Miviludes : pas de dérive sectaire dans le hors-contrat
On sait que la Milivudes tient en observation les écoles hors-contrat, qui se développent fortement. Le nouveau rapport le confirme. Néanmoins, si on peut lire que le hors-contrat est intensément surveillé, aucune dérive sectaire n’a pu y être constatée (pp. 201-202) :
"L’année 2007 a été pour la cellule de prévention des phénomènes sectaires, une année durant laquelle elle a continué à mener son rôle de coordination et d’alerte. La CPPS (cellule chargée de la prévention des phénomènes sectaires dans l’éducation) a, en effet, été informée […] de l’ouverture d’une école privée hors contrat à Brest «Cours primaire Notre-Dame de Rumengol» […]
L’Inspecteur d’académie du Gard nous a alertés sur un dysfonctionnement et une présomption de dérives de type sectaire dans trois établissements hors contrat. Conformément à la loi du 18 décembre 1998 des contrôles pédagogiques ont été effectués et aucune dérive sectaire n’a été constatée.
La CPPS se montre également attentive à la situation des écoles privées hors contrat, en particulier lorsque les conditions de leur création ou de leur fonctionnement font craindre un risque de dérive sectaire. […] A chaque rentrée scolaire les départements adressent à la Cellule les données chiffrées de l’enquête de l’instruction à domicile."
L’inspecteur d’académie du Gard aurait-il fait un excès de zèle ?
Euthanasie : nouveau mensonge sur l’affaire Clara Blanc
Clara Blanc, 31 ans, atteinte d’une maladie dégénérative appelée syndrome d’Ehlers-Danlos demande le droit de ne pas finir comme un «légume» et de choisir le moment de sa mort. Médiatisation et mensonge sont les deux mamelles du lobby pro-mort. On peut lire dans Libération que l’association des syndromes d’Ehlers-Danlos souligne que si cette maladie est «invalidante» et peut conduire au recours à un fauteuil roulant, ces conséquences sont
"de mieux en mieux prises en charge par des centres de rééducation associés à des centres de la douleur et avec un suivi psychothérapique".
Sur leur site, on peut même apprendre que
"La rééducation peut être efficace si elle est bien menée, en évitant tout geste aggravant les luxations mais en renforçant les muscles stabilisateurs."
On ne va pas reprocher à Clara Blanc de l’ignorer. En revanche, on peut condamner les incompétents de l’ADMD qui n’ont pour objectif que de médiatiser la demande d’euthanasie et non de rechercher à promouvoir la médecine auprès des malades.
La Miviludes pointe le satanisme
Le Président de la Miviludes a remis hier au Premier ministre le rapport d’activité 2007 de la mission. Selon la mission interministérielle sur les sectes, il y aurait, en France, 25 000 adeptes du satanisme dont 80 % de moins de 21 ans. La montée du mouvement satanique se fait grâce
"aux portes d’entrée que constituent le réseau Internet, la musique et la mouvance gothique, en particulier chez les adolescents."
Le plus inquiétant, même si un seul cas de suicide a été recensé à ce jour, ce sont les dérives morbides :
"Les conduites déviantes, les automutilations, les scarifications (incision de la peau), qui nécessitent un suivi thérapeutique des jeunes concernés […] les incitations à la haine raciale […] les actes de barbarie envers les animaux"
92 cas de profanation – églises, cimetières – ont été recensées en 2007 par la gendarmerie, la police et les Renseignements généraux. Soit une augmentation de 300 % en trois ans.
Le rapport est en ligne (pdf, 234p.)
Offensive pour l’adoption par des homosexuels
Hier matin, à la commission des lois de l’Assemblée nationale, les députés examinaient la réforme de la filiation. Patrick Bloche (PS), ancien président de la mission d’information sur la famille et artisan du Pacs, défend un amendement (présenté avec Alain Vidalies, Patricia Adam et Serge Blisko) autorisant l’adoption par des homosexuels. En cas d’adoption,
«l’agrément doit reposer sur la qualité du projet familial. Tout refus ou retrait d’agrément doit être motivé. L’orientation sexuelle ou l’identité de genre du candidat […] ne peut être un motif opposable à sa requête».
Cet article prend acte d’une décision très grave rendue en janvier dernier par la Cour européenne des droits de l’homme : 7 juges sur 10 ont condamné la France pour avoir refusé d’accorder un agrément en vue d’adoption à une candidate homosexuelle.
