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« Il y a de la place pour tout le monde dans l’Église ». Vraiment ?

Aux JMJ, le pape a déclaré avec insistance :

« Il y a de la place pour tout le monde dans l’Église. Et, quand il n’y en a pas, faisons en sorte qu’il y en ait, même pour ceux qui se trompent, pour ceux qui tombent, pour ceux qui peinent….»

Cette déclaration s’applique-t-elle à tout ceux qui ont été récemment virés, parfois sans ménagement et sans retraite ? On pense aux Franciscains de l’Immaculée, à certains prélats, et récemment les trois anciens secrétaires de Benoît XVI, actuellement au chômage…, on pense aussi aux séminaristes du diocèse de Toulon… C’est le moment qu’a choisi une religieuse expulsée sans raison connue des Dominicaines du Saint-Esprit, pour assigner en justice le cardinal Ouellet, alors que de nombreuses Mères ne vivent actuellement plus dans la communauté.

Communiqué de Me Le Gouvello, avocat de Mère Marie Ferréol, évincée des Dominicaines du Saint-Esprit :

Après avoir tenté de nombreuses démarches pour trouver une solution tant canonique que matérielle, Sr Marie Ferréol n’a d’autre choix que d’assigner en justice le Cardinal OUELLET, ex-Préfet de la Congrégation des Evêques, Dom Jean Charles NAULT et Mère Emmanuelle DESJOBERT, visiteurs apostoliques ayant oeuvré à son éviction, ainsi que l’association syndicale des Dominicaines du St Esprit.

Par ordonnance du 03 août dernier, le Président du Tribunal Judiciaire de Lorient a fait droit à la demande d’assigner à jour fixe, l’audience étant prévue pour le 04 octobre prochain.

Un renvoi sans motif…

Après 34 ans de vie au sein de sa communauté, Sr Marie Ferréol en a été renvoyée par le Cardinal OUELLET pour trois ans, le 21 octobre 2020, du fait de « mauvais esprit », à la suite d’une visite apostolique d’une semaine effectuée par Dom NAULT et Mère DESJOBERT, puis six mois plus tard, définitivement. La Soeur n’a jamais su les faits dont elle aurait été coupable, en dépit de ses demandes répétées et de celles de son avocat. La communication en a été refusée au motif de la « confidentialité ».

Des conditions illicites, dures et vexatoires

Indépendamment de l’absence de juste motif connu à ce jour, ce renvoi a été fait au mépris des règles de base applicables à toute sanction : le respect du contradictoire et des droits à se défendre.

En outre, ce renvoi a été assorti de conditions particulièrement dures et vexatoires.

Un préjudice matériel conséquent

Outre la perte de sa vie au sein de sa communauté, ce qui lui était le plus cher, la Soeur se trouve confrontée à des difficultés matérielles : n’ayant pas droit à des indemnités chômage et ne percevant plus le RSA, se trouvant sans emploi ni logement, en dépit de ses multiples démarches, et vivant de la charité d’autrui. Ni les artisans de son renvoi ni sa communauté ne se sont préoccupés de savoir comment elle pourrait vivre. Pire, l’association syndicale des Dominicaines du Saint Esprit, ne s’est pas préoccupée d’émettre une quelconque proposition financière au membre qui l’avait servie fidèlement pendant 34 ans.

Cette dureté s’inscrit dans le prolongement de la décision de renvoi qui n’avait laissé aucune place à la discussion, la défense, la clarté, la vérité.

Mais surtout un préjudice moral immense

Le préjudice le plus important est constitué par le dommage moral subi par Sr Marie Ferréol. Rien ne pourra réparer la douleur d’avoir été privée brutalement et sans motif de sa vie religieuse, de son cadre de vie, d’avoir vu son honneur et sa réputation détruits, d’avoir subi la violence du traitement qu’on lui a infligé.

Une action qui constitue une étape vers l’objectif final et primordial

Au regard des fautes commises et du préjudice subi, une action en réparation est fondée. Cette démarche judiciaire, initiée à contre-coeur par Sr Marie Ferréol, est légitime. Ainsi la reconnaissance de son préjudice matériel et moral, indispensable, ne constitue qu’un premier pas vers l’objectif primordial : l’aveu d’injustice, la réhabilitation morale et le retour dans une communauté religieuse.

Cette action devra être l’occasion d’avoir des réponses et de faire la vérité sur cette affaire. Elle devrait en outre contribuer à une meilleure justice, pour que des hommes et femmes d’Eglise respectent mieux à l’avenir les règles de Droit tant civiles que canoniques : il n’est pas concevable que l’on puisse se débarrasser des personnes arbitrairement et sans en assumer les conséquences matérielles.

Instruction en famille : de nombreux refus en Loire-Atlantique

Ouest-France se penche sur les nombreux refus, non justifiés, d’autorisation pour l’instruction en famille.

Un rassemblement a été organisé devant le rectorat de Nantes avant la fin de l’année scolaire, et en prévision de celle à venir.

Prolongement de l’offre de lancement de Vexilla Galliae

L’équipe de Vexilla Galliae nous prie de publier ce point d’étape sur le lancement de la revue:

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Il est faux de dire que les mairies n’ont plus d’argent pour restaurer les églises

Un maire adjoint répond à l’article d’Odon de Cacqueray sur les églises de nos campagnes :

« J’ai trente ans, je suis père de famille et maire adjoint chargé  du patrimoine à Morannes sur Sarthe-Daumeray dans le Haut Anjou.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons voté la restauration des 2 églises de notre commune (3500 habitants). C’est plus de 1 500 000 euros à trouver pour financer ces travaux. 

C’est un courage inouï pour des élus ruraux insensibles à la donnée religieuse : ils sont conscients que la pratique religieuse n’existe plus, ils savent que ces églises ne sont presque plus utilisées, ils savent que l’Eglise traverse une crise sans précédent, ils se méfient du curé, ils ne pratiquent plus pour 80 % d’entre eux, ils ne se disent plus catholiques. 

Et pourtant, ils s’apprêtent à emprunter aux banques plombant ainsi les finances de la commune pour des dizaines d’années, et ce, pour sauvegarder ces vieilles pierres. Car ils tiennent de tout leur cœur à ce clocher tord du XIIeme siècle qui les réveille avec l’angélus tous les matins. Et pourtant, ils ne savent même plus ce qu’est l’Angelus. Mais ce clocher est tout ce qui leur reste de patrimoine. Mais ce clocher est leur fierté. Car ce clocher les a vu naître, car ce clocher les verra mourir, car ce clocher est constitutif de leur identité. Car dans la France rurale, la France profonde, la vraie France, les gens sont encore attachés à leurs racines.

Il est faux de dire que les mairies n’ont plus d’argent. On s’attriste de toutes ces églises de villages délabrées, mais remarquez aussi toutes celles qui sont en parfait état dans des villages minuscules !  Ça n’est pas une question d’argent, c’est une question de volonté durable. Les églises en bon état sont celles des villages dont les maires se sont attachés année après année à les soigner, à les rénover et à les embellir. Les églises qu’on rase ce sont les églises des communes qui ne veulent plus les restaurer.

Si les catholiques eux-mêmes en viennent à donner des arguments aux maires qui n’ont pas ce courage, alors la partie est perdue. La solution, cher Odon, n’est pas de transformer notre église rurale en bibliothèque : nous avons déjà bien du mal à installer une simple boucherie sur notre territoire. La solution est que les catholiques investissent leur cité, s’impliquent dans la vie de leur village et rendent ainsi à Dieu l’argent qui doit être mis dans ses églises et qui partira sans cela dans les lampadaires nouvelle génération et les dos d’ânes. »

Un hors-série exceptionnel sur les 10 ans de La Manif Pour Tous

À l’occasion des 10 ans des Manifs Pour Tous, découvrez le nouvel hors-série de L’Incorrect de 180 pages.

Révélations, décryptages, témoignages : une plongée inédite dans les coulisses des Manifs pour tous.

Rappelez-vous, 2012, 2013, 2014… : des foules tellement immenses que trois colonnes défilaient dans Paris jusqu’au Champs de Mars et plus tard, jusqu’aux Invalides ; le 24 mars, l’avenue de la Grande Armée était archi-comble, de La Défense jusqu’à Paris, débordant même sur les Champs Elysées…

Rappelez-vous des Homen, des Gavroches et des Mères veilleuses ; des Veilleurs et des Sentinelles ; des “courses pour tous” et des “campings pour tous”… et de la sidération de François Hollande et de ses sbires puis de la folle bataille parlementaire encouragée par ces mobilisations aussi nombreuses que pacifiques et familiales.

Rappelez-vous, aussi, de ces opposants qui ne faisaient que nier et mentir, comme Manuel Valls, qui appela les familles à rester chez elles, la veille de la manifestation du 2 octobre 2014, parce qu’il aurait été, d’après lui, “dangereux de manifester avec La Manif Pour Tous” !

