La “construction” européenne et l’Absurdistan
Entretien avec Yann Baly, président du Centre Charlier:
Le Centre Charlier organise ce jeudi 29 février une conférence avec Stéphane Buffetaut, auteur d’un « Bienvenue en Absurdistan », paru l’an passé aux Presses de la Délivrance. En quoi cette conférence est-elle d’actualité ?
Stéphane Buffetaut est un ancien député européen, toujours membre du Conseil économique et social européen (CESE) spécialisé dans les questions de transport et d’énergie et surtout élu local (1er adjoint au maire d’Apremont en Vendée). A ce titre, il n’a jamais cessé d’être confronté aux folies dont crèvent les nations et les sociétés civiles des pays d’Europe. A l’heure où les agriculteurs se révoltent contre les idéologies et la technocratie européennes, cette conférence de Stéphane Buffetaut prend tout son sens. Notre civilisation est menacée par une barbarie multiforme, en même temps que submergée par des normes et un totalitarisme moralisateur qui étouffent ce qui reste du pays réel.
Stéphane Buffetaut est également vice-Président du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP). Vous avez tenu à indiquer cette appartenance sur l’annonce de la conférence, pourquoi ?
Le CNIP est un petit parti avec une longue histoire. C’est le plus ancien parti de la droite française. Il célèbre d’ailleurs son 75e anniversaire ce week-end, au cœur de cette Bourgogne où il est né en 1949. Les valeurs du CNIP ne sont pas éloignées de celles que défendent le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité, ce sont les valeurs de la vraie droite, celles de l’enracinement si cher à la philosophe Simone Weil.
Comment se portent le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité ?
Très bien ! Aux côtés de l’AGRIF et de la revue Reconquête (le numéro de février porte justement sur la révolte des paysans de France) dirigées par Bernard Antony, nous sommes au cœur de l’arc de la résistance française et chrétienne. Et Dieu sait qu’il y a du pain sur la planche ! Nous préparons une grande université d’été qui se tiendra cette année à Subiaco, en Italie. Au pays de Saint Benoit, nos conférenciers, français et italiens, interviendront sur le thème « Reconstruire une Europe chrétienne ! »

Les sages seront-ils sages?
De Roland Hureaux, haut fonctionnaire et essayiste, pour le Salon beige:
Comment ne pas se dire que, dans quelques années, nos enfants ou petits-enfants se demanderont quelle folie a touché les parlementaires français si, compte tenu de l’état de la démographie du pays, ils en venaient à une décision aussi absurde que de voter l’insertion d’un « droit à l’avortement » dans la constitution ?
Le même genre de question rétrospective que nous nous posons en pensant à l’aveuglement qui a prévalu dans les années trente face à la montée d’Hitler , quand tout le monde croyait l’amadouer par des concessions.
L’évènement le plus important des trois dernières années, qui n’en ont pas manqué , n’est en effet pas ceux dont on parle le plus : Ukraine, Proche-Orient, covid , climat, c’est l’effondrement de la fécondité en France ( comme de toute l’Europe), aussi soudain qu’imprévu qui s’est produit en 2022.
Une chute brutale des naissances
Rappelons que notre fécondité était de 2,03 enfants par femme en 2010, ce qui faisait dire à certains qu’elle allait très bien. Tout juste.
Elle est ensuite tombée à 1,96 en 2017, puis 1,81 en 2020 , après les mesures antifamiliales prises par le ministre Macron en 2014 ( plafonnement des prestations familiales , quasi-suppression du quotient familial ) .
Et puis, brusquement , elle tombe à 1,68 en 2023 , Probablement 1,3 si l’on ne compte pas l’apport des populations immigrées. Ceux qui veulent à toute force constitutionnaliser l’avortement ont bien mal choisi leur moment.
Comment ne pas y voir la confirmation que nous vivons une époque folle ?
Les arguments des partisans du projet gouvernemental sont connus. Le principal est que l’immense majorité des Français y serait favorable . Mais les Français ont-ils vraiment compris que refuser l’inscrire le droit à l’avortement dans la constitution ne signifie pas qu’on remette en cause la Loi Veil ( on sait combien Simone Veil était hostile à l’inscription de cette loi dans la constitution ), ni même ses développements ultérieurs . On sait aussi quel est le climat d’intimidation qui règne en faveur de cette modification de la constitution et dans lequel se déroulent le débat et probablement les sondages. Intimidation voire hystérie. Le Conseil national des barreaux , dont on ne voit pas en quoi il est concerné, se fend d’une motion pour demander l’inscription. Seuls les médecins sont en majorité contre, redoutant légitimement que cette constitutionnalisation ne leur ôte leur droit à l’objection de conscience et donc une partie de leur dignité, mais, intimidés, ils ne s’expriment pas. Le symbole politique l’emporte sur la réalité : personne ne s’interroge plus sur ce qu’est un avortement ni sur ce qu’il représente dans la société actuelle, suicidaire à bien des égards
Pourquoi ce « droit » et pas d’autres ?
Pas davantage ne s’interroge-t-on sur le sens qu’il y aurait à inscrire ce droit particulier dans la constitution plutôt que bien d’autres, tels le droit à un revenu minimum , le droit au logement , le droit d’aller et de venir sans compter la liberté de la presse si menacée aujourd’hui.
On a même appelé à la rescousse les people , telle la belle Sophie Marceau et autres constitutionnalistes de rencontre qui ignorent probablement ces subtilités. Ils feraient mieux s’ils veulent défendre les femmes , de s’intéresser à toutes celles qui avortent sous la pression de leurs partenaires, trop lâches poux assumer la paternité , de leur mère ou de leur employeur. Rappelons que ces pressions souvent odieuses sur des femmes qui voudraient garder leur enfant ont été dépénalisés par Martine Aubry en 1999 ! Plus que la liberté des femmes, l’avortement exprime bien souvent la lâcheté des hommes.
Nous ne reviendrons pas sur les arguments plus classiques : en démocratie normale, la liberté des Assemblées ne saurait être bridée à l’avance par un verrou constitutionnel. Le sait-on ? Ce refus de brider les Assemblées était jadis défendu par la gauche.
N’oublions pas que l’initiative de la constitutionalisation n’est que l’effet d’un intense lobbying international qui veut , dans une vague suicidaire qui touche la planète , que le monde entier suive. Ce lobby attend avec impatience de cocher la case France.
Raison suffisante pour que les décideurs ultimes, les parlementaires, « sages » par excellence, ne cèdent pas au vent dominant. Loin de les déconsidérer, cette résistance montrera que , résistants aux emportements, ils continuent de jouer un rôle irremplaçable de « garde-fous » .
Le mois de saint Joseph
L’abbé Billot (IBP) nous demande de transmettre ce message:
L’échec de la réforme liturgique
En publiant le 16 juillet 2021 le motu proprio Traditionis custodes, le pape a rendu la question liturgique d’actualité. Écrivain et essayiste, Cyril Farret d’Astiès un imposant ouvrage de réflexions liturgiques intitulé La Joie de Dieu.
Ces pages sont destinées à toute personne de bonne volonté, à tous ceux que préoccupent le culte rendu à Dieu et la vertu de religion. L’auteur présente à l’appui de quelques réflexions ce que l’Église enseigne depuis des siècles.
En tentant cet éclairage, Cyril Farret d’Astiès ne cherche pas à comparer des attitudes mais à montrer les failles structurelles de la nouvelle liturgie, à partir des textes qui ont édicté sa mise en place et non à partir de ce que l’on appelle communément des abus liturgiques (mais le flou de cette nouvelle liturgie, les permissions accordées et la très grande liberté laissée à l’ordinaire du lieu légalisent en quelque sorte ces abus, comme le montrent les deux exemples de la communion dans la main et de l’entrée des filles au service de messe).
L’auteur demande pourquoi cette nouvelle messe a été instituée et interroge le lecteur : le but a-t-il été atteint ? Sacrosanctum Concilium, la Constitution conciliaire sur la sainte liturgie, demandait à réviser les rites afin de
leur [rendre] une nouvelle vigueur en accord avec les circonstances et les nécessités d’aujourd’hui.