Rapporteur, l’UMP Gilles Bourdouleix a essayé de plaider contre l’amendement socialiste :
"La France a été condamnée, plus aucun conseil général ne se risquerait à retenir l’orientation sexuelle comme critère."
Le député de Maine-et-Loire estime que, derrière cet amendement, «on touche à un vrai débat de société : l’adoption par un couple homosexuel» : «le sujet est trop vaste et trop grave» pour l’aborder ainsi.
En France, les célibataires ont le droit d’adopter, homos ou hétéros. D’autant plus après l’arrêt de la Cour européenne. L’amendement a été retoqué. A droite, on souffle. Pour combien de temps encore ? La droite n’ayant pas la volonté de se soustraire à l’autorité de la CEDH, il lui faut impérativement interdire l’adoption par des célibataires, sans quoi l’adoption par des homosexuels va devenir une réalité. Cette interdiction est d’autant plus envisageable, que seuls les 2/3 des demandeurs voient leur souhait d’adoption réalisé.
Et de 11 !
11e départ du cabinet de Rachida Dati : il s’agit de Pierre Boussaroque, conseiller diplomatique de Rachida Dati. Selon Le Canard Enchaîné, deux autres conseillers seraient sur le départ.
MJ
Un documentaire orienté
Délivrez-nous du mal est un documentaire mettant en scène le témoignage d’un prêtre, qui, pendant 30 ans, a profité de son autorité religieuse aux États-Unis pour abuser sexuellement des enfants. Alors que plusieurs plaintes sont déposées, sa hiérarchie s’est contentée de déplacer le prêtre de paroisse en paroisse sans jamais le sanctionner. Le Figaro met toutefois un bémol à ce documentaire qui se transforme en réquisitoire :
"Certes, ces images et ces témoignages ne peuvent que provoquer indignation et révolte. Mais la mise en accusation de l’Église catholique, comparée à une mafia et montrée du doigt comme complice parce que coupable d’imposer le célibat à des prêtres tourmentés par leur libido, semble délibérément tendancieuse. Ce document choc serait digne d’ouvrir un débat avant de se poser comme un réquisitoire condamnant sans ambages une religion au nom de ses brebis égarées."
Daniel Hamiche en émet un second :
"Ce dont on ne dira rien c’est qu’au cours de l’année 2007, seul 0,01 % des plus de 40 000 prêtres que comptent les États-Unis a été l’objet d’une allégation d’agression sexuelle sur quelqu’un de moins de 18 ans (quelqu’un veut faire la comparaison avec les professeurs des collèges du public ?) Deux journalistes de l’Associated Press, Martha Irvine et Robert Tanner ont mis un sacré coup de pied dans la fourmilière en révélant, dans un article [en anglais], que rien que depuis cinq ans 2 500 enseignants du public avaient été révoqués pour abus sexuels sur des élèves mineurs. Il y en a infiniment plus mais un grand nombre de cas ont été couverts ou dissimulés par l’administration publique…"
Conclusion : si ces affaires dramatiques doivent être condamnées, leur instrumentalisation dans un sens cathophobe n’est certainement pas effectuée dans l’intérêt des victimes.
Campagne pour promouvoir la dignité de la vie
Catholiques en campagne a écrit deux lettres types, l’une pour soutenir les défenseurs de la vie, l’autre à destination des partisans de l’euthanasie. Les voleurs de mort de l’ADMD ont organisé une énorme campagne de lobbying auprès des parlementaires : 100 000 cartes ont été envoyées aux députés. Les deux lettres sont à utiliser sans modération pour qu’une fois encore, la force des méchants ne vienne pas de la faiblesse des bons. Les défenseurs de la vie ont besoin de notre soutien. Les malades en fin de vie aussi.
Jeune de “France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle?”
"Jeunes de France, gardez ou retrouvez
une saine vision des valeurs corporelles! Contemplez davantage le Christ Rédempteur
de l’homme!" (Paris 1980).
"Jeunes de France, levez plus souvent les yeux vers Jésus-Christ !" (Paris 1980).
"Avec toute ma confiance et toute mon affection j’invite les jeunes de France à relever la tête et à marcher ensemble sur ce chemin, la main dans la main du Seigneur. Jeune fille, lève-toi! Jeune homme, lève-toi!"(Paris 1980).
