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Procès contre la FMND : entre calomnies et atteinte grave à la liberté religieuse

Le tribunal de Privas (préfecture de l’Ardèche) sera-t-il le tribunal judiciaire français qui ravivera une nouvelle guerre de religion en France entre l’Etat et la religion catholique alors que la société vit d’une laïcité apaisée ? Après l’interdiction des voeux religieux en 1793 et l’expulsion hors de France des Congrégations catholiques en 1907, pourquoi donc enclencher une troisième crise avec l’Eglise catholique ?

C’est avec ces mots que maître Jérôme Triomphe a cherché à faire prendre conscience au tribunal de Privas de la gravité et de l’irresponsabilité des poursuites intentées contre le supérieur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame mais aussi contre la communauté en tant que personne morale. En effet, la première journée du procès, qui a eu lieu le 4 juillet dernier, a permis à la défense de soulever des questions de constitutionnalité, estimant que les pousuites en s’attaquant aux voeux religieux (obéissance, chasteté et pauvraté) reviennent à s’attaquer à la liberté religieuse, mais aussi en soulevant de nombreuses causes de nullité.

Maître Jerôme Triomphe a également rappelé au tribunal les poursuites intentées contre Renaissance catholique (voir nos articles ici et ici) et de l’abbé Raffray (voir nos articles ici et ici), qui consistaient à vouloir sanctionner le simple fait de rappeler le magistère de l’Eglise sur des sujets de moral, affaires dans lesquelles ils ont tous eu gain de cause (relaxe ou classement sans suite). N’oubions pas que la justice belge a récemment condamné deux évêques belges pour avoir refusé d’ordonner une femme diacre : la folie anticléricale est à nos portes.

Bien entendu, aucun journaliste n’a pris le temps d’expliquer ces questions de fond soulevées par la défense et ils se sont contentés de reprendre les accusations, infondées selon la FMND.

Vous trouverez donc le communiqué de l’ensemble des membres du conseil de la FMND intitulé : « La calomnie, ça suffit ! »

À la suite des poursuites engagées par le Parquet de Privas contre Père Bernard et, à travers lui, contre ce que l’acte de poursuite appelle la « Communauté religieuse catholique de Saint-Pierre-de-Colombier », une audience s’est tenue au tribunal correctionnel de Privas le 4 juillet 2024 de 9h à 12h30.

Les enquêteurs n’ayant strictement rien à reprocher sur le terrain des mœurs et de l’argent, constantes des mouvements sectaires, ils se sont rabattus sur le terrain de la « sujétion psychologique », fourre-tout incompatible avec la rigueur de la loi pénale et avec la liberté de religion, mais dont certains médias – pour la plupart non présents au tribunal ce 4 juillet – se repaissent avec complaisance.

L’objet de cette audience était de trancher exclusivement des questions de droit préalables, à savoir la question de la constitutionnalité de l’abus de faiblesse appliqué à la religion catholique et aux vœux de religion. Cette infraction a, en effet, été détournée de sa finalité pour porter atteinte à la liberté de religion, ainsi que le craignaient à juste titre le Grand Rabbin de France ou Robert BADINTER au moment de l’adoption de cette loi.

La nullité des poursuites a été soulevée, mais également celle de tout le dossier, construit à la fois sur des accusations gravement calomnieuses, une méconnaissance totale des fondements de la vie religieuse et en violation directe de la liberté même de religion. Ainsi, dans le dossier, ce sont des experts sollicités par les enquêteurs, qui qualifient la prière de « pensée magique » et remettent en cause la légitimité de vérités révélées, comme celles de l’existence du Diable ou de l’Enfer (un expert explique qu’il s’agit « de fausses données en vue de faire perdre toute objectivité et de les maintenir sous contrôle » !). Le dogme serait donc générateur d’angoisses et outil de mise sous emprise !

Ces « experts » qualifient l’enseignement du catéchisme « d’endoctrinement » et de « procédé d’une très grande violence », prétendant que la FMND devrait se contenter de « lire la Bible » sans pouvoir l’interpréter avec l’Église.

Dans le dossier pénal, ces mêmes « experts » prétendent définir ce que doit être le contenu de la doctrine religieuse ; ils osent qualifier de « techniques de conditionnement » le rappel de l’importance du vœu d’obéissance, les génuflexions, l’habit religieux, le silence monastique ou la prière officielle de l’Église ! Ces différents éléments, constitutifs de la vie religieuse depuis plus de 1500 ans, permettraient, selon eux, « l’asservissement durable de ses membres » et faciliteraient une « emprise sectaire » !

Sont remis en cause de la même manière les deux autres vœux de pauvreté et de chasteté ainsi d’ailleurs que le fait l’une des plaignantes !

Contrairement à ce que prétend l’acte de poursuite de manière ubuesque, la Famille Missionnaire de Notre-Dame conteste vigoureusement avoir cherché à « recruter » des « jeunes fragiles ». Dans la vie religieuse, on ne recrute pas ! C’est l’intéressé qui répond à un appel de Dieu. Surtout, les supérieurs religieux ne recherchent pas des religieux fragiles – on ne sait pas quel en serait le but ! – mais au contraire des sujets équilibrés, parce que la vie religieuse, source de liberté intérieure, est exigeante. La réalité est que la plupart de nos membres sont entrés dans la Communauté après des études supérieures ou une expérience de vie professionnelle.

Quant aux cinq plaignants, l’une n’a jamais été membre de la Communauté religieuse ; l’autre y est restée dix jours et il lui a été demandé de partir car elle n’était pas faite pour la vie religieuse ; la troisième a été refusée aux engagements sur décision unanime du Conseil et avait eu des problèmes antérieurs dans d’autres Communautés ; la quatrième n’a pas compris que les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance étaient des vœux qu’elle faisait à Dieu même et qu’ils l’engageaient ; et le cinquième a laissé derrière lui un Foyer en grande souffrance, en raison de ses façons brutales d’agir en tant que responsable de ce Foyer. Cela relativise objectivement les déclarations des plaignants, qui se contredisent en outre très largement entre eux.

Mais plutôt que de répondre à nos avocats devant le tribunal, un conseil des parties civiles a décidé de porter devant le tribunal médiatique d’autres accusations que celles qui sont dans l’acte de poursuites, en étant assuré de ne pas se voir contredit.

Au-delà de la méthode, les accusations portées sont absolument scandaleuses puisque la Famille Missionnaire de Notre-Dame est désormais accusée dans un média d’avoir poussé au suicide plusieurs membres, ce qui est totalement faux. Un des plaignants a même affirmé, dans le dossier, qu’un membre s’était suicidé alors qu’il est bien vivant ! En réalité, de tels faits de soi-disant incitation au suicide ne sont pas même poursuivis par le Parquet de Privas, et pour cause, puisqu’en 78 ans d’existence aucun suicide n’a été fort heureusement à déplorer au sein de la Communauté.

Cette méthode, consistant à accuser dans les médias sans que la défense soit entendue, est à l’image du dossier qui a été mené et construit exclusivement à charge : les accusateurs ont pu accuser sans être contredits sur des centaines de pages sans que soient relevées leurs incohérences. Les enquêteurs n’ont entendu le Père Bernard que sur 25 pages et sans lui soumettre les accusations portées contre lui, auxquelles il n’a donc pas pu répondre ! Sur 156 membres de la Communauté, seuls six ont été entendus de manière tout aussi superficielle.

La réalité est que ces 156 membres de la Communauté vivent dans la joie leur engagement religieux, dans le cadre d’une communauté officiellement reconnue par l’Église.

La réalité, c’est aussi que ces accusations et ces poursuites s’inscrivent dans un autre calendrier : celui des opposants à la construction de l’église du Cœur Immaculé de Marie, projet porté par la Famille Missionnaire de Notre Dame, opposition marquée par la violence et la voie de fait aux droits légitimes de notre Communauté qui a obtenu toutes les autorisations nécessaires. Ils étaient largement représentés le 4 juillet 2024 dans la salle d’audience alors que la construction n’y était pas en cause. Ce qui démontre qu’in fine, ce n’est pas tant à la construction qu’ils s’opposent, qu’à la Famille Missionnaire de Notre-Dame elle-même et au principe même de la liberté de religion, certains ne faisant pas mystère de leur anticléricalisme.

La Famille Missionnaire de Notre Dame reste à la disposition des médias qui souhaitent informer objectivement et loyalement. Elle remercie les nombreuses personnes qui lui apportent leur soutien.

La décision sur l’inconstitutionnalité et les nullités des poursuites, soulevées par nos avocats, sera rendue le 1er août au tribunal de Privas.

Les membres du Conseil de la Famille Missionnaire de Notre Dame

Ô ma France

Patrice Martineau annonce la sortie de son 24ème CD – d’une brûlante actualité – « Ô MA FRANCE » (13 nouvelles chansons) qui sera sur les plates-formes et en magasin à la mi-septembre.

Par ailleurs voici le programme de sa tournée d’été :

Le Père Sevin avait consacré le scoutisme français au Sacré-Cœur

Alors que les camps scouts ont bien commencé, France catholique consacre son numéro de la semaine au père Sevin, fondateur du scoutisme catholique en France. Emilie Pourbaix évoque notamment sa dévotion au Sacré-Coeur :

Le scoutisme catholique français est enraciné dans la spiritualité du Sacré-Cœur. Celle que vivait intensément son fondateur, comme le révèlent nombre de ses prédications, lettres, notes de retraites… Il évoquait également cette dévotion – sans oublier son grand amour de la Vierge Marie – dans ses poèmes et ses chants, dans lesquels il révélait le fond de son âme. « Mon cœur n’aimera rien que votre Sacré-Cœur ! », écrivait-il. Ou encore :

« C’est sur Jésus-Christ que ma force se fonde, son Cœur bat sur mon cœur, sa main tient dans ma main. »

La maison du Cœur sacré

Cet amour du Cœur de Jésus lui vient en particulier de son amitié spirituelle avec sainte Marguerite-Marie Alacoque et saint Claude La Colombière. Il enseigne aux jeunes les promesses du Sacré-Cœur données à la visitandine, et les exhorte à l’intimité avec ce divin Cœur – en particulier en se consacrant chaque jour au Sacré-Cœur par des prières qu’il leur proposait, comme celle-ci :

« Cœur de Jésus, je te consacre mon faible et misérable cœur, qu’il soit à toi seul réservé. […] Sois mon refuge dans la bourrasque, ma paix dans les tentations. Et puisqu’en toi j’ai trouvé ma maison, fais que j’y demeure jusqu’au jour où tu deviendras mon ciel pour l’éternité. »

Le 4 août 1922 – premier vendredi du mois –, lors du premier camp national, devant 600 jeunes, le Père Sevin consacre le scoutisme français au Sacré-Cœur. Aux religieuses de l’ordre de la Sainte-Croix de Jérusalem, qu’il a fondées en 1944, il confie la mission première de « contempler et adorer les merveilles du Cœur du Bien-Aimé », en se mettant au service de la jeunesse.

