Remaniement : vers la sortie des ministres hostiles à une loi pro-euthanasie
Faute de remplaçant garantissant nue certaine unité du groupe parlementaire macroniste, Elisabeth Borne n’est donc pas remplacée à Matignon. Mais les feuilles de chou se sont emparées de la question du remaniement à venir très prochainement. Outre Pap Ndiaye (Éducation nationale), suite à ses déclarations extrémistes ou Marlène Schiappa, mise en cause dans sa gestion du fonds Marianne, la presse évoque les départs des ministres François Braun (Santé) et Jean-Christophe Combe (Solidarités). Or, ces deux ministres se sont fait remarquer récemment pour leur opposition à une future loi sur l’aide active à mourir.
Interrogé dans Le Monde en avril dernier, François Braun déclarait :
«Le débat sur l’aide active à mourir est encore ouvert. Un texte de loi allant en ce sens changerait profondément notre société et notre rapport à la mort». «Quelle que soit l’option que nous mettrons sur la table, la priorité devra être donnée au renforcement de l’existant. Par une plus grande appropriation des directives anticipées, par des professionnels de santé mieux formés, par un meilleur recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès: ce sont des outils que nous renforcerons en soutenant les soins palliatifs»
Quant à Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et ancien directeur général de la Croix-Rouge, il déclarait en juin dernier dans Le Figaro :
«Une loi sur l’aide active à mourir risquerait de nous faire basculer dans un autre rapport à la vulnérabilité»
La France n’est pas en retard sur un chemin, elle en a choisi un autre. C’est la loi Claeys-Leonetti qui n’est pas encore pleinement appliquée. Ma conviction personnelle est que nous avons une formidable opportunité d’inventer un modèle spécifiquement français d’accompagnement de la fin de vie. Un modèle construit à partir de la personne. Un modèle fait du refus de l’obstination thérapeutique déraisonnable, de soins palliatifs mieux connus et plus précoces, de soutien aux aidants, de liens sociaux pour lutter contre le fléau de la solitude et de regards aimants sur la personne souffrante. […]
Le véritable problème, ce n’est pas la souffrance et la mort. C’est la solitude face à la souffrance et à la mort. Quand je visite un service de soins palliatifs, les témoignages convergent: dès qu’un patient en fin de vie est remis en liens, est écouté, les demandes d’euthanasie disparaissent.
Conférence “Women Deliver” 2023 en ce moment au Rwanda : et la GPA?
Communiqué :
La conférence Women Deliver 2023 (WD2023) se tient en ce moment à Kigali, au Rwanda, du 17 au 20 juillet. Dédié à la cause des femmes, cet événement est l’occasion d’appeler le monde à une prise de conscience sur la gestation pour autrui, pour l’avènement d’un monde sans gestation pour autrui. La défense des femmes ne peut se faire sans une lutte efficace contre cette pratique.
C’est pourquoi la Déclaration de Casablanca du 3 mars 2023 demande aux États de sortir de la résignation du fait accompli pour agir contre la gestation pour autrui, rémunérée ou non, et d’adopter des mesures juridiques pour:
- interdire la gestation pour autrui sur leur territoire
- sanctionner les intermédiaires entre les mères porteuses et les commanditaires
- sanctionner leurs ressortissants qui recourent à la gestation pour autrui
- agir en vue d’un instrument juridique international emportant abolition universelle de la GPA.
A Casablanca, lors du séminaire international d’experts qui a rendu publique la Déclaration de Casablanca, maître Sonnie EKWOWUSI, nigérian, avocat et Président du comité des droits humains et constitutionnels de l’Association des barreaux africains (AFBA), a dénoncé les pressions exercées sur les États pour imposer la gestation pour autrui, notamment en Afrique :
« Permettez-moi de dire que les pays qui imposent la maternité de substitution dans d’autres pays ont tort de le faire, en particulier dans les pays d’Afrique où nous avons des valeurs traditionnelles. Chaque pays se développe avec ses propres valeurs et ses propres lois…. aucun pays n’a le droit de forcer d’autres pays à adopter la maternité de substitution. » (vidéo de l’intervention)
Nous demandons en particulier aux femmes qui interviendront lors de la séance plénière de porter au monde le message en vue de l’abolition universelle de la gestation pour autrui :
- Sima BAHOUS, Directrice exécutive ONU femmes,
- A H.E. Dr. Phumzile Mlambo-Ngcuka, Ancienne directrice exécutive ONU Femmes
- Natalia Kanem, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population,
- Jeannette Bayisenge, Ministre du genre et de la promotion de la famille de la République du Rwanda
- Helen Clark, Ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande
- Malala Yousafzai, Prix Nobel de la paix et cofondatrice de Malala Fund
La plupart des avortements sont interdits dans 14 États, d’autres États suivront
Quatorze États interdisent désormais presque tous les avortements suite à la décision historique de la Cour suprême dans Dobbs c. Jackson Women’s Health Organization.
Fermeture des cliniques. Les interdictions portent un coup dévastateur à l’industrie de l’avortement : Depuis le 24 juin 2022, les centres d’avortement ont fermé en Alabama, Arkansas, Idaho, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Dakota du Nord, Oklahoma, Dakota du Sud, Tennessee, Texas, Virginie-Occidentale et Wisconsin. Les avortements ont été arrêtés en Arizona, Indiana, Utah et Wyoming, mais ont repris pour l’instant en raison d’ordonnances judiciaires.
Sauver des vies. Les données de la Society of Family Planning pro-avortement de l’année dernière montrent que les avortements ont diminué de 10 000 au cours des deux premiers mois suivant l’annulation de l’affaire Roe v. Wade. Une analyse publiée par l’Institut pro-vie Charlotte Lozier a révélé que les naissances au Texas avaient augmenté de 5 000 entre mars et juillet 2022, indiquant que la loi sur les battements de cœur de l’État avait sauvé des milliers de vies.
L’avortement n’est pas “nécessaire” : Chaque État continue d’autoriser des exceptions lorsque “nécessaire” pour sauver la vie de la mère en raison d’une nécessité physique. Cependant, les experts attestent que l’avortement n’est médicalement nécessaire en aucune circonstance, et de nombreux pro-vie et l’Église catholique soulignent qu’il s’agit toujours du meurtre délibéré et moralement inadmissible d’un être humain innocent.
Malgré les fausses déclarations des démocrates et des militants pro-avortement, aucun État n’interdit le traitement des fausses couches ou des grossesses extra-utérines, selon l’Institut Charlotte Lozier. Presque tous les États exemptent explicitement les femmes enceintes qui se font avorter des sanctions pénales.
L’Idaho est devenu le premier État à limiter les voyages inter-États pour l’avortement, avec une loi signée par le gouverneur Brad Little en avril 2023 qui interdit à quiconque d’emmener un mineur hors de l’État pour un avortement sans le consentement parental.
Ci-dessous en noir : les États ayant aboli l’avortement.

Rabastens (81) : une statue de la vierge Marie vandalisée
Une statue de la vierge Marie a été vandalisée début juillet à Rabastens (Tarn).
Des dispositions vont être prises pour restaurer la statue, “mais ça prend du temps” prévient le maire.
La mairie a déjà porté plainte en plus des constatations déjà effectuées par la police municipale.
31ème Université d’été de Renaissance catholique : quatre journées en chrétienté
Communiqué de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
« Crises et renouveaux dans l’Eglise ! » De motu proprio Traditionis custodes en synode des évêques sur la synodalité y a-t-il sujet plus actuel que celui-là pour tant de catholiques blessés, voire désespérés ou révoltés par le spectacle d’une Eglise qui semble chaque jour plus s’éloigner de ce qui a constitué son identité pendant des siècles ? L’assistance, numériquement en progression sensible par rapport à l’année précédente était au rendez-vous pour traiter ce sujet. Un public divers à la fois par les tranches d’âge représentées : enfants, jeunes, familles, plus anciens et par les « sensibilités ecclésiales » représentées : Fraternité Saint Pie X, ex Ecclesia Dei, paroisses diocésaines où se célèbre l’ordo de Paul VI. Tous fidèles rassemblés par le commun amour de l’Eglise et l’angor ecclesiae, angoisse de l’Eglise.
L’organisation matérielle, impeccable, avec une équipe largement renouvelée, bénéficia néanmoins de l’expérience de l’année précédente dans le même lieu : conférences dans une salle municipale climatisée, vaste piscine du château des Termelles, à proximité de Châtellerault, accessible pour les trente enfants de la garderie, présents grâce à un tarif spécial familles. Plusieurs conférences historiques sur la crise arienne ou la condamnation de l’Action française permirent de relativiser nos difficultés contemporaines alors que des motifs d’espérance nous étaient donnés analysant les réussites du concile de Trente ou le redressement de l’Eglise de France au XIXème siècle. Mais c’est évidemment à l’analyse de la situation actuelle que s’intéressèrent surtout les universitaires. Beaucoup confiaient ainsi en fin d’université : « Je comprends, enfin, les raisons profondes de ces changements qui m’apparaissaient comme des coups de folie. En fait il y a une logique dans tout cela ». Toutes les conférences apparurent marquées du triple sceau : foi, érudition, intelligence.