"Jeunes de France, c’est l’heure ou jamais de travailler à la civilisation de l’amour. Quel gigantesque chantier ! Quelle tâche enthousiasmante ! Soyez d’intrépides témoins du Christ ressuscité" (Paris 1980).
"La France était la fille aînée de l’Eglise, parmi les nouvelles
nations, après les invasions dites barbares; l’Eglise a d’autres filles qui
ont grandi! Mais nous comptons toujours beaucoup sur vous, jeunes de France, qui
avez reçu tant de grâces au cours de votre histoire" (Lyon, 1986).
"Le Pape vous accompagne avec affection et, paraphrasant une expression de sainte Catherine de Sienne, il vous dit : Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier !" (Tor Vergata 2000).
"Je suis venu vous chercher. Vous êtes venus. Je vous remercie" (Ses dernières paroles furent pour les jeunes. Rome 2 avril 2005).
Louis Schweitzer, coupable de discrimination raciale ?
La cour d’appel de Versailles a reconnu Renault coupable de discrimination raciale envers deux ex-salariés, qui estimaient avoir eu des carrières moins intéressantes que leurs collègues blancs à cause de leur origine.
L’ancien président de Renault, Louis Schweitzer, qui dirige actuellement la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), a réagi aussitôt en expliquant que l’entreprise "avait toujours condamné le racisme sous toutes ses formes", et ne pratiquait "en aucun cas la discrimination raciale"…
Cela fait désordre : les 2 ex-salariés discriminés étaient employés chez Renault de 1971 à 2003 pour l’un et de 1983 à 2004 pour l’autre ; Louis Schweitzer était Pdg du groupe de 1992 à 2005 (il en est depuis le président du conseil d’administration). Mais comme on dit, jamais deux sans trois (il a été condamné une fois par la justice belge à l’occasion de la liquidation de l’usine Renault de Vilvorde, et une fois par la française dans l’affaire des écoutes téléphoniques de l’Elysée – mais dispensé de peine).
“Dignité” sous condition
Laurent Dandrieu s’insurge contre la campagne médiatique pro-mort :
"La dernière étape de cette campagne orchestrée (car, ce n’est pas le moindre paradoxe déplaisant de cette affaire, on présente tout cela comme une revendication personnelle d’individus acculés par leurs souffrances, quand il s’agit de toute évidence d’une campagne d’opinion soigneusement pensée) est la requête de cette femme de 31 ans, atteinte d’une maladie dégénérative, qui a écrit à Nicolas Sarkozy pour réclamer un référendum sur l’euthanasie. […] Clara Blanc, dans son courrier au président de la République qui invoque, comme l’association Dignitas qui se profile derrière elle, le “droit de mourir dans la dignité”, écrit : «Il y a selon moi une étape où la vie n’est plus la vie mais une agonie irréversible.» C’est quoi, la vie ?, demandait naguère un beau film avec Jacques Dufilho. La vie est-elle portée à son maximum d’intensité lorsqu’on est jeune, beau, riche et bien-portant, et diminue-t-elle en dignité lorsqu’on s’éloigne de ces critères valorisés par la société de consommation ? Celui qui souffre est-il moins digne que celui qui jouit ? Celui qui est prisonnier, de quatre murs ou d’une infirmité, est-il moins digne que celui qui gambade à son gré ? Le christianisme, il y a 2000 ans, a libéré l’homme en répondant à toutes ces questions d’un “non” plein d’espérance. En replaçant la dignité sous conditions, la morale eugéniste qui se met en place nous prépare pour sa part, sous couvert d’humanisme, une formidable régression."
La logique de l’ADMD c’est : ‘vous vous sentez indigne ? Vous pouvez demander à crever !’.
Construction intensive d’églises en Russie
D’après le service de presse du patriarcat de Moscou, il y avait en Russie 65 000 églises avant la révolution de 1917. Au cours des 20 dernières années, on en a restauré et construit environ 18 000. Aujourd’hui, l’Eglise orthodoxe russe en compte 29 000, avec celles qui se trouvent à l’étranger. Aussi le patriarcat est formel : «Il n’y pas assez d’églises.»