Dix ans plus tard, les mêmes parlent de la loi Taubira comme d’une avancée décisive vers une sorte de paradis, une loi “d’amour” qui ne serait que bonheur et merveille et n’aurait pas eu les conséquences que nous annoncions tous ensemble. Un récit faux, une désinformation outrancière, qu’il n’est pas question de laisser passer sans rien dire !

Révélations, décryptages et témoignages sur les coulisses des Manifs Pour Tous : des élus qui en venaient aux mains pour être au premier rang des manifestations aux rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur place Beauvau, de la Place Denfert-Rochereau à la tribune de l’ONU, de la condamnation de la France par le Conseil de l’Europe aux reculs de François Hollande sur la PMA sans père et la GPA… et la suite du combat, évidemment !

Ludovine de La Rochère (Présidente du Syndicat de la famille) :

« Un récit qui dit enfin la vérité, doublé d’un décryptage qui révèle les manipulations et les liens avec le prosélytisme trans et woke d’aujourd’hui. A lire et offrir absolument ! »

Sortie officielle en novembre 2023, tarif réduit à 14 €, jusqu’au 4 septembre inclus.

Burkini : le tribunal administratif de Toulon suspend l’arrêté de la ville de Fréjus

Dans un arrêté  du 1er août, le maire RN de Fréjus David Rachline avait interdit le port du burkini lors des baignades en mer et ce, jusqu’au 17 septembre 2023 inclus. Suite à un recours de la LDH, le tribunal administratif de Toulon vient de suspendre cet arrêté, ce samedi 5 août.

Voici le communiqué du maire :

Le retour du JDD les ennuie

La presse nauséabonde n’a pas de limite dans l’indécence. Le JDD ayant fait sa Une sur les victimes de l’insécurité, c’est un festival d’inventions de fake news depuis hier par la presse de gauche, qui tente de décrédibiliser le JDD, au lieu de faire du journalisme. Avec des méthodes scandaleuses :

 

La police en prison, les voyous en liberté

Vendredi soir, un policier municipal lyonnais a été traîné sur plusieurs mètres par une voiture dont il contrôlait le stationnement illicite. Rapidement arrêté, le conducteur a été placé en garde à vue avant d’être présenté en comparution immédiate ce lundi. Il sera jugé le 14 décembre. Le parquet, qui avait requis un mandat de dépôt n’a pas été suivi par le juge des libertés et de la détention qui a décidé de placer le suspect sous contrôle judiciaire.

Pendant ce temps, le policier de Nanterre et celui de Marseille sont toujours incarcérés…

Un policier témoigne :

«Je l’ai eu plusieurs fois aujourd’hui. Il souffre d’une blessure à l’épaule. Il a appris, comme nous tous, que la personne qui l’a traîné sur plusieurs mètres a été remise en liberté. Cette annonce a peut-être été pire que la blessure elle-même pour lui». «Bientôt nous ne verbaliserons plus que les gens qui respectent la loi puisque d’autres préfèrent nous mettre en danger en refusant de respecter les règles. Quand on voit la réponse judiciaire derrière, c’est la prime à ceux qui prennent la fuite».

Le conducteur était sous l’emprise d’alcool au moment des faits. Il sera jugé pour «refus d’obtempérer, défaut de permis de conduire, conduite sous l’empire d’un état alcoolique et violences avec arme (le véhicule, NDLR) sur personne dépositaire de l’autorité publique».

Désacraliser puis vendre les églises vides

D’Odon de Cacqueray pour Le Salon beige :

Le 31 juillet, la destruction de l’église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien, dans le village de la Baconnière, en Mayenne, commençait. Vieux de plus de 150 ans, le lieu de culte fortement dégradé aurait nécessité plusieurs millions deuros pour être rouvert au public. Une charge financière impossible à assumer pour la commune. La décision du conseil municipal de faire tomber l’édifice a dailleurs été adoptée à lunanimité.

Cette destruction a suscité de la tristesse et même de la colère chez ceux qui ont vu les images fortes du clocher abattu. La responsabilité a été imputée aux pouvoirs publics, commune et Etat, qui nont pas su entretenir cette église ne laissant à la fin pas dautre alternative que la suppression totale du bâtiment. Devant le peu de finances publiques accordées à lentretien du patrimoine, le phénomène va tendre à se multiplier. Si une cinquantaine d’églises ont été détruites depuis les années 2000, elles sont plusieurs milliers à être en péril. Le rappel du Président de la République au Mont-saint-Michel le 5 juin dernier :

« En ce qui concerne le patrimoine religieux, le ministère de lIntérieur a consacré 57 millions deuros en 2022, et, depuis 5 ans, 280 millions deuros, au bénéfice de 8 265 projets de restauration. »

a surtout montré que le budget alloué est très insuffisant. Il faudrait multiplier la somme par plus de 10 pour limiter la casse. Les annonces dinscriptions ou de classements au titre des monuments historiques ne changera rien.

Une fois passée l’émotion légitime, il est nécessaire de sinterroger sur les raisons qui poussent à sauvegarder nos églises et les moyens utilisés. Bien sûr, lEtat a volé à lEglise au début lors de la Révolution puis au XXe siècle les lieux de culte mais aussi les biens attenant qui permettaient de financer lentretien de ces bâtiments. Laffaire est entendue. Lengagement a été pris, en contrepartie de cette confiscation, dentretenir les églises. LEtat sest parjuré, cest également un sujet qui ne fait pas débat. Mais en plus dun siècle la situation a considérablement évolué. La pratique religieuse sest effondrée, le nombre de prêtres est en chute libre. Quand il y a encore un curé, il administre dans le meilleur des cas six ou sept églises, souvent cest une vingtaine de lieux de culte sous sa responsabilité, parfois plus. Malgré la réunion de dizaines de clochers, lassemblée dominicale est bien clairsemée, surtout à la campagne. La moyenne d’âge élevée de ceux qui pratiquent encore laisse craindre le pire pour les cinquante prochaines années. Dans les diocèses plutôt que d’épuiser les rares prêtres en leur faisant parcourir des centaines de kilomètres chaque semaine, l’époque est aux pôles. Des lieux fixes où les prêtres ne sont pas seuls et où les paroissiens se déplacent pour les rencontrer. Des choix sont donc posés, certaines églises ne connaissent plus quune messe annuelle.

Dans ce contexte, est-il réellement moral quune municipalité qui nest responsable en rien de la confiscation de l’église se voit demander des millions pour lentretien dun lieu de culte qui ne sert plus ? L’âme dune église et sa raison d’être réside dans le Saint Sacrement au tabernacle et la célébration de la messe. En son absence, le lieu de culte nest plus quun tas de pierre symbole dun âge dor révolu où la France était chrétienne. Que le lecteur ne se fourvoie pas, touché par la situation actuelle je ne demande pas que les églises vides soient rasées. Il me semble pourtant quune solution transitoire doit être recherchée. Il faut permettre que les bâtiments soient sauvegardés en attendant (et espérant) un refleurissement de la pratique religieuse en France. Je vois ici deux solutions qui passent à chaque fois par la désacralisation des églises. La première serait la réaffectation par la municipalité de ces lieux de cultes en lieux culturels lucratifs, musées, salles de concert, cinémaLa deuxième consisterait à vendre ces églises en protégeant par une charte ce qui fait lintérêt du bâtiment. Là encore les nouvelles destinations peuvent être diverses : restaurant, brasserie, résidence, espace de travail partagé, etc.

Le premier pas doit être posé par lEglise. Les diocèses doivent recenser les églises menacées à moyen et long terme, sans intérêt majeur, et engager les négociations avec les municipalités avant que les sommes nécessaires à la sauvegardes des bâtiments soient telles que plus personne ne sera intéressé.

La CADA donne raison à Juristes pour l’enfance contre la Haute autorité de santé

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

La Haute Autorité de Santé (HAS) doit communiquer la composition du groupe de travail mis en place pour élaborer une Recommandation de bonnes pratiques relative au « Parcours de transition des personnes transgenres ».

Tel est l’avis qui vient d’être rendu par la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) à la demande de Juristes pour l’enfance.

La CADA a écarté l’argument de la HAS qui refusait de communiquer les noms des participants au groupe de travail au motif d’éviter des pressions éventuelles. En effet, selon la CADA, les noms et qualités des membres de ce groupe ne sont couverts par aucun des secrets énumérés aux articles L. 311-5 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration. En outre, la transparence sur la composition de ce groupe de travail participait de la confiance dans l’indépendance de ses travaux.

Juristes pour l’enfance attend donc désormais la publication de la composition du groupe de travail afin que chacun puisse vérifier la pertinence de cette composition et l’absence ou l’existence de conflit d’intérêts à même de remettre en cause les travaux effectués.

La CADA a en revanche cru bon de retenir l’argument de la HAS du stade préparatoire des documents pour refuser de communiquer les comptes-rendus des réunions. Juristes pour l’enfance a d’ores et déjà saisi le Tribunal Administratif de Montreuil pour contester ce refus.