Nous firent ainsi l’honneur et l’amitié de leur présence et de leurs interventions : le père Danziec, l’abbé Barthe, l’abbé Raffray, l’abbé de Tanouärn, Côme de Prévigny, Guillaume Bergerot, Luc Perrin, Stéphane Blanchonnet, Roberto de Mattei, Philippe Maxence et Jean-Pierre Maugendre. Mgr Schneider répondit quant à lui en visio conférence aux questions des participants. Tous ces enregistrements seront disponibles sur le site de Renaissance catholique à la rentrée.
Une visite à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault, une rencontre avec SOS Chrétiens d’Orient et une soirée animée par un groupe folklorique local complétèrent heureusement le cursus des conférences. Enfin chacun apprécia de pouvoir participer, chaque jour, à la célébration de la sainte messe dans l’église du village, mise à notre disposition par son curé.
En ces temps de destruction programmée des liens sociaux et d’épreuves pour l’Eglise ces quatre journées en chrétienté, toutes générations confondues, dans la paix et la bienveillance, l’étude et la prière furent une grande grâce pour tous les participants dont beaucoup nous rejoignaient pour la première fois.
Fin de vie : « l’exception devient toujours la règle ! »
Alors que l’Académie de Médecine vient de se prononcer en faveur d’un droit « à titre exceptionnel » à l’assistance au suicide, Le Syndicat de la Famille alerte sur le passage de l’exception à la généralisation en matière sociétale et médicale. Il appelle à respecter les fondements du soin sans céder aux sirènes de « l’exception », d’autant qu’avec les soins palliatifs, la médecine sait maintenant traiter la souffrance.
Il n’est pas possible de conserver dans la durée le caractère exceptionnel d’une pratique. En effet, accepter un dispositif, quel qu’en soit l’encadrement, c’est valider son principe. Dès lors, il devient de facto impossible de ne pas élargir son application au fil du temps. L’avis de l’Académie de médecine est donc à tout le moins empli d’une grande naïveté. Sans le vouloir, il donne des gages au projet de légaliser l’aide active à mourir confié par le Président de la République à Agnès Firmin Le Bodo. Pour rassurer l’opinion et les soignants, le gouvernement entend précisément mettre en avant le caractère « exceptionnel » des mesures. Mais comme l’histoire se répète, les garde-fous n’empêcheront pas de légitimer la pratique et de multiplier les cas d’« exception ». Le Syndicat de la Famille appelle les dirigeants et les élus à faire preuve de discernement et de courage. Cette alerte sera une nouvelle fois présentée par Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de La Famille, lors de son prochain rendez-vous avec Agnès Firmin Le Bodo, prévu le 20 juillet.
La longue liste des exceptions devenues ordinaires
En matière de bioéthique et sur les questions sociétales et médicales, de nombreuses pratiques aujourd’hui communément pratiquées ont vu le jour pas à pas et avec une promesse d’ « exception » qui n’a pas tenue longtemps. C’est le cas de la recherche sur les embryons. D’abord interdite, elle fut ensuite interdite sauf exceptions, puis les critères d’exception ont été élargis au fil du temps, jusqu’à finalement l’autoriser sur demande auprès de l’Agence de la biomédecine, puis sur simple déclaration. L’encadrement de l’assistance médicale à la procréation a suivi la même trajectoire. Elle a d’abord été autorisée pour des couples homme-femme souffrant d’une infertilité médicalement constatée, mariés, en âge de procréer et tous les deux vivants. La plupart de ces conditions ont sauté les unes après les autres et la PMA est aujourd’hui accessible sans diagnostic d’infertilité, à des personnes seules et des couples de même sexe, des associations militant désormais pour la PMA post-mortem et la PMA pour les personnes trans. Le changement de sexe à l’état civil en est aussi une illustration : interdit, puis autorisé sur certificat médical, il est devenu possible en 2016 sur attestation d’un membre de l’entourage ou d’une association, autrement dit quasiment sur simple déclaration.
De telles évolutions, dont le prétexte est systématiquement la liberté individuelle, entraînent des conséquences en chaîne pour les autres : ainsi, des hommes, devenues femmes à l’état civil, réclament et obtiennent d’être reconnus comme leur mère sur leur actes de naissance.
« Dire d’une pratique qu’elle est possible à titre exceptionnel, c’est en accepter le principe et l’ouvrir à son élargissement indéfini, ne serait-ce qu’au motif de l’égalité. Est-ce vraiment l’avis de l’Académie de médecine ou s’est-elle laissée piéger par la dialectique des militants de l’aide au suicide ? Ils avancent pourtant pas à pas en regardant toujours l’étape suivante : depuis 2015, la possibilité d’arrêter l’hydratation et l’alimentation, demain le suicide assisté « exceptionnel », puis la multiplication des exceptions – comme c’est le cas dans l’Oregon, Etat modèle de Madame Firmin Le Bodo, et l’euthanasie qui elle aussi sera d’abord exceptionnelle avant d’être élargie, y compris aux enfants, comme en Belgique.
Cet engrenage n’a rien d’inéluctable s’il est dénoncé dès l’origine. C’est tout l’enjeu des prochaines semaines et des prochains mois pour ne pas tomber dans une société dont les plus fragiles se sentiront indésirables et gênants » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. « Parce que la fin de vie est encore la vie, la famille a un rôle irremplaçable pour la vivre le mieux possible ; pour accepter sa propre vulnérabilité ou celle de l’un de ses membres ; pour considérer et respecter la dignité de la personne, quel que soit son état. Refuge pour les plus fragiles et premier lieu de solidarité, la famille doit être prise en compte et entendue dans le cadre de ce débat majeur sur les plans humain et civilisationnel » poursuit-elle.
LGBT et woke : Julien Odoul (RN) dépose une proposition de loi pour protéger le sport féminin
Julien Odoul a déposé une proposition de loi, cosignée par un certain nombre de députés, visant à faire concourir les sportifs dans la catégorie correspondant
à leur sexe figurant sur leur acte de naissance.
Dans l’exposé des motifs, il explique :
Le 17 mai dernier, la ministre des Sports et des Jeux olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa‑Castéra, a annoncé la création d’un groupe d’experts pour « favoriser l’inclusion » des personnes transgenres dans le sport de haut niveau. Cette déclaration inquiétante sonne l’extinction prochaine de la présence des femmes dans les grandes compétitions sportives.
Depuis plusieurs années, principalement aux États‑Unis, les femmes sont victimes d’attaques idéologiques au sein de leurs fédérations sportives, avec un bouleversement sans précédent au niveau des résultats et des performances. La France est aujourd’hui, elle aussi, touchée par des revendications « wokes » émanant de minorités transidentitaires. L’un des exemples qui a marqué le monde du sport est le cas de l’athlète Lia Thomas né homme, étudiant à l’Université de Pennsylvanie, qui a démarré sa transition en mai 2019 avec un traitement hormonal. En septembre 2021, après avoir concouru chez les hommes, l’athlète transgenre a intégré l’équipe féminine de natation américaine et explose, logiquement mais injustement, tous les records. Comme pour beaucoup, sa transition avait été entamée après la puberté, favorisant les inégalités biologiques et anatomiques.
Ces injustices et ces aberrations se multiplient et font irruption dans les plus grandes compétitions sportives mondiales. Pour preuve, en août 2021, pour la première fois dans l’histoire des jeux Olympiques, une athlète transgenre néo‑zélandaise, Laurel Hubbard, a participé à la compétition en haltérophilie. Cela a notamment été rendu possible puisque depuis 2015, pour prétendre à une place aux Jeux Olympiques, les athlètes transgenres doivent répondre positivement à certains critères établis par l’instance. Ainsi, un athlète transgenre ou « hyperandrogène » (un excès d’hormones masculines chez une femme) doit remplir plusieurs conditions : se déclarer soi‑même comme étant une femme et ne pas avoir un niveau de testostérone dépassant 10 nanomoles par litre de sang sur une durée de douze mois précédant la première compétition. Aux États‑Unis, le phénomène a entrainé un rejet massif dans l’opinion publique. Selon un sondage Ipsos réalisé en juin 2022, 63 % d’entre eux s’opposent à la participation des femmes trans dans les équipes de sport féminines. Parallèlement, une vingtaine d’États américains ont d’ores et déjà interdit la participation des athlètes transgenres aux compétitions sportives.
