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Un nouvel évêque pour le diocèse de Saint-Denis

Le pape Benoit XVI, suite à la démission de Mgr Olivier de Berranger, a nommé évêque de Saint-Denis Mgr Pascal Delannoy. Il était jusqu'à présent évêque auxiliaire de Lille.

MJ

La CEF contre le statut du « faux-parent »

Dans un communiqué, le conseil permanent des évêques de France écrit :

"Ce projet de loi n'est pas nécessaire. Les dispositions légales en vigueur permettent déjà des délégations de l'autorité parentale. La mise en œuvre de ces dispositions demande certes quelques formalités et quelques contrôles, mais c'est bien normal. On ne peut en effet simplement décréter que, dès lors que deux personnes se sont mises en ménage, chacune d'elles peut avoir l'autorité sur les enfants de l'autre pour des « actes importants » de leur vie.

Ce projet de loi n'est pas vraiment au bénéfice des enfants. Il cherche surtout à rendre la vie plus commode aux parents, ce qui n'est pas négligeable, sauf si le résultat est de compliquer encore la vie des enfants, qui sont malheureusement souvent pris comme otages dans les conflits conjugaux et les hostilités entre leurs parents eux-mêmes, ou entre leurs parents et leurs nouveaux ou leurs anciens conjoints. Donner un statut au tiers l'introduit dans l'exercice déjà délicat du partage de l'autorité parentale entre les parents séparés. Et si trois personnes ont une véritable autorité à l'égard de l'enfant, pourquoi pas quatre et plus, car il n'est pas garanti que la deuxième union des parents soit stable ? Légiférer sur toutes les situations qui découlent de l'instabilité de la cellule familiale provoquera des situations invivables.

Remplacer dans un texte de loi « père et mère » par « parents » est loin d'être anodin ! Il est particulièrement malvenu d'utiliser le détour de ce projet de loi, en brandissant l'argument du bien de l'enfant, pour introduire la possibilité d'étendre la responsabilité parentale au partenaire du même sexe que l'un des parents. L'étape suivante ne sera-t-elle pas d'autoriser l'adoption pour les personnes qui sont dans ces situations ? En effet, si une loi leur accorde une part de l'autorité de parents, d'aucuns ne verront pas pourquoi une autre loi ne pourrait pas définir qu'elles sont habilitées à adopter des enfants. Au détour d'un texte et sous couvert de la question de l'autorité des beaux parents, on donne un statut parental et conjugal aux unions entre partenaires du même sexe. Il y a derrière tout cela deux vérités qu'il ne faut pas perdre de vue :

• La vie sociale est structurée par la relation homme-femme et non par la relation entre personnes du même sexe.

• L'épanouissement et la maturation d'un enfant suppose qu'il ait un père et une mère. Aucun élément scientifique et sérieux ne permet de dire qu'il n'y aurait aucun dommage à ce qu'un enfant soit élevé par deux hommes ou par deux femmes plutôt que par un homme et une femme."

MJ

L’intérêt du travail agricole

Extrait du discours de Benoît XVI au Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA) :

T "Tout travail humain est une participation à la providence créatrice du Dieu tout-puissant, mais le travail agricole y occupe une place prééminente. Une société véritablement humaine devrait toujours savoir apprécier et récompenser de manière appropriée la contribution apportée par le secteur agricole. S'il est soutenu et équipé de manière correcte, il possède le potentiel pour faire sortir une nation de la pauvreté et poser les fondations d'une prospérité croissante."

MJ

« Faux-parent » : écrivez à votre député

Le Collectif pour l'enfance met en ligne une lettre à signer en faveur des droits de l'enfant, dont voici un extrait :

E "Ce projet, annoncé comme une mesure visant à simplifier la vie dans les familles recomposées, sera en réalité source de complications et de confusion dans les relations familiales. Avec ce projet, l’association d’un tiers à l’exercice de l’autorité parentale n’aura plus besoin d’être justifiée par les besoins de l’éducation de l’enfant mais sera fondée sur la relation entre ce tiers et le parent de l’enfant. Le tiers exercera l’autorité parentale sans nécessité pour l’enfant, sous prétexte qu’il vit avec l’un des parents de l’enfant !