Une église vandalisée en Ardèche

JMJ : Des jeunes en demande spirituelle face au vide existentiel

De Jean-Marie Guénois dans Le Figaro :

La réalité ordinaire de l’Église est celle que l’on a pu constater dans les rues de la capitale portugaise : des prêtres qui ont donné leur vie à Dieu pour les autres, au service, bien dans leurs baskets. Des jeunes de leur temps, connectés technologiquement mais en impérieuse demande spirituelle face au vide existentiel. Le tout, sans naïveté sur les misères de l’Église – depuis vingt ans, ces jeunes n’ont entendu parler que de cela – mais dans la conscience réaliste des problèmes de ceux qui ne veulent pas en rester aux noirceurs et veulent aller de l’avant.

 

Le 6 août, jour de la grand messe de clôture des JMJ, coïncidait avec le 30e anniversaire de l’encyclique de Jean-Paul II Veritatis Splendor… C’est un message pour les pasteurs de notre Église : la jeunesse n’attend pas des discours partisans, sur l’écologie ou les migrants, elle attend qu’on lui parle du Bon Dieu, de Notre-Seigneur, le Christ qui enlève le péché du monde, de Notre-Dame, des mystères de la foi… Il n’est pas certain aujourd’hui que le prochain synode sur la synodalité réponde à cette soif.

Avant les prochaines JMJ prévues à Séoul en 2027, les jeunes sont attendus à Rome en 2025 pour une année jubilaire.

4 idées pour prier cet été

L’été, que nous soyons en vacances ou non, que nous partions ou pas, les habitudes changent. Les jours sont plus longs, les sorties sont plus nombreuses, les activités différentes … Bref la routine est chamboulée et cela fait beaucoup de bien ! Mais pour la prière, comment faire ?

Il semble parfois difficile de garder nos habitudes de prière dans nos plannings estivaux, voilà quelques conseils pour renouveler nos temps avec Dieu cet été.

  • Surfer sur l’envie de nouveauté. L’été nous donne des envies de changements, de découvertes, de liberté ? Et bien cela peut aussi se faire dans nos habitudes de prières. Donnons-nous quelques semaines pour explorer un territoire inconnu de la prière : chapelet, lectio divina, méditation chrétienne
  • Se créer un petit réflexe louange. Cet été, de quoi est-ce que je peux m’émerveiller chaque jour ? Du chant des oiseaux ? De la vue de la mer pendant mes vacances ? De déjeuners en famille ? Choisissons un de ces bonheurs de l’été et associons-le à un mot de louange. Cela peut être un verset de psaume : “Que tout être vivant chante louange au Seigneur ! Alléluia !”(Psaume 150,6), “Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand !” (psaume 103, 1) ou un chant de louange. Nous penserons ainsi à louer Dieu au moins une fois par jour.
  • Plonger dans une saga palpitante. L’été, on a le temps de lire et l’envie de s’évader. Avec la Bible, nous avons accès, en un ouvrage, à plus de 70 livres. Les aventures d’Esther ou les mésaventures de Job ? Les tribulations d’un peuple en exode ? Les lumières de Salomon ? Les visions surnaturelles de l’Apocalypse ? Il y a forcément notre livre de l’été dans la bibliothèque de Dieu.
  • Prendre le temps de savourer pleinement. L’été, c’est la saison des fruits, des saveurs fraîches, sucrées et délicates en bouche. Choisissons un verset biblique, notre verset de l’été. Soigneusement. Puis manduquons-le à longueur de journée, tout l’été, pour laisser s’échapper toutes ses saveurs, lui donner le temps de s’ouvrir et de nous faire découvrir toute sa richesse. Nous garderons ainsi ancré dans notre cœur, un parfum d’été pour toute l’année.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Israël : tentatives d’assaut d’une église

Ces dernières semaines, des groupes israéliens ont tenté à plusieurs reprises de prendre d’assaut l’église catholique melkite et le monastère de Saint-Elie près de la ville portuaire de Haïfa, au nord d’Israël, ce qui a incité les chrétiens à prendre des mesures pour protéger les lieux.

Les attaques répétées à Deir Mar Elias sont liées aux allégations d’un groupe d’Israéliens qui prétendent contre toute vraisemblance et contre l’histoire, que le site contiendrait la « tombe du prophète Elisée ».

Le monastère a été fondé par les carmélites. L’ordre du Carmel a été fondé par des ermites au XIIe siècle sur le fameux mont du même nom. Il se rattache au prophète Elie. La devise de l’Ordre est d’ailleurs : « Je suis rempli d’un zèle jaloux pour Yahweh, le Dieu des armées », tiré du premier livre des Rois (19, 14), parole prononcée par le célèbre prophète.

La tradition veut que la grotte du prophète se trouve sous l’autel de l’église. Mais comment ces groupes juifs en sont-ils venus à penser que la tombe du prophète Elisée, disciple d’Elie, se trouve dans le monastère ? cela reste obscur.

Après plusieurs tentatives la semaine dernière, des intrus ont réussi à s’infiltrer dans la cour extérieure du monastère et à perturber la prière en cours, provoquant la peur et la colère de la communauté chrétienne. Des chrétiens de Haïfa se sont alors rassemblés dans la cour du monastère pour s’opposer aux fauteurs de trouble.

Afin de dissuader toute nouvelle attaque, l’église a installé une clôture en fer autour du monastère. Wadih Abu Nassar, conseiller de plusieurs églises en Terre sainte, a commenté :

« La clôture contribuera à faciliter le dépôt de plainte contre ceux qui essaieront de passer par-dessus, ou par-dessous les murs du monastère, et les qualifier comme agresseurs. Cela facilitera également la protection du monastère contre les attaques. »

Mgr Pierbattista Pizzaballa, récemment nommé cardinal par le pape François, patriarche latin de Jérusalem, s’est inquiété du fait que les chrétiens sont de plus en plus persécutés en Terre sainte. Il a déclaré que l’administration actuelle du Premier ministre Benjamin Netanyahu a créé un climat politique dans lequel les actes d’agression sont tolérés.

« La fréquence de ces attaques, de ces agressions, est devenue quelque chose de nouveau ». « Ces personnes [les agresseurs] se sentent protégées (…) et l’atmosphère culturelle et politique peut désormais justifier, ou tolérer, des actions contre les chrétiens. »

Le Comité islamo-chrétien pour Jérusalem et ses lieux saints a également condamné ces provocations et a souligné sa réprobation à l’égard du harcèlement et des attaques répétées contre les sites sacrés chrétiens dans la région, qualifiant ces actes de « barbares ».

Le comité a précisé que les affirmations sur l’existence de tombes juives dans les églises sont utilisées comme prétextes pour s’emparer de sites sacrés.

Coup d’Etat au Niger : et maintenant ?

Voici un point de situation sur le coup d’état au Niger et, plus largement, sur les conditions qui prévalent aujourd’hui au Sahel.

C’est un constat très “militaire”, dépassionné et assorti de commentaires non partisans. L’auteur est particulièrement qualifié sur le sujet mais il préfère garder l’anonymat :

Le coup d’état qui a eu lieu au Niger les 26 et 27 juillet 2023, s’est déroulé sans violence.

Après quelques hésitations, il a rallié l’ensemble des forces de sécurité du pays. Ce qui est également étonnant c’est que les principaux personnages qui sont apparus, sont des officiers supérieurs, parfaitement installés dans le dispositif politico-sécuritaire du pays. Ils ne représentent ni une partie de l’armée comme au Mali, ni le soutien de l’aventure personnelle de quelque officier subalterne, comme au Burkina.

Ainsi, le « président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie », est le général Tchiani Abdourhamane, commandant depuis 12 ans la garde républicaine. C’est un des fidèles de l’ancien président Mahamadou Issoufou, maintenu à son poste par son successeur Mohamed Bazoum, qu’il vient de déposer. Les relations s’étaient dégradées ces derniers mois.

Le Chef d’Etat Major Général a rejoint les officiers auteurs du coup d’état ainsi que le général Mahamadou Toumba, numéro deux de l’armée de terre et commandant l’opération conjointe avec la force française.

Parmi les mutins on trouve le colonel Ahmad Sidi, numéro deux de la garde nationale (chargée de la sécurisation de tous les sites étatiques), le colonel Abdoulkarim Hima, numéro deux de la gendarmerie, le général Salifou Mody, ancien chef d’état-major des Armées, limogé en avril dernier. Le colonel Amadou Abderamane, le porte-parole, est un officier de l’armée de l’air.

D’après la première déclaration du Président du CNSP, il semble que la principale motivation du coup de force soit de mettre fin à la mauvaise gouvernance sécuritaire contre les groupes armés terroristes.

Le Niger a la particularité de faire face à deux types de menaces terroristes :

  • Celle des groupes armés islamiques venant du Mali (EIGS essentiellement) et agissant dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières (Mali-Niger-Burkina Faso) dans la région de Tillabéry
  • Celle de Boko-Haram dans le Sud-Est du pays, aux abords du lac Tchad et à la frontière nigériane.

