du paysage et la préservation de la nature ».

Le référendum propose d’incorporer dans la Constitution un nouvel article sur le « développement démographique durable », fixant une limite de 10 millions de résidents permanents en Suisse d’ici à 2050. Si cette limite est dépassée, le Gouvernement et le Parlement devront prendre des mesures, y compris en matière d’asile et de regroupement familial, pour en garantir le respect. L’UDC définit la population « résidente permanente » comme les citoyens suisses et les étrangers titulaires d’un permis de séjour d’au moins un an ou séjournant en Suisse depuis au moins douze mois.

Si ces mesures ne suffisent, Berne devra mettre fin à des traités internationaux comme l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE, ou encore le Pacte de l’ONU sur les migrations.

Un Sénégalais militant LGBT accusé d’avoir violé une femme

Un homme soupçonné d’avoir saoulé une femme à Poitiers avant de la violer a été mis en examen et écroué, mercredi 3 avril. Il conteste les faits reprochés, déclarant que la relation était tarifée.

La communauté LGBTI+ se mobilise en sa faveur car ce trentenaire est connu dans son pays d’origine pour militer en faveur des LGBT. L’homosexualité n’est pas dépénalisée au Sénégal. Arrivé dans la Vienne en tant que demandeur d’asile, il y a poursuivi ses engagements avec les associations locales.

Un échange d’argent a-t-il bien eu lieu entre le suspect et la femme d’origine nigériane ? La saisine d’un juge d’instruction vise justement à éclaircir les points contestés et divergents de cette affaire.

Divine Miséricorde : 9 jours pour implorer le pardon de Dieu (neuvaine du 7 au 15 avril)

La dévotion à la miséricorde divine comprend les enseignements et les demandes transmises par le Christ à sainte Faustine. Celle-ci, nommée depuis lors apôtre de la miséricorde divine, a retranscrit dans son petit journal ces échanges avec Jésus et la manière dont nous pouvons participer – avec et en lui – à sauver des âmes. La neuvaine à la miséricorde divine en est un des moyens.

« Je désire que, durant ces 9 jours, tu amènes les âmes à la source de ma Miséricorde, afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie, et particulièrement à l’heure de la mort. » (Sainte Faustine, Petit Journal, 1209)

Pour la fête de la Divine Miséricorde, Hozana vous propose une neuvaine spéciale pour implorer le pardon de Dieu et vivre à l’école de sa miséricorde du 7 au 15 avril !

La pilule contraceptive est-elle sans risque pour les jeunes filles ?

Un article du Professeur René Écochard, contributeur régulier du Réseau Vie :

La prescription de contraceptifs hormonaux aux jeunes filles s’est généralisée. Bien souvent, avec bonne volonté, les parents l’ont conseillée à leur fille pour la protéger contre une grossesse non désirée, pour diminuer les douleurs des règles, ou pour soigner un trouble cutané, acné ou hyperpilosité.

Cependant des voix se sont élevées pour remettre en cause cette pratique :

  • des éducateurs ont alerté sur les effets négatifs possibles de cette prescription sur la vie personnelle et relationnelle des jeunes ;
  • la crainte des conséquences d’une modification de la relation sexuelle, originellement célébration de l’amour et source de la transmission de la vie, a été exprimée ;
  • des troubles psychologiques, une altération de l’humeur et une augmentation du risque de dépression après le début de l’utilisation ont été signalés dans la presse scientifique ;
  • de plus, des cas de phlébite, d’embolie et d’accident cérébral ont défrayé la chronique02,03, et ont été suivis d’une large remise en cause des contraceptifs hormonaux sur les réseaux sociaux ;
  • enfin, des scientifiques rappellent que, si le contraceptif est prescrit pour un motif médical, par exemple la correction de troubles cutanés, il convient de peser le pour et le contre : les effets négatifs ne doivent pas surpasser les effets positifs recherchés.

Si on discute du bienfait de la prescription de contraceptifs oraux aux adolescentes, chacun de ces aspects mérite attention. Portant ici notre attention sur l’apport des neurosciences, nous limiterons notre propos à l’impact potentiel des contraceptifs hormonaux sur la personnalité de la jeune fille, pendant l’adolescence et plus tard. C’est en effet une préoccupation de première importance.