Les responsables du Club russe des mécènes orthodoxes (qui rassemble des hommes d’affaires orthodoxes) viennent de présenter un projet intitulé «Sept églises en un jour». Vladimir Mikov, le vice-président du Club, explique :
«Il existe actuellement de nombreuses zones urbaines où les gens ne rentrent que pour dormir et qui ne comptent pas la moindre église. Les petites barres de logements construites à tour de bras à l’époque de Khrouchtchev visaient à donner un toit à tout le monde ; notre objectif à nous est de fournir une église à chacun.»
S’ils ont décidé de commencer leur mission dans les zones dortoirs, c’est qu’il s’agit de
«quartiers où la tension est vive et l’atmosphère spirituelle dégradée. C’est là qu’on rencontre la plus forte criminalité, les pires taux de toxicomanie et d’alcoolisme […] de petites églises, construites rapidement, permettraient de régler ces problèmes, et d’autres, que connaissent les zones dortoirs. Ces églises deviendront peu à peu des avant-postes de l’orthodoxie. A terme, on en trouvera presque devant chaque immeuble».
Ils estiment qu’il faudrait une église pour mille croyants. Leur projet prévoit d’édifier dans le pays autant d’églises par habitants qu’il en existait au temps de l’Empire russe. Ils ont mis au point des techniques rendant possible une construction en 24 heures.
Michel Janva (source : Matin Plus, merci à TD)
Qui possède le pouvoir ?
Selon un sondage, les Français considèrent qu’après les hommes politiques, ce sont les journalistes qui ont le plus d’influence en France. Les mêmes pensent que les citoyens ont de moins en moins de pouvoir.
MJ
Soins palliatifs vs euthanasie
Rue89 consacre un reportage aux soins palliatifs dispensés à l’hôpital de Villejuif, trop méconnus et médiatiquement occultés par les voleurs de mort de l’ADMD :
"les médecins et infirmières travaillent en coordination avec des psychiatres, des psychologues, des assistantes sociales, des diététiciennes, des kinés et des socio-esthéticiennes. Ce département existe depuis 2003, date de la création de la première unité de ce type en France. Depuis, une vingtaine de centres ont été ouverts pour prendre en charge l’ensemble des besoins des patients. "Physiques, sociaux, spirituels et psychologiques", précise Sabine Voisin-Saltiel. Oncologue depuis vingt-cinq ans, elle dit n’avoir jamais eu la moindre demande d’euthanasie qui dure:
"il y a une évolution entre le moment où les patients vont bien et celui où ils ne souhaitent plus qu’une chose: être soignés, écoutés."
Sarah Dauchy partage la même analyse:
" L’euthanasie est une question complexe, et la représentation que s’en fait le patient évolue souvent dans le temps et suivant son état. Bon nombre de personnes bien portantes pensent qu’elles ne pourront pas supporter de souffrir, ou de voir leur état physique se dégrader. Mais les choses changent lorsqu’elles sont confrontées directement à la maladie. Je me souviens d’un patient atteint d’un cancer très avancé. Il disait vouloir mourir, ne pas supporter l’attente. Il avait deux frères suicidés dans des situations analogues. Il a fini par réaliser que sa vie n’était pas réduite à sa maladie. Ne plus avoir d’espoir thérapeutique ne veut pas dire ne plus avoir d’espoir du tout."
La confusion avec le débat sur l’euthanasie agace les deux médecins […] Elles plaident toutes deux pour une meilleure information, dès le début du traitement du malade. Quitte à s’opposer aux soignants qui refusent encore d’entendre parler de soins palliatifs. "Ils ont du mal à accepter l’échec thérapeutique" explique Sabine Voisin Saltiel. Sarah Dauchy s’emporte lorsque le cas de Chantal Sébire est évoqué:
"Il ne faut pas mélanger les débats, et en particulier confondre les notions de dignité et d’autonomie. Que signifie être digne ? Depuis quand cela serait synonyme d’être indépendant et autonome ? Etre handicapé, prendre des médicaments, c’est être indigne ? La société a du mal à faire face à la question de la dépendance, qui sollicite chacun de nous de deux façons : comme pouvant être dépendant mais aussi devant assistance à ceux qui le sont devenus."
Pour en savoir plus sur les soins palliatifs, c’est ici ou ici.
En mémoire de Jean-Paul II
Il y a 3 ans, le Pape Jean-Paul II mourait. Un montage-souvenir (powerpoint) a été réalisé pour l’occasion.