Le principaux griefs contre Mohamed Bazoum, énoncés par le nouveau Président du CNSP sont les suivants :

  • Le refus de Mohamed Bazoum de coopérer militairement avec le Mali et le Burkina Faso, alors que les groupes armés évoluent entre les trois états.
  • Les nombreuses pertes humaines (militaires et civiles) dues à cette situation.
  • La libération de plusieurs chefs terroristes sur décision de Mohamed Bazoum
  • Le soutien de milices dans le seul but de défendre les propres intérêts des gens au pouvoir

En revanche, le général Tchiani Abdourhamane évoque favorablement, dans sa déclaration, le soutien des partenaires étrangers (France et États-Unis en l’occurrence) dans la lutte anti-terroriste, et appelle les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) à continuer à aider la Niger.

Commentaires :

  • Le Niger est le pays qui a le mieux résisté aux conséquences désastreuses de la disparition de Kadhafi, en gérant, par le palabre, le retour des Touaregs nigériens (contrairement à ce qui s’est passé au Mali). Il reste malgré tout le pays de la région qui doit faire face à deux menaces terroristes sur deux « fronts » différents.
  • C’est également le pays le plus sollicité par les effets collatéraux de l’émigration de milliers de clandestins de la sous-région en direction de l’Europe, transitant par Agadez. Il est aidé en cela par l’Union européenne. Il récupère également des milliers de sub-sahariens, reconduits à la frontière, en plein désert par l’Algérie. Mais le Niger est également classé dernier (189ème) avec un score de 0,354 (France :0,903, 28ème), au palmarès de l’indice de développement humain du PNUD.
  • Dans ces conditions, les militaires nigériens ont très mal supporté de ne pouvoir coopérer avec leurs camarades au pouvoir au Mali et au Burkina, avec lesquels Mohamed Bazoum refusait de dialoguer, pour apparaitre comme un bon démocrate, vis-à-vis de l’occident. Or, la création du G5 sahel en 2015, voulue par la France avait justement pour but de favoriser la coopération régionale dans le cadre de la lutte anti-terroriste… Il ne faut pas perdre de vue que tous ces hauts responsables militaires de la région se connaissent très bien.
  • La politique de « dialogue » voulue par Mohamed Bazoum, et qui s’est traduite par la libération de jihadistes « pour pouvoir parler », n’a visiblement pas plu aux militaire nigériens.
  • Mohamed Bazoum, qui est d’une tribu arabe, est très minoritaire dans le paysage ethnique du Niger, ce qui reste dans cette région un handicap important, surtout si l’accusation lancée par les putschistes, d’entretenir des milices au profit de ses intérêts est avérée.
  • Il semble, selon des contacts Touaregs en France, que l’ancien président Issoufou ne soit pas étranger à ce putsch. Mohamed Bazoum aurait, selon eux, poussé trop loin la moralisation de la vie publique, ce qui aurait porté atteinte aux intérêts personnels de l’ancien président et de ses fidèles (à vérifier). L’ex-Président Issoufou, qui a obtenu le Prix Mo Ibrahim en 2020 (qui récompense la bonne gouvernance dans les pays les moins avancés), avait pour ambition d’accéder au poste de Secrétaire Général des Nations Unies. Il a malheureusement été rattrapé par des accusations de corruption (rétrocommissions) dans la vente de 2 500 tonnes d‘uranium à Orano en 2011.
  • Le site MondAfrique traite du jeu trouble de l’ex-président Issoufou dans le coup d’état.
  • Au Niger, comme ailleurs dans la région, l’image de la France s’est dégradée : émeutes très violentes contre Charlie Hebdo, difficultés récurrentes avec Orano (ex Areva), échec de Bolloré dans la construction de la ligne de chemin de fer Niamey-Cotonou (la ligne s’est arrêtée à Dosso), réécriture récemment des paroles de l’hymne nigérien pour le « décoloniser ».

Conclusion provisoire :

  • Il est certain que les Russes ne manqueront pas de profiter de la situation.
  • Les Chinois exploitent déjà le pétrole nigérien, et vont reprendre le chantier du chemin de fer vers Cotonou.
  • La France a déjà condamné le coup d’état, commence à évacuer ses ressortissants, ce qui fermera le pays et posera un problème à nos opérations militaires dans la région. Il est peut-être temps de revoir notre position vis-à-vis des cinq états du G5 Sahel, désormais tous dirigés par des militaires, auxquels on peut rajouter la Guinée présidée par un ancien de la Légion Etrangère, également arrivé au pouvoir par un putsch !

La difficulté pour la France repose dans l’équation suivante :

Premier terme :

  • L’Afrique du Nord (Maghreb + Libye) et les états sub-saharien, constituent le réservoir potentiel de la majorité des migrants, clandestins ou non, qui cherchent à gagner l’Europe, et la France en particulier (pays francophones disposant déjà d’une importante diaspora en France). L’Office International des Migrations estime à 3 500 000, le nombre de migrants légaux en France provenant de ces pays, auxquels il convient de rajouter les clandestins (500 000 ?). Les récentes émeutes en France ont montré qu’une fraction des français naturalisés originaires de ces pays constituent, en plus, une « difficulté » d’intégration pour leur pays d’adoption.
  • Les mesures visant à contrôler ou à réguler cette immigration ont montré, et montreront (sauf un changement fort improbable de méthode) leur limites, voire leur inefficacité.
  • Les solutions envisageables passent par une relation sincère avec les pays d’origine, visant à limiter les départs vers l’Europe, à renvoyer les migrants illégaux dans leur pays d’origine.
  • L’accompagnement de cette relation consiste en une coopération d’aide au développement qui encourage les populations à envisager un avenir dans leur pays. En gardant cependant à l’esprit, qu’une bonne partie des migrants est constituée de personnes ayant eu accès à l’aide au développement, ce qui leur a permis d’élever leur niveau d’éducation (une certaine maitrise de la langue) et de réunir les sommes nécessaires pour tenter l’aventure.

Deuxième terme :

  • Les pays de cette zone (Maghreb + Libye + états sub-sahariens), sont très majoritairement musulmans et subissent depuis plus de trente ans, la menace d’un islamisme radical violent. Ceci s’est traduit par des dizaines de milliers de mort en Algérie, Tunisie, Libye, Mali, Niger et Burkina Faso et a nécessité, s’agissant du Mali, du Niger et du Burkina Faso, une intervention militaire directe de la France en combinaison avec l’ONU et d’autres alliés occidentaux.
  • L’arrêt de ces actions militaires risque d’avoir pour conséquence soit l’intervention d’autres partenaires (Russie en particulier), soit la victoire des groupes armés terroristes et l’instauration de régimes islamistes, soit les deux

Troisième terme :

  • S’agissant des pays sub-sahariens, la combinaison de la coopération de développement et de l’appui militaire dans la lutte antiterroriste a donné des résultats très insuffisants, ne permettant ni le décollage économique de ces pays, ni la réduction des flux migratoires, ni le renvoi des clandestins vers leur pays d’origine, ni la réduction des groupes armés terroristes. Quant aux pays de Maghreb, malgré l’amélioration des situations sécuritaires, le développement économique stagne et l’émigration vers la France augmente alors que le retour chez eux des clandestins reste anecdotique.

Et maintenant ?

Nos relations sont exécrables avec l’Algérie, difficiles avec le Maroc, incertaines avec la Tunisie, anecdotiques avec la Libye, inexistantes avec le Mali, le Burkina Faso et désormais le Niger. Elles demeurent satisfaisantes avec la Mauritanie et le Tchad, qui reste un pays au régime cependant infréquentable selon la morale politique en cours (mais qui ne subit pas encore de violence islamique, et ne fournit que très peu d’immigrants vers l’Europe).

Dans ces conditions, peut-on faire face à la menace de l’extrémisme violent dans ces pays et restreindre les flux migratoires en provenant ? La réponse est non.

Le choix est donc entre laisser faire, contempler la dégradation des conditions d’existence dans ces pays, laisser Russes, Chinois et Turcs jouer avec notre propre sécurité ou accepter de reprendre contact avec des gouvernements provisoirement non élus, mais qui ne se montrent d’ailleurs pas plus corrompus ni violents que leurs prédécesseurs « démocratiquement élus »

    Jeux de la Francophonie 2023 : censure des médias français

    De Ilyes Zouari, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone) :

    Contrairement aux Jeux du Commonwealth, très largement relayés par les médias britanniques, et comme pour leur dernière édition de 2019, les Jeux de la Francophonie 2023 font l’objet d’une censure totale des grands médias hexagonaux destinés à la population française, qui se démarquent ainsi de ceux des autres pays francophones du monde, y compris outre-Atlantique. Au-delà des habituels beaux discours officiels, l’hostilité des milieux politiques et médiatiques français à l’égard de la vaste francophonie ne fait désormais plus aucun doute, et va même en s’aggravant parallèlement à une fuite en avant européiste et atlantiste.