Ce projet fait éclater la fonction parentale entre les différents intervenants se succédant dans la vie de l’enfant au gré des aléas des relations de couple de ses parents. L’enfant se trouve en situation confuse et précaire, où un nouveau « beau-parent » peut remplacer l’ancien et ainsi de suite. Ce projet multipliera les conflits entre adultes à l’occasion de cet exercice déjà délicat de l’autorité parentale lorsque les parents sont séparés, entraînant des souffrances supplémentaires pour l’enfant.

Ce projet évincera le deuxième parent, en général le père, déjà souvent mis à l’écart matériellement, qui se verra en outre concurrencé dans ses prérogatives juridiques de père, d’autorité parentale. Ce projet prépare le terrain à l’homoparentalité, en liant l’autorité parentale à un investissement affectif auprès de l’enfant. La définition du parent se trouve déconnectée de son fondement biologique qui est l’engendrement de l’enfant, réel ou symbolique dans le cas des enfants adoptés notamment. Affirmer que le gouvernement s’opposera à toute loi permettant l’adoption par des couples de même sexe est un abus de langage. Ce projet de loi conduit aux mêmes résultats, sans même de débat sur le sujet !"

MJ

Arte contre la télévision polonaise

F Yves Daoudal décrypte un article du Monde, relatant la rupture entre Arte et la télévision polonaise de service public, la TVP, dont le président, Piotr Farfal (photo), est militant de la Ligue des familles polonaises. Jérôme Clément, président d'Arte France, déclare :

"Nous devons reconnaître que les valeurs européennes ne sont pas partagées par le parti avec lequel est lié l'actuel président de TVP"

Commentaire de Daoudal :

"Il faut en effet reconnaître qu'ils n'ont pas les mêmes valeurs. Mais ce que Jérôme Clément appelle les «valeurs européennes» est une imposture idéologique. Les vraies valeurs européennes sont celles du christianisme et du respect des nations, donc celles de la Ligue des familles polonaises."

Dans un communiqué de TVP, Piotr Farfal a répondu qu'il considérait

"comme inadmissible et ne cadrant avec aucun standard de la culture européenne l'allégation faite selon laquelle en tant que président de TVP (il) représenterait les intérêts d'un parti politique quelconque".

Michel Janva

Yves Daoudal, miscellanées

Voici quelques propos tenus par Yves Daoudal, invité du Forum Catholique hier soir :

D "La liberté d’expression, c’est un sujet très vaste. En résumé, je suis pour la plus large liberté d’expression, qui soit une authentique liberté. La liberté ne consiste pas à faire n’importe quoi, mais à tendre vers le bien et le vrai, car on n’est libre que dans le vrai et le bien. La liberté d’expression ne comporte pas le droit de blesser les gens, surtout dans ce qu’ils ont de plus cher. Il n’y a pas de droit au blasphème, toutes religions confondues. J’étais opposé aux caricatures de Mahomet, qui sont une provocation inutile, et qui caricaturent ce que l’on a à dire sérieusement sur l’islam."

"La visite éclair [de Jean-Marie Le Pen en 2007] sur la dalle d’Argenteuil allait plus loin dans ce sens, d’une façon qui m’a paru brouillonne et mal préparée. Je ne suis pas sûr que les Français aient gardé le souvenir de l’appel aux «Français de branche», et ceux qui ont entendu parler de cette opération se sont sans doute dit : «Il est gonflé, Le Pen», ce qui n’était pas mauvais.

En ce qui concerne Valmy, j’ai dit à Jean-Marie Le Pen que je n’étais pas d’accord, dans une lettre où je lui expliquais pourquoi. Là, tout me paraissait mauvais : l’impossible récupération d’un symbole maçonnique, une fausse victoire française (il y avait des Français des deux côtés) qui n’était qu’une victoire fabriquée par la Révolution pour la gloire de la Révolution… J’ai refusé d’y aller et de faire mon éditorial de National Hebdo sur ce sujet. C’est la seule fois où j’ai cru devoir, en conscience, dire que je n’étais pas d’accord. Je me souviendrai toujours des regards ahuris, apitoyés, parfois admiratifs, de certains, selon qu’on me voyait en réprouvé ou en martyr. «Quel courage !», ai-je entendu, tandis que certains pensaient très fort : «Il est mort.». Mais je n’avais fait preuve d’aucun courage, j’avais seulement et tranquillement suivi ma conscience, et je ne suis pas mort : Jean-Marie Le Pen ne m’en a absolument pas tenu rigueur. Je me suis dit que si certains courtisans disaient parfois ce qu’ils pensent et ne fuyaient pas les nécessaires débats, tout irait mieux…"