Force est de constater que ces dérives sont arrivées en France. Certaines fédérations sportives refusent de se plier à la religion de la déconstruction et entament actuellement une résistance légitime pour protéger leurs athlètes féminines. En mars dernier, la Fédération internationale d’athlétisme a décidé de sortir les personnes transgenres de la catégorie féminine, qu’elle entend « protéger ». À la suite de cette décision, l’athlète transgenre français, Halba Diouf, s’est vu refuser les championnats régionaux et nationaux. Pur produit du wokisme et de la cancel culture, ce sportif se revendiquant lui‑même comme « femme trans, noire et musulmane » et ne pouvant concourir dans la catégorie féminine, avait dénoncé « l’exclusion des femmes trans dans le sport ».
À l’évidence, ces situations de plus en plus fréquentes font reculer les progrès réalisés en matière de sport féminin, et la multiplication des athlètes transgenres, nés biologiquement hommes, s’apparente à une nouvelle forme de dopage légal. En réalité, la société assiste à une véritable entreprise d’effacement, où sous couvert de défendre la diversité et l’égalité des droits, des hommes prennent la place et les médailles de championnes méritantes et talentueuses. Ce phénomène est un véritable pied‑de‑nez au combat féministe et vient anéantir toute chance pour les femmes de s’épanouir pleinement dans le sport et de remporter des compétitions nationales ou internationales.
Aimer le sport, c’est ne pas se plier à des revendications dangereuses et mettant un frein à des années de combats féministes pour l’émancipation des femmes dans le sport. À un an des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, la France a le devoir de préserver et réaffirmer ses valeurs sportives, mais surtout de soutenir ses athlètes féminines qui sont les premières victimes du wokisme dans les toilettes, les vestiaires, les douches et, évidemment, sur le terrain. En ce sens, cette proposition de loi vise à ce que les athlètes transgenres concourent dans les compétitions sportives correspondant à leur sexe biologique, une décision qui paraît simplement logique et sensée.
Tel est l’objet de la proposition de loi que nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.
Ouest-France et BFMTV incitent à la discrimination à l’embauche
La ville de Lorient a embauché deux saisonniers pour venir garnir les rangs des postes d’agents de surveillance de la voie publique (ASVP), comprendre la police municipale. Parmi eux, un jeune homme adhérent au syndicat étudiant de droite la Cocarde et membre du bureau départemental du Morbihan de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour. Cela émeut Ouest-France et BFMTV, qui s’empressent de faire de la délation.
Interpellé, le maire Fabrice Loher reconnaît un recrutement “sans avoir googlisé les candidats.”
“On le fera très certainement à l’avenir”.
Pour faire de la discrimination ?
Fabrice Loher indique avoir convoqué l’agent afin de mettre les choses au point.
“On lui a rappelé qu’il était astreint à un devoir de réserve. Et qu’il ne pouvait pas engager l’image de la Ville”.
“Je comprends le malaise que ça crée, mais si je mets fin à son contrat, alors je commence à me mêler des appartenances politiques des employés municipaux: c’est impossible”.
“Les individus issus d’Afrique et du Moyen-Orient agressent plus les femmes que les Français de culture française.”
L’horrible raciste qui a fait cette déclaration est une ancienne Femen. Interrogée dans Livre Noir, Marguerite Stern est revenue sur son évolution :
« Oui, proportionnellement, les individus issus de l’immigration d’Afrique et du Moyen-Orient, les populations en majorité musulmane, agressent plus les femmes que les Français de culture française. Je sais qu’on va me traiter de raciste, mais ce sont des faits ».
« J’ai un très gros problème avec la gauche ». « Je déplore que la gauche préfère, sous couvert d’antiracisme, vous traiter d’islamophobe ».
« Je ne supporte plus l’idéologie et le dogme qui servent à masquer la négation de la réalité. La réalité, à un moment, il faut l’accepter ».
Même si c’est difficile d’oser dire publiquement certaines choses, je vous invite à oser penser ce que vous pensez intimement ; à abolir l’auto-censure que vous vous infligez intérieurement ; à ne plus avoir peur des étiquettes.
« Il y a des images pédo-criminelles. Pas chez la majorité évidemment. Principalement chez les Drag Queens. »
Le chantage au racisme et à l’extrême-droite au détriment de la sécurité des femmes ça ne marche plus sur moi.
— Marguerite Stern (@Margueritestern) July 17, 2023
Entretien complet ici :
A compter du 17 juillet, les Français – célibataires sans enfant – travaillent (enfin) pour eux
C’est ce qui ressort de la quatorzième édition de l’étude sur la pression sociale et fiscale réelle du salarié moyen au sein de l’Union européenne, publiée par l’Institut économique Molinari.
Le think-tank part ainsi du salaire brut pour arriver au pouvoir d’achat réel duquel sont soustraits les cotisations salariales, l’impôt sur le revenu et la TVA sur les biens et services. « Cette étude permet de mesurer le coût réel des services publics et de la sécurité sociale pour un salarié moyen célibataire et sans enfant », estime l’Institut Molinari. Un simple calcul rapporté à l’année permet ensuite de déterminer le jour de l’année à partir duquel, le salarié célibataire sans enfant commence à travailler pour lui.
L’Institut estime notre fiscalité à 54,1 % et le jour de libération fiscale au 17 juillet. La France est en tête du classement des pays à la plus forte fiscalité, devant la Belgique (53,5 %) et l’Autriche (53,4 %). On trouve ensuite l’Allemagne et l’Italie, avec 50,9 % et 50,4 %. Dès le 9 mai, le salarié célibataire du Royaume-Uni travaille pour lui ; en Irlande, c’est le 5 mai et au Danemark, c’est le 30. Pour la moyenne des 27 pays de l’Union européenne, c’est le 10 juin.
Et il va être difficile pour nos dirigeants de se défendre en déclarant que la France a certes les impôts les plus conséquents, mais aussi les systèmes éducatif et de santé les plus performants. Tout le monde a constaté la carence criante de ces institutions étatisées. Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari et co-auteur du rapport, souligne :
« Contrairement aux idées reçues, l’importance des charges sociales et des impôts en France n’est pas la marque de meilleurs services publics. Les retraites, qui absorbent 25% des dépenses publiques, sont plus coûteuses que dans les pays européens s’appuyant à la fois sur la répartition et la capitalisation collective (Pays-Bas, Suède…). La santé et l’assurance maladie, qui absorbe 20 % des dépenses publiques, souffre d’engorgements et d’un manque d’innovations. Nos dépenses d’éducation, qui absorbent 9 % des dépenses publiques, présentent un mauvais rapport qualité-prix. On constate une dégradation du positionnement français, en dépit d’un investissement collectif majeur ».
Marcel Proust et l’Action française
Tiré du numéro de juin du Bien commun :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Nous ne pouvons obéir aux choses ambiguës
Mgr Schneider a été interrogé dans L’Homme Nouveau à propos de l’Instrumentum Laboris du prochain synode. Extraits :

[…]

Géopolitique de l’intelligence artificielle
Le numéro de juin de Monde & vie consacre un dossier à l’intelligence artificielle. En voici un article :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde et vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Deux ans après Traditionis Custodes
De l’abbé Thierry Blot, ancien official à la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (2001-2021), prêtre auxiliaire à la paroisse Notre-Dame de Bourg-en-Bresse (diocèse de Belley-Ars), dans L’Homme Nouveau :
Qui n’a pas souligné le chiffre record du pèlerinage de Chrétienté de Chartres 2023 ? 16 000 pèlerins, sans compter ceux qui n’ont pu s’inscrire faute de place : Quelle joie ! Deo gratias ! Ces pèlerins, en particulier les jeunes, sont très éloignés des clivages qui ont marqué les générations précédentes de catholiques.
Certes ils n’ignorent rien du passé ni du présent, et de leurs oppositions et déchirements, mais, par leur attitude empreinte d’adoration, de contemplation et d’humilité, ils transmettent un message d’unité et de paix, que résument bien ces deux mots extraits de l’introduction de la Préface de la messe : « Sursum corda ! », « Haut les cœurs ! », c’est-à-dire : « Élevons nos âmes vers Dieu ! »
Ou, si l’on préfère, sortons de l’impasse par le haut, selon cet « esprit de la liturgie » que le cardinal Robert Sarah décrit ainsi en trois points :
1. le Missel de saint Pie V, qui n’a jamais été abrogé et ne saurait l’être, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s’offre au Père pour le Salut du monde.
2. La liturgie est une œuvre de communion entre Dieu et son peuple. C’est aussi un lieu d’évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l’homme avec son Créateur et des hommes entre eux autour de la Croix du Christ Seigneur ressuscité, le Rédempteur de l’humanité.
3. La liturgie tridentine est indispensable, car elle permet de mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d’une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II, et donc une application correcte de la constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium.
Mais, me direz-vous, comment faire ? Voici deux pistes concrètes provenant des deux bouts du « spectre » liturgique, qui répondent à cette nécessité de la « sortie par le haut » afin d’établir ou de consolider l’unité et la paix.