Un an avant sa mort, il se consacre une dernière fois au Sacré-Cœur.

Il meurt le 19 juillet 1951, après la messe, en tenant son crucifix : « Lui, c’est mon Compagnon ! », dit-il dans un dernier souffle.

L’effondrement de la diplomatie française

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

En avril 2022, Emmanuel Macron supprima le corps diplomatique français. Peu s’émurent de cette nouvelle qui semblait pourtant marquer un tournant, car pour la première fois depuis des siècles, la France allait désormais confier ses intérêts diplomatiques à des non-professionnels venus de tous horizons.

En réalité, cette décision de notre ubuesque président ne marquait pas un tournant mais constituait plutôt un acte de décès, vocation décidément tenace chez cet homme qui ne croit pas en la France. Sans racines, sans héritage reçu ni à transmettre, sans convictions spirituelles, il est en effet difficile de croire en ce petit pays qui fut grand mais qui, trahi par ses élites, a renoncé à l’être ne serait-ce que moralement.

Depuis plusieurs décennies, la diplomatie française navigue à vue, en fonction de « valeurs », plus ou moins définies, de principes dits moraux établies selon des critères subjectifs en oubliant l’essentiel : l’intérêt de la France.

Lorsque le général De Gaulle décida de sortir de l’OTAN ou de reconnaître la Chine communiste, à rebours de l’opinion occidentale, il donna ainsi un cap : le refus de la tutelle américaine et la main tendue au « sud global », en fait à ce qui n’est pas l’occident. Ce dernier point fut spectaculairement parachevé par le discours de Phnom-Penh, attaquant ouvertement l’impérialisme américain.

Cela ne signifie nullement que De Gaulle fut un stratège de génie. Lui aussi avait ses incohérences et a commis des fautes graves : donner l’Algérie avec le Sahara aux terroristes du FLN qui n’en demandaient pas tant, fut un abandon sans contrepartie contraire aux intérêts de la France. Et que dire de l’accord d’immigration de 1968 passé avec ce même pays ? Ce n’était pas la peine de craindre que Colombey les Deux-Eglises ne devienne un jour Colombey les Deux-Mosquées si c’est pour ouvrir la porte à tous les Algériens.

Pour autant, la parole de la France comptait, en Afrique, au Proche-Orient, en Extrême-Orient. Cet héritage fut maintenu tant bien que mal mais, petit à petit, le ver pénétra le fruit. Le froid pragmatisme de Richelieu, les habiletés de Mazarin, la finesse de Talleyrand ne furent plus des exemples mais des vieilleries à remplacer par des comportements plus modernes et plus conformes à la morale républicaine.

Le délicieux Bernard Kouchner fut un des promoteurs de ce tournant. En 1993, il y eut une famine en Somalie. Le fondateur de Médecins sans frontières prit les choses en main et, toutes caméras déployées, transporta sur son dos un sac de riz. L’image fit le tour du monde (il en faut peu parfois) et le charitable docteur put ainsi démarrer une brillante carrière politique. On aurait pu en rester là, mais non. Il fallut théoriser l’acte pour justifier l’aide militaire fournie à l’occasion. Ce fut le principe d’ingérence humanitaire. Comme toujours, un flou complet entoura cette notion, mais peu importe, ce qui compte c’est l’expression elle-même et non son contenu. Cela permet de garder la main et justifier facilement ce qui relève de l’ingérence humanitaire ou pas.

Les Américains suivirent cela de près, même si leur intervention militaire en Somalie se solda par un désastre (un de plus), ils retinrent le concept et l’appliquèrent quelques années plus tard contre la Serbie.

Confrontée à une rébellion albanaise dans sa province du Kosovo, la Serbie n’eut pas le droit de poursuivre sa promenade militaire largement gagnante. On inventa des massacres, « un génocide » se préparait et, au nom de ce même principe d’ingérence humanitaire, la Serbie subit 78 jours de bombardements intensifs. Les bombes avaient pris la suite du sac de riz, mais, comme pour l’enfermement covidien, c’était pour « sauver des vies », n’est-ce pas ?

La France suivit, Chirac dit oui à Clinton, ce fut un tournant majeur : la diplomatie « des valeurs » prenait le pas sur l’intérêt de la France, vieille amie de la Serbie qui n’en revint pas de la trahison française.

La France se reprit en 2003 et refusa de participer à l’agression américaine de l’Irak. Ce fut la dernière fois que la diplomatie française fit preuve d’indépendance. « Il faut punir la France » déclara ensuite Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat de Georges Bush. A-t-on eu peur ? En tout cas, on ne recommença pas.

La présidence de Nicolas Sarkozy fut un festival : nomination de Bernard Kouchner aux affaires étrangères puis réintégration de l’OTAN en 2009. L’Amérique fut satisfaite : la France rentrait définitivement dans le rang. Elle allait même dépasser le maître en organisant la très intelligente intervention en Libye. L’armée de Kadhafi s’apprêtant à massacrer les insurgés islamistes qui avaient pris Benghazi, il fallait absolument sauver ces braves gens. Sarkozy n’écouta ni ses diplomates, remplacés par Bernard-Henri Lévy, ni les pays africains. Ils s’en souviennent encore.

On invoqua de nouveau le très commode droit d’ingérence humanitaire qui se mua d’ailleurs en devoir d’ingérence humanitaire. Pourquoi pas en effet ? La Libye est aujourd’hui détruite, les islamistes du Sahel s’y fournissent en armes et les immigrés qui souhaitent découvrir le paradis occidental y transitent volontiers. Le plus cocasse, c’est que ce sont la Turquie et la Russie qui règnent aujourd’hui sur la Libye, l’un à l’est, l’autre à l’ouest. Voilà une brillante démonstration de réussite géopolitique. Il faudra que Nicolas Sarkozy explique un jour où était l’intérêt de la France dans cette affaire.

La suite n’est qu’une longue descente aux enfers pour notre diplomatie qui n’en n’est d’ailleurs plus une, puisque l’intérêt supérieur du pays ne prime plus.

Laurent Fabius va inaugurer l’ère des imprécations, insultant le dirigeant syrien Bachar el-Assad qui ne voulait pas que son pays devienne islamiste : « la fin se rapproche pour Bachar el-Assad » s’exclamera notre prophète » qui lui déniera également le droit de vivre. Imagine-t-on François Ier ou Louis XIV traiter ainsi un adversaire, même en pleine guerre ? C’est le contraire même de la diplomatie. Il est vrai que son prédécesseur aux affaires étrangères, Alain Juppé, avait montré la voie en fermant l’ambassade française de Damas au début de la guerre. Là encore, pourquoi ? La France avait une tradition de bonnes relations avec la Syrie, nous y avons mis fin avec une légèreté confondante. Rappelons en outre que nos services secrets échangeaient beaucoup avec leurs collègues syriens. En rompant toute relations avec la Syrie, nous nous sommes privés de précieuses sources d’information sur le terrorisme islamiste. Elles nous feront tragiquement défaut lorsque peu de temps après eurent lieu les attentats de Paris au Bataclan ou aux terrasses des cafés. Ils avaient été organisés depuis la Syrie. Cela aurait mérité une remise en question, ou au moins une réflexion. Mais non, nos diplomates amateurs sont droits dans leurs bottes. Ils siègent maintenant ensemble au Conseil Constitutionnel, au mépris de leurs compétences respectives, la maison est bien gardée.

Le cas de l’Ukraine est un autre exemple spectaculaire de cette démission diplomatique qui, et c’est intéressant de le souligner, va de pair avec une démission intellectuelle. On ne regarde plus l’histoire (comme celle de la Crimée), on détourne les yeux de la patiente stratégie américaine d’encerclement de la Russie par l’OTAN, on refuse de prêter attention à près de vingt d’avertissements russes. Il est plus facile de s’affirmer le camp du bien et de décréter une fois pour toute que la Russie est l’agresseur ce qui clôt toute discussion. « La Russie ne peut pas et ne doit pas gagner cette guerre » a déclaré notre guerrier chef Emmanuel Macron. Et si la Russie gagne quand même, que fait-on ?

A rebours de toutes les traditions diplomatiques, nos ambassadeurs ont également de plus en plus tendance à prendre parti lors d’élections, à militer bruyamment au lieu d’observer et d’analyser. Ainsi le sémillant Gérard Araud, ambassadeur de France à Washington, s’exclamera (par Tweet bien sûr), à l’annonce de la victoire de Donald Trump en 2016 : « Un monde s’effondre sous nos yeux. Un vertige. C’est la fin d’une époque ». Qu’il le pense c’est une chose, mais rendre public ses états d’âme est contraire à la réserve nécessaire à son métier. Et après, comment discuter avec une nouvelle administration ? Elle vous regarde de haut et ferme la porte. C’est ce qui s’est passé.

Heureusement, il y eu la Cop 21 en 2015. Le triomphe de la diplomatie française, car c’est ainsi, et sans rire, qu’on nous présenta cette conférence destinée à faire entendre raison à ce méchant climat qui ose nous agresser.

Puis les échecs s’accumulèrent, au Liban, en Afrique, où nous perdons tout, en Europe où nous comptons de moins en moins.