Cette révision doit permettre au peuple chrétien, “autant qu’il est possible“, de facilement saisir “les rites de telle façon qu’ils expriment avec plus de clarté les réalités saintes qu’ils signifient”. “Ils seront adaptés à la capacité de compréhension des fidèles“. Quand on voit la perte du sens dans la présence réelle ou dans les fins dernières, on ne peut pas dire que ce soit une réussite. Enfin, au paragraphe 49, la Constitution souligne que l’ordinaire de la messe sera révisé
afin que le sacrifice de la messe, même par sa forme rituelle, obtienne une pleine efficacité pastorale
Au vu de la crise de la pratique, l’auteur demande si cette efficacité pastorale a été atteinte. Manifestement non. C’est pourquoi, 50 ans après la réforme liturgique et alors que les fidèles de la messe traditionnelle sont persécutés, il est temps que l’Eglise fasse un bilan honnête et dépassionné de cette réforme, menée au nom de l’efficacité pastorale avancée par le Concile. Pour l’auteur, la messe est dite :
Cette réforme est un vaste et monumental échec.
Et la multiplication des textes de Rome depuis 50 ans visant à corriger les abus, le dernier date d’il y a quelques semaines, semblent impuissants. L’auteur s’attache par ailleurs à faire découvrir la grandeur d’une pratique antique et vénérable capable de nous ouvrir au mystère, transmettre notre foi, et plus encore, rendre à Dieu un culte qui soit pleinement digne de Lui. Ce qui nous éloigne de la participation “active” voulue et martelée dans le nouveau rite. Face à cet activisme souvent malsain, l’auteur dresse l’éloge de la messe basse :
la messe basse nous montre admirablement que Notre-Seigneur s’est incarné, a souffert, est mort pour chacun de nous, pour nous élever, avec lui, par sa Résurrection, vers des rivages après lesquels nous soupirons dans nos vallées de larmes démocratiques et climatisées. La messe basse c’est le génie du catholicisme parce qu’elle ne veut rien d’autre que Dieu, tout y est pour Dieu, elle se fiche bien d’une assistance, elle ne veut rien nous dire, elle n’explique pas, elle prie. Pas de sermon, pas un gramme de profane, Dieu seul. C’est le génie du christianisme parce que c’est la victoire de ce qui est petit et invisible. C’est la toute-puissance de ce qui semble négligeable.
Impossible de faire carrière dans le secteur universitaire de la Révolution française sans se faire adouber par la Société des Études robespierristes
Haut fonctionnaire aux Affaires étrangères, juriste spécialiste de droit pénal international, Jacques Villemain poursuit ses recherches avec un nouvel ouvrage en deux volumes, Histoire politique des colonnes infernales. Avant et après le 9 Thermidor, et Papiers et Rapports. Extrait d’un entretien donné dans L’Homme Nouveau :
[…] Le fonctionnement est simple… sur le papier : sur ses 40 régiments « opérationnels » (un régiment c’est environ 1 000 hommes), Turreau doit en utiliser plus de la moitié à « boucler » le territoire insurgé par un système de garnisons. Il lui reste environ 12 000 hommes qu’il va répartir en 12 colonnes d’environ 1 000 hommes chacune (schématiquement, car il y a des colonnes de 800 et d’autres de 1 200 hommes). Ces colonnes se placent sur une ligne nord-sud de 80 kilomètres environ à partir des Ponts-de-Cé, approximativement, et se mettent en devoir de ratisser la région en avançant par un mouvement est-ouest, chacune massacrant « tout ce qui se trouvera sur son passage » (ordre de Turreau au général Moulin), jusqu’à arriver à la côte atlantique où le général Haxo, avec 8 000 hommes, les attend pour massacrer ce qui aurait échappé à ce « râteau ». Le modus operandi est bien celui d’un massacre aussi complet que possible de la population, donc un génocide. L’objectif avoué est de « dépeupler la Vendée » (3) en vue de la repeupler ensuite : une famille de cultivateurs sera invitée dans chaque canton du reste de la France à venir s’installer en Vendée, voire les cultivateurs sans terre mais reconnus bons citoyens, afin d’obtenir enfin une « Vendée républicaine » ; on leur donnera les terres des Vendéens que l’on aura exterminés. On vote même pour cela une loi spéciale (loi du 18 brumaire an II/8 novembre 1793).
Le bilan n’est pas facile à faire. D’un côté Jacques Hussenet (4), à partir d’une étude démographique globale, arrive à la conclusion qu’au total 170 000 Vendéens, essentiellement femmes, enfants et vieillards, ont péri. Un décompte effectué à partir des « rapports » d’activité des généraux commandant les colonnes infernales donnerait 19 000 morts, mais 40 % des généraux ne fournissent aucun rapport chiffré du bilan de leurs combats et même ceux qui en fournissent ne le font pas systématiquement : au total seuls 15 % des rapports comportent de tels éléments chiffrés. Il n’est donc que raisonnable de penser que cette expédition a fait dans les 40 000 victimes, chiffre retenu par plusieurs historiens. En outre, il est difficile d’estimer à moins du quart du total des 170 000 victimes du bilan global celui de cet épisode qui est, avec la « Virée de Galerne », le plus meurtrier de la guerre de Vendée. Pour autant les « colonnes infernales » sont un échec. Une ligne de 12 000 hommes ne peut pas ratisser efficacement sur une ligne de 20 lieues (80 kilomètres), et surtout pas dans un pays de bocage, coupé de haies et de chemins creux, où la visibilité ne dépasse pas 100 mètres et est souvent inférieure à 50 mètres. En outre, il faut ratisser en « double rideau » car un groupe de combattants pourrait percer la première ligne, il faut une deuxième ligne pour venir à son soutien ou bloquer la percée. Le « peigne » a les dents trop larges : en pratique il ne peut accrocher que les « nœuds », si je puis prendre cette métaphore capillaire, c’est-à-dire les villages. L’expédition des colonnes infernales se ramène ainsi à une liste de villages dont on massacre les populations (les Lucs-sur-Boulogne, Saint-Mesmin, La Gaubretière, etc.). Les combattants, eux, savent se faufiler entre les colonnes, voire les prendre à revers comme s’en plaint Turreau qui avait annoncé d’abord à Carnot qu’il en aurait fini en huit à dix jours et qui, après quatre mois, n’a toujours pas atteint son objectif : le Comité de salut public, qui a besoin de troupes aux frontières, met alors fin à son opération et lui retire son commandement. […]
Comment expliquez-vous que l’Université française et nos politiques continuent à nier le génocide vendéen ?