Quelques constats marquants établis par les neurosciences mettent en évidence un effet direct des contraceptifs hormonaux sur le cerveau. On peut lire par exemple :

  • « La contraception hormonale a un impact sur les capacités verbales et spatiales de la femme » ;
  • « des femmes utilisant des contraceptifs hormonaux présentent un cortex préfrontal plus épais que les femmes n’utilisant pas de contraceptifs »;
  • « des utilisatrices de contraceptifs hormonaux ressemblent aux autres femmes dans leurs performances, mais présentent une activation cérébrale de type masculin ».

Or, il est bien établi que l’adolescence, pour la jeune fille comme pour le jeune homme, est une période de transformation anatomique et fonctionnelle du cerveau, qui lui permet d’acquérir les aptitudes de l’adulte, à savoir pour la jeune fille : aptitudes de la femme adulte et de la mère, aptitude à passer de la vie de la famille où elle est née à la vie sociale, et enfin aptitude au discernement. Selon plusieurs études scientifiques, les hormones sécrétées par l’ovaire, estrogènes et progestérone, participent à ce développement du cerveau pendant l’adolescence. Il est donc craint que les contraceptifs hormonaux, modifiant l’équilibre hormonal, aient des conséquences néfastes sur le développement de la personnalité de l’adolescente.

Dans ce qui suit, nous reviendrons sur chacun de ces points à partir d’un état des lieux des connaissances actuelles sur les quatre sujets suivants :

  • L’adolescence est une période de structuration de la personnalité.
  • Les hormones du cycle menstruel interviennent dans le développement de la personnalité féminine et maternelle.
  • L’installation progressive du cycle féminin donne à la jeune fille son profil hormonal, qui participe à la construction de sa personnalité.
  • Ce que nous disent les neurosciences sur l’effets des contraceptifs hormonaux sur le cerveau et la personnalité

Lire la suite

Le tournant pro-vie de la Russie

Voici un reportage d’Arte qui s’inquiète des coups de boutoir contre l’avortement en Russie.

“La famille nombreuse doit devenir la norme en Russie”, assénait récemment Vladimir Poutine devant son assemblée fédérale.

Démographie et natalité sont devenues les priorités du Kremlin.  Vie de famille et procréation, plutôt qu’études et ambitions : voilà ce qui est désormais martelé aux femmes russes. Main dans la main avec le lobby “pro-vie” et l’église orthodoxe russe, le pouvoir rogne de plus en plus clairement le droit à l’avortement et à la contraception d’urgence.

Irina Faïnman, militante féministe, fait des stocks de « pilules du lendemain », pour pallier leur interdiction qui pourrait être votée en septembre 2024.

Pascal Praud : “l’Eglise n’est pas une ONG. Si elle renonce à crier son espérance pour tenir un discours humanitaire, elle perd son essence.”

De Pascal Praud dans le JDD :

[…] Si l’Église parle au cœur, elle parle aussi aux yeux. Vaincre le mal par le Beau était un joli programme. « Dieu doit beaucoup à Jean-Sébastien Bach », disait le très spirituel Emil Cioran. J’aime les cierges et l’encens, la musique sacrée et les prières. La liturgie catholique éveille les sens, tous les sens. Je regrette la solennité perdue, l’oubli de Mozart, Bach, Haendel, les jours de messe, les homélies convenues et les prêtres en jean. Le dépouillement de la liturgie a-t-il favorisé la déchristianisation ? On raconte qu’un moine avoua un jour à son abbé que sans le secours de la liturgie, il eut abandonné la robe. Le soir de Noël, le Stille Nacht, Heilige Nacht ouvre les portes du paradis. Vatican II a abandonné la messe en latin. Vatican II a oublié que le mystère sublime la foi. « La liturgie est devenue opaque et ennuyeuse par son goût du banal et du médiocre », a écrit le cardinal Ratzinger, futur Benoit XVI, dans Entretien sur la foi paru en 2005. Gloria Patri et filio et spiritui sancto.

