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Laure Lavalette : son parcours politique, sa foi, sa vie de mère de famille, ses défis

Laure Lavalette, 47 ans, député du Var, est devenue une des personnalités politiques incontournables du Rassemblement National. Découverte par le grand public lors de la dernière élection présidentielle, elle s’est forgée une solide réputation de puncheuse, sur les plateaux télé, comme à l’Assemblée nationale.

Pour VA+, elle revient sur son parcours politique, sa foi, sa vie de mère de famille, les défis de demain pour reconstruire la France après les récentes émeutes.

Emeutes : un test géant de l’exercice de l’autorité de l’État

Extrait d’une tribune de François Bert, parue dans Entreprendre :

[…] Prend-on conscience que s’est opéré un test géant de l’exercice de l’autorité de l’État, qu’il a fallu le dévouement exceptionnel des forces de l’ordre pour que nous nous en sortions, sur le fil du rasoir, et que cette provocation appelle une réponse d’une fermeté totale et proactive sans quoi le pays pourrait bien craquer à la prochaine vague? Peut-on enfin espérer que l’État ait une stratégie de recouvrement de son ascendant et, pour commencer, une volonté?

Regardons les choses en face : si la police et la gendarmerie ont, au prix d’efforts considérables et d’un professionnalisme sans faille, su contenir le déchaînement de la violence sans qu’elle s’embrase davantage, l’État est en flagrant délit d’échec.

Échec à protéger ses citoyens et ses représentants : mairies, écoles, supermarchés, commerces, commissariats, casernes, mobilier urbain, bus, voitures, etc., ont été dévastés sans avoir, en face, un dispositif capable de les en empêcher et, pire, de les en dissuader. Et c’est bien là le problème : des années d’impunité ont créé dans l’esprit de la population délinquante et, par percolation, d’une part de son entourage (que nous avons notamment vu basculer dans le pillage), le sentiment d’une absence de danger réel à commettre certains délits.

Échec à renverser la mécanique de la peur : la plupart des citoyens vivent quant à eux un sentiment de grand danger dans certaines zones et au contact des délinquants ; ils se disent que non seulement ils vont subir une violence disproportionnée, qu’illustre tragiquement un nombre incalculable de faits divers, mais aussi que leurs auteurs, très souvent impunis ou pas assez, vont venir se venger sur eux et leurs familles, et qu’en voulant se défendre légitimement, ils s’exposent à des tracas considérables. Quelle pitié de voir un peuple se laisser bafouer par des bandes abruties sans oser coaliser ses forces et se défendre ! Le renfort spontané offert aux policiers à Lorient, vraisemblablement par des commandos marines, a aussitôt fait l’objet d’une enquête (Le Parisien du 05 juillet 2023). On peut comprendre que leur statut les appelle à ne pas agir en force constituée sans mandat, mais n’y a-t-il pas dans ce geste spontané un comportement de courage que l’on pourrait attendre de tout citoyen français ? Si chacun pouvait se sentir investi d’une protection mutuelle en cas de danger, n’y aurait-il pas, en termes de rapports de force, au vu de la masse considérable de citoyens souhaitant vivre paisiblement, un effet net sur la sécurité du quotidien ? Les armes en moins, la solidarité et l’engagement du peuple corse nous en donnent une illustration intéressante.

Échec à appuyer sa police dans son travail quotidien. Les forces de l’ordre vivent dans une double contrainte permanente : d’un côté, l’ordre leur est donné de tout faire pour mettre fin aux actes délictueux sans cesse en croissance, et de l’autre, une triple chape de plomb, politique, médiatique et judiciaire pèse sur eux au moindre faux pas, avec la perspective d’être lâchés en rase campagne, voire sacrifiés, comme ce fut le cas, sur la seule base des images ou de l’émotion suscitée. Ils sont en outre sujets à un parti pris de nombreux médias, alimenté par une partie de la classe politique en manque de visibilité, qui consiste à leur attribuer par principe une intention mauvaise, pire que celle des délinquants eux-mêmes. Or, même aux temps les plus primitifs de la féodalité, nous n’avions point vu un contrat de pouvoir aussi déséquilibré : le vassal accepte de s’en remettre à l’autorité du suzerain contre un engagement absolu de protection, qui, s’il est rompu, amène son retrait immédiat du contrat. À partir de quand a-t-on donc pu commencer à admettre que le politique puisse employer et exposer ses forces de police sans leur garantir une protection a priori (ce qui n’enlève rien au travail nécessaire d’enquête des services de contrôle), sans appuyer, avec le calme propre au temps long de l’État, leur action quotidienne au contact des malfaisants ? Il est absolument surréaliste qu’un chef d’État désavoue, qui plus est avec des adjectifs au présent quand le travail de l’enquête aurait a minima requis le conditionnel, un de ses policiers pris dans une situation compliquée, aux conséquences certes dramatiques et regrettables, mais dans une configuration où un acteur délictueux et dangereux pour autrui s’est lui-même témérairement exposé ? Quel est donc ce pays où le refus d’obtempérer devient quotidien, avec des morts causées au sein de nos forces, et où l’on s’émeut seulement du fait qu’il puisse causer du tort à celui qui le pratique ?

Échec de l’État à faire régner la justice. « En France, la loi s’applique pour ceux qui la respectent » : cette phrase entendue souvent dit beaucoup sur la réalité de notre pays. D’un côté, il y a les gens solvables et citoyens, qui subissent chaque jour l’écrasant poids des réglementations françaises et européennes, et de l’autre, des bandes et des cités entières qui ont choisi leur propre loi, vivent de l’argent des trafics et des aides publiques, et échappent à la République. La fragilité de la justice met du reste régulièrement les forces de l’ordre, si souvent désavouées à la fin de la chaîne pénale, en position limite pour maintenir l’autorité. […]

Juin 2023 : Annecy, Nanterre, Conflans, les pièces d’un même puzzle

De Jérôme Serri, journaliste littéraire et ancien collaborateur parlementaire :

Annecy, le 8 juin 2023 : un réfugié syrien armé d’un couteau a fait six blessés graves, dont quatre enfants de 22 à 36 mois (AFP). L’homme se disait chrétien. Quelques jours plus tard, des témoignages (à vérifier) semblaient démentir cette appartenance que les médias se sentirent apparemment obligés de prendre pour argent comptant. Attendons que la lumière soit faite sur cette affaire aussi tragique que surprenante, en espérant qu’elle le sera !

Au Sénat, quelques jours après le drame d’Annecy, trois sénateurs interrogent la Première ministre, Madame Elisabeth Borne. Le premier, du groupe Les Républicains, sur « l’application des règles du droit d’asile » ; le second, du groupe Union Centriste, sur « la difficile prise en charge psychiatrique préventive » ; et le troisième, du groupe Ecologiste – Solidarité et Territoires, sur « la nécessité de maintenir une ligne de dignité pour préserver l’unité nationale face à la haine néo-nazie qui s’est déversée en toute impunité dans les rues d’Annecy » au lendemain du drame. Trois façons de d’amener les Français à regarder ailleurs. Une quatrième question, de la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio, du groupe Les Républicains, concernait la lutte contre le port de l’abaya, ce vêtement féminin traditionnel des pays musulmans:

«Madame la Ministre, la semaine dernière sur le site gouvernemental jeveuxaider.gouv.fr, plateforme publique de l’engagement, on pouvait découvrir une jeune fille voilée qui a subrepticement été remplacée, trois jours plus tard, par une autre jeune fille à la tête découverte, alors ma question est simple : Madame la Ministre, comment nous faire croire que le gouvernement lutte contre les abayas lorsqu’il affiche ouvertement sur le site gouvernemental une jeune fille voilée sous le drapeau français, et donc plus globalement quelle est la ligne du gouvernement en matière de lutte contre l’inquiétante offensive islamiste dans notre pays ? »

« Comment nous faire croire… ? », c’est bien la question que se posent les Français mais ils se la posent à propos de toute parole politique qu’elle soit de droite ou de gauche, qu’elle vienne de la majorité ou de l’opposition. Madame Eustache-Brinio a interrogé la ministre de façon bien superficielle. On se demandait, et on se demande toujours, comment la photo d’une jeune fille voilée avait pu être mise en ligne sur un site gouvernemental, même s’il fut procédé trois jours plus tard à son retrait ? Aussi eût-il été plus judicieux de lui poser la question suivante :

« Madame la ministre avez-vous diligenté une enquête dans vos services ? L’autorité de l’Etat a-t-elle été testée jusque dans votre ministère ? Était-ce un nouvel essai après la malheureuse tentative de la Commission européenne en septembre 2022 d’exposer et d’imposer dans une campagne d’affichage une jeune femme voilée ? Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il s’est passé ?»

Madame Eustache-Brinio affirme ne pas avoir été rassurée par la réponse de la ministre qui avait bien évidemment botté en touche. C’est là l’habituel et lassant jeu de rôles qui consiste pour la majorité et l’opposition à se faire mutuellement la leçon en imputant à l’autre une absence de lucidité et de courage. Après ce qu’il s’était passé le 7 juillet 2020 au Sénat, on pouvait s’attendre à ce que Madame Eustache-Brinio fasse profil bas. Mais prendre la parole dans une séance de questions au gouvernement, apparaître à l’écran, diffuser sa propre intervention dans des documents de campagne est tentant à l’approche des élections sénatoriales de septembre prochain. Que s’était-il donc passé ce 7 juillet 2020 ? Madame Eustache Brinio et ses collègues sénateurs prirent acte des camouflets qu’ils essuyèrent de la part du CCIF et de l’ex-UOIF sans réagir. Personne n’en parla. C’est en naviguant sur le site du Sénat qu’on découvre le pot aux roses. Le début du compte rendu de la présentation du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur la radicalisation islamiste devant ses membres est d’autant plus édifiant qu’au mois d’octobre suivant Samuel Paty sera assassiné par un islamiste et le CCIF, rapidement pointé du doigt :

Mme Nathalie Delattre, présidente (RDSE – Rassemblement Démocratique et Social Européen).

« Deux auditions n’ont pu se dérouler dans de bonnes conditions. La première, celle du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), nous a mis face à deux personnes envoyées par l’association, mais qui n’en étaient pas représentantes – c’était au moins le cas pour l’une des deux. Nous avons écrit au CCIF, qui nous a répondu qu’il pensait pouvoir nous recommander des personnes à rencontrer, mais qu’il ne pensait pas que c’était lui-même que nous souhaitions auditionner. Chose extraordinaire ! La réponse édifiante, et par ailleurs victimaire, du CCIF est révélatrice. Je vous propose que nous l’annexions à notre rapport.

Jean-Yves Leconte (SOCR – Socialiste et Républicain).

« – N’est-ce pas obligatoire de se présenter devant la commission d’enquête ?

Mme Nathalie Delattre

« – Oui, c’est une obligation à laquelle on ne peut se soustraire. Nous nous réservons le droit d’envisager des suites. L’autre audition qui n’a pu se tenir est celle du président de l’ex-Union des organisations islamiques de France (UOIF), aujourd’hui Musulmans de France, qui était injoignable, prétextant que le secrétariat n’était pas ouvert à cause de la crise sanitaire. Même les ministres se sont rendus disponibles dans un calendrier contraint. Je souhaite que cet état de fait soit noté dans notre dossier. »

Un autre sénateur, Alain Cazabonne (UC – Union Centriste), reviendra un peu plus loin sur la question des « suites » à donner à cette non-comparution :

« Quant aux personnes qui ne sont pas venues témoigner devant notre commission, il faut marquer le coup. »

La présidente n’y prêtera même pas attention.

La formule de Nathalie Delattre est révélatrice. « Nous nous réservons le droit d’envisager des suites », en d’autres termes : « nous nous sommes couchés, mais nous nous réservons le droit de nous relever ». Depuis quand le courage se conjugue-t-il au futur ? Rappelons ce que sont les « suites » dont parle la présidente puisqu’elle ne le fait pas : « La personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Précisons que le droit de poursuivre en justice toute personne qui contrevient à cette obligation est le seul pouvoir coercitif accordé au parlementaire. Comment celui- ci peut-il se permettre de faire la leçon aux membres de l’exécutif quand il n’a pas lui-même le courage de faire respecter l’institution à laquelle il appartient ?