"Je sais bien qu’il est interdit de dire la vérité sur l’homosexualité, car cette vérité est «homophobe» et tombe donc sous le coup de la loi. Ce n’est pas une raison pour mettre en avant de mauvais arguments, ou plutôt de faux arguments, comme le fait Christian Vanneste. Tout au long de l’affaire, le député, agrégé de philosophie, s’est référé à la «morale kantienne» pour étayer son raisonnement : «Un comportement qui ne peut être généralisé n’est pas conforme à la morale kantienne.» Ainsi, premièrement, l’homosexualité serait un comportement, un choix libre de l’individu, qui ne peut donc revendiquer une reconnaissance communautaire. Deuxièmement, ce comportement, s’il était généralisé, aboutirait à la fin de l’espèce humaine, il est donc moralement inférieur au comportement hétérosexuel.

Ce raisonnement n’est pas recevable. Premièrement il est faux que l’homosexualité soit toujours un choix. Même si aujourd’hui elle l’est souvent, il existe des personnes réellement homosexuelles. Et il découle du deuxièmement que le vœu religieux de chasteté serait lui aussi inférieur au comportement habituel des couples, ce qui est inadmissible. L’Eglise, qui ne fait sienne aucune idéologie, kantienne ou non, constate que certaines personnes «ne choisissent pas leur condition homosexuelle» car elles «présentent des tendances homosexuelles foncières». Ce qui est une épreuve : ces personnes sont appelées à la chasteté. Car les «actes d’homosexualité» sont des «dépravations graves», «contraires à la loi naturelle», et ne peuvent donc «recevoir d’approbation en aucun cas». Tant que le Catéchisme de l’Eglise catholique n’est pas interdit, voilà ce que l’on peut dire, et que l’on doit dire."

Michel Janva

Quand il s’agit d’islam, il n’y a plus de laïcité

Lu dans Minute :

L "Le 25 février, le Service de la législation fiscale, qui dépend de la Direction générale des Finances publiques, a publié une instruction portant la référence 4 FE/09. […] [Elle] a pour objet de préciser le régime fiscal applicable à deux des principaux outils de la finance islamique : le contrat de murabaha et les sukuk. Cette instruction forte de 86 articles, signée de Marie-Christine Lepetit, énarque et polytechnicienne, est proprement hallucinante :

«La finance islamique représente environ 400 à 500 Md€ d’investissements à travers le monde. Elle concerne les investisseurs qui souhaitent investir dans des instruments financiers respectueux des principes du Coran et notamment la prohibition de l’intérêt. Le développement de la finance islamique en France, destiné à faire bénéficier ces investisseurs des services de la place financière française, permettra d’attirer sur notre territoire une part de ces investissements. Cela suppose de mettre en place un cadre juridique et fiscal de nature à procurer la sécurité et la prévisibilité nécessaires aux investisseurs.»

[…] A l’image des supermarchés qui se sont mis à vendre des produits halal pour satisfaire une clientèle musulmane toujours plus nombreuse, l’Etat français précise sa législation pour attirer sur son territoire une partie des 400 à 500 milliards d’euros de la finance islamique. Les mêmes qui, à longueur d’année, n’ont que le mot «laïcité» à la bouche, sont prêts à toutes les contorsions pour remplir leur portefeuille. Imagine-t-on une instruction du ministère des finances venant parler des «instruments financiers respectueux des principes de l’Evangile» et de la nécessité de mettre «en place un cadre juridique et fiscal de nature à procurer la sécurité et la prévisibilité nécessaires aux chrétiens» ? […] Le Coran et les prescriptions islamiques viennent donc de faire leur entrée au sein de la législation fiscale française. La formidable progression de l’islam en France nous enseigne qu’à force d’avoir oublié comment cela a commencé, nous ne savons plus où cela va s’arrêter."

MJ

Nadine Morano, fermée au dialogue

Le député Jean Frédéric Poisson est interrogé par Minute (à paraître demain) sur le projet de loi concernant le statut du "faux-parent" :

P Pouvez-vous en discuter sereinement avec Nadine Morano ou Rachida Dati, qui portent ce projet de loi ?