Je n’ai jamais pensé qu’au moment de passer de l’autre côté du miroir, un monsieur à barbe blanche attendrait derrière la porte, qu’il jaugerait mon passage ici-bas à l’aune de critères évidemment divins et qu’il notifierait mon emploi du temps pour des siècles et des siècles. Je faisais de la résistance au catéchisme. Je n’aimais pas dire si j’adhérais ou non au fils, au père et au Saint-Esprit. Aucun appel n’a transpercé mon âme le jour de ma communion. J’ai visité des églises, des cathédrales, des monastères, là où le hasard m’amenait sans que la foudre qui frappa Paul Claudel un matin de Noël à Notre-Dame de Paris ne trouve le même chemin : « En un instant mon cœur fut touché et je crus. »

J’ai 59 ans. Je ne sais toujours pas si je crois en Dieu. Il faudrait que je me décide. « Croire, c’est douter. Seuls ceux qui croient, doutent », est-il écrit quelque part encore dans le « Bloc-notes » de Mauriac. Appelons ça un espace dans le pari de Pascal. C’est le mien.

Loi pour restreindre la liberté d’expression : les députés LR votent pour, ceux du RN s’abstiennent..

Nous avions évoqué ce vote il y a quelques semaines. Nous disposons désormais de l’analyse du scrutin. Cette proposition de loi a été votée dans l’indifférence générale et avec le soutien de la majorité des partis politiques. Elle vise à restreindre considérablement la liberté d’expression en instaurant une police de la pensée encore plus puissante notamment en sanctionnant sur dénonciation des propos pouvant être tenus dans des cercles privés informels , le tout sous couvert bien sûr de « renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste ou antisémite ».

Que la majorité des députés LR présents aient voté POUR (dont Eric Ciotti, proche naguère d’Eric Zemmour…) ne surprendra personne quand on sait que leur famille politique a participé à la répression politique et à la diabolisation de la droite nationale pendant des années. Mais, il fût un temps où le Front National (FN) et le RN au début de son existence militaient courageusement pour l’abrogation des lois dites liberticides (Pleven, Gayssot et Taubira) qui, sous couvert de lutte contre le racisme et les discriminations, permettent de traîner depuis des dizaines d’années toute personnalité dissidente sur les sujets relevant de la critique de l’immigration.

En 2007, Jean-Marie le Pen dénonçait l’utilisation néfaste de ces lois :

“(…) La classe politique toute entière a posé les germes de la montée de la criminalité et de la délinquance, qui est fondamentalement liée à l’immigration de masse, quoi qu’en dise la loi Pleven, votée en 1972, qui interdit de faire le lien entre les deux notions “

En effet, la loi Pleven de 1972 a complété l’article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse par un cinquième alinéa dont les défenseurs de la liberté d’expression paient quotidiennement les conséquences, notamment en créant une nouvelle définition du racisme, intégrant la notion d’appartenance ou non à une nation, totalement différente de celle couramment utilisée jusque-là (hiérarchie des races) :

“Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis.”

Cette loi érige en infraction la diffamation, l’injure à caractère raciste ou religieux et un certain nombre d’actes comme le refus de louer un logement ou d’embaucher une personne dont le profil ne conviendrait pas au futur employeur. Elle introduit surtout une discrimination entre les citoyens qui appartiennent à la nation et ceux qui ne sont pas français. Mais le pire est la possibilité donnée à toute association déclarée depuis au moins cinq ans et dont les statuts incluent la lutte contre le racisme d’exercer des droits propres reconnus à la partie civile pour les infractions prévues par cette loi. Pleven a ainsi permis le sacre de SOS Racisme et de toutes les autres associations antiracistes qui s’enrichissent sur le dos des prévenus…

Les députés RN se sont donc abstenus, sans doute de peur d’être diabolisés.