Revenons quelques années en arrière. Septembre 2014, veille des élections sénatoriales : « Le Sénat peut relever la République ». C’était le slogan de campagne de Gérard Larcher, candidat à sa propre succession, après l’intermède de trois ans d’une présidence socialiste. Six ans plus tard, en 2020, le rapport de la commission d’enquête sur la radicalisation islamiste lui est remis. Ne l’aurait-on pas informé que les représentants du CCIFet de l’ex-UOIF ne s’étaient pas présentés devant la commission ? Que le Sénat puisse fermer les yeux sur ces camouflets n’est tout de même pas la façon dont son Président entendait pouvoir relever la République !

Trois mois plus tard, le 16 octobre, Samuel Paty est décapité à la sortie de son collège à Conflans- Sainte-Honorine, dans le département où Gérard Larcher est élu. Au lendemain de cet assassinat, le ministre de l’Intérieur demandait la dissolution du CCIF qu’il avait dans le viseur depuis un an. Que s’était-il passé ? Gérald Darmanin expliqua que

« le parent d’élève qui avait lancé une fatwa contre ce professeur avait très clairement fait référence au Collectif Contre l’Islamophobie en France ».

Madame Eustache-Brinio, qui fut le rapporteur de cette commission d’enquête sur la radicalisation islamiste, peut bien déplorer aujourd’hui que ce collège ne porte toujours pas le nom de Samuel Paty, que l’abaya ne soit pas interdite, que la photo d’une jeune fille voilée ait été mise en ligne sur un site gouvernemental. Que n’a-t-elle, en tant que rapporteur, conseiller la fermeté à ses collègues ! Que ne les a-t-elle convaincus de donner des « suites » à l’inacceptable désinvolture du CCIF à l’égard de leur institution !

Mai-juin 2023 : Répondant à l’attente de la sœur de Samuel Paty, le sénateur Henri Leroy écrivait le 9 mai dernier au Président du Sénat pour lui demander la création d’une commission d’enquête « sur les dysfonctionnements de l’Etat qui n’ont pas permis d’éviter » l’assassinat de son frère. Le 15 juin, le Sénat approuva à main levée la création de cette commission. Interrogé, le sénateur Henri Leroy expliquait qu’elle allait « permettre d’éclairer les zones d’ombre de cette affaire, des zones d’ombre inexpliquées, inexplicables et intolérables » qui « ont contribué à laisser un homme seul face au danger ». Difficile d’imaginer que la sœur de Samuel Paty ait été informée de l’inconséquente passivité des membres de la commission d’enquête sénatoriale de 2020 ! Notons tout de même que si le sénateur Henri Leroy est membre du groupe Les Républicains, il n’avait pas pris part aux travaux de cette commission.

Fin juin 2023, trois semaines après le drame d’Annecy, nuits d’émeutes un peu partout en France provoquées par la mort à Nanterre, le 27 juin, d’un jeune français d’origine magrébine tué par un tir de policier lors d’un refus d’obtempérer. On est loin, avec ces émeutes, de cette prétendue « haine néo-nazie » que le Président du groupe Ecologiste du Sénat disait s’être « déversée en toute impunité dans les rues d’Annecy » au lendemain du drame, loin de cette « nécessité de maintenir une ligne de dignité » dont il parla en pointant la colère des habitants de la Ville. Il y a d’ailleurs fort à parier que son sens de la dignité va lui donner l’occasion de s’inquiéter du regain d’antisémitisme qui accompagne ici et là les émeutes.

Il n’y a bien sûr aucune relation directe de cause à effet entre tous ces faits. Ce sont là néanmoins les pièces d’un puzzle cohérent qu’assemble jour après jour, et ce depuis des décennies, la grosse main molle de la lâcheté. D’Annecy à Nanterre en passant par le Sénat et le collège de Conflans-Sainte- Honorine, le fil rouge en ce mois de juin est le constat amer et inquiétant d’une France qui ne cesse de se mentir à elle-même par l’intermédiaire d’hommes et de femmes qui, incapables de gouverner, s’entredéchirent pour occuper le pouvoir. Si « la politique, comme la définissait le cardinal de Richelieu, est l’art de rendre possible le nécessaire », il est évident qu’aussi longtemps que ce qui est nécessaire pour le pays (but à atteindre et moyens à mettre en œuvre) n’aura pas été défini avec courage et précision devant l’ensemble des citoyens et avec eux, la France continuera de se déliter jusqu’à sa ruine, comme nation une et indivisible.

Laurent Ruquier, qui a voté Mélenchon, arrive sur BFMTV

Trois jours après avoir officialisé son départ de France 2, Laurent Ruquier a annoncé qu’il rejoindrait BFM-TV à partir du mois d’octobre. Il animera la tranche d’informations de 20 heures à 21 heures, aux côtés de Julie Hammett.

Laurent Ruquier est un ami de longue date de Marc-Olivier Fogiel, patron de BFM-TV.

Laurent Ruquier a précisé que l’émission consisterait à

« traiter et débattre de l’information, à la fois en laissant place au direct mais aussi en prenant le temps de la réflexion sur des événements à propos desquels on a parfois tendance à réagir trop rapidement sans y apporter les nuances nécessaires ». « J’ai toujours eu pour but d’écouter la multiplicité des opinions tout en tentant d’apporter mon point de vue, parfois singulier, luttant à ma façon contre la subjectivité du militantisme. Je continuerai à le faire ».

Laurent Ruquier est un électeur de gauche. Après l’élection présidentielle de 2017, il avait dévoilé publiquement avoir voté Jean-Luc Mélenchon. Il avait aussi déclaré dans Le Point :

“Tant que rien ne m’y oblige, je choisis les invités politiques que je reçois comme bon me semble. Je veux avoir plaisir à les recevoir et ne souhaite pas livrer mon audience aux idées du Front national, qu’il soit représenté par Marine, Jean-Marie Le Pen ou Bruno Gollnisch. Je n’invite pas les gens qui font de mauvais films. Je ne prends pas non plus ceux qui encouragent les mauvais sentiments et sont un danger pour la cohésion nationale.”

Histoire maçonnique belge

Alain Cornet, Grand-Maître du Grand Orient de Belgique, Daniel Menschaert, Grand-Maître de Fédération belge de l’ordre maçonnique mixte international du Droit-Humain, Léon Gengoux, Grand Maître de la Grande Loge de Belgique, Raymonda Verdyck, Grande-Maîtresse de la Grande Loge Féminine de Belgique et Jan Vanherck, Président de la Confédération de Loges Lithos, signent une tribune dans La Libre Belgique, à propos du “Règlement de restauration de la nature” voté au Parlement européen. Ils écrivent notamment :

La préservation de ces espaces naturels est indispensable pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et donc pour garantir la survie de l’humanité. Nous pourrions nous en réjouir mais il est inquiétant de constater que la portée du texte, adopté par l’Assemblée, a été fortement affaiblie par de nombreux amendements lesquels affectent tant son efficacité que sa mise en œuvre.

La Franc-maçonnerie n’a pas pour objet, ni pour but d’exprimer une opinion collective, mais, lorsque le respect des valeurs humaines est en péril, lorsqu’une vie digne pour tous les humains risque de ne plus être assurée, lorsque la qualité de vie des générations futures est profondément obérée, le silence n’est plus de mise.

Sauf s’il s’agit d’avortement, de manipulation génétique, d’eugénisme ou encore d’euthanasie… Sans rire, les auteurs poursuivent :

Les Francs-Maçons travaillent à la réalisation d’un développement moral, intellectuel et spirituel le meilleur pour tous. Ils sont conscients que cela n’est possible que dans le cadre d’une humanité fraternellement organisée entre les êtres humains d’une part et entre ceux-ci et la nature dans son ensemble d’autre part. Agir ici et maintenant pour atteindre cet objectif est essentiel pour la vie future sur notre planète.

Besançon pire que Marseille ?

En proportion du nombre d’habitants, il y a plus de crimes à Besançon :

Les Belles figures de l’Histoire : la vie extraordinaire du Padre Pio

Emission avec l’abbé Vincent de Mello :

 

Terres de Mission : Le voile de Manoppello, un témoignage de la Passion du Christ

Terres de Mission reçoit Guillaume Nocq, fondateur de l’association Le Saint Visage du Christ, et auteur d’un petit livre sur “Le voile de Véronique” pour parler de la relique conservée à Manoppello en Italie, que la tradition affirme être celui avec lequel sainte Véronique a essuyé la face du Christ pendant sa montée au Golgotha. 

Puis, Frédéric Mortier, professeur d’économie en lycée professionnel catholique, explique comment, pour une boutade touchant à la religion de l’un de ses élèves, il se trouva pris dans un engrenage judiciaire sans jamais avoir l’occasion de débattre avec l’élève ou ses parents.

Enfin, le pèe Jean-Claude Hanus, du diocèse de Paris, présente son passionnant livre sur le corps spirituel et l’approche que l’on peut en avoir dès ici-bas (par les expériences de mort imminente ou par la bilocation de certains mystiques par exemple) : “D’un corps à l’autre”.

 

Septième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La messe du septième dimanche après la Pentecôte présente quelques caractères assez particuliers. Elle ne figure pas dans les anciens livres romains, et serait donc d’origine gallicane. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du gallicanisme du XVIIe siècle, et des prétentions de l’Église de France à s’ériger en Église nationale indépendante de Rome, mais de la liturgie de l’Église des Gaules antérieure à l’époque carolingienne, alors que l’unité liturgique n’était pas réalisée, et qu’il y avait encore un chant romain (ancêtre du chant grégorien), un chant ambrosien (à Milan), un chant bénéventin, un chant hispanique, un chant gallican etc.. C’est seulement au VIIIe siècle, sous Pépin le Bref et Charlemagne, que la liturgie romaine a été adoptée par tout l’occident chrétien, incorporant cependant certains éléments gallicans, dont cette messe est un témoin. C’est très net en ce qui concerne l’Alléluia, dont la mélodie s’étire en longueur de façon exubérante. De même l’Offertoire est une prière longue et développée, mais à l’opposé l’Introït, le Graduel et la Communion sont très simples et parmi les plus courts du répertoire.

Introït : Omnes gentes

L’Introït, très court, et l’Alléluia, très long, ont exactement le même texte, ce qui est très rare (il n’y a qu’un autre cas, à la messe de minuit de Noël). Il s’agit du premier verset du psaume 46, acclamation triomphale qui accompagnait la montée de l’arche d’alliance sur la montagne de Sion, pour remercier le Seigneur d’une grande victoire accordée à son peuple. Ce psaume était déjà utilisé à la fête de l’Ascension, où cette montée préfigurait celle du Christ dans le ciel.

En ce temps après la Pentecôte, après les sentiments exprimés dans les chants des précédents dimanches : confiance en Dieu, abandon à sa volonté, prière pour obtenir sa protection, nous trouvons ici une autre attitude chrétienne fondamentale, que nous retrouverons le dimanche suivant : la louange de la majesté et de la toute puissance divine, l’action de grâces pour ses bienfaits :

Omnes gentes, plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

On remarquera que cette louange divine doit s’effectuer par les mains et par la voix, c’est-à-dire aussi bien par nos actions que par nos paroles.

Le deuxième verset du psaume est psalmodié à la suite :

Quoniam Dominus excelsus, terribilis, rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est très haut, redoutable, grand roi sur toute la terre.

Cet Introït, nous l’avons dit, est très court, et sa mélodie, très simple, est légère et joyeuse.

► Graduel : Venite filii

Contrairement aux autres chants de la messe du septième dimanche après la Pentecôte, le Graduel figure dans les anciens livres romains, mais au mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé ” férie des grands scrutins “, car c’était le jour où l’on désignait les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile Pascale, et où il a été repris pour ce dimanche. C’est donc d’abord à ces futurs baptisés que ce texte s’adresse. Il est tiré du psaume 33, cantique de louange et d’action de grâces, attribué à David, que nous retrouverons à plusieurs reprises en ce temps après la Pentecôte. Les deux versets réunis ici ne se suivent pas dans le psaume, mais ils se complètent admirablement :

Venite filii, audite me : timorem Domini docebo vos. Accedite ad eum, et illuminamini : et facies vestræ non confundentur.
Venez mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Approchez-vous de Lui et vous serez illuminés et vos visages n’auront pas à en rougir.

Cette invitation aux nouveaux baptisés s’adresse aujourd’hui à nous tous. Nous y trouvons réunies deux grandes étapes de la vie spirituelle ; la crainte de Dieu, premier des dons du Saint Esprit, qui nous fait nous prosterner avec humilité devant la majesté divine, et l’illumination, qui nous fait connaître et contempler celui qui est la beauté et le bien infini, et nous attire irrésistiblement vers Lui.