C’est le dernier pan de ma démonstration. Dès la chute de Robespierre, les conventionnels, qui lui ont pourtant renouvelé ses pouvoirs mois après mois pendant un an (juillet 1793- juillet 1794), essaient de se désolidariser des crimes commis en Vendée et que l’on ne peut plus dissimuler, la fin de la Terreur déliant les langues. Ce sera la dénonciation de Carrier par les Nantais qui lancera le mouvement : il a effectivement été impliqué dans le lancement de l’extermination générale et s’il a été rappelé à Paris en février 1794, cela n’a nullement été une sanction, il continue d’ailleurs à appuyer le plan de Turreau, notamment dans un discours fameux qu’il fait à la Convention dès son retour à Paris, le 21 février 1794, et que je reproduis dans mon deuxième volume. Carrier reste une figure de premier plan à la Convention jusqu’au 9 Thermidor : Robespierre, qui aurait pu l’éliminer en même temps que les hébertistes dont pourtant il avait été proche, s’en est bien abstenu. Il fera même de Carrier un des secrétaires de la Convention et, à ce titre, il défendra la « loi de Prairial » dite de « Grande Terreur », lors de sa seconde lecture. C’est d’ailleurs ce profil très en pointe qui le désignera à la fureur des thermidoriens car, même après le 9 Thermidor, si par prudence il renie Robespierre, il continue à défendre la politique de Terreur qu’il mit en œuvre avec l’énergie qu’on sait à Nantes. La Convention réécrit alors l’histoire du premier semestre 1794 par une série de « rapports » qui sont une véritable falsification des faits. Ces « rapports », qui forment la deuxième partie de mon second volume, maquillent les faits, qui sont niés quand c’est possible ou, dans le cas contraire, présentés comme le fait d’un zèle révolutionnaire peut-être excessif, mais que la « pureté des intentions révolutionnaires » doit justifier. On aboutit ainsi à une dizaine de lignes de défense dont les principales sont : 1) « ce n’est pas vrai » (négation pure et simple des faits) ; 2) « ce n’est pas grave » (il ne s’agissait de tuer que des contrerévolutionnaires) ; 3) « on ne savait rien » à Paris de ce qui se passait en Vendée ; 4) « c’est la faute des militaires » qui ont tout fait dans notre dos, etc. C’est ce même discours qui est repris et réadapté à la sensibilité actuelle par le secteur de l’Université française qui monopolise toute la recherche relative à la Révolution française. Impossible de faire carrière dans ce secteur universitaire sans se faire adouber par la Société des Études robespierristes dont sont issus depuis bientôt un siècle tous les titulaires de la chaire d’histoire de la Révolution française de la Sorbonne, qui est « chef de file » de la recherche historique sur cette période. Il s’agit de sauvegarder « l’espoir révolutionnaire », qui est au fond « l’histoire sainte », si j’ose dire, du communisme hier, du néogauchisme d’un Mélenchon aujourd’hui (Mélenchon qui ne cesse de défendre Robespierre). Cet objectif est lié à la réputation de la Révolution française qui est pourtant « malade de la Vendée », comme le disait l’historien Claude Langlois lors du bicentenaire de 1789. Il suffit de se rappeler les cris de bête blessée de tout ce petit monde lors de la sortie du film Vaincre ou Mourir l’an dernier, ou dès lors qu’il est question du Puy-du-Fou. Démontrer que la Révolution a aussi été une machine de crimes de masse est insupportable à tout le secteur de la gauche radicale qui ne rêve que de la rééditer, qui a cru que 1917 reprenait le flambeau de 1793 et qui, malgré l’échec de l’URSS, ne s’est pas guéri de cette passion politique : croire que la violence est « accoucheuse de l’histoire » (Marx), nécessaire à l’avènement de la société idéale.
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Pour commander le livre de Jacques Villemain:
Histoire politique des colonnes infernales – Avant et après le 9 Thermidor
“Hazbin Hotel”, la série télévisée qui réhabilite les démons
Un dessin animé (“pour adultes”) dans lequel les habitants de l’enfer sont victimes d’un ciel “maléfique” : une inversion diabolique. L’Association Internationale des Exorcistes dénonce les risques de cette normalisation du mal.
Réhabiliter les habitants de l’enfer pour les sauver de l’extermination ordonnée par le ciel : la nouvelle série télévisée américaine Hazbin Hotel joue sur ce renversement entre le bien et le mal. Disponible en italien, cette série animée montre une image presque apaisante de l’enfer sur fond de ciel maléfique et vengeur.
Hazbin Hotel s’inspire d’un problème de surpopulation en enfer (au grand dam de ceux qui pensent qu’il est vide) : il est résolu chaque année par des anges exterminateurs dirigés par Adam, également connu sous le nom d'”exorcistes” dans la série, avec des massacres périodiques. La protagoniste “Charlie” Stella del Mattino, fille de Lucifer et Lilith, les sauve du carnage céleste grâce à sa brillante idée de créer un lieu – l’hôtel Hazbin – où les démons et les damnés, qui ne seraient jamais acceptés au paradis, pourraient être réhabilités. Ils pourraient ainsi aller au paradis au lieu d’être anéantis. L’entreprise est menée avec sa “partenaire” Vaggie (un ancien ange exterminateur, répudié par le ciel parce que, émue de compassion pour un démon, elle avait refusé de le tuer) et Anthony “Angel” Dust, un démon androgyne et gay, star du porno et premier client de l’hôtel. À la fin, ce sont les anges qui sont renvoyés du paradis : l’inversion exacte de l’invocation par laquelle se termine la prière à saint Michel Archange : “Renvoyez en enfer Satan et les autres mauvais esprits qui errent dans le monde pour perdre les âmes”.
Une note de l’Association internationale des exorcistes (IEA) définit Hazbin Hotel comme
“une distorsion planifiée du récit biblique qui mystifie le message chrétien du salut et heurte la conscience du public, en particulier des enfants et des jeunes”.
Certes, il est “formellement interdit aux mineurs, mais accessible à tous (d’autant plus qu’il est animé et donc susceptible de plaire aux plus jeunes)”, présentant “un univers narratif faux et déviant sur le plan théologique, culturel et éducatif”.
Au passage, et au risque de se répéter, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi la seule religion constamment – et impunément – visée est toujours le christianisme.
Le principal problème mis en évidence par l’IEA est la “normalisation du mal” et la “sous-estimation de son danger réel” en dépeignant “les démons et les damnés de manière humoristique”. Ce faisant, ils sont rendus familiers, domestiqués, induisant chez le spectateur une attitude de sympathie à l’égard des habitants de l’enfer, voire des victimes de ce paradis “maléfique” qui les extermine sans pitié, alors qu’ils voudraient au fond se racheter, en “contradiction scandaleuse et flagrante avec l’enseignement catholique sur la confession, le repentir et la véritable conversion du cœur vers Dieu”. Voilà le malentendu “diabolique” (il faut bien le dire) inculqué par la série : la rédemption sans la conversion. Mieux, pire encore : sans vouloir la rédemption. Oubliant que même si, absurdement, le paradis s’ouvrait aux démons et aux damnés, ce sont ces derniers qui ne voudraient pas y entrer, en vertu d’un choix irrévocable pour le mal fait définitivement par eux-mêmes.
L’enfer, explique Saint Jean-Paul II, “est la situation dans laquelle se trouve définitivement celui qui rejette la miséricorde du Père jusqu’au dernier moment de sa vie”, en précisant que la “damnation” consiste précisément dans l’éloignement définitif de Dieu choisi librement par l’homme et confirmé par la mort qui scelle cette option pour toujours”(L’enfer comme rejet définitif de Dieu, 28 juillet 1999). Une réalité tragique que cette série télévisée vient au contraire “normaliser”, avec un risque supplémentaire, souligné par la note de l’IEA :
“Sa vision impitoyable des démons et de leur sort (qualifié d’injuste) peut favoriser une conception déformée du péché et encourager une normalisation de l’occultisme, augmentant le risque que des personnes, notamment des jeunes, s’approchent de pratiques magiques, cherchent à interagir avec des entités malignes au point d’adhérer à une vision sataniste de la réalité”.
Nicolás Gómez Davila a écrit que “la plus grande ruse du mal est de se déguiser en un dieu domestique et discret, familier et rassurant”. Rassurant au point de faire basculer la rédemption d’une lutte contre le mal à une lutte contre le bien, non pas avec la grâce de Dieu mais contre Lui. Facile à notre époque qui se moque des peurs “archaïques” du diable, mais qui manifeste une véritable phobie à l’égard du Christ.
« Entrez clandestinement à Mayotte, vous pourrez être logés en métropole dans un château du XVIIème siècle ! »
Visiblement, Gérald Darmanin a pour objectif de favoriser l’immigration à Mayotte.
Le château de Grignon, dont les meubles d’exception avaient été vendus pour une bouchée de pain (du mobilier datant de Louis XVI mis en vente à partir de 40€), a été réquisitionné pour loger des immigrés africains en provenance de Mayotte.
⚡️Exclu Livre Noir – 308 Africains sont en ce moment en train de prendre l’avion de #Mayotte vers Paris. Ici, une vidéo de leur enregistrement à l’aéroport. Coût de l’opération selon la préfecture : 300 000€. Depuis 3 semaines, 520 africains auront donc été envoyés en métropole. pic.twitter.com/m7eBuZ9j6w
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 26, 2024
Ils sont tous considérés comme réfugiés politiques… Ensuite, une partie d’entre eux ira rejoindre de la famille en région parisienne. La majorité restera avant d’être dirigée vers des solutions d’hébergement en province. Le grand remplacement se poursuit.