Tout d’abord, citons ces extraits des excellents messages du président de Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers, en 2022 :
« Nous supplions le Saint-Père de regarder la vie quotidienne des catholiques. Nous ne sommes pas des théologiens subtils, de grands exégètes des intentions cachées de Vatican II ni des liturgistes raffinés. Nous sommes de simples familles catholiques voulant rester catholiques dans un monde qui ne l’est plus », et en 2023 : « Nous ne “normaliserons” pas demain notre pèlerinage. Nous resterons fidèles à ce que nous sommes, un pèlerinage traditionnel de Chrétienté, une œuvre de fidélité et de résistance dans une Église plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale, qu’elle doit admettre et regarder en face. Nous savons que la réforme de l’Église commence par notre conversion personnelle et nous y travaillons avec la grâce de Dieu sur les routes de Chartres par nos prières et tous nos efforts. »
Je formule donc ce double vœu : en plus du pèlerinage annuel à Chartres, la mise en œuvre d’initiatives locales pour que des pèlerinages de Chrétienté se multiplient dans divers sanctuaires de notre pays, et, comme cela a été annoncé, l’instauration de pèlerinages de Chrétienté à l’étranger.
Et puis voici un livre tant attendu et de grande qualité : il est publié par un prêtre de la Communauté de l’Emmanuel, l’abbé Jean-Baptiste Nadler, qu’on ne remerciera jamais assez : L’Esprit de la messe de Paul VI : pour un authentique renouveau liturgique.
Pour l’auteur, aucun renouveau ne sera possible sans une réception de la liturgie comme un « patrimoine à habiter » et comme une « école d’humilité se vivant la tête au Ciel et les pieds sur terre » (2).
Comme l’affirme l’éditeur dans sa présentation de l’ouvrage :
« le père Nadler met en lumière l’esprit du Missel de Paul VI dans une triple perspective : restauration liturgique, formation à celle-ci de tout le peuple chrétien et meilleure célébration de la messe. C’est aussi, et ce n’est pas le moindre des objectifs, la volonté apaisée et affirmée de dépasser l’opposition entre les deux formes de célébration de la messe, moins de deux ans après le motu proprio Traditionis Custodes du pape François ».
L’auteur présente des propositions concrètes qui permettraient de mettre en œuvre une application fidèle de la constitution sur la liturgie du concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium : la solennité indispensable qui s’attache à la messe, l’offertoire, la position du prêtre à l’autel, la place du chant grégorien, la communion… L’auteur replace ces mesures, à mon avis excellentes, indispensables et même incontournables, dans toute leur profondeur et toute leur perspective liturgiques et sacrées.
Ce 16 juillet 2023, à l’occasion des deux ans de Traditionis Custodes, confions à Notre-Dame du Mont-Carmel cette œuvre indispensable d’unité et de paix pour répondre en toute vérité à l’invitation du prêtre, dans les deux Missels de saint Pie V et de saint Paul VI : « Sursum corda » – « Habemus ad Dominum » : « Nous le tournons vers le Seigneur ».
« Dérogation exceptionnelle » : un nouveau pied dans la porte
Après avoir assimilé la nutrition à un soin et avoir introduit la sédation terminale, voilà un autre coin proposé cette fois par l’Académie de médecine, dans le cadre du projet de loi sur la fin de vie annoncé pour la fin de l’été 2023.
Dans un avis adopté le 27 juin par 60 voix pour, 24 voix contre et 10 abstentions, et rendu public ce 17 juillet, l’Académie tente d’unir l’inconciliable en excluant d’un côté le recours à l’euthanasie, mais en se prononçant de l’autre pour une reconnaissance de l’assistance au suicide sous « conditions impératives ». Sic.
L’Académie l’envisage ainsi une « dérogation exceptionnelle » pour « les très rares personnes dans l’incapacité de pratiquer elles-mêmes l’acte suicidaire ». La décision pourrait alors revenir
« soit à une juridiction collégiale, soit à un magistrat spécialisé afin de ne pas la faire porter aux seuls professionnels de santé, en dissociant ceux qui soignent de ceux qui décideraient l’euthanasie ».
L’expérience montre que les dérogations exceptionnelles sont faites pour devenir la norme. C’est la stratégie maçonnique des petits pas pour faire accepter la culture de mort. L’Académie liste un certain nombre de conditions (évaluation collégiale, exclusion des maladies psychiatriques, exclusion des mineurs, accès aux soins palliatifs, clause de conscience pour les soignants) dont on sait qu’elles finiront pas être emplafonnées puis abrogées.
La place du patriarche des chaldéens est à Bagdad
À la demande des milices armées pro- iraniennes, le président irakien a annulé le décret de 2013 qui reconnaissait le cardinal Louis Raphaël Sako comme patriarche de l’Église catholique chaldéenne. Les fidèles, qui ont manifesté hier, dénoncent une manœuvre visant à contrôler les chrétiens. Cette annulation lui retire le droit de représenter ses fidèles et de gérer les biens de l’Eglise. Elle lui faire perdre son immunité de chef religieux. Les chrétiens d’Irak sont à nouveau condamnés à la persécution et l’exode. Le patriarche demande au président de revenir sur sa décision avant l’exacerbation de la situation.
Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient s’inquiète au sujet de la remise en cause par le Président de la République irakienne du statut de patriarche de Sa Béatitude Eminentissime Louis Raphaël Sako. Cette révocation institutionnelle retire, entre autres choses, la responsabilité du patriarche chaldéen sur tous les biens chrétiens. En réaction à cette annonce le Patriarche a décidé de partir dans un monastère, dans la Région autonome du Kurdistan irakien.
Il ne peut s’agir que d’un malentendu. Cette révocation institutionnelle nuit à l’Irak tout entier et à son image d’ouverture, éclairée par l’accueil du Pape François, il y a deux ans. Neuf ans après l’invasion de DAECH, les chrétiens d’Irak sont menacés par des jeux politiques internes.
Le combat du cardinal Sako est pourtant depuis longtemps un combat au service de toutes les composantes de la société irakienne : les sunnites, chiites, yezidis, et chrétiens. Durant ces dernières années, en particulier après la reprise et la libération de la ville de Mossoul, il a su tenir des paroles de paix et inviter l’Irak à offrir une citoyenneté égale à tous. C’est là que se trouve, à ses yeux, le fondement d’une paix durable.
Dans cet esprit, la présence du patriarcat chaldéen dans la capitale de l’Irak, à Bagdad, est de la plus haute importance. L’Œuvre d’Orient espère un retour aux dispositions du système constitutionnel irakien dans ce sens et invite à revenir sur cette révocation institutionnelle.
Opacité inquiétante des travaux de la HAS sur les patients “transgenres” : JPE saisit le tribunal administratif
En 2021, le Ministère des Solidarités et de la santé a confié à la Haute Autorité de Santé (HAS) la tâche d’élaborer des recommandations de bonne pratiques professionnelles concernant l’organisation des parcours de transition médicale pour la prise en charge des personnes « transgenres », dès l’âge de 16 ans.
L’association Juristes pour l’enfance (JPE) a demandé à la HAS de participer aux travaux du groupe de travail en ce qui concerne les personnes mineures, compte tenu de son expertise sur ce sujet. La Haute Autorité de Santé n’a pas répondu.
Les travaux ont débuté en 2023 et l’association JPE a alors demandé à la HAS de communiquer la composition des membres du groupe de travail avec leur nom et qualité, ainsi que les comptes-rendus des travaux.
Faute de réponse, l’association JPE a été contrainte de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) le 06 juin 2023.
Le 26 juin 2023, la HAS a indiqué à la CADA qu’elle refusait de communiquer les informations demandées :
- Elle soutient que la composition du groupe de travail ne sera rendue publique qu’au moment de la publication des recommandations, invoquant un prétendu souci d’éviter les pressions éventuelles sur les membres du groupe de travail.
- Elle refuse la transmission de tout compte-rendu des réunions du groupe de travail, alléguant notamment que ces réunions ne donnent pas lieu à la rédaction d’un compte-rendu dédié.
Juristes pour l’enfance ne peut accepter que le groupe de travail destiné à élaborer des règles de bonnes pratiques applicables à tous les patients, y compris des patients mineurs, mène ses travaux dans une telle opacité.
L’association exerce donc un recours devant le tribunal administratif de Montreuil pour dénoncer l’illégalité de ces refus de transparence opposés par la HAS.
En effet, le guide méthodologique qui s’impose au groupe de travail mentionne expressément (p. 4) que les travaux exigent « la transparence, avec mise à disposition :
- de l’analyse critique de la littérature;
- des points essentiels des débats et des décisions prises par les membres du groupe de travail;
- des cotations et commentaires des membres du groupe de lecture;
- de la liste de l’ensemble des participants aux différents groupes. »
Juristes pour l’enfance saisit donc le tribunal administratif afin qu’il soit enjoint à la HAS de transmettre l’ensemble des éléments énumérés ci-dessus.