Comme l’Introït Omnes gentes, ce Graduel est très court, mais sa mélodie, bien qu’elle utilise des formules que l’on retrouve dans de nombreux autres Graduels, exprime à merveille les richesses contenues dans le texte. On remarquera en particulier la descente au grave sur les mots docebo vos exprimant la profonde adoration devant la majesté divine, et à l’opposé la grande vocalise sur les mots accedite ad eum montant progressivement jusqu’à l’extrême aigu, exprimant ainsi notre attirance vers le ciel où nous contemplerons la splendeur divine.

Alléluia : Omnes gentes

Comme nous l’avons dit le texte de l’Alléluia du septième dimanche après la Pentecôte est le même que celui de l’Introït, le premier verset du psaume 46, acclamation à la majesté et la toute puissance divine :

Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

Mais alors que l’Introït était très court, faisant retentir cette acclamation avec une mélodie simple, légère et joyeuse, à l’opposé l’Alléluia est très long, avec une mélodie ample et solennelle, de grandes vocalises, de nombreuses modulations, s’attardant ainsi pour célébrer toutes les splendeurs de Dieu et de son œuvre dans leur immensité et leur variété. On voit là à quel point la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Offertoire : Sicut in holocausto

Tous les chants des précédents dimanches étaient tirés des psaumes. Dans la messe du septième dimanche après la Pentecôte, nous allons trouver à l’Offertoire un chant tiré d’un autre livre de l’Ancien Testament, comme le seront plusieurs autres grands Offertoires que nous rencontrerons au cours de ce temps liturgique. Celui-ci est emprunté au prophète Daniel, et plus précisément à l’épisode des trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise par le roi Nabuchodonosor, et miraculeusement épargnés par les flammes, après avoir adressé à Dieu une magnifique prière, souvent utilisée dans la liturgie, dans laquelle ils offrent leur sacrifice pour le salut de leur peuple :

Sicut in holocausto arietum et taurorum, et sicut in millibus agnorum pinguium, sic fiat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie ut placeat tibi, quia non est confusio confidentibus in te Domine.
Comme un holocauste de béliers, de taureaux et de milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice s’accomplisse en votre présence afin qu’il vous plaise ; car ceux qui mettent en vous leur confiance, Seigneur, n’auront pas à en rougir.

On remarquera qu’une partie de ce texte, la deuxième phrase, figure dans les prières que le prêtre récite à l’Offertoire de la messe, au moment précis ou il est chanté aujourd’hui par la schola. Les sacrifices de l’Ancien Testament, et particulièrement celui que les trois jeunes hébreux étaient prêts à offrir pour leur peuple, sont évidemment la figure du sacrifice du Christ qui est offert sur l’autel. La mélodie de ce chant d’Offertoire commence très humblement avant de s’élever progressivement d’une manière suppliante avec des motifs répétés ; puis soudain elle s’envole en un grand élan sur les mots in conspectu tuo, et devient ensuite pleine d’assurance, avec de nouveau des motifs répétés plusieurs fois et une insistance très marquée jusqu’à la fin.

Communion : Inclina aurem tuam

L’antienne de Communion du septième dimanche après la Pentecôte, comme l’Introït et le Graduel de cette messe, est une pièce très courte, peut-être la plus courte du répertoire. Nous y retrouvons un texte qui avait déjà été chanté le dimanche précédent, c’était la dernière phrase du verset de l’Alléluia, tiré du psaume 30 :

Inclina aurem tuam, accelera ut eruas nos.
Tendez l’oreille, hâtez-vous de nous délivrer.

Une petite différence cependant : le texte est mis ici au pluriel (eruas nos au lieu de erue me) et de prière personnelle, devient prière collective. C’est tout le peuple de Dieu, toute l’Église qui supplie le Seigneur avec confiance. Bien que la pièce soit très courte, elle comporte néanmoins deux phrases et la mélodie n’est pas celle d’une petite antienne. Elle est peu développée, mais assez ornée et très expressive, dans une ambiance douce et contemplative.

La Syrie ou le grand combat contre l’islamisme

Article d’Antoine de Lacoste paru dans Fideliter :

Damas, la capitale de la Syrie, est une des plus vieilles villes du monde. Déjà habitée du temps des Babyloniens ou des Assyriens, elle régna longtemps sur d’immenses territoires. Les Hittites, les Perses, les Romains, les Byzantins s’y succédèrent puis les Arabes et l’islam s’implantèrent au VIe siècle. Damas régna alors sur un immense empire qui s’étendait jusqu’en Espagne et en Asie centrale et qu’on appelait la dynastie des Omeyades.

Mais dès le VIIIe siècle, le califat de Bagdad supplanta Damas. Ce fut la période de l’Empire abasside auquel succéda le règne des Mamelouks, venus d’Egypte, au XIIIe siècle. Les Ottomans chassèrent ensuite les Mamelouks et la Syrie subit leur joug de 1516 à 1918.

UN RICHE PATRIMOINE CHRETIEN

Cette histoire mouvementée, et d’une richesse rare, ont fait de la Syrie un joyau. En son sein, il faut réserver une place toute particulière au patrimoine chrétien. De Saint Siméon le Stylite à Saint Jean Damascène, de grands saints ont façonné l’histoire de ce pays. Les somptueux vestiges de la basilique St Siméon ont longtemps été un but de voyage, mais elle est aujourd’hui hélas en zone islamiste et a été très endommagée.

Des ruines ont été réhabilitées avec goût, comme celles du monastère de Mar Moussa, posé dans un superbe paysage de roches et de montagnes. De charmantes églises sont présentes dans toutes les villes, comme celle de l’Eglise de la Ceinture de la Vierge à Homs, relique apportée par l’apôtre Saint Thomas, évangélisateur de la région.

N’oublions pas les châteaux des croisades, et surtout le plus beau de tout l’Orient : le Crac des chevaliers. C’est une grande émotion de visiter le témoin indestructible de cette magnifique et tragique épopée.

LE MANDAT FRANCAIS

Malgré cette richesse, la Syrie dut attendre longtemps pour pouvoir reprendre en main son destin. Cela aurait pu avoir lieu à la fin de la première guerre mondiale à la faveur de l’effondrement de l’Empire ottoman. Mais la France et la Grande-Bretagne s’étaient entendues en secret et deux diplomates devenus célèbres, Sykes et Picot, tracèrent sur une carte les nouvelles frontières permettant à leurs deux pays de dominer la région.

Ces « lignes dans le sable » sont, pour l’essentiel, les frontières actuelles de la Syrie, du Liban, de l’Irak, de la Jordanie et de la Palestine devenue ensuite Israël. Selon le plan franco-britannique la Syrie et le Liban passaient sous domination française, l’Irak et la Jordanie sous domination anglaise tandis que la Palestine devait bénéficier d’un statut international en raison de la présence des Lieux Saints.

Les Syriens conçurent une grande amertume de ce partage qui réduisit leur traditionnelle zone d’influence qui s’étendait plus au nord, jusqu’aux Monts du Taurus et plus au sud, vers le Hedjaz, dans l’Arabie Saoudite actuelle, et le Sinaï. De plus, cette grande Syrie rêvée devait englober le Liban. C’était d’ailleurs ainsi que les Ottomans avaient organisé les divisions administratives de la région.

Il est vrai que ces frontières très coloniales, et au fond artificielles, ne prirent en compte ni les réalités géographiques ni les aspirations des populations qui ne furent bien sûr jamais consultées. D’ailleurs lorsque les terroristes de Daech établirent leur « califat », ils abolirent symboliquement la frontière syro-irakienne et auraient fait bien d’avantage s’ils avaient pu.

Mais, au-delà de ces frontières discutables, le rôle de la France en Syrie avait une logique historique. Rappelons que les massacres des chrétiens de Damas en 1860, perpétués par les Druzes à l’instigation des Turcs, entraînèrent l’intervention de l’armée française décidée par Napoléon III. C’est à compter de ce jour que la France fut officiellement considérée comme la protectrice des chrétiens d’Orient.

Un fort courant nationaliste arabe rejeta d’emblée le « mandat français » sur la Syrie et le Liban. Le prince Fayçal, de la famille des Achémites, avait été pressenti par les Anglais pour devenir roi d’un grand royaume arabe. Il fit une entrée triomphale à Damas et régna quelques semaines en 1920. Les Français ne se sentirent pas liés par les promesses anglaises, envoyèrent l’armée et chassèrent Fayçal qui deviendra tout de même le premier roi d’Irak.

Les années d’entre-deux guerres furent tumultueuses pour le mandat français. A la suite d’une révolte druze, les Français bombardèrent même Damas en 1925, ce qui ne fit que creuser le fossé avec les Syriens.

L’AFFAIRE DU SANDJAK D’ALEXANDRETTE

Ce fossé s’élargira encore avec la scandaleuse affaire du Sandjak d’Alexandrette. De nombreux Turcs vivaient dans cette région du nord-ouest de la Syrie. Ils étaient toutefois minoritaires, environ 70 000 sur 200 000 habitants. Mais la Turquie prétendit le contraire et exigea la cession de ce territoire. Elle refusa les propositions françaises de recensement et, progressivement, installa, de gré ou force, des ressortissants turcs pour faire basculer la démographie. Les Syriens protestèrent en vain et le gouvernement du Front populaire, désireux de s’attirer les bonnes grâces turques à l’orée de la guerre mondiale devenue inévitable, laissa faire. Un traité d’amitié fut signé en 1938 entre la France et la Turquie. Le lendemain, les troupes turques pénétrèrent dans le sandjak. Des élections furent organisées et gagnées de justesse par les Turcs.

Aussitôt, la nouvelle assemblée vota le rattachement du Sandjak d’Alexandrette à la Turquie. Il devint la province d’Hatay. Les forces françaises quittèrent le territoire, accompagnés des habitants arabes et arméniens qui ne voulaient pas tomber sous le joug turc. L’indignation fut grande en Syrie mais aussi chez les catholiques français : dans ce sandjak se situe en effet Antioche, un des berceaux de la chrétienté. Elle s’appelle aujourd’hui Antakya.

Voilà comment Antioche est devenue turque et comment la France s’est déshonorée.

VERS L’INDEPENDANCE

C’est la seconde guerre mondiale qui entraîna le basculement vers l’indépendance. En mai 1941, les troupes gaullistes commandés par le général Catroux attaquèrent les forces de Vichy stationnées en Syrie et commandées par le général Dentz. Les combats furent sanglants et les gaullistes l’emportèrent grâce à l’aide des Britanniques.

L’euphorie fut de courte durée. Les manifestations se multiplièrent à Damas, comme à Beyrouth d’ailleurs, pour exiger l’indépendance. Les Français bombardèrent la ville une nouvelle fois mais durent finalement céder et évacuèrent leurs troupes. Le dernier soldat français quitta la Syrie en avril 1946.

Une ère nouvelle commença donc pour ce pays au passé si riche. Elle fut caractérisée par une instabilité chronique, ponctuée de putsch militaires, jusqu’à l’émergence du parti Baas qui va méthodiquement préparer son accession au pouvoir.

Ce parti, dont le nom signifie « Renaissance », se réclame d’une doctrine mêlant socialisme, arabisme et laïcité, mais sans rejeter l’islam. Il fut fondé par un chrétien de religion grec-orthodoxe, Michel Aflak, et un musulman sunnite, Salah Bitar. Les deux hommes s’étaient connus à la Sorbonne, à Paris. Ils s’inspirèrent des travaux d’un troisième homme, l’alaouite Zaki Arsouzi. Le fait qu’il soit alaouite est d’importance car, jusqu’à présent, cette communauté vivait totalement en marge de la société syrienne. Pauvres, peu éduqués, les tenants de cette étrange et très secrète déviance de l’islam chiite, qui ne dédaignent pas de partager un verre de vin avec les chrétiens le jour de Pâques, étaient méprisés et systématiquement persécutés par les sunnites. Pour ces derniers, il est pire d’être un hérétique alaouite qu’un chrétien. Pendant la guerre qui vient de ravager le pays, les Alaouites étaient systématiquement massacrés par les islamistes.

En attendant la prise du pouvoir par le parti Baas, la Syrie fut confrontée au dilemme de la guerre froide. Dans un premier temps elle ne souhaita pas choisir entre le bloc occidental et le bloc soviétique. Mais les évènements allèrent l’y contraindre. Par le pacte de Bagdad de 1955, les Britanniques s’allièrent avec les Irakiens et les Turcs, introduisant la guerre froide au Proche-Orient. De plus les Américains refusèrent au même moment de financer le barrage d’Assouan promis à l’Egyptien Nasser. Ce dernier riposta en nationalisant le canal entraînant l’expédition de Suez menée par les Français, les Anglais et les Israéliens.