L’ultime symbole de cet effondrement diplomatique fut la nomination de Stéphane Séjourné aux affaires étrangères. Un homme inexpérimenté, à la formation universitaire minimum, au laisser-aller revendiqué, au langage incertain. Mais rassurez-vous, il a tout compris : « La plupart de mes homologues sont de la même génération, on s’écrit directement, ça va très vite. Si vous n’adoptez pas cette réactivité, que vous ne sautez pas dans un avion pour participer à la volée à une réunion, vous vous effacez et vous sortez de l’histoire. » Ce serait trop facile de lui répondre que pour sortir de l’histoire, il faudrait y être entré. Mais surtout, ce qu’il affirme est l’exact contraire de ce que devrait être le chef de la diplomatie.

La médiocrité a rejoint l’idéologie, il n’y a plus de diplomatie française.

La République de juillet

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Les élections législatives actuelles démontrent l’impasse kafkaïenne du système jacobin dont l’origine remonte à 1789 et qui ne peut engendrer que la destruction ou l’insurrection alors que les Français réclament de l’ordre. Aujourd’hui, un score de 33% au premier tour -ramené d’ailleurs à 29% par le ministère de l’intérieur le lendemain, alors que de nombreux journaux affichent encore 33% – est considéré comme un succès tant la France est divisée, alors qu’il ne représente qu’un Français sur trois. Ainsi depuis la deuxième Restauration, la France est condamnée à alterner entre insurrection et autoritarisme républicain, ce dont par exemple de Gaulle sut jouer à trois reprises.

Le journal Valeurs Actuelles intitulait sa lettre d’information du 3 juillet « Désistements : la politique de la terreur » et continuait par « Les élections législatives anticipées ont un goût de 1792 … »
Ceci me semble exagéré et coupable de minimiser ce que fut vraiment la Terreur. Par contre, même si les élections européennes ne sont pas non plus comparables à la révolution de juillet 1830, je fais volontiers le parallèle entre la république de juillet 2024 et ce qu’on appelle la monarchie de juillet qui vit Louis Philippe d’Orléans prendre le pouvoir en 1830 au détriment des légitimistes. Elle ne fut que parodie révolutionnaire de la monarchie à l’instar de notre cinquième république et elle ne répondait ni à l’aspiration révolutionnaire, ni à l’aspiration légitimiste de l’époque.

Pour mémoire, Charles X dissout une première fois la Chambre le 16 mai 1830, puis, au vu de la victoire électorale des libéraux qui gagnent alors 274 députés, il décide d’employer l’article 14 de la Charte de 1814 et donc de rédiger lesdites ordonnances de Saint-Cloud promulguées le 25 juillet 1830. Celles-ci prévoient, entre autres, une nouvelle dissolution de la Chambre basse, avant même la réunion de la nouvelle, et sont la cause directe de la révolution de juillet dite des Trois Glorieuses. Le 2 août, alors qu’à Paris les insurgés ont donné la lieutenance générale du royaume à Louis-Philippe d’Orléans, Charles X abdique en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux et reprend le chemin de l’exil.

S’en suit un désordre permanent, faillites à la chaîne et chômage de masse. Tout est prétexte à grèves et manifestations. L’administration est épurée de tout sympathisant légitimiste. La société française est attaquée dans ses fondements : médaille commémorative pour les combattants de la révolution de juillet, retrait de l’église Sainte-Geneviève du culte catholique pour en refaire le temple républicain que l’on appelle Panthéon, suppression du financement des écoles catholiques, etc …

Le 14 février 1831, une cérémonie religieuse à Saint-Germain-l’Auxerrois en mémoire du duc de Berry (fils de Charles X assassiné et père d’Henri V) est prétexte à des émeutes révolutionnaires qui feront tomber le gouvernement. Louis-Philippe y répond en enlevant les fleurs de lys de toute représentation royale et nomme à la présidence du Conseil le banquier Casimir Périer, ancien opposant libéral à Charles X et chef du parti de l’ordre.

Moins d’un an après son accession au pouvoir, le 31 mai 1831, Louis-Philippe signe le décret de dissolution de la Chambre et fixe les élections au 5 juillet. Toujours par analogie nous mentionnons à titre anecdotique que la nouvelle chambre débattra farouchement sur l’intervention ou non dans la guerre russo-polonaise de 1831.

En novembre 1831 les canuts se révoltent et rejoints par la Garde nationale prennent la ville de Lyon.
En 1832, un épidémie de choléra fait 18.000 morts.

La même année le pouvoir libéral fait face à l’insurrection légitimiste déclenchée par la duchesse de Berry en Provence, en Bretagne et en Vendée, ce qui donnera lieu à sa cinquième guerre. Il subit également à une insurrection républicaine à Paris dont la répression fera près de mille morts et blessés.

En 1834 de nouvelles insurrections reprennent à l’initiative des républicains et donneront lieu à une nouvelle dissolution. D’autres auront lieu en 1837 et 1839.

Jusqu’à sa chute en 1848, ce régime ne connaitra qu’instabilité gouvernementale et parlementaire et fera apparaitre la paupérisation du monde ouvrier par l’industrialisation et son soutien à la bourgeoisie libérale. Il sera emporté par ce qui l’aura mis au pouvoir, c’est à dire une nouvelle révolution en 1848 qui instituera la deuxième république qui ne durera pas cinq ans pour laisser la place au Second Empire.

L’alliance incompatible de la monarchie de juillet et des révolutionnaires est prémonitoire de ce qui se concocte entre les centristes libéraux et l’extrême-gauche.

Il ne pourra en sortir qu’un gouvernement illégitime pour deux tiers des Français, quel qu’il soit, à la merci des ses opposants majoritaires.
Il est fort à craindre que s’en suive une série de graves désordres, comme le furent les années 30 du 19è ou du 20è s.
Le 21è risquant d’être un peu en avance de ce point de vue.

Préparons-nous sans nous lamenter et voyons cela comme des conditions plus favorables pour mériter son ciel qu’un paradis matérialiste contradictoire par nature, mais sans oublier qu’une monarchie absolue catholique nous ménagerait davantage.

« N’ayez donc point de souci du lendemain, car le lendemain aura souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine. » saint Mathieu 6,34

N’en déplaise aux laïcards, et qu’ils le veuillent ou non, le pouvoir politique ne peut réussir durablement sans la grâce divine qui ne pourra intervenir qu’en remettant le Christ-Roi à la place qui est la sienne. Car la véritable paix ne peut se faire ni dans la violence, ni par la loi, mais par la conversion des cœurs.

N BARRIER
président Association Royaliste Légitimiste de Vendée

Derrière l’intelligence artificielle se cache une tentation au réductionnisme

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il n’est pas utile de rappeler la réception incontestée par les bien-pensants d’un certain chatbot dans notre société, tant il fait la une des journaux, tant il prétend révolutionner le monde actuel. Tout comme quand l’Internet était démocratisé, il y a eu des vagues de contestations mais aussi une sorte de techno messianisme qui faisait de cette nouveauté, un progrès pour l’humanité indiscutable.

Quand nous regardons de plus près, il est assez aisé de voir la difficulté que cela pose aux entreprises de s’adapter à cette prétendue bonne nouvelle, notamment pour des raisons de confidentialités ou encore des questions budgétaires. En revanche, elles s’inquiètent moins des conséquences éthiques puisque, pour la plupart, il s’agit moins de prendre ce temps de réflexion que de survivre sur le marché. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est, comme dans le roman de Georges Orwell « 1984 » bien connu pour être un avant-gardiste perspicace sur l’évolution technologique actuelle, de constater que dès qu’une innovation apparait sur le marché, immédiatement prônée et dressée sur l’étendard des Gafas, elle soumet. Elle soumet. Le changement c’est maintenant comme dirait l’autre.

Elle soumet car nous n’avons ni le contrôle sur l’entrée en vigueur de ce pseudo progrès, ni le contrôle sur sa potentielle utilisation, ni sur ce que cela implique. L’on pourrait objecter que la technologie est par définition neutre et c’est son usage qui fait la mesure éthique de son impact. Peut-on vraiment orienter l’usage irrévocablement ? Mais comme le critiquerait ardument le philosophe protestant Jacques Ellul, dans le Système technicien, une technologie par son essence, peut être ambivalente : par sa raison d’être, elle conditionnerait son utilisation à deux possibilités, soit faire le mal ou faire le bien. Etant nourrie principalement par ce même système technique dont l’homme n’aurait aucun contrôle, il ne saurait pas d’où vient l’innovation, ni comment elle est faite, encore moins son devenir. Ainsi en serait-il avec l’intelligence artificielle. Nous savons pertinemment que le Dark Web est aussitôt apparu avec l’Internet. Qu’en sera-t-il pour ChatGpt ? Le mauvais côté de la pièce est certainement déjà en œuvre. Nos données sont déjà exploitées à tort et à travers. Quoiqu’on pourrait se targuer d’être vigilant, suspectant des complots à tous les étages du système, pourrait on réellement affirmer qu’une non utilisation des technologies les plus intrusives empêcherait la récolte et l’exploitation in fine de nos données ? Peut-être limiterait on déjà les fuites. Mais qui peut y faire quelque chose ? La politique, la loi est déjà bien en retard. Nos députés ont à peine réussi à voter une loi européenne le 13 mars 2024 en faveur de l’encadrement de l’IA (1 an et demi après la sortie d’une certaine IA pour le grand public) pour éviter qu’elle ne soit utilisée de façon totalitariste comme c’est le cas en Chine. Il suffit de voir le document de ladite loi pour avancer qu’en rien nos données sont protégées, le web étant cette immense océan où il est impossible de retrouver la goutte d’eau semée.
Mon inquiétude se porte surtout sur cette façon de consentir au néologisme à priori bienveillant de ces technocrates qui assimile bon gré malgré eux des mots tendances à leur progéniture technique : une intelligence dite artificielle. L’expression est déjà tellement unanimement acceptée que cela ne choque plus les consciences. Et c’est bien là tout le problème, la conscience. Peut-on réellement affirmer qu’une intelligence peut être fabriquée de toute pièce par l’homme ? Ce serait d’une condescendance folle. Les mêmes matérialistes qui reprochent aux spiritualistes que leur définition d’une conscience en tant qu’elle impliquerait un esprit, ne savent pas qu’eux-mêmes réduisent l’intelligence à un réseau de neurones électriques où il suffirait d’appuyer sur un bouton pour démarrer la machine et réfléchir, résonner. Or, il est certain que l’intelligence implique un mécanisme de raisonnement dont seul l’esprit humain est doué. De plus, avec la théorie linguistique du signifié/signifiant, nous savons que les machines ne peuvent en aucun cas avoir accès au signifié, c’est-à-dire à l’idée, au concept même de la chose, mais seulement à son signe, ses mots, sa représentation. C’est l’œuvre du transhumanisme qui réduit drastiquement le corps humain à un amas de cellule reproductible. Comme si une intelligence dite artificielle pouvait avoir des sentiments, connaitre l’amour, faire des expériences et progresser ou même recevoir des grâces de Dieu. D’ailleurs, si l’homme fabriquait un humanoïde de toute pièce, Dieu lui insufflerait-il une âme ?