Par ailleurs, JPE demande à la HAS de mettre fin aux travaux du groupe de travail et de retenir une méthodologie adéquate pour de nouveaux travaux. En effet, la note de cadrage préalable aux débuts des travaux a écarté la méthode « Recommandations par consensus formalisé » qui aurait pourtant dû être retenue compte-tenu de l’absence ou l’insuffisance de littérature de fort niveau preuve répondant spécifiquement aux questions posées et des controverses existantes en particulier pour la prise en charge des mineurs (Guide méthodologique p. 4).
Juristes pour l’enfance demande donc :
- qu’il soit mis un terme aux travaux mis en œuvre dans le cadre de l’actuelle note de cadrage,
- et que de nouveaux groupes soient constitués selon les préconisations de la méthode Recommandations par consensus formalisé.
Préserver l’identité nationale par la culture
L’auteur franco-tchèque Milan Kundera est mort à l’âge de 94 ans. RIP. De Johan Rivalland sur Contrepoints :
Trop longtemps le drame de l’Europe centrale a été celui de petites nations mal assurées de leur existence historique et politique. Tandis que, après 1945, l’Occident ne la voyait plus que comme une partie de l’Union soviétique.
C’est dans ce contexte que le grand écrivain Milan Kundera, pourtant connu pour sa relative discrétion, a mené un illustre discours au congrès des écrivains tchécoslovaques en 1967 à la veille du Printemps de Prague, puis écrit un plaidoyer dans la revue Le Débat en 1983, qui a fait parler de lui et sonné l’éveil de beaucoup de consciences. Ce sont ces deux textes qui sont repris dans ce petit volume paru chez Gallimard. […]
Le premier texte qui le compose est le discours de 1967 au congrès des écrivains tchécoslovaques.
Il y évoque la non-évidence de l’existence de la nation tchèque, qui est l’un de ses attributs majeurs. Malgré une résurrection de la langue tchèque, alors presque oubliée, grâce à une poignée d’écrivains au début du XIXe siècle, la question du rattachement à une plus grande nation, l’Allemagne, s’est posée. Mais d’autres grands écrivains ont permis par la suite de consolider cette culture, puis de la renforcer et la faire grandir. Jusqu’à ce que l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, puis le stalinisme, brisent le fragile édifice.
Il n’a tenu une nouvelle fois qu’à une nouvelle poignée d’écrivains et cinéastes de renouer avec cette identité tchèque. Et c’est ce qui constitue le centre de l’intervention de Kundera à travers son discours ce jour-là : préserver l’identité nationale par la culture, la création, les échanges culturels internationaux.
« Il est crucial que toute la société tchèque prenne pleinement conscience du rôle essentiel qu’occupent sa culture et sa littérature […] L’Antiquité gréco-romaine et la chrétienté, ces deux sources fondamentales de l’esprit européen, qui provoquent la tension de ses propres expansions, ont presque disparu de la conscience d’un jeune intellectuel tchèque ; il s’agit là d’une perte irremplaçable. Or, il existe une solide continuité dans la pensée européenne qui a survécu à toutes les révolutions de l’esprit, pensée ayant bâti son vocabulaire, sa terminologie, ses allégories, ses mythes ainsi que ses causes à défendre sans la maîtrise desquels les intellectuels européens ne peuvent pas s’entendre entre eux. »
Il s’érige en outre contre l’esprit de vandalisme qui caractérise ceux qui entendent censurer ou interdire des œuvres qui leur paraissent inconvenantes.
« Toute répression d’une opinion, y compris la répression brutale d’opinions fausses, va au fond contre la vérité, cette vérité qu’on ne trouve qu’en confrontant des opinions libres et égales. Toute interférence dans les libertés de pensée et d’expression – quelles que soient la méthode et l’appellation de cette censure – est au XXe siècle un scandale, ainsi qu’un lourd fardeau pour notre littérature en pleine effervescence. Une chose est incontestable : si aujourd’hui nos arts prospèrent, c’est grâce aux avancées de la liberté de l’esprit. Le sort de la littérature tchèque dépend à présent étroitement de l’étendue de cette liberté. »
Il ajoute alors que, bien que cela paraisse paradoxal, l’amère expérience du stalinisme s’est avérée être un atout. Car, bien souvent, les tourments se transforment en richesse créatrice. Et c’est ce qui s’est passé, y compris à travers son œuvre à laquelle je faisais référence plus haut dans mon expérience personnelle. Une douloureuse expérience qui s’est transformée en « un affranchissement libérateur des vieilles frontières », qui a apporté du sens et de la maturité à la culture tchèque. Une chance dont il convient d’être conscient, en appelle-t-il à ses confrères, si l’on ne veut pas la laisser passer et la gâcher. Car il en va de la survie de ce peuple.
Un Occident kidnappé ou la tragédie de l’Europe centrale
Le second texte est paru en 1983 dans la revue Le Débat.
Traduit dans plusieurs langues, il a connu un certain retentissement à l’époque. Milan Kundera y évoque les soulèvements pour la liberté de Budapest et de Varsovie en 1956, puis de Prague et de nouveau Varsovie en 1968. Qui, dans la logique de son discours de 1967, inscrit la force de l’identité culturelle comme marqueur essentiel de la révolte des peuples.
« L’identité d’un peuple ou d’une civilisation se reflète et se résume dans l’ensemble des créations spirituelles qu’on appelle d’habitude « culture ». Si cette identité est mortellement menacée, la vie culturelle s’intensifie, s’exacerbe, et la culture devient la valeur vivante autour de laquelle tout le peuple se regroupe. C’est pourquoi, dans toutes les révoltes centre-européennes, la mémoire culturelle ainsi que la création contemporaine ont joué un rôle aussi grand et aussi décisif que nulle part et jamais dans aucune révolte populaire européenne.
Des écrivains, regroupés dans un cercle qui portait le nom du poète romantique Petöfi, déclenchèrent en Hongrie une grande réflexion critique et préparèrent ainsi l’explosion de 1956. Ce sont le théâtre, le film, la littérature, la philosophie qui travaillèrent pendant des années à l’émancipation libertaire du Printemps de Prague. Ce fut l’interdiction d’un spectacle de Mickiewicz, le plus grand poète romantique polonais, qui déclencha la fameuse révolte des étudiants polonais en 1968. Ce mariage heureux de la culture et de la vie, de la création et du peuple marqua les révoltes centre-européennes d’une inimitable beauté, dont nous, qui les avons vécues, resterons envoûtés à jamais. »
En réponse aux réactions des intellectuels français ou allemands, plutôt sceptiques ou suspicieux à l’époque, Kundera fait remarquer ceci :
« C’est bizarre, mais pour certains la culture et le peuple sont deux notions incompatibles. L’idée de culture se confond à leurs yeux avec l’image d’une élite des privilégiés. C’est pourquoi ils ont accueilli le mouvement de Solidarité avec beaucoup plus de sympathie que les révoltes précédentes. Or, quoi qu’on en dise, le mouvement de Solidarité ne se distingue pas dans son essence de ces dernières, il n’est que leur apogée : l’Union la plus parfaite (la plus parfaitement organisée) du peuple et de la tradition culturelle persécutée, négligée ou brimée, du pays. »
S’inscrivant toujours dans une perspective historique, Kundera analyse ensuite les effets de la russification et de l’asservissement à la Russie pendant deux siècles sur des peuples comme la Pologne, et qui ont créé du ressentiment.
Les ambitions impériales de la Russie représentaient alors un danger pour les peuples d’Europe centrale, contre lesquels l’Empire Habsbourg fut en quelque sorte un rempart.
Pendant longtemps, écrit-il, les nations d’Europe centrale rêvaient d’une alliance à l’Ouest-Européenne, faite du respect des diversités. À rebours du rêve russe d’uniformité.
« En effet, rien ne pouvait être plus étranger à l’Europe centrale et à sa passion de diversité que la Russie, uniforme, uniformisante, centralisatrice, qui transformait avec une détermination redoutable toutes les nations de son empire (Ukrainiens, Biélorusses, Arméniens, Lettons, Lituaniens, etc.) en un seul peuple russe (ou, comme on préfère dire aujourd’hui, à l’époque de la mystification généralisée du vocabulaire, en un seul peuple soviétique). »
Sans renier l’existence d’une identité culturelle commune, à travers en particulier les grands écrivains et les opéras russes, contrecarrés cependant par les « vieilles obsessions antioccidentales de la Russie », ranimées par le communisme.
« Je veux souligner encore une fois ceci : c’est à la frontière orientale de l’Occident que, mieux qu’ailleurs, on perçoit la Russie comme un anti-Occident ; elle apparaît non seulement comme une des puissances européennes parmi d’autres, mais comme une civilisation particulière, comme une autre civilisation. »
Dans cet écrit de 1983, Milan Kundera interroge surtout les causes de la tragédie qui a conduit Polonais, Tchèques, ou encore Hongrois, à disparaître de « la carte de l’Occident ».