Jean-Yves Le Gallou déclarait il y a peu de temps :

La loi Pléven met le pied dans la porte de la liberté d’expression. À partir du moment où le pied est dans la porte, tout rentre. La loi Pléven aurait pu évoluer différemment. Elle aurait pu ne connaître qu’une interprétation restrictive, comme c’était le cas au départ, mais il y a eu une interprétation de plus en plus extensive, ce qui en fait maintenant une loi de délit d’opinion. Ce délit s’est peu à peu étendu à toute une série d’incriminations nouvelles, puisqu’il n’y avait, au départ, que quelques incriminations au titre de l’ethnie, de la race, de la nationalité ou de la religion et que l’on a, depuis, rajouté tout un tas de choses comme l’orientation sexuelle ou le handicap jusqu’à vouloir aujourd’hui réprimer la « discrimination capillaire ». La loi Pléven est l’acte fondateur de tout ce processus, non seulement en France mais en Europe, puisque tous les pays du continent ont à présent des législations similaires.

D’autres lois ont effectivement suivi emboitant le pas à la loi Pleven. Cette nouvelle proposition de loi votée en mars 2024 et à laquelle le RN ne s’est pas opposée est d’une gravité extrême que nous le disions il y a peu :

Pas un député ne s’est inquiété de l’extension délit d’opinion à la sphère privée, alors que l’abolition de la frontière entre public et privé caractérise le totalitarisme. Preuve de cette dimension totalitaire, ces délits seront instruits sur… “délation” ! Pour faire passer en douce ce projet totalitaire, les députés mettent en avant la hausse de l’antisémitisme. Mais la loi vise en fait tous les propos prétendument discriminatoires : par exemple, les propos relatifs à l’orientation sexuelle. Un parent qui argumente en famille contre la “transition de genre” de son enfant au motif qu’un être humain ne peut changer de sexe pourra-t-il demain être poursuivi pour “propos discriminatoire” par l’association LGBT qui tient son enfant sous son emprise ? Comme les précédentes lois anti-discriminations, celle-ci ne vise pas seulement les “actes” mais les “propos”. La conséquence inévitable est l’instauration d’une “police de le pensée” chargée de traquer les propos divergents jusque dans la sphère privée.

Pas un seul député n’a voté contre ! Tous les LR ont voté pour. Tous les RN se sont abstenus. Il n’y a pas d’opposition de droite à l’Assemblée Nationale.

Pourquoi quatre Evangiles ? Au lieu d’un seul ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Pourquoi quatre Evangiles ? Au lieu d’un seul ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Dans le numéro 127 du Sel de la Terre, le Père Emmanuel-Marie O.P. consacre un intéressant article à « La perspective doctrinale propre à saint Matthieu ».

Les évangélistes sont en effet des historiens (voir à ce propos les Sel de la Terre n°124, 125, 126) : ils rapportent fidèlement et exactement les paroles et les actes de Notre-Seigneur, tels qu’ils se sont déroulés.

Mais ils sont aussi et surtout des « évangélistes », c’est-à-dire des catéchistes et des théologiens, choisis par Dieu pour annoncer « la bonne nouvelle » du salut et transmettre les vérités de la foi, et chacun d’eux le fait selon des choix et un éclairage doctrinal particulier, impliquant des procédés de composition propres, comme on peut le constater à la lecture attentive des textes.

Il importe donc de dégager la perspective générale qui caractérise chaque Évangile pour pénétrer dans la pensée et dans l’âme de chaque évangéliste, et bien comprendre en quoi leurs œuvres se distinguent et en quoi elles se complètent mutuellement.

Dans sa Synopse des quatre Évangiles en français, le père C. Lavergne résume ainsi ce qu’il appelle « les lignes mélodiques qu’ils [les évangélistes] suivent avec tant de fermeté et de délicatesse » :

« Matthieu écoute et argumente ; Marc regarde et raconte ; Luc examine et expose ; Jean revit et communique ».

S’il fallait qualifier chacun d’un mot, on pourrait dire :

– Saint Matthieu est un enseignant, qui privilégie et développe les discours et abrège les récits, qui ordonne son propos et cherche à faire comprendre (voyez Mt 13, 15. 19. 23, dans l’explication de la parabole du semeur, où l’opposition entre ceux qui écoutent mais ne comprennent pas et ceux qui écoutent et comprennent est nettement marquée).

– Saint Marc est un conteur, qui rapporte avec vivacité et rapidité des traits pris sur le vif et privilégie les récits.

– Saint Luc est un historien qui enquête avec soin (comme il le déclare lui-même dans son prologue) et expose avec clarté et précision les résultats de ses recherches ; il est aussi, comme le dit Dante, « l’évangéliste de la tendresse divine », qui magnifie la miséricorde de Jésus.