La tentation du réductionnisme est présente dans tous les domaines. La faculté de pensée devient rare et est éminemment rongée par l’immédiateté qui court-circuite les vrais neurones, cette fois-ci, car, l’information disponible aussitôt, aussitôt se perd, n’ayant pas eu le temps de se greffer à notre mémoire qui ne demande qu’à être forgée, utilisée pour en conserver une trace.
Il est alors temps de reprendre en main notre pensée, de la prendre des mains de ces robots. Oui, la Police de la pensée, nous l’avons vu avec les élections, est omniprésente. Travailler sa pensée est un devoir sinon ce seront les technocrates qui façonneront le monde de nos enfants. La démission de la pensée nous coûtera très cher.

Après les élections, les partis font leurs comptes

De bons résultats aux élections législatives rapportent gros aux formations politiques. Les aides publiques qui leur sont versées par l’Etat sont en effet calculées en fonction du nombre de voix recueillies au premier tour et du nombre de députés et de sénateurs élus.

L’enveloppe distribuée par l’Etat se divise en deux parties.

La première dépend du nombre de voix recueillies par chaque parti au premier tour des élections législatives. Pour qu’une formation puisse en percevoir une partie, la règle est simple : elle doit avoir remporté au minimum 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions au premier tour. Si cette condition est respectée, chaque voix rapporte 1,61 euro au parti. Ce premier volet d’aide peut être amputé si les partis ne respectent pas la parité. Cette pénalité prévue par la loi de 1988 a été durcie en 2014. Si un parti politique présente plus de 2% de candidats d’un sexe par rapport à l’autre lors des élections législatives, le montant de l’aide financière qu’il reçoit est réduit de 150% de cet écart. Ainsi, si une formation présente aux élections 55 candidats et 45 candidates, soit un écart de 10% entre hommes et femmes, le montant de son aide publique sera réduit de 15% après application de la pénalité. Avec seulement 11 femmes pour 51 hommes sur ses listes, A droite, le mouvement d’Eric Ciotti risque de voir son aide publique réduite de près de 96,8%, passant d’un peu moins de 2 millions d’euros à 63 175,93 euros. De leur côté, Les Républicains vont certainement voir leur enveloppe fondre de plus de 58,3%, un taux comparable à celui appliqué après les législatives de 2022 qui était de 56% environ. A l’inverse, le Parti communiste français et La France insoumise sont ceux qui ont le mieux respecté la parité à ces élections. Leurs aides publiques ne devraient être réduites respectivement que de 2,46% et 3,25%.

La seconde partie de l’aide publique est proportionnelle au nombre de députés et de sénateurs dont dispose chaque parti. Seules les formations bénéficiant de la première partie de l’aide sont éligibles à la seconde.

En 2024, le montant total des aides accordées s’élevait à 66,43 millions d’euros, partagés entre la première et la seconde fraction, selon un décret publié en février. La première enveloppe s’élevait à plus de 32 millions euros. Quant à la seconde, elle se situait à plus de 34 millions d’euros.

A l’issue de ces élections législatives, deux partis notamment vont voir leur enveloppe de financement public grossir. Avec environ 9,34 millions de voix au premier tour, le Rassemblement national pourrait percevoir un montant s’élevant à près de 13,8 millions d’euros, soit plus du double du montant actuel (6,8 millions d’euros) calculé à partir des résultats des législatives de 2022. De l’autre côté de l’hémicycle, le Parti socialiste gagnerait près de 3,4 millions d’euros, contre moins de 1,4 million avant le scrutin anticipé.

En plus de ce premier volet de financements publics, les partis reçoivent une seconde aide de l’Etat, calculée en fonction du nombre d’élus qui les représentent au Sénat et à l’Assemblée nationale. Chaque élu permet au parti de percevoir 37 119 euros. Les députés nouvellement élus ont jusqu’au soir du 17 juillet pour déclarer au bureau de l’Assemblée nationale à quel parti ils se rattachent. Le Rassemblement national est quasi absent du Sénat, avec seulement trois élus, mais il progresse fortement à l’Assemblée, avec 126 élus, contre 88 précédemment. Cette augmentation permettrait au RN de bénéficier d’une hausse de 41% de la seconde partie de son financement public, soit environ 4,8 millions d’euros, ce qui représenterait une dotation totale de 18,6 millions d’euros. A gauche, le Parti socialiste, qui revient en force à l’Assemblée, voit lui aussi son enveloppe gonfler. Par rapport à 2022, le montant de la seconde aide va augmenter de plus de 43%, passant de 3,3 millions à 4,8 millions d’euros.

Impunité

Le Hamas forme ses combattants dès leur plus jeune âge

À Saïda, l’antique Sidon, le Hamas est implanté pour former ses troupes et maintenir la lutte contre Israël. La rédaction de Conflits y a rencontré Abu Said, commandant militaire du Hamas pour la région de Saïda au Liban :

Le Liban est une des rares bases arrière où l’on peut rencontrer des cadres du Hamas alors que les combats font rage à Gaza, toujours inaccessible aux journalistes. J’ai réussi à rencontrer « Abu Said », le responsable militaire du Hamas au Sud Liban. Pour Conflits, il a accepté de revenir sur son enfance et son parcours initiatique où dès le plus jeune âge, son mouvement, le Hamas, l’a plongé dans l’apprentissage de la foi islamique et l’a militairement formé.

[…]

Né dans un camp de réfugiés palestinien au Liban, Abu Said a vécu une enfance marquée par les récits de la Palestine. Sa famille a précieusement gardé la clé de leur maison en Palestine, « c’est le symbole de la terre qui nous a été prise. » Sa famille, à l’instar de beaucoup d’autres, l’a élevé dans l’idée qu’un jour les Palestiniens seront assez forts pour reconquérir leurs terres perdues. « On me parlait sans cesse du jour où notre peuple serait libre, » se souvient-il. Comme il le dit lui-même, ces récits ont semé en lui les « graines de la résistance et de la nécessité de prendre les armes ». Des convictions qui se sont renforcées au fil des années. Il a aussi été inspiré par des gens autour de lui. Comme son grand-père et ses amis morts en combattant en Israël.

Mais il a surtout suivi l’exemple de Sheikh Yassine, le fondateur du Hamas. « Malgré son lourd handicap, il a mené le jihad contre l’ennemi sioniste. Avec un tel exemple, qui peut avoir une excuse pour ne pas faire le djihad ? ». Il a grandi dans un environnement où tout le conduisait à prendre les armes. Au-delà du cercle familial, les idées de luttes armées se sont aussi transmises à travers l’école et ses amis. Aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours joué à la guerre avec ses camarades. Des pierres et des bouts de bois leur servaient d’armes. Dans sa madrasa (école religieuse) en plus d’apprendre par cœur le Coran, ses professeurs lui parlaient de la Palestine et de la nécessité de continuer la lutte. Pour eux, c’est un devoir sacré qui incombe à chaque nouvelle génération. Abu Said explique que les jeunes sont éduqués et formés pour assumer cette responsabilité. Comme tous ses amis, il voulait être un combattant et il a été formé très tôt pour le devenir.

La madrasa est nécessaire pour avoir une formation idéologique, explique-t-il. Dans cet établissement, quand un jeune apprend par cœur un chapitre du Coran, il est récompensé. « Cela motive les enfants à continuer l’apprentissage du Coran. Nous avions aussi le jour du salut. Les professeurs nous donnaient un peu d’eau et une datte. Nous devions tenir deux jours avec ça. »

Il poursuit en expliquant que cette journée a un double objectif. Cela permet aux enfants d’apprendre progressivement à jeûner et à les endurcir. Cependant, la formation physique et militaire se fait en dehors de l’école religieuse. À l’âge de six ans, Abu Said a rejoint les scouts. Cette première étape est faite pour que les enfants s’habituent à la vie en communauté et à la rusticité de la vie militaire. À partir de neuf ans, les jeunes commencent les entrainements sportifs. La course à pied, la marche en montagne, l’escalade et les sessions de camping renforcent leurs capacités physiques. Lorsqu’il a fêté son douzième anniversaire, il a pu commencer le maniement des armes à feu. Se sentant « plus militaire que religieux », Abu Said quitte sa madrasa à l’adolescence afin de se consacrer entièrement à sa formation militaire.

Une fois sa majorité atteinte, il était un combattant formé et opérationnel. Entraîné à la plongée sous-marine, au combat en montagne et au maniement de différentes armes, il était prêt pour le combat. Pour lui, il n’y a pas d’alternative à la guerre. « Ce qui a été pris par la force ne peut être récupéré que par la Force ». Il précise que durant tout le processus de formation, les officiers du Hamas et surtout le service de sécurité observent très attentivement chaque recrue. Le parti islamiste examine ses membres durant leur formation dans les camps ou à l’école et même dans leur vie privée. « C’est comme cela que sont sélectionnés les meilleurs combattants et surtout les plus fidèles. » Ce processus dure en moyenne trois à quatre ans. Il poursuit en expliquant que cette surveillance est permanente, même une fois devenu officier. Pour le devenir « il faut faire partie des plus doués et des plus motivés ».

[…]

Père de famille, il considère qu’à présent il doit transmettre à ses enfants les principes dans lesquels il a été éduqué.

« Mon fils de six ans veut ressembler à Abu Obayda [porte-parole du Hamas]. Il veut son uniforme et son bandeau. Cela me rend fier. Je vais former mes fils à prendre la relève. Je veux qu’à partir de neuf ans ils sachent monter et démonter une arme. »

« Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence. »

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

«Tout commence en mystique et finit en politique. » La fameuse phrase de Péguy décrit bien la dégradation de l’idéal politique, quel qu’il soit, en manœuvre politicienne et en démagogie. Difficile de ne pas y lire un commentaire de la situation actuelle, avec des combinaisons politiques improbables masquant une incohérence de fond.