C’est avant tout leur histoire mouvementée qui est au centre de cet état de fait.
Coincées d’un côté par les Allemands, de l’autre par les Russes, ces nations à tradition d’État moins forte que les grands peuples européens, ont eu du mal à assurer leur survie et celle de leur langue. L’échec de l’Empire autrichien fut, en définitive, aussi le leur, dont profitèrent Hitler, puis Staline. Mais c’est aussi, écrit Kundera, les lieux communs autour de la soi-disant « âme slave » qui a nui à ces nations et servi les intérêts russes. Des nations caractérisées, non pas par des frontières politiques, en raison des multiples invasions, conquêtes ou occupations, mais par des frontières imaginaires, issues de « grandes situations communes », et toujours changeantes « à l’intérieur desquelles subsistent la même mémoire, la même expérience, la même communauté de tradition ». Et pour lesquelles, ajoute-t-il, le génie juif a constitué en outre le véritable ciment intellectuel, par son caractère profondément cosmopolite et intégrateur, mais aussi en raison de son destin particulier à travers l’histoire, parfaitement symbolique de cette existence en permanence sujette à caution.
« L’Europe centrale en tant que foyer de petites nations a sa propre vision du monde, Vision basée sur la méfiance profonde à l’égard de l’Histoire. L’Histoire, cette déesse de Hegel et de Marx, cette incarnation de la Raison qui nous juge et qui nous arbitre, c’est l’Histoire des vainqueurs. Or, les peuples centre-européens ne sont pas vainqueurs. Ils sont inséparables de l’Histoire européenne, ils ne pourraient exister sans elle, mais ils ne représentent que l’envers de cette Histoire, ses victimes et ses outsiders. C’est dans cette expérience historique désenchantée qu’est la source de l’originalité de leur culture, de leur sagesse, de leur « esprit de non-sérieux » qui se moque de la grandeur et de la gloire.
[…]
Voilà pourquoi dans cette région de petites nations « qui n’ont pas encore péri », la vulnérabilité de l’Europe, de toute l’Europe, fut visible plus clairement et plus tôt qu’ailleurs. En effet, dans notre monde moderne, où le pouvoir a tendance à se concentrer de plus en plus entre les mains de quelques grands, toutes les nations européennes risquent de devenir bientôt petites nations et subir leur sort. »
La disparition du foyer culturel centre-européen, qui est passée inaperçue aux yeux de l’Europe – sujet essentiel au centre de la préoccupation de Kundera dans cet article – aurait donc pour origine le fait que l’Europe ne ressent plus son identité comme une unité culturelle. De même qu’auparavant la religion avait cessé d’être ce ciment commun.
Mais pour laisser place à quelle forme d’unité, s’interroge le grand écrivain tchèque ?
« Quel est le domaine où se réaliseront des valeurs suprêmes susceptibles d’unir l’Europe ? Les exploits techniques ? Le marché ? Les médias ? (le grand poète sera-t-il remplacé par le grand journaliste ?) Ou bien la politique ? Mais laquelle ? Celle de droite ou celle de gauche ? Existe-t-il encore, au-dessus de ce manichéisme aussi bête qu’insurmontable, un idéal commun perceptible ? Est-ce le principe de la tolérance, le respect de la croyance et de la pensée d’autrui ? Mais cette tolérance, si elle ne protège plus aucune création riche et aucune pensée forte, ne devient-elle pas vide et inutile ?
Ou bien peut-on comprendre la démission de la culture comme une sorte de délivrance, à laquelle il faut s’abandonner dans l’euphorie ? Ou bien le Deus absconditus reviendra-t-il pour occuper la place libérée et pour se rendre visible ? Je ne sais pas, je n’en sais rien. Je crois seulement savoir que la culture a cédé sa place. »
Le grand remplacement n’existe pas, mais Le Monde propose un outil qui permet de le vérifier
En tapant des prénoms, on peut voir l’évolution de leur popularité dans le temps. A tester ici (pendant que c’est disponible, et avant que Le Monde débranche l’outil) :
Exemple avec “Paul” et “Mohammed” :
- en 1950, il y avait 90 naissances avec le prénom “Mohammed”.
- 70 ans plus tard, en 2020, il y avait 2 311 “Mohammed” (et encore cette recherche ne comprend pas toutes les orthographes s’y rapprochant).
Soit 25 fois plus.
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« D’extrême droite ? » Et alors ?
De Jean-Yves Le Gallou sur Polémia :
Les petits Savonaroles de salles de rédaction et les Pol Pot du gouvernement se déchaînent. Ils voient « l’extrême droite » partout. Dans les assemblées politiques, dans la rue, dans les colloques intellectuels, parmi les historiens et chez Bolloré. La machine à censurer et à dénoncer fonctionne à plein régime dans les médias publics et les journaux subventionnés… Laurence Ferrari, qui présenta le 20h de TF1, et ses collègues d’Europe 1 et de CNews s’en étranglent : les voilà touchées par l’infamie de la diabolisation. Ils ont tort de s’indigner.
À bien y réfléchir, ils sont en bonne compagnie !
Car qui a vu juste au cours des dernières décennies ? Des hommes et des femmes venus de tous les horizons professionnels, philosophiques et politiques et immédiatement catalogués « d’extrême droite » dès qu’ils ont vu ce qu’ils voyaient et dit ce qu’ils voyaient !
Des hommes politiques, d’abord. On pense bien sûr à Jean-Marie Le Pen mais on pourrait aussi citer Pim Fortuyn au Pays-Bas ou l’immense Enoch Powell et son discours de Birmingham d’avril 1968 pour le Royaume-Uni. Et, pour revenir en France, on peut également citer Philippe de Villiers.
De grands écrivains comme Renaud Camus ou Richard Millet. Sans oublier le précurseur prophétique : Jean Raspail.
Des essayistes comme Éric Zemmour ou Patrick Buisson.
Des universitaires comme le politiste québécois Mathieu Bock-Côté, la démographe Michèle Tribalat ou la sociologue Florence Bergeaud-Blackler.
Et le fait de venir de la gauche n’est pas un sésame protecteur comme l’ont montrées les trajectoires de Christine Tasin et Pierre Cassen : trotskards un jour, trotskards pas toujours !
Finalement, voilà une sacrée galerie de dissidents aux origines d’une grande diversité !
Laurence Ferrari a donc tort de s’indigner sur Europe 1 et Gautier Le Bret de couiner sur CNews. Ils devraient se sentir honorés d’être accolés à un si brillant cénacle.
Car il reste à savoir ce qui fait peur aux oligarques dans ce qu’ils appellent « l’extrême droite ».
Ce qu’elle est? Assurément non, Lionel Jospin a fait litière de ce qu’il a appelé le « théâtre antifasciste ».
Alors ce qu’elle dit ? Sans doute mais plus encore le réel qu’elle montre.
Soyons un petit peu objectif : sur l’immigration, sur l’éducation, sur l’insécurité, sur le libre-échange… qui a vu juste au cours des quarante dernières années ? Sinon les maudits et les diabolisés ?
Horreur ! Et si l’extrême droite avait raison ? Il s’est trouvée au moins une journaliste, honneur à elle, Charlotte d’Ornellas pour oser poser la question taboue :
« Qui dans le paysage politique et médiatique a compris, voire même a prévu, ce qui allait se passer [sinon] tous les gens qui depuis 30 ans ont été accusés d’être d’extrême droite? »
Horresco referens. Légère gêne sur le plateau… Et il s’agissait pourtant de CNews !
Alors oui, l’extrême droite est une « marque épouvantail » qu’il est difficile d’assumer.
Mais ceux qui se voient accoler l’épithète ont surtout fait preuve – à rebours de l’immense majorité de leurs contemporains – de deux vertus aussi rares qu’éminentes : la lucidité et le courage. Et disons-le – quelque soient les moulinets des uns et des autres – aucun changement significatif ne sera possible en France et en Europe sans que cela soit un moment reconnu. Le reste n’est que demi-habileté.
La diabolisation ne se combat pas par l’autoflagellation ou par la flagellation du voisin mais par la contre-offensive et le mépris.
« D’extrême droite ? » Et alors ?
Changement de sexe chez les enfants : plus ou moins de suicides ?
21 cliniciens et chercheurs de neuf pays, parmi lesquels Céline Masson, Caroline Eliacheff et Sophie Dechêne, directrices de l’Observatoire la petite Sirène, répondent à l’Endocrine Society qui prétend que les « soins affirmant le genre » réduiraient le risque de suicide chez les personnes transgenre (Wall Street Journal le 13 juillet, texte complet de cette lettre ouverte ici)
“En tant que professionnels expérimentés impliqués dans les soins directs pour le nombre croissant de jeunes de diverses identités de genre, l’évaluation des preuves médicales ou les deux, nous avons été surpris par les affirmations de l’Endocrine Society sur l’état des preuves pour les soins d’affirmation de genre pour les jeunes (Lettres, 5 juillet).