    Une censure totale et systématique

    Depuis leur lancement il y a presque une semaine, le 28 juillet dernier, dans un stade réunissant près de 80 mille spectateurs à Kinshasa, aujourd’hui plus grande ville francophone du monde avec ses plus de 15 millions d’habitants, les Jeux de la Francophonie 2023 n’ont toujours pas bénéficié de la moindre couverture médiatique de la part de l’ensemble des grands médias nationaux français de la télévision (TF1, France 2, France 3, M6…), de la presse écrite (Le Figaro, Le Monde, Libération, Ouest-France…) et de la radio. Des médias à ne pas confondre avec ceux essentiellement destinés à l’étranger, comme France 24, TV5, RFI ou encore le Monde Afrique, dont le contenu diffère parfois considérablement de celui destiné à la population française, victime de nombreuses censures (Jeux de la Francophonie, sommets de la Francophonie, agression et pillage rwandais de l’est de la RDC, manœuvres militaires russes en Algérie, visite de chefs d’Etats africains en Russie, part écrasante des pays d’Europe de l’Est dans les aides françaises au développement…).

    Ainsi, et sur les quelques dizaines d’heures de journaux télévisés accumulés depuis le 28 juillet dernier, et sur les centaines d’articles publiés par les grands quotidiens nationaux, aucune seconde ni aucune ligne n’a été consacrée à ce grand événement sportif francophone international, même pour les médailles remportées par des Français. Et ce, tout comme pour la précédente édition des Jeux de la Francophonie, organisée à Abidjan en 2019. Une censure qui est donc également appliquée par les chaînes de télévision publiques et les nombreuses chaînes de radio du groupe public Radio France. Ainsi, et au lieu de couvrir le lancement des Jeux, le 28 juillet dernier, le journal de 20h00 de France 2 a préféré consacrer un long reportage de 4 minutes et 18 secondes à la très « intéressante » migration des sardines en Afrique du Sud. Incroyable mais vrai. Autre exemple : deux jours plus tard, la très ancienne et célèbre émission hebdomadaire sportive, Stade 2, diffusée sur France 3, n’a daigné accorder aucune seconde à ce grand évènement francophone sur les 52 minutes et 54 secondes d’antenne !

    Médias, aides au développement : une incontestable volonté politique de marginaliser le monde francophone

    Cette censure totale et systématique des grands événements francophones, y compris par l’ensemble des médias publics, ne peut bien évidemment se faire sans l’approbation et l’encouragement des plus hautes autorités françaises. Une attitude qui s’inscrit dans le cadre d’une volonté politique incontestable de couper le peuple français du monde francophone, menée avec acharnement par les européistes et atlantistes qui dirigent le pays depuis bientôt 20 ans. Et ce, afin de dévaloriser la France aux yeux de la population française, en lui faisant oublier son appartenance à un vaste espace linguistique (qui a d’ailleurs récemment dépassé en population l’espace hispanophone ainsi que l’ensemble Union européenne-Royaume-Uni, avec une population de 555 millions d’habitants début 2023), dans le but de lui faire accepter le maintien du pays au sein de l’Union européenne et de l’alliance Atlantique (l’Otan, que la France avait pleinement réintégrée à l’époque du président Sarkozy, qui avait ainsi effacé l’héritage du général de Gaulle). Deux ensembles présentés alors comme nécessaires, et même vitaux, pour une pauvre France qui ne pourrait rien faire “seule”. Une France qui est pourtant, en réalité, globalement bien plus puissante que la Russie, à tous les niveaux… et qui est même 26 fois plus vaste que l’Allemagne, en tenant compte de son gigantesque espace maritime, le deuxième plus grand au monde.

    Ainsi, la population française ne sait pratiquement rien du monde francophone, et en particulier des pays francophones du Sud, au sujet desquels les médias français n’alimentent qu’une image terriblement négative (avec l’appui, au passage, des associations de défense des immigrés et des clandestins…), résumant ce vaste ensemble à une accumulation de misère, de désolation, d’instabilité, ou encore à une espace abritant des animaux sauvages et connaissant parfois des manifestations anti-françaises (menées par une poignée de jeunes, certes patriotes, mais totalement manipulés par des puissances étrangères, et en particulier la Russie). La population française n’a ainsi jamais droit à des images montrant le dynamisme économique de ces pays, la modernité de grandes métropoles francophones africaines, les grandes infrastructures réalisées et celles en cours… Aujourd’hui, la quasi-totalité des Français ignore jusqu’à l’existence même de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro, le plus grand édifice chrétien au monde. Une incroyable ignorance qui concerne même l’écrasante majorité des plus fervents catholiques, et en particulier au sein de la nouvelle génération, constamment tenue à l’écart du monde francophone par les médias et l’Éducation nationale française.

    Mais cette hostilité politico-médiatique à l’égard de la francophonie se manifeste également à travers la répartition des aides publiques françaises au développement, qui ne bénéficient que marginalement au Monde francophone, et ce au profit des pays d’Europe de l’Est membres de l’Union européenne, qui récoltent constamment la part du lion, contrairement à toute logique économique et géopolitique. Ainsi, et à partir des dernières données disponibles auprès de la Commission européenne et de l’OCDE, la part du monde francophone n’a été que de 15,4 % du total des aides françaises au développement versées en 2021 (soit 3,5 milliards d’euros, aides bilatérales et multilatérales confondues), contre non moins de 43,3 % pour l’Union européenne (9,9 milliards), presque intégralement destinés aux 13 petits pays d’Europe de l’Est et orientale, qui ne totalisent que 114 millions d’habitants, soit quatre fois moins que l’ensemble des 27 pays francophones du Sud (près de 450 millions début de 2021).

    La situation est si absurde, qu’il n’y a qu’un seul et unique pays francophone parmi les 10 premiers pays bénéficiaires des aides françaises au développement (la Côte d’Ivoire, 8e). La Pologne, premier pays bénéficiaire, a reçu 9,3 trois fois plus d’aides que le Maroc, à la population quasi égale et grand allié de la France (2,565 milliards d’euros, contre 0,277 milliard). Et la minuscule Estonie, peuplée de seulement 1,3 million d’habitants, a reçu davantage d’aides que la vaste RDC, plus grand pays francophone du monde et qui vient de dépasser les 100 millions d’habitants (156 millions d’euros contre 147 millions). Là aussi, incroyable mais vrai… et totalement occulté par les médias.

    Pourtant, cette politique d’aide au développement est contraire à toute logique économique ou géopolitique. D’un point de vue économique, d’abord parce que les pays d’Europe de l’Est et orientale membres de l’Union européenne s’orientent principalement et historiquement vers l’Allemagne, qui arrive très largement en tête des pays fournisseurs de la zone, avec une part de marché d’environ 20 % chaque année (19,5 % en 2019), contre toujours moins de 4 % pour la France, dont les aides massives reviennent donc quasiment à subventionner les exportations allemandes. Une politique que l’on pourrait résumer par la célèbre expression « travailler pour le roi de Prusse »…

    Ensuite, parce que toutes les études économiques démontrent que les échanges peuvent être bien plus importants entre pays et peuples partageant une même langue. À ce sujet, un seul exemple suffit à prouver l’impact économique du lien linguistique : les touristes québécois sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser. En d’autres termes, toute richesse générée dans un pays francophone au profit de l’économie locale finit par être intégrée en bonne partie au circuit économique d’autres pays francophones, et ce, en vertu d’un mécanisme semblable à celui des vases communicants. D’où le concept de « zone de coprospérité », qui est d’ailleurs une des traductions possibles du terme Commonwealth. Ce lien linguistique explique également en bonne partie la position globalement encore assez bonne de la France en Afrique francophone (Maghreb inclus), dont elle demeure le second fournisseur en dépit de son manque d’intérêt, avec une part de marché globale estimée à 11,5 % en 2019, derrière la Chine, 15,6 %. Une part largement supérieure à celle de l’Allemagne, estimée à 3,9 %, et qui arrive même derrière l’Espagne (7,3 % et troisième fournisseur), l’Italie et les États-Unis (5,5 % respectivement).

    Enfin, parce que c’est dans cette même Afrique francophone qu’il convient d’investir massivement, afin de tirer pleinement profit des opportunités et du dynamisme que l’on trouve dans ce vaste ensemble de 25 pays, partie globalement la plus dynamique économiquement du continent (l’Afrique subsaharienne francophone, composée de 22 pays, ayant notamment réalisé en 2022 les meilleures performances économiques pour la neuvième année consécutive et la dixième fois en onze ans, affichant ainsi une croissance annuelle de 3,5 % en moyenne sur la décennie 2013-2022 – et même 4,0 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale, contre seulement 2,2 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne). Mais aussi la partie la moins endettée, la plus stable et la moins touchée par l’inflation et les violences sociales (criminalité, homicides, conflits inter-ethniques, guerres civiles…).