Mais il n’y a pas eu de discussion, cher monsieur ! Je vais même aller plus loin: nous avons eu une séance de travail avec Madame Morano et nous lui avons rappelé que nous étions tout à fait prêts à regarder dans le détail la façon de faire évoluer la loi de 2002 sur l’autorité parentale ou sur l’adoption simple, pour faciliter la vie des familles. Je ne m’oppose absolument pas à l’assouplissement éventuel des décisions sur «qui a le droit d’aller chercher le petit à la sortie de l’école»: je comprends ces difficultés, et je n’ai aucune envie de nier le fait que certains adultes réussissant leur seconde vie conjugale aient envie de partager le plus de choses possibles…

Mais ce n’est pas la peine de faire rentrer par la fenêtre les choses pour lesquelles la porte est fermée pour le moment – et je pense là très spécifiquement à la reconnaissance de l’homoparentalité. Il y a quelques jours seulement, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, a d’ailleurs, lors d’une réunion des secrétaires nationaux, dit que le mariage homosexuel et l’adoption par les couples homosexuels ne font pas partie de la ligne politique de l’UMP. A mon avis, c’est clair."

MJ

Accord entre le MPF et le CPNT

L'accord entre le Mouvement pour la France et les chasseurs de CPNT a été scellé samedi. Philippe de Villiers et les chasseurs présenteront bien des listes communes aux européennes sous la bannière de Libertas, le parti de l'Irlandais Declan Ganley.

Villiers sera tête de liste dans la circonscription Ouest. Frédéric Nihous, président de CPNT, devrait diriger la liste dans la circonscription Nord-Ouest (face à Marine Le Pen et Carl Lang). Le directeur de la campagne de Libertas en France, Jérôme Rivière, ancien député UMP-CNI des Alpes-Maritimes, devrait être tête de liste en Ile-de-France, à la place de Paul-Marie Coûteaux.

Michel Janva

Vente d’alcool et de tabac interdite aux mineurs

…lesquels peuvent quand même avoir des préservatifs, pilules…

MJ

Il n’y a pas de morale sans Dieu

Extrait du discours du Pape ce lundi 9 mars, en visite à la Mairie de Rome :

B "Qu'il me soit permis, en outre, de souligner que les épisodes de violence, que tous déplorent, expriment un malaise plus profond; ils sont le signe – dirais-je – d'une véritable pauvreté spirituelle qui afflige le cœur de l'homme contemporain. L'élimination de Dieu et de sa loi, comme condition de la réalisation du bonheur de l'homme, n'a en aucune manière atteint son objectif; au contraire, elle prive l'homme des certitudes spirituelles et de l'espérance nécessaires pour affronter les difficultés et les défis quotidiens. Lorsque, par exemple, il manque l'axe central sur une roue, c'est toute sa fonction motrice qui disparaît. Ainsi, la morale ne peut remplir sa fonction ultime si elle n'a pas comme axe l'inspiration et la soumission à Dieu, source et juge de tout bien. Face à l'affaiblissement préoccupant des idéaux humains et spirituels qui ont fait de Rome un «modèle» de civilisation pour le monde entier, l'Eglise, à travers les communautés paroissiales et les autres réalités ecclésiales, s'engage dans une vaste œuvre d'éducation, visant à faire redécouvrir ces valeurs éternelles, en particulier aux nouvelles générations. A l'époque post-moderne, Rome doit retrouver son âme la plus profonde, ses racines civiles et chrétiennes, si elle veut devenir promotrice d'un nouvel humanisme qui place en son centre la question de l'homme reconnu dans sa pleine réalité. Séparé de Dieu, l'homme serait privé de sa vocation transcendante. Le christianisme est porteur d'un message lumineux sur la vérité de l'homme, et l'Eglise, qui est dépositaire de ce message, est consciente de sa responsabilité à l'égard de la culture contemporaine."

MJ

Le député Chantal Bourragué s’oppose au statut du « faux-parent »

B Le député UMP de Bordeaux déclare à propos du projet de loi :

"Je redoute une manière détournée d’autoriser l’adoption par les couples homosexuels pour complaire à un lobby."

Chantal Bourragué est issue d’une famille de 9 enfants, elle est mariée et a 3 enfants.