Mais pour l’écrivain, ce processus provenait d’un déracinement plus profond encore, celui du monde moderne, et que l’on pourrait rapprocher de ce que disait le cardinal Pie, grand apôtre de la Royauté sociale du Christ, quelques décennies plus tôt : « Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence. »

Le roi est nu

C’est donc qu’il faut changer de logiciel, car désormais, en 2024, le roi est nu. Comme l’a souligné l’historien Pierre Vermeren dans Le Figaro :

« Comment, dans un pays qui a connu depuis 2018 une demi-douzaine d’insurrections d’ampleur nationale contre les politiques d’État, ignorer la souffrance et la radicalité croissante des classes populaires et moyennes appauvries, qui composent 80 % de l’électorat ? »

Mais cette insécurité n’est pas seulement économique, elle est aussi culturelle et existentielle. Ainsi, il n’est pas anodin que la campagne bretonne ait exprimé sa défiance à l’égard du pouvoir en place en votant RN lors des élections européennes. Dans ce territoire de vieille souche catholique, qui analysera l’impact négatif de lois sociétales contraires au Décalogue sur l’avortement ou l’euthanasie ? On se souvient de la déclaration de Jeanne-Françoise Hutin, veuve de l’ancien patron de Ouest-France, sur la fin de vie : « Si la loi passe, je rends ma Légion d’honneur. » De ce point de vue, les premiers échos du Nouveau Front populaire envisageant une remise en chantier de ce texte gelé par la dissolution ne sont guère rassurants…

Dans les mois à venir, face à la probable instabilité au Parlement, il sera donc encore plus nécessaire que les prélats retrouvent confiance en leur rôle éminemment politique, au sens le plus noble du terme. À cet égard, il faut relire le dialogue du 15 mars 1856 entre Mgr Pie et Napoléon III. L’évêque de Poitiers demandait à l’empereur que la royauté du Christ éclaire l’enseignement et règle les actions des gouvernements, en particulier à travers la Constitution. Face aux objections du Prince, le prélat rétorqua :

« Quand de grands politiques comme votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis évêque, et comme évêque je leur réponds : « Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, eh bien ! alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer » ».

Le cardinal Pie comparait, déjà, la situation de la France à celle de l’épileptique dans l’Évangile, subissant des crises et des rechutes périodiques. La bonne réponse à apporter à cette crise est ainsi contenue dans cet échange des Écritures où le père de l’enfant s’écrie, face à l’interpellation de Jésus : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » La prière et la pénitence des hommes ont maintes fois dans l’histoire obtenu la miséricorde de Dieu pour avancer vers la vraie paix, celle qui transcende la fragilité et la versatilité des événements humains.

Pologne : le Parlement rejette une proposition de loi pour l’avortement

Le 12 juillet, le parlement polonais a rejeté, avec 218 voix contre 215, une proposition de loi visant à « décriminaliser et à dépénaliser toute aide et assistance à l’avortement ».

Le texte qui a été rejeté est le premier des quatre projets proposés par des membres de la coalition pro-UE au pouvoir. Les trois autres textes, qui visent également à libéraliser l’accès à l’avortement, sont toujours débattus en commissions parlementaires.

Le président Andrzej Duda a annoncé qu’il opposerait son veto à ces textes.

Source : Gènéthique

Racisme décomplexé à Mediapart

Ils croyaient que l’élection d’une majorité de députés RN aurait pour conséquence l’expression d’un racisme décomplexé, mais c’est l’inverse : pas de majorité RN et un racisme décomplexé à gauche :

On attend la photo des journalistes de Mediapart…

Voici la chronique d’Eugénie Bastié ce matin sur Europe 1 :

 

8 jours après, JoeyStarr est-il toujours très ému ?

8 jours séparent ces deux informations. Après les joueurs de foot qui auraient mieux fait de s’entraîner plutôt que de perdre leur temps à donner des consignes de vote, un saltimbanque est rattrapé par le réel…

3 groupes parlementaires patriotes au Parlement européen

Après la formation des « Patriotes pour l’Europe », 4e groupe au Parlement européen, regroupant 84 eurodéputés issus notamment du RN, du Fidesz hongrois, du FPÖ autrichien et de la Lega italienne, et présidé par Jordan Bardella, voici « L’Europe des nations souveraines ».

Mercredi 10 juillet, le parti politique allemand AfD a annoncé avoir formé un nouveau groupe au Parlement européen. Composé de 25 eurodéputés de huit nationalités différentes, on retrouve notamment Sarah Knafo, élue Reconquête. Le groupe est présidé par deux eurodéputés : un issu de l’AfD et un issu du parti polonais Konfederacja (Confédération). Il est composé de 14 élus allemands, trois élus du parti polonais et trois du parti bulgare Wasraschdane. On retrouve également un élu tchèque SPD, une Slovaque de Republika, une Lituanienne, un élu hongrois sans appartenance politique et enfin Sarah Knafo, qui obtient la vice-présidence.

Le groupe ECR avec notamment les élus ex-Reconquête et ceux de Meloni sont 78.

Par conséquent, le groupe Renew, composé d’élus macronistes, se retrouve relégué à la 5e place avec 77 élus.

Tous unis, ces 3 groupes pourraient représenter le 1er groupe au Parlement européen…

La France protégée par le Qatar

Est-ce que les racailles se la ramèneront moins pendant les Jeux Olympiques à Paris ?

 

BFM dans la tourmente

Les syndicats de BFM se réveillent tard. Il y a 4 ans (2020), le Salon beige signalait que Fogiel allait couler la chaîne info.

Alors que la chaîne a perdu sa place de première chaîne info de France sous la direction de Marc-Olivier Fogiel, ce dernier est désormais accusé par les syndicats de porter atteinte à la crédibilité de la chaîne.

Tout a commencé avec la publication de SMS de Véronique Waché, collaboratrice de Nicolas Sarkozy depuis son départ de l’Elysée en 2012. Ses échanges de SMS avec certaines personnalités clés de la chaîne d’info en continu, exploités par la justice, retracent la façon dont le faux scoop de la rétractation de Ziad Takieddine a été accompagné et même amplifié par les responsables de BFM TV.

A la manœuvre, à en croire les différents échanges publiés, on retrouve Marc-Olivier Fogiel patron de la chaîne info et la journaliste Ruth Elkrief, aujourd’hui passée sur la chaîne du groupe TF1, LCI.

Dans un communiqué intersyndical, la CGT et le SNJ de BFMTV se disent «consternées et stupéfaites de la teneur des messages échangés»:

«Ces échanges démontrent que Marc-Olivier Fogiel s’est servi de l’antenne de BFMTV pour rendre service à ses connaissances, au mépris de nombreuses règles déontologiques».

Les organisations syndicales, estiment que «sa compromission entache la crédibilité de toute la rédaction».

Pendant que l’Arcom multiplie les amendes contre CNews, on découvre que c’est BFM qui manipule l’information…

Faites de la place pour 20 millions de femmes

Dans une décision publiée le 11 juillet, la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) juge que l’ensemble des femmes afghanes qui refusent de subir les mesures prises à leur encontre par les talibans peuvent obtenir le statut de réfugiées du fait de leur appartenance au groupe social des femmes et des jeunes filles afghanes.

Réunie en Grande formation, la CNDA, par une décision du 11 juillet 2024, a constaté, en s’appuyant sur la documentation publique disponible, notamment les rapports du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme du 20 juin 2023 et du rapporteur spécial des Nations unies des 1er septembre 2023 et 13 mai 2024 et la note d’orientation pour l’Afghanistan de l’agence de l’Union européenne pour l’asile, que les autorités afghanes ont porté atteinte, depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août 2021, aux droits et libertés fondamentaux des femmes et des jeunes filles afghanes, notamment en les excluant du gouvernement provisoire, en supprimant les institutions et mécanismes de promotion de l’égalité de genre et de protection contre les violences basées sur le genre ainsi qu’en remettant en cause leur droit à la santé, à l’éducation et leur liberté d’aller et venir.

La Cour a jugé qu’il résulte de cet ensemble de normes juridiques et sociales que les femmes et jeunes filles afghanes sont, dans leur ensemble, perçues d’une manière différente par la société afghane et qu’elles doivent être considérées comme appartenant à un groupe social susceptible d’être protégé comme réfugié.

Elle a également estimé que ces graves mesures discriminatoires constituent des actes de persécution au sens de l’article 1er, section A, de la convention de Genève.

L’ensemble de ces constatations a conduit la Cour à juger que les femmes et les jeunes filles afghanes, qui refusent de subir ces mesures discriminatoires portant atteinte à leurs droits et libertés fondamentaux du seul fait qu’elles sont de sexe féminin, sont fondées à obtenir le statut de réfugiées.

La Cour a donc accordé le statut de réfugié aux requérantes qui l’avaient saisie.

Selon ce site, l’Afghanistan comprend plus de 40 millions d’habitants. Les femmes en représentent environ la moitié…

Avancée de la culture de mort en Pologne : le président annonce qu’il opposerait son veto

Mercredi, le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré que son Gouvernement allait légiférer pour « légaliser les partenariats civils » et dépénaliser l’avortement.

Au mois de juin, une commission chargée d’examiner les projets de loi relatifs à l’avortement a voté en faveur de l’un des projets de loi qui prévoit la dépénalisation des actes liés à l’avortement. La chambre basse devrait examiner le projet de loi cette semaine. Ce projet vise à dépénaliser partiellement l’avortement et à supprimer les sanctions pour les actes qui y sont liés. Le texte supprime complètement la responsabilité pénale jusqu’à 12 semaines « avec le consentement de la femme » et également en cas de « déficience grave et irréversible ou de maladie incurable du fœtus ».

Le président Andrzej Duda (photo) a annoncé qu’il opposerait son veto au projet de loi.