    Et pour ce qui est du niveau géopolitique, justement, le caractère irrationnel de la politique française d’aide au développement s’explique également par le fait que l’écrasante majorité des pays de l’UE, malgré les aides massives versées chaque année par le contribuable français, vote régulièrement contre les positions de la France au sein des grandes instances internationales, au profit des États-Unis (auprès desquels ils se fournissent d’ailleurs presque exclusivement en matière d’armements lourds, alors que les richissimes pays du Golfe et les grandes puissances émergentes préfèrent souvent acheter du matériel militaire français…).

    Ainsi, et à partir du moment que la doctrine de la politique étrangère de la France semble être désormais de travailler et de s’épuiser financièrement au service des intérêts économiques allemands et des intérêts géopolitico-militaires des États-Unis, il ne faut donc guère s’étonner de la voir perdre de son prestige et de son influence à l’international, et notamment dans les pays francophones du continent africain, au profit de diverses puissances étrangères, bien heureuses de profiter d’une telle inconscience.

    Victimes d’un environnement politico-médiatique incontestablement hostile en France, nos frères francophones du reste du monde, du Québec au Pacifique, et au nom de leurs propres intérêts, gagneraient à se faire davantage entendre, à se décomplexer et à ne plus hésiter à demander de claires explications à leurs confrères et homologues de France, en cas de double discours et d’attitude jugée néfaste au monde francophone, et donc aux intérêts de l’ensemble des pays et peuples francophones (dont le peuple français lui-même…).

    Le retour du JDD

    Après la grève le retour des parutions était annoncé pour mi-août, mais Geoffroy Lejeune a voulu surprendre en publiant un numéro dès aujourd’hui.

    Ce numéro a été réalisé essentiellement par des journalistes extérieurs, avec peu de membres de la rédaction sortante impliqués, comme pour le site internet dont l’activité avait déjà repris cette semaine.

    On y retrouve les signatures de Charlotte d’Ornellas et Raphaël Stainville (anciens de Valeurs Actuelles, comme Geoffroy Lejeune), de Pascal Praud, journaliste à Europe 1 et CNews, Jacques Vendroux, pour le sport, ou encore Eric Naulleau.

    Hélène Carrère d’Encausse, RIP

    Communiqué de L’Œuvre d’Orient à l’occasion du décès de Madame Hélène Carrère d’Encausse :

    Une grande tristesse pour l’Œuvre d’Orient
    L’Œuvre d’Orient apprend avec beaucoup de tristesse le décès de Madame Hélène Carrère d’Encausse.

    Grande amie de L’Œuvre d’Orient, elle présidait le jury de notre prix littéraire depuis plusieurs années avec compétence et autorité. Reconnue comme une experte de l’histoire et de la culture russe elle vivait avec douleur les méandres de la politique du Kremlin, qu’elle déplorait, tout en restant attachée à la civilisation russe pour le meilleure d’elle-même, qu’elle désirait faire connaitre.

    Tous ceux qui la connaissaient étaient frappés par sa vivacité, sa jeunesse d’esprit, son élégance et sa vaste érudition.

    L’Œuvre d’Orient la porte dans ses prières et assure sa famille et son entourage de sa proximité et de ses sincères condoléances.

    Fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur

    Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
    Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

    Le Christ se montre sur une montagne à ses trois apôtres préférés avec tout l’éclat de la splendeur et de sa gloire céleste. L’Église nous avait déjà fait lire ce passage de l’Évangile au IIe dimanche de Carême. Elle voulait nous encourager au début de ce temps de pénitence par l’annonce de la vision glorieuse qui en serait le terme. Mais il convenait qu’une fête fût spécialement consacrée à commémorer cette scène, en dehors des austérités du Carême, et elle fut fixée au 6 août, sept mois après celle de la 1re grande manifestation de la divinité de Notre Seigneur, l’Épiphanie.

    C’est à cette date de l’an 1457 que le pape Calixte III l’impose à l’Église universelle en souvenir de la victoire remportée par Jean Hunyade sur Mahomet II près de Belgrade le 14 juillet 1456 et annoncée à Rome le 6 août suivant.

    La Fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur est une fête de IIe classe, mais assez solennelle pour la remporter sur le dimanche. Ce fut le cas en 1989, 1995, 2000, 2006, 2017, et cette année 2023…

    Le graduel Speciósus est la seule pièce ancienne de cette messe. Il est chanté le dimanche dans l’octave de Noël et nous le connaissons bien puisqu’il revient tous les ans le dimanche après la Nativité. Ce chant célèbre la beauté du fils de Dieu. Au temps de Noël, cette beauté apparaissait sous les traits d’un petit enfant, aujourd’hui elle se révèle dans l’éclat d’un visage et de vêtements resplendissants.

    Speciósus forma præ fíliis hóminum :
    Vous êtes le plus beau des enfants des hommes :

    Diffúsa est grátia in lábiis tuis.
    La grâce est répandue sur vos lèvres.

    Noter l’insistance de la mélodie sur : forma, avec le sommet musical sur mi. La seconde phrase aura son sommet sur : lábiis, c’est le Visage transfiguré de Jésus qui inspire l’accent admiratif de ce chant. La lente descente au grave de : tuis ajoute une note de solennité et de paisible révérence. Le verset utilise les formules du 3e mode, avec insistance sur le si naturel. La mélodie se fait plus légère sur língua mea, expressive et calquée sur le texte.

    Allelúia, allelúia. V/. Sap. 7, 26. Candor est lucis ætérnæ, spéculum sine mácula, et imágo bonitátis illíus. Allelúia. Allelúia, allelúia. V/. Splendeur de la lumière éternelle, miroir sans tache, image de la bonté de Dieu. Alléluia.

     

    Ant. ad Offertorium. Ps. 111, 3. Offertoire
    Glória et divítiæ in domo eius : et iustítia eius manet in sǽculum sǽculi, allelúia. Gloire et richesse dans sa demeure : et sa justice demeure d’âge en âge.
    Ant. ad Communionem. Matth. 17, 9. Communion
    Visiónem, quam vidístis, némini dixéritis, donec a mórtuis resúrgat Fílius hóminis. Ne parlez à personne de ce que vous avez vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.

    Vous n’aurez pas ma haine

    Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

    Lettre ouverte à Messieurs Zemmour et Bock-Côté, et à tous eux qui ne supporte pas d’entendre « Vous n’aurez pas ma haine ».

    Je ne partage pas votre aversion contre la déclaration « vous n’aurez pas ma haine » faite par Antoine Leiris lorsqu’il a perdu sa femme dans les attentats de 2015 et reprise plus récemment par Vincent Jeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses, dont la maison a été incendiée et prise d’assaut lors des récentes émeutes.
    Pour ma part, je ne vois là rien de choquant mais plutôt l’expression laïque, dans la bouche de personne qui ne sont pas des chrétiens revendiqués, du pardon chrétien.
    Pardonner, même à la manière laïque « vous n’aurez pas ma haine », aux assassins de sa femme ou aux assaillants aux relents meurtriers de sa maison, est à mes yeux tout à fait admirable et édifiant comme l’avait été le pardon de Jean-Paul II à Ali Ağca.
    Le pardon quand on parvient à le donner, nous libère du ressentiment délétère qui nous enfonce dans une colère stérile et sans fin. Ne pas haïr est une conséquence du pardon.
    Le pardon libère également celui qui le reçoit, lui permettant, en regrettant sa faute, de pouvoir réparer et repartir d’un meilleur pied.
    Ce qui vous conduit au rejet viscéral de l’expression « vous n’aurez pas ma haine », n’est-il pas que vous croyez que le pardon s’oppose à la justice et conduit à l’oubli ?
    Pourtant, le pardon n’exclut pas la justice c’est-à-dire que le coupable paye sa dette et que la société soit protégée. Le pardon n’entraine pas nécessairement le laxisme.
    Le pardon n’est pas non plus l’oubli et il n’exonère nullement de prendre les moyens d’éviter la répétition des mêmes crimes.
    Vous parlez souvent de « défendre l’identité chrétienne de la France ».
    C’est en vivant l’identité chrétienne qu’on la défend.
    Le pardon est constitutif de l’identité chrétienne.
    En pardonnant, à leur façon laïque, Messieurs Leiris et Jeanbrun ont défendu l’identité chrétienne de la France.
    Ne vous en déplaise.

    Jean-Marie Toulet, électeur d’Éric Zemmour à la présidentielle et auditeur assidu de Mathieu Bock-Côté dans « face à l’info »

    Mgr Cador nommé évêque de Coutances et Avranches

    Vicaire général, le père Grégoire Cador avait été   élu administrateur diocésain en 2022 après le départ de l’évêque du Mans Yves Le Saux pour Annecy. Il vient d’être nommé évêque de Coutances  par le pape.

    Né en 1961 et ordonné prêtre en 1988 au Mans, l’abbé Grégoire Cador était vicaire général depuis septembre 2019. Il a été aumônier des lycées du Centre du Mans de 1987 à 1988, vicaire à La Flèche de 1988 à 1992, prêtre fidei-donum à Tokombéré dans le diocèse de Maroua-Mokolo (Cameroun) de 1992 à 2016, curé d’Allonnes-Arnage de 2017 à 2021 et accompagnateur de la pastorale des migrants.