Les Soviétiques prirent la place des Américains en Egypte et la Syrie, très liée à l’Egypte, se rangea dès lors dans le camp soviétique. Le prestige de Nasser était alors à son zénith dans le monde arabe. Cherchant à renforcer leur sécurité, la Syrie et l’Egypte décidèrent de fusionner en 1958 au sein d’un nouveau pays : La République Arabe Unie.

Mais la puissance égyptienne et la personnalité écrasante de Nasser entraînèrent l’échec de ce mariage hors du commun. L’armée syrienne, en particulier fut humiliée. En 1961, des officiers déclenchèrent un coup d’Etat et rendirent sa liberté à la Syrie. D’autres putsch suivirent et celui de 1963 porta le parti Baas au pouvoir. En 1966, les durs du parti Baas, qui seront désavoués par les fondateurs, s’imposèrent et Hafez el-Assad devint ministre de la Défense tout en restant chef de l’aviation. Il transforma méthodiquement l’armée pour en faire son instrument : l’heure des Assad avait sonné.

LE TEMPS DES ASSAD

Hafez el-Assad est alaouite. Si pendant des siècles, cette communauté vécut recluse dans les montagnes du djebel Ansarieh, le mandat français leur permit de sortir enfin et de peupler le littoral. Dans le découpage administratif de la Syrie, les Français établirent un pays alaouite dont le cœur était la ville de Lattaquié. L’armée et le parti Baas furent le réceptacle de l’ascension fulgurante des alaouites au sein desquels Assad devint progressivement le maître.

En 1970, il déclencha un ultime coup d’Etat et se fit élire président de la République l’année suivante.

D’une grande intelligence, Assad avait su manœuvrer avec habileté entre les différentes factions alaouites et sunnites. A compter de son arrivée au pouvoir, il ne le lâcha plus et déploya une énergie constante à renforcer l’appareil sécuritaire du pays avec l’aide de quelques fidèles.

Son obsession à l’extérieur fut de récupérer le plateau du Golan conquis par Israël lors de la guerre des 6 jours en 1967. La guerre du Kippour, déclenchée en 1973 comportait notamment cet objectif. Malgré la nouvelle défaite syrienne qui s’ensuivit, l’aura d’Assad ne décrut pas en Syrie car l’armée syrienne s’était bien comportée. L’Egypte avait clairement lâché la Syrie et ce fut une des causes essentielles de l’échec militaire arabe.

Assad dut renoncer au Golan.

LA GUERRE CONTRE LES FRERES MUSULMANS

Mais progressivement, un redoutable ennemi intérieur commença à se faire menaçant : les Frères musulmans.

Tout au long des années 70, leur montée en puissance passa relativement inaperçu même s’ils avaient demandé, en vain, que l’islam devienne constitutionnellement la religion de la Syrie. Leur irruption sanglante dans la vie du pays date de 1979. Le 16 juin un officier instructeur sunnite,  avec l’aide de frères musulmans, ouvrit le feu sur une promotion d’élèves officiers : il y eut 83 morts, tous alaouites.

Cet attentat sans précédent plongea le pays dans la stupeur et bientôt dans une violence continue. Attentats et représailles se succédèrent sans cesse. Des officiers, des cadres du régime furent assassinés. Le point d’orgue fut la révolte de la ville d’Hama très majoritairement sunnite. Des meneurs, membres des Frères musulmans, appelèrent à la révolte et assassinèrent de nombreux cadres du parti Baas ainsi que des officiers et des soldats. Du haut des minarets, tous les imams relayaient les mots d’ordre.

Assad n’hésita pas et employa la manière forte : 15 000 hommes des troupes d’élite reconquirent la ville et une répression impitoyable s’ensuivit. On ne sut jamais combien de morts elle provoqua mais sans doute au moins 20 000. On prête ce mot à Assad à l’issue de la bataille : « nous sommes tranquilles pour 30 ans ».

Et en effet il faudra attendre la guerre de 2011 pour revoir des islamistes prendre les armes.

En 2000, Hafez el-Assad mourut et son fils Bachar lui succéda. Ce n’était pas le premier choix mais Bassel le fils aîné était mort dans un accident de voiture. Bachar qui suivait des études d’ophtalmologie à Londres dut rentrer et apprendre le métier de chef d’Etat.

Très vite le nouveau président eut à affronter une grave crise au Liban. La Syrie avait très activement participé à la guerre du Liban (1975-1990). Tout d’abord en combattant les Palestiniens puis les chrétiens. L’indépendance du Liban n’a jamais été accepté par son puissant voisin qui rêvait de créer la « grande Syrie ».

L’assassinat en 2005 à Beyrouth de l’ancien premier ministre sunnite Rafic Hariri, cheville ouvrière de toutes les alliances, provoqua une onde de choc mondiale. La Syrie fut accusée et les occidentaux exigèrent le départ des troupes syriennes du Liban. Il semble plutôt que les Hezbollah chiite fût derrière l’attentat, mais, prudemment, Bachar obtempéra et le Liban put recouvrer sa souveraineté.

L’IMPITOYABLE GUERRE RELIGIEUSE

La Syrie connut alors des difficultés économiques liées notamment à la baisse de la production de pétrole. Les campagnes s’appauvrirent, et c’est alors que survinrent les printemps arabes de 2011.

Partis spontanément de Tunisie, ces évènements furent exploités par les islamistes pour renverser des régimes hostiles à leur idéologie, comme en Egypte ou en Tunisie. Les révoltes furent noyées dans le sang en Algérie, en Arabie Saoudite ou à Bahrein.

En Syrie, tout sembla calme jusqu’au mois de mars où une manifestation fut sévèrement réprimée à Deraa dans le sud du pays , faisant plusieurs dizaines de morts. Le gouverneur chargé du maintien de l’ordre fut aussitôt destitué par Assad mais le mal était fait et la contestation s’étendit dans tout le pays. Très vite, elle devient insurrectionnelle sous la houlette de l’ALS, composée de déserteurs sunnites, et surtout des islamistes. Ceux-ci étaient largement constitués par des frères musulmans, financés et armés par le Qatar mais d’autres groupes se formèrent, financés par les Saoudiens ou les Turcs. L’ALS ne parviendra finalement jamais à jouer un rôle majeur.

Les Etats-Unis et l’Europe prirent parti contre Assad et tentèrent de structurer une opposition en exil en Turquie. Les Américains avaient à portée de main leur vieux rêve : renverser ce régime trop proche de la Russie et de l’Iran et lui substituer un régime sunnite qui lui permettrait d’assoir une domination presque totale au Proche-Orient.

Un océan de désinformation submergea l’occident. Les islamistes furent qualifiés de « rebelles modérés », Assad était « l’homme qui tue son propre peuple », slogan puéril repris en boucle. En réalité c’est bien d’une guerre civile dont il s’agissait. Sunnites islamistes d’un côté, alaouites et sunnites favorables à Assad de l’autre.

Les chrétiens, quant à eux, n’eurent guère le choix. Une partie d’entre eux n’avait que peu d’affection pour le président mais les exactions qu’ils subirent de la part des islamistes auront vite raison des hésitations de certains. Plusieurs chrétiens furent assassinés parce que chrétiens. De nombreuses églises furent saccagées ou incendiées, des croix brûlées en public. Cette guerre civile fut aussi une guerre religieuse.

Le plus important groupe islamiste, le Front al-Nosra, connut en 2014 une scission qui fera date : les plus durs le quittèrent pour « restaurer le califat » et créèrent L’Etat islamique en Irak et au Levant, appelé aussi Daech en arabe. Ses dirigeants lancèrent un appel mondial au jihad international. Il reçut un écho considérable et, du monde entier, des dizaines de milliers de djihadistes affluèrent pour la guerre sainte contre « l’impie Assad ». Ils vinrent de Chine (les fameux Ouïghours), de Tchétchénie, de Bosnie, de Tunisie, de France, de Belgique… Plus de cent nationalités furent représentées.

L’armée syrienne reculait partout et sans l’aide de l’Iran et du Hezbollah libanais, elle eut probablement succombé. Mais vint un moment où cela ne suffit plus et la Russie se résolut à intervenir en septembre 2015. Son aviation et ses missiles précis firent la différence et les islamistes furent vaincus, ne conservant que la région nord-ouest d’Idleb où ils sont encore.

Les Turcs profitèrent de la situation pour envahir le nord de la Syrie afin d’en chasser les Kurdes, tandis que les Américains s’installèrent dans le nord-est pour protéger ces mêmes Kurdes et voler le pétrole et le gaz syriens. Parallèlement, ils construisirent une base dans le sud afin de surveiller les mouvements entre l’Iran et le sud du Liban. Tout cela en toute illégalité. Faut-il rappeler que les services secrets américains, français, anglais et allemands livrèrent des armes aux soi-disant « rebelles modérés » dont beaucoup se retrouvèrent entre les mains de Daech ! L’affaire fit grand bruit aux Etats-Unis (pas du tout en France) et Obama donna l’ordre à la CIA d’arrêter ses livraisons.

Cette guerre n’est pas encore terminée mais l’essentiel a été sauvé et les chrétiens ont pu reprendre une vie normale même si beaucoup hélas ont choisi l’exil.

Il faut souligner l’héroïsme de certains factions chrétiennes dans cette guerre qui fut impitoyable. Saluons en particulier les volontaires de Sqelbieh. Assiégée par les islamistes, cette petite ville largement chrétienne leva une armée de volontaires qui opposèrent une résistance farouche et finirent par l’emporter et repousser l’ennemi. Nous avons rencontré ces volontaires qui nous ont fièrement montré le chantier de l’église qu’ils étaient en train de construire. Ils l’ont baptisé Sainte Sophie afin de rappeler à tous que les chrétiens sont chez eux en Orient. Sur le mur d’enceinte, figurent les noms de tous les volontaires morts au combat. Il y en a beaucoup.

Aujourd’hui, les islamistes occupent la province d’Idleb sous la surveillance théorique des Turcs. Daech de son côté parvient encore à organiser des coups de main meurtriers dans le désert de Palmyre ou le long de l’Euphrate. Pour autant, ils ne peuvent plus gagner la guerre. D’autant que les Russes ont agrandi leur base navale de Tartous et construit une base aérienne non loin de là.

Mais si la Syrie a gagné, elle est en ruines. La reconstruction qui devrait avoir lieu nécessiterait une aide internationale mais les Américains veillent et écrasent le pays sous un terrible carcan de sanctions, leur grande spécialité. La Syrie est coupable car elle n’a pas voulu devenir islamiste. Et son alliance avec la Russie en fait un ennemi des occidentaux.

Alors la population s’appauvrit, les ruines demeurent et l’on a l’impression d’assister à une mort lente. Une rencontre avec Mgr Jeanbart nous rappelle à l’espérance. Patriarche grec-catholique d’Alep jusqu’en 2022, cet homme infatigable croit encore en la Syrie. Il a fait reconstruire ses bâtiments et son église grâce à de généreux donateurs et accueille la communauté chrétienne de cette ville-martyr. Miraculeusement rescapé du récent tremblement de terre, il est toujours là pour rappeler qu’un vrai chrétien ne renonce jamais.

Antoine de Lacoste Mai 2023

Douce France

Aucune émeute suite à ce crime

Forte augmentation des violences antichrétiennes en Inde

Dans un communiqué publié le 11 juillet, l’association Forum chrétien uni (UCF), basée à New Delhi, a signalé au moins 400 attaques ciblées contre les chrétiens en Inde entre janvier et juin 2023. L’an dernier durant la même période, l’organisation interconfessionnelle avait dénombré 274 attaques dans 23 États indiens. Cette année, les cas les plus nombreux ont été enregistrés dans l’Uttar Pradesh, dans le nord du pays. Selon l’UCF, une hausse inquiétante des violences antichrétiennes se poursuit en Inde depuis 2014.

Par ailleurs, un nombre record de violences a été enregistré contre les chrétiens en juin, avec 88 cas soit près de trois par jour.

« Les violences dans l’État du Manipur, dans le Nord-Est, se poursuivent désormais depuis plus de deux mois ; plusieurs centaines d’églises ont été détruites et beaucoup de vies précieuses ont été perdues ».

L’année précédente durant la même période, c’est en janvier qu’un nombre record d’attaques avaient été enregistré, avec 121 cas soit presque quatre par jour.

On compte presque deux douzaines d’États indiens où la situation des violences antichrétiennes est particulièrement préoccupante, selon l’UCF, dont une majorité ont des lois anti-conversion et sont dirigés par le BJP, le parti pro-hindou du Premier ministre Narendra Modi.