« Pour moi, l’avortement tue des gens ». « Les femmes qui décident d’interrompre leur grossesse ne devraient être punies d’aucune manière », les distinguant des personnes qui « participeraient d’une manière ou d’une autre à cette procédure de manière illégale ». « La femme se trouve dans une situation particulière ».

Le Gouvernement envisage par ailleurs d’autoriser les « partenariats civils ». Ils pourraient être contractés par deux adultes non mariés, quel que soit leur sexe. L’adoption de ce projet de loi par le Gouvernement est prévue pour le quatrième trimestre 2024. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il sera soumis au parlement. Le texte est pour le moment au stade des consultations interministérielles et publiques.

Explosion du nombre d’euthanasies au Canada

Le Canada est en passe de battre à nouveau des records en matière d’euthanasie avec 15 280 décès par suicide médicalement assisté en 2023, soit un bond de 15 % par rapport à l’année précédente.

La Coalition pour la prévention de l’euthanasie affirme qu’un nombre croissant de personnes qui ne sont pas en phase terminale utilisent désormais le programme gouvernemental de suicide assisté par un médecin. Il s’agit notamment de personnes souffrant de maladies auto-immunes, de diabète et de douleurs chroniques, qui pourraient vivre encore de nombreuses années de qualité si elles bénéficiaient de meilleurs soins de santé.

Des associations affirment que les réglementations ne prévoient pas les garanties nécessaires, qu’elles dévalorisent la vie des personnes handicapées et qu’elles incitent les médecins et les professionnels de la santé à suggérer l’euthanasie à des personnes qui ne l’auraient pas envisagée.

L’euthanasie représente désormais 4,6 % de l’ensemble des décès, ce qui en fait la cause de décès la plus fréquente après le cancer, les maladies cardiaques et les blessures accidentelles.

Environ 60 238 personnes ont été tuées par euthanasie depuis le lancement du programme en 2016.

Ce système a fait l’objet de controverses très médiatisées au cours des derniers mois. Une femme autiste de 27 ans a fait les gros titres en demandant un suicide assisté pour ce qu’elle appelle des souffrances « intolérables », tandis que son père a tenté de bloquer l’injection létale devant les tribunaux, affirmant qu’il n’y avait rien d’anormal chez elle. Il semble qu’elle soit en train de refaire une demande de mort assistée par un médecin. Son père accuse le système de santé canadien d’avoir laissé tomber sa fille.

Le mois dernier, le Canada a été choqué par les plaintes de deux personnes souffrant de problèmes neurologiques qui ont déclaré qu’il était plus facile d’accéder à l’euthanasie qu’aux thérapies alternatives qui les aideraient à vivre sans douleur.

La loi de 2016 qui a légalisé l’euthanasie et le suicide assisté pour les personnes âgées de 18 ans et plus évoquaient certaines conditions : elles devaient être atteintes d’une affection, d’une maladie ou d’un handicap grave et avancé qui les faisait souffrir et dont la mort était imminente. La loi a ensuite été modifiée pour permettre aux personnes qui ne sont pas en phase terminale de choisir la mort, ce qui a considérablement élargi le nombre de personnes éligibles. Aujourd’hui, tout adulte atteint d’une maladie grave ou d’un handicap peut demander une aide à mourir.

En février, les autorités ont reporté les plans visant à étendre l’accès à l’euthanasie aux personnes souffrant de maladies mentales, repoussant la décision à 2027. Des efforts sont également déployés pour rendre l’euthanasie accessible aux mineurs.

La FMND organise une session sur l’encyclique Humanae Vitae de St Paul VI

La Famille Missionnaire de Notre Dame organise à Sens du vendredi 12 juillet au dimanche 14 juillet 2024 une session pour les familles et les jeunes. Cette année, elle aura pour thème l’encyclique « Humanae vitae » de St Paul VI, avec en particulier les interventions de Mgr Livio Melina et des Docteurs René et Isabelle Ecochard :

 » (…)  Près de 60 ans après sa parution, l’encyclique Humanae Vitae n’en finit pas de susciter la controverse. Cette encyclique prophétique et ses implications relatives à la morale conjugale sont malheureusement méconnues, quand elles ne sont pas relativisées. Ce texte est-il vraiment un pas en arrière par-rapport à l’enseignement du concile Vatican II sur le mariage ? Place-t-il les époux devant des cas de conscience insupportables en rappelant les exigences de la nature de l’amour conjugal ? L’époque actuelle exige-t-elle une mise à jour de cet enseignement ?

Pour présenter les enjeux et l’actualité de ce grand texte, nous bénéficierons de la présence de Mgr Livio Melina. Professeur titulaire de la chaire de théologie morale à l’Institut Pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille de 1991 à 2017 et président de cet institut de 2006 à 2017, il fut décrit par le pape émérite Benoît XVI comme « l’un des grands de la théologie morale de ce siècle ». Et ce dernier ajoutait : « Avec courage et compétence, il a défendu une théologie morale qui suit la tradition de l’Église. C’est précisément ainsi que sa créativité s’est développée. »

Cette approche théologique sera complétée par des témoignages de couples engagés dans les Foyers-amis de la FMND. Ils nous diront comment la découverte de l’encyclique les a aidés dans leur vie de couple. Ils nous partageront les difficultés auxquelles ils ont été confrontés, mais aussi les joies qu’ils ontrencontrées.

Enfin, un couple de médecins témoignera de la façon dont ils ont accueilli l’enseignement del’encyclique dans leur vie professionnelle : les Docteurs Ecochard (Lyon) font partie du mouvement« association médicale Gabriel »(assomedicalegabriel.fr) qui regroupe les personnes du monde médical quiveulent rester fidèles au Magistère et ont besoin de se soutenir.

Nous vous invitons à rejoindre la centaine de participants déjà inscrits pour cette belle session, qui sevivra ans un esprit de famille et de prière.

Pour connaître le programme ou s’inscrire

 

Incendie à la cathédrale de Rouen

Un incendie s’est déclenché au niveau de la flèche de la cathédrale de Rouen. 70 pompiers sont intervenus sur place, aucun blessé n’est à déplorer.

Le feu a commencé à se propager peu après 12 heures. Il a été circonscrit aux alentours de 14 heures.

L’origine du sinistre est encore inconnue. 70 pompiers sont intervenus. Le feu a pris au niveau du chantier de la flèche.

Cette affaire nous donne l’occasion de parler de la christianophobie qui se manifeste sans complexe actuellement. Nous voyons ainsi sur cette affiche aux symboles sataniques deux cathédrales en feu :

I-Média : La victoire du parti des médias ?

Cette semaine dans « I-Média », Michel Geoffroy et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le lancement de la fusée Ariane 6 depuis la Guyane.

Le dossier du jour est consacré aux résultats des élections législatives avec la victoire surprise du Nouveau Front Populaire et le rôle joué par les médias pour préserver le système.

Les pastilles de l’info abordent :

1) En Grande-Bretagne aussi, c’est le grand dégagisme !
2) Diabolisation des initiatives de paix de Viktor Orban
3) Trop de blanc dans le Nouveau Front Populaire selon Rokhaya Diallo

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Edwy Plenel.

Dominique Reynié : « Le RN représente désormais près de 80 % des votes de droite. Autant dire que le RN, c’est la droite »

Extraits de l’analyse de Dominique Reynié dans le Figaro dont devrait s’imprégner Marine Le Pen s’il elle veut que le RN gagne un jour le deuxième tour d’un scrutin majeur national :

La campagne de l’entre-deux-tours n’a pas eu d’autre objet, pas d’autre projet que de dissuader le vote RN. Tous les regards ont été focalisés sur le parti, observé à la loupe (…)

Mais il demeure problématique de songer qu’entre le premier et le second tour, nous avons assisté à un refoulement forcé de l’expression démocratique. Il est sans doute plus facile de bloquer l’ascension d’un parti dont le succès est ancré dans l’insatisfaction en matière de sécurité et d’immigration que de régler de tels problèmes, mais autant renoncer alors à la politique démocratique (…)

En réalité, la gauche a remporté, comme souvent, une victoire médiatique, celle de l’interprétation des résultats, mais électoralement, elle a subi un échec important. Si, au second tour, on additionne les scores des partis du NFP avec ceux de toutes les gauches, on obtient laborieusement 27,28 % des suffrages exprimés… soit 17 % des électeurs inscrits. Les gauches reculent même par rapport aux élections européennes du 9 juin, où ce total de toutes les gauches dépassait 33,7 % des suffrages exprimés (…)

Le pays ne bascule pas à gauche (…) Le total des suffrages exprimés en faveur des candidats du NFP au terme du second tour n’est que de 25,7 % ; si nous ajoutons tous les votes de gauche, nous atteignons laborieusement 27,3 %, soit 17,1 % des électeurs inscrits… Il est impossible d’y voir une victoire. De l’autre côté, le RN et ses alliés réunissent 37 % des suffrages exprimés ; l’ensemble des suffrages de droite représentent 46,6 % des suffrages. Au soir du second tour, les votes de droite dépassent de 20 points les votes des gauches.

C’est dans ces conditions que la politique du « barrage » devient périlleuse et donc problématique. En effet, le RN a remporté ces élections législatives, certes sans parvenir au pouvoir. Mais il atteint des niveaux électoraux sans précédent dans son histoire. Le nombre de députés RN à l’Assemblée nationale va encore augmenter fortement (+ 58 %) après avoir été multiplié par 12 ou 13 entre juin 2017 et juin 2022. Le RN représente désormais près de 80 % des votes de droite. Autant dire que le RN, c’est la droite. Mais alors, le « barrage républicain » devient un « barrage » contre la droite, un barrage orchestré par une gauche qui n’a jamais été aussi faible sous la Ve République.

Enfin, compte tenu de la sociologie du vote RN et compte tenu du nombre croissant de ses électeurs, le « barrage républicain » est non seulement en train de fabriquer une équivalence entre le RN et la droite, mais aussi entre le RN et le « peuple », le RN et le monde du travail ; puis entre le RN et les élites, le « barrage républicain » mobilisant plus fortement une France plus favorisée, plus instruite, mieux connectée ; pour finalement aboutir à l’ultime retournement d’une équivalence entre le RN et la démocratie.