MJ (via le FC)
Le club de Francfort se soumet au diktat musulman
Le maillot plébiscité par les supporters ne verra jamais le jour. C’est la décision qu’à prise l’Einacht Francfort au terme d’une large consultation auprès de son public, lequel devait choisir parmi 16 modèles proposés pour la saison prochaine. Le maillot retenu représentait une croix noire sur un fond blanc. Verdict : trop forte connotation religieuse ! Suite aux vives réactions suscitées en Turquie vis-à-vis d’un maillot quasiment silimaire, celui de l’Inter Milan, la direction du club allemand a finalement préféré ne prendre aucun risque. La tunique de la saison 2008-2009 possède des dessins rappelant les serres d’un aigle.
Villa Medicis : Benamou renonce
Fin logique d’une politique de prébende faite de reculades.
MJ
Arche de Zoé : la France va-t-elle payer ?
Le Figaro publie la lettre transmise par le ministère de la Justice du Tchad à Rachida Dati. On peut y lire :
"Au regard des dispositions de l’article 29 de l’accord franco-tchadien n°138/CSM du 6 mai 1976 relatif à l’entraide judiciaire, nous marquons notre accord pour leur transfèrement vers la France en vue d’y purger leur peine. Ce transfèrement n’éteignant pas le paiement des dommages-intérêts, il est entendu que l’État requérant garantit l’effectivité du paiement desdits intérêts civils".
Il s’agit de 6,3 millions d’euros.
Le calvaire des musulmans convertis
Guy-Khaled a reçu le baptême dimanche 30 mars. Un prêtre pour parrain, une amie pour marraine, mais ni père ni mère à ses côtés. Né en France, élevé dans la tradition musulmane, le jeune homme âgé
de 26 ans a rejoint les quelques centaines de musulmans qui, plus ou
moins ouvertement, se convertissent chaque année au christianisme. Lui affiche ses
convictions avec militantisme. Désapprobateurs, son père et ses
demi-frères et soeurs lui reprochent d’avoir "renié sa culture". Certains
de ses anciens amis l’accusent d’apostasie et ne lui parlent plus.
Fatima, arrivée d’Algérie à 13
ans, a mis plus de 30 ans avant de se convertir, il y a 5 ans, à l’âge de 52 ans.
Pendant des années, elle a assisté à des groupes de prière, en secret.
Aujourd’hui, certains de ses 8 frères et soeurs connaissent sa
nouvelle foi, d’autres non. "J’ai encore peur d’être agressée ou que l’on se moque de moi, et je ne me sens pas assez sereine pour l’assumer", explique cette célibataire, qui s’est fait baptiser dans une commune éloignée de son domicile.
"Même
ici, des musulmans pensent que ceux qui changent de religion sont des
apostats".
Apaisés ou pas, les rapports qu’entretiennent
les convertis avec l’islam restent marqués par un point noir
indépassable : l’accusation d’apostasie, qui expose éventuellement les
convertis à des menaces. Tous
regrettent en tout cas que les représentants de l’islam en France ne
prennent pas davantage position pour affirmer le principe de la liberté
religieuse, notamment en ce qui concerne les mariages mixtes, dans
lesquels "la partie chrétienne est souvent incitée à se convertir".
Mugabe partira-t-il ?

Le parti au pouvoir du président
zimbabwéen Robert Mugabe et le Mouvement pour le changement
démocratique seraient au coude à coude selon les premiers
résultats et
des rumeurs de manipulation des urnes. Ces élections, qu’aucune mission d’observation
occidentale n’a pu superviser, sont considérées comme les plus
importantes depuis l’indépendance du pays, en 1980.
L’opposition
zimbabwéenne a estimé avoir remporté les élections, mais Robert Mugabe l’a aussitôt mise en garde contre une
revendication prématurée de la victoire qui reviendrait, selon lui, à
un coup d’Etat. Des unités de la police anti-émeute se sont déployées
dans la capitale.
Mugabe, âgé de 84 ans, gouverne depuis 28 ans. Le pays traverse une crise économique profonde, marquée
par une inflation supérieure à 100.000% et des pénuries récurrentes
d’aliments et de carburants. Premier ministre après l’indépendance de l’ex-Rhodésie
du Sud, en 1980, puis chef de l’Etat, Mugabe a imposé un régime de terreur implacable et ruiné son pays,
qui était pourtant considéré, voilà peu, comme le grenier de l’Afrique
australe et l’espoir économique du continent.