– Saint Jean, enfin, est un théologien et un contemplatif, qui approfondit le mystère de la divinité du Verbe dans des narrations amples et soigneusement choisies.

 Également dans ce numéro :

 Deux articles aident à approfondir le plus grand mystère de notre sainte religion : la Sainte Trinité.
Jusqu’où notre intelligence peut-il pénétrer dans ce mystère ? C’est ce qu’une étude théologique du Fr. Aymon-Marie, « La sainte Trinité et la logique humaine », vous apprendra.

La publication d’un beau texte de Mgr Gay sur « Marie, image des trois personnes divines » vient nourrir notre vie intérieure.

 Le rôle des passions dans notre vie morale

Deux titres apportent une lumière complémentaire sur la répercussion de nos passions dans notre vie morale :

Un article du Fr. Pierre-Marie rend accessible la doctrine que saint Thomas d’Aquin a exposée sur ce sujet. Admirable d’équilibre, cet enseignement est l’un des fondements de l’ascèse chrétienne.

Une recension d’un livre de Pierre de Thieulloy, Histoire des tempéraments, donne des indications pour s’informer sur le rôle plus psychologique des passions avec leur répercussion sur le tempérament individuel de chacun.

 Des grands modèles

Le saviez-vous ? Le Portugal aussi possède “une Jeanne d’Arc” nationale, combinant la sainteté aux plus héroïques faits d’armes. Camille Évance vous fera découvrir la vie étonnante – et trop peu connue – du Bx Nuno Alvares Pereira.

Dans un autre article Étienne Muret commémore les martyrs d’Angers, morts pour la foi pendant la Révolution française.

 L’engrenage du mondialisme

Vous avez certainement entendu parler de l’intelligence artificielle. Mais quel est son véritable enjeu ? A qui doit-il profiter et comment ? C’est ce que Luc Pacioli vous explique dans son dernier article.

 La revue Le Sel de la Terre, pour une formation complète :

Tous l’avouent, tous s’en plaignent : notre niveau intellectuel et culturel s’effondre. Et de plus en plus. Est-ce que vous suivez le courant ? Quelle place occupent les lectures sérieuses dans votre vie ? Que faites-vous pour vous former ?

Le Sel de la terre entend vous donner l’aliment d’une solide formation, une formation véritable, qui donne à la foi sa première place, une formation complète et diversifiée. Pour moins de 5 € par mois !

C’est l’heure de réagir !

Rendez-vous sur le nouveau site internet du Sel de la terre, avec plus de 1000 articles en libre accès.

 S’abonner à la revue : https://www.seldelaterre.fr/abonnement
 Acheter le numéro 127 : https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt127

Sommaire du n° 127 :

ÉDITORIAL
★ Faut-il s’étonner, Faut-il se décourager ?

ÉCRITURE SAINTE
★ La perspective doctrinale propre à l’Évangile selon saint Matthieu, par Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.

ÉTUDES
★ La Somme pour tous (XI), La moralité des passions, par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.
★ La Trinité divine et la logique humaine, par Fr. Aymon-Marie CRÉTIER O.P.

VIE SPIRITUELLE
★ L’exemple des martyrs d’Angers, par Étienne MURET.
★ Marie, image vivante de la Sainte Trinité, par Mgr Charles GAY.

CIVILISATION CHRÉTIENNE
★ Flèche du Très-Haut, La vie du bienheureux Nuno Alvares Pereira, par Camille ÉVANCE.
★ L’IA générative, Une révolution, par Luc PACIOLI

DOCUMENTS
★ Lettre sur la nature et les effets du schisme et sur l’unité catholique, par Joseph DE MAISTRE
★ De la conversion des Juifs, par Fr. Pierre-Thomas LABERTHONIE O.P.

I-Média : Petit Emile ? Tout pour l’audience !

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique des chaînes d’infos en continu concernant l’affaire du petit Émile avec une concurrence pour les audiences.