Il est donc grand temps que la principale intéressée, Marine Le Pen, s’en rende compte et abandonne définitivement ce triste et inefficace ni droite, ni gauche. 3% des électeurs du Nouveau Front Populaire ont voté RN lorsqu’ils avaient le choix entre le RN et un autre candidat au 2ème tour. C’est une véritable chimère que de continuer à croire qu’il existe des patriotes de gauche raisonnables…De même, la dédiabolisation à outrance ne sert visiblement à rien… Il faut jeter tout cela aux orties !

Le RN doit profiter de l’examen de conscience promis par Jordan Bardella pour aller au-delà du simple changement de directeur général. Valeurs actuelles montre les limites de la stratégie du RN :

Les équipes du Rassemblement national sortent de ces quatre dernières semaines éreintantes avec un goût amer en bouche. « On a foiré notre dernière ligne droite, comme d’habitude. On a été en permanence sur la défensive », reconnaît un stratège du mouvement (…) Mais quand une gauche plus fracturée que jamais parvient à un accord d’union en moins de vingt-quatre heures, le RN patine dans sa construction d’une grande coalition patriote.

​Côté Reconquête !, les discussions entamées avec Marion Maréchal provoquent la discorde en interne, avec moult cadres qui s’inquiètent ouvertement des conséquences néfastes que représenterait selon eux une alliance électorale avec Éric Zemmour. Trois députés proches de l’ancienne figure frontiste (Thibaut Monnier, Anne Sicard et Eddy Casterman) ont finalement été élus sous l’étiquette RN à l’issue d’un accord trouvé in extremis avec l’ancienne vice-présidente de Reconquête !. Mais l’épisode n’aura pas entraîné de dynamique particulièrement notable.

​​Côté Les Républicains (LR), l’affaire se présente d’abord comme un coup politique fameux comme Marine Le Pen en a le secret (…) Les premières tractations avec Éric Ciotti se présentent sous les meilleurs auspices. Le président des Républicains pense pouvoir provoquer la scission tant de fois prophétisée et emmener une partie considérable des cadres et des sympathisants de son parti. ​L’interminable psychodrame chez les Républicains et le refus net de la quasi-intégralité de l’état-major du parti gaulliste de soutenir l’initiative d’Éric Ciotti auront considérablement miné l’allant d’une coalition inédite (…) « Ciotti nous a promis des cadors par dizaines, on se retrouve avec des gars qu’on aurait pu récupérer sans lui » , peste un mariniste. Dix-sept députés ont été élus sous la bannière des Amis d’Éric Ciotti.

Après une parenthèse relativement calme, la polémique autour des propositions du Rassemblement national sur la binationalité relance une machine médiatique ravie d’assister à un exercice d’autosabotage.Remis sur la table sur une simple erreur de Sébastien Chenu sur le plateau de Cyril Hanouna (il y évoque la suppression de la double nationalité, mesure à laquelle Marine Le Pen a renoncé), le dossier s’invite sur tous les plateaux télévisés. ​Les troupes de Jordan Bardella perdent le contrôle sur une question somme toute anecdotique (…)

Le président du Rassemblement national ne pensait pas non plus consacrer une partie significative de sa semaine d’entre-deux-tours à devoir se justifier de la sélection parfois hasardeuse des candidats RN. Sous curatelle renforcée, condamnation pour une prise d’otage, épinglés pour des propos racistes, antisémites ou négationnistes… des dizaines de profils problématiques fleurissent dans la presse en plein sprint final de la campagne. Le plan Matignon du Rassemblement national vole en éclats au pire moment. « On nous a promis le plan Matignon, on se retrouve avec le plan Maréchal-Pétain », siffle un historique désabusé (…)

Plutôt que de dire que la victoire est différée en 2027 ou avant alors que les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets, seule l’affirmation par le RN qu’il est une composante majeure de la droite lui permettra de gagner enfin une élection à deux tours et seulement à condition d’avoir des alliés solides à droite dans lesquels le RN acceptera des compromis programmatiques dans le cadre d’un programme commun de la droite (voir notre article ici).

Sans cela, la prédiction d’Eric Zemmour se vérifiera encore lors des prochaines présidentielles et législatives…

Le père Yannick Lallemand est élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur.

Voici une promotion dont on peut se réjouir :

 

L’abbé John Berg élu supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

Réuni actuellement au séminaire de Danton au Nebraska, aux Etats-Unis, le chapitre général de la FSSP a élu l’abbé John Berg nouveau supérieur général pour 6 ans. Né en 1970, ordonné prêtre en 1997, l’abbé Berg fut déjà supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre de 2006 à 2018.

Successeur de l’abbé Komorowski, l’abbé Berg parle anglais, français et italien couramment. Il était est curé de l’église Sainte-Marie de Providence, en Nouvelle-Angleterre.

Communiqué de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre :

Le Chapitre Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), réuni du 3 au 18 juillet 2024 au Séminaire International Notre-Dame de Guadalupe, Denton, USA, a élu en session plénière l’abbé John Berg comme Supérieur Général pour six ans. Cette élection, à laquelle ont pris part les 32 capitulants, s’est déroulée le mardi 9 juillet. En succédant à l’abbé Andrzej Komorowski, l’abbé John Berg entend poursuivre le travail entrepris ces six dernières années au service de la Fraternité.

L’élection des Assistants et des Conseillers devrait suivre dans les prochains jours.

19-20-21 juillet : Concert spirituel des petits chanteurs de Fra Angelico

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Finissant leur camp d’été artistique et musical, les petits chanteurs de Fra Angelico seront heureux de vous présenter les œuvres musicales apprises au cours du séjour.
Au programme de ces trois concerts, des morceaux classiques et baroques sur le thème de “Saint François-Xavier, le missionnaire au zèle de feu”.

Vendredi 19 juillet 17h en la cathédrale Notre-Dame de Luçon;
Samedi 20 juillet 18h30 en la basilique saint Louis-Marie Grignion de Montfort, à Saint-Laurent-sur-Sèvre;
Dimanche 21 juillet 16h30 en l’église Notre-Dame de Bon-Port, aux Sables-d’Olonne.

La colonie Fra Angelico est un camp d’été organisé et encadré par des séminaristes du séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre) et des bénévoles. Elle accueille chaque été 60 jeunes filles et jeunes garçons de 12 à 17 ans.

La meilleure chance de la gauche, ce n’est pas le RN, c’est les LR comme Bellamy qui refusent l’union des droites

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, François-Xavier Bellamy pratique l’inversion accusatoire. C’est trop facile.

«Les élections législatives ont montré que le RN reste la meilleure chance de la gauche»

Après avoir critiqué et abandonné Eric Ciotti, c’est un peu fort de café de dénoncer que les choix du RN

« en ont fait un parti incapable de rassembler au second tour, quand bien même son programme correspondrait à des aspirations majoritaires dans l’électorat. Ce n’est pas par un défaut conjoncturel ou par l’adversité de ses opposants, mais par l’identité politique que cette formation s’est choisie. »

La République n’aime pas la France

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine à propos du « front républicain » :

[…] La République est ce qui arrache la nation à ses enfants. Ce n’est pas le moment d’en disserter mais comment s’étonner que cette marâtre haïssant une part considérable des Français soit celle qui a constitutionnalisé l’avortement et s’apprête à remettre en route la pire des législations euthanasiques ? La République hait et détruit, et les menaces de mort des partisans politiques ne sont que l’écho des lois mortifères dont notre Constitution s’enorgueillit.

Cette République s’est donné un chef qui est parfaitement républicain : il n’aime pas la France, il la méprise, en gros et en détail, il travaille à lui nuire, il lui nuit effectivement, minutieusement, et s’en vante régulièrement. Évidemment, n’aimant pas la France, il se prise lui-même au plus haut point, le Jupin républicain, il se vénère, il s’adore. Il se consulte lui-même, il s’avise, il délibère en son for intérieur et, ravi de ses trouvailles, il les lâche en place publique comme le pétomane lâchait ses gaz sur scène. Qualis artifex !

Les valets qui l’entourent le craignaient mais, bons républicains eux-mêmes, les voilà qui s’égaillent et l’aigle doit une fois de plus tourner toute son ambition à de basses cuisines parlementaires, ô combien républicaines. Il paraît que les Français ne goûtent ni le spectacle ni ce qui en sort. El Clarificator passe pour un crétin – républicain, certes, petite consolation. Et face à ce spectacle, face à cette désolation, face à cette République qui sème la haine et d’abord la haine de la France, une seule question surgit, une seule question vaut la peine d’être posée : où est l’arbitre qui cherche la paix, la concorde et la tranquillité de ses sujets ? Où est celui qui ne vise que le bien commun de ses peuples en sa nation ? Oui, où est le roi, le souverain ? Et même, avant lui, où est le prince ?

« Oui, une fois de plus, le peuple a été berné »

Réaction d’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine, suite aux élections :

[…] Oui, une fois de plus, le peuple a été berné. C’est son sort en République. C’est la loi du régime. Depuis l’origine ! Rien ne change ni n’a changé. Impossible qu’une réaction nationale puisse aboutir dans ce cadre institutionnel, façonné pour précisément l’empêcher d’aboutir.

La Grande Peur

Et donc, répétons-le, le résultat était prévisible. Mais il était nécessaire d’agiter la « Grande Peur ». Et tout le monde y contribue dans un pareil cas, même à leur manière et sans le vouloir – c’est la force du système – ceux qui devront en pâtir, tout simplement parce qu’ils existent et que leur existence la favorise et la légitime. Comme en 1789, cette fausse « Grande Peur » où « l’aristocrate » devenait l’ennemi commun, comme en 1793 où la République était en danger, comme en Fructidor An IV et en Vendémiaire An V quand les royalistes pouvaient s’emparer de la République et où tuer et éliminer ne gênaient pas les hommes au pouvoir, républicains corrompus et corrupteurs, le seul coup d’État permis étant le coup d’État républicain, ce qui arriva deux ans plus tard, puis comme en 1830, comme en 1848 et 1850, pour effrayer les provinces conservatrices, comme en 1877 pour abattre la réaction catholique et royaliste, comme en 1905 pour casser définitivement l’Église et les rébellions populaires, comme en 1924 et en 1926 pour mieux empêcher l’Action française de poursuivre son œuvre, en mettant astucieusement l’Église ralliée dans le coup pour mieux abattre cet adversaire par une condamnation religieuse, comme en 1934 où la République employa les armes contre le peuple révolté par les scandales, comme en 1956, comme en 1958 où les Mollet et Pflimlin refilèrent la République à De Gaulle, comme en 1968, comme en 1984, comme en 2002 où la République fit semblant de se faire peur mais avec quelle fureur, comme en 2012, comme en 2017 qui fut une farce, comme en 2022 où gauche et droite furent menées en bateau par Macron, finalement comme en 2024. La chose est récurrente, c’est répétitif. Le mécanisme se met en place automatiquement, sans même besoin de vrai complot. Ce qui n’empêche qu’il en est qui savent se servir du phénomène à leur profit ; et c’est toujours pour faire progresser les forces de destruction et de dissolution, car rien n’est plus facile au milieu de la trouille provoquée et généralisée que d’avantager ainsi la révolution en marche et de permettre à l’aventurier, tel Macron, peut-être demain Mélenchon, qui veut ramasser la mise électorale, de conquérir le pouvoir. Car il s’agit de situations où le pouvoir est à prendre et à reprendre. La tentation est trop grande.