Ces cinq dernières années, environ 3 millions de
Zimbabwéens ont fui pour des raisons économiques et se sont
exilés en Afrique du Sud ou en Angleterre. Médecins, avocats,
enseignants, journalistes. Le Zimbabwe se trouve privé de ce
qui faisait son originalité: la classe moyenne la plus importante et la
mieux formée du continent noir. Mais il faut plus qu’une catastrophe
économique et une pluie de critiques pour ébranler cet admirateur
d’Adolf Hitler, dont la petite moustache évoque peu ou prou son modèle. Au milieu des années 1980, ce Shona (l’ethnie majoritaire) fait massacrer au moins
10 000 Ndebele (l’ethnie minoritaire). 5 ans après l’indépendance, la moitié des Blancs
ont déjà quitté le pays. En 2000, il décrète une réforme agraire qui consiste essentiellement à
exproprier des fermiers blancs. Certains sont assassinés. Les
conséquences sont désastreuses. En quelques mois, l’appareil productif
de ce pays essentiellement agricole s’effondre.
Droite nationale : (encore) une nouvelle structure
Réunis à
Paris le samedi 29 mars, une quarantaine d’élus et de cadres de la
droite nationale et des sensibilités identitaires ou régionales, parmi
lesquels Bruno Mégret (MNR), Robert Spieler (Fondateur
d’Alsace d’abord), François Ferrier (Conseiller régional
de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), François
Dubout (FN, Conseiller régional du Nord – Pas-de-Calais), Jean-Philippe
Wagner (Conseiller régional de Lorraine), Roland Hélie (Directeur de
Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR),
Jean-François Touzé (FN, Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de
Convergences nationales), ont décidé de jeter les bases d’une nouvelle
structure politique qui sera officiellement créée le dimanche 1er juin.
Identité catholique de l’enseignement : non négociable
Le Mercyhurst College d’Erie (Pennsylvanie), un établissement d’enseignement supérieur catholique, a accepté de recevoir aujourd’hui dans ses locaux Hillary Clinton. Mgr Donald W. Trautman, évêque d’Erie, avait préalablement averti la direction de l’établissement qu’il n’était pas possible de recevoir dans le cadre d’une institution catholique un candidat favorable à l’avortement. Il a fait paraître hier la déclaration suivante :
"Je suis déçu par le Mercyhurst College qui n’a pas réfléchi à la position pro-vie de l’Église catholique pour ce qui est de l’avortement. Afin d’exprimer pratiquement ma déception, j’ai fait savoir à Gamble [Tom, président de Mercyhurst] que je n’assisterai pas à la remise des diplômes de fin d’année. Je suis disposé à rencontrer le Dr. Gamble prochainement pour déterminer la manière dont l’identité catholique de Mercyhurst peut être mieux explicitée".
Déjà en février, l’archévêque du Texas s’était étonné qu’une université catholique puisse accueillir la candidate pro-mort.
Lobby gay : la Cour de justice du Luxembourg
…vient de rendre un arrêt particulièrement grave :
"elle condamne un plan de pension qui réservait ses bénéfices aux personnes mariées, lui imposant de faire bénéficier le "compagnon" homosexuel d’un de ses cotisants décédé. Faisant siens les postulats du lobby gay, le tribunal de l’UE considère que réserver des avantages au mariage, si des couples de même sexe n’y sont pas assimilés, constitue une discrimination selon l’orientation sexuelle."
MJ
L’immigration n’a pas eu d’effet positif sur l’économie
En Grande-Bretagne, un rapport parlementaire (pdf 84p.) conclut que l’immigration massive que connaît le pays a eu peu ou pas d’effet positif sur l’économie. Des conclusions qui contredisent les affirmations du gouvernement travailliste. Le rapport a été concocté par la commission des affaires économiques de la Chambre des Lords. Il recommande la mise en place de quotas.
"Les autorités locales disent qu’il y a de gros problèmes dans le secteur de la santé, de l’éducation, de logement. Tous ces problèmes se trouvent dans certains zones du pays. Et je pense que le gouvernement doit commencer à se pencher dessus."
Les Lords soulignent que l’immigration a accru la demande de logements, entraînant une hausse des prix de l’immobilier.