Les pastilles de l’info abordent :

  1. Carton rouge : Une humoriste de gauche appelle à se battre physiquement contre le RN
  2. La Novlange : Polémique sur les maillots de foot de l’Allemagne
  3. Propagande, propagande : La lune de miel de Macron et Lula
  4. Décryptage : Edouard Philippe accusé de prise illégale d’intérêt

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à une figure féminine marquante sur Arte, Elisabeth Quin.

Secte LGBT : nouvelle attaque contre l’Eglise

Le député Renaissance Raphaël Gérard a posé cette question au ministre de la Justice :

M. Raphaël Gérard alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’ineffectivité de la réponse pénale contre les faits réprimés par l’article 225-4-13 du code pénal. Malgré la promulgation de la loi du 31 janvier 2022 qui créé une infraction autonome visant à pénaliser les thérapies de conversion, l’actualité récente est marquée par la persistance de telles pratiques sur le territoire national.

Au cours de l’été 2023, un reportage diffusé sur la chaîne BFM TV mettait en évidence l’existence de thérapies de conversion pratiquées dans le cadre de séminaire organisé par le mouvement sectaire « Torrents de vie ».

Le Canard enchaîné a dévoilé en février 2024 que l’ex-archevêque de Paris avait présidé une cérémonie religieuse organisée à Nantes par un groupe qui prétend guérir l’homosexualité par des prières.

Plus récemment, un prêtre catholique a tenu des propos faisant la promotion des thérapies de conversion suggérant que l’homosexualité pouvait être guérie à condition de ne pas écouter la voix du démon.

À la lumière de ces différents exemples, force est de constater que la loi manque à son objectif de protection des victimes. Cette situation s’explique par le fait que la loi actuelle fait peser entièrement le poids de la répression judiciaire des thérapies de conversion sur les seules épaules des victimes. Le classement sans suite du signalement au procureur par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT à la suite des propos de l’Observatoire de la petite sirène faisant l’apologie de thérapies de conversion visant les mineurs transgenres laisse penser que, malgré l’intention explicite du législateur, les juridictions estiment que la rédaction actuelle de l’article 225-4-13 du code pénal ne permet pas de réprimer la promotion ou l’offre de thérapies de conversion. Dès lors, il faut nécessairement qu’une victime identifiée ait été exposée à des actes de tortures physiques ou psychologiques pour caractériser l’infraction. Or en l’absence de dépôt de plaintes des victimes, il n’y a pas d’action judiciaire.

En outre, le droit actuel ne reconnaît pas de droit d’action autonome au profit des associations de lutte contre la haine anti-LGBT qui ont pourtant intérêt à agir pour combattre ces pratiques qui propagent des représentations dégradantes de l’homosexualité et de la transidentité. Les dispositions de l’article 2-6 du code de procédure pénale subordonne leur possibilité de se constituer partie civile en cas de faits constitutifs de thérapies de conversion au dépôt préalable d’une plainte de la victime, ainsi que le recueil de son accord. Or les victimes de thérapies de conversion sont brisées psychologiquement par de telles pratiques. Dès lors, les associations demeurent impuissantes, y compris lorsque les faits qui leurs sont signalés tombent sous le coup de la loi pénale, car la victime, compte tenu des liens émotionnels ou matériels avec son entourage peut être réticente à déposer plainte.

Face à ce constat, M. le député interroge M. le ministre sur les pistes de réflexion envisagées par le ministère pour pallier l’inefficacité du droit. Il lui demande si des ajustements législatifs sont envisagés pour améliorer la réponse pénale ou s’il entend publier une circulaire d’application de la loi du 31 janvier 2022 à l’attention des parquets dans le but de les mobiliser dans la lutte contre les thérapies de conversion.

Florian Philippot et Jean-Frédéric Poisson montent une liste commune aux élections européennes

Florian Philippot, président des Patriotes, et Jean-Frédéric Poisson, président de Via | la voie du peuple, ont annoncé ce jour un accord de coalition visant à faire liste commune aux élections européennes.

Jean-Frédéric Poisson occupera la troisième place de la liste de rassemblement conduite par Florian Philippot, aux côtés de Myriam Palomba (journaliste) en deuxième position, de Pierre-Yves Rougeyron, président-fondateur du Cercle Aristote à la cinquième place, de Marc Doyer, citoyen engagé pour la vérité sur les zones d’ombre de la crise sanitaire, ou encore du général Christian Blanchon.