MJ

Il est nécessaire de manifester sa confiance au Pape

Suite à la déclaration de la Conférence épiscopale suisse, le nonce apostolique à Berne, Francesco Canalini, communique :

"À l’occasion de la manifestation du dimanche 8 mars 2009 à Lucerne, intitulée « Auftreten statt austreten : Wir sind eine offene Kirche », la Nonciature Apostolique en Suisse déclare :

  1. Le fait que divers groupes de catholiques tant « conservateurs » que « libéraux », interprètent le Concile Vatican II comme une rupture avec la tradition est motif de beaucoup de peine et d’une profonde souffrance.
  2. La formation de groupes de pression voulant imposer publiquement leur interprétation concernant divers points de la doctrine et de la discipline ecclésiastique n’est pas en harmonie avec la vie de l’Église catholique.
  3. Le Pape Benoît XVI ainsi que ses prédécesseurs Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II sont – au sein de l’Église catholique – les garants de la vision correcte et fidèle du Concile Vatican II.
  4. Dans la situation actuelle, il est plus que jamais urgent que les fidèles de l’Église catholique manifestent leur pleine confiance au Saint-Père, prient sans relâche pour Lui (Actes 12,15) et vivent en communion avec le successeur de Pierre auquel le Christ-Seigneur a confié la conduite visible de son Église au cours de l’histoire (Mt 16,17-19)."

Pour manifester cette confiance, signez la lettre de soutien.

Michel Janva

Moins d’enfant, au nom du développement durable

L Le démographe Henri Leridon est devenu le premier titulaire de la chaire de développement durable du Collège de France. Il a prononcé, jeudi 5 mars, sa première leçon inaugurale. A cette occasion, il a rappelé que la population de la Terre devrait dépasser 9 milliards de personnes en 2050. La question dorénavant est de

"savoir comment les sociétés et les gouvernements doivent s'organiser face à la progression de cette population".

On a l'impression qu'il parle de la gangrène. Il a rappelé qu'en 50 ans, la fécondité par femme est passée de 5 enfants à 2,7 actuellement.

"Le solde nécessaire pour un renouvellement des générations s'établit autour de 2,1 – 2,2 enfants par femme. Nous avons donc parcouru 80% du chemin".

Proposons à Henri Léridon de quitter cette planète. Au nom du développement durable.

Michel Janva

IVG : la responsabilité du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel vient d'ouvrir ses archives antérieures à 1984, rendant publiques certaines délibérations décisives. La loi sur l'interruption de grossesse votée en 1974 fût déférée au Conseil constitutionnel. La séance, présidée par Roger Frey, fut introduite à l'époque par François Goguel :

C "aucun des problèmes qui ont été soumis au Conseil constitutionnel depuis que j'en fais partie ne m'a paru aussi complexe et difficile que celui de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, parce qu'aucun ne comportait de données aussi diverses, d'ordre moral, d'ordre métaphysique, d'ordre social autant que d'ordre proprement juridique (…). Sans doute sont-ce seulement ces dernières qui doivent retenir notre attention. Mais comment pourrions-nous faire totalement abstraction des autres ?".

Les membres du Conseil étaient pour la plupart contre l'avortement, mais ils se sont efforcés de ne juger que l'aspect de la constitutionnalité du texte. Ils devaient étudier l'objection des 81 députés qui avaient saisi le Conseil et qui invoquaient le préambule de la Constitution : "la Nation garantit à tous, notamment à l'enfant, la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé". Selon François Goguel, le Conseil devait donc trancher pour dire si ces mots désignaient ou non

"un embryon, un fœtus, c'est-à-dire un être qui est potentiellement un être humain, c'est incontestable, mais qui n'est pas encore un être humain au sens plein [sic] du terme".

Pour François Goguel, à la lumière des textes, il n'était pas possible de

"conclure que la consécration de l'existence et des droits de l'embryon humain dès sa conception a une valeur constitutionnelle".

Il proposa donc au Conseil de décider que la loi était conforme à la Constitution. A partir de là, François Goguel formula des remarques personnelles et déplora qu'

"un des traits les plus inquiétants de notre époque consiste dans la généralisation de la tendance à refuser d'assumer la responsabilité des actes qu'on a accomplis".

Une tendance suivie jusqu'au Conseil constitutionnel ! En effet, à l'issue de cette séance qui dura 2 jours, le président demanda au Conseil, de manière exceptionnelle, si un vote devait intervenir sur cette question. Les membres ne souhaitaient pas se sentir personnellement liés à ce texte et l'ont adopté sans vote. Une façon de s'en laver les mains, à la Pilate.