"Etonnamment, c’est la première estimation économique réalisée par le Parlement sur un le phénomène migratoire, qui a atteint sur une décennie une ampleur inédite. Il est bon que le sujet soit enfin considéré comme pouvant être discuté dans la bonne société est en soit bienvenu. (…) La hausse exponentielle du nombre d’immigrants n’a jamais été débattue au Parlement, et cela n’a jamais fait non plus l’objet d’un véritable processus ministériel. Elle s’est produite par défaut parce que le gouvernement a perdu le contrôle de nos frontières. Ce n’était pas vraiment une politique mais plutôt le manque de volonté politique et de compétence gouvernementale."
Le ministre de l’Immigration Liam Byrne a déclaré aujourd’hui que l’immigration était bonne pour le pays et qu’elle apportait de l’argent à l’économie.
La Pologne ratifie le Traité européen de Lisbonne
Le Parlement polonais a approuvé la ratification du traité européen de Lisbonne par 384 voix contre 56 et 12 abstentions. Le vote a été rendu possible par un compromis entre le gouvernement et l’opposition. Le parti d’opposition Droit et justice avait réclamé un préambule à la loi de ratification permettant à la Pologne de s’opposer à certaines décisions de l’Union européenne, requête rejetée par le gouvernement. Le compromis prévoit une résolution parallèle du Parlement qui rappelle la nécessité de protéger la souveraineté de la Pologne.
Il manque le GIGN et la Légion
La banderole anti-Ch’tis n’en fini plus de provoquer des remous. La Ligue professionnelle a déposé une plainte à laquelle se sont associés les deux clubs finalistes, de même que la Fédération française de football. La Licra se constitue partie civile. SOS Racisme porte plainte. Une enquête préliminaire pour incitation à la haine ou à la violence a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BDRP). Celle-ci va examiner les bandes des systèmes vidéo du Stade de France. Des morceaux de banderole ont été retrouvés et des hommes de la police scientifique et technique sont en train d’examiner s’ils comportent des traces d’ADN.
Le député-maire PS de Lens Guy Delcourt a évoqué "des réseaux subversifs", souhaitant que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) s’y intéresse.
L’euthanasie et l’opinion
Dans La Nef, Christophe Geffroy revient sur l’affaire Sébire :
"il fallait profiter de l’émotion pour faire avancer la cause de l’euthanasie et le rouleau-compresseur médiatique n’a pas raté l’occasion. Ainsi, entend-on des sondages affirmant qu’une majorité de Français serait favorable à la légalisation de l’euthanasie, comme cela existe déjà chez certains de nos voisins (Pays-Bas et Belgique).
Dans une étude publiée en mai 2005 dans Le Monde diplomatique, Suzanne Heim a montré qu’en avril 1941, le régime nazi, qui avait euthanasié en moins de deux ans quelque 70 000 pensionnaires d’établissements psychiatriques, avait obtenu « le consensus autour du meurtre des malades » : « Dans 80 % des cas, les proches sont d’accord ». Il est triste de devoir citer cette comparaison avec le nazisme, mais elle montre notamment que l’avis d’une opinion facilement manipulée sur des sujets aussi sensibles n’est pas toujours le meilleur critère pour légiférer – surtout à chaud !
L’homme n’est pas le maître de la vie et de la mort, et à chaque fois qu’il a essayé, cela s’est terminé tragiquement dans le sang. Dans une société d’hommes libres, il est nécessaire qu’il y ait des valeurs intangibles sur lesquelles se fonde la vie en commun, faute de quoi, inévitablement, la loi du plus fort finit par s’imposer. «Le fondement de ces valeurs, écrivait Jean-Paul II, ne peut se trouver dans des “majorités” d’opinion provisoires et fluctuantes, mais seulement dans la reconnaissance d’une loi morale objective qui, en tant que “loi naturelle” inscrite dans le cœur de l’homme, est une référence normative pour la loi civile elle-même. […]» (Evangelium Vitae, n. 70).
Turquie/AKP : la pression de l’UE s’accroît
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le commissaire européen à l’Elargissement Olli Rehn (qui a réagit samedi) seront en Turquie du 10 au 12 avril. Cette visite doit être l’occasion d’apporter, selon le porte-parole de Manuel Barroso
"un message d’appui au renforcement progressif des liens entre l’Union européenne (UE) et la Turquie, et d’appui aux réformes qui vont rapprocher la Turquie de l’UE dans beaucoup de domaines".