Selon l’UCF, une hausse inquiétante des violences antichrétiennes se poursuit depuis 2014, quand Narendra Modi est arrivé au pouvoir. En 2014, seuls 147 attaques ciblées avaient été enregistrées par l’organisation. Celle-ci précise quand dans la plupart des cas, la police ne dépose pas de plainte contre les coupables, qui appartiennent souvent à des groupes extrémistes proches de l’idéologie pro-hindoue du BJP.

Parmi les attaques enregistrées par l’UCF, on compte 63 cas de fausses accusations de conversion forcée déposées contre des chrétiens, dans le cadre des lois anti-conversion controversées. Par ailleurs, presque 35 pasteurs ont été emprisonnés et se voient régulièrement refuser la libération sous caution. Ceux qui ont pu l’obtenir sont quant à eux maintenus en détention.

La tendance est souvent la même lors des attaques : une foule accompagnée de policiers arrive sur un lieu de culte, intervient durant une célébration et s’en prend aux fidèles, y compris aux femmes et aux enfants, et la police dépose des plaintes dans le cadre de la loi anti-conversion en vigueur dans l’État.

Plusieurs délégations chrétiennes ont rencontré Narendra Modi ainsi que la présidente Draupadi Murmu, mais la situation ne s’est pas améliorée. L’appel lancé récemment par la Cour suprême à mettre fin aux violences contre les chrétiens et les autres minorités n’a pas été entendu, selon le rapport de l’association.

L’abbaye du Pesquié : histoire et artisanat monastique

Direction le sud de la France à seulement soixante kilomètres des Pyrénées pour découvrir l’abbaye Notre-Dame du Pesquié ! Les cinquante-trois moniales qui constituent cette communauté partagent leur quotidien entre la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. Les multiples talents des sœurs leur permettent de vivre de leur travail. Dans cet article, Divine Box vous emmène découvrir leur histoire et leur savoir-faire.. C’est parti !

Des débuts difficiles

C’est en 1890 que la communauté du Pesquié voit le jour dans le Tarn. Mais, en 1938, les moniales doivent se séparer une première fois, faute de place. La moitié fonde donc une nouvelle abbaye à Madiran. Au bout de quelques années, les vocations sont tellement nombreuses que les sœurs doivent déménager une nouvelle fois. En 1955, c’est dans le village d’Ozon, à côté de Tarbes, que les sœurs décident de s’installer !

Malheureusement, la quiétude des moniales est troublée en 1991 par la construction de l’autoroute reliant Toulouse à la côte basque. Elles décident alors de partir s’installer dans la région de l’Ariège et achètent une ferme nommée le Pesquié ! Nous y voilà ! Ce sont d’abord sept sœurs qui se rendent sur place pour s’occuper de la rénovation. La ferme ayant été laissée à l’abandon quelque temps, il y a beaucoup de travail ! C’est pourquoi, plus tard, une partie de la communauté les rejoint pour les aider !

Photo d’archive prise lors d’un office des moniales de l’abbaye du Pesquié © Abbaye du Pesquié

Le renouveau de la ferme du Pesquié

Il faut bien commencer par quelque chose ! La première année de rénovation est donc consacrée à la restauration du bâtiment principal. L’année suivante, les sœurs s’attaquent aux quarante hectares de terrain qui jusqu’alors demeurent en friche ! Quelle motivation ! Les moniales plantent plusieurs arbres et notamment des arbres fruitiers qui leur permettront par la suite de réaliser de délicieuses confitures. Elles ont vraiment pensé à tout puisque quelques années plus tard, pour compléter le tout, elles y feront même venir des animaux !

C’est en 1992 que l’autel de la future chapelle est béni. Ça y est, c’est officiellement la naissance de l’abbaye du Pesquié ! Les années qui suivent sont consacrées à la construction de la fromagerie, de la porcherie, et même d’une salle de traite ! Ce n’est que sept ans plus tard que la chapelle et la salle du chapitre sont terminées, toutes les sœurs d’Ozon peuvent enfin se rendre au Pesquié !

Mais l’aménagement des lieux ne s’arrête pas là ! En 2000, la maison du maître du Pesquié (maison du maître de la propriété jusque-là) revient aux moniales. Elles s’empressent alors de la transformer rapidement en hôtellerie pour accueillir leurs visiteurs ! Deux ans plus tard, en 2002, la construction du clocher est terminée !

Ce n’est qu’en 2011 que les sœurs débutent la construction d’une abbatiale ! Eh oui, encore de nos jours les communautés construisent leurs lieux de vie, cela ne se faisait pas qu’au Moyen Âge ! Quelques artisans locaux viennent à leur aide, mais la majorité des travaux est réalisée par les moniales elles-mêmes. Les différents dons permettent de construire un magnifique parvis. Enfin, en 2017, les sœurs posent la dernière pierre de cette abbatiale qu’elles ont attendue si longtemps !

L’abbatiale de l’abbaye du Pesquié © Abbaye du Pesquié

Les fromages de l’abbaye du Pesquié

Depuis 2012, les sœurs s’occupent d’une vingtaine de vaches avec un équipement moderne, et elles fabriquent notamment leur Tomme de A à Z, de la traite jusqu’à l’affinage ! Ce travail soigné porte ses fruits, car ce fromage est médaillé du concours national de la Tomme des Pyrénées au lait cru en 2016 ! C’est un produit monastique de grande qualité qui bénéficie désormais d’une forte popularité dans la région. D’ailleurs, vous pourrez retrouver ses fromages dans différents marchés pyrénéens.

Mais les sœurs ne s’arrêtent pas à la production d’un seul fromage ! Elles produisent également le Saint-Paterne. Il s’agit du deuxième produit phare de l’abbaye ! C’est un fromage à pâte molle dont le secret de fabrication est tenu par les sœurs bénédictines de l’abbaye du Pesquié ! Elles obtiennent en 2014 le label bio pour leurs fromages, leur beurre, leur faisselle et leurs différents fromages blancs. Pour elles, il est primordial de produire des fromages respectueux de l’environnement !

Si vous voulez en savoir plus sur l’abbaye du Pesquié et ses produits, cliquez ici.

Deux soeurs tenant les deux fameux fromages de l’abbaye du Pesquié : la Tomme et le Saint-Paterne © Abbaye du Pesquié

Les confitures de l’abbaye du Pesquié

Les sœurs ont plus d’une corde à leur arc puisque certaines d’entre elles sont chargées de la fabrication de confitures et de pains d’épices ! Les confitures sont en grande partie réalisées à partir des fruits de leur potager ou de leur verger (miammm) ! La confiture pastèque deux agrumes est fabriquée avec les pastèques jaunes directement sorties du potager (pas mal non ?). Ces produits sont particulièrement prisés et il faut parfois se presser pour les obtenir tant ils sont recherchés !

Mais les cuisinières de l’abbaye du Pesquié ne s’arrêtent pas là ! Chacun peut trouver son bonheur dans l’atelier de confiserie de l’abbaye : sablés, cakes, meringues, madeleines, financiers… Le péché mignon des enfants est le Tartipomme, une délicieuse compote à tartiner, préparée avec les pommes du verger ! Pour réaliser toutes ces merveilles, il est nécessaire que le potager soit entretenu chaque jour. C’est pourquoi, une sœur se consacre intégralement à ce travail tandis que quatre autres se relaient quotidiennement pour venir lui prêter main forte !

Les confitures et le pain d’épice de l’abbaye du Pesquié dans la boutique de l’abbaye © Divine Box

Qu’en est-il aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye Notre-Dame du Pesquié compte aujourd’hui cinquante-trois moniales. Elles partagent leurs journées entre la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît « Ora et labora ». Entre les sept offices par jour et leur artisanat monastique, il y a du travail ! Si vous y faites un tour, vous trouverez encore une ferme, une fromagerie et la cuisine. Mais les sœurs ont également diversifié leurs activités ! Ainsi, vous pourrez également découvrir un atelier de céramique et un atelier de couture où elles fabriquent des ornements liturgiques ! Et parce que tout ceci n’est pas suffisant, elles se sont aussi mises à la reliure !

Comment retrouver leurs produits ?

Vous pouvez bien sûr vous rendre directement sur place, aux pieds des Pyrénées ! Les sœurs seront ravies de vous accueillir quelques jours. Voici leur adresse : Lieu-dit Le Pesquié, 09000 Serres-sur-Arget. Sinon, si cela fait un peu loin pour vous, vous pouvez aussi vous rendre sur la boutique monastique en ligne de Divine Box pour découvrir les bons produits de l’abbaye du Pesquié !

Témoignage du Père Argouarc’h de la Sainte Croix de Riaumont pour le Jubilé de la Vendée – 2 septembre

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

J’ai eu l’honneur de célébrer la Sainte Messe au Mont des Alouettes devant des centaines de scouts et de Vendéens.

Cette chapelle à la fois « Mémorial et Reliquaire » est comme un cri pour évoquer le souvenir de la Vendée martyre, un cri comme celui du Christ sur le Golgotha.

La Vendée a offert ses petits enfants innocents, parfois des familles entières, ses prêtres, ses religieux et ses religieuses. En brandissant la Croix et le Rosaire elle a fait face à la Révolution et aux colonnes infernales. Tout le corps mystique de la Vendée fut sanctifié par sa Passion.

En marchant sur cette terre sainte de Vendée on peut voir les stigmates profonds de son martyr. Qui sèchera les larmes de la Vendée comme Marie-Madeleine et Sainte Véronique essuyant le visage du Christ couvert de sang et de crachats ?

Que le Mont des Alouettes soit un nouveau Thabor transfiguré par les béatifications et les canonisations de ses saints et de ses martyrs. Comme un immense Sacré-Cœur !
« Il reviendra pour nous sauver ce peuple de géants mes frères »

Venez retrouver nos grands témoins sur le Mont des Alouettes. Toutes informations sur :
https://www.jubiledelavendee.fr/
https://www.facebook.com/JubiledelaVendee/

La primauté du Ciel

Dans son numéro d’été consacré à la Sainte Vierge, France catholique a interrogé Mgr Schneider. Extrait :

“La nature corporelle a été produite en six jours”

En ce jour où nous fêtons saint Bonaventure, cardinal franciscain du XIIIe siècle et Docteur de l’Eglise, il est intéressant d’évoquer l’une de ses oeuvres, Breviloquium (Bref Discours – Résumé de la foi catholique), commentant le Concile de Latran IV. Voici le chapitre 2 (La nature corporelle dans sa genèse) de la IIe partie (Le monde créature de Dieu) :

Il nous faut considérer la nature corporelle dans sa genèse, dans son être et dans son agir.

Enoncé

La nature corporelle a été produite en six jours, de sorte qu’au commencement, avant tout temps, Dieu créa le ciel et la terre Le premier jour a été formée la lumière; le deuxième jour, le firmament a été créé au milieu des eaux; le troisième jour, les eaux ont été séparées de la terre et amassées en un seul lieu; le quatrième jour, le ciel a été orné de luminaires; le cinquième jour, les airs et les eaux ont été peuplés d’oiseaux et de poissons; le sixième jour, la terre a été peuplée d’animaux et d’hommes; le septième jour, Dieu se reposa, non pas de son travail et de son oeuvre, car il continue toujours d’agir, mais il s’arrêta de produire de nouvelles espèces. Il avait fait toutes choses, soit dans leur prototype, ainsi les choses qui se propagent par génération, soit dans leur raison séminale, ainsi les choses qui viennent à l’être autrement.

Explication

Les choses viennent du principe premier et par fait. Or, ce principe est tout-puissant, infiniment sage et souverainement bienveillant. Il fallait donc que les choses viennent à l’être de façon que dans leur création éclate cette triple perfection. L’opération divine a donc revêtu une triple forme dans la production du monde:

la création qui, par appropriation, répond à la toute-puissance, la distinction qui répond à la sagesse, l’ornement qui répond à la bonté très généreuse.

Et parce que la création est à partir de rien, elle a donc été au commencement, avant tout temps, comme fondement de toutes les choses et de tous les temps.

En outre, parce que la distinction des corps peut être considérée selon un triple aspect, elle a donc été accomplie en trois jours. Elle est, en effet, distinction de la nature lumineuse, de la nature limpide et de la nature opaque: ceci eut lieu le premier jour, dans la division de la lumière et des ténèbres. Elle est aussi distinction entre les natures limpides: ceci eut lieu le deuxième jour, dans la division des eaux avec les eaux. Elle est enfin distinction entre la nature limpide et la nature opaque: ceci eut lieu le troisième jour, dans la division des eaux et de la terre. Ainsi comprend-on implicitement la distinction entre les cieux et les éléments, comme on l’expliquera plus loin. Ainsi donc, cette distinction a dû se faire en trois jours.