En 1991, Saint Jean-Paul II comparait l’avortement au génocide nazi
Et déjà les médias se scandalisaient :
1991, lorsque Saint Jean-Paul II comparait l’avortement au génocide nazi. #AVORTEMENT #IVG #CNEWS #NAZIS pic.twitter.com/fsydzpg9W3
— Napo (@CathoFr) February 26, 2024
Rendre l’avortement non seulement illégal, mais impensable
Invité à parler lors de la convention américaine des conservateurs, le CPAC, Mgr Strickland, ancien évêque de Tyler, au Texas, a défendu le caractère sacré de la vie et a fait l’éloge de la récente décision de justice en Alabama reconnaissant la dignité de la vie humaine sous sa forme embryonnaire, tout en rappelant au public que l’humilité et la foi peuvent transformer l’Amérique en “une nation sous Dieu”.
“Nous devons vraiment prier et réfléchir à ce que cela signifie, et revenir à ces valeurs”. “Parce que trop de gens, en particulier dans le monde politique, encouragent une approche athée pour diriger cette nation. Cela ne durera jamais. Cela ne prospérera jamais”.
Mgr Strickland a insisté sur le fait que la première étape pour ramener l’Amérique à la place qui lui revient sous l’égide de Dieu est “l’humilité”.
“Pensez à notre nation, à notre époque, à notre culture… l’humilité n’est pas populaire, (mais) l’humilité est la grandeur de Jésus-Christ”.
Mgr Strickland a rappelé que le Christ, tout en étant pleinement Dieu, était si parfaitement humble qu’il a choisi de devenir homme en partant de la plus petite des vies humaines, un embryon dans le ventre de la Vierge Marie.
On dit que l’Amérique souffre d’intolérance – ce n’est pas le cas. Elle souffre de tolérance. Tolérance du bien et du mal, de la vérité et de l’erreur, de la vertu et du mal, du Christ et du chaos. Notre pays n’est pas tant envahi par les bigots que par les personnes à l’esprit large.
“Je voudrais ajouter quelque chose de personnel à cela”. “Je suis ici aujourd’hui à ce dîner en tant que témoin de la vérité… témoin de la vérité du Christ. Et je suis reconnaissant à ceux d’entre vous qui sont assis ici aujourd’hui et qui sont également des témoins de la vérité.”
“Mais permettez-moi de vous mettre en garde”. “Lorsque vous vous présentez comme le défenseur de la vérité, il est facile de se féliciter et de penser que nous sommes arrivés. Et il est facile de penser qu’il n’y a pas de mal à rogner sur les coûts, à être un peu malhonnête ou à attaquer injustement les gens si cela sert vos objectifs. Mais prenez garde et souvenez-vous de ce que le Seigneur a dit aux dirigeants, à l’élite, en son temps : “Foyer de vipères, comment votre discours peut-il être bon alors que vous êtes mauvais ? Car les paroles jaillissent de ce qui remplit le cœur”.
“C’est pourquoi, en allant de l’avant et en menant cette bataille, nous devons veiller à ne pas adopter l’attitude selon laquelle le Seigneur ne tiendra pas compte de nos transgressions parce que, après tout, regardez ce que nous sommes en train d’accomplir. Nous devons comprendre qu’au contraire, nous serons tenus à des normes de conduite plus élevées parce que – à qui l’on donne beaucoup, on demande beaucoup”.
Soulignant la nécessité de débarrasser l’Amérique de ses péchés, M. Strickland a ensuite cité Mère Teresa et sa critique de l’Amérique :
L’Amérique n’a pas besoin de moi pour voir comment votre décision dans l’affaire Roe v. Wade a déformé une grande nation. Le soi-disant droit à l’avortement a dressé les mères contre leurs enfants et les femmes contre les hommes. Il a semé la violence et la discorde au cœur des relations humaines les plus intimes. Il a aggravé la dépréciation du rôle du père dans une société de plus en plus privée de père. Elle a présenté le plus beau des cadeaux – un enfant – comme un concurrent, une intrusion et un inconvénient. Elle a nominalement accordé aux mères une domination sans entrave sur les vies indépendantes de leurs fils et filles physiquement dépendants. Et, en accordant ce pouvoir déraisonnable, elle a exposé de nombreuses femmes aux exigences injustes et égoïstes de leur mari ou d’autres partenaires sexuels. Les droits de l’homme ne sont pas un privilège conféré par le gouvernement. Ils sont dus à chaque être humain en vertu de son humanité. Le droit à la vie ne dépend pas, et ne doit pas être déclaré comme dépendant, du plaisir de quelqu’un d’autre, pas même d’un parent ou d’un souverain.
Le renversement de l’arrêt Roe v. Wade par la Cour suprême a été un jour merveilleux, mais nous sommes encore loin d’avoir éradiqué l’assassinat de nos enfants. Ne vous y trompez pas, chacun d’entre nous a encore du sang d’enfants sur les mains, car nous pouvons toujours faire plus pour rendre l’avortement non seulement illégal, mais impensable.
M. Strickland a ensuite abordé une question encore plus récente, celle de la fécondation in vitro (FIV). Il a salué la condamnation de cette pratique par l’Église catholique et a expliqué pourquoi l’opposition à cette procédure fait partie intégrante de l’éthique pro-vie. Il a exhorté les participants à se familiariser avec toutes les questions qui s’opposent à la vie, y compris celle de la FIV qui, comme l’avortement, met fin à la vie par la création et la destruction artificielles d’embryons humains.
L’émission En Quête d’esprit clouée au pilori par les militants de l’avortement
La rediffusion de l’émission du dimanche de CNews, animée par Aymeric Pourbaix, n’est pas disponible (mais on peut la retrouver sur Europe 1). En cause, l’infographie présentée lors de cette émission consacrée à l’avortement, première cause de mortalité dans le monde.
Bienvenue dans “En quête d’esprit” sur @CNEWS. Sujet du jour : IVG et droit à l’avortement. Heureusement, l’émission “laisse de côté le débat politique et partisan” : ça devient une heure d’antenne de propagande anti-IVG. Extraits choisis ⬇️ pic.twitter.com/3wWn2xHcPb
— Edouard Richard (@edouardrichard_) February 26, 2024
🎙️ Avortement : Qui sommes nous pour décider qui doit vivre ? 🤔
✅ La France est championne d’Europe de l’avortement devant l’Italie et l’Allemagne
🔥 La France est championne du monde des avortements avec 96% de fœtus trisomiques tués
Assumer les pro avortements ! pic.twitter.com/5yaBGInskA
— Vox Arabia🎙️ (@futurist_x75016) February 25, 2024
La pression est telle, avec plainte auprès de l’Arcom, que Laurence Ferrari a dû présenter des excuses au nom de la chaîne. L’avortement est la vache sacrée de la République sanguinaire, qui réclame toujours plus de sacrifices humains.
Laurence Ferrari a pris la parole. CNEWS regrette la diffusion de l’infographie intitulée «Les causes de la mortalité dans le monde» dans l’émission «En quête d’esprit» diffusée le 25 février et présente ses excuses à toutes les personnes que cette infographie aurait pu heurter pic.twitter.com/E9MupEEkzt
— CNEWS (@CNEWS) February 26, 2024
Avec la constitutionnalisation de l’avortement, ils veulent en effet faire taire toute opposition :
🔴⚡️ Répugnant.
Hier en direct, CNEWS qualifie l’avortement de « 1ère cause de mortalité dans le monde » devant le cancer.
Il faut garantir ce droit dans la Constitution et sanctionner CNEWS !pic.twitter.com/TkPr2uumg1
— Groupe parlementaire La France Insoumise – NUPES (@FiAssemblee) February 26, 2024
Naufrage de l’Education nationale
Il n’y a eu personne dans toute la chaîne municipale de la ville de Carcassonne à trouver étrange l’orthographe du nom du célèbre savant. Humiliée par les réseaux sociaux, la municipalité a rapidement enlevé les panneaux de la rue…
Inversion accusatoire
Le Monde se surpasse encore avec un article à charge contre les parents qui s’interrogent pourtant à juste titre sur le contenu de certains programmes scolaires.

Dans un monument d’objectivité (euphémisme), l’article dénonce la pression mise sur les établissements. Mais la pression est ailleurs :
le Conseil supérieur des programmes, instance indépendante [sic] qui élabore les programmes scolaires au ministère de l’éducation nationale, doit publier fin février ou début mars un projet de programme scolaire d’éducation à la sexualité du CP à la terminale. Une initiative lancée en 2023 par Pap Nidaye, alors ministre, qui « s’inscrit pleinement dans la politique éducative en faveur de l’égalité et de la lutte contre les discriminations et les violences » .