Stephen Hammes, président de l’Endocrine Society, écrit:
« Plus de 2 000 études publiées depuis 1975 forment une image claire: les soins d’affirmation de genre améliorent le bien-être des personnes transgenres et de diverses identités de genre et réduisent le risque de suicide. »
Cette affirmation n’est pas étayée par les meilleures preuves disponibles.
Toutes les revues systématiques des preuves à ce jour, y compris une publiée dans le Journal of the Endocrine Society, ont révélé que les preuves des avantages pour la santé mentale des interventions hormonales pour les mineurs étaient d’un niveau de confiance faible ou très faible. En revanche, les risques sont importants et comprennent la stérilité, la dépendance à vie aux médicaments et l’angoisse du regret. Pour cette raison, de plus en plus de pays européens et d’organisations professionnelles internationales recommandent maintenant la psychothérapie plutôt que les hormones et les chirurgies comme traitement de première ligne pour les jeunes dysphoriques de genre.
L’affirmation du Dr Hammes selon laquelle la transition de genre réduit les suicides est contredite par toutes les revues systématiques, y compris la revue publiée par l’Endocrine Society, qui déclare: « Nous ne pouvions tirer aucune conclusion sur la mort par suicide ». Il n’existe aucune preuve fiable suggérant que la transition hormonale est une mesure efficace de prévention du suicide.
La politisation des soins de santé transgenres aux États-Unis est regrettable. La façon de le combattre est que les sociétés médicales alignent leurs recommandations sur les meilleures données probantes disponibles, plutôt que d’exagérer les avantages et de minimiser les risques.
En bref:
“La transition de genre chez les jeunes est poussée sans preuves
La psychothérapie, et non les hormones et la chirurgie, est de plus en plus la première ligne de traitement à l’étranger.”
La République impartiale
Le nouveau directeur de cabinet du Premier ministre, Jean-Denis Combrexelle, était le chef de la section du Conseil d’Etat (2018-2021) qui jugeait les procès contre l’action des gouvernements de M. Macron, notamment pendant le covid. Impartialité garantie donc.
Il prend ses fonctions ce lundi, en remplacement d’Aurélien Rousseau, directeur de cabinet depuis plus d’un an.
Tribune de Valeurs Actuelles pour les 14 séminaristes de Fréjus-Toulon
Une quarantaine de personnes, dont Guillaume de Thieulloy, directeur de la publication du Salon beige, signe une tribune dans Valeurs Actuelles pour dénoncer la situation des séminaristes du diocèse de Fréjus-Toulon qui sont en attente d’ordination depuis plus d’une année :
En ce début d’été, l’Église en France est entrée dans la période des ordinations. Un temps de joie pour les catholiques, qui voient de nombreux jeunes prêts à consacrer leur vie à servir le Christ, l’Église et le monde. Hélas, dans le diocèse de Toulon et au-delà, cette joie n’a pu être partagée, altérée. Quatorze séminaristes du diocèse de Fréjus-Toulon sont en effet aujourd’hui bloqués dans l’accomplissement de leur vocation.
L’histoire remonte à l’année dernière, lorsque le Vatican demandait à Mgr Dominique Rey de suspendre les ordinations de 10 jeunes hommes, prévues fin juin. Cette mesure, visiblement prise dans l’urgence (deux mois avant les ordinations), appelait une réponse rapide. Mais l’urgence qui pressait Rome il y a douze mois semble ne plus exister. Cette année, avec la promotion actuelle, voilà presque 14 séminaristes qui attendent d’être ordonnés prêtres ou diacres. Un chiffre à mettre en regard avec les 52 prêtres diocésains qui seront ordonnés cette année, sur un total de 88 ordinations pour toute la France !
La situation de ces 14 jeunes séminaristes, dont la vocation est laissée en jachère, est injuste. Quoi qu’on pense des reproches faits à Mgr Rey, comment accepter de voir ces jeunes, victimes collatérales d’un conflit, quel qu’il soit ? Les voilà empêchés d’aboutir sans que leurs qualités personnelles ou leur aptitude à la prêtrise soient en cause, comme pris en otage dans un conflit qui les dépasse. Comment le comprendre, alors que Rome a leur dossier en main depuis un an ?
Ces jeunes s’apprêtaient à être ordonnés diacres ou prêtres. Malgré toutes les difficultés actuelles de l’Église en France et dans leur diocèse en particulier, ils étaient prêts à tout donner pour servir.
Comment cette même Église peut-elle ainsi les maintenir si longtemps dans une situation si douloureuse et si instable ? Est-ce ainsi que nous prenons soin des vocations que Dieu donne à son Église ? Que peut-on dire à leurs parents, leur famille ? Quel message sommes-nous ainsi en train d’envoyer aux fidèles et aux jeunes en particulier ?
Le temps de l’Église n’est pas le temps des hommes, on le sait. Mais il y a des limites. Avec le temps qui passe, le silence s’apparente à un pourrissement de la situation, une sanction contre Mgr Rey et, de plus en plus, se ressent comme un abus de pouvoir sur la vocation et la vie de ces jeunes.
Comment justifier cette attente, qui engendre angoisses, remises en question et souffrances, pour eux, pour leur famille et même pour les fidèles ? Pourquoi prendre le risque d’altérer leur confiance dans l’institution, voire de briser leur vocation ?
Les éventuels désaccords du Vatican avec Mgr Rey justifient-ils la violence de la méthode employée ? Ce long et incompréhensible silence nous semble constituer un mauvais usage de l’autorité cléricale et marquer l’indélicatesse de l’institution ecclésiastique à l’encontre de nos jeunes séminaristes (car ils sont aussi les nôtres, enfants, cousins, amis, paroissiens). Au point de se demander si les intentions sont ajustées et avouables.
Sous le pontificat du pape François, où la synodalité (qui insiste sur le dialogue et la concertation) occupe une place centrale, peut-on accepter ce silence infligé aux séminaristes ? La vocation n’est pas un outil politicien ni un moyen de chantage. Elle est sacrée et il est triste d’avoir à le rappeler aux autorités.
Si une certitude doit pouvoir nous rassembler, c’est qu’on ne peut utiliser des vocations comme variables d’ajustement, monnaie d’échange ou moyens d’entretenir un rapport de force. Il faut protéger ces jeunes en formation des tempêtes qui soufflent sur le diocèse. Il faut nous rassembler autour de la joie d’accueillir leur “oui” par lequel ils donneront leur vie. Le discernement des professeurs du séminaire demeure profondément précieux et utile, et le sérieux de la formation dispensée au séminaire de Toulon, sérieux aujourd’hui reconnu par beaucoup, est plus que jamais nécessaire.
L’Église garde sa liberté d’appeler qui elle veut aux ministères ordonnés. Mais ce droit-là ne peut jamais devenir celui d’éprouver ou de faire souffrir injustement ceux qui lui ont fait confiance. Nous prions pour que notre Église sache, au contraire, se montrer, à travers ses responsables mais aussi chacun des baptisés, encourageante et consolante pour ces jeunes qui, depuis des années, se préparent à tout donner.
Les synodes nous ont rappelé que, comme les clercs, nous, laïcs, avions le droit de savoir et de comprendre. Il en est de même pour ces séminaristes.
L’Occident et la Russie ne se comprennent pas
De Georges-Henri Soutou dans Politique Magazine :

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17 juillet, Bienheureuses Carmélites de Compiègne
Lorsqu’éclate la Révolution française, en 1789, la communauté du Carmel de Compiègne compte 21 religieuses. 16 monteront sur l’échafaud.
Conformément au décret du 13 février 1790 qui supprime les Ordres religieux contemplatifs, chaque carmélite est invitée à déclarer si son intention est de sortir de son monastère. Toutes affirment “vouloir vivre et mourir dans cette sainte maison.” En 1792, la Mère prieure leur propose “un acte de consécration par lequel la communauté s’offrirait en holocauste pour que la paix divine, que le Fils de Dieu était venu apporter au monde, fut rendue à l’Église et à l’État.”
Le 14 septembre 1792, elles sont expulsées de leur couvent. Chaque jour, elles prononcent l’acte d’offrande. Le 23 juin 1794, au temps de la Grande Terreur, elles sont arrêtées. Jugées et condamnées à mort le 17 juillet, elles sont guillotinées le soir même, sur la place de Nation à Paris. Leurs corps furent enterrés au cimetière de Picpus dans une fosse commune, où ils se trouvent encore dans le jardin des religieuses.