Michel Janva

Elections européennes : « Gagner avec d’autres, c’est mieux que perdre tout seul »

Cette phrase n'est pas d'un membre du FN, ni du MPF, ni du MNR, ni du CNI, ni de DLR (en ai-je oublié ?), mais de François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre (NC) de l'Assemblée nationale, pour justifier la décision de son parti de se ranger sous l'aile de l'UMP aux élections européennes.

MJ

Les cathophobes du Connecticut sont des militants gays

Daniel Hamiche nous en dit plus sur ce terrible projet de loi :

M "Ce projet de loi (n° 1098) a été déposé […] par le sénateur démocrate Andrew J. McDonald (photo), qui en est le président, et le député démocrate Michael P. Lawlor. Ce que vous ne savez probablement pas, ces que ces deux législateurs sont à l’origine du projet de loi reconnaissant le “mariage” entre personnes de même sexe, qui a été voté le 12 novembre 2008, faisant du Connecticut le deuxième État, après le Massachusetts, à inscrire cette absurdité dans son corpus législatif. Ce que vous ignorez sans doute aussi, c’est que les deux promoteurs de cette loi […] sont eux-mêmes homosexuels. […] La haine anticatholique de ces deux personnages s’est exprimée plus d’une fois… D’où il apparaît que le projet de loi précité est aussi une attaque du “lobby” homosexuel destiné à “punir” l’Église catholique de sa doctrine irréfragable sur cette question."

Mgr William E. Lori, évêque du diocèse de Bridgeport (Connecticut),  a fait lire lors des messes de ce dimanche une déclaration dénonçant

"ces attaques frontales contre l’Église catholique et notre foi (…) qui ne sont qu’une tentative à peine voilée de faire taire l’Église catholique sur les problèmes importants de l’heure, comme notamment le mariage entre personnes de même sexe".

L’évêque rejette 

L "ce projet de loi irrationnel, illégal et sectaire qui menace la liberté religieuse de notre Église […]Ce projet de loi viole le Premier amendement de la Constitution des États-Unis. Il oblige à une réorganisation fondamentale de (…) nos paroisses. C'est en contradiction avec la structure apostolique de l'Église en prétendant séparer les paroisses de leurs curés et de leurs évêques (…) L'État n'a aucun droit d'interférer dans les affaires internes et la structure de l'Église (…) Ce n'est pas l'affaire de l'État que de contrôler les religions. Que le législateur de l'État, qui est incapable de d'annuler son milliard de $ de déficit, prétende gérer l'Église est une absurdité. Non seulement l'Église catholique ne vit que de ses ressources, mais elle en tire tout ce qu'elle peut pour fournir plus de services sociaux, de charité et d'éducation que bien d'autres organismes privés de l'État".

Michel Janva

Les médias télévisés contre le peuple

C'est la leçon que l'on peut tirer de l'élection truquée de Miss France, qui n'a pas été élue par le public.

MJ

Euro : l’UE met le Vatican au pas

E Depuis l'entrée en vigueur de l'euro, le Vatican introduit systématiquement ses nouvelles pièces à un prix dépassant leur valeur faciale, alors que dans la plupart des pays européens, les pièces vendues plus chères représentent une infime fraction de la création de monnaie. Le Vatican ne met aucune pièce directement en circulation. Emises sous forme de coffrets, ces pièces sont happées par les collectionneurs. La première série de pièces, à l'effigie de Jean-Paul II, d'une valeur de 3,88 euros, s'est échangée jusqu'à 1 500 euros ! En 2005, après le décès de Jean-Paul II, 16 nouvelles faces ont été introduites en 2 mois. Après, le Vatican en a frappé une de 8 pièces représentant Benoît XVI, mais aussi une de 8 pièces, également émise en juin, aux armoiries du cardinal Camerlingue, qui fut chef d'Etat intérimaire durant les quelques jours qui ont séparé les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI. C'en était trop pour la Commission européenne.