Prévue pour novembre 2023 puis pour janvier 2024, la publication de ce programme, politiquement sensible, a pris du retard avec la valse des ministres. Le 20 janvier, le chef du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé que ce programme serait mis en place à la rentrée 2024. « A l’école primaire, on doit apprendre le respect de l’intégrité du corps » , a-t-il précisé, et l’éducation sexuelle « en tant que telle » doit « venir au collège et au lycée ».
SOS Education a rédigé un rapport, sous-titré « de la prévention à la sexualisation précoce » , pour pointer les dérives de cette rééducation à la sexualité dans le cadre scolaire.
Le Syndicat de la famille a organisé un colloque au Sénat le 9 février avec les associations Famille et liberté et Juristes pour l’enfance sur ce projet de programme d’éducation sexuelle. Ludovine de La Rochère a estimé que les « jeunes ont avant tout besoin d’une éducation affective et relationnelle » qui se fait principalement dans la sphère familiale.
« S’il ne reste qu’une éducation à la sexualité, comme elle est écrite dans la loi, elle ne peut être que déplacée et contre-productive. »
Ludovine de La Rochère a invité les participants à « veiller avec une extrême vigilance sur ce que fera le ministère de l’éducation nationale » avec ce programme scolaire et à « veiller à ce que feront les établissements scolaires, qui portent une responsabilité évidente ».
Comment des parlementaires macronistes de l’UE tentent de légaliser la GPA
Un amendement, déposé par l’euro-député Renaissance Salima Yenbou (photo), au sein du rapport sur les Droits de l’Homme et la Démocratie, tente de réduire la condamnation de la GPA par le Parlement européen à la seule GPA commerciale. Le débat a lieu demain, et le vote mercredi.
🇪🇺 ALERTE DROITS DE LA FEMME 🇪🇺
L’eurodéputée @Renaissance @salima_yenbou trahit les ♀️ : elle veut limiter la portée d’un rapport européen qui condamne la #GPA à la seule #GPA commerciale. Comme si la GPA n’était pas toujours une exploitation de la ♀️ !https://t.co/KuhcYnv7JK pic.twitter.com/dyoNvgGgYt— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) February 26, 2024
A juste titre, il ne rentre pas dans les modalités : en effet, DANS TOUS LES CAS, la #GPA exploite des femmes pour leur faire produire des enfants au profit de tiers.
⬇ Voir article 39 ⬇ https://t.co/S4AroZd9dK
— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) February 26, 2024
@salima_yenbou qui veut défendre l’écologie et sans doute le progrès se voile la face :
❌ les mères porteuses sont notamment gavées d’hormones
❌ la GPA est une régression du statut de la femme.
Et ne pas rémunérer la mère porteuse ne rend pas la #GPA plus tolérable.— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) February 26, 2024
Cet amendement, qui trahit les femmes, doit être retiré madame Salima Yenbou. La GPA, c’est comme l’esclavage : on ne l’encadre pas, on l’abolit.
Une union des droites pourrait faire basculer le Parlement européen
Selon une étude de projection publiée fin janvier par le groupe de réflexion European Council on Foreign Relations (ECFR), une percée des partis de droite issus des différents États membres de l’Union pourrait redessiner la configuration du Parlement européen.
Selon cette projection, les partis nationalistes pourraient dominer les élections de juin prochain dans neuf États membres de l’UE : France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Autriche, Hongrie, Belgique, République tchèque et Slovaquie. Et là où ils ne sortent pas en tête, d’autres formations eurosceptiques sont bien parties pour finir deuxième ou troisième, notamment en Allemagne, en Espagne et au Portugal, en Finlande et en Suède, en Roumanie et en Bulgarie ainsi qu’en Estonie et Lettonie.
En sièges, le groupe Identité et démocratie (ID) se profilerait comme la troisième plus grande force politique avec 98 eurodéputés, devançant le groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE) qui en obtiendrait 85. Cependant, le groupe où siège le Rassemblement national (RN) pourrait être surpassé par celui où entend siéger Reconquête si les eurodéputés hongrois du Fidesz de Viktor Orbán, actuellement non inscrits, décidaient de les rejoindre.
À ce titre, il est possible qu’une coalition regroupant le Parti populaire européen (PPE), ID et CRE se forme, rassemblant ainsi 50 % des 720 sièges du futur Parlement européen. Encore faut-il que le PPE se rallie clairement aux partis de droite.
Actuellement, les trois principaux groupes centristes, à savoir le PPE, l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) et Renew Europe (RE), totalisent 420 députés sur 705. Après les prochaines élections, leur effectif pourrait chuter à 390 sièges. Une « super-coalition » composée du PPE, du S&D et de Renew ne jouirait plus d’une majorité aussi dominante qu’auparavant (actuellement à 60 %).
Explosion de la demande de retraites monastiques
Selon La Croix, les abbayes et monastères connaissent une hausse des demandes et les profils des retraitants sont de plus en plus variés, signe qu’il existe une soif spirituelle : l’homme ne vit pas seulement de pain... Ce phénomène se vérifie depuis déjà plusieurs années voire plusieurs décennies, précise la sociologue des religions et spécialiste de la vie monastique, Isabelle Jonveaux.
« Une tendance qui va de pair avec celle du développement personnel, outre le public pratiquant en recherche d’une intensification de sa foi, il y a un véritable public en recherche de soi, c’est très à la mode et pas seulement dans les monastères. »
Les responsables d’hôtellerie monastique le confirment : les demandes viennent de profils de plus en plus variés et souvent éloignés de la foi catholique. Le frère Pierre-Marie, hôtelier de l’abbaye bénédictine de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire constate :
« Nous accueillons beaucoup de personnes en burn-out, par exemple. Le fait de suivre un rythme, d’être accompagné par un frère et de vivre un peu en silence constitue souvent pour eux une véritable bouée de sauvetage ».
“Les dividendes de la paix, d’un certain Laurent Fabius, ne sont qu’une vue de l’esprit”
Interrogé dans Valeurs Actuelles sur le conflit russo-ukrainien, l’ancien patron des forces spéciales françaises et du renseignement militaire, le général de corps d’armée (2S) Christophe Gomart déclare :
D’un seul coup, les pays européens, dont la France, ont pris conscience que la guerre faisait partie de l’histoire des hommes. Les dividendes de la paix, d’un certain Laurent Fabius, ne sont qu’une vue de l’esprit. Tous ces pays occidentaux se sont désarmés et se sont placés sous le parapluie américain, à l’exception de la France même si elle a aussi a, année après année, réduit drastiquement le budget consacré à ses armées et à sa défense.. Or, il faut pouvoir disposer d’une armée puissante pour montrer sa force. Les pays européens ne peuvent plus se contenter de se protéger uniquement derrière l’arme nucléaire américaine. L’Europe a montré son soutien à l’Ukraine, mais en même temps on se divise sur la comptabilité des livraisons d’armes. Avec la guerre en Ukraine, le vrai risque concerne directement l’affaiblissement durable des puissances européennes, en raison pour certains pays de leurs économies vacillantes et de leurs populations déclinantes. Les Européens doivent dès à présent penser à leur défense sans le soutien des Américains.
Il faut que l’ARCOM intervienne auprès de France Télévisions…
France Télévisions publie les chiffres de la répartition des temps de parole de ses invités politiques sur les antennes de France 2, France 3 (information nationale), France 5 et franceinfo (canal 27). Les chiffres du quatrième trimestre 2023 font clairement apparaître un déséquilibre en faveur de l’extrême-centre :
France 2 :

France 3 :

France 5 :

France Info :

La société s’inquiète du suicide mais présente le « suicide assisté » comme « ultime liberté »
Bienvenue chez les fous. Le Monde a enquêté sur la hausse des idées suicidaires et tentatives de suicide chez les 18-24 ans :
Crise écologique, guerres, risques sanitaires, manque de perspectives… « Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point les discours de “désespérance” et les messages fatalistes ont des conséquences, à un âge où on se construit », rapporte Charles-Edouard Notredame, psychiatre au centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille, qui coordonne la ligne d’écoute nationale 3114 de prévention du suicide.