    Marianne lance un appel à témoignages auprès des jeunes catholiques

    Ça se passe ici :

    Le surnaturel dans la vie des rois et reines de France

    Vient de paraître La royauté française entre ciel et terre : 20 anecdotes qui ont fait l’âme de la France, d’Olivier Minvielle et Stéphane Glogowski.

    Les auteurs évoquent 20 anecdotes historiques, du miracle de la Sainte Ampoule aux reines martyres de la Révolution française Marie-Antoinette et Marie-Clotilde de Bourbon. Il s’agit d’un extraordinaire voyage au cœur du merveilleux chrétien de notre histoire royale.

    L’irruption du surnaturel dans la vie des rois et reines de France a donné lieu à un traitement contrasté allant du positivisme intégral à l’hagiographie outrancière. L’ouvrage tente de trouver un équilibre entre ces deux approches en reprenant vingt anecdotes miraculeuses fondées sur la solidité de certains procès canoniques, la légitimité des saints et les manuscrits d’auteurs contemporains sur ces phénomènes extraordinaires.

    Confrontant les approches historiques et théologiques, les auteurs tentent de discerner le vrai du faux dans les récits rapportés des trois dynasties mérovingienne, carolingienne et capétienne.

    Lettre ouverte de l’Union Lex Orandi à Mgr Roland sur la célébration de la messe traditionnelle

    Lettre ouverte à Monseigneur Roland, Evêque de Belley-Ars, sur les restrictions apportées à la célébration de la messe selon le rite traditionnel dans son diocèse

    le 4 août 2023

    Monseigneur,

    Vous avez publié le 11 octobre 2022 une « Note d’information » par laquelle vous avez édicté qu’il « n’est plus possible d’utiliser les livres liturgiques édités avant le concile Vatican II pour la célébration des sacrements dans les paroisses et les chapelles du diocèse de Belley-Ars. »

    Vous avez également décidé de mettre fin à compter de 2025 à la seule célébration de la messe selon le missel de 1962 qui subsiste avec des restrictions dans l’église Saint Martin de Coligny.

    Enfin, vous avez supprimé toute tolérance s’appliquant à la célébration de la messe dans le rite traditionnel dans le sanctuaire d’Ars, pourtant fréquenté chaque année par des milliers de prêtres, en n’accordant qu’une exception pour les messes « sans peuple avec le missel de 1962, exclusivement dans la crypte de l’église basilique » et ce jusqu’au 31 décembre 2023 uniquement.

    Le Journal de Saône-et-Loire, dans son édition du 2 août 2023, nous apprend que la bonne observance de ces mesures restrictives vous hante. Alors que vous êtes à Lisbonne pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, vous avez rappelé les normes décidées par vous à l’attention des quelques 400 prêtres qui vont se succéder au sanctuaire d’Ars à l’occasion de la Fête de Saint Jean-Marie Vianney à compter d’aujourd’hui. Mais que craignez-vous donc ?

    Craignez-vous l’absence de docilité des prêtres désireux de sanctifier leur âme par la célébration selon l’ancien rite, ou pire, de prêtres soucieux du bien des âmes des fidèles qui souhaitent se sanctifier par ce même trésor liturgique de l’Eglise ?

    Dans ce cas, votre priorité serait, malgré la distance de Lisbonne à Ars, de pouvoir continuer à surveiller, interdire et punir ? Votre conception du ministère d’Evêque serait-elle celle du cléricalisme tant fustigé par le Pape François ?

    Craignez-vous que le succès du Pèlerinage de Chartres à la dernière Pentecôte, avec 16.000 pèlerins venus marcher, prier et célébrer dans la forme liturgique ancienne, ne contamine votre diocèse ?

    Craignez-vous que des jeunes – qui sait, peut-être même des jeunes de votre diocèse – ne rejoignent ceux que vous qualifiez avec un brin de mépris de « personnes qui ont besoin d’encore un peu de temps » pour abandonner le rite multiséculaire de l’Eglise romaine ? Dans ce cas, que faites-vous de cette définition de l’Eglise synodale donnée par le Pape François : « un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer » ? L’Eglise synodale serait-elle pour vous l’Eglise de l’exclusion de la minorité ?

    Enfin, pourquoi craignez-vous que l’offrande rédemptrice du corps et du sang du Christ puisse être célébrée dans le rite qui en restitue le mieux toute la profondeur sacrificielle d’une manière immuable ? Quel sens aura alors cette phrase célèbre du saint Curé d’Ars :

    « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. » ?

    Monseigneur, nous vous en prions, laissez à vos fidèles et aux pèlerins d’Ars la grâce de pouvoir assister à « l’œuvre de Dieu » dans le rite qui se célébrait à l’époque de Saint Jean-Marie Vianney. Vous verrez : vous n’avez rien à craindre.

    Ilyes Zouari et l’autogénocide démographique européen

    Ilyes ZOUARI, président du Centre d’études et de réflexion sur le monde francophone (CERMF), conférencier, essayiste, expert en géopolitique et en démographie, était invité de Radio Notre-Dame (à partir de 2mn25) :

    Dans Politique Magazine, il avait publié un article sur la

    Démographie : 9 bombes d’hiroshima larguées sur l’union européenne en 2021

    Extraits :

    Selon les dernières données d’Eurostat, le nombre de décès au sein de l’Union européenne (UE) a dépassé celui des naissances de 1,231 million d’individus en 2021.  Hors immigration, la population de l’UE a donc baissé d’autant, soit l’équivalent de douze villes de 100 mille habitants qui auraient été rayées de la carte, ou encore de près de neuf bombes atomiques d’Hiroshima qui auraient été larguées.

    […]

    Aujourd’hui, ce sont donc 18 des 27 pays de l’UE qui affichent un solde négatif, comme l’Italie voisine où il s’est établi à non moins de 309 600 en 2021. Et il en sera de même bientôt pour la France, la soi-disant « championne » de la natalité en Europe, mais qui n’est autre, avec son taux de fécondité inférieur au seuil de renouvellement des générations depuis 1975, qu’un cancre parmi d’autres… Désormais, le solde naturel français est quasi nul (inférieur à 0,1 %), et la croissance démographique est déjà assurée aux trois quarts par l’immigration.

    Le processus d’autogénocide européen est donc maintenant une réalité incontestable. Et son rythme va continuer à s’accélérer, même en maintenant le taux de fécondité global européen à son niveau actuel de 1,5 enfant par femme. Ainsi, et selon les dernières projections de l’ONU, l’ensemble du continent européen devrait perdre 40 millions d’habitants d’ici à 2050, et près de 120 millions supplémentaires au cours de la seconde moitié du siècle, et ce, en incluant une immigration qui sera infiniment bien plus importante que par le passé. En 2100, l’Europe devrait alors ne plus représenter que 5 % de population mondiale… tout en comptant une importante proportion d’habitants d’origine non européenne. Si rien ne change, notre civilisation aura donc en grande partie disparu de la surface de la terre à la fin du siècle, avec à la clé de terribles conséquences économiques, géopolitiques, voire territoriales.

    Chronique de l’anarcho-totalitarisme

    Une Lyonnaise de 23 ans, a reçu une contravention pour «stationnement de véhicule gênant l’accès à un autre véhicule». Le contrôle par l’agent de police municipale date du 1er juillet à 9h10.

    Vandalisée dans la nuit précédente, lors des émeutes, la Twingo avait été retournée sur le toit. Et ainsi elle bloquait la rue.

    Une situation ubuesque pour laquelle elle peine à obtenir des réponses.