L’ornement correspond à la distinction. Il a donc été semblablement achevé en trois jours. Il est, en effet, ornement de la nature lumineuse: ceci eut lieu le quatrième jour dans la formation des étoiles, du soleil et de la lune. Il est aussi ornement de la nature limpide: ceci eut lieu le cinquième jour, lorsque les eaux produisirent les poissons et les oiseaux pour l’ornement des eaux et des airs. Il est enfin ornement de la nature opaque, c’est-à-dire de la terre: ceci eut lieu le sixième jour, lorsque furent créés les animaux et les reptiles et lorsque fut créée, pour l’achèvement de toutes choses, la nature humaine.

Toutes ces choses, Dieu aurait pu les faire en un instant. Il préféra cependant les créer dans la succession des temps et ceci pour trois raisons. Tout d’abord, pour donner une représentation distincte et claire de sa puissance, de sa sagesse et de sa bienveillance. Ensuite, pour établir une correspondance convenable entre les jours du temps et les opérations. Enfin, comme dans la création du monde, les semences devaient être jetées des oeuvres à venir, de même devaient être préfigurés les temps futurs.

Ainsi, dans ces sept jours, la distinction de tous les temps était en germe; on l’explique par le déroulement des sept âges. C’est pour cela qu’aux six jours d’opération est ajouté le septième jour de repos. L’Ecriture ne dit pas que ce jour ait eu un soir. Ce n’est pas que ce jour n’ait pas été suivi d’une nuit, mais c’est pour préfigurer le repos des âmes qui n’aura jamais de fin. Si l’on dit, par contre, que toutes les choses ont été faites en même temps, on réfère les sept âges à un point de vue angélique. Cependant, la première manière de parler est plus conforme à l’Ecriture et aux autorités des saints qui ont précédé et suivi le bienheureux Augustin.

Les clés du succès économique indien

L’Inde, devenue le pays le plus peuplé de la planète, se place au cinquième rang des puissances économiques mondiales. Son décollage économique est considérable : entre 1991 et 2023, son PIB a été multiplié par près de 14. De nombreuses multinationales investissent dans le pays. Troisième plus grand écosystème de start-up au monde, l’Inde se positionne en tête de liste pour attirer les investissements étrangers. Mohit Anand a été interrogé dans la revue Conflits. Extrait :

Jusquen 1990, l’économie indienne fut portée par une politique fermée et socialiste, dont la croissance du PIB était restée inférieure à 4% par an. Par la suite, la croissance du pays s’est stabilisée autour des 6% à 7%, faisant de l’Inde l’une des économies émergentes les plus rapides au monde. Quels ont été les principaux moteurs de la croissance économique indienne ?

Au lendemain de l’indépendance, sous l’égide de Nehru puis de sa fille Indira Gandhi, l’économie indienne était largement isolée du monde extérieur, avec beaucoup de protectionnisme, non seulement pour les entreprises étrangères, mais aussi pour les entreprises nationales et privées.

Le point de bascule a eu lieu en 1991, lors de « la crise de la balance des paiements ». Cette dernière a conduit le ministre des finances de l’époque, le Dr Manmohan Singh (qui est devenu Premier ministre de l’Inde de 2004 à 2014), à prendre une série de réformes économiques connues sous le nom de « Manmohanomics ». Elle s’est concentrée sur trois leviers clés, les « LPM ». La « libéralisation » : le recours aux forces du marché et à la concurrence comme principal moyen d’accroître l’efficacité. Cela s’est fait en réduisant le contrôle de l’État sur l’activité économique et en réduisant les restrictions telles que les droits de douane ou la déréglementation des marchés. Deuxièmement, la « privatisation » : importance du secteur privé en tant que moteur principal de la croissance, désinvestissement des entreprises publiques et réduction du monopole du gouvernement dans plusieurs secteurs. Et troisièmement, la « mondialisation » : ouverture de l’économie au commerce international, aux investissements étrangers et à la technologie, et connexion aux marchés financiers mondiaux.

Le gouvernement a entrepris des réformes fiscales, monétaires et industrielles afin de stimuler davantage la compétitivité de l’industrie nationale. L’emploi et la productivité s’en trouvent améliorés. Par exemple, les réformes du commerce et du taux de change se sont concentrées sur la réduction des droits de douane, la moyenne pondérée des droits d’importation étant passée de plus de 80 % en 1991 à environ 18 % en 2021. Les réformes ont également encouragé la participation nationale et privée à l’économie, en mettant l’accent sur le développement d’infrastructures telles que l’électricité, les routes, les télécommunications, les ports de navigation, les aéroports, etc. Tous ces facteurs ont augmenté le commerce et les investissements étrangers, favorisé l’entrée de nouveaux acteurs qui ont renforcé la concurrence, l’efficacité et la productivité dans plusieurs secteurs et contribué à augmenter l’emploi, les revenus et les dépenses.

Depuis la fin du siècle dernier, les réformes économiques engagées ont permis à l’Inde de s’inscrire dans la mondialisation et d’échapper au sous-développement. Quels sont les grands secteurs économiques dans lesquels l’Inde s’est spécialisée ? 

Manmohan Singh est souvent considéré comme le père des réformes économiques de l’Inde qui ont débuté en 1991. Quelle que soit la formation politique au pouvoir, qu’il s’agisse du Congrès ou de l’actuel parti au pouvoir, le BJP, une chose est restée inchangée : le consensus sur la poursuite de la libéralisation de l’économie et la déréglementation des secteurs en vue d’une compétitivité et d’une productivité accrues. Depuis 2014, le gouvernement actuel du Premier ministre Modi a poursuivi le processus de réformes économiques radicales. L’abrogation de 1 400 lois archaïques et de 39 000 obligations au cours des neuf dernières années en est un bon exemple. Les investissements dans les infrastructures, l’énergie et le secteur logistique ont été massivement encouragés. […]

L’AfD appelle à une « dissolution contrôlée » de l’« UE autoritaire »

Interrogé sur Euractiv, Tino Chrupalla, président du groupe AfD au Bundestag depuis 2021 et porte-parole de l’AfD depuis 2019, souligne que dans sa proposition de programme pour les élections européennes, qui devrait être ratifiée lors de la conférence du parti le 29 juillet, l’AfD appelle à une « dissolution contrôlée » de l’« UE autoritaire ».

« Nous demandons une remise à zéro de l’Europe afin que nous puissions utiliser le potentiel des États-nations et reconstruire le pont vers l’est ».

L’UE est « seulement une zone économique et devrait le rester ».

L’Union européenne « accapare les compétences nationales sans pouvoir remplacer l’État-nation » tout en étant insuffisamment démocratique dans la mesure où la Commission manque de légitimité

Chrupalla a cité les sanctions de l’UE contre la Russie comme un excellent exemple de l’illégitimité de l’UE, affirmant qu’elles n’étaient « pas dans l’intérêt des citoyens » et qu’elles ont entraîné une hausse de l’inflation ainsi qu’une récession.

L’AfD propose de remplacer l’UE par « une nouvelle communauté économique européenne fondée sur les intérêts, une ligue des nations européennes ».

M. Chrupalla est optimiste et pense que la dissolution de l’UE pourrait se concrétiser. Il mise sur les partis de droite en Autriche et en Hongrie pour y parvenir.

« Les perspectives [de mise en œuvre de la proposition] sont bonnes, car la tendance générale est en notre faveur ».

Un père de famille condamné à 2 mois de prison avec sursis pour avoir déclaré sur youtube : « Je vais chercher mon fils : 3 blancs sur 27 dans sa classe »

Délirant :

Deux mois de prison avec sursis : c’est la peine infligée par le tribunal judiciaire à un père de famille après une vidéo publiée en ligne à la sortie du collège Anne-Frank d’Illzach où il s’indigne de la faible proportion « d’élèves blancs ».

Le prévenu, un chauffeur routier de 41 ans, ne s’est pas présenté devant le tribunal judiciaire de Mulhouse ce mercredi 12 juillet où il était convoqué pour « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ». Il s’est justifié auprès des juges par un courrier où il indique craindre pour sa sécurité. André Schmidt, qui présidait cette audience correctionnelle, a pointé l’absence totale de public dans la salle à l’évocation de ce dossier.

(…) Pour Me Rodophe Cahn, qui représentait la Licra et SOS Racisme, le prévenu tente par son absence « de se placer en tant que victime. Il est persuadé des thèses qu’il défend ». L’avocat relève que « l’on ne peut pas accepter qu’il diffuse de tels propos ». Le substitut du procureur a requis cinq mois de prison avec sursis, rappelant que « Twitter est un endroit bien plus public que la salle d’audience » ; une peine au final ramenée à deux mois avec sursis par les juges. Le prévenu devra par ailleurs verser la somme de 1 000 € et 800 € à chacune des associations parties civiles.

“Nuit calme” en France

Sur l’ensemble du territoire national, 218 véhicules ont été brûlés, 97 personnes interpellées, 3 policiers blessés.

A Paris, la Préfecture de police annonce 65 interpellations et 83 incendies.

Ces chiffres sont en baisse par rapport à 2022 : 326 véhicules brûlés, 34 policiers blessés.

Mais ce progrès s ‘explique

  • par une mobilisation bien plus importante des forces de l’ordre puisque 45 000 policiers et gendarmes ont été mobilisé cette année
  • par l’annulation pure et simple de dizaines de célébrations municipales.
  • par la suppression des bus et tramways dès 22h

Le 14 juillet est désormais synonyme de confinement face à des hordes d’émeutiers qui forcent l’exécutif à supprimer les transports le soir. Pas de quoi pavoiser : le tout sécuritaire a eu raison de la liberté.

 

Face à l’idéologie “trans”, les députés russes protègent les enfants

Les députés russes ont adopté, vendredi 14 juillet, une loi interdisant les transitions de genre et bannissant le droit des personnes trans à adopter des enfants.

« Cette décision protège nos citoyens, nos enfants », a assuré Viatcheslav Volodine, le président de la chambre basse du Parlement (Douma).

« Quelle tendance monstrueuse ! C’est une voie qui mène à la dégénérescence d’une nation. C’est inacceptable pour nous ».

Devant la Douma, il a aussi soutenu qu’il ne resterait en Russie que « Sodome » si le pays adoptait des lois similaires à celles des pays d’Europe. Le projet de loi a été adopté en troisième et dernière lecture. Il doit maintenant être validé par la Chambre haute du Parlement, le Conseil de la fédération, puis signé par le président Vladimir Poutine pour entrer en vigueur.

Dans un communiqué publié vendredi, la Douma précise que le texte interdit « toute intervention médicale » pour les réassignations de genre, notamment les opérations chirurgicales et les thérapies hormonales. Le changement de la mention du sexe dans les documents d’identité sera proscrit. Des exceptions médicales, sur décision d’une commission spéciale, seront possibles en cas « d’anomalies congénitales » chez les enfants ou de maladies génétiques ou endocriniennes.

Les mariages impliquant une personne transgenre seront « annulés » après l’entrée en vigueur de la loi. Enfin, les personnes transgenres auront aussi l’interdiction d’avoir la garde d’enfants ou d’en adopter en Russie.

Islam et émeutes

De l’abbé Guy Pagès :

Nahel Merzouk, 17 ans, déjà connu pour quinze mentions au fichier des antécédents judiciaires, a été tué le 27 juin 2023 par un policier suite à un énième refus d’obtempérer. Sa mort a été le prétexte à des nuits d’émeutes de la part de jeunes gens issus en majorité de l’immigration musulmane sur tout le territoire national, d’une violence inouïe, ayant entraîné du 27 juin au 5 juillet le bilan provisoire de 2 morts ; 723 policiers blessés ; 1092 bâtiments incendiés ou dégradés, dont 243 écoles, 250 commissariats de police ou gendarmeries, 99 mairies, 45 bibliothèques ; des centaines de commerces pillés, détruits ; 5954 véhicules incendiés, dont des bus, des rames de trains … Au moins 1 milliard de dégâts. Des personnalités publiques, avec leurs familles, ont vu leur domicile être saccagé, elles ont été agressées, menacées de mort, ont subi des tentatives de meurtre, dont des pompiers en intervention.