Dans la bouche des médecins, psychiatres et pédopsychiatres, en première ligne face à la souffrance des adolescents et des jeunes adultes, un constat revient : le contexte anxiogène, s’il est loin d’expliquer à lui seul le mal-être d’une frange de la jeunesse, pèse sur les esprits. Mais c’est un enchevêtrement de facteurs qui mène certains jeunes jusqu’aux « idées noires » ou à la tentative de suicide. Des jeunes, semble-t-il, de plus en plus nombreux : c’est la tendance dessinée par le baromètre sur le sujet rendu public, le 6 février, par Santé publique France.Cette enquête, déclarative, menée en 2021 – l’an II de la crise sanitaire liée au Covid-19 – auprès d’un échantillon de près de 30 000 personnes de 18 à 85 ans, a mis un coup de projecteur sur la détérioration de la santé mentale des 18-24 ans : les pensées suicidaires déclarées ont été multipliées par plus de deux depuis 2014 dans cette tranche d’âge, passant de 3,3 % à 7,2 %.
Claire Fourcade, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), dénonce la propagande en faveur de l’euthanasie dans un entretien pour Atlantico.
« Il s’agit d’un sujet complexe en France, parce que l’on aborde le sujet de manière particulièrement émotive. Il est donc très mal vu de pointer du doigt les intérêts économiques pourtant réels qui se situent derrière les demandes des mutuelles de soutenir la légalisation de l’euthanasie ».
« Le Canada avait mis en place des verrous très stricts quand il a légalisé l’euthanasie en 2016 ». « L’euthanasie ne devait être pratiquée qu’à l’approche de la fin de vie et dans le cas de souffrances réfractaires ». Mais « ces verrous ont ensuite sauté très vite ».
« Rapidement, la notion de fin de vie a été évacuée, notamment pour des raisons juridiques, et la pratique a rejoint le domaine des soins ».
« L’implication des mutuelles pose clairement question ». « Il y a peu de sujets relevant du sociétal poussant de tels organismes à s’impliquer de la sorte et je ne peux que constater, en 25 ans de pratique, que les mutuelles ne nous aident pas beaucoup dans l’accompagnement des personnes en fin de vie ».
« Ce message aura nécessairement un impact très fort sur les patients en fin de vie ». « Ce message consiste à dire que ceux qui ne veulent pas mourir coûtent cher et cela aura forcément un poids sur le choix des personnes ». « Or, on nous présente toujours le choix de l’euthanasie comme un choix libre ».
Crise agricole : le jeu de dupes de la FNSEA
A propos de la crise agricole, Yann de Kérimel a été interrogé dans L’Homme nouveau. Extrait :
[…] Quand on veut bien y passer du temps, on se rend compte que le syndicat majoritaire, la Fédération nationale des Syndicats d’Exploitants agricoles (FNSEA), n’est pas dirigé par les revendications de ses membres de la base. Il a monté un système de cogestion avec le ministère de l’Agriculture, l’agroindustrie, les coopératives, Groupama (société d’assurance mutuelle française née dans le monde rural, NDLR), la Sociétés d’Aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), le Crédit agricole, la Mutualité sociale agricole (MSA)… Le groupe Avril (groupe agro-industriel français, NDLR) est lié à la FNSEA et détient des parts dans bon nombre d’agro-industries d’autres pays mais est aussi responsable de l’importation d’huile de palme, des silos par lesquels passent les importations et exportations, etc. Ce sont eux qui écrivent les lois avec le ministère et, pour maintenir leur place, ils font en sorte que quelques lois déplaisent fortement, à la suite de quoi ils appellent « leurs troupes » à manifester, ce qui entraîne un petit « recul » du gouvernement… Et le tour est joué, les chiens féroces rentrent à la niche, sans avoir vu que l’augmentation du GNR cachait autre chose. Le système d’élection des Chambres d’agriculture est déjà, en soi, un scandale. 19 sièges sont à pourvoir, la liste qui fait le meilleur score obtient 10 sièges plus le prorata de son score sur les 9 sièges restants, ce qui fait que la FNSEA a presque systématiquement la majorité absolue, qui n’est pas représentative puisqu’il y a une abstention de près de 50 %. Et il y a plus scandaleux. La répartition de l’enveloppe budgétaire lors des élections des Chambres est actuellement à 75 % sur le nombre de scrutins et 25 % sur le nombre de sièges obtenus (légalement, certes, mais avec quelle légitimité ?). Une loi est en cours d’adoption pour changer ce financement : à 50 % sur le scrutin et 50 % sur les sièges, rajoutant un peu de beurre dans l’escarcelle de la FNSEA et privant les autres syndicats de quelques centaines de milliers d’euros. Ces blocages sont un jeu qui permet au syndicat majoritaire mais aussi aux autres de montrer leur force tout en maintenant la pression sur leurs troupes. Il ne faut pas oublier que les syndicats ne vivent plus des adhésions de leurs membres mais de finances publiques, ce qui peut leur donner envie de rester en place avec des émargements et autres défraiements confortables, et ceci sans sauver l’agriculture française. Le fait est que, cette fois-ci, ils ont été tellement nuls que leur jeu a sauté au visage de n’importe quel citoyen avisé. Les syndicats, par leur médiocrité et leurs revendications totalement déconnectées du réel, ont perdu une large part de leurs troupes.
Pourquoi les agriculteurs continueraient-ils à s’appuyer sur la FNSEA si leurs revendications sont détournées ?
L’année prochaine auront lieu les prochaines élections des Chambres d’agriculture. J’ose espérer que les paysans se souviendront tous de la duplicité de la FNSEA-JA (les Jeunes Agriculteurs étant la pépinière de la FNSEA). Cela dit, il faudrait aussi que chaque paysan devienne responsable et cesse de donner les clefs, le chéquier et une totale confiance à ses élus. C’est d’abord à eux qu’il faut demander des comptes, car c’est eux qui doivent nous défendre. Ce constat est aussi valable pour toutes les autres élections. Car, comme beaucoup le savent, le pouvoir rend fou, il déconnecte des idéaux premiers, on oublie vite de regarder qui on devait servir pour se servir soi-même par orgueil ou cupidité : c’est tellement bon d’être entouré de « savants », de « grands ». La Coordination rurale, syndicat agricole fondé il y a une trentaine d’années, avait prévenu dès sa fondation que la Politique agricole commune (Pac) rendrait esclaves les paysans, soumis à un marché mondial toujours plus compétitif, les forçant à devenir toujours plus productifs. La FNSEA a joué avec cela, elle tient les ficelles du Crédit agricole, de la Safer, de Groupama. Donc un agriculteur en difficulté, quand il voit sa situation péricliter, n’a pas d’autre choix que d’aller vers le syndicat qui, ayant le plus de sous, lui offrira des réductions sur les assurances, un crédit de rachat. La majorité des paysans est aujourd’hui endettée et dépendante de ce système. Les moins de 35 ans se regroupent au sein des Jeunes Agriculteurs où ils bénéficient d’avantages : carte de réduction sur les carburants, le service de remplacement, l’assurance et la mutualité sociale agricole, etc. Ils sont enfermés dans un système où ils sont perdants, mais bien moins que s’ils n’y étaient pas. Et le fait d’être dedans donne encore plus de pouvoir à leurs geôliers.
Quelles seraient donc les issues possibles pour le monde agricole ?