Il aura fallu plus d'un an de négociation entre le Vatican et la Commission européenne pour arriver à un compromis. Le 11 février, Bruxelles a émis une nouvelle réglementation. Tous les pays de la zone euro doivent émettre au moins la moitié de leur production de pièces en euros à leur valeur faciale. Deuxième règle : lorsqu'un chef d'Etat est représenté sur la pièce, en cas de vacance du pouvoir, l'Etat ne peut émettre qu'une seule pièce commémorative – et pas tout un coffret. Enfin,

"un pays est autorisé à modifier l'effigie de son chef d'Etat tous les quinze ans pour tenir compte de son changement d'apparence. Une vacance temporaire ou l'occupation provisoire de la fonction de chef de l'Etat ne donne pas droit à une modification des faces des pièces".

Michel Janva

Le décret meurtrier de Barack Obama

Le président américain Barack Obama doit autoriser aujourd'hui le financement par l'Etat de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, interdit par George W. Bush pendant 8 ans. Conformément à ses promesses électorales, Obama signera lors d'une cérémonie à la Maison Blanche un décret qui revient sur la politique de son prédécesseur en matière bioéthique. Depuis le 9 août 2001, le financement public de la recherche sur ces cellules obtenues à partir de l'embryon humain est interdit. A moins de travailler avec des fonds privés, les chercheurs n'ont pas pu produire de nouvelles lignées de cellules souches. Or ces cellules souches n'ont aucun potentiel pour guérir ou traiter des maladies, et en outre on tue des embryons pour les prélever.

P Tony Perkins, président de l'organisation conservatrice Family Research Council a qualifié cette initiative "de décret meurtrier" :

"Cette nouvelle (…) est une gifle à la figure des Américains qui croient à la dignité de la vie humaine".

Le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, John Boehner, a déploré vendredi que "l'argent du contribuable (…) serve à détruire d'innocentes vies humaines".

Michel Janva

Politiquement correct

Vous vous souvenez sans doute de la scandaleuse publicité Benetton parue en 1992, cette photo d'Oliviero Toscani, Kissing-nun, où l'on voit un prêtre en soutane noire embrasser sur la bouche une soeur coiffée d'une cornette blanche. Cette photo nous revient via….la BNF. C'est cette photo qui a été retenue pour constituer l'affiche de l'exposition "Controverses, photos à histoires", qui aura lieu jusqu'au 24 mai. Evidemment.

Michel Janva

Marine Le Pen contre l’homoparentalité

La vice-présidente du Front National a défendu la famille hier, lors de son entretien sur Canal+.

MJ

La paix passe par Jérusalem

De passage en France, Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, a déclaré :

T "Après la guerre, c’est parfois pire que la guerre. Les besoins de la reconstruction sont immenses. Pour ma part, je suis très frappé par la profonde volonté de survie des Palestiniens à Gaza, qu’ils soient membres du Hamas ou du Fatah. Tous ont été victimes de la violence. […] Nous savons tous que Jérusalem est la clé de la paix dans le monde. Nous sommes tous, Palestiniens et Israéliens, à la fois dans l’attente, dans l’impasse et dans l’espérance. […] Personne ne croit qu’Israël n’a pas de contacts directs avec le Hamas. Un véritable dialogue constructif ne peut pas s’en tenir à un dialogue entre amis. Pourquoi ne pas parler avec ses ennemis ? Il faut bien casser l’inimitié… […]

Notre Église est minoritaire, entre deux grandes masses juive et musulmane. Nous tentons de faire entendre notre voix, d’annoncer ce qui peut être utile à tout le monde, de dénoncer ce qui ne va pas. […] Aujourd’hui, tous, juifs, chrétiens, musulmans, partent. Mais, comme nous sommes une petite minorité, nous sommes affectés par le départ de chacun de nos membres. La Terre sainte sans les chrétiens perdrait quelque chose de son identité. Mais le Christ nous a dit qu’il serait avec nous jusqu’à la fin des temps. Là est notre espérance et notre courage. Nous ne devons jamais perdre cette dimension spirituelle, en revenir à l’Évangile, ne jamais perdre espoir. […] Notre juridiction couvre la Jordanie, la Palestine, Israël : nous avons besoin de circuler librement, à l’occasion des funérailles, des mariages, des ordinations. Pourquoi les autorités israéliennes ont-elles si peur de l’Église ? Nous sommes pourtant un élément de réconciliation, de dialogue, de modération. Nous aidons à la paix. J’espère qu’ils auront le courage de revenir sur leurs positions, de ne plus empêcher la liberté religieuse, la liberté du culte. Pour le bienfait de tous. Et aussi pour la bonne image d’un État israélien qui se dit démocratique."