Bienheureuses Thérèse de Saint-Augustin (Marie-Madeleine-Claudine Lidoine) et quinze compagnes: les bienheureuses Marie-Anne-Françoise Brideau (Sœur Saint-Louis), Marie-Anne Piedcourt (Sœur de Jésus Crucifié), Anne-Marie-Madeleine Thouret (Sœur Charlotte de la Résurrection), Marie-Claudie-Cyprienne Brard (Sœur Euphrasie de l’Immaculée-Conception), Marie-Gabrielle de Croissy (Sœur Henriette de Jésus), Marie-Anne Hanisset (Sœur Thérèse du Cœur de Marie), Marie-Gabrielle Trézelle (Sœur Thérèse de Saint-Ignace), Rose Chrétien de Neufville (Sœur Julie-Louise de Jésus), Annette Pelras (Sœur Marie-Henriette de la Providence), Marie-Geneviève Meunier (Sœur Constance), Angélique Roussel (Sœur Marie du Saint-Esprit), Marie Dufour (Sœur Sainte-Marthe), Élisabeth-Julie Vérolot (Sœur Saint-François), Catherine et Thérèse Soiron (sœurs converses), vierges, carmélites de Compiègne et martyres. Sous la Révolution française, elles furent condamnées à mort parce qu’elles avaient conservé fidèlement la vie religieuse et, avant de monter à l’échafaud, elles renouvelèrent leur profession de foi baptismale et leurs vœux religieux.
Fin de vie : Il y a de l’eau dans le gaz entre les médecins et le gouvernement
Dans Ouest-France, Jeanne Emmanuelle Hutin, patronne de la rédaction, signe une tribune contre la mise à mort des personnes malades :
Il y a de l’eau dans le gaz entre les médecins et le gouvernement qui prépare une loi sur la fin de vie : « C’est un dialogue de sourds » , déplorait en juin, l’ex-ministre de la santé Élisabeth Hubert qui préside la Fédération des établissements d’hospitalisation à domicile.
Beaucoup refusent de participer directement ou indirectement à l’euthanasie ou au suicide assisté. Car ils sont contraires à leur mission et à leur code : « La main qui soigne ne peut pas être celle qui tue », disait Claire Fourcade, présidente des Soins palliatifs (SFAP).
Cette frontière protège patients et soignants des pressions de l’entourage ou économiques face au coût du grand âge ! Elle est gardée depuis le IVe siècle, par le serment d’Hippocrate : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » que jurent les médecins. Le code de déontologie médicale l’a même réaffirmé en fin de vie :
« Le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins et des mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage. Il n’a pas le droit de lui donner délibérément la mort. »
En conséquence, 13 organisations professionnelles représentant près d’un million de soignants impliqués dans la fin de vie ont demandé « de laisser le monde du soin en dehors du projet de légalisation d’une mort administrée ». Car « donner la mort n’est pas un soin ».
Maintenant, le tocsin sonne chez les médecins généralistes : « À ce stade […], il est prévu que cette aide active à mourir soit médicalisée. Les médecins seraient les maîtres d’œuvre de la mort administrée […] Tous les médecins des spécialités cliniques seront très concrètement concernés, à l’hôpital comme en ville », explique le Docteur Samzun, président de l’association Claromed.
L’Académie de médecine refuse l’euthanasie qui « transgresse le serment d’Hippocrate ». Sa dépénalisation « risque de brouiller les repères » et « d’aviver la crise actuelle du manque de soignants […] plus encore dans les soins palliatifs ». Elle se dit favorable à certaines conditions au suicide assisté mais la contradiction reste : les médecins risquent d’y être impliqués puisqu’une clause de conscience est envisagée : « Une telle clause serait un leurre pour le médecin et une menace pour la cohésion des équipes de soin, explique le Docteur Samzun. La loi doit écarter clairement les soignants de toute forme de mort administrée, rendant ainsi la clause de conscience inutile ».
La plupart des soignants auprès des personnes en fin de vie refusent de participer à l’administration de la mort. Cela devrait nous alerter ! Ils demandent de différer le projet de loi pour « travailler à appliquer la loi » qui garantit à tous l’accès aux soins palliatifs encore inexistants dans vingt et un départements. Cette priorité fait consensus, de la Convention citoyenne à la Cour des Comptes. Elle rassemble le pays. Évitons de le diviser davantage et de fragiliser encore plus le système de santé.
Le gros mensonge de la fin du numerus clausus en médecine
La France se dirige vers une véritable catastrophe sanitaire. “L’âge moyen des médecins inscrits au Tableau de l’Ordre est de 57,2 ans”. Et, parmi eux, plus de la moitié (50,4%) a effectivement plus de 60 ans.
Or, Challenges montre que la fin du numerus clausus en médecine est un gros mensonge.
Alors que la population vieillit, que l’hôpital connaît une crise sans précédent et que les déserts médicaux s’accentuent, le gouvernement n’a relevé que de 15% le numerus “apertus” qui retrouve seulement le niveau de formation des années 1970, alors que nous étions 15 millions d’habitants de moins.
Les résultats dans les facultés de médecine sont maintenant connus. Le couperet est sévère. Les heureux élus ne sont pas nombreux : parfois moins d’une centaine par université pour 1.000 à 1.500 candidats. Comme chaque année, les candidats déçus viendront fournir les bataillons d’étudiants français qui poursuivront leurs études de santé dans les universités européennes en Roumanie, Espagne, Portugal, Belgique, Italie avec des cursus en français pour certaines. A la clé des diplômes qui comme en Roumanie disposent parfois d’une meilleure reconnaissance internationale que le diplôme français.
“Il n’y a, à ce jour, toujours aucune étude qui permet de documenter avec précision le phénomène de fuite de cerveau à l’étranger”, précise Emmanuel Touzé, doyen de la faculté de Caen et président de l’Observatoire national des professions de santé (ONDPS). En attendant, le gouvernement communique tambour battant sur la suppression du numerus clausus qui doit permettre de régler définitivement à compter de 2035 les déserts médicaux. Courbes à l’appui de la DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), les projections de la densité de médecins en activité prévoient une courbe exponentielle qui doit permettre de largement compenser les trous de la démographie médicale des années 2000- 2030.
Manquant de médecins, la France penche naturellement vers l’élimination des malades…
L’Union cycliste internationale exclut les hommes des compétitions féminines
Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que ces hommes se prennent pour des femmes et veulent que nous les considérions comme des femmes…
L’Union cycliste internationale (UCI) a annoncé vendredi 14 juillet qu’elle allait interdire la participation aux compétitions internationales des athlètes transgenres féminines ayant effectué leur transition après leur puberté. Jusqu’à présent, l’UCI autorisait les femmes transgenres ayant vécu une puberté masculine à participer aux épreuves féminines si leur taux de testostérone était réduit à 2,5 nanomoles par litre au cours des deux années précédentes.
A la fin de 2021, le Comité international olympique (CIO) a renoncé à établir des directives uniformes pour l’ensemble des sports, laissant la main aux diverses fédérations internationales. World Athletics, qui supervise l’athlétisme, a décidé d’exclure les personnes transgenres des compétitions d’athlétisme féminines.
Selon le président de l’UCI, le Français David Lappartient, il est du « devoir » de l’instance « de garantir avant tout l’égalité des chances entre tous les concurrents ». C’est cet impératif, ajoute-t-il, qui a conduit l’UCI à conclure qu’il n’était pas possible, « par mesure de précaution », d’autoriser les athlètes transgenres féminines à courir dans les catégories féminines.
L’UCI explique :
« Les connaissances scientifiques ne permettent pas de confirmer qu’au moins deux ans d’hormonothérapie de confirmation du genre avec une concentration de testostérone plasmatique cible de 2,5 nanomoles par litre soient suffisants pour éliminer complètement les avantages donnés par la testostérone pendant la puberté chez les hommes ».
« il existe une grande variabilité interindividuelle dans la réponse à l’hormonothérapie de confirmation du genre », « on ne peut pas non plus exclure que des facteurs biomécaniques tels que la forme et la disposition des os de leurs membres antérieurs constituent un avantage persistant pour les athlètes transgenres féminines ».
Pier Giorgio Frassati, un modèle pour la jeunesse
Le film biopic PIER GIORGIO FRASSATI sur la vie de ce jeune adolescent mort à 24 ans, devenu l’icône des JMJ, sera exceptionnellement disponible gratuitement cet été en VOD sur la plateforme SAJE+ à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse.
Ce film, assez court (moins d’une heure), raconte l’histoire de ce jeune étudiant italien, à la fois très dévot (messe quotidienne, adoration, chapelets…) et très attaché à la doctrine sociale de l’Eglise et à la charité envers les pauvres. A Turin en 1925, un groupe de jeunes universitaires catholiques organise une excursion dans les montagnes, en se donnant rendez-vous le lendemain à l’aube, à la gare. Ils sont cinq garçons et trois filles, dont Pier Giorgio Frassati, qui appartient à l’une des familles les plus importantes et les plus riches de la ville. Ils entreprennent un voyage qui n’est pas qu’une simple excursion d’alpinisme. À travers les différents moments de partage, les dialogues, les souvenirs, les plaisanteries et les moments de prière, se dessine la figure emblématique de Pier Giorgio, et surtout sa capacité à témoigner de sa foi inébranlable y compris dans les épreuves.