Il faudrait pouvoir déloger Avril-FNSEA-JA de leur place. Il faudrait ensuite imposer à la Commission européenne de se remettre au service des nations qui la composent, voire même sortir de l’Europe. Comme dit plus haut, l’urgence est de détaxer le GNR pour les paysans et le BTP, comme c’est déjà le cas pour les marins pêcheurs. Le prix du gasoil routier devrait être détaxé pour les transporteurs routiers dont nous avons cruellement besoin dans ce monde de consommation où les productions ne sont pas à proximité des consommateurs. Il faut abroger la loi sur l’énergie (électricité et gaz) qui impacte notre industrie, notre agriculture et tous les Français. La FNSEA demande actuellement la suppression des normes phytosanitaires, mais c’est aberrant. Ce sont des normes de protection pour la santé des consommateurs. Nous importons à l’inverse des produits qui ne sont pas soumis aux mêmes règles, la concurrence n’est donc pas équitable. Il faudrait imposer ces normes aux produits arrivant sur le territoire, ce qui concrètement supprimerait l’importation, et la vente serait faite à un prix juste. Il faudrait détricoter tout le système de la Pac qui est scandaleusement onéreux. À l’origine, il ne s’agissait que d’aides pour compenser la vente à perte. Aujourd’hui, par les aides à la surface, c’est la course à l’agrandissement voire à l’enrichissement pour certains, non qu’il faille les spolier de leurs biens mais il est scandaleux de savoir que les aides de la Pac peuvent rendre riche sans travail. […]
9 jours pour s’inspirer de 9 femmes au témoignage bouleversant
Pour la journée de la femme, Hozana propose une neuvaine spéciale : “9 jours pour s’inspirer de 9 femmes au témoignage bouleversant” dans laquelle 9 femmes influenceuses sur Instagram dévoilent les figures féminines qui les inspirent (des saintes et bienheureuses)…
Chaque jour, les priants qui s’inscrivent recevront :
- Un résumé de la vie de la femme du jour
- Un témoignage de l’influenceuse qui nous raconte comment cette femme l’inspire au quotidien
- Une prière
Tout au long de la neuvaine, les priants pourront également confier leur intention de prière pour les femmes de leur vie mais aussi commander pour elles un cierge qui sera allumé au sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac spécialement pour l’occasion !
La soutane est un signe du présent plus que du passé
Professeur de science politique à l’Université de Bordeaux et spécialiste de la sociologie du catholicisme, Yann Raison du Cleuziou analyse dans Ouest France la tendance des jeunes catholiques à se tourner vers le traditionalisme. Extrait :
« L’enquête de La Croix sur les jeunes qui ont participé aux JMJ de 2023 montre que la pratique de la messe en latin s’est banalisée dans cette génération : 38 % trouvent cette expérience positive pour leur vie de foi, même si seulement 8 % estiment que c’est leur liturgie préférée. Les jeunes sont en recherche d’expériences religieuses intenses et une messe paroissiale classique peut leur sembler superficielle ».
Les jeunes traditionalistes sont-ils plus visibles qu’ils ne l’étaient ?
« Cette tendance est renforcée par un effet de perpétuation : les catholiques pratiquants qui ont une sensibilité religieuse conservatrice, voire traditionaliste, ont plus de succès dans la transmission de la foi à leurs enfants que les autres sensibilités du catholicisme. Ces courants gagnent donc en visibilité parmi les jeunes catholiques restants ».
Ceux qui s’engagent vers la prêtrise sont-ils plus facilement tentés par le port de la soutane que la génération précédente ?
« En raison même de l’effet de transmission, le profil des jeunes qui veulent devenir prêtre est souvent lié à des familles plus conservatrices. L’enquête de La Croix (décembre 2023) sur les séminaristes montre que 48 % portent la soutane habituellement et 25 % occasionnellement. C’est une pratique banale et ce serait une erreur d’interprétation d’y voir un retour du passé ».
La soutane serait donc un signe du présent plus que du passé ?
« C’est une expression caractéristique de la culture contemporaine : les jeunes juifs portent plus souvent la kippa que leurs parents, les jeunes musulmanes plus souvent le voile que leur mère. Ce sont des manifestations d’un refus de l’effacement du religieux dans une société toujours plus sécularisée. Le recul du religieux est la tendance dominante, ne l’oublions pas ».
La pratique religieuse a-t-elle tendance à se décomplexer et à s’afficher plus facilement dans la rue, lors de processions comme celles d’autrefois ?
« Oui, souvent les jeunes prêtres et catholiques aiment restaurer la dimension publique du culte en processionnant dans la rue ou en restaurant des calvaires. Cela correspond à l’idée qu’il faut assumer publiquement sa foi, mais aussi rappeler aux Français leur passé catholique, voire réveiller leur curiosité pour cette dimension négligée de leur culture collective ».
Les jeunes catholiques qui seraient plus attachés à la tradition couplent-ils parfois cette pratique religieuse avec un engagement politique à l’extrême droite ?
« Marine Le Pen est arrivée au second tour des deux dernières élections présidentielles. L’attirance pour l’extrême-droite traverse donc tous les électorats de droite, les catholiques compris. Mais à la dernière présidentielle, ce qui distingue certains jeunes catholiques de droite, souvent proches du traditionalisme, c’est qu’ils ont choisi Éric Zemmour plutôt que Marine Le Pen. En effet, celui-ci accorde une grande importance au catholicisme pour définir l’identité française, alors que Marine Le Pen insiste plus sur la laïcité. Dans l’enquête de La Croix sur les inscrits aux JMJ, 38% se disent de droite et seulement 15% d’extrême-droite. Il ne faut donc pas confondre la partie avec le tout ».
Burkina Faso : des hommes armés ont attaqué l’église catholique d’Essakane
Le bilan provisoire est de 15 civils tués et deux blessés, selon un communiqué du diocèse

Dérives sectaires : Marine Le Pen cloue au mur Olivier Véran
Extrait de la discussion du 14 février sur le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes :
Olivier Véran : Quand j’entends ces applaudissements, je me dis que j’ai bien fait de revenir à l’Assemblée nationale. Je vous remercie.
Emeric Salmon : Deux orateurs d’un même groupe ne peuvent pas intervenir successivement ! Ce n’est pas possible !
Mme la présidente : Aucune règle ne l’interdit, cher collègue.
Olivier Véran : Vous crierez quand j’aurai parlé. Peut-être aurez-vous alors une raison de le faire !
Mme la présidente : S’il vous plaît ! C’est à M. Véran que j’ai donné la parole.
Olivier Véran : La France, c’est le pays des Lumières, de l’excellence scientifique, de la rigueur intellectuelle.
Philippe Lottiaux : Ça ne vaut pas pour vous !
Olivier Véran : En France, la loi doit protéger les plus fragiles et condamner tous ceux qui prospèrent sur la peur, la misère et la mort. (Mêmes mouvements.)
Mme Véronique Louwagie : Nous n’entendons rien, madame la présidente !
Olivier Véran : Avant de venir, j’ai tapé les mots « gourou » et « Raoult » sur Google. J’ai obtenu davantage de réponses qu’en tapant les mots « science » et « Le Pen ». (Applaudissements sur les bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem. – Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.)
Sylvain Maillard : Eh oui !
Jocelyn Dessigny : Quelle bassesse !
Olivier Véran : Pendant la pandémie, il y a eu d’un côté les blouses blanches, au chevet des malades et dans les laboratoires, et, de l’autre, il y a eu Didier Raoult. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.)
Mme la présidente : S’il vous plaît !
Olivier Véran : Les premiers ont gagné notre estime et notre respect : le second a gagné de l’argent et des disciples. (Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN.) Les critères d’une dérive sectaire sont-ils ici réunis ? À tout le moins, il y a matière à débat. Nous avons assisté aux délires quasi messianiques d’un homme qui porte la blouse comme Raël porte la tunique, et dont le talent exceptionnel l’emporterait sur l’ensemble de la communauté scientifique internationale.
Laurent Jacobelli : Qui peut encore écouter M. Véran ?
Olivier Véran : Rappelons-nous des files ininterrompues de malades devant l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, en quête du précieux élixir. (Mêmes mouvements.)
Mme la présidente : S’il vous plaît ! Pourquoi hurlez-vous ainsi ? Nous n’entendons rien ! Je vous ai laissés vous exprimer.
Olivier Véran : Combien de malades, en France, auront-ils refusé un vaccin protecteur, enfermés dans de fausses croyances en raison des propos ambigus du charlatan de la Canebière ? (Mêmes mouvements.)
Mme la présidente : Attention, chers collègues, j’ai le règlement sous la main ! (Sourires. – Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR, ainsi que sur quelques bancs du groupe LR.)
Olivier Véran : L’hydroxychloroquine mal utilisée a ôté bien plus de vies qu’elle n’en a sauvé, et Didier Raoult a vendu des dizaines de milliers de livres. (Exclamations prolongées sur les bancs des groupes RN et LR, ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR-NUPES.)