    La France d’aujourd’hui, forte avec les faibles, faible avec les forts…

    Le pape face aux autorités portugaises : Rejet de la vie, enfants non nés, euthanasie

    Extrait du discours du pape à Lisbonne, avec les autorités et le corps diplomatique :

    […] Dans le monde développé d’aujourd’hui, il est devenu paradoxalement prioritaire de défendre la vie humaine, mise en danger par des dérives utilitaristes qui l’utilisent et l’éliminent : la culture du rejet de la vie. Je pense à tous ces enfants qui ne sont pas nés et ces personnes âgées abandonnés à elles-mêmes, à la difficulté d’accueillir, de protéger, de promouvoir et d’intégrer ceux qui viennent de loin et frappent aux portes, à la solitude de nombreuses familles qui luttent pour mettre au monde et élever des enfants. On serait aussi tenté de dire ici : vers où naviguez-vous, Europe et Occident, avec le rejet des personnes âgées, les murs aux fils barbelés, les tragédies en mer et les berceaux vides ? Vers où naviguez-vous ? Où allez-vous si, face au mal de vivre, vous offrez des remèdes hâtifs et erronés, comme l’accès facile à la mort, solution de facilité qui paraît douce, mais qui est en réalité plus amère que les eaux de la mer ?Et je pense à tant de lois sophistiquées sur l’euthanasie. […]

    En Europe, et plus généralement en Occident, on assiste à une phase descendante de la courbe démographique : le progrès semble être une question de développement technique et de confort des individus, alors que l’avenir exige de contrer la dénatalité et le déclin de l’envie de vivre. Une bonne politique peut faire beaucoup en cela, elle peut être génératrice d’espérance. Elle n’est pas en effet appelée à détenir le pouvoir, mais à donner aux gens la possibilité d’espérer. Elle est appelée, aujourd’hui plus que jamais, à corriger les déséquilibres économiques d’un marché qui produit des richesses mais ne les distribue pas, appauvrissant les esprits en ressources et en certitudes. Elle est appelée à se redécouvrir génératrice de vie et de soins, à investir avec clairvoyance dans l’avenir, dans les familles et dans les enfants, à promouvoir des alliances intergénérationnelles, où l’on ne supprime pas d’un coup d’éponge le passé, mais où l’on favorise les liens entre jeunes et personnes âgées. Nous devons reprendre cela : le dialogue entre jeunes et personnes âgées. C’est ce que rappelle le sentiment de la saudade portugaise, qui exprime une nostalgie, un désir de bien absent qui renaît seulement au contact de ses propres racines. Les jeunes doivent trouver leurs racines chez les personnes âgées. En ce sens, l’éducation est importante. Elle ne peut pas se contenter de transmettre des notions techniques pour progresser économiquement, mais elle est destinée à s’insérer dans une histoire, à transmettre une tradition, à valoriser le besoin religieux de l’homme et à favoriser l’amitié sociale. […]

    Restauration de la Sainte Chapelle de Thouars

    Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

    La collégiale Notre-Dame de Thouars est la chapelle du château des ducs de la Trémoille. Construite entre 1499 et 1515 par Gabrielle de Bourbon descendante de Saint Louis, abritant une relique de la Sainte Croix ramenée de Rome par le Cardinal de la Trémoille et revêtue de privilèges par le pape Léon X, elle revendique le titre de Sainte Chapelle. Gabrielle de Bourbon assurait le suivi des travaux pendant que son époux accompagnait Louis XII puis François Ier dans leurs campagnes italiennes. Il dut en ramener quelques inspirations architecturales qui vont donner un caractère unique à l’édifice. Il s’agit de la seule chapelle en France possédant une loggia renaissance en façade. L’architecture de ce lieu offre une association parfaitement harmonieuse du gothique flamboyant et du style renaissance. Le portail est composé d’une porte surmontée d’une baie à réseau, réunis sous une même grande arcade. Le Christ en gloire y est entouré des douze apôtres. La finesse de la sculpture est remarquable malgré les dégradations du temps. La collégiale remplira rapidement son rôle de Mausolée car Charles, fils unique de Louis II de la Trémoille et de Gabrielle de Bourbon, tombera à la bataille de Marignan en laissant heureusement un fils. Sa mère désolée le suivra de près dans la tombe. Louis II périra à la terrible bataille de Pavie. Leurs gisants trôneront majestueusement avec celui du cardinal jusqu’à la révolution, témoins d’une épopée guerrière tragique désormais gravée dans la pierre par l’apparition d’un nouveau style architectural. En 1563, la vicomté de Thouars sera érigée en duché par Charles IX.
    Construite dans la partie Sud de l’éperon rocheux façonné par un méandre du Thouet et qui domine la vallée., la collégiale Notre-Dame de Thouars, ou Sainte-Chapelle du château des ducs de la Trémoille, est située aujourd’hui au Nord du château, édifié dès la première moitié du XVIIe siècle par Marie de la Tour d’Auvergne. Le pignon oriental de la chapelle, enraciné dans son soubassement donne à pic sur la vallée. Les deux niveaux de crypte qui abritent aujourd’hui les caveaux des la Trémoille se trouvent au-dessus du niveau du sol et possèdent ainsi leurs baies ouvertes à la lumière.

    Après l’extinction tragique de la branche des la Trémoille, Le Prince de Ligne, héritier de la collégiale en fit don à une société religieuse afin que le bâtiment puisse servir au culte et spécialement à la conservation de la liturgie dans sa forme tridentine. La collégiale est aujourd’hui une paroisse vivante mais sa restauration dépasse les moyens des fidèles qui la fréquente. Ce patrimoine n’est pas seulement le leur, c’est l’histoire de Thouars, l’histoire d’une grande famille liée à l’histoire de France, c’est l’histoire de l’architecture. La restauration de l’ensemble des façades sera une longue aventure qui ne pourra se poursuivre sans mécénat. Il s’agit donc de la sauvegarde d’un lieu de culte et monument patrimonial majeur de l’époque et du Département des Deux-Sèvres ouvert à tout public.
    Le 8 novembre 2022, une convention a été signée officiellement avec la fondation du patrimoine pour lancer une collecte de dons. Cette fondation apporte des défiscalisations, même sur l’ISF.
    https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/collegiale-notre-dame-de-thouars

    Résistance ou résilience ? Sympathie ou empathie ?

    Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

    Eva Chaussinand (doctorante à l’ENS Lyon) publiait récemment un article dans Cairn.info qui évoquait ce déficit d’empathie présidentielle. Pour Josiane Bakasko “le président a un énorme déficit d’empathie “.

    Empathie et résilience : ces mots de la société moderne sont-ils justes ou signes d’un “autocentrisme” qui empêche d’aimer et d’écouter son prochain. Ne désignent-ils pas l’individualisme et la déconstruction des liens de la société.

    La définition commune de la résilience posée par quatre experts de la question (Michel Manciaux, Stefan Vanistendael, Jacques Lecomte, Boris Cyrulnik) en 2001 est celle-ci : « Capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir en dépit d’événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères. » Appliquée à un homme cette définition est finalement assez proche de la résistance ; à savoir : s’opposer à quelque chose, quelqu’un, etc.

    D’où vient la résilience sinon de la capacité d’un métal à retrouver sa forme et ses caractéristiques ? Dès lors celui qui la revendique prétend être capable de subir des coups et être à même de se relever. Fort bien, mais si la résistance, la vraie, donne au matériau de ne pas se déformer et à l’humain la force de repartir au combat en dépit d’échecs qu’il subit, quitte à changer de tactique ou de stratégie pour contourner l’adversité ou l’emporter sur elle. La résilience, elle, montre le plus souvent la capacité de l’humain de ne redevenir que ce qu’il était, ce qu’il est. Retrouver la même forme (du métal). De ne pas être touché par autrui. On ignora les coups, les maux, les critiques et les remarques qui nous furent donnés, et l’on conserva les mêmes traits, le même caractère, quitte à répéter ses erreurs. Ceux qui emploient ce mot (nouveau pour évoquer une faculté humaine) se croient durs au mal , durs comme fer, il ne sont bien souvent que têtus, voire imbus d’eux-mêmes. Ils refusent tout avis contraire concernant leurs idées et tout conseil concernant leur personne.

    Se revendiquer de la résilience, risque de ne montrer ainsi qu’un dédain de la pensée d’autrui.

    Quant à l’empathie, n’est-elle pas du même registre, celui de s’aimer soi-même ? Si je dis que j’ai de la sympathie envers une personne, je suis obligé de parler d’elle, de la nommer et de penser à elle. Je puis souffrir avec elle, je puis l’aimer. La racine du mot le montre : “sympathie” vient du grec “souffrir avec”, qui a donné en latin la “compassion” (de “cum”= avec et de “pati”= souffrir). J’offre cet amour tendu vers autrui. Le mot “empathie”, lui, comporte le préfixe “en”, lequel vient du “dans” en grec. La bienveillance que je puis éprouver reste “au-dedans de moi.

    Le mot signifie que je puis aimer, ou souffrir avec autrui, mais je ne nomme pas l’art, l’objet ou l’être qui reçoit cet amour. Je ne parle que de moi. Je ne pense qu’à moi et n’offre rien : “Je suis le plus beau, je puis aimer, etc.” Aimer qui, aimer quoi ? On ne le saura pas. Si la sympathie est offerte, gratuite, tournée vers autrui, une « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui. » nous dit le Larousse, l’empathie, la capacité d’amour que je prétends avoir, n’est tournée que vers moi. Je n’y parle que de moi, je ne pense qu’à moi ! Ceux qui se réclament de l’empathie risquent fort de n’aimer qu’eux-mêmes. Ils se considèrent comme ouverts et à l’écoute mais n’ont souvent pas la moindre capacité d’avoir pour leur prochain une véritable sympathie, de l’amitié, de l’amour, une passion, une dévotion, etc. Car celles-ci m’obligent envers autrui : mon comportement, mes actes, mes pensées et mes prières seront contraintes par ce qu’autrui crée en moi. Dans l’empathie… Rien de tel. Elle ne crée nulle symbiose entre des êtres.

    Se méfier de ces mots à la mode. Et de ceux qui revendiquent en être pétris. Ils sont ou ont tendance à être “a-relationnels”.

    Bertrand du Boullay

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