Le Président Macron a qualifié d’« inexplicable et inexcusable » le geste du policier, qui a aussitôt été mis en examen et incarcéré pour « homicide volontaire ». Condamné avant même d’être jugé ! Qui va encore vouloir être policier en France ? La tentative d’apaiser la haine de la communauté à laquelle appartenait Nahel et éviter l’embrasement des « banlieues » a été vaine. Le nom et l’adresse de la famille du policier et de son avocat ont été livrés en pâture sur les réseaux sociaux … Il n’y a pas jusqu’à l’ONU pour avoir appelé la France à « se pencher sur les problèmes de racisme et de discrimination » dans sa police. Or, au vu de la proportion d’étrangers en France, celle-ci est tout sauf raciste !

Parmi les autres causes avancées pour expliquer cette haine viscérale de la France et de tout ce qui la représente, rares sont ceux qui ont souligné l’influence de l’islam, beaucoup l’ont même niée, au motif, pour certains, que l’islam serait une religion d’ordre. Or, si tous les musulmans ne sont pas des délinquants, tous, peu ou prou, du seul fait qu’ils s’en réclament, sont par lui conditionnés. Et il est indéniable que :

  • Les banlieues françaises ‒ et pas que les banlieues ! ‒ d’où sont parties les émeutes, sont largement islamisées.
  • L’invocation d’Allah s’est faite entendre lors de ces émeutes, comme lors de celles de 2005, et régulièrement lors des dégradations et autres incivilités célébrant par exemple la victoire sportive – ou la défaite – d’un pays musulman.
  • Nombre de pays musulmans ont manifesté leur soutien aux émeutiers au nom de leur communauté. Ainsi l’Algérie a fait part de son « souci constant d’être aux côtés des membres de sa communauté nationale au moment de l’adversité et de l’épreuve.» Car Nahel, bien que de nationalité française, était d’ascendance algérienne, et donc membre de l’Oumma, la communauté musulmane, qui, usurpant le rôle de l’Église, se prétend universelle et donc transnationale … L’État algérien a fait tout ce qu’il a pu pour déstabiliser l’État français : des groupes de trolls ont diffusé des vidéos en arabe et en français pour qualifier les émeutiers de combattants de la liberté, de descendants des moudjahidine algériens, et appelé à une « deuxième Révolution algérienne » sur le sol français … Les émeutiers ont repris en boucle un discours par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, attisant leur haine : « Ils complotent contre vous (…) ils ont jeté vos frères dans la Seine le 17 octobre 1961. Aujourd’hui, ils veulent faire pareil avec vous (…) L’Algérie ne vous lâchera pas et quiconque vous touche, je m’engage personnellement à le lui faire payer ! » Aussi, pour l’historien Pierre Vermeren, « Ces émeutes sont un revival fantasmatique d’une mini-guerre d’Algérie. (Lepoint.fr, 5 juillet 2023) »
  • Le président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui s’emploie à ressusciter le califat, a déclaré, au sujet de ces émeutes, que « la plupart des immigrants, condamnés à vivre dans des ghettos, sont musulmans et sont systématiquement opprimés. (Lefigaro.fr, 3 juillet 2023) ».
  • Le 2 juillet, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a appelé le gouvernement français à «prêter attention aux demandes des manifestants (IRNA,‎ 2 juillet 2023) ».
  • La Belgique et la Suisse ont vu leurs ressortissants musulmans déclencher des émeutes par solidarité avec les émeutiers français.

Bref, il est difficile de nier l’implication de l’islam dans ces émeutes.

  • A contrario, lorsque, par exemple, l’Algérienne Dahbia Benkired, selon le rite satanique des Zouhris pratiqué en Afrique du Nord, a torturé à mort et bu le sang d’une enfant de 12 ans, Lola, le 14 octobre 2022 à Paris, les Magrébins n’ont pas manifesté contre l’Algérie. Pourquoi ?
  • Et lorsque, parmi tant d’autres atrocités, quotidiennes, voilées ou pas, en mars 2012, Mohamed Merah tua sept personnes, dont trois enfants juifs, et en blessa six autres, et que sa mère déclara : « Mon fils a mis la France à genoux ! Je suis fière de mon fils ! (Paris Match, 2 avril 2012) » ; lorsque le 7 janvier 2015, l’attentat contre Charlie-Hebdo a fait 12 morts et 11 blessés ; le lendemain, quand Amedy Coulibaly tua la policière Clarissa Jean-Philippe et 5 autres personnes, dont 4 juives ; lorsque le 13 novembre 2015, ont étéassassinées131 personnes et que 352 autres ont été blessées au Bataclan ; lorsque le 14 juillet 2016, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, tua 86 personnes et en blessa 400 sur la Promenade des Anglais à Nice ; quand le 26 juillet 2016, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean égorgèrent le père Hamel pendant qu’il célébrait la Messe ; quand le 1er octobre 2017, Ahmed Hanachi, un Tunisien se réclamant de l’État islamique, égorgea deux jeunes femmes dans la gare Saint-Charles à Marseille ; quand le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, un Marocain naturalisé français, se réclamant de l’État islamique, tua 4 personnes à Carcassonne et Trèbes ; lorsque le 11 décembre 2018, le Franco-Algérien Chérif Chekatt criant « Allah Akbar » tua 5 passants et en blessa une dizaine d’autres au marché de Noël de Strasbourg ; quand le 3 octobre 2019, Mickaël Harpon, agent administratif, converti à l’islam, tua quatre policiers au couteau de cuisine à la préfecture de police de Paris ; lorsque le 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, le réfugié soudanais, Abdallah Ahmed-Osman, criant « Allah Akbar » tua au couteau deux passants et en blessa cinq autres, leur demandant s’ils étaient musulmans ; quand le 16 octobre 2020, Abdoullakh Anzorov, un réfugié d’origine tchétchène, égorgea Samuel Paty en pleine rue ; lorsque le 29 octobre 2020 un clandestin tunisien, Brahim Aouissaoui, tua 3 personnes dans la basilique N. D. de l’Assomption à Nice au cri de « Allah Akbar » ; quand le 23 avril 2021, le Tunisien Jamel Garchène tua une fonctionnaire de police, Stéphanie Monfermé, au commissariat de Rambouillet … est-ce que Français, chrétiens, juifs, se sont conduits comme les émeutiers suite à la mort d’un des leurs ? De fait, aucune autre communauté étrangère, ethnique ou religieuse, ne se comporte comme la communauté musulmane.

A ceci s’ajoute le fait que la condamnation de l’islamophobie rend sourd, aveugle et muet. L’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et les frères musulmans travaillent sans relâche à l’inscrire tant au niveau mondial que dans les droits nationaux : en 2009 le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a avalisé la reconnaissance de l’islamophobie ; le 23 mars 2017 le Canada a adopté la motion M-103 qui condamne l’islamophobie ; le Conseil de l’Europe et l’OSCE ont conclu des accords avec l’OCI pour combattre « l’islamophobie, au même titre que le racisme, la xénophobie ou l’antisémitisme » … Les États occidentaux ont ainsi accepté d’appliquer eux-mêmes la charia … qui condamne la critique de l’islam, parfois jusqu’à la peine de mort, au prix du mensonge équiparant racisme et islamophobie, race et islam. Or, la race est un fait de nature, dont chacun est innocent, raison pour laquelle il est injuste de la lui reprocher, mais l’islam est un fait de culture, qui, en tant qu’acte humain, suppose l’exercice de la liberté, et donc la possibilité de l’erreur et donc de la critique …

Pour leur part, les milieux d’extrême-gauche, qui ont soutenu et encouragé ces émeutes, en attribuent la cause à la pauvreté. Or, la France a déversé depuis des décennies des milliards dans l’aide aux populations immigrées. En vain. Partis en fumée avec les rames de train et les écoles incendiées ! Les Français de la Creuse n’ont pas touché le millième des investissements faits dans les banlieues, et ne se sont jamais pour autant conduits de la sorte. Mais si pour le président Macron il n’y a pas de culture française, comment expliquer cette différence de comportements ?

La communautarisation garderait dans leur condition d’étrangers les immigrés, en sorte que marginalisés, rejetés par la société française, ils auraient nourri une compréhensible, sinon légitime violence. Or, précisément, l’islam enjoint aux musulmans de vivre séparés des non-musulmans, en sorte que la communautarisation est par eux voulue, afin de se séparer des non-musulmans considérés comme impurs (Coran 9.28), objets d’une haine éternelle : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine A JAMAIS jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) »

La consommation du halal ‒ nullement imposée par Allah (Coran 5.4,5) ‒, le port du voile, le ramadan, les prières … sont autant de marqueurs servant à se différencier des non-musulmans. La réalisation du Coran a pour but la séparation du pur et de l’impur (Coran 3.110), en sorte que la communauté musulmane, l‘Oumma, n’est soluble dans aucune société humaine : « Ô croyants ! N’entretenez de relations qu’entre vous ; les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre : ils désirent votre perte ! (Coran 3.114 ; 9.71) » Feu le roi du Maroc et Commandeur des croyants, Hassan II, nous a avertis lors d’un entretien avec la journaliste Anne Sinclair, le 14 mai 1993 : « Ils ne seront jamais à 100% Français. Ça, je peux vous l’assurer ! » Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, l’a confessé : « L’islam ne doit pas être considéré comme une simple religion. […] C’est un phénomène sociopolitique, c’est une idéologie de lutte et d’agression. (BFM TV, 3.01.2011) ». L’Oumma est par nature révolutionnaire et expansionniste, comme l’exprime très bien Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000 : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. (Déclaration islamique, 1977) » C’est ainsi qu’à Paris M. Erdogan a pu tranquillement demander aux immigrés turcs d’être le cheval de Troie de l’Islam : « Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité. (6-7.04.2012) », lui pour qui : « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats. (06.12.1997) » Quelle leçon la France a-t-elle tirée de toutes ces déclarations, sinon celle de Lionel Jospin : « Et qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? (Elisabeth SchemlaIslam, l’épreuve françaisePlon, 2013) » ? Alors, pourquoi s’étonner de voir arriver l’avenir annoncé par le Ministre de l’Intérieur, Gérard Colomb, lorsque donnant sa démission le 3 octobre 2018, il dit redouter un très prochain « face à face » ?

S’il est encore trop tôt pour déclarer officiellement le djihad, nul doute que le grand soir approche, car Allah a dit : « Ô vous qui croyez ! Combattez à mort les incroyants qui sont près de vous ! Qu’ils vous trouvent durs à leur égard ! (Coran 9.124) » ; « Préparez, pour lutter contre eux, toutes les forces dont vous disposez et de forts escadrons, afin d’effrayer les ennemis d’Allah et les vôtres […] Tout ce que vous aurez dépensé dans la voie d’Allah vous sera remboursé et vous ne serez point lésés. (Coran 8.60) » Le Coran étant considéré comme l’acte créateur lui-même, qui ne présuppose donc rien, et en dehors de quoi rien n’existe (il ne connaît pas les compléments de temps et de lieu), les événements de la vie de Mahomet servent de modèles reproductibles à toute époque (Coran 33.21) … Or la vie de Mahomet est faite de pillages, de meurtres, de guerres, de parjures … Allah lui réservant le 1/5ème des butins (Coran 8.41 ; 59.6), légitimant le commerce des esclaves (Coran 8.70 ; 33.52 ; Boukhari, 91,368), et jusqu’au mariage des fillettes (Coran 65.4) … L’histoire montre que tant que la population musulmane ne dépasse pas 2 % dans un pays donné, elle est considérée comme une minorité pacifique : USA (0,6%), Australie (1,5%) … De 2 à 5 %, l’Oumma commence à être prosélyte envers les autres minorités et les mécontents, recrutant essentiellement parmi les détenus et les bandes urbaines : Danemark (2%), Allemagne (3,7%), Espagne (4%) … Au-delà de 5%, elle exerce une influence démesurée en regard de sa proportion pour l’ensemble de la population, exigeant par exemple la nourriture halal, et menaçant les chaînes de distribution qui s’y refusent. Ses communautés font pression pour s’auto-gérer (dans les limites de leurs ghettos), où elles commencent à appliquer la Charia : France (9%), Philippines (5%), Suède (5%), Pays Bas (5,5%). Lorsque la proportion de musulmans approche 10% de la population, ils tendent à protester contre leurs conditions de vie par une recrudescence des actes de délinquance … Tout comportement non musulman offense l’Islam et provoque soulèvements, menaces, représailles : Inde (13,4%), Kenya (10%) … Passé le seuil de 20%, ce sont des émeutes sous le moindre prétexte, la formation de milices djihadistes, des assassinats sporadiques, des incendies d’églises et de synagogues : Ethiopie (32,8%). A 40%, les nations subissent des massacres à grande échelle, une guérilla permanente : Bosnie (40%), Tchad (53,1%), Liban (59,7%). A partir de 60%, c’est une persécution effrénée des membres des autres religions, et des musulmans non-pratiquants, une purification ethnique sporadique (génocide), la charia servant d’arme de guerre, avec l’imposition de la Jizya (racket des infidèles pour acheter leur droit de survivre) : Albanie (70%), Malaisie (60,4%), Soudan (70%). Au-delà de 80%, ce sont des génocides organisés par l’État qui veut 100% de musulmans : Bangladesh (83%), Gaza (98,7%), Indonésie (86,1%), Iran (98%), Irak (97%), Pakistan (97%), Palestine (99%). Avec 100% de musulmans commence enfin le Dar-es-Salaam, la Maison de la Paix. Alors les madrasas sont les seules écoles et le Coran la seule science : Afghanistan (100%), Somalie (100%), Yémen (100%). Mais cette paix rêvée n’est jamais au rendez-vous, car tout musulman en trouve toujours un qui l’est plus que lui. (in Dr Peter Hammond, Slavery, Terrorism and Islam, Christian Liberty Books, 2005).