Michel Janva

Les loups allemands

Au terme de son Assemblée plénière, la Conférence épiscopale d’Allemagne a interpellé Rome. Elle annonce qu’elle va

"demander une prompte explication au Siège apostolique quant aux conséquences juridiques que cela aurait pour les évêques qui y procéderaient" [à des ordinations].

Z En espérant au passage, des

"améliorations rapides dans le domaine de la prise de décision et de la communication avec les conférences épiscopales"

Mgr Robert Zollitsch, archevêque de Fribourg-en-Brisgau et président de l’épiscopat allemand, a annoncé jeudi qu’il se rendra cette semaine à Rome. Il entend y

"traiter beaucoup de points dans les différents services du Vatican, en particulier la question de la communication de Rome avec les conférences épiscopales nationales".

Michel Janva

Journée de la femme : l’exemple de Mère Teresa

En cette journée de la femme, Benoît XVI a déclaré :

T "Aujourd'hui – 8 Mars – nous invite à réfléchir sur la condition de la femme et à renouveler notre engagement, pour que toujours et partout chaque femme puisse vivre et manifester en plénitude ses capacités en obtenant le plein respect pour sa dignité. En ce sens s'est exprimé le Concile Vatican II et le Magistère pontifical, en particulier la Lettre apostolique Mulieris Dignitatem du serviteur de Dieu Jean-Paul II. En plus de ces documents, cependant, les témoignages des Saints ont de la valeur; et notre époque a eu celui de Mère Teresa de Calcutta : humble fille d'Albanie, devenue, par la grâce de Dieu, un exemple à tout le monde dans l'exercice de la charité et dans le service à la promotion humaine. Combien d'autres femmes travaillent chaque jour, dans l'obscurité, pour le bien de l'humanité et pour le Royaume de Dieu ! J'assure aujourd'hui ma prière à toutes les femmes, pour qu'elles soient toujours plus respectées dans leur dignité et valorisées dans leurs potentialités positives."

On se souvient que Mère Teresa avait déclaré lors de la réception de son prix Nobel, à Oslo, le 10 décembre 1979 :

"Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entre-tuer les uns les autres ?"

Michel Janva

Manifestation pour le congé parental

Une manifestation s'est déroulée aujourd'hui à Paris devant le Panthéon pour protester contre le projet d'écourter le congé parental, estimant que "les enfants d'aujourd'hui sont les grands hommes de demain". Lors du rassemblement, à l'appel de l'Union des familles en Europe et du Mouvement mondial des mères, les manifestants ont notamment distribué des tracts montrant Jean Jaurès, Emile Zola et Victor Schoelcher dans des poussettes. Le tract indique :

"Trois ans pour s'occuper de Jean, d'Emile et de Victor, c'était pas du gâchis".

Dans une déclaration scandaleuse, Nicolas Sarkozy a souhaité raccourcir le congé parental de 3 à 1 an.

Michel Janva

Une sortie scoute interrompue par des voyous

Un lecteur m'informe qu'une troupe scoute de Versailles, en week-end aux Essarts-le-Roi, était en grand jeu samedi soir. Les chefs, qui circulaient en voiture dans la ville vers 21H [20h15 en fait, NDMJ], ont été pris à partie par des Maghrébins, qui ont bloqué la voiture. Après avoir insulté les chefs qui se trouvaient à l'intérieur, l'un d'eux a jeté une grosse pierre sur la voiture, faisant voler le pare-brise en éclats. La voiture ne pouvait pas reculer car les voyous avaient garé la leur derrière. Puis les voyous ont cassé les vitres de la voiture et tenté de sortir les chefs de la voiture, en vain puisque ceux-ci avaient leur ceinture de sécurité. Ils les ont donc frappé à la figure avant que les chefs prennent la fuite en faisant redémarrer la voiture… Les pompiers et la police se sont rendus sur place. L'un des chefs s'en est tiré avec un bras dans le plâtre. Le week-end a été annulé et les parents ont dû aller rechercher les scouts.

Michel Janva

Journée de la femme ou du hijab ?

V Lu sur Le Conservateur :

"Si une femme en France mérite la médaille de la collaboration, c'est bien l'indéboulonnable Chazal. Dernière facétie télévisée, hier soir, nous annonçant fièrement une manifestation à Paris pour les droits de la femme et le droit à l'avortement, sur des images de cortège de … femmes voilées !"

Michel Janva