Laurent Jacobelli : Où sont les masques ?
Olivier Véran : Mesdames et messieurs les députés, notre pays connaîtra d’autres crises sanitaires et d’autres gourous. Certains d’entre eux parviendront à ébranler la confiance de nos concitoyens à grande échelle. D’autres attenteront peut-être à nos institutions. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem. – Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN.)
Mme la présidente : S’il vous plaît ! C’est extraordinaire…
Olivier Véran : Nous sommes ici pour faire la loi, pour protéger les plus fragiles, pour rappeler des évidences scientifiques. S’il est possible de débattre de toutes les idées, on ne peut s’arroger des compétences qu’on n’a pas et attenter à la sécurité et à la santé de nos concitoyens pour des bénéfices personnels. (Applaudissements prolongés sur les bancs des groupes RE et Dem, de nombreux députés du groupe RE s’étant levés. – Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN. – M. Ugo Bernalicis fait mine de se prosterner.)
Nicolas Sansu : Vous allez mettre la ministre mal à l’aise !
Philippe Gosselin : Bravo les socialistes !
Mme la présidente : Je vois que vous demandez la parole, madame la présidente Le Pen, mais deux députés pour et deux députés contre l’amendement no 3 se sont déjà exprimés.
…/…
Mme la présidente : Par ailleurs, dans la mesure où Mme K/Bidi a effectivement indiqué qu’elle s’abstiendrait sur l’amendement no 3, il me faut, pour être juste, donner la parole à un député qui y est opposé. Mme la présidente Le Pen s’exprimera donc, puis nous procéderons au vote. (« Ah ! » sur les bancs du groupe RN.)
Mme Marine Le Pen : Il ne s’agit pas de savoir si certains ne souhaitent pas lutter contre les dérives sectaires, car tout le monde le veut.
Thomas Ménagé : Eh oui !
Mme Marine Le Pen : Il s’agit de définir comment s’y prendre. (Exclamations sur quelques bancs du groupe Dem.) À cet égard, doit-on prendre le risque de toucher aux libertés publiques, et particulièrement à la liberté d’expression, que l’on doit préserver en toutes circonstances et donc ne toucher que d’une main tremblante ? Vous arrivez avec vos gros sabots et un texte qui représente un danger ; le Conseil d’État vous l’a dit. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur quelques bancs des groupes RE et Dem.) Puisqu’une réécriture de l’article nous est soumise, nous devons définir ce qu’est un lanceur d’alerte.
David Valence : Vous n’étiez pas là !
Mme Marine Le Pen : Vous me pardonnerez, mais s’il y a une personne qui n’aurait pas dû prendre la parole aujourd’hui, c’est bien M. Véran, qui, pendant la crise du covid, a dit absolument tout et son contraire ! J’insiste, il a dit n’importe quoi et cela a été scientifiquement prouvé. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RE.)
Rémy Rebeyrotte : Vous êtes Diafoirus !
Jocelyn Dessigny : Taisez-vous, Rebeyrotte, au lieu de dire des bêtises !
Mme la présidente : S’il vous plaît !
Mme Marine Le Pen : Et comme il a osé parler de M. Raoult, nous allons continuer, car c’est effectivement un sujet fondamental. Certains ministres n’ont-ils pas été soignés par ce professeur ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur quelques bancs du groupe LR.) La mère d’un certain président de conseil régional n’a-t-elle pas, elle aussi, été soignée par M. Raoult ? (Mêmes mouvements.) Et un Président de la République ne s’est-il pas déplacé pour rendre hommage au professeur Raoult ? (Mêmes mouvements.)
Mme Anne-Laurence Petel : Pas nous !
Thomas Rudigoz : N’importe quoi !
Mme Marine Le Pen : Et maintenant, vous le traînez dans la boue ! Comme quoi, il faut conserver à tout prix la liberté de critique et la liberté d’expression ! Merci d’en avoir fait la démonstration.
L’abbé Raffray répond aux théories absurdes du sédévacantisme
Depuis quelque temps, est apparue sur les réseaux sociaux la thèse “sedevacantiste”, qui affirme que le Pape n’est pas vraiment le Pape, qu’il est un usurpateur, est que L’Église catholique n’est plus la véritable Église du Christ. Il est temps de répondre à ces thèses schismatiques absurdes, qui éloignent les âmes de l’Église.
- 01:25 – Qu’est-ce que le sédévacantisme ?
- 02:54 – Les différentes thèses sédévacantistes
- 07:07 – Faut-il répondre aux sédévacantistes ?
- 08:31 – L’argument du pape hérétique
- 12:35 – Qui peut déclarer un pape hérétique ?
- 14:37 – La bulle Bulle “Cum ex apostolatus officio” de Paul IV
- 17:05 – Y a-t-il des cas de papes hérétiques dans l’histoire ?
- 19:28 – Les prétendues “hérésies” modernes
- 20:26 – Le cas de “Fiducia Supplicans”
- 24:05 – Le cas de la Déclaration d’Abou Dhabi
- 25:36 – Le Concile Vatican II contient-il des hérésies ?
- 29:14 – Le “subsistit in” (Lumen Gentium, 8)
- 33:05 – La liberté religieuse (Dignitatis Humanae, 2)
- 36:22 – Les sacres épiscopaux sont-ils invalides ?
- 40:55 – Conséquences de l’ecclésiologie sédévacantiste
- 42:14 – La messe de Paul VI peut-elle être invalide ?
- 43:54 – Les miracles eucharistiques postconciliaires prouvent la validité de la messe Paul VI
- 44:52 – Réfutation de la thèse sédévacantiste : les perpétuels successeurs de Pierre
- 46:46 – Le Grand Schisme d’occident et les Papes d’Avignon
- 47:22 – Le sédévacantisme empêche à jamais l’élévation d’un nouveau Pape
- 48:14 – Le sédévacantisme s’oppose aux 4 notes de l’Eglise.
- 48:33 – L’argument de la réception universelle
- 49:55 – Le sédévacantisme est incompatible avec l’indéfectibilité de l’Eglise
- 50:55 – Qu’est-ce que l’infaillibilité?
- 54:04 – L’infaillibilité du Magistère Ordinaire Universel
- 54:40 – Le pape n’a pas toujours raison
- 57:40 – Le statut du Magistère Ordinaire du pontife Romain
- 58:16 – Conclusion: le sédévacantisme est une fausse solution à un vrai problème
SOS Calvaires, 79 antennes et 4000 bénévoles
Ouest-France consacre un article à cette jeune association. Alexandre Caillé, directeur général de SOS Calvaires, souligne l’engouement :
Les commandes viennent de partout. De la part des communes comme des propriétaires privés.
L’attachement de la population à ces croix dépasse souvent le cadre religieux. On travaille pour faire revivre les villages. Il nous arrive de voir les habitants postés au bord de la route, comme au Tour de France, pour voir passer une nouvelle croix. Des maires organisent des banquets.
Selon l’IGN, il y en a 150 000 en France. Mais je pense qu’il y en a dix fois plus
Mercredi les sénateurs voteront pour ou contre l’inscription de la “liberté d’avorter” dans la Constitution
Mobilisez-vous ! Venez encourager les sénateurs à s’opposer à ce projet liberticide.
Chiraquisation du RN
Le Rassemblement national a demandé un “engagement écrit” garantissant que la “remigration” ne fera jamais partie du programme de l’AfD, assure à France Inter Thibaut François, député RN du Nord.
Le président du RN Jordan Bardella et Marine Le Pen ont déjeuné mardi avec Alice Weidel, la coprésidente de l’AfD, parti allemand et allié du RN au Parlement européen. Pourtant, en janvier, Marine Le Pen avait pris ses distances avec l’AfD, accusé d’avoir présenté un plan d’expulsion massive du pays d’étrangers et de “citoyens non assimilés”. Souhaitant que“les choses soient extrêmement claires”, Marine avait alors déclaré qu’elle était “en total désaccord avec la proposition”.
“Je considère que nous avons, si c’est le cas, une opposition flagrante avec l’AfD. Et nous serons amenés à discuter des divergences, et voir si ces divergences ont ou n’ont pas des conséquences, sur la capacité que nous avons à nous allier dans un même groupe”.