La réalité d’aujourd’hui

Voilà donc le Rassemblement national réduit à compter ses députés. Malgré ses presque 11 millions de voix et alors qu’il manquait toutes celles qui, en raison des circonstances, n’avaient pu s’exprimer, représentant presque le double du Nouveau Front populaire et plus encore d’Ensemble, il sera le moins représenté à l’Assemblée nationale. C’est le génie des mathématiques républicaines. Il a suffit que les deux larrons de la République s’entendent au deuxième tour pour arracher tout espoir de victoire à la droite nationale. Bien joué ! Mais, comme il a été dit au début de l’article, pourquoi s’étonner, c’était inscrit d’avance.

Il était impossible de croire à un gouvernement Bardella. Et, au fond, il vaut mieux. S’il avait franchi l’obstacle, imagine-t-on ce qu’aurait concocté la Bête républicaine pour le faire capoter, et, cette fois-ci, définitivement. Politiquement, financièrement, juridiquement, constitutionnellement… Tout aurait été bon. Et il aurait essuyé l’ardoise invraisemblable de la faillite financière et économique qui menace la France, avec l’impossibilité d’appliquer quelque programme que ce soit.

Maintenant la crise est là, la vraie, aux multiples ingrédients. Un pouvoir exécutif désarçonné, se contentant d’un Premier ministre en instance de démission, aux ordres d’un Président qui est condamné à la magouille sans fin, tout en prétendant remplir un rôle international où plus personne ne le prend au sérieux. Un pouvoir législatif qui n’est plus qu’une assemblée d’idéologues, d’où tout pragmatisme est exclu, et où la démagogie va couler à flots. Une autorité judiciaire totalement faussée qui ne défendra plus le droit des Français. La République va appartenir de plus en plus à la rue, comme elle n’a que trop tendance. Les Jeux olympiques passés, personne ne contrôlera la situation. Les Attal, Le Maire, Philippe, Darmanin ne pensent déjà plus qu’aux élections présidentielles.

Le plan de Macron continue cependant. Ce transgresseur qui jouit de ses transgressions, s’amuse de ses décisions comme un gamin de ses bêtises. Mais ceux qui l’ont mis en avant, font savoir qu’ils se rétractent devant l’effroyable désordre qui s’annonce. Les Attali, les Minc, les Schwab, la finance internationale le lâchent. Il rigole, car il croit encore à son génie. Mais ses conseillers eux-mêmes ne le suivent plus. En réalité, il est sans solution. L’Europe même, en qui il a placé tout son espoir, risque fort de se dérober. C’est de ce côté qu’il va pourtant se tourner, en achevant son œuvre de dissolution de la souveraineté française, sans aucune compensation du côté des partenaires. L’Allemagne ne suivra pas. Reste la guerre pour jouer au chef. Le désastre est total. Et sur tous les plans. Une présidentielle anticipée ? […]

Torture du père Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne de Tusk

Arrêté par des agents cagoulés, laissé pendant 60 heures sans manger, privé de la possibilité d’aller aux toilettes et réveillé à toute heure de la nuit, le père Michal Olszewski a subi une procédure réservée aux pires criminels et ordonnée par le parquet national. Malgré sa réputation irréprochable, le père Michal est en prison depuis trois mois et demi, traité comme un grand criminel, bien qu’il n’y ait à ce jour aucune charge spécifique contre lui.

Ces derniers jours, l’hebdomadaire conservateur polonais Sieci a publié un récit terrifiant des tortures subies par le prêtre au cours des 60 heures qui ont suivi son arrestation. Des méthodes indignes d’un État de droit, qui rappellent à de nombreux Polonais les heures les plus sombres de la persécution du clergé sous le régime communiste. Et tout cela se passe dans la Pologne du « pro-européen » Donald Tusk, qui rétablit, selon lui, l’État de droit.

Il s’agit d’un récit fidèle des événements, écrit par les proches du prêtre, à qui, lors de leurs visites, le père Olszewski a raconté en détail ce qui lui est arrivé pendant sa détention. Il s’agit d’une description choquante du calvaire subi par le père Michal, un traitement inhumain orchestré par le bureau du procureur national dirigé par le ministre « de la justice » Adam Bodnar et soigneusement dissimulé par l’agence de sécurité intérieure.

Le père Olszewski se souvient du moment de son arrestation : il a été réveillé par un groupe de personnes cagoulées qui frappaient à la porte. Les policiers, mandatés par le bureau du procureur, ont ensuite humilié le prêtre pour lui briser le moral. C’est une femme qui a ouvert la voie à ce harcèlement. Pendant le transport vers Varsovie, le père Michal a demandé à s’arrêter sur le parking où se trouvaient les toilettes, mais les fonctionnaires ont intentionnellement préféré s’arrêter dans une grande station-service. Le père Michal écrit :

« Le convoi est entré dans la station Orlen toutes sirènes hurlantes […]. J’ai été emmené menotté aux toilettes de la station et, après avoir quitté les toilettes, les agents ont commandé des hot-dogs pour eux, tandis que je restais menotté au milieu du magasin de la station. Les gens prenaient des photos de moi et des agents cagoulés. Je leur ai également demandé d’acheter quelque chose à manger (douze heures s’étaient déjà écoulées depuis mon arrestation), mais ils m’ont répondu qu’ils « n’achetaient pas ». J’ai eu mon premier repas après 60 heures, lorsque mon avocat m’a apporté un paquet de mon frère au tribunal ! Je n’ai eu mon premier contact avec l’avocat que 20 heures après mon arrestation ».

Le père Olszewski a noté que les policiers étaient très heureux de voir que la nouvelle de son arrestation était largement diffusée dans les médias ; il a alors compris qu’ils voulaient faire de son cas une grande opération médiatique.

Lorsqu’il a été placé en cellule, les officiers lui ont dit qu' »à cette heure-ci, il n’y a pas de repas et pas d’eau ». Il a fini par supplier les agents de lui donner de l’eau du robinet : ils lui ont apporté de l’eau du robinet dans la bouteille qui se trouvait dans la cellule. Le matin, lorsqu’il a demandé à être emmené aux toilettes, on lui a dit : « Pisse dans la bouteille ».

Le prêtre a été traité selon une procédure spéciale réservée aux criminels les plus dangereux, tels que les terroristes. Le père Michal explique :

« Lorsque je suis retourné dans ma cellule, j’ai nettoyé la place du locataire précédent et je me suis couché, mort de fatigue. Mais un peu plus tard, la lumière s’est soudain allumée. J’ai alors découvert que j’étais sous ‘surveillance spéciale’. Il y avait donc la caméra, les menottes, même pour la récréation, l’isolement des autres […], le réveil avec la lumière toute la nuit, toutes les heures ! Cela s’est passé dans les deux premières semaines ».

Au cours des heures qui ont suivi son arrestation, le père Olszewski a été traité de manière tellement brutale que l’on pouvait comprendre que tels étaient les ordres de leurs supérieurs, jusqu’au sommet de l’État. Le prêtre poursuit :

« Ensuite, j’ai vu tout ce cirque médiatique et toute cette arrogance. […]. Quand ils m’ont emmené, il y avait beaucoup d’officiers et de « spectateurs » à la porte de détention. J’avais l’impression d’être un singe dans un cirque. L’un d’eux m’a dit : « Bienvenue en enfer » […]. Je trouve toujours difficile de devoir me déshabiller à chaque inspection qu’ils me font subir lorsque je change de service (par exemple, lorsque je vais à la chapelle). Je n’ai pas beaucoup dormi ces dernières nuits, le stress a eu raison de moi, j’ai pratiquement l’impression de regarder un film avec ma participation ».

Comme le dit Krzysztof Wasowski, l’avocat du prêtre, les agents de l’administration pénitentiaire ne comprennent pas pourquoi son client a été soumis à des arrestations et à des restrictions aussi sévères. Ils affirment que cela a été fait à la demande de l’organe chargé de l’affaire, le bureau du procureur national. Selon l’avocat, ces actions ont pour but évident de « ramollir » son client. Ils voulaient le briser, le forcer à avouer « quelque chose ». Les agents ont convaincu mon client que cela se passait sur ordre explicite du procureur. Si vous témoignez, le procureur vous laissera rentrer chez vous », ne cessait-on de répéter à mon client », a ajouté l’avocat.

Un autre exemple de harcèlement à l’encontre du prêtre concerne le colis contenant des produits d’hygiène envoyé par ses proches. Le procureur a malicieusement refusé de faire livrer ce colis au père Olszewski, qui a dû se débrouiller comme il a pu.

L’avocat, après trois mois d’arrestation, a fait une demande de libération du père Olszewski, mais en vain. Cela signifie que le prêtre restera derrière les barreaux au moins jusqu’à la mi-septembre. La décision a été prise par la juge Anna Kuzaj, membre de Iustitia, une association de juges politiquement engagés qui, sous le précédent gouvernement, dirigé par le parti conservateur PiS (Droit et Justice), a pris des positions ouvertement antigouvernementales.

Directeur de la station de radio Profeto, le père Olszewski serait accusé de détournement de fonds. La station a été fermée par le régime.