Une société privée de la grâce du Christ et soumise à la dictature des droits individuels est incapable de s’opposer à son islamisation. Puisque pour elle il n’y a pas de vérité absolue sur laquelle s’appuyer, au nom de quoi refuserait-elle des droits particuliers à une vérité particulière ? Puisque pour elle toutes les religions et les opinions se valent, au nom de quoi refuser l’islam ? Si les droits de l’homme ne sont pas fondés dans l’amour divin, éternel et immuable, révélé en Jésus-Christ, pourquoi ne changeraient-ils pas ? La laïcité mise en place pour tenir l’Église à distance est ainsi devenu le meilleur outil de propagation de l’islam. La démographie étant reine, c’est démocratiquement que la charia sera instituée. Comme il l’a fait (Pakistan, Bengladesh …) et le fait partout (Nigéria, Philippines …), l’islam entend chez nous se tailler un territoire à lui, et pour cela a déjà créé des zones de non-droit où tout ce qui rappelle la France doit fuir, y compris la Police sous les jets de cocktails molotov. Il n’y a aucun doute que les Français sont en train d’être remplacés et islamisés sous le coup d’une invasion liée aux objectifs de l’oligarchie financière, laquelle a accepté en échange du pétrole la stratégie d’action culturelle islamique élaborée par l’Organisation de la Coopération islamique. « C’est aussi une guerre pour la maîtrise du territoire qui se dévoile sous nos yeux » reconnaît Mathieu Bock-Coté au sujet des récentes émeutes. Non, la France, Fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, n’a pas été fidèle aux promesses de son baptême ! Non, elle n’est pas fidèle à l’alliance avec la Sagesse éternelle ! (St Jean-Paul II, Allocution le 1er juin 1980 au Bourget)

Les Etats-généraux de l’information reviendront-ils sur la colonisation des médias par la gauche et l’extrême-gauche ?

Rien n’est moins sûr…

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), et Bruno Lasserre, président de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), seront à la tête d’un comité de pilotage qui devra remettre ses conclusions d’ici à l’été 2024.

Ce comité comprend la chercheuse Camille François, l’inspectrice générale des finances Anne Perrot, et l’ex-présidente du journal Libération et actuelle directrice générale adjointe de Groupe La Poste Nathalie Collin. Ce comité travaillera également en liaison avec la journaliste Maria Ressa, Prix Nobel de la Paix 2021.

 

14 juillet 1793, rappel à Dieu de Jacques Cathelineau dit le Saint de l’Anjou

14 juillet, une occasion de prier pour la France

Les fêtes nationales sont l’occasion pour les chrétiens de prier pour leur pays. Les Français, le 14 juillet, peuvent donc porter dans leurs prières la France pour la confier à Dieu et lui demander d’aider et de guider ses dirigeants – mais aussi chacun de ses citoyens – dans les défis et enjeux auxquels elle doit faire face.
Nous pouvons aussi demander à l’Esprit-Saint de souffler sur elle pour réveiller les promesses de son baptême et de sa vocation de fille aînée de l’Eglise.

Nous pouvons confier notre pays à l’intercession de ses saints patrons :

  • la sainte Vierge qui est la sainte patronne principale de la France depuis la proclamation de Pie XI en 1922. La France lui était déjà consacrée depuis le roi Louis XIII en 1638. Demandons-lui grâces et protection pour la France.
  • sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de Lisieux, ses deux patronnes secondaires, l’une proclamée comme telle par Pie XI et l’autre par Pie XII. Demandons à ces deux jeunes saintes de remplir le cœur des français de leur esprit d’audace et de charité.
  • l’archange saint Michel, protecteur de la France depuis Clovis. Qu’il nous aide et nous guide dans les combats sociaux, sociétaux, écologiques, économiques de notre temps.

Nous pouvons également prier pour la France avec la prière que Jésus à confier à Marcel Van lors d’une apparition en 1945. Avec lui, nous pouvons dire : “Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse.”

Alice Ollivier pour Hozana.org

I-Media : 14 juillet, la défête nationale

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la victoire d’un mannequin transsexuel au concours de Miss Pays-Bas, avec un concert médiatique d’applaudissements pour ce “symbole progressiste”. Le prélude d’une multiplication de miss « trans » pour « dé-ringardiser ces concours de “beauté » que beaucoup jugent rétrogrades…

Le dossier du jour est consacré à “l’extrême droite”, terminologie qui est, ces derniers temps, sur toutes les lèvres, de l’AFP à Pap Ndiaye.Tous s’inquiètent des dangers qui accompagnent cette entité politique. Quant à Delphine Ernotte et Thierry Breton, ils se sont donnés pour mission de remodeler le monde “tel, qu’ils voudraient qu’il soit !”. Ernotte via France Télévision et Breton par l’instauration de la censure sur les réseaux sociaux dès le 25 août !

Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Julien Assange, le lanceur d’alerte fondateur de Wikileaks.

Sommaire I-Média 452

La météo de l’info L’image de la semaine : Miss progressiste pour le Pays-Bas

Le dossier : Et si “l’extrême droite” avait raison ?

Les pastilles de l’info : L’autorité, les émeutes et Darmanin

L’affaire Nahel jusque dans la Creuse

Philippe, 72 ans, un martyr occulté par la République et… BFM

Le JDD : Troisième semaine de grève. Une affaire d’Etat ?

Shaka Ponk ou être anti-Macron, c’est mainstream Geoffroy Lagasnerie, le sociologue qui voulait censurer le peuple

Portrait piquant : Julian Assange

Bonus, impôts, taxes, dettes : c’est gratuit c’est le contribuable qui paie

Gabriel Attal, ministre délégué chargé des Comptes publics, déclare dans un entretien au Figaro, que  le désendettement est «une urgence nationale». Et il annonce aux Français :

«Ce serait mentir que de dire qu’il n’y aura pas un effort global demandé à tous les Français pour réduire la dette»

En même temps, comme dirait Macron, un bonus à la « réparation » des biens textiles doit être mis en place « à partir d’octobre » pour inciter les clients à les faire rapiécer plutôt que de racheter du neuf, a annoncé mardi 11 juillet la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, Bérangère Couillard. Ce « bonus réparation » du secteur textile sera doté d’un fonds de 154 millions d’euros sur la période 2023-2028. La tarification des aides proposées doit être comprise entre 6 et 25 euros, par exemple, de 7 euros pour refaire un talon, et atteindre de 10 à 25 euros pour une doublure. Il s’agira de remises appliquées directement sur la facture de la réparation.

En quoi est-ce la mission de l’Etat de s’occuper de ça ? A quand un recentrage sur les missions régaliennes, comme, par exemple, assurer la sécurité des Français ?

72 personnes ont été indemnisées pour des complications survenues après une vaccination Covid

Les fake news de la veille deviennent les informations du lendemain :

Ces dossiers seront l’un « des sujets essentiels pour l’Oniam » dans les années à venir, a estimé François Toujas.

Soixante-douze personnes ont été indemnisées par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) pour des complications survenues après une vaccination Covid (principalement des myocardites ou des péricardites). François Toujas, candidat à la présidence de l’Oniam, a déclaré devant la commission des Affaires sociales du Sénat :

« Au 30 juin, l’Oniam s’est prononcée sur le droit à l’indemnisation dans 241 dossiers » « dont 30 % en faveur d’une indemnisation »..

Les propositions d’indemnisation de l’Oniam concernent « principalement des myocardites ou des péricardites ».

Au total, l’Oniam a reçu au 30 juin 1 020 demandes d’indemnisation amiable pour un problème de santé après une vaccination Covid, dont 768 restent en cours d’instruction. Ces demandes concernent dans 691 cas le vaccin de Pfizer, dans 199 cas le vaccin de Moderna, dans 92 cas le vaccin d’AstraZeneca, et dans 19 cas le vaccin de Janssen.

Problèmes de santé mentionnés :

  • les péricardites et myocardites, avec 211 dossiers.
  • troubles neurologiques (196 dossiers, dont 33 avec paralysie faciale),
  • accidents vasculaires cérébraux (AVC)/thromboses/embolies pulmonaires (129 dossiers),
  • troubles articulaires (91 dossiers),
  • troubles auditifs (67 dossiers)
  • troubles dermatologiques (31 dossiers).

Chronique des cinglés

Le papa et la maman ont inversé les rôles. Même Le Gorafi se sent dépassé :

Les chants militaires sont tous un outil de communication

En cette veille du 14 Juillet, voici l’extrait d’un entretien donné par Thierry Bouzard sur la musique militaire :

Quel rôle joue le chant dans les communautés de soldats ? Chante-t-on encore dans les armées françaises ?

Les soldats ont toujours chanté, mais leur répertoire relève de la tradition orale et, étant majoritairement analphabètes jusqu’au milieu du XIXe, il subsiste peu de traces de leurs anciennes chansons. Actuellement, c’est le dernier répertoire de chansons de métier encore vivant. En effet, on peut observer des créations au XXIe siècle. Certes, elles ne sont pas médiatisées, mais elles sont fonctionnelles. Les soldats chantent pour les besoins de leur service car le chant contribue à leur efficacité opérationnelle. Comme la musique, le chant permet d’harmoniser les unités de combat. En effet, pour chanter il faut se mettre d’accord sur des paroles, la tonalité de départ (ni trop haut ni trop bas) et une mélodie adaptée au pas cadencé quand le chant est utilisé pour défiler. Chanter individuellement a un effet sur l’organisme, transmettant les vibrations sonores au squelette et faisant résonner les parties creuses, elles agissent sur le psychisme.

L’effet est collectif quand le groupe s’est accordé pour chanter. Les soldats deviennent plus efficaces quand ils doivent réagir au combat, car ils se sont mis “en phase”. Cet effet collectif est montré dans le défilé au pas cadencé. Pour chanter (jouer de la musique), il faut des lieux pacifiés. Les soldats qui défilent en chantant font savoir qu’ils ont rétabli la paix. Ceux qui les écoutent se taisent, témoignant de leur reconnaissance. Ceux qui voudraient dénoncer cette paix sont obligés de répondre par d’autres chansons, ouvrant un front musical dans la société. L’histoire garde les traces de ces échanges, que ce soit les cantiques des guerres de religion ou les chants militants. Plus récemment, la guerre révolutionnaire apparue en Indochine a amené la Légion à intervenir en commercialisant des disques en 1950, avec La Rue appartient. Puisqu’il n’existe pas de combat de rues en Indochine, ce chant s’adresse donc aux militants métropolitains qui s’en prennent au corps expéditionnaire. Le message est reçu “5 sur 5” puisque les premiers chants antimilitaristes lui répondent (Quand un soldat en 1952, Le Déserteur en 1954…). Bien entendu, tous les chants militaires ne sont pas engagés dans ce dialogue, mais ils sont tous un outil de communication, que ce soit pendant les déplacements, en défilé, en popote, sur le terrain, ou même un plateau de télévision (La France a un incroyable talent, 2021). C’est aussi la raison pour laquelle chaque arme ou subdivision d’arme entretient son répertoire, l’esprit de corps en dépend. Ces usages séculaires persistent à l’ère du soldat augmenté, car les soldats restent des hommes de chair et de sang animés par des influx nerveux. Tant que le soldat chante, il garde le moral et montre qu’il est opérationnel, et avec lui toute l’armée française.

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