D’autres mouvements et personnalités, en particulier des agriculteurs ayant participé aux récentes colères paysannes, viendront prochainement enrichir de leur présence et de leur soutien cette liste de rassemblement des souverainistes.

La liste souverainiste entend défendre :

  • L’indépendance nationale et la souveraineté de la France, par la sortie de l’Union européenne, dont le fonctionnement piétine la démocratie et dont les politiques nuisent gravement aux intérêts de notre pays dans tous les domaines.
  • La Paix, en Europe et dans le monde, ce qui suppose de sortir de l’OTAN, à l’heure où le risque d’une confrontation militaire directe avec la Russie fait planer la menace d’une troisième guerre mondiale.
  • La défense de nos libertés, individuelles comme collectives, aujourd’hui gravement menacées par l’Union européenne et ses règles de censure des réseaux sociaux et des médias, ses projets d’identité numérique, d’euro numérique, de « pass » et de restrictions en tout genre.
  • La préservation de notre modèle social, attaqué frontalement par les autorités françaises et européennes, qui est un des piliers de notre tradition nationale et une condition de notre prospérité.

Jean-Frédéric Poisson précise :

« Nous avons conduit, depuis quatre ans, nombre de combats en compagnie des Patriotes : l’alerte sur la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, les élections régionales de 2021 où nous menions ensemble une liste dans la région du Grand Est qui a fait 7%, et plus récemment la défense de la paix. Nous partageons le même attachement à notre modèle social, aujourd’hui gravement mis en cause par la Commission de Bruxelles comme par le Gouvernement français. Aucune autre formation politique n’étant prête à porter ces différents sujets, essentiels pour les Français, il était naturel de constituer cette alliance avec Les Patriotes et tous ceux qui sont réellement attachés à la liberté de la France et du peuple français ».

Ecole libre et handicap

MESSAGE DE LA FPEEI (Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes) :

N’hésitez pas comme ces familles par cette vidéo à témoigner (sur [email protected]) de la situation de vos enfants porteurs de handicap (vidéo ou simple texte) pour soutenir notre action en demandant que l’aide financière soit attribuée à tous ces élèves dans les écoles indépendantes.

Venez nous rencontrer pour en parler à notre stand au Libsco le 6 avril!

L’Arabie saoudite élue à la présidence de la 69ème Commission de la condition de la femme aux Nations unies

Logique :

Mercredi 27 mars, l’Arabie saoudite a été nommée à la présidence de la 69ème Commission de la condition de la femme aux Nations unies. Cette instance doit travailler pour le droit des femmes et l’égalité entre les sexes dans le monde. Lors de la réunion annuelle de la Commission à New York aux Etats-Unis, l’ambassadeur saoudien Abdulaziz Alwasil a été nommé sans aucun candidat face à lui et sans objection, relaie Le Figaro. L’Arabie saoudite succède ainsi aux Philippines, qui devaient rester à cette place encore un an, à l’issue d’un mandat de deux années. Mais le pays aurait fait l’objet de pressions de la part d’autres Etats asiatiques qui lui ont demandé de céder sa place, révèle The Guardian. Si le Bangladesh devait au départ prendre sa suite, l’Arabie saoudite se serait imposée pour obtenir le siège.

À l’international, la nomination de ce pays a été critiquée. Louis Charbonneau, directeur du plaidoyer auprès des Nations unies à Human Rights Watch (HRW), a dénoncé sur le réseau social X un « mépris choquant pour les droits des femmes partout dans le monde » : « Un pays qui emprisonne des femmes simplement parce qu’elles défendent leurs droits n’a rien à faire au sein du principal forum des Nations unies pour les droits des femmes et l’égalité des sexes », a-t-il écrit. La veille de la nomination, Sherine Tadros, responsable adjointe du travail de plaidoyer à Amnesty International, a elle aussi rappelé qu’être membre d’un organe chargé de défendre les droits humains implique d’être davantage responsable. Or, le bilan de l’Arabie saoudite a été jugé « catastrophique » par Sherine Tadros sur la condition des femmes.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services