Turquie : le procès de l’AKP inquiète l’UE
Le président de la commission parlementaire conjointe Turquie/Union européenne, Joost Lagendijk (Néerlandais, Verts), a déploré le procès contre l’AKP :
"C’est mauvais pour l’image de la Turquie à l’étranger. Je suis sûr que les gens en Europe qui sont opposés à l’adhésion de la Turquie vont être très contents car ils vont avoir un nouvel argument pour dire +pourquoi devrions-nous négocier avec un pays dont le parti au gouvernement risque d’être fermé?+.
La deuxième raison pour laquelle c’est mauvais c’est que par voie de conséquence, durant les six à neuf prochains mois, nous ne verrons pas de nouvelles réformes. Le gouvernement sera tellement occupé par son combat avec l’opposition que nous ne verrons aucune réforme. Une fois encore, c’est un argument de plus pour ceux qui sont contre l’adhésion de la Turquie".
"Un argument de plus", car il y en a bien d’autres.
Les évêques vont agir pour soutenir la vie
Le discours d’ouverture de la Conférence épiscopale, prononcé par le Cal Vingt-Trois, est en ligne (5p. pdf). Extrait :
"Une récente campagne a été orchestrée, une nouvelle fois, à partir du drame personnel d’une personne gravement malade pour faire passer dans l’opinion le sentiment qu’il y aurait urgence à délivrer légalement un permis de disposer de sa vie. En réalité, il s’agirait d’un nouveau permis de disposer de la vie de son prochain, disons-le simplement : d’un permis de tuer. Alors que nous ignorions tout de la situation médicale réelle de la personne, des traitements possibles, des traitements proposés, acceptés ou refusés, on a voulu capter l’émotion légitime pour la substituer à la réflexion ; on a fait monter les enchères émotionnelles ; on a instrumentalisé une situation douloureuse pour la cause. On parle beaucoup de dignité ! Nous n’avons certainement pas la même conception ni la même pratique de ce mot. Sournoisement, le travail admirable des équipes de soins palliatifs a été discrédité et dévalué aux yeux de l’opinion. Honteusement, des milliers de personnes gravement atteintes ou dans le dernier âge de leur vie ont été soupçonnées de ne pas avoir le courage de la « dignité ». Frauduleusement, la requête de reporter la décision de sa mort sur la société a été présentée comme un progrès humain. La loi, votée il y a deux ans et pas encore vraiment appliquée, a été occultée. La passion pour la mort a remplacé la compassion pour la vie. Plusieurs d’entre nous se sont exprimés justement et sobrement sans faire le jeu médiatique de cette vente aux enchères de la dignité. Aujourd’hui, nous voulons dire ensemble notre conviction que la société n’a pas vocation à organiser la mort, la mort de personne : ni celle de l’enfant à naître, ni celle du grand malade en phase terminale, ni celle des vieillards en fin de vie. Si elle le faisait, elle saperait les fondements mêmes de son existence. Elle deviendrait un lieu du doute : veut-on encore de moi ? Comme évêques mais tout simplement comme êtres humains, nous voulons rappeler que la dignité humaine n’est pas de chercher dans la mort la solution aux situations graves et angoissantes auxquelles tous les hommes sont confrontés un jour ou l’autre. […] Surtout, nous voulons exprimer notre résolution d’agir conformément à ces convictions en soutenant tous ceux qui se mettent vraiment au service de la vie."
Etat en faillite : mesures drastiques d’économie
Afin d’éviter la cessation de paiement que certains prévoient pour 2010, François Fillon a annoncé hier des "mesures d’économies" exceptionnelles, à l’issue d’un séminaire au cours duquel le gouvernement a tenté, sur fond de ralentissement économique mondial, de concilier réduction des déficits et poursuite des réformes. Celui qui avait déclaré la France en faillite a indiqué quelles seront ces mesures d’économies.
Outre la suppression de régiments de l’Armée de Terre, le gouvernement envisage de supprimer les ministères de la Ville, de l’Emploi et de l’Education nationale, 1 million de postes de fonctionnaires, les allocations pour les immigrés, le salaire du chef de l’Etat, l’augmentation de l’indemnité des députés, le financement des partis politiques et des commissions, les frais de représentation des ministères, la Sécurité Sociale, et j’en passe et des meilleurs…
Après cette réforme d’ampleur, la France pourra nager comme un poisson dans l